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 le DIVIDU : quand le MOI n'existe pas, se divise sans unité, ou ne se dépasse pas

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MessageSujet: le DIVIDU : quand le MOI n'existe pas, se divise sans unité, ou ne se dépasse pas   Lun 17 Aoû - 1:31


quand le MOI n'existe pas

Ces pays où le moi n’existe pas Psychologies magazine Juillet-Août 201

Autonomie ou solidarité ? Le monde est partagé. En Asie ou en Afrique, pauvreté oblige, la collectivité, la famille, l’emportent sur l’individu. Dans l’Occident riche, c’est l’inverse. Etat des lieux par Catherine Clément, philosophe, essayiste et ambassadrice. Elle a publié Jésus au bûcher au Seuil.


Sommaire

- Le dividu
- La liberté individuelle occidentale
- Valeurs solidaires contre valeurs libertaires


Catherine Clément a écrit:
Depuis l’Inde des Veda et l’Egypte antique, cinq millénaires n’ont pas suffi pour rendre universelle une valeur qui, en Occident, va de soi : l’autonomie. Ne parlons pas même de liberté, mais simplement d’autonomie individuelle : la capacité à se donner à soi-même sa propre loi. Pour la moitié du monde d’aujourd’hui, l’autonomie contrarie une valeur plus ancienne, et qui a fait ses preuves : la solidarité. L’état premier des valeurs est en effet l’état de communauté, ensemble de familles constituant un groupe, ou une culture. Soit une communauté : pour exister matériellement et symboliquement, elle a besoin d’un ciment qui la fonde, et c’est l’échange. Echange de nourritures, de services, entraide pour les plus faibles, répartition du travail, échanges matrimoniaux sont les éléments qui soudent une communauté solidaire. Sur le plan métaphysique, cette solidarité sociale trouve son équivalent dans l’obligatoire dissolution du moi dans un absolu, maître à bord : fusion avec le divin, karma, ou fusion dans l’ordre de l’univers, c’est selon.

Le dividu

Dans ce système de valeurs, l’individu est si peu apprécié qu’un psychanalyste indien, Sudhir Kakar, propose un nouveau concept : le "dividu", c’est-à-dire le contraire de l’individu. Le dividu serait la valeur collective, professée au détriment des valeurs du moi. Chez nous, quelques philosophes, réputés austères ou grincheux, ont osé affirmer : "Le moi est haïssable", alors qu’ailleurs dans le monde, en grande majorité, ce rejet du moi est un fait moral fondamental. En Afrique, en Asie et chez tous les peuples premiers, la valeur de solidarité l’emporte largement sur la valeur d’autonomie individuelle : aucun acte ne se décide s’il ne sert pas à la communauté. Il n’y a pas d’individu, il n’y a que du dividu.

C’est le sens des immigrations venues des pays pauvres, où domine la valeur de solidarité. Immigrer dans un pays riche, c’est assurer la survie d’une cinquantaine de personnes dans la famille, voire l’économie d’un village entier : on n’émigre pas pour s’enrichir seul, mais pour enrichir la communauté d’où l’on vient. Tel est le cas des immigrés d’Afrique et d’Asie en Europe, du Penjab au Canada et aux Etats-Unis, et de la diaspora chinoise en Indonésie, en Californie et en France. Pour ces communautés, l’autonomie individuelle n’a pas de place ; autant dire que la liberté de choix n’existe pratiquement pas.


La liberté individuelle occidentale

A l’inverse, dans l’Occident riche, la liberté individuelle l’emporte depuis cinquante ans sur la communauté, fort réduite en nombre il est vrai : nous n’avons plus de ces familles élargies soudées dans la même entraide. Mais ce qui vaut dans l’Occident riche vaut également dans les couches enrichies des bourgeoisies des pays pauvres : partout, on constate un étroit rapport entre l’enrichissement et la progression de l’autonomie individuelle.

C’est bien beau, mais voilà : cette progression de la liberté individuelle se fait au détriment de la valeur de solidarité. Et chacun dans sa sphère rêve des valeurs de l’autre : le pauvre, écrasé par la valeur de solidarité, rêve d’indépendance et de liberté de choix, cependant que le riche, écrasé par la liberté de ses choix, peut avoir la nostalgie de valeurs solidaires, perdues avec l’enrichissement.

Valeurs solidaires contre valeurs libertaires

Ce chassé-croisé gigantesque, à l’échelle mondiale, entre valeurs solidaires et valeurs libertaires contient la matrice de tous les antagonismes moraux. Sur le versant solidaire, par exemple, il est inconcevable de se marier sur le seul critère du choix amoureux, car c’est la communauté familiale qui décide en fonction de ses intérêts ; sur le versant libertaire, il est inconcevable d’assurer matériellement l’avenir du petit cousin cancre, car il doit apprendre à être responsable en se débrouillant seul.

Au moment où l’Occident pousse les valeurs libérales – sens du combat, esprit d’entreprise, audace –, les pays traditionnellement solidaires protègent énergiquement leurs valeurs collectives – l’aîné des enfants travaille pour subvenir aux besoins de sa gigantesque parentèle, et le produit de son travail sera distribué par son vieux père. D’un côté, le partage est en voie de disparition ; de l’autre, à cause du chômage, il devient une lourde contrainte, insupportable aux jeunes générations des pays pauvres.

En fait, on le sait depuis longtemps. Que vaut la liberté sans le pain ? Que vaut la communauté sans tolérance ? Rien, dans les deux cas. Vieux comme le monde, ce problème devient dangereux depuis que s’enrichissent à vue d’œil les riches, à proportion de l’appauvrissement des pauvres. Mais cela, il est vrai, suppose une valeur qui pointe, mais à grand-peine : la justice, dure à faire entrer dans les têtes



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MessageSujet: Re: le DIVIDU : quand le MOI n'existe pas, se divise sans unité, ou ne se dépasse pas   Lun 17 Aoû - 1:34


quand le MOI se divise

Keiichiro Hirano et le "dividu", un vrai moi divisible qui caractérise les Japonais AFP , publié le  09/03/2015


Le romancier Keiichiro Hirano après avoir été distingué comme chevalier de l'ordre des Arts et des Lettres,
le 12 décembre 2014 à l'ambassade de France à Tokyo


Tokyo - Romancier engagé, intellectuel, philosophe, Keiichiro Hirano, 39 ans, est un profil rare dans le monde littéraire japonais, un auteur éclectique qui ose prendre position sur des sujets politiques et se pose volontiers en sociologue pour analyser les "dividus" de la société nippone. Entretien.

Keiichiro Hirano a écrit:
"La relation aux autres" a tôt constitué le thème central de la réflexion de Keiichiro Hirano. "Enfant, j'ai perdu mon père à l'âge d'un an et demi, en cela j'étais déjà différent. A l'école, j'avais peu de points communs avec mes condisciples: j'aimais la littérature, les romans. Si je leur parlais de livres, cela ne les intéressait pas".

Tout en se sentant singulier, il comprend aussi que l'individu sait se transformer au contact des autres pour s'en approcher.

Là surgit le doute : "Ce moi qui change selon l'environnement n'est sûrement pas le vrai".

"Plus peut-être que les personnes d'autres cultures, les Japonais adaptent leur comportement en fonction des personnes avec lesquelles ils se trouvent", souligne cet admirateur de Thomas Mann et de Yukio Mishima. "On dit qu'il faut lire l'atmosphère et s'y mouvoir de telle sorte qu'elle ne soit pas perturbée. Quand tous les interlocuteurs présents sont d'accord sur un point, il est difficile de s'opposer".

Vivre ainsi, c'est prendre le risque de ne jamais être réellement soi, sauf à être esseulé, reclus, en "hikikomori" comme le décrit Hirano dans son roman "La dernière métamorphose", en référence à l'œuvre de Kafka.  

"De plus en plus de personnes pensent qu'elles sont vraiment elles quand elles sont cloîtrées", souligne ce romancier qui a gagné son premier grand prix littéraire (Akutagawa) à moins de 25 ans.

Beaucoup aussi s'expriment sur internet, depuis leur lieu isolé et de façon anonyme, "parce qu'ils sont frustrés de ne pas avoir pu donner leur avis personnel".

"Les Français, quand ils sortent avec des amis, parlent beaucoup et librement: une fois rentrés chez eux ils n'ont pas besoin de s'épancher sur leur blog, mais les Japonais n'ont pas la possibilité de vraiment débattre, on essaie plutôt d'éviter les conflits, résultat, ils accumulent en eux des choses non dites qu'ils déversent ensuite sur la toile".

De la même façon, "les Japonais sont des gens qui ne savent pas vraiment dire non, contrairement aux Français, finalement plus libres", assure celui qui a vécu un an, en 2005, dans l'Hexagone.

"L'expression +cela va de soi+ est quelque chose de très nippon: les mots ne sont pas toujours considérés comme nécessaires pour se comprendre".  


- Du "kojin" au "bunjin"
-

Dans ce fonctionnement social particulier, le malaise grandit : beaucoup s'interrogent sur leur rôle dans une société grégaire.

"Quel est le vrai moi ' Il y a eu à un moment un boom du voyage de découverte de soi-même pour les individus s'interrogeant sur leur personnalité sociale et leur personnalité réelle", se souvient en souriant Hirano.

"Je me suis intéressé au mot d'individu. Ce terme ("kojin" en japonais) n'est entré dans le vocabulaire nippon que lors de la période Meiji (de 1868 à 1912), il a été importé, fabriqué par mimétisme avec l'anglais".

"L'individu, c'est ce qui est un et indivisible, c'est l'homme, pas le groupe, mais c'est en fait une pensée très occidentale".  

Avec un autre mot, "bunjin", équivalent de "dividu" (vocable différemment utilisé par le sociologue français Gilles Deleuze) et thème de son essai "Qui est moi ' De l'individu au dividu", Keiichiro Hirano donne la clef de compréhension de son œuvre en même temps qu'une voie de libération à ses compatriotes emprisonnés par l'idée qu'ils sont contraints de ne jamais être eux-mêmes dès qu'ils sont avec autrui.

"Chacun est un dividu qui peut être divisé en plusieurs personnalités: elles sont toutes vraies mais différentes selon les contextes", explique le jeune auteur.

En fait, "j'aboutis ainsi à la conclusion qu'il n'y a pas de moi unique et indivisible, mais que le vrai moi est le cumul de tous ces moi qui diffèrent en fonction des situations et des personnes, ces moi ne sont pas pour autant des interprétations de rôles en surface".

"En pensant ainsi, on se défait de l'interrogation de savoir qui est le vrai moi et même de croire que l'on est parfois un moi mensonger".



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MessageSujet: Re: le DIVIDU : quand le MOI n'existe pas, se divise sans unité, ou ne se dépasse pas   Lun 17 Aoû - 1:35

quand le MOI se dépasse

j'avais évoqué le concept de "dividu" il y a quelques années, pour parler de ces personnes qui trouvent leur unité sans être la même dans diverses situations, et face à d'autres personnes séparément. Certes, chacun.e peut bien mener ses vies parallèles, ses vies publiques et professionnelles, ses vies privées, sans avoir à en répondre à quiconque, et se comporter en conséquences avec un minimum d'adaptation sociale

mais il était question de plus, de personnes ne pouvant être que dans le regard des autres, et n'ayant plus d'unité de pensée pour elles-mêmes : des personnalités divisées, pour ne pas dire déchirées, ou tout simplement calculatrices et devenant alors perverses

mon propos n'est pas d'en causer avec les mots du psychologue, du psychiatre ou du psychanalyste. Je vais au plus simple

personnellement, et sauf nécessaire discrétion, quelle que soit la personne en face, si je pense blanc, je dis blanc et noir si je pense noir. Sans quoi, je ne m'y retrouve pas, je perds mon unité pour moi : je perds mon moi, je ne suis plus moi-même

et donc, si en privé quelqu'un de proche me dit noir, et blanc en présence d'un autre, je lui retire ma confiance, je m'en éloigne et je l'éloigne de moi, n'ayant pas à assumer pour elle la division de sa personnalité, que j'assimile à un manque de franchise, voire d'honnêteté. Voilà ce qu'était alors pour moi un "dividu", mais cela n'engage pas d'autres définitions du mot, ou usages, comme nous l'avons vu

« je est des autres » n'est pas un dividu : son moi est multiple, non divisible

il convient de distinguer avec clarté le « dividu », « moi divisible » évoqué par Keiichiro Hirano, et le « un du multiple » du sujet L'INDIVIDU au-delà de L'INDIVIDUALISME => Patlotch "Je est des autres" : « Ni l'un, ni l'autre, mais quelque chose au-delà », « un du multiple »


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MessageSujet: Re: le DIVIDU : quand le MOI n'existe pas, se divise sans unité, ou ne se dépasse pas   Lun 17 Aoû - 9:16

Une piste majeure ?

Olivier Cabanel dit :

432 Hz, la fréquence du coeur

Olivier Cabanel a écrit:
Olivier Cabanel 15 août 2015

Depuis la 2ème guerre mondiale, presque tous les musiciens de la planète ont accordé leur « La » à 440 Hz, mais pourtant, certains résistent toujours et encore à l’envahisseur et continuent d’appliquer le réglage d’antan, c’est-à-dire « 432 ».
Qu’est-ce que ça change ?

Tout !
 
Platon avait déclaré : « si tu veux contrôler un peuple, contrôle sa musique ». Plus tard Nikola Tesla avait écrit : « si vous voulez trouver les secrets de l’Univers, pensez en termes d’énergie : fréquence et vibrations ». Plus près de nous, le Dr Masaru Emoto à démontré comment les intentions simples à travers le son, les émotions et les pensées peuvent dramatiquement changer la manière dont l’eau se cristallise.

Edgar Cayce ne disait-il pas : « harmoniser la vie en accord avec les fréquences de la nature et il y aura plus de joie, de bonheur et de beauté dans nos expériences de tous les jours  ».

Or étrangement, au cours du 20ème siècle, la fréquence du LA a été changée, passant du traditionnel 432 Hz à 440 Hz…

Nous savons que Goebbels avait imposé, en 1939 le changement de réglage du « La » à 440 Hz, mais d’autres certifient que ce changement serait antérieur, bien avant le régime nazi.

On peut en effet remarquer qu’en 1936, l’ASA (American Standards Association) avait recommandé que le « LA  » soit réglé à 440 Hz, recommandation reprise par l’IOFS (International Organization For Standardisation) et finalement adoptée comme norme dès 1975. lien

Ce diapason réglé à 432 Hz est appelé diapason de Verdi… mais certains compositeurs d’alors ont parfois adopté d’autres fréquences : Pour Mozart, c’était 422 Hz, et Haendel avait choisi 423 Hz.

Et puis, il ne faudrait pas oublier que Liszt et Wagner avaient favorisé l’adoption du La à une fréquence de 440, proposant parfois une fréquence encore plus élevée.

Quoi qu’il en soit, quelques scientifiques se sont posé la question des conséquences de ces différents réglages et l’institut Schiller, considérant que le réglage du La en 432 Hz est profondément entrelacé avec la nature, réclame l’abandon pur et simple du La en 440 Hz, affirmant qu’il engendre un effet intentionnel insalubre dans l’environnement et chez les êtres vivants, assurant que notre cerveau et notre ADN sont profondément branchés sur le « La » réglé à 432 Hz.

C’est en tout cas la conviction de Brian T.Collins qui a déclaré : «  l’accordage naturel à 432 Hz a des effets profonds sur la conscience et aussi au niveau cellulaire de notre corps. Par la resynchronisation des instruments musicaux et l’usage de l’accordage de concert à 432 Hertz au lieu de 440, nos atomes et l’ADN commencent à résonner en harmonie avec la spirale de la nature  ».

« 432 » serait donc la fréquence du vivant, et sur cette image, on peut constater l’évidente différence qu’il y a lorsque l’eau est soumise à une fréquence de 432 Hz ou de 440 Hz.

… Quand à notre planète, sa fréquence est de 432 Hz, comme on peut le constater dans ce document sonore.

Pour faire court, la différence entre les 2 fréquences serait que l’une, le 440 nous emmène vers une appréciation intellectuelle de l’harmonie musicale, vers la réflexion, alors que le 432 parle au cœur, à l’émotion.

En effet, la fréquence 432 correspond aux ondes alpha cérébrales, idéales au repos pour un fonctionnement cérébral harmonieux, et elle est aussi une harmonique d’une fréquence de résonance de l’eau, ce qui n’est pas le cas du « 440 ». lien

C’est important car, comme chacun sait, le corps humain est constitué d’eau à 60%.

Être en alpha, c’est se maintenir côté gauche du corps, ce qui correspond à l’hémisphère droit du cerveau et cette onde alpha pourrait nous faire découvrir « la vie des dieux », celle que nous devrions vivre à longueur de temps, sauf que depuis notre naissance, cette société dans laquelle nous vivons, ne nous permet pas de profiter des bienfaits suscités par cette onde.

Des études encéphalographiques ont démontré que l’état alpha du cerveau est la condition cérébrale la plus propice à la création artistique et qu’il développe, ou accentue les pouvoirs paranormaux. lien

De plus, la fréquence 432 est, pour certains chercheurs, très efficace pour dynamiser la glande pinéale, cette glande considérée par de nombreux spécialistes, comme celle qui active notre 3èmeœil, permettant d’améliorer ainsi notre intuition. lien

Selon le Dr Jacqueline Bousquet, chercheur du CNRS : « tout être vivant ne peut se comporter qu’en récepteur ou émetteur d’ne gamme de fréquences avec laquelle il entre en résonance »

De plus, toutes les études ethniques sont formelles : aucune musique ethnique n’est jouée à la fréquence 440, et les instruments dont le réglage n’était pas possible, flute en terre toltèque par exemple, étaient accordés sur la fréquence 432.

Je suis l’heureux possesseur de l’une d’elles, et j’ai pu constater que sa fréquence était réglée à 432 Hz.
Quant aux flutes amérindiennes, elles sont aujourd’hui encore accordées sur le « 432 ».

Certains affirment même que la flute de Neandertal, 45 000 ans avant notre ère était elle aussi accordée en « 432 ».

On pourrait évoquer aussi ces complies cisterciennes à l’Abbaye de Fontfroide, lesquels chants avaient des vertus permettant la sérénité et l’élévation de l’âme grâce à la fréquence 432.

D’autres vont plus loin, se lançant dans le domaine de l’électro-culture, comme Yannick-Von-Dorne, lequel a démontré qu’il était possible de soigner des plantes et d’augmenter significativement leur métabolisme grâce à des fréquences sonores spécifiques. lien

Frank Nabet, l’un des chantres du 432 s’est livré à de surprenantes extrapolations, évoquant quelques synchronicités.

Le calendrier des Vedas comporte un grand cycle (celui de l’âge de fer Kaliyuga) de 432 000 ans(lien)… le coté de la grande pyramide d’Égypte est de 432 unités terrestres au niveau de la mer, la grande pyramide Toltèque de Teotihuacan, au Mexique mesure sur sa base 864 UTS (unité de mesure Teotihuacan standard), soit le double de 432…lien

Ceci posé, il s’agit de mesures de distance, bien éloignées des mesures de fréquence… Mais il y a d’autres synchronicités…
Dans le domaine des mathématiques comme on peut le constater sur ce lien. Et puis 432 heures correspondent à 18 jours, et 432 mois, c’est 36 années, quand à 432 millions de millisecondes, elles font tout juste 5 jours.

On peut aussi noter que l’addition des 4 nombres premiers consécutifs (103, 107, 109 et 113) donne comme résultat 432…

Tout ça ne prouve bien évidemment rien, mais toutes ces coïncidences ne peuvent qu’interroger.
Ils sont tout de même de plus en plus nombreux à avoir abandonné la fréquence 440, en se tournant délibérément vers ce « 432 » : Jim Morrison, Jimi Hendrix, Janis Joplin, Kurt Cobain et quelques autres… ont tous pratiqué le « 432 Hz »…

Le grand Louis Armstrong, lorsqu’il chante « what a wonderful World » est en « 432  ». lien

À ce stade de la réflexion, je tiens à apporter mon témoignage : informé récemment par un ami sur cette question du 432, j’ai décidé de reprendre mes chansons et de les jouer en accordant le « La » de mon piano électrique sur cette fréquence grâce à un expandeur.

Étrangement d’autres arrangements se sont proposés sous mes doigts, mais aussi d’autres harmonies, peu éloignées des harmonies précédentes, mais j’ai acquis la conviction qu’elles ont permis une plus grande richesse harmonique à ces chansons.

Est-ce un effet du « 432 » ? Je le crois… je l’ai ressenti profondément. Les amateurs de musique devraient pouvoir percevoir la différence en écoutant cet Andantino de Mozart, dans lequel on peut comparer les 2 fréquences.

On peut aussi ressentir la différence entre le « 432 » et le « 440 » en écoutant ce court document.

À chacun de faire son choix, le mien est fait, et comme dit mon vieil ami africain : « « la musique est la langue des émotions  », à moins que cette pensée ne soit de Kant ?

L’image illustrant l’article vient de lapressegalactique.net Merci aux internautes de leur aide précieuse

Olivier Cabanel

http://centpapiers.com/432-hz-la-frequence-du-coeur/


Vlad2 dit : merci de corriger la copie,liens abscents
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MessageSujet: Re: le DIVIDU : quand le MOI n'existe pas, se divise sans unité, ou ne se dépasse pas   Lun 17 Aoû - 11:56

en complement ,le debat de “specialistes”sur Agoravox

http://www.agoravox.fr/culture-loisirs/etonnant/article/432-hz-la-frequence-du-coeur-170664?debut_forums=100#forum4363588

avec pour bemol historique,les cathedrales du moyen age ont été baties aussi, en vue d’etre des moyens sonores harmonieux et benefiques.

Citation :
Lisa SION 2 16 août 04:51
Puisque vous me le demandez, c’est bien simple. Tous les volumes et géométries des lieux anciens respectaient des lois relatives au nombre d’or, multiples ou harmoniques. Ces constructions sans murs porteurs ont tenu mille ans pour avoir respecté cet art absolu. L’ensemble des matériaux ont un magnétisme en accord complet avec la forme de l’édifice. Les ondes émises par les sons entrent en résonance avec la fréquence majeure et propre du lieu.
Le 432 est une harmonique du nombre d’or alors que le 44O est un arrondi choisi pour les sonneries du téléphone donc de l’ère électrique commençant fin dix neuvième. c’est tout merci .
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MessageSujet: Re: le DIVIDU : quand le MOI n'existe pas, se divise sans unité, ou ne se dépasse pas   Lun 17 Aoû - 12:30

tu m'excuseras, Vlad2, mais je n'ai pas saisi le rapport entre la hauteur du diapason et le dividu...

liens sur le diapason à 432 Hz

sur la hauteur du diapason, quelques remarques, parce que ces considérations sur le 432HZ ne s'appuient que partiellement sur des considérations "naturelles", et sont essentiellement liées à la fabrication industrielle des instruments de musique et à la mondialisation des échanges. Le diapason n'a jamais été fixe dans l'histoire ni dans l'espace (voir Diapason Wikipédia)

Citation :
I. Historique.
•A la fin du XVIIème siècle, on se réfère aux flûtes.
•Vers 1710, apparait le 1er diapason à fourchette.
•Au XVIIIème et début du XIXème sièlce, le diapason varie entre la fréquence 400 et 470Hz (environ). De ce fait le "la" pouvait varier de presque un ton.

Dans les grandes villes d'Europe, il y avait environ 17 diapasons en usage. Du théâtre à l'église d'une même ville, il pouvait différer; difficile donc pour les musiciens.
•En 1859, un congrès international, réuni à Paris, fixe le diapason à 435 vibrations par seconde (à la température de 18°. La chaleur augmente la hauteur des instruments.
•En 1939, un autre congrès réuni à Londres, fixe le diapason à 440 vibrations par seconde.
•Actuellement, il a tendance à monter à 442 vibrations par seconde (à l'orchestre). MAIS, les luthiers et les chanteurs ne veulent pas de cette escalade !


j'ai déjà abordé ces questions avec Segesta en parlant du contrepoint, de l'histoire de la tonalité occidentale, donc du système tempéré permettant la transposition symétrique des 12 tonalités do do# ré mib etc.

le véritable problème, entre sons musicaux et sons naturels, ce sont les harmoniques, la loi de production des harmoniques par tout corps émettant un son. Or le tempérament occidental détruit ce phénomène, puisque les notes successives ne sont plus accordées sur les harmoniques naturelles des sons les plus graves. Exemple sur un piano, quelle que soit la tonalité dans laquelle on joue. Seules les cordes telles que la famille des violons se rapprochent de le permettre, puisqu'il n'y a pas de sons fixes, mais la lutherie (table et caisse de résonance) sont aussi accordées, selon leurs dimensions, épaisseurs et type de lutherie. Accorder à 432 Hz n'y change rien...

un instrument à vent par exemple, cuivre ou bois, sonnera de façon optimale à tel diapason de par ses caractéristiques de fabrication : longueur et diamètre du tube de départ, puisqu'elle donne la note fondamentale, le son le plus grave, les autres étant produit par ouvertures de trous, avec les doigts, des mécanistes (bois) ou des réduction mécaniques de longueurs (pistons). Les vents s'accordent sur le diapason en allongeant ou raccourcissant la longueur de base : on ajuste le bec d'un sax ou d'une clarinette, l'embouchure d'une trompette

un orchestre, s'il est constitué d'instruments fabriqués sur la base d'un même diapason, sonnera mieux qu'un autre avec des instruments de diapasons de bases divers, ce qui explique la tendance à l'unification, et n'a rien à voir en soi avec le nazisme. En effet, on favorisera ainsi la production d'harmoniques communes, et leur entrée en résonance, donc aussi un volume sonore plus élevé, sans besoin d'amplification, de micro et haut-parleurs... et cela dépend encore de l'acoustique des salles, ou d'un jeu en plein air...

cet article dit en substance la même chose que moi : tempérament avec diapason à 440 ou 432 Hz et partition. Petite erreur sur l'oreille absolue, parce que ça dépend des personnes, certaines entendent tout quel que soit le diapason...

les exemples donnés pour préférer le 432 Hz, à entendre, sont fumeux par essence, puisque cela va dépendre sur quel système on va l'écouter chez soi, et l'effet sera le plus souvent détruit. Pratiquement aucune enceinte acoustique n'a été fabriquée en respectant la production d'harmoniques naturelles (sauf la marque défunte Rehdeko, dénigrée par tout le monde Hifi, alors que c'est une des seules qui respecte le timbre des instruments de musique (du mois avec des HP classiques, hors panneaux électroacoustiques ou autres pavillons)

au mieux, l'avantage du 432 hz ne pourrait être constaté que dans certaines circonstances idéales, et quoi qu'il en soit, l'imposer mondialement ne pourrait que faire le bonheur de quelque industriel chinois ou coréen (ils sont très bons en facture instrumentale à prix hors compétition...)

toutes ces considérations sur un "retour à la nature" comme meilleur pour la santé des hommes et des plantes sont à prendre avec des pincettes. Elles accompagnent généralement les thèses les plus obscurantistes qui soient, et sont très à la mode dans toute la mouvance identitaire européiste, la nouvelle droite et chez le Cousin Francis ou Max l'Hameunasse de In Limine. Il suffit de voir le look des blogs pour faire le lien immédiat...

Olivier Cabanel, l'auteur de cet article rapporté par vlad2, est un folkleux qui s'est fait connaître dans les années 70. C'est un milieu très lié aux folklorismes régionaux, à l'utilisation d'instruments dits "traditionnels", où l'on croise bobo-écolos et fachos régionalistes notoires ayant en commun cet amour des "traditions". Pas étonnant qu'en matière d'écologie, y compris sonore, ils racontent à peu près n'importe quoi...


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MessageSujet: Re: le DIVIDU : quand le MOI n'existe pas, se divise sans unité, ou ne se dépasse pas   Lun 17 Aoû - 12:50

L'article d'AgoraVox et la plupart des considérations sont fausses. Armstrong ou Jimi Hendrix et les autres à 432 Hz, ce n'est tout simplement pas possible sauf exception. Les orchestres du premier faisaient avec le piano qu'ils trouvaient où ils jouaient, dans des tournées américaines et internationales, tu parles, Charles, qu'on faisait appel à un accordeur

Hendrix venait du R'n'B' et les claviers commençaient à être électriques, tous n'étaient pas accordables... (pitch)

le nombre d'or est une invention tardive en Occident, dont le rapport à la nature n'est pas démontrable. Je n'ai pas vérifié pour son lien avec le 432 hz, qui me semble a priori tout aussi fumeux, vu que le nombre d'or est une simple proportion géométrique indépendante des dimensions qui déterminent la fréquence de base (dans une cathédrale il y en a une infinité, même si le nombre d'or a défini quelques proportions architecturales...)

perso, j'ai utilisé le rapport 7/12 en musique, en peinture, en poésie, récemment en photographie... et j'ai découvert plus tard qu'il existait depuis des siècles... au Japon. Je peux bien affirmer que 7 est le nombre de jours, de branches d'un chandelier, 12 le nombre de mois lunaires ou de notes dans la gamme occidentale, de mesures dans un blues (à partir du 20ème siècle...), ça ne rendra pas plus "naturelles" mes productions... Ce qu'il permet, c'est surtout une multiplicité d'usages du pair et de l'impair, du binaire et du trinaire, plus 7, nombre premier, etc.

tableau structuré avec le rapport 7/12


hommage à Miles Davis, Patlotch, 1991

comme en toutes choses humaines, on peut s'habituer à telles ou telles proportions et les trouver harmonieuses avec le temps : la musique dodécaphoniste est des moins naturelle, mais peut produire de très belles œuvres avec des instruments occidentaux, et comme Mozart sonner horriblement faux à des oreilles indiennes habituées à des dizaines d'échelles ou modes musicaux différents y compris sur plusieurs octaves

on peut faire dire n'importe quoi à n'importe quels nombres. Perso je l'ai utilisé par dérision, comme pour jouer avec la superstition, mais ce qui est vrai, c'est la loi des grands nombres, en statistiques et probabilités. On peut la vérifier expérimentalement de façon simple (pile ou face...)

Citation :
La numérologie est un ensemble de croyances et de pratiques fondées sur l'attribution de propriétés à des nombres, propriétés variables selon le contexte (dépendant par exemple de la source alphabétique d'un mot, latin, grec, copte, hébreu, etc.). La numérologie est une pseudo-science.

L'une des origines de la numérologie serait la gématrie, technique herméneutique traditionnelle dans le judaïsme et la Kabbale. Une autre serait l'arithmancie pythagoricienne.


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MessageSujet: Re: le DIVIDU : quand le MOI n'existe pas, se divise sans unité, ou ne se dépasse pas   Lun 17 Aoû - 15:17



pour en finir avec l'individu, le dividu, la division du MOI non dépassable

je reprends le fil du sujet, sur le dividu à distinguer du dépassement à la fois de l'individu occidental moderne et capitaliste, avec sa conception du moi unitaire ou divisible, et de l'absence d'individualité, de moi pour soi, dans les sociétés traditionnelles

si je repart des affirmations de l'écrivain japonais

Keiichiro Hirano a écrit:
"L'individu, c'est ce qui est un et indivisible, c'est l'homme, pas le groupe, mais c'est en fait une pensée très occidentale".  

Avec un autre mot, "bunjin", équivalent de "dividu" (vocable différemment utilisé par le sociologue français Gilles Deleuze) et thème de son essai "Qui est moi ' De l'individu au dividu", Keiichiro Hirano donne la clef de compréhension de son œuvre en même temps qu'une voie de libération à ses compatriotes emprisonnés par l'idée qu'ils sont contraints de ne jamais être eux-mêmes dès qu'ils sont avec autrui.

"Chacun est un dividu qui peut être divisé en plusieurs personnalités: elles sont toutes vraies mais différentes selon les contextes", explique le jeune auteur.

En fait, "j'aboutis ainsi à la conclusion qu'il n'y a pas de moi unique et indivisible, mais que le vrai moi est le cumul de tous ces moi qui diffèrent en fonction des situations et des personnes, ces moi ne sont pas pour autant des interprétations de rôles en surface".

"En pensant ainsi, on se défait de l'interrogation de savoir qui est le vrai moi et même de croire que l'on est parfois un moi mensonger".


ce qu'on constate, c'est qu'il ne sort pas d'une conception individualiste, au contraire, il en fait une adaptation aux contraintes du capitalisme avancé. Au Japon, les jeunes coupés de véritables relations sociales, quand ils y sont confrontés, au lieu de suivre la tradition qui est de ne pas exprimer ses émotions, sentiments et pensées personnelles, pourraient en varier autant que de besoins

une chose est de ne pas avoir d'avis sur tel sujet, une autre d'en émettre un différent selon ses interlocuteurs et les circonstances, et selon bien sûr qu'il s'agit de patrons, collègues, de contraintes dans la vie au travail ou en public, ou de milieux d'amis, de la famille, etc. avec lesquels on n'a pas a priori de raison de dire autre chose que ce que l'on pense. On aboutirait à l'idée que l'on peut penser des choses différentes voire contradictoire, non pas pour soi, mais selon la personne en face

drôle de façon de se «défaire» de « l'interrogation de savoir qui est le vrai moi et même de croire que l'on est parfois un moi mensonger »

la réalité est qu'on ne sort pas ainsi de la conception individualiste du moi, mais qu'on fait même exploser le moi qui perd la structure unitaire de toute personnalité à peu près équilibrée. On adapterait l'individu à la crise psycho-sociale qui accompagne a crise de la société capitaliste au lieu d'envisager son abolition et l'émergence d'individus trouvant dans et par leurs relations aux autres l'épanouissement d'une individualité nouvelle, ce qui naturellement nous rapproche de l'idée de solidarité évoqué par

Catherine Laurent a écrit:
Le dividu

Dans ce système de valeurs, l’individu est si peu apprécié qu’un psychanalyste indien, Sudhir Kakar, propose un nouveau concept : le "dividu", c’est-à-dire le contraire de l’individu. Le dividu serait la valeur collective, professée au détriment des valeurs du moi.

En Afrique, en Asie et chez tous les peuples premiers, la valeur de solidarité l’emporte largement sur la valeur d’autonomie individuelle : aucun acte ne se décide s’il ne sert pas à la communauté. Il n’y a pas d’individu, il n’y a que du dividu.


autrement dit, dans les luttes communistes décoloniales, il y a en gros deux cheminements à trouver, et croiser

- pour les individus forgés à l'occidentale par des siècles de culture et de rapports sociaux capitalistes, en dépasser l'individualisme, le « moi haïssable », en s'inspirant de ce que nous disent les formes de communautés indigènes, leurs pratiques sociales de solidarité ou leur créativité collective où l'individu et le collectif sont en harmonie, dans une rencontre vertueuse des "faire" : j'ai cité le jazz, mais on peut évoquer toutes sortes de créations sociales...

- pour les "individus" qui n'ont pas de "moi", et pour lesquels le choc avec l'individualisme occidental/capitaliste peut-être violent, il s'agit aussi de dépasser leur dépendance à la communauté, les mauvais côtés de la famille ou du communautarisme

le concept « je est des autres » tient de ces deux cheminements à la fois, parce qu'il est nourri d'une part d'acculturation critique par les autres penseurs, sans en faire des maîtres à penser le tout sur le tout, et d'autre part d'acculturation par les autres de l'Occident


au fond, l'on retrouve la structure que j'avais donnée à mon livre Jazz et Problèmes des Hommes:

Patlotch a écrit:
II - BODY AND SOUL : POÉTIQUE, ETHIQUE, ET POLITIQUE  

II1 l'éthique africaine -américaine du jazz (citations)  

- le jazz de la Nouvelle-Orléans et la mentalité africaine  
- le jazz et l'enracinement ethnique, africain, africain-américain  
- la création collective, les échanges, l’individualité et le groupe  
- la hiérarchie dans le groupe, le rôle de leader, d’arrangeur  
- la relation au public, le don aux auditeurs  
- avec Leroi Jones aux sources du jazz  
- de l’influence des Gospel et Spiritual dans le jazz  
- quand les musiciens de jazz parlent du blues  
- le blues et l’harmonie du jazz (hypothèses)  
- permanence du rapport aux sources africaines  

II1 un art moderne pour la modernité  (citations)  

- jazz ; de l’art et de la modernité  
- jazz; l’art et la vie  
- jazz; l’art et le sens, la spiritualité, la puissance  
- jazz; l’art et la liberté  
- jazz; l’art et la vérité  
- jazz; l’art et la « morale »  
- jazz; à la rencontre des autres arts  
- jazz; art moderne dans la modernité  

- pour une critique de jazz  
- de l’écoute musicienne  
- critiques de la critique  


ce croisement, qui fait «l'essence» même du jazz comme production historico-sociale enracinée dans l'art (produit de l'artiste individuel) au sens occidental, et dans les non-arts africains au sens où ils sont toujours liés aux activités sociales (de communautés), est ici recoupée d'une mise en rotation des trois termes de poétique, éthique et politiques dans les sens forts que leur POÈMES : ŒUVRES-SUJETS performatrices (Meschonnic) / POÉTIQUE de la RELATION (Édouard Glissant)

il n'y a ici aucun traditionnalisme, aucun communisme d'un retour aux sources comme dans la «re-communisation» de «l'Être contre l'avoir» de Francis Cousin ou des partisans du diapason à 432 Hz pour tout le monde (un scientisme aussi fumeux que l'astrologie de la détermination des vies individuelles par le mouvement des planètes)

il ne s'agit pas de folkloriser le monde (la World Music et ses "métissages" commerciaux vendus comme plus vrais que la Pop Music par les mêmes Major Companies), ni d'être appelé de façon "révolutionnaire" par l'exotisme des luttes emplumées au Mexique ou dans les forêts amazoniennes

il s'agit bien de continuer l'histoire humaine, toutes les histoires humaines, sans considérer supérieures ni celle des Européens porteuse de progrès universel au monde entier qu'ils ignorent, ni celle d'autres régions du monde censées, par leur naturalisme préservé, guider l'avenir des premiers menacé par la science en soi





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MessageSujet: Re: le DIVIDU : quand le MOI n'existe pas, se divise sans unité, ou ne se dépasse pas   Lun 17 Aoû - 16:06



une discussion ancienne... et dépassée

j'avais laissé la catégorie INDIVIDU en jachère, espérant que Flav, inscrit aux premiers jours, souhaiterait l'alimenter. Il ne l'a pas fait, tant pis... Comme on l'a vu, j'ai donc décidé de l'alimenter comme je l'ai fait des autres rubriques, et bien que je ne souhaite pas lui donner une importance démesurée. Voici donc des échanges entre Flav et moi, d'avant ce forum, importés de mon blog

discussions sur la communisation 3 avril 2015

Patlotch a écrit:
« à propos de l'abolition de l'individu [Petite discussion --] » et de métaphores conceptuelles en théorie communiste 1er avril

j'ai d'abord dit à Flav que je ne publierai pas ces notes parce qu'elle me semblaient de nature à nuire à sa crédibilité, et pouvoir être facilement démolies par Théorie Communiste dans le corpus duquel il cherche visiblement à « faire quelques trous pour y faire entrer ce qui [l']intéresse. » Ayant moi-même procédé ainsi naïvement des années depuis 2005, non seulement je m'y suis cassé les dents, mais je me rendais incompréhensible à qui pouvais suivre nos échanges (Meeting, liste Sic, dndf). Il m'a fallu près de 10 ans pour construire un ensemble théorique cohérent, ceci en inventant un minimum de « concepts propres », et si j'en ai recyclé quelques-uns de TC, je ne l'ai pas fait sur son terrain corpusculaire. Le risque à prendre était de franchir le pas d'une rupture théorique non seulement avec TC, mais avec l'ensemble des conceptions admises de la théorie de la communisation. Le gain était la possibilité de sortir de ses apories et contradictions internes

la discussion s'est engagée avec Flav sur la question de l'individu et de l'individualité, d'où l'idée de ressortir des notes de 2011-2012 que j'avais tenues à l'ombre (pour et par les individus). Avant ce texte, quelques remarques peut-être rapides tant que je n'ai pas en main un texte de Flav plus abouti

Flav évoque ses « propres concepts », et en l'absence de leur définition, je me garderai bien de les considérer inopérants. Je lui ai dit qu'il me paraissait bizarre de poser des concepts d'abord sans les fonder sur les réalités sociales, et de monter en abstraction vers une théorie dont le risque est qu'elle devienne, comme TC, une théorie en soi peut-être très cohérente, mais confrontée à l'impossibilité de «redescendre» sur terre, sur la terre du capital, des rapports sociaux et des luttes sociales

Flav a écrit:
« Bien que je veuille bien admettre l'usage pratique, avec prudence, de la métaphore du monde comme renversé. Il en va éventuellement de même de l'usage de la métaphore du capital comme sujet automate ou du travail qui apparaît comme étranger à l'individu. En tant que ce ne sont que des métaphores; Tout dépend de ce qu'on cherche à dire.»

1) métaphores... métaphores des sciences dures aux sciences humaines

Flav évoque également des « métaphores », ce qui n'arrange pas son cas de théoricien ;-). Il me revient du début des années 1990 une émission de France Culture sur la psychanalyse avec Francis Bailly, que je connaissais un peu. Chercheur en physique du solide, il a travaillé sous la direction d'Ilya Prigogyne et entretenait des relations d'amitiés avec Isabelle Stengers, philosophe des sciences. C'est par lui que j'ai pu exposer mes peintures au Laboratoire de physique du solide de Meudon-Bellevue; il disait de certains de mes collages qu'il avait vus chez moi : « nous sommes tous gestaltistes »

dans cette émission, Francis Bailly expliquait comment, en tant que physicien, il travaillait avec des psychanalistes qui utilisaient des « modèles » mathématiques ou physiques, tels que la « théorie du chaos » ou « l'effet papillon », comme métaphores pour penser la structure et le fonctionnement de l'inconscient, ou le déclenchement de psychoses, avec la notion de « conséquence causale ». Il rappelait que le modèle de Freud était la thermodynamique, et celui de Lacan la topologie, à chacun son époque...

dans ce cas, l'utilisation de la métaphore est cernée et limitée à ce qu'elle peut provoquer dans le domaine qui l'accueille, qui n'en continue pas moins à fonctionner dans son domaine sur sa propre base d'élaboration et de conceptualisation à partir de son terrain

2) métaphores poétiques, Aragon, Marx... et moi

naturellement, le poème utilise nombre de formes de rhétorique parmi lesquelles métaphore et métonimie tiennent une place de choix, participant de ce qu'Aragon appelle l'« ambivalence », cette sorte de polysémie ou de halo de sens qui permet au lecteur de recréer pour lui le poème œuvre-sujet dans une relation poétique. Ici, la poésie se distingue foncièrement de la science ou de la philosophie dans l'usage des affects, perfects et concepts (Deleuze-Guattari, Qu'est-ce que la philosophie ?)

personnellement, j'use d'un langage fleuri dont je sais qu'il parle à certain.e.s mieux qu'à d'autres, mais qu'il ne permet pas l'échange sur le terrain du langage théorique conceptuel. Nietzsche en philosophe-poète le faisait aussi. Marx aussi. Mais chez Marx, au-delà de son génie littéraire, l'usage en est soit de venir résumer et conclure par une formule bien sentie quelque chose qu'il a élaboré avant; par exemple dans la Critique de la philosophie du droit de Hegel en 1843 : « La religion est l'opium du peuple »; soit de palier un flou dans la rigueur théorique, par exemple dans le Manifeste du Parti communiste en 1847 : « les eaux glacées du calcul égoïste », qui ne s'explique en toute rigueur marxienne que plus tard, dans Le Capital

bref, il vaut mieux savoir où l'on met les pieds de la métaphore, dans un poème ou dans une théorie. Si « tout dépend de ce qu'on cherche à dire », cela dépend à qui on cherche à le dire. À mon sens trop de philosophes se sont exprimés dans un langage si singulièrement individuel qu'il n'y a guère que les spécialistes pour les comprendre, et jargonner entre eux quand ce n'est pas à tous vents. Marx invente, somme toute, peu de concepts, et ils sont beaucoup moins personnels que ceux de la plupart des philosophes, ceci parce qu'ils sont directement en prise sur ce dont ils parlent : la critique de l'économie politique, les luttes de classes, l'idéologie, etc.

revenons-en à Flav. Avant l'extrait qu'il cite, je lui avais suggéré le détour par Lucien Sève qui a travaillé toute sa vie sur la personnalité, la subjectivité individuelle, et pour qui l'individualité a plutôt un sens positif (individu vers le communisme) et opposé à individualisme (individu du capital). C'est plutôt en ce même sens que j'utilise « individualité » et je constate, ce n'est pas interdit, que ce n'est pas le cas de Flav, ce qui peut provoquer quelques incompréhensions, et suppose que chacun donne des définitions claires de ses « concepts propres » et de leur signification

tenir le fil rouge de l'individu de classe dans le capital, avec Marx et Sève

un des dadas de Sève, au moins depuis son « Marxisme et théorie de la personnalité» en 1967, est de rappeler que la phrase du Manifeste, « Le libre développement de chacun est la condition du libre développement de tous » a longtemps "bénéficié" d'une traduction à l'envers, chez les stals et pas seulement « Le libre développement de tous est la condition du libre développement de chacun ». Il le rappelle encore en 2012 dans Aliénation et émancipation. Pas besoin d'être expert pour mesurer que dans la premier cas, la classe écrase l'individu aspirant à son développement, alors que dans le second, le but est l'émancipation de tous les individus. C'est donc toute la conception d'un marxisme contraire à Marx qui en découle, dont l'histoire a connu les effets, en pratique comme en théorie, de Staline à Roland Simon

en effet, c'est un peu comme ça que peut s'interpréter la vision que Théorie communiste se fait de « l'individu du capital », en déduisant qu'« il ne faut jamais partir du personnel », et que les attaques de Roland contre moi personnellement peuvent s'expliquer : Patlotch serait, in fine, en poète égotiste, incapable de s'élever au niveau des intérêts collectifs de la classe. On a vu comment RS se noie, lui comme ses adversaires préférés au sein de la théorie, dans les eaux glacées du calcul égotiste, dans la concurrence, la jalousie et la déloyauté

pour moi, l'expression paradoxale* de Marx « l'essence humaine, c'est l'ensemble des rapports sociaux » (Idéologie allemande), peut se penser au niveau individuel : je suis l'ensemble de mes rapports sociaux. C'est la clé d'une compréhension de "l'individu du capital" et la clé de son ouverture : « Je est des autres », que j'ai proposé en 2004 en renversant Rimbaud « Je est un autre »

* le paradoxe tient au fait que ce qui est « l'ensemble des rapports sociaux » ne peut être une essence, puisque cela revient à essentialiser l'être humain, et la phrase appartient à l'époque où Marx n'est pas encore complètement sortie de l'humanisme-théorique

ne pas théoriser en posant ses concepts a priori

autre point de Flav sur lequel je reviendrai ultérieurement

Flav a écrit:
« Question ouverte : Comment l'implication réciproque individu-capital est elle en même temps implication et auto-production des individus entre eux ? Ou ce qui revient au même : Qu'est-ce que l'implication réciproque individu-capital ? »

comment peut-on poser une question ouverte à partir d'un concept dont on ne sait pas ce qu'il est ? Cela me paraît le comble d'une démarche inversée, où l'on part du feeling d'un parallèle ou d'une métaphore (ici avec l'implication réciproque prolétariat-capital) pour chercher ensuite ce qu'il signifie. On peut tout reprocher à RS/TC, mais sûrement pas d'avoir sorti des concepts de son chapeau sans les avoir mûris des années avant

bref, j'ai donc interpellé Flav sur les risques qu'il prenait de perdre sa crédibilité de théoricien avant même d'avoir proposé un ensemble tenant la route, et à sa question « dois-je craindre TC à ce point ? » j'ai répondu « craindre » non, mais « à ce point » oui, considérant d'une part que le problème n'est pas ou plus de théoriser avec/contre TC, mais de le faire d'abord pour soi, et ici, ce que Flav doit craindre le plus, c'est lui-même, sa précipitation, et comme moi son impatience à exposer quelque chose de non abouti. Autant faire profiter de ses erreurs...

quant à ma manière de « théoriser », si elle fut difficile à suivre ces dernières années, c'est qu'il faut lire, toutes proportions gardées, mes travaux davantage à la manière des Grundrisse que du Capital. KB Anderson, dans Marx aux antipodes (p. 239), dit que « Dans la mesure où c'est un document de travail et non un écrit finalisé, le lecteur peut, selon l'expression heureuse de l'historien britannique Eric Hobsbawm, « suivre Marx dans le cheminement de sa pensée » »

Flav a écrit:
Patlotch a écrit:
« j'y vois la préfiguration d'une individualité dépassant ce qu'a pu en dire Sève, sans poser la nécessité comme Flav d'une « abolition de l'individualité ». L'être humain, jusqu'à preuve du contraire, se définira toujours par un corps séparé physiquement de celui des autres, du moins tant que le trans-humanisme du capital ne produira pas des collages de monstres bio-technologiques. »

Je ne suis pas sûr que le fait d'être défini "par un corps séparé physiquement de celui des autres" soit identique au fait d'être un individu. C'est en tout cas ce que je cherche à mettre en doute.

L'individu : Qu'est-ce que l'indivisibilité, déduction par l'absurde :

Si on considère que l'individu n'a pas toujours existé, l'humain d'avant était-il pour autant un "collage de monstres bio-technologiques" ? Si on considère l'individualité comme réponse à un problème historiquement spécifique (du pré-capitalisme à aujourd'hui), comment la voir autrement que comme le contraire de ce qu'elle prétend être : une division, une dissection rationaliste de "l'être humain", la transformation du corps en machine? On pourrait aussi considérer le communisme comme l'avènement de l'individu réellement non divisible, alors même que la révolution suppose une pleine mesure de cette divisibilité pour abolir enfin la division! Donc ça ne tient pas non plus. Il reste la possibilité que pour parler de la condition naturelle de l'humain le terme d'individualité est trans-historiquement adéquate. Mais sur quoi se fonder? Les soit-disant individus des communautés soit-disant primitives ne sont-ils pas "indivisibles" que dans le but de satis-faire la bonne con-science de ceux qui tout en les disséquant cherchent en eux leur propre reflet? (dans une eau trouble désormais polluée)

Dans la mythologie égyptienne, Satis (ou Sati) est une déesse associée au Nil et à ses cataractes. C'est la fille de Ré, le soleil.

Son nom, qui vient de setji (semer, répandre) et signifie « Celle qui répand », la confirme dans la fonction de celle qui répand les eaux que son époux, Khnoum, a fait jaillir [...] Si Satis est surtout représentée anthropomorphe, il semblerait que, très anciennement, elle ait été vénérée sous forme d'antilope ou de bubale, dont sa couronne Hedjet pourvue de deux cornes est la réminiscence. (Wikipedia, Satis)

Le "secret" de l'individu : L'indivisibilité suppose la dividualité
ou l'individu comme sécrétion du dividu

Je vais faire mon TCiste: Considèrons malgré tout que l'individu existe réellement. (J'ai intérêt à le faire pour montrer qu'il existe tout de même une unité des "membres" dans la société - et pour exprimer cette unité quoi de mieux que de la prendre au maux) :

On doit donc décomposer la subjectivation individuelle comme un double processus de division

1 - (dividuation) et de son nécessaire rétablissement, comme activité essentiellement revendicative, de son unité propre, une sorte de restabilisation

(2 - individualisation): "Si je prétends être indivisible cela ne signifie pas que je ne sois pas divisé (transformation des corps en machine), mais que j’ai besoin de le prétendre. Cette revendication à l’unité individuelle est une loi fondamentale de mon auto-production, telle qu’elle est historiquement spécifique et qu’elle n’existe que précisément du fait qu’il y’a division dans le procès de mon auto-production. Il n’y a donc pas d’immédiateté de l’individu, l’individu étant essentiellement médiation. Le communisme peut quant à lui être immédiat à ses membres, mais pas à des individus. Mon auto-production est un double-procès de dividuation et d’individualisation. Il n’y a pas l’un sans l’autre, et le deuxième donne sens au premier."

Je cherche aussi à souligner que si la médiation identitaire disparaît, la problématique de l'indivisibilité, c'est à dire "l'individualité" disparaît dans un même mouvement.

La sécrétion de l'individualité, telle qu'elle n'est pas une activité également accessible à tous, ne se présente pas pour tous de la même manière (subalternéité, bénéfices secondaires, répartition de ces bénéfices comme rôles sociaux/"places" sociales...)

Je suis peut être en plein délire, mais cette conception, qui manque peut-être encore de clarté, m’apparaît d'abord comme un outils de synthétisation efficace des rapports humains dans le capital et avant (probablement depuis l'avènement de la marchandise), mais aussi comme une provocation. Je cherche à mettre (presque? je ne voudrais pas aplatir la réalité) au même plan les sociologues de l'individu (comme chercheurs permanent d'une restructuration sociale), les "économistes du désirs" (foucaldiens ou autres), et les économistes tout court. En posant l'individu comme je le fais, je tente de déstabiliser le confort des savants de l'individu qui voudrait en faire une question à part entière, comme en dehors des rapports de production et de reproduction. Le processus de dividuation comprenant notamment celui de division du travail et de sa reproduction, j'interdis du même coup qu'on puisse, par une affirmation de l'individu, s'en servir à des fins démocratistes ou programatiques en le dégageant des classes, des genres, et de toutes ses manifestations particulières et historiques. De plus, cela me permets de m'isoler pleinement des pièges de "l'homme total" ou de "l'être générique".

Ensuite je pose une identité entre capital, "auto-présupposition du capital", et "Etre générique", comme un ensemble mondialement articulé (d'une manière pas forcément déjà cohérente, c'est à dire pas nécessairement déjà "réellement" dominante) d'individualités abstraites, faisant face aux individus concrets par des mesures toutes aussi concrètes (mesures capitalistes).

Enfin, après avoir ajouter cette dimension d’emblée "subjectivante" du capital, il n'y a plus qu'a faire l'intégrale de la loi de la valeur dans une loi du mérite par laquelle circule (au delà de l'échange) de l'individualité abstraite, dominée par du travail abstrait. La domination du travail abstrait s'effectue comme domination de l'échange en tant que forme de reconnaissance sociale suprême, et comme valorisation sociale de l'activité de production sur l'activité de reproduction. (Tu apprécieras sans doute que je distancie identité féminine et reproduction sociale sans pour autant prétendre à une absence de liens entre les deux... Il reste à bâtir...)

Je tente de solidariser, aux niveaux les plus "élémentaires" le fond et la forme, pour renverser cette idée que le monde est réellement renversé (j'trouve que ça fait complot/révélation). Alors que l'individu est plus une sécrétion qu'un secret à "révéler". Bien que je veuille bien admettre l'usage pratique, avec prudence, de la métaphore du monde comme renversé. Il en va éventuellement de même de l'usage de la métaphore du capital comme sujet automate ou du travail qui apparaît comme étranger à l'individu. En tant que ce ne sont que des métaphores; Tout dépend de ce qu'on cherche à dire.


laissons Flav élaborer quelque chose de plus convaincant, de moins conceptuellement abstrait, le défaut général de tout le milieu théoricien de la communisation. Pour ma part, je considère que vouloir théoriser l'individu à part ou l'individualité en rapport au communisme, c'est déjà mettre le ver dans le fruit d'une approche eurocentriste, puisqu'un tel individu s'est construit là et n'a longtemps pas existé ailleurs

que valent, aux antipodes, toutes les approches même "marxistes" ou "anarchistes", que l'on peut produire "chez nous" de la question individuelle en rapport aux luttes révolutionnaires, quel intérêt pour eux, quand on n'a pas commencé de les écouter d'abord, et de se pénétrer de leurs richesses, et de ce qu'ils font manifestement mieux que nous, du côté de la solidarité et de l'action collective ?

on ne peut à mon sens que rétrograder aux conceptions prétendues révolutionnaires de l'individu, que l'on trouve chez les anarchistes, qui restent à un état d'utopie et rencontrent en pratiques toutes sortes de contradictions, à commencer par l'excès d'égotisme qui ressort chez les intellectuels anarchistes s'identifiant à leurs convictions anarchistes, pour libérer l'individu qu'ils sont d'abord, plutôt qu'à des intérêts communs de classe (voir le sujet [url=http://civilisation-change.forumactif.org/t139-l-anarchisme-identitaire-inde-passable-claude-guillon-un-cadavre-yves-coleman-patlotch-raciste-le-surf-des-bobos-anars-dans-l-ideologie-francaise-universelle-de-cheval-blanc]L'anarchisme identitaire...[/url])

la seule manière d'en sortir est du type adopté ici, une compénétration dialectique des approches de classes, féministes, décoloniales, écologistes, individuelles, poétiques... dans la structure à dominante du capitalisme. Toute approche oubliant une de ces dimensions, ou mettant l'une d'entre elle en avant, est a priori amputée, infirme, et pire pour la dimension individuelle :

des livres sur l'individu, ou parlant du tout à partir de l'individu, il n'y a que des Occidentaux (dont les Japonais) pour le faire, et s'adressant à des Occidentaux parce qu'il n'y a qu'eux que ça intéresse, au fond, de rester ce qu'ils sont

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MessageSujet: Re: le DIVIDU : quand le MOI n'existe pas, se divise sans unité, ou ne se dépasse pas   Mar 18 Aoû - 13:13


jus de bouts d'un théorique

bouts de communisme contre bouts d'individus...



Parlons communisme  Jean-Paul Salgue, postier 28 Mai 2002, L'Humanité

La mode est à la morcellisation de l'individu, qui devient donc " dividu ". Les " dividus " n'ont plus accès à une compréhension globale de la société : ils ont même peur de la totalité, croyant que la totalité, c'est le totalitarisme, alors qu'une " totalité " ouverte, se remettant sans cesse en cause, est le meilleur rempart contre le totalitarisme rampant de l'idéologie dominante, supposée ne pas exister puisque les idéologies sont décrétées mortes...

les illustrations sont hors article  Shocked  


Magritte

Jean-Paul Salgue a écrit:
Il y a besoin d'un retour au théorique, besoin d'interroger le monde, le communisme en tant que concret existant. Je pense à la formule : " Le communisme, c'est le mouvement réel qui abolit l'état de choses existant "... On peut dire aussi, en renversant la formule, que le capitalisme, " c'est le mouvement réel "... Et qu'est-ce que le " réel " à " abolir ", en cette occurrence, sinon la " mise en commun" ? De façon que les hommes soient seuls, sans " outils " familiaux, sociaux, nationaux, de résistance face aux logiques financières. Je pose ces solidarités, récentes ou anciennes, comme du communisme existant. Nous devons donc interroger ceux qui, dans la " praxis ", prennent le pari (le parti ?) du communisme, et se posent des questions à son sujet. (...)

Ne s'agit-il pas de conquérir comme " une plus-value " humaine supplémentaire ? Se pose alors la question du " seuil ", du minimum de mise en commun nécessaire pour que celle-ci ne soit plus en position dominée (assiégée, imprégnée par la loi de rentabilité maximale), mais dominante à son tour (aimantant l'ensemble des rouages de la société de sa logique) ; bref, la question récurrente du dépassement du capitalisme. Nous nous posons la question des rythmes, des évolutions, des ruptures, en un mot la question du réformisme et/ou celle de la révolution; nous nous posons des questions sur l'articulation des luttes, aux échelles locale, nationale, européenne, mondiale.




Alors, donnons la parole aux gens des " frontières ", aux réfractaires, aux dissidents du capitalisme, aux " marginaux " qui regardent derrière l'horizon présenté comme indépassable. Et quoi du communisme existant (pas les organisations politiques, les appareils !) ? Allons-nous le nommer, ce communisme, le révéler à nous-mêmes et aux autres ? Nous avons - grande faiblesse - laissé dire et croire que " le communisme " s'était effondré à l'Est, et cette fumisterie idéologique court toujours, nous faisant passer pour des vestiges du passé, des colacanthes sociaux. (...)

J'avance que c'est du communisme réellement existant, sous des formes différentes, qui fait " civilisation " et que, lorsqu'il est mis en cause, il laisse place à la barbarie ordinaire (guerres " ethniques ", replis intégristes, fascisme...). Or la guerre totale, globalisée, menée depuis une vingtaine d'années par les tenants du capitalisme financier, c'est la guerre contre toute " mise en commun ". (...) Et comme nous n'avons pas dit le communisme réel (mutualisations, services publics, école gratuite, pompiers volontaires, protection sociale, bibliothèques, etc.) [hmm...], nous ne pouvons pas dire l'attaque généralisée contre ce communisme, car, même à notre corps défendant, nous continuons à mettre le communisme dans la stratosphère des idées (à en faire une métaphysique).




Je ne veux pas qu'on me parle d'" idéal " communiste, mais de " concrétal " communiste : de gratuité (logement, transports...), de sécurité-emploi-formation, de pôle financier public, de solidarité internationale... [hmm...]

Si nous avions su dire le communisme concret produit par les luttes au cours de l'histoire, ces bouts de communisme (même non complètement aboutis, dominés, plus ou moins englués dans le capitalisme dominant), la chute du communisme à l'Est - puisque toute une génération atteinte de torticolis mental ne voyait du communisme que là et en l'air ! -, ce serait le recul de la protection sociale ayant entraîné une forte chute de l'espérance de vie... Si nous avions su nommer le communisme en actes journellement renouvelés dans les services publics, nous aurions eu une position moins ambiguë, moins sous pression libérale, à travers le concept flou de " mixité (public/privé) ". (...) Les insuffisances théoriques conduisent à des prises de position politiques erronées et se payent cher à terme. Et je crois qu'il n'est pas inutile de réaffirmer cela, quand tout un courant pragmatique débridé pense qu'un activisme débridé (techno-zappeur) se suffit à lui-même. (...)

[...]

Ainsi, la " mise en commun " obtenue réellement existante fonctionnant comme allant de soi n'est plus pensée comme ressortissant encore du communisme dans son fonctionnement (d'ailleurs à défendre, à adapter, à améliorer). Et ces éléments de communisme qui, par leur qualité civilisationnelle, devraient être saisis comme fondements d'un projet, sont, au contraire, idéologiquement récupérés et faussement présentés comme des effets bénéfiques du système capitaliste lui-même, alors qu'ils sont le résultat toujours précaire de la lutte de classes. (...)




Faisons de la place, dans nos analyses et dans nos actions, à ces aspects de la vie qui échappent à la marchandisation et qui pourraient constituer des grains de sable dans les rouages de la pensée dominante. Interrogeons, invitons dans les débats les irréductibles, les militants théoriciens du monde se réclamant d'une filiation marxiste élargie, ainsi que tous les atypiques qui ont quelque chose à nous apporter par leurs expériences et leurs réflexions mêlées sur le communisme. (...) Nous ne pouvons nier que la tâche soit pressante autant qu'immense, car nous ne pourrions survivre longtemps dans la confusion de ce paradoxe où ceux (les communistes) qui veulent le plus radicalement changer l'ordre établi, et même changer d'ordre, apparaissent aux yeux de l'immense majorité comme des notables, des " institutionnels ", représentant et symbolisant (avec d'autres et indistinctement) ce même ordre injuste qui les opprime.

(*) Postier.





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