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 ASIE Sud, Est, JAPON, INDE, INDONÉSIE, AUSTRALIE... mutations économiques, stratégies capitalistes et luttes de classes

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MessageSujet: Re: ASIE Sud, Est, JAPON, INDE, INDONÉSIE, AUSTRALIE... mutations économiques, stratégies capitalistes et luttes de classes    Lun 7 Déc - 4:56


les bonnes recettes...



Actionnarisation : le désengagement de l’État se poursuit 14/11/2015

Le gouvernement va se désengager totalement de dix grandes entreprises en bonne santé dont Vinamilk, FPT Telecom, Tienphong Plastic et Bao Minh Insurance Corporation. Une décision saluée par les économistes.

>>L’actionnarisation des entreprises publiques doit s’accélérer
>>Actionnarisation du premier hôpital public
>>Actionnarisation des entreprises étatiques achevée fin 2015



Citation :
Une action nécessaire


Pham Viêt Muôn, ancien vice-président du Comité de pilotage
de la restructuration et du développement des entreprises


Je pense que cette décision traduit la détermination de l’État à poursuivre la cession de ses parts dans les secteurs dans lesquels sa participation n’est plus nécessaire. Les entreprises visées, Vinamilk, FPT Telecom ou Tienphong Plastic, sont toutes rentables. Quand le secteur privé réussit à bien les gérer, les fonds d’investissements étatiques sont peu importants.

Je pense que le ministère des Finances va demander à la Compagnie générale de l’investissement et de la commercialisation des fonds étatiques (SCIC) de lui présenter un agenda précis, en se basant sur la situation du marché. Elle devra proposer quelles entreprises seront les premières concernées, ainsi que les méthodes de désengagement appropriées pour chacune. La cession des actions dans des entreprises en bonne santé intéresse certes les investisseurs. Des ventes aux enchères publiques seront donc organisées.

À ma connaissance, le gouvernement redistribuera les fonds retirés dans des secteurs prioritaires dont la défense, le développement socio-économique des régions montagneuses et le bien-être social. Mais aussi pour la construction d’hôpitaux, comme l’a cité le Premier ministre Nguyên Tân Dung.


Une bonne décision


L’économiste Trân Du Lich, député de l’Assemblée nationale

Le désengagement total de l’État de ces dix entreprises est un bon signe pour favoriser l’actionnarisation des entreprises étatiques, qui s’accélère, et pour poursuivre la cession des parts étatiques l’an prochain. Actuellement, il reste près de 200 entreprises qui doivent être réorganisées d’ici la fin de l’année. Il est fort probable que l’objectif ne soit pas atteint. Toutefois, j’apprécie la détermination que le gouvernement a mis à réorganiser les entreprises étatiques au cours des deux années passées. Les solutions appliquées sont optimales. Nous avons obtenu des bons résultats dans ce processus. Mais nous avons besoin de temps pour l’achever.


Besoin d’une feuille de route concrète


Dang Quyêt Tiên, chef adjoint du Département
des finances des entreprises (ministère des Finances)

La Compagnie générale de l’investissement et de la commercialisation des fonds étatiques (SCIC) aide le gouvernement à accélérer la vente de ses parts dans des entreprises où la présence de l’État n’est plus nécessaire. La SCIC a publié la liste de dix entreprises supplémentaires qui satisfont aux critères demandés.

En effet, la cession de ces fonds est favorable dans un contexte où les investissements au Vietnam ont le vent en poupe. Notamment auprès des investisseurs étrangers. Je pense que la SCIC devrait élaborer une feuille de route concrète (date de cession pour chaque entreprise, méthodes de vente, procédures juridiques, etc.) pour garantir la transparence. Les dix entreprises concernées appartiennent à des secteurs qui sont bien gérés par le privé. Prenons l’exemple de Vinamilk. Auparavant, cette compagnie de produits laitiers dominait le marché du lait, régulé par l’État. Le marché connaît désormais une concurrence avec l’appariation de nombreuses compagnies de produits laitiers fortes et s’autorégule. L’État peut dès lors se retirer.

L’actionnarisation sera accélérée


L’économiste Pham Chi Lan

Cette décision est juste. L’actionnarisation permet de créer un terrain de jeu égal entre entreprises. Je m’intéresse notamment aux démarches de désengagement et à l’utilisation des fonds récupérés par l’État. Le plus important est de garantir un processus transparent. Le gouvernement ne doit pas intervenir dans le choix du nouveau possesseur de ses fonds et donc ne pas désigner tel individu ou organisation. Les fonds récupérés devront être investis au service de l’économie nationale.

Dix compagnies desquelles la SCIC va se retirer




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MessageSujet: Re: ASIE Sud, Est, JAPON, INDE, INDONÉSIE, AUSTRALIE... mutations économiques, stratégies capitalistes et luttes de classes    Lun 7 Déc - 5:03



Renforcement de la coopération dans la formation Vietnam-Inde 06/12/2015

Le consulat de l’Inde à Hô Chi Minh-Ville a organisé le 4 décembre la soirée «ITEC Day 2015». Cette soirée s’est déroulée à l'Union des organisations d'amitié de Hô Chi Minh-Ville afin d’honorer le Programme indien de coopération économique et technique (ITEC), mais aussi la remise de bourses de la part de ce pays en faveur des étudiants vietnamiens.

>>Vietnam - Inde : promotion de la coopération commerciale
>>Promotion de la coopération Vietnam - Inde dans les télécommunications
>>Échange culturel Vietnam-Inde à Karnataka
>>Festival d'amitié populaire Vietnam - Inde
>>Avenant à l’accord de non double taxation Vietnam-Inde


Citation :
Les dirigeants de Hô Chi Minh-Ville et des provinces voisines, les représentants des universités, instituts de recherche et plus de 100 étudiants participant au programme ITEC étaient présents pour cet événement.


L’événement «ITEC Day 2015» a eu lieu le 4 décembre à Hô Chi Minh-Ville

Ce programme de coopération bilatérale entre le Vietnam et l’Inde a été mis sur pied pour soutenir le transfert de technologies et améliorer la qualité des ressources humaines. Par l’intermédiaire de l’ITEC, l'Inde a accordé chaque année 150 bourses à court terme dans les universités et instituts de recherche du Vietnam.

«Bien que le parrainage de l'Inde ne puisse pas être comparé avec les pays développés en termes de volume de financement, nous faisons preuve d’une grande efficacité dans l'échange de compétences et le développement des ressources humaines»,
a déclaré Smita Pant, consule générale d’Inde à Hô Chi Minh-Ville.

Un parrainage réussi

Le succès de la coopération Vietnam-Inde par le biais du programme ITEC est évident dans le secteur agricole. Depuis 1976, ITEC fournit des bourses dans la recherche agricole, soutient l'Institut de recherche sur le riz du delta du Mékong (CLRRI), la formation d'experts pour l’Institut de recherche sur l'horticulture du Sud (SOFRI), etc.

Lors de la cérémonie, le directeur adjoint du Service municipal de l'intérieur, Dô Van Dao a apprécié la coopération dans le développement des ressources humaines du programme ITEC. «Ce programme a soutenu la ville dans la la formation et le renforcement de coopération internationale», a-t-il dit. Et de remercier le gouvernement de l'Inde pour faciliter le développement de l’ITEC au Vietnam.

La coopération entre l'Inde et le Vietnam se concentre aujourd'hui sur l'hydroélectricité, l'agriculture et le renforcement des compétences professionnelles du personnel. Grâce à l’ITEC, les domaines tels que la gestion financière, les technologies de l'information, la maîtrise de l'anglais, la télédétection, la recherche agricole, les sciences, les technologies et l'énergie verte ont également été renforcés. Jusqu'à présent, plus de 3.000 candidats vietnamiens ont été formés grâce à ce programme.

Lancé initialement en 1964-1965, le programme ITEC indien offre une formation technique et économique en faveur de 80 responsables gouvernementaux d'autres pays en développement. Pour l'année 2014-2015, l'Inde a formé plus de 10.000 étudiants de 161 pays, ce qui porte le total des candidats formés au titre du programme ITEC à 50.000.

Texte et photo : Trung Khánh/CVN


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MessageSujet: Re: ASIE Sud, Est, JAPON, INDE, INDONÉSIE, AUSTRALIE... mutations économiques, stratégies capitalistes et luttes de classes    Lun 7 Déc - 5:07



Vietnam- États-Unis : coopération accrue dans les sciences et technologies 02/12/2015

La 9e réunion du Comité mixte de coopération scientifique et technologique Vietnam - États-Unis (JCM9) a débuté le 2 décembre à Hô Chi Minh-Ville.

Co-organisé par le ministère des Sciences et des Technologies et l’Université nationale de Hô Chi Minh-Ville, l'événement vise à faire le bilan de la réalisation des projets scientifiques et technologiques entre les deux pays ainsi qu'à proposer des plans de coopération



La 9e réunion du Comité mixte de coopération scientifique et technologique
Vietnam - États-Unis (JCM9) a débuté le 2 décembre à Hô Chi Minh-Ville
Photo : SGGP/CVN

Citation :
Au JCM9, les deux parties concentrent leurs discussions dans cinq grands domaines : médecine et santé ; agriculture ; échanges éducatifs et études ; sciences de préservation et environnement ; météorologie, hydrologie, prévisions des tempêtes. De plus, les gouvernements des deux pays s’intéressent aussi à la propriété intellectuelle, à l’énergie nucléaire, etc.

Dans le cadre du JCM9, un séminaire placé sur le thème "Coopération dans les sciences et les technologies entre le Vietnam et les États-Unis - Promouvoir la croissance durable via les études et l’innovation" est aussi prévu.

Pour élever la compétitivité de l’économie vietnamienne

Selon le docteur Jonathan Margolis, assistant adjoint du secrétaire d’État américain pour la Science, l'Espace et la Santé, et chef de la délégation américaine au JCM9, les représentants de cette délégation sont prêts à coopérer avec les partenaires vietnamiens. De même, les scientifiques américains peuvent partager et coopérer dans plusieurs domaines avec leurs homologues vietnamiens.

Quant au ministre vietnamien des Sciences et des Technologies, Nguyên Quân, il a souligné que le renforcement de la coopération internationale et les expériences des pays développés comme les États-Unis aident les entreprises vietnamiennes à améliorer leurs compétences en matière d'innovation et contribuent à élever la compétitivité de l’économie vietnamienne.

Le JCM9 se déroule jusqu’au 4 décembre. Dans le cadre de cet événement, auront lieu la signature d'accords de coopération ainsi que la présentation des rapports de coopération dans les sciences et technologies entre les deux pays.

VNA/CVN


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MessageSujet: Re: ASIE Sud, Est, JAPON, INDE, INDONÉSIE, AUSTRALIE... mutations économiques, stratégies capitalistes et luttes de classes    Lun 7 Déc - 5:21


quel train de vie !



La Chine, le Laos et la Thaïlande reliés par TGV en 2015






Mise en chantier de la ligne ferroviaire Laos-Chine à Vientiane 4 décembre 2015


Photo: VNA

Citation :
Vientiane (VNA) - La ligne ferroviaire Laos-Chine a été mise en chantier le 2 décembre à Vientiane, en présence du secrétaire général du Parti populaire révolutionnaire du Laos et président laotien, Choummaly Sayasone, et du président de l'Assemblée nationale populaire de Chine, Zhang Dejiang.

La construction de cette ligne, qui nécessite un investissement estimé de 6 milliards de dollars, ​prendra quatre ans et demi. La ligne comprendra 31 gares, 76 ​tunnels d'une longueur totale de 195,78 km et 76 ponts s'étalant sur 67,15 km. Elle permettra une circulation maximale de 160 km/h.

La ligne fera la jonction avec la ligne ferroviaire Kunming-Singapour (d'une longueur de 3.000 km) qui traverse le Laos, la Thaïlande et la Malaisie.

Selon le vice-Premier ministre laotien, Somsavad Lengsavath, c​et ouvrage est très important pour le Laos. Il contribuera au développement socio-économique national. -VNA


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MessageSujet: Re: ASIE Sud, Est, JAPON, INDE, INDONÉSIE, AUSTRALIE... mutations économiques, stratégies capitalistes et luttes de classes    Lun 7 Déc - 5:46



American Bombs Made It Inaccessible, But Viewing This Historical Site in Laos Is Possible Again Thanks to Drones 6 December 2015


Plain of jars in north Laos. Photo from the Flickr page of damien_farrell (CC License)

New drone footage provides a rare aerial view of the mysterious Plain of Jars in north Laos

Mong Palatino a écrit:
The Xieng Khouang province is home to more than 2,000 stone jars that are believed to be 2,000 years old. Most scholars think the jars are mortuary urns left behind by an unknown civilization. The archaeological site is relevant and unique in Southeast Asia, but it remains mostly unexplored because it is littered with unexploded deadly bombs dropped by the Americans during the Vietnam War era.

Laos, a neighbor of Vietnam, became the most heavily bombed country in the world during the Vietnam War. An estimated 2 million bombs were dropped on Laos between 1964 to 1973, but about 30 percent failed to detonate. These unexploded bombs continue to injure and kill Laotian farmers today.

The Plain of Jars is among the many provinces in Laos littered with landmines and bombs, preventing archaeologists from studying the mysterious artifacts.

The Southeast Asian Archaeology Newsblog explains the importance of the jars and why scientists are unable to conduct a deeper investigation of the archaeological site:

Citation :
The mysterious plain of jars in Northeastern Laos is still one of the biggest uninvestigated archaeological sites in Southeast Asia—largely uninvestigated because of the huge amount of cluster bombs dropped there by US forces 40 years ago. From what little that has been investigated, it seems that the jars were places of transition in the funerary rite where bodies were left to decompose before going through a final burial.


Now, however, thanks to advances in technology, drones can bring us aerial footage of a landscape made too dangerous for people. This three-minute video gives a glimpse of Laos’ enigmatic archaeological site. The video also shows several bomb craters and trenches—sad relics from the Vietnam War:


Hopefully, this will create more awareness about the jars and lead to better conservation efforts. As scholar Lia Genovese noted, there are several challenges facing efforts to preserve the jars:

Citation :
…conservation efforts are being largely hampered by other factors, such as rapid urbanization, farming activities, looting and neglect.



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MessageSujet: Re: ASIE Sud, Est, JAPON, INDE, INDONÉSIE, AUSTRALIE... mutations économiques, stratégies capitalistes et luttes de classes    Lun 7 Déc - 6:21



Bangladesh Keeps Blocking Social Media, Threatens New Surveillance Tactics 30 November 2015 22:24 GMT


A protestor at Teacher Students Centre (TSC) of Dhaka University. The poster reads "How many excuses more? Open Viber, Messenger, WhatsApp and Facebook NOW." Image copyright Zaid Islam. Used with permission.

It has been nearly two weeks since the government of Bangladesh banned Facebook, Viber, WhatsApp and other social messaging applications in the country

Citation :
The ban stemmed from fears of public unrest following a Supreme Court ruling that upheld death sentences for two political figures convicted of genocide and rape during Bangladesh's 1971 war for independence from Pakistan.

Although the ban has hit multiple applications and platforms, the block on Facebook is especially concerning for citizens. On 28 November, government officials said they planned to propose an agreement with Facebook that would oblige the company to provide authorities with certain user data upon request, in order to ensure “cyber security” in Bangladesh. According to the latest reports, authorities will not lift the Facebook ban until the agreement is signed with Facebook.

This could make for a long wait. Since the company began publicly releasing transparency reports in 2013 (including information about user data request processes), it has not released any user data at the behest of the Bangladesh government.

Circumvention tools face scrutiny


In the meantime, Bangladeshis have been using VPNs and proxy servers to access social media, but the government now appears to be cracking down on this behaviour. On 29 November, local news site bdnews24.com reported that State Minister for Post and Telecommunications Tarana Halim publicly condemned the use of proxy servers as illegal and problematic due to restrictions on bandwidth:

Citation :
Firstly, using the proxy servers is a breach of the law. Those who are using them are using a bandwidth with a specific capacity. They won't be able to do that much longer. Because this bandwidth's capacity is low.


Minister Halim went on to warn those who are accessing Facebook through proxy servers that this is not only “illegal”, but also suggested that there was a “high possibility that their IDs would be hacked.” While using any network carries a certain degree of risk for users’ privacy, Minister Halim's comment sounded more like a vague threat than a practical warning.

It appears that Minister Halim's threats now are being enforced by the Bangladesh Telecommunication Regulatory Commission. Twitter user Elana N shared a notification from her service provider, warning that her use of such networks could be monitored:


Government agencies may not be entirely in agreement about the social media ban. Minister of ICT Zunaid Ahmed Palak has been regularly updating his own Facebook page during the time of the block and touting plans for a “Digital Bangladesh” — but whether he has done this using a proxy or some other tool is unknown.

Citizens question legalities of social media ban

On Facebook, Twitter, and other platforms, users are questioning the ban from various angles. Journalist Udisha Islam writes in an online portal that Facebook users are being kept in the dark:

Citation :
Don't threaten the Facebook users but tell us what is happening. [..] If a government press-note was issued saying what was the exact reason to block Facebook and Viber and what will be the consequence if people want to still use it circumventing the ban, then people would not use it perhaps.

Other users have raised similar questions. Blogger Soheil Zafar writes on Facebook:

Citation :
Dear State Minister, would you please let us know [using Facebook is a] violation of which law? When was Facebook shut down? On which government notification? What is the official gazette [number]? If you arbitrarily block a domain or an IP that does not mean the service is banned [it is a crime to use it]. We know that you may not know much about ICT or telecommunication, but as a lawyer you should be aware how law works. We can expect this much, right?


Some civil society members looking to the law to convince the government to overturn the ban. On 26 November, the Daily Star reported that Supreme Court lawyer Cumar Debul Dey had sent the government a legal notice requesting that it lift the restrictions on Facebook, Whatsapp and Viber within 24 hours. According to him, the “arbitrary” decision violates constitutional rights of Bangladeshi citizens, as well as legal rights guaranteed in Article 39 of the constitution and the rights under the Right to Information Act of 2009. He also mentioned that it moved the country away from Prime Minister Hasina's goals for a “Digital Bangladesh.” At the time of writing, no updates on his complaint had been given.

The ban has also harmed the local economy, with business owners reporting reduced traffic and sales due to their inability to promote their products on Facebook.

Journalist Bidhan Ribeiro sees the ban was a troubling response to public upheaval over war crimes trials and politically motivated violence that has resulted in the deaths of multiple writers and bloggers since 2013:

Citation :
Those who are using Facebook via proxy, are they violating any law? Rather you try to take action against those who are breaking law. I will say my words [in Facebook.] This is my right. It is not illegal to use Facebook. You are failing to nab the killers of blogger Avijit Roy or publisher Dipon and you are threatening the common Facebook users. If you have some ego problem with Facebook [regarding disclosure of users information] why make the users suffer for that?


Who defines “anti-national activities” online?

Writing for the Dhaka Tribune, Shafquat Rabee suggests “monitoring who is accessing problematic materials” as the solution. But what the government considers to be “problematic” is another worry for freedom of expression advocates.

On Saturday, Minister Zunaid Ahmed Palak revealed that a draft digital security law is currently being prepared and will soon be sent to the Cabinet for approval. The law, he says, will “help prevent cyber crimes and anti-national activities on the Internet.”

Who decides what “anti-national activities” or “cyber crimes” really are? With the current lack of accountability shown by the government, a move towards more stringent controls of the Internet is worrying for the state of freedom of expression in the country. And with the ban still in place, and a law on the way, this could signal the start of a devastating turn away from the so-called “Digital Bangladesh” that the country is aiming for.


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MessageSujet: Re: ASIE Sud, Est, JAPON, INDE, INDONÉSIE, AUSTRALIE... mutations économiques, stratégies capitalistes et luttes de classes    Lun 7 Déc - 7:36



Le président de la Chambre des conseillers du Japon entame sa visite au Vietnam 07/12/2015

Le président de la Chambre des conseillers du Japon, Masaaki Yamazaki, commence le 7 décembre sa visite officielle au Vietnam du 7 au 10 décembre, sur invitation du président de l’Assemblée nationale vietnamienne, Nguyên Sinh Hùng

>>Sixième dialogue de partenariat stratégique Vietnam - Japon



Le président de la Chambre des conseillers du Japon, Masaaki Yamazaki​
Photo : Tri Dung/VNA/CVN

Citation :
Le Vietnam et le Japon ont établi leurs relations diplomatiques en 1973. Lors de la visite d’État en 2014 du président vietnamien Truong Tân Sang au Japon, les deux pays ont rendu publique une Déclaration commune sur l'établissement d'un partenariat stratégique approfondi pour la paix et la prospérité en Asie.

Outre la multiplication de visites et rencontres de haut rang, les deux pays ont décidé de continuer d'intensifier leurs relations économiques et d'approfondir leur collaboration afin d'appliquer au mieux leurs accords et projets de coopération importants.

Le Japon continue d'accorder une priorité au Vietnam en termes d'octroi d'aides publiques au développement, Tokyo s'étant engagé à octroyer 120 milliards de yens pour cinq projets d'infrastructures au Vietnam.

Le partenariat stratégique Vietnam - Japon se développe en tous domaines, de la politique aux échanges entre habitants en passant par la diplomatie, l'économie, le commerce, l'investissement, l'aide au développement, les sciences et les technologies, la formation de ressources humaines ou encore la culture.

Le Vietnam a reçu lors des dix premiers mois de cette année plus de 1,48 milliard de dollars d'investissements japonais.

Actuellement, le Japon est le premier investisseur au Vietnam avec 71% du total des fonds d’investissement direct étranger (IDE).


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MessageSujet: Re: ASIE Sud, Est, JAPON, INDE, INDONÉSIE, AUSTRALIE... mutations économiques, stratégies capitalistes et luttes de classes    Lun 7 Déc - 7:49



Les États-Unis sont le premier débouché d'exportation du Vietnam 30/11/2015 22:14

Les États-Unis ont été, ces onze derniers mois, le premier marché d'exportation du Vietnam avec un chiffre d'affaires de 30,6 milliards de dollars, + 17,6% sur un an, selon le Département général des statistiques.

>>Le Vietnam deviendra le 10e exportateur mondial en 2050
>>Valises, sacs et parapluies : 2,8 milliards de dollars d’exportations attendus



Chaîne de production des prêt-à-porter dans une usine à Binh Duong
Photo : VNA/CVN

Citation :
L'Union européenne arrive en tête avec 28,1 milliards de dollars (+10,2%), suivie de l'ASEAN, 17 milliards de dollars (-4%), de la Chine, 15,6 milliards de dollars (+14,3%).

Selon ledit département, en onze mois, le chiffre d'affaires d'exportation est estimé à 148,7 milliards de dollars, une progression de 8,3% sur un an. Le secteur à participation étrangère (y compris le pétrole brut) représente 105,1 milliards de dollars tandis que le secteur public, 43,6 milliards de dollars.

Les hautes valeurs d'exportation concernent les téléphones et pièces détachées, le textile-habillement, les produits électroniques, les machines, les sandales et chaussures... À contrario, le pétrole brut, le charbon et le café affichent une baisse.

Le riz est en hausse en volume (3,9%) mais en chute en valeur (4,6%) et le caoutchouc est dans la même situation avec + 5,3% en volume mais -14,2% en valeur.

Quant aux importations, la Chine maintient sa première place avec 45,1 milliards de dollars, suivie de la République de Corée, de l'ASEAN, du Japon.

Ainsi, durant ces onze derniers mois, l'importation excédentaire du Vietnam se chiffre-t-elle à 3,8 milliards de dollars.


Vietnam
Superficie 331 212 km2 / Population 94 millions hab. Densité 253 hab./km2

Japon
Superficie 377 915 km2 / Population 127 millions hab. Densité 349 hab./km2

France

Superficie 675 000 km2 / Population 67 millions hab. Densité 99 hab./km2


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MessageSujet: Re: ASIE Sud, Est, JAPON, INDE, INDONÉSIE, AUSTRALIE... mutations économiques, stratégies capitalistes et luttes de classes    Lun 7 Déc - 7:54



Le Vietnam deviendra le 10e exportateur mondial en 2050 27/11/2015

Le commerce mondial devrait connaître une forte croissance pour atteindre 68.500 milliards de dollars en 2050. C’est ce qui ressort d’un rapport sur le commerce mondial vers 2050 récemment rendu public par la banque HSBC.

>> Les États-Unis, un débouché très prometteur pour les exportation nationales du textile



Le Vietnam figura dans le top 10 des pays exportateurs en 2050.
Photo : Trân Viêt/VNA/CVN

Citation :
Dans celui-ci, la HSBC souligne la possibilité d’une grande contribution de l’Asie à l’accélération de la croissance du commerce mondial.

La Chine serait le premier des ​dix plus grands exportateurs mondiaux, devant les États-Unis, l’Allemagne, la République de Corée, l’Inde, le Mexique, la France, le Japon, Singapour et le Vietnam.

Si en 2015, les exportations de la région Asie-Pacifique représenteront un tiers du commerce mondial, ce taux devrait s’élever à 46% en 2050, alors que celles d’Europe occidentale devraient reculer de 34% en 2015 à 22% en 2050, et de l’Amérique du Nord, de 11% à 9%.


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MessageSujet: Re: ASIE Sud, Est, JAPON, INDE, INDONÉSIE, AUSTRALIE... mutations économiques, stratégies capitalistes et luttes de classes    Lun 7 Déc - 7:58



Hô Chi Minh-Ville accueille de plus en plus de sociétés japonaises 26/11/2015 11:52

Ces cinq dernières années, le nombre de sociétés japonaises à Hô Chi Minh-Ville est passé de 300 à 1.500, selon le PDG de l’Organisation japonaise du commerce extérieur (JETRO), Hiroyuki Ishige, en visite de travail au Vietnam.

>>Coopération entre les entreprises d’export de produits alimentaires



Un stand d'une exposition sur le soin sanitaire organisée par JETRO à Hô Chi Minh-Ville.
Photo : Hoàng Hai/VNA/CVN

Citation :
Lors de sa rencontre dans la soirée du 25 novembre avec le président du Comité populaire municipal, Lê Hoàng Quân, le dirigeant de la JETRO a apprécié le développement de la mégapole du Sud. Il a indiqué qu’environ 80 % des entreprises travaillant avec la JETRO voulaient s’implanter au Vietnam et que 70 % des sociétés japonaises opérationnelles au Vietnam comptaient élargir leurs activités.

Hiroyuki Ishige a appelé le Vietnam à accélérer le développement de l’industrie auxiliaire pour favoriser la coopération entre entreprises japonaises et vietnamiennes. Il a annoncé qu’une délégation d’hommes d’affaires japonais se rendrait en décembre prochain au Vietnam pour sonder les possibilités de coopération dans l’agriculture.

Le président du Comité populaire de Hô Chi Minh-Ville, Lê Hoàng Quân, a affirmé que sa ville avait lancé un programme de développement de l’industrie auxiliaire pour la période 2015-2020. La mégapole du Sud a par ailleurs décidé de réserver un terrain de 100 ha aux investisseurs japonais.

Le Japon est actuellement le 3e investisseur à Hô Chi Minh-Ville, avec un montant total de 4 milliards de dollars de capitaux.

VNA/CVN


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MessageSujet: Re: ASIE Sud, Est, JAPON, INDE, INDONÉSIE, AUSTRALIE... mutations économiques, stratégies capitalistes et luttes de classes    Lun 7 Déc - 8:04



L’Inde condamnée à se désindustrialiser ? Dominique 7 décembre 2015

L’Inde doit envisager d’autres choix pour son modèle de développement économique


Mumbai by Jonah(CC BY-NC-ND 2.0)

Malgré une industrie à environ 17% de son PIB, on constate aujourd’hui que l’économie indienne se révèle incapable de mener les Indiens vers la prospérité. Elle semble par ailleurs condamnée à se désindustrialiser avant même d’être devenue une véritable nation industrielle

Citation :
Une conception assez répandue en économie est qu’un pays qui se développe bascule d’abord d’une économie agricole à une économie industrielle qui lui fait atteindre la prospérité. Une fois ce premier stade atteint, il basculerait ensuite dans une économie de services, société dite « post-industrielle ». Mais comme l’explique parfaitement un article[1] du Wall Street Journal que nous résumons ici, il est frappant de constater que pour certains pays le schéma n’est pas du tout le même.

D’après une étude de l’université de Groningen, il apparait qu’à quelques exceptions près, les pays dont le pic de production manufacturière est survenu plus tard n’ont pas connu le même développement économique que les États-Unis, le Japon et les pays d’Europe. Outre l’effet date, il y a aussi un effet seuil, c’est-à-dire que les pays dont l’industrie n’a atteint un pic que de 20% du PIB, comme c’est le cas pour l’Inde, ne connaissent pas le même développement économique que pour les pays dont la fabrication a atteint 30%. Pour un ensemble de raisons, il semblerait que les pays qui n’ont pas réussi une industrialisation suffisamment poussée soient désormais contraints[2] à la désindustrialisation progressive.

Ces quinze dernières années, la Chine, en effet, est devenue un concurrent redoutable. Sa main-d’œuvre est payée trois fois plus cher que la main-d’œuvre indienne, mais sa production massive lui permet des économies d’échelle et la vente de produits à prix cassés. Le régime autoritaire chinois a d’ailleurs été un atout pour construire des autoroutes et libérer des terres, créant une infrastructure favorable. Ces différents éléments ont rendu le duel de plus en plus insoutenable et beaucoup d’entreprises indiennes positionnées sur la compétitivité prix ont dû fermer une partie de leurs usines.

De manière liée, le déficit commercial de l’Inde avec la Chine est passé en 10 ans de 1,5 milliard de dollars… à 48 milliards. En outre, avec des barrières commerciales moins importantes et l’amélioration des moyens de communication, on assiste à un éclatement de la chaîne logistique : l’Inde se retrouve désormais en concurrence avec le Bangladesh ou le Vietnam pour certaines parties des processus de fabrication.

En conséquence, l’industrie manufacturière indienne se révèle de plus en plus incapable d’absorber la hausse fulgurante de sa force de travail. Entre 2005 et 2012, alors que 55 millions d’Indiens supplémentaires venus grossir ses rangs, seuls 6 millions de nouveaux emplois ont été créés dans la fabrication, et 21 millions dans les services.

À Gujarat, la région la plus dynamique de l’Inde pour la fabrication, les usines ont contribué à 23% du PIB en 2011… mais elles n’ont jamais employé plus de 5,4% de la population[3]. En cause la robotisation croissante, qui s’annonce comme une tendance lourde.

Au niveau mondial, la vente de robots industriels a augmenté de 30% l’année dernière, atteignant un record de 230.000 unités vendues, et l’International Federation of Robotics prévoit un quasi doublement d’ici 2018.

L’Inde doit donc envisager d’autres choix pour son modèle de développement économique. Elle s’est déjà diversifiée via le développement de logiciels, et des services d’externalisation pour les entreprises. C’est d’ailleurs aussi grâce à ces activités qu’elle a connu une croissance rapide ces 15 dernières années.

Avec le cloud et le développement de logiciels standards, il semblerait cependant que les entreprises aient de moins en moins besoin de développeurs et techniciens indiens. Ces alternatives seront donc probablement insuffisantes pour absorber une population en âge de travailler qui augmente d’un million tous les mois.

Rappelons que dans sept ans, l’Inde sera vraisemblablement le pays le plus peuplé au monde, avec 1,7 milliard d’habitants.


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MessageSujet: Re: ASIE Sud, Est, JAPON, INDE, INDONÉSIE, AUSTRALIE... mutations économiques, stratégies capitalistes et luttes de classes    Lun 7 Déc - 11:27



Etat d'urgence aux Maldives Traduction publiée le 8 Novembre 2015


Des manifestants brandissant des drapeaux sur une place publique à Malé
appellent à de nouvelles élections pendant la crise politique de 2011-2012 aux Maldives
Photo de Mohamed Muha. Copyright Demotix

Le 4 novembre, vers midi, heure des Maldives (07:00 GMT), le gouvernement de ce petit Etat insulaire a déclaré l'état d'urgence pour 30 jours, invoquant des menaces à la sécurité publique et à celle de la nation. La déclaration est arrivée après la découverte par les forces de l'ordre de plusieurs engins explosifs improvisés et armes dans différents endroits de la capitale, Malé.

Citation :
Il n'y aura pas de couvre-feu, mais la liberté de réunion, le droit à la vie privée, le droit de grève, les droits durant l'arrestation et la détention, la protection contre les fouilles et saisies et d'autres droits ont été suspendus. Selon le quotidien britannique the Guardian, un silence de mort est tombé dans les rues de Malé après la déclaration, et l'armée a bloqué l'accès aux centrales hydrauliques et électriques. Plusieurs personnes ont été arrêtées lors de rafles.

Citation :
Les manifestations, grèves, les droits en cas d'arrestation, le droit à la vie privée, la liberté de circulation interdits avec l'état d'urgence aux Maldives


Ce blog en direct du journal Maldives Independent fait un point de la situation.

Le vice-président du pays, qui a entamé son onzième jour de à l'isolement dans la prison de Dhonidhoo, a publié une déclaration sur son site web, exprimant ses inquiétudes par rapport à la situation en matière de sécurité et a mentionné que l'état d'urgence allait mettre en danger l'avenir économique du pays.

Cette nouvelle en a surpris plus d'un.

Citation :
L'état d'urgence au paradis. Le Président des Maldivas déclare l'état d'urgence pendant 30 jours à compter d'aujourd'hui à midi


Les forces de sécurité des Maldives disent avoir trouvé un objet suspecté d'être une bombe dans un véhicule stationné près des centrales électrique et hydraulique.

Comment cela affecte t-il les Maldives en tant que destination touristique ? Selon le compte twitter officiel du Ministère des affaires Etrangères :

Citation :
Malgré l'état d'urgence, la situation aux Maldives reste calme et normale. Les visiteurs voyageant aux Maldives ne sont soumis à aucune restriction.


Le principal parti d'opposition, Le Parti Démocratique Maldivien (MDP) a programmé une manifestation dans la capitale, du nom de ‘Minjuvaan’ le vendredi 6 novembre. L'ex-président Mohamed Rasheed, chef du MDP, se trouve en prison, suite à sa condamnation en mars dernier en vertu de la loi anti-terroriste. L'état d'urgence donnera de vastes pouvoirs aux forces de sécurité pour arrêter des suspects avant le rassemblement pour une protestation anti-gouvernementale.

La tension est palpable dans le pays après l'explosion de la vedette du Président Abdulla Yameen, le 28 septembre dernier, qui a blessé son épouse ainsi que deux autres personnes. Yameen s'en est sorti indemne du fait qu’ il n'était pas assis à sa place habituelle dans le bateau. Récemment, le FBI a réfuté l'analyse d'autres enquêteurs et a déclaré qu'il n'avait trouvé aucune preuve qu'un engin explosif ait causé une explosion à bord du bateau du président.

Cependant, les autorités maldiviennes maintiennent qu'il s'agissait d'une tentative d'assassinat. Le Président Yameen a fait arrêter le Vice-Président Ahmed Adeeb le 24 octobre, le suspectant d'être lié à l'explosion, et ensuite de “haute trahison”.

Les gens restent sceptiques. L'écrivain Yameen Rasheed a twitté:

Que doivent savoir les observateurs étrangers à propos des Maldives : 1) Il n'y a jamais eu d'EEI. L'affaire est montée de toutes pièces 2) Il n'y a jamais eu de démocratie.

Sur Facebook, Saina Saeed écrit sur la manière dont l'état d'urgence porte atteinte aux droits des individus aux Maldives :

Citation :
Même si cet état d'urgence soudain est annoncé comme une précaution en raison des alertes à la bombe ou même de la manifestation prévue, nos droits sont en train d'être violés et il n'y a malheureusement pas d'institution vers laquelle nous tourner pour un jugement équitable dans notre volonté de la contester. Il n'y a pas de quoi rire. ‪Connais tes droits.


Tandis que Zaeem Ahmed se lamentait :

Citation :
Nous n'avons pas de leaders visionnaires, bienveillants et dévoués au bien commun. C'est la raison pour laquelle nous devrons être ici, 8 ans après la chute du régime de H.E. Maumoon. Une petite nation avec une croissance économique importante et des ressources, sans menaces immédiates à la paix et l'harmonie communautaires n'a pas sa place ici. C'est une honte que nous ayons créé de tels éléments criminels dans la société, au lieu d'une bonne gouvernance.



Photo de Rezwan

Ecrit parRezwan

Photo de Vanessa Peirano

Traduit (es) par Vanessa Peirano Traduit par Constance BRIAND


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MessageSujet: Re: ASIE Sud, Est, JAPON, INDE, INDONÉSIE, AUSTRALIE... mutations économiques, stratégies capitalistes et luttes de classes    Mar 8 Déc - 0:02



Travail forcé en Thaïlande : après l’industrie de la crevette, celle du poulet 6 décembre 2015 by AlterAsia in A la Une


Une ONG suédoise révèle de nombreux cas de travail forcé et de travail des enfants dans son enquête sur les conditions de travail dans l’industrie du poulet en Thaïlande, dont le premier marché d’export est l’Europe

Citation :
À l’échelle mondiale, la Thaïlande est un important fournisseur de produits à base de viande de poulet. Durant les deux dernières décennies, la production a explosé à mesure que l’industrie du poulet est devenue essentielle à l’objectif du pays de devenir « la cuisine du monde ». L’Union Européenne est devenue son plus grand marché d’exportation. Près de 270 000 tonnes de produits à base de viande de poulet ont été expédiés de la Thaïlande vers l’Union Européenne en 2014.

La Thaïlande exporte des produits à base de volaille à la Suède depuis au moins la fin des années 90. En 2014, elle est devenue son second plus gros fournisseur en produits transformés à base de volaille, derrière le Danemark.

Récemment, la Suède a lancé un Plan d’Action National sur les Entreprises et les Droits de l’Homme qui stipule explicitement que toutes les compagnies suédoises doivent respecter les droits de l’Homme ainsi que spécifié dans les Principes Directeurs des Nations Unies sur les Entreprises et les Droits de l’Homme (United Nations Guiding Principles on Business and Human Rights, UNGP). Dans ce cadre, l’ONG Swedwatch a rédigé un rapport d’analyse des niveaux de responsabilité sociale atteints par les parties prenantes suédoises dans leurs échanges avec les fournisseurs thaïlandais.


Travailleurs migrants abusés

En Thaïlande, les industries sont aux prises avec une pénurie de main d’œuvre domestique. Comme beaucoup d’autres secteurs à forte intensité, l’industrie du poulet a trouvé des solutions au-delà des frontières, dans les pays voisins. À la recherche de meilleurs salaires et de l’opportunité d’envoyer de l’argent chez eux, des millions de travailleurs migrants principalement originaires du Cambodge et de la Birmanie forment le plus bas niveau de l’échelle de la force de travail. Nombre d’entre eux ont été victimes d’employeurs et de recruteurs peu scrupuleux ou de fonctionnaires corrompus.

Le rapport montre que la violation des droits des travailleurs migrants est effective dans l’industrie thaïlandaise du poulet, comme dans d’autres secteurs exposés par les médias ces dernières années. Selon l’organisation mondiale pour les droits des travailleurs Solidarity Center, les travailleurs migrants en Thaïlande font partie de ceux qui font l’objet des pires abus dans le monde.


Soupçons d’esclavage et travail des enfants

Des entrevues avec 98 travailleurs migrants employés par quatre producteurs de poulet différents qui ont exporté en Suède ces trois dernières années montrent une variation des violations. Au total, six usines ont fait partie du champ d’étude #1. Les entretiens ont montré que quatre de ces usines transgressaient certaines ou toutes les principales lois de protection sociale et des travailleurs ainsi que les lois et les normes internationales formulées entre autres par les Nations Unies (NU) et l’Organisation Internationale du Travail (OIT).


« Tous ces critères indiquent l’existence d’une traite d’adultes pour l’exploitation de la main d’œuvre » OIT

Les travailleurs migrants des usines enquêtées ont affirmé que des documents personnels tels que leurs passeports ou leurs permis de travail ont été confisqués par leurs employeurs ou les agences de recrutement. Les entretiens révèlent que les travailleurs ont des dettes de niveau variable dues aux frais de recrutement excessifs et à des coûts spécifiques en vigueur dans les usines. Les personnes interrogées ont déclaré ne pas avoir d’assurance maladie en dépit des frais déduits de leurs salaires. Ces pratiques constituent seulement quelques-uns des exemples révélés par l’étude. D’après l’OIT, tous sont des indicateurs de l’existence d’une traite d’adultes pour l’exploitation de la main d’œuvre.

Les travailleurs de quatre des six usines concernées par l’étude ont signalé l’existence de travail des enfants, dont trois impliquant des travailleurs de 14 ans. Employer des jeunes de moins de 15 ans est une violation de la Loi Thaïlandaise de 1998 sur la Protection du Travail.

Traçabilité défaillante

Les produits thaïlandais à base de viande de poulet suivent une chaîne d’approvisionnement complexe avant d’atteindre le consommateur dans les restaurants et cafés, les hôpitaux publics et les écoles ou les dîners de famille en Suède. La législation européenne concernant l’indication de l’origine des aliments transformés est faite de telle manière que des produits étiquetés comme étant d’origine européenne peuvent en réalité venir de pays tiers comme la Thaïlande. Cela rend quasiment impossible l’estimation du total de la viande de poulet thaïlandaise importée chaque année sur le marché suédois. Selon un importateur suédois, au moins la moitié de la viande de poulet thaïlandaise consommée n’est pas incluse dans les statistiques officielles d’importation.

L’enquête de Swedwatch sur les parties prenantes suédoises intervenant dans l’importation de produits à base de volaille originaires de Thaïlande montre que cette relation commerciale longue de plusieurs décennies avait débuté en mettant l’accent sur le bien-être animal et la qualité du produit mais sans anticipation des potentiels impacts négatifs sur les droits de l’Homme dans l’industrie.


Ce rapport révèle également les insuffisances de la responsabilité sociale dans l’approvisionnement public suédois en alimentaire.

Parmi les parties prenantes interrogées dans le cadre de ce rapport, seul Axfood, un grossiste, a commencé à réaliser des audits préalables sur les potentiels impacts négatifs de l’industrie thaïlandaise de la volaille sur les droits de l’Homme. Mais l’UNGP et le Plan d’Action National du gouvernement suédois sur les entreprises et les droits de l’Homme sont toujours inconnus de nombreux acteurs du secteur alimentaire en Suède.

Ce rapport révèle également les insuffisances de la responsabilité sociale dans l’approvisionnement public suédois en alimentaire. Les acheteurs publics des municipalités ne disposent pas de cadre fixant des critères sociaux pour les achats alimentaires. Les audits visant à garantir que leurs codes de conduite sont respectés tout au long de leur chaîne d’approvisionnement ne sont généralement pas réalisés en raison du manque de ressources. Ceci signifie que dans des institutions publiques de Suède (écoles, maisons de retraite et hôpitaux), les enfants ou adultes peuvent consommer des produits à base de volaille produits par des travailleurs migrants exploités.

Marques de distributeurs

Pour ce rapport, Swedwatch a également enquêté auprès d’une chaîne de supermarchés sur le marché suédois. L’accent a été mis sur les marques propres contenant des produits à base de volaille. Les résultats ont montré qu’une des cinq entreprises enquêtées utilisait de la volaille thaïlandaise pour leurs marques propres.

Ce rapport fait plusieurs recommandations. Les entreprises thaïlandaises devraient s’assurer que toutes les formes de frais de recrutement illégaux sont stoppées et que les négociateurs ne font pas payer les coûts liés aux travailleurs migrants, qui conduisent à un asservissement par la dette. Au minimum, toutes les entreprises devraient de conformer à la législation thaïlandaise sur le travail. Les parties prenantes du marché alimentaire suédois liées à l’importation de produits thaïlandais à base de volaille devraient s’assurer que leurs fournisseurs suivent les normes internationales des conventions de l’OIT en matière de droits des travailleurs. Les importateurs et les grossistes devraient conduire des audits préalables sur les impacts négatifs potentiels sur les droits de l’Homme et montrer en toute transparence comment les risques peuvent être identifiés et atténués en accordance avec les lignes directrices de l’UNGP.

L’alimentation devrait être identifiée comme une catégorie à risque dans le commerce, pas uniquement du point de vue du bien-être des animaux et de la qualité du produit.

Traduction : Elsa Favreau
Source (Swedwatch/Prachataï) : Workers abuse is rampant in Thailand’s chicken meat industry
Photo : Andrea Williams / Flickr


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MessageSujet: Re: ASIE Sud, Est, JAPON, INDE, INDONÉSIE, AUSTRALIE... mutations économiques, stratégies capitalistes et luttes de classes    Mar 8 Déc - 0:11



Philippines : le faible allaitement maternel met en péril la santé des enfants 5 décembre 2015 by AlterAsia in A la Une

Au lieu de contrôler la consommation de préparations pour nourrisson, le gouvernement philippin a soutenu une campagne publicitaire de Nestlé pour un lait infantile, malgré les risques que cela comporte pour les enfants philippins


Citation :
Agée de 26 ans, Rachel (nous avons caché sa véritable identité) est l’une des milliers de mères philippines accablées par les conséquences de l’allaitement artificiel. Matthew (10 mois), son premier enfant, a reçu dès sa naissance un lait artificiel, aucun professionnel de santé n’ayant attiré son attention sur la possibilité d’allaiter son enfant malgré une inversion des mamelons (le téton ne sort pas du tout ou difficilement). Cela lui coûte 80 euros par mois et l’enfant a déjà été hospitalisé à trois reprises pour diverses maladies.

Une étude réalisée à Manille en 2009 par l’Association internationale des consultants en lactation (ILCA) montre que les bébés de moins de 6 mois nourris au lait artificiel ont plus de risques d’être hospitalisés pour cause de maladie infectieuse, de pneumonie ou de diarrhées comparativement aux enfants exclusivement nourris au sein.

Selon une Enquête de nutrition nationale réalisée en 2013, seulement 28% des enfants philippins sont exclusivement nourris au sein jusqu’à 6 mois. L’Unicef estime que 16 000 bébés meurent chaque année aux Philippines car l’allaitement maternel n’a pas été poursuivi (600 000 dans le monde).

D’après l’Unicef les bébés nourris aux préparations pour nourrisson sont en outre plus vulnérables à l’asthme, aux allergies, aux cancers infantiles, au diabète de type 1 pendant l’enfance et aux maladies cardio vasculaires, l’obésité, aux infections gastro intestinales ou des oreilles à l’âge adulte. Citant diverses études, l’organisme en déduit que cette alimentation entrave la capacité cognitive et la réussite scolaire des enfants.

16 000 bébés meurent chaque année aux Philippines car l’allaitement maternel n’a pas été poursuivi

Sept marques de préparations pour nourrissons ont été retirées du marché. Elles étaient jugées potentiellement dangereuses par l’Agence américaine des produits alimentaires et des médicaments (The United States Food and Drug Administration). Entre 1982 et 1994, 22 préparations pour bébés ont été rappelées à cause d’inexactitudes de la valeur nutritionnelle.

En 2006 le laboratoire Wyeth a détruit des lots de préparations pour nourrisson dont les boîtes étaient rouillées

Marketing agressif

Nona D. Andaya Castillo, membre du International Board Certified Lactation Consultants (IBCLC) aux Philippines, considère le manque d’empressement du gouvernement philippin à promouvoir l’allaitement maternel, comme l’un des facteurs responsables du faible taux d’allaitement maternel dans le pays.

La commercialisation agressive des préparations pour nourrisson n’est toujours pas régulée malgré de soi-disant dispositions légales. Un rapport d’AC Nielsen dénonce le fait que plus de 92 millions d’euros ont été dépensés pendant le premier semestre de 2006 pour la publicité de préparations pour nourrisson aux Philippines.

Selon une étude de 2011 publiée par le Journal de Médecine et de Sciences sociales, les mères philippines qui sont exposée à cette publicité sont 6,4 fois plus susceptibles d’arrêter l’allaitement maternel avant l’âge de 1 an de leur bébé. Une étude comparable rapporte en 2009 :

“Au cours des 60 dernières années la commercialisation agressive mondiale des industriels du lait infantile… a discrédité l’allaitement comme méthode saine et désirable pour l’alimentation du nourrisson”.

Au niveau mondial, les ventes annuelles de substituts au lait maternel dépassent les 29 millions d’euros. Une étude publiée en 2003 dans le Journal of Human Lacatation signale que même les familles vivant avec moins de 2 dollars par jour achètent des préparations pour nourrisson.

Non respect des lois

Le décret 51 appelé Code du Lait (Milk Code) réglemente la publicité et la commercialisation des laits infantiles. Il exige que l’étiquetage des produits indique les recommandations suivantes en anglais en en philippin :

Citation :
1. l’allaitement maternel est préférable pour les bébés jusqu’à 2 ans et au-delà ;

2. Message important : rien ne remplace le lait maternel ;

3. Ce produit est susceptible de contenir des micro-organismes pathogènes et doit être préparé et utilisé convenablement.

Le Code du lait précise que les avertissements visibles doivent aussi préciser sur l’étiquette :

“l’utilisation de compléments lactés ou de laits en poudre ne doit être autorisée que sur les conseils d’un professionnel de santé.”
et
“l’utilisation inutile et impropre de ce produit peut être dangereuse pour la santé de votre enfant”.


Ces messages ont disparu depuis 2010 des publicités de préparations pour nourrisson. Nona Andaya Castillo et l’association Breastfeeding Philippines ont lancé une pétition en ligne pour réclamer le retour de ces avertissements et régulariser ce qu’on appelle communément les substituts de lait maternel pour les enfants de 0 à 3 ans. Elle questionne également le partenariat entre l’Institut de recherche alimentaire et nutrition (FNRI) du ministère de la Science et de la Technologie et le groupe Nestlé Philippines.

Campagne marketing de Nestlé

La marque Nestlé qui fabrique plusieurs préparations pour nourrisson, soutenue par le FNRI, a lancé une campagne appelée « Tous unis pour la santé des enfants ».


“Au lieu d’interdire la consommation de préparations pour nourrissons le gouvernement établit un partenariat avec une entreprise dont les enfants philippins sont la cible”.

Le défenseur de l’allaitement maternel ajoute que le DOH n’a pas pleinement mis en pratique le Code du lait et la loi RA 10028 (Republic Act 10028) ou Loi sur la promotion de l’allaitement maternel. Cette loi prévoit des espaces pour pouvoir allaiter au sein des institutions et établissements. Elle exige que les salariées qui allaitent puissent prendre des pauses pour allaiter ou tirer du lait.

La semaine dernière la secrétaire d’État à la Santé Janette Garin a déclaré que le non respect des pauses d’allaitement et le manque d’espaces dédiés sur les lieux de travail sont des freins à un allaitement maternel constant.

Nona Andaya-Castillo déclare que puisque le DOH favorise l’allaitement au sein il doit aussi protéger et soutenir les mères.

Parallèlement, Luzviminda IIagan et Emmi de Jesus représentant le parti des femmes Gabriela ont déposé la Résolution 2194 à la Chambre des députés pour connaître les raisons de la non application de la RA 10028.

Note au lecteur : AlterAsia traduit aujourd’hui cet article datant du 26 août 2015, récompensé d’un prix média par l’ONG Save The Children.

Traduction : Michelle Boileau
Source : Ronalyn V. Olea / Bulatlat.com Children’s health at risk with low breastfeeding practice


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MessageSujet: Re: ASIE Sud, Est, JAPON, INDE, INDONÉSIE, AUSTRALIE... mutations économiques, stratégies capitalistes et luttes de classes    Mar 8 Déc - 11:24



Dans l'île de Bornéo, un projet contesté de barrage hydroélectrique menace l'habitat des peuples autochtones Traduction publiée le 22 Mai 2015


Vue de Baram, Sarawak, où doit se construire un barrage
Photo de Jettie Word, reproduction autorisée

Dans l'état du Sarawak en Malaisie, le gouvernement local a autorisé la construction d'un barrage géant malgré la vive opposition des habitants et des peuples autochtones qui seront affectés par le projet. Sarawak se trouve sur l'île de Bornéo, connue pour la richesse de ses ressources naturelles

Citation :
Un barrage à l'étude à Baram, dans le nord du Sarawak, pourrait générer 1 200 mégawatts d'électricité, mais beaucoup craignent qu'il ne submerge 412 kilomètres carrés de forêt tropicale. En outre, la construction du barrage entraînerait le déplacement forcé d'environ 20,000 personnes des communautés Kayan, Kenyah et Penan de 27 villages. Le barrage de Baram est l'un des 12 méga-barrages que les autorités locales prévoient de construire dans le Sarawak.

Peter N. J. Kallang, dirigeant local et militant anti-barrage, a alerté sur le fait que le barrage pourrait décimer la majeure partie de la population indigène de Baram:

Citation :
On le construit pour le bénéfice des autres plutôt que pour ceux qui vivent à Baram et pour le bien à long terme du Baram. Etant moi-même concerné, je ne peux tout simplement pas comprendre cette injustice et cette exploitation abusive et scandaleuse. Cela me semble être une exploitation insensée motivée avant tout par l'avarice et l'immoralité. Personne ne peut nous blâmer, nous qui sommes directement et négativement affectés, de penser qu'il s'agit d'une manœuvre calculée, intentionnelle et réfléchie destinée à éradiquer nos peuples.


Depuis l'année dernière, les habitants ont mis en place un blocus pour empêcher la construction du barrage. Ils ont également appelés les autres communautés de Malaisie et les réseaux de protection de l'environnement du monde entier à soutenir leur campagne contre le barrage.


Protestation contre le projet de barrage à Baram
Photo de la page Facebook de Save Rivers


Un blocus a été initié par les habitants pour arrêter la construction du barrage
Photo de la page Facebook de Save Rivers

Rally against Baram Dam project. Photo from Sarawak Report
Marche contre le projet de barrage à Baram. Photo de Sarawak Report.


Le blocus continue à Baram. Photo de Jettie Word, reproduction autorisée

La semaine dernière, au 555ème jour du blocus du barrage de Baram mené par la communauté locale, “The Borneo Project” a diffusé un documentaire [en anglais] qui explique en quoi le projet de barrage dans le Sarawak n'est pas nécessaire et ne bénéficierait pas aux populations locales. Le film cherche également à savoir si la corruption a été un facteur déterminant dans la mise en œuvre du projet.

[vidéo dans l'original]

Les protestations devraient s'intensifier alors que le gouvernement a ordonné la construction du barrage de Baram il y a quelques jours.

Creative Commons License

Photo de Mong Palatino
Ecrit par Mong Palatino
Traduit par Maéva Rose


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MessageSujet: Re: ASIE Sud, Est, JAPON, INDE, INDONÉSIE, AUSTRALIE... mutations économiques, stratégies capitalistes et luttes de classes    Mar 8 Déc - 11:38

un peu difficile de découper le monde en continents bien dessinés, et d'ailleurs, qu'en pensent les Ouzbeks ?



10 ans après le massacre d'Andijan, le témoignage d'un Ouzbek sur la situation des opposants Traduction publiée le 16 Mai 2015


La ville d'Andijan en Ouzbékistan. Photo de www.panoramio.com

Le 13 mai marque les 10 ans du massacre par le gouvernement ouzbek de centaines de civils qui s'étaient réunis sur la place centrale d'une ville de province dans un acte de résistance spontané contre un régime brutal et corrompu

Au lendemain du massacre, le gouvernement ouzbek a qualifié le groupe de protestataires d”extrémistes islamiques’, dénomination qui s'applique depuis à toute personne qui ne correspond pas à la vision étroite que se fait l’État du citoyen idéal.

Bien que le sujet de cet article, Akram Rustamov, n'ait pas été ce jour-là parmi ceux qui se trouvaient dans la ville d'Andijan, son histoire donne un aperçu édifiant du climat de peur et de paranoïa engendré par le gouvernement — y compris à des milliers de kilomètres de ses frontières — au nom du contre-terrorisme.

L'article qui suit a été écrit par Sonum Sumaria, cinéaste indépendante de la compagnie Guerrera Films. Il est paru sur EurasiaNet.org le 11 mai.


Citation :
J'ai rencontré Akram Rustamov par hasard alors que je faisais des recherches pour un article sur les souffrances endurées par les émigrants d'Asie centrale à Moscou, où des millions d'entre eux occupent les emplois les plus dégradants.

Le jeune homme de 25 ans est confronté à de lourdes accusations chez lui en Ouzbékistan.

Ses accusateurs lui reprochent de recruter pour le “Mouvement Islamique du Turkestan” (des experts de cette région pensent que le groupe est une invention de la police secrète ouzbèke), d'appeler au jihad en Ouzbékistan et de vouloir rejoindre un camp d'entraînement terroriste en Syrie.

Selon des groupes de défense des droits de l'Homme, l'Ouzbékistan utilise depuis des années de fausses accusations de terrorisme pour emprisonner les contestataires comme des milliers d'autres, essentiellement des musulmans pacifiques. Le régime d'Islam Karimov a recours aux arrestations et aux procès à huit clos dans le but de perpétuer la peur et de légitimer son exercice autoritaire du pouvoir dans le pays et à l'étranger. L'essor de l’État Islamique en Syrie et en Irak n'est qu'un prétexte de plus.

Bahrom Hamroev, militant à Memorial, une des principales organisations de défense des droits de l'Homme en Russie, considère les accusations qui pèsent sur Akram comme “fabriquées et falsifiées.”

Le jeune ouzbek m'a demandé de filmer son histoire. Il était prêt à tout pour prouver son innocence.

[vidéo dans l'original]

En passant du temps avec des Ouzbeks à Moscou, je me suis rapidement aperçue que beaucoup vivaient dans la peur de quelque chose infiniment pire que les gangs de nationalistes russes ou les patrons véreux sur lesquels j'étais partie enquêter.

Lorsqu'un ami d'Akram – un gars corpulent et sûr de lui que j'appellerai Ahmed – nous a entendu émettre des hypothèses concernant la responsabilité du régime de Karimov dans les bombardements de Tachkent en 1999, il a été pris de panique. Si quelqu'un l'apprenait, a-t-il déclaré, on l'enfermerait immédiatement. Ahmed et un autre de ses amis confronté aux mêmes accusations qu'Akram sont si effrayés qu'ils ont cessé de rendre au travail par crainte d'être enlevés par les services de sécurité ouzbeks qui opèrent à Moscou.

Dix jours après avoir filmé Akram, il m'a appelée et m'a dit qu'il allait retourner en Ouzbékistan. Je l'ai supplié de n'en rien faire mais il m'a affirmé qu'il n'avait pas le choix. Il avait reçu des coups de fil menaçants du Service de Sécurité National Ouzbek (SNB) et, le 24 avril, il est parti.

D'après sa famille et ses amis, à peine Akram était-il arrivé en Ouzbékistan que le SNB l'a immédiatement arrêté. Personne n'a été autorisé à lui rendre visite. Ses proches redoutent qu'il n'ait été torturé et qu'ils ne puissent plus jamais le revoir.

A Memorial, Hamroev pense qu'Akram s'est vu promettre la liberté, promettre qu'il serait lavé de tout soupçon. Selon lui, c'est la seule manière d'expliquer qu'il soit parti de son plein gré. Hamroev pense également qu'on a forcé Akram à faire un choix, du genre: retourne dans ton pays ou ta situation sera bien pire.


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MessageSujet: Re: ASIE Sud, Est, JAPON, INDE, INDONÉSIE, AUSTRALIE... mutations économiques, stratégies capitalistes et luttes de classes    Mer 9 Déc - 13:52



Les ventes d’automobiles ont augmenté de 86% en 11 mois 09/12/2015

Les ventes de voitures neuves au Vietnam ont enregistré une forte augmentation de 33% en novembre par rapport au mois d’octobre, et une croissance record de 86% en variation annuelle entre janvier et novembre, avec 29.706 véhicules vendus, selon une annonce publiée le 8 décembre par l'Association des constructeurs automobiles du Vietnam.

>>Bond des importations nationales d’automobiles
>>Les ventes d’automobiles ont baissé de 10% en août

 

Les ventes de voitures neuves au Vietnam ont actuellement le vent en poupe
Photo : Trân Tinh/VNA/CVN

Citation :
Sur ce total, les ventes des voitures de tourisme ont progressé de 42% sur un mois, avec 18.611 unités, celles des véhicules commerciaux, de 9.723 unités (+18,4%), et celles des véhicules spéciaux, de 1.372 unités avec +31,2%.

Concernant l'origine, 17.129 véhicules ont été fabriqués ou assemblés au Vietnam, soit une baisse de 7,6% par rapport au mois précédent, et 12.577 véhicules (+95%) ont été importés de l'étranger.

Toutefois, les ventes totales depuis le début de l’année ont progressé de 57% par rapport à la même période de l’année dernière, avec 215.517 voitures vendues dans toutes les catégories, dont 154.257 véhicules fabriqués ou assemblés au Vietnam (+50%) et 61.260 unités importées de l'étranger (+78%).


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MessageSujet: Re: ASIE Sud, Est, JAPON, INDE, INDONÉSIE, AUSTRALIE... mutations économiques, stratégies capitalistes et luttes de classes    Mer 9 Déc - 14:12



Fire at Damu Nagar slum: Survey of damage begins, relief amount to follow Arita Sarkar | Mumbai | Published:December 9, 2015

Cause not known yet, fire department to submit preliminary report today

Citation :
A day after nearly 2,000 shanties were reduced to ashes following multiple gas cylinder explosions and a massive fire, 25 teams comprising officials from the collectorate as well as the forest department visited Damu Nagar in Kandivali Tuesday to assess the damage. Following the completion of the survey, possibly by the end of this week, each of the affected families would receive a sum of Rs 3,800, said officials.

While most residents managed to run to safety, the fire claimed two lives, and left 11 persons injured who are recuperating in hospital. According to the fire department, the fire spread rapidly owing to gusty winds and a large number of cylinders in the area. Around 30 cylinders were reported to have burst as the fire engulfed the entire stretch covering approximately 6,400 square metres of forest department land.



Though the collectorate was given a deadline of 10 days to complete the survey and count every family, Mumbai Suburban Collector Shekhar Channe said he was optimistic of completing it within a day or two. “We want the families to get the relief amount as soon as possible. More than 20 teams went out early morning and we will try to cover all the families by the end of the day. If not, it will be done by Wednesday, soon after which the families will get the relief amount of Rs 3,800,” said Channe. He added that the details of the survey would be helpful in assessing the extent of the damage people suffered and also give an idea for the relief to be provided by the government.

Each of the 25 teams comprised two members from the collectorate, one official from the forest department and one police constable. The officials moved from one family to the other documenting the total number of members, their family income, the value of clothes, utensils, jewellery and other items lost.

Meanwhile, residents of neighbouring housing societies continued to pitch in with help in the form of clothes, food and utensils for the affected families. While the civic body will provide for night shelters for another two to three days, the various residents’ groups will continue to supply food for at least another week.

Whispering Palms, one of the housing societies nearby, will accommodate about seven families within their premises until they are able to find an alternate accommodation. “There are at least seven housekeeping staff in our building who lived in the slum. We have arranged for accommodation for their families in our society for 2-3 weeks until a transit camp is set up for them or they are able to find another place. Until then, we will be providing them basic essentials and meals three times a day,” said Vilas Kanwal, a resident of the society.

Meanwhile, the cause of the fire is yet to be ascertained. Deputy Chief Fire Officer K V Hirwale said, “A team went to the site and conducted investigation. A preliminary report will be submitted on Wednesday.”

arita.sarkar@expressindia.com


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MessageSujet: Re: ASIE Sud, Est, JAPON, INDE, INDONÉSIE, AUSTRALIE... mutations économiques, stratégies capitalistes et luttes de classes    Mer 9 Déc - 14:42

(Belgique)

L'Inde, première consommatrice d'énergie d'ici 2040 rédaction Source: AFP 10/11/15


L'India Gate à New Delhi, à peine visible en raison de l'épais smog provoqué par la pollution. © ap.

L'Inde, déjà très consommatrice d'énergie, va devenir d'ici à 2040 le pays le plus contributeur à la hausse mondiale de la demande énergétique et se lancer tous azimuts dans l'augmentation de ses capacités de production, prédit l'AIE

Citation :
Sous l'effet d'une industrialisation croissante, de l'augmentation des revenus et de la population, "l'Inde entre dans une période soutenue de hausse rapide de sa consommation énergétique", juge l'Agence internationale de l'énergie qui consacre une partie spécifique au géant asiatique dans son étude prospective annuelle.

6% de la consommation mondiale actuelle

Actuellement le pays ne représente que 6% de la consommation énergétique mondiale pour une population de 1,25 milliard d'habitants. Pour satisfaire ses besoins énergétiques futurs, l'Inde devra investir quelque 2.800 milliards de dollars d'ici à 2040, estime l'Agence. Et les trois quarts de cette somme iront dans la production d'électricité, alors qu'un cinquième de la population du pays n'y a toujours pas accès.

Après sa victoire en mai 2014 aux législatives, le Premier ministre indien Narendra Modi a d'ailleurs promis de fournir du courant aux millions de pauvres qui ne sont pas reliés à un réseau déjà surchargé, et sujet à des délestages fréquents, surtout durant les grosses chaleurs de l'été.

Faim de charbon

Pour faire face à ce défi, le pays fait feu de tout bois. Il a par exemple lancé un vaste plan de développement des énergies renouvelables avec l'objectif de multiplier par cinq ses capacités de production d'énergie solaire et de parvenir à 100 gigawatts d'ici à 2020. Le pays a ainsi l'objectif de produire 40% de son électricité à partir de sources non fossiles (énergies renouvelables et nucléaire) d'ici à 2030, selon sa contribution nationale remise à l'ONU dans le cadre de la conférence climat de Paris en décembre (COP21).

Mais l'AIE pointe toutefois "l'incertitude sur le rythme de construction de grands barrages et de centrales nucléaires", aux côtés du déploiement du solaire et de l'éolien. Le géant asiatique a une dizaine de projets de centrales nucléaires à l'étude, essentiellement de conception russe.

Energies fossiles avant tout

L'Inde va en réalité continuer à se reposer essentiellement sur les énergies fossiles dans les prochaines années, pour nourrir une croissance économique de 7% par an. Le charbon, qui assure déjà 60% du mix électrique du pays, représentera en 2040 la moitié de la consommation totale d'énergie, prévoit l'AIE. Cela fera de l'Inde "de loin, le premier pays responsable de l'augmentation de la demande de charbon". Si le pays abrite les cinquièmes réserves de charbon les plus importantes au monde et prévoit de doubler sa production d'ici à 2020, l'AIE estime qu'il sera aussi à cette date le premier importateur du minerai noir.

Le pétrole va connaître le même appétit, avec une demande en hausse pour atteindre 10 millions de barils par jour en 2040, selon l'Agence.

Inquiétant

Pas de quoi rassurer les organisations environnementales, alors que le pays est déjà le quatrième plus gros émetteur de gaz à effet de serre dans le monde, même si ses émissions par habitant sont bien moindres que dans les grands pays industrialisés. New Delhi était même l'an dernier, selon un classement de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), la capitale affichant la plus importante concentration de particules fines, devant Pékin.


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MessageSujet: Re: ASIE Sud, Est, JAPON, INDE, INDONÉSIE, AUSTRALIE... mutations économiques, stratégies capitalistes et luttes de classes    Jeu 10 Déc - 20:45



Les produits "Made in Vietnam" arrivent sur les marchés étrangers 10/12/2015

Ces cinq dernières années, de nombreux produits fabriqués ​vietnamiens se sont affirmés dans les réseaux de distribution à l’étranger. Un bon signe pour le ​Vietnam.

>>Ouverture de la foire-expo des produits vietnamiens de haute qualité en Russie


Les produits vietnamiens sont de plus en plus populaires en République de Corée.
Photo : baocongthuong.vn.

Citation :
Après ​avoir été présent à l’exposition sur les produits vietnamiens typiques en République de Corée, un représentant du Département du marché domestique du ministère de l’Industrie et du Commerce (MOIT) a déclaré qu’environ 200 catégories de produits d’entreprises vietnamiennes étaient présentes dans 114 supermarchés du distributeur Lotte. Les produits vietnamiens sont de plus en plus populaires dans ce pays, notamment les produits agricoles (bananes, mangues, pitayas...), le café Trung Nguyên, la noix de cajou Yên Nhung, le café Con Sóc (écureuil), la bière 333, les fruits séchés Vinamit, les nouilles Bich Chi, Vifon, Kinh Dô, etc.

Selon le MOIT, ces dernières années, les expositions de produits vietnamiens dans plusieurs pays ont montré que ceux-ci ont progressivement ​​de plus en plus de débouchés. En France, le Groupe Casino (société mère de Big C Vietnam) importe chaque année plus de 1.100 conteneurs du Vietnam pour distribuer des produits vietnamiens dans son ​réseau et ​approvisionner 25 partenaires d​e 20 pays. Casino ​a pour fournisseurs près de 60 entreprises vietnamiennes, principalement des secteurs de l'alimentation, de l'épicerie et du textile.


Le café Trung Nguyên est prisé sur les marchés étrangers.
Photo : NNVN/CVN

À Singapour, en coopération avec NTUC FairPrice, un grand réseau de supermarchés singapouriens, SaigonCo.op commercialise plus de 50 articles, dont nombre​ sont nouveaux comme filets de poisson congelés, sapoche, mangue d’Australie, noix de coco… En 2015, SaigonCo.op a ainsi exporté 70 conteneurs ​de 1.200 ​catégories de produits vietnamiens.

En particulier, en 2015, Saigon Coop et Satra ont signé un accord de coopération dans l’échange de marchandises vietnamiennes entre eux, ainsi qu’avec Magnhit, le plus grand ​réseau de vente au détail de la Russie qui comprend 1.600 supermarchés. La société russe Incentra ​a accepté ​de distribuer des produits vietnamiens dans le complexe multifonctionnel Hanoi-Moscou en novembre et en décembre 2015.

NDEL/VNA/CVN


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MessageSujet: Re: ASIE Sud, Est, JAPON, INDE, INDONÉSIE, AUSTRALIE... mutations économiques, stratégies capitalistes et luttes de classes    Ven 11 Déc - 5:31



Carte. Asie du Sud : quelles alliances régionales ?

Cette carte des alliances régionales en Asie du Sud est extraite de l’ouvrage de Philippe Cadène et Isabelle Milbert, Inde et Asie du Sud. A la recherche d’un équilibre, Coll. 50 fiches, Paris, Ellipses, 2015






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MessageSujet: Re: ASIE Sud, Est, JAPON, INDE, INDONÉSIE, AUSTRALIE... mutations économiques, stratégies capitalistes et luttes de classes    Ven 11 Déc - 9:01


il est vrai que les Japonais ne font rien comme les autres, le parti communiste le plus puissant et nombreux du monde capitaliste développé (12 % des voix, une majorité de femmes...), mais quelle est l'ampleur du mouvement pacifiste au Japon ? Va savoir... Cet article me semble optimiste, mais rien d'étonnant vu le blog de la Tendance communiste internationale

j'ai abordé cette question dans une "TROISIÈME GUERRE MONDIALE" ? Voir les messages repris ci-dessous




Le mouvement pacifiste au Japon, symptôme d’un mécontentement social grandissant Timothy Bay 29 novembre 2015

La société japonaise connaît une crise profonde. Après des décennies de stagnation économique, les élites politiques tentent désespérément de relancer l'économie, tout en cherchant à attiser le nationalisme antichinois afin de consolider ses soutiens. Malgré tout, l’actuel mouvement de masse contre la réécriture de la « clause pacifiste » de la constitution est symptomatique du fait que ce système a atteint ses limites.


Citation :
Le régime d’après-guerre au Japon s’effrite sous le coup des réductions d’impôts pour les entreprises, de leur augmentation, à l’inverse, pour les travailleurs, et la fin du standard des emplois à vie. La remilitarisation n’est qu’un autre élément témoignant de la fin du système de l’après-guerre. Le taux de participation aux élections est tombé de 69 à 5 %, ce qui est un symptôme flagrant de la désillusion des masses vis-à-vis de la politique bourgeoise. Dans le même temps, le parti communiste a doublé ses scores, passant à 13 % l’an dernier, soit 2 millions de votes supplémentaires. Ceci prépare le terrain pour des convulsions révolutionnaires au Japon, le mouvement contre le changement de la clause pacifiste n’en étant que le début.

Article 9 de la Constitution japonaise
Citation :
« Aspirant sincèrement à une paix internationale fondée sur la justice et l'ordre, le peuple japonais renonce à jamais à la guerre en tant que droit souverain de la nation, ou à la menace, ou à l'usage de la force comme moyen de règlement des conflits internationaux.

« Pour atteindre le but fixé au paragraphe précédent, il ne sera jamais maintenu de forces terrestres, navales et aériennes, ou autre potentiel de guerre. Le droit de belligérance de l'Etat ne sera pas reconnu. »


Après les horreurs de la Seconde Guerre mondiale, les Japonais ont été contraints au pacifisme, un revolver sur la tempe. Les Etats-Unis voulaient éliminer la menace d’une force militaire indépendante dans le Pacifique ; ils ont donc saisi cette occasion pour démanteler l’armée nippone et inscrire la renonciation à l’emploi de la force dans la Constitution japonaise. Ils ont néanmoins rapidement regretté cette manœuvre. Le pacifisme a gagné un fort soutien au sein de la population japonaise, qui y voyait un moyen de rediriger les dépenses militaires vers des tâches socialement plus utiles. Pendant ce temps, la situation de guerre froide obligea les forces américaines à assurer elles-mêmes les coûts de la défense du Japon.

Tandis que les souvenirs de la Seconde Guerre mondiale s’estompaient, la nécessité de contrecarrer l’influence de la Chine et de l’Union soviétique dans la région devenait de plus en plus pressante. A partir du moment où les avantages potentiels d’une armée japonaise apparurent évidents, les classes dirigeantes du Japon et des Etats-Unis cherchèrent un moyen de remilitariser l’Etat japonais. Mais ce projet n'a pas été sans susciter d'opposition. Si le Japon a de facto une armée, sous la forme de forces « d’autodéfense », depuis 1954, il n’a été capable de participer aux missions de « maintien de la paix » de l’ONU qu’à partir de 1992, et ne participe à leur soutien logistique que depuis 2004. Tout ceci alors que l’impérialisme américain est en déclin et que la compétition avec l'impérialisme chinois pour l'influence régionale devient de plus en plus importante. Les USA ont aujourd’hui besoin de l’aide japonaise pour contenir l’expansion de la Chine, tandis que la bourgeoisie nippone ne considère plus que les USA soient capables de défendre ses intérêts.

En dépit de cette militarisation rampante et des efforts en ce sens du premier ministre Shinzo Abe, l’Article 9 n’est pas prêt d’être révisé. Le prolétariat japonais tient à défendre ce qu’il voit comme la « Constitution pacifiste » du Japon. Cette lutte a ravivé les souvenirs de la lutte de 1960 contre le « traité de sécurité», qui cédait des territoires japonais pour l’implantation de bases militaires états-uniennes.

Les Japonais ne sont pas enclins à se lancer dans des expéditions impérialistes pour le compte de la bourgeoisie japonaise et de ses alliés américains. Les aventures impérialistes japonaises du passé ont été désastreuses, avec 3 millions de morts durant la Seconde Guerre mondiale et des atrocités de masses commises en Chine et en Corée. De plus, le programme de réarmement ne coûterait pas moins de 240 milliards de dollars, et ce, alors que le gouvernement applique par ailleurs une politique d’austérité drastique dans les services publics.

Pour contourner l’opposition grandissante, Abe a lancé une campagne pour réinterpréter la Constitution afin d’y introduire l’idée d’une soi-disant « autodéfense collective ». Celle-ci autoriserait les forces d’autodéfense japonaises à participer aux opérations pour « défendre » ses alliés — au lieu de s’en tenir à la protection du territoire japonais — et autoriserait la vente d’armes à des puissances étrangères. Ces mesures sont particulièrement impopulaires au Japon et la plupart des experts les qualifient de fondamentalement anticonstitutionnelles. Mais dans le contexte d’une économie stagnante et d'accroissement du mécontentement social, la perspective de ventes d’armes particulièrement lucratives a pour conséquence que le droit élémentaire du peuple japonais de décider s’il veut ou non modifier sa constitution a été jeté aux orties.

Le pacifisme du Japon était le produit du rapport de force existant après la Seconde Guerre mondiale, avec la révolution chinoise et la montée en puissance de l’Union Soviétique. La classe dirigeante japonaise n’a pas soudainement changé d’avis à propos du pacifisme. Les guerres et la militarisation ne sont pas causées par des politiciens sournois n’aspirant pas suffisamment à la paix, elles sont le fruit des contradictions réelles du développement économique et social. Les manœuvres d’Abe sont simplement l’expression des besoins actuels de l'impérialisme japonais. Le militarisme et l’impérialisme ne peuvent être séparés du système capitaliste. Ils proviennent de celui-ci et ne pourront être éradiqués définitivement que lorsque le capitalisme lui-même sera aboli : pour mettre fin aux guerres, nous devons mettre fin au capitalisme ! Ce mouvement montre les premières fissures du régime et prépare la voie à une lutte non seulement contre l’impérialisme, mais contre le capitalisme lui-même dans un des bastions clés du système actuel.


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MessageSujet: Re: ASIE Sud, Est, JAPON, INDE, INDONÉSIE, AUSTRALIE... mutations économiques, stratégies capitalistes et luttes de classes    Ven 11 Déc - 9:03

import du 16 juillet 2015

Japon: contestations contre les lois de défense Le Figaro

Le Figaro a écrit:
Les projets de loi de défense controversés du Premier ministre japonais Shinzo Abe doivent être votés aujourd'hui en session plénière de la chambre basse, au lendemain d'un rassemblement de dizaines de milliers d'opposants qui y voient la fin de la Constitution pacifiste du pays. Quelque 60.000 personnes, selon les organisateurs, ont participé à une manifestation devant le Parlement hier soir, après l'adoption en commission de ces réformes destinées à renforcer le rôle militaire du Japon sur la scène internationale.


Des échauffourées sont survenues lorsque la police a repoussé les manifestants, et deux hommes âgés d'une soixantaine d'années, soupçonnés d'avoir agressé des policiers, ont été arrêtés, ont rapporté les médias japonais. Les manifestations au Japon sont généralement de faible ampleur et très tranquilles. Mais cette réinterprétation de la loi fondamentale, qui rendrait possible l'envoi à l'extérieur des Forces d'autodéfense - le nom officiel de l'armée - pour venir en aide à un allié, en premier lieu les Etats-Unis, a déchaîné les passions.


La contestation contre le projet de Shinzo Abe, ouvertement nationaliste, attire des jeunes mais aussi des seniors qui n'avaient jamais participé à des manifestations ou y reviennent pour la première fois depuis les mouvements des années 1960-70. Des dizaines de députés d'opposition, munis de pancartes et criant leur opposition au projet, avaient investi hier la salle où était rassemblée la commission parlementaire, provoquant des scènes de chaos rares au Parlement japonais.


au Parlement



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MessageSujet: Re: ASIE Sud, Est, JAPON, INDE, INDONÉSIE, AUSTRALIE... mutations économiques, stratégies capitalistes et luttes de classes    Ven 11 Déc - 9:07

importé du 20 août 2015

WSWS : La France et le Japon renforcent une coopération militaire dirigée contre la Chine


WSWS a écrit:
En visite à Tokyo vendredi, les ministres français des Affaires étrangères et de la Défense ont signé des accords avec leurs homologues japonais après des entretiens « deux-plus-deux » sur les questions de sécurité nationale et de diplomatie. Le Japon est le seul pays d’Asie avec lequel la France a mis en place une telle échange diplomatico-militaire.

Cet accord militaire intervient après que le Japon et la France ont convenu de collaborer en Afrique, où l’impérialisme français monte des interventions militaires dans ses anciennes colonies, notamment au Mali et en République centrafricaine (RCA). Au cours de leurs premiers pourparlers « deux-plus-deux » à Paris l’an dernier, Tokyo s’était engagé à soutenir les interventions militaires françaises en Afrique, qui visent à saper l’influence croissante de la Chine sur le continent. (Voir : La France et le Japon s’allient contre l’influence chinoise en Afrique)

En concluant une alliance militaire avec le Japon, la France attise les tensions déjà entraînées en Asie par le « pivot vers l’Asie » du gouvernement Obama. En même temps que Washington essaie de consolider une alliance militaro-stratégique avec le Japon, l’Australie, l’Inde et d’autres puissances régionales, visant à isoler la Chine et à se préparer à une guerre avec elle, le Japon et la Chine sont enfermés dans un face-à-face militaire virulent au sujet des îles Senkaku / Diaoyu en Mer de Chine orientale.


Armement : Paris et Tokyo cimentent leur relation Les Echos 13 mars 2015

La France et le Japon ont conclu un accord ouvrant la voie à des matériels communs.Tokyo, qui a levé l’interdiction d’exporter, veut renforcer son industrie militaire.

Citation :
La coopération franco-japonaise de défense est entrée dans le dur en fin de semaine dernière, à l’occasion d’une réunion dite « 2+2 » à Tokyo associant ministres des affaires étrangères et de la Défense des deux pays. Cette réunion, la deuxième du genre, a débouché sur la signature d’un accord cadre ouvrant la voie au développement en commun de systèmes d’armements.

« Cela fixera le cadre de notre collaboration », a précisé Laurent Fabius, cité par l’AFP. Les projets évoqués par le ministre des affaires étrangères concernent notamment « les systèmes de drones, les hélicoptères ou l’espace ». Le déminage pourrait enrichir la liste. Pour Jean-Yves Le Drian, son alter ego pour la Défense,il s’agit d’« un pas considérable qui devrait être suivi le plus rapidement possible, peut-être avant la fin de l’année, d’un accord de logistique et approvisionnement ».

Effacer les malentendus

Signe de la confiance ambiante, le Japon est le seul pays asiatique avec lequel la France a mis en place ce format d’échange diplomatico-militaire (l’autre « 2+2 » concerne la Russie, mais compte tenu de la crise ukrainienne, les relations ont été arrêtées). Dans l’autre sens, le pays du soleil levant n’a établi de coopération militaire qu’avec le Etats-Unis, la Grande-Bretagne et l’Australie.

Paris et Tokyo ont même fait vœux de transparence sur leurs politiques respectives d’exportations d’armement, effaçant ainsi les critiques qui ont perturbé la relation bilatérale à cause de la vente par DCNS de grille d’appontage pour hélicoptères à la Chine (« Les Echos » du 10 juin 2013).

Les accords conclus prendront du temps avant de donner naissance à un premier équipement. Mais pour le Japon, ce premier jalon est nécessaire pour renforcer son industrie de défense en la faisant coopérer avec son homologue tricolore, l’une des plus en pointe dans le monde, d’autant que le gouvernement Abe a mis fin à l’interdiction d’exporter du matériel militaire qui prévalait depuis la fin des années 60.

Plus globalement, le « 2+2 »s’inscrit dans la volonté de Tokyo de jouer un rôle sur la scène internationale, en Afrique notamment dans le cadre d’opérations de maintien de la paix ou aux large des côtes somalienne pour lutter contre la piraterie, sans oublier tout ce qui touche au terrorisme.


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MessageSujet: Re: ASIE Sud, Est, JAPON, INDE, INDONÉSIE, AUSTRALIE... mutations économiques, stratégies capitalistes et luttes de classes    Ven 11 Déc - 9:08

importé du 31 août



Les Japonais manifestent contre le réarmement de leur pays BFMTV/AFP 30/08/2015


Manifestation devant le Parlement japonais pour protester contre les lois militaires
voulues par le Premier ministre Shinzo Abe, le 30 août 2015 à Tokyo

Des dizaines de milliers de personnes se sont rassemblées devant le Parlement dimanche à Tokyo pour protester contre de nouvelles lois visant à élargir les prérogatives de l'armée japonaise, a constaté un journaliste de l'AFP.

Citation :
Cette manifestation témoigne d'une mobilisation grandissante dans le pays alors que le Premier ministre conservateur Shinzo Abe et son Parti libéral démocrate (PLD) espèrent faire adopter ces lois au cours de la session parlementaire qui se termine fin septembre.

"Oui à la paix, non à la guerre"

Elles sont actuellement en discussion au Sénat après avoir été approuvées en juillet par la Chambre basse. Malgré un temps pluvieux, les manifestants s'étaient déplacés nombreux, brandissant des pancartes disant "oui à la paix, non à la guerre". Dans la foule, une immense banderole ornée de ballons de couleur blanche et noire, réclamait la démission de Shinzo Abe.

Aux côtés des membres de l'opposition, dont le dirigeant du Parti démocrate du Japon (PDJ) Katsuya Okada, avaient pris place des étudiants - certains ont même entamé jeudi une grève de la faim -, de jeunes parents, des seniors mais aussi des artistes tels que le compositeur Ryuichi Sakamoto.

"Je ne peux pas rester les bras croisés"


"Je ne peux pas rester les bras croisés quand je pense qu'avec les dérives du gouvernement Abe, le Japon pourrait repartir en guerre", a confié une des participantes, Kenichi Ozawa. À travers cette réforme, le gouvernement souhaite étendre à un théâtre de conflit extérieur la notion de défense des intérêts du pays, au lieu de la cantonner au seul territoire national.

L'armée japonaise aurait ainsi la possibilité d'épauler à l'extérieur un allié en difficulté, en premier lieu les Etats-Unis, les Etats-Unis, dans le cadre d'un schéma dit de "défense collective", même si le Japon n'est pas directement menacé.

120.000 dans la rue à Tokyo, selon les organisateurs

Mais cette extension des prérogatives des Forces d'autodéfense nippones fait craindre aux Japonais de voir leur pays pris au piège dans un conflit lointain. Au fil des décennies, ils sont devenus très attachés au pacifisme inscrit dans l'article 9 de la Constitution.

Ils étaient 120.000 dans la rue à Tokyo, selon les organisateurs, 30.000 selon la police, tandis que d'autres actions de protestation avaient lieu à travers le Japon. À Nagoya (centre), un groupe de mères avait improvisé un rassemblement près de la gare, scandant: "protégez nos enfants!".

Pour Shinzo Abe et ses partisans, ces lois - salués par les Etats-Unis - sont nécessaires face à une Chine qui monte en puissance et une Corée du Nord imprévisible. Les Etats-Unis ont pour leur part salué l'initiative.

Par la rédaction avec AFP


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