PATLOTCH / NOUVELLE THÉORIE du COMMUNISME et de la RÉVOLUTION

LA CONSTITUTION EN CLASSE CONTRE LE CAPITAL DES LUTTES PROLÉTARIENNES, FÉMINISTES, DÉCOLONIALES et ÉCOLOGISTES
 
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 ASIE Sud, Est, JAPON, INDE, INDONÉSIE, AUSTRALIE... mutations économiques, stratégies capitalistes et luttes de classes

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MessageSujet: ASIE Sud, Est, JAPON, INDE, INDONÉSIE, AUSTRALIE... mutations économiques, stratégies capitalistes et luttes de classes    Dim 16 Aoû - 16:20

INTRODUCTION à VENIR

les informations concernant la Chine sont dans RESTRUCTURATION du CAPITAL mondial et perte de SUPRÉMATIE OCCIDENTALE



Sites de quotidiens et hebdomadaires d'Asie du Sud (liste non exhaustive)

Inde | Pakistan | Bangladesh | Sri Lanka | Népal



Carte. Asie du Sud : quelles alliances régionales ?

Cette carte des alliances régionales en Asie du Sud est extraite de l’ouvrage de Philippe Cadène et Isabelle Milbert, Inde et Asie du Sud. A la recherche d’un équilibre, Coll. 50 fiches, Paris, Ellipses, 2015




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Dernière édition par Admin le Ven 15 Juil - 10:00, édité 9 fois
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MessageSujet: Re: ASIE Sud, Est, JAPON, INDE, INDONÉSIE, AUSTRALIE... mutations économiques, stratégies capitalistes et luttes de classes    Dim 16 Aoû - 16:25




Analyse: l’esclavage en Asie juin 15, 2014

Alors que l'actualité est dominée par le problème de l'esclavage dans le secteur de la pêche en Thaïlande, plusieurs enquêtes ont déjà démontré que l'esclavage en Asie est un problème ancien et récurrent.

Citation :
Il fut un temps où l’esclavage était synonyme de chaînes, de fouets, de navires surpeuplés et de propriétaires de plantations blancs. De nos jours, le visage du travail gagé et des migrations forcées à l’échelle de la planète est bien plus disparate.

En Asie, il peut revêtir l’apparence d’une jeune mariée adolescente du Myanmar, à qui un négociateur de mariage chinois a fait passer la frontière clandestinement ; d’un Cambodgien de 29 ans dont le passeport a été confisqué et qui est contraint à travailler sur un bateau de pêche thaïlandais ; ou d’un garçon bangladais de 10 ans né dans la servitude.

Quel que soit son visage, la manifestation moderne de l’esclavage existe bien et prospère même sur chaque continent et dans presque tous les pays.

L’Organisation internationale du travail (OIT) estime à 21 millions le nombre d’hommes, de femmes et d’enfants contraints au travail forcé à travers le monde. De ces victimes, 90 pour cent sont dans l’économie privée, exploités par des particuliers ou des entreprises. La plupart (68 pour cent) sont contraints à un travail manuel dans l’industrie, la construction ou l’agriculture, ou travaillent comme domestiques. Environ 22 pour cent travaillent dans le commerce du sexe.

Selon un rapport de l’organisation Walk Free, près de 30 millions de personnes sont réduites en esclavage dans le monde. L’Asie est le continent le plus touché par l’esclavage moderne, qui sévit essentiellement en Inde, en Chine et au Pakistan.


Problème asiatique

L’Asie est de loin le continent le plus concerné par l’esclavage. L’OIT estime à 11,7 millions – soit plus de la moitié (56 pour cent) – le nombre de travailleurs gagés ou forcés dans la région Asie-Pacifique. À titre de comparaison, la deuxième région la plus touchée est l’Afrique, avec 18 pour cent. Les chiffres sont choquants, mais ne sont pas nouveaux, notent les experts.

Ces dernières décennies, la nécessité d’agir pour éradiquer l’esclavage est rentrée dans la conscience collective, et a permis de répondre à certains objectifs de l’agenda de développement mondial. Les pays les plus largement touchés par l’esclavage ont ratifié des accords internationaux par lesquels ils se sont engagés à collaborer avec les organisations humanitaires et les militants pour s’attaquer au problème.

14 millions d’esclaves en Inde

Sur les 29,8 millions de personnes qui vivent dans des conditions d’esclavage, les trois quarts se trouvent sur le continent asiatique. L’Inde arrive en tête du classement établi par Walk Free, avec pas moins de 14 millions d’esclaves, soit près de la moitié du chiffre mondial.

Arrivent ensuite la Chine (2,9 millions), le Pakistan (plus de deux millions), puis le Nigeria, l’Ethiopie, la Russie, la Thaïlande, la République démocratique du Congo (RDC), la Birmanie et le Bangladesh. À eux seuls, ces dix pays comptent 22 millions de personnes en condition d’esclavage sur les 29,8 millions au total.

Les réseaux criminels internationaux responsables de la traite d’êtres humains sont mieux surveillés et davantage interceptés que par le passé, et les entreprises et les consommateurs ont davantage conscience de l’impact que peut avoir le fait d’encourager le travail forcé à bas prix, notamment grâce à certaines enquêtes largement relayées par les médias internationaux.

Pour de nombreuses agences gouvernementales et observatoires du crime œuvrant à éradiquer l’esclavage, il existe de bonnes raisons de se montrer optimiste. Et pourtant, le sentiment qu’il pourrait être fait plus prévaut chez les militants et les personnes sur le terrain directement confrontées aux traumatismes et aux abus qu’endurent chaque jour les victimes de trafic et d’esclavage.

Idée dangereuse

« Il existe dans la communauté de l’aide au développement l’idée dangereuse selon laquelle s’attaquer aux problèmes courants [comme la pauvreté] mettra automatiquement fin à l’esclavage », a dit à IRIN Adrian McQuade, le directeur de l’organisation Anti-Slavery International dont le siège est à Londres.

Pendant longtemps, l’organisation a fait du lobbying auprès des gouvernements et fait pression sur les institutions internationales et les entreprises pour mettre fin à l’esclavage, mais M. McQuade a dit que leurs efforts se sont de plus en plus tournés vers la communauté internationale de l’aide au développement. Selon lui, non seulement cette dernière n’en fait pas assez pour venir à bout de l’esclavage moderne, mais elle aurait même tendance à aggraver le problème.

Adrian McQuade a écrit:
« À moins de s’attaquer systématiquement au problème des groupes exclus, pas uniquement pour des questions de genre, mais aussi les groupes ethniques ou religieux, il existe un risque tout à fait réel qu’une intervention conduite par une agence d’aide au développement aggrave la position du groupe exclu, et le rende encore plus vulnérable à l’exploitation et à l’esclavage »,

Toutes les études ont prouvé que les personnes les plus susceptibles d’être victimes de trafic ou de travail forcé sous la menace de répressions sont presque toujours issues de communautés marginales, qui sont souvent laissées en marge des programmes de développement ou sont les dernières à en bénéficier, a dit M. McQuade.

Tandis que la discrimination sexuelle figure au nombre des priorités de la communauté humanitaire depuis longtemps, d’autres discriminations envers certaines minorités ethniques ou religieuses sont abordées avec moins d’efficacité.

Dans de nombreux cas, il est plus facile pour les agences d’aide au développement de concentrer leur travail et la distribution de l’aide sur les communautés majoritaires ou les groupes familiaux dominants, qui utilisent leur position d’influence pour exclure les autres politiquement et culturellement.

« Si chaque projet de développement était contraint d’évaluer l’impact [de cette situation] sur l’esclavage, nous commencerions à aborder le problème de façon plus globale », a dit M. McQuade.

En Asie, le problème est souvent particulièrement prononcé dans les zones frontalières ou le long des couloirs migratoires où diverses communautés rivalisent pour les ressources et pour capter l’attention des agences d’aide au développement.

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MessageSujet: Re: ASIE Sud, Est, JAPON, INDE, INDONÉSIE, AUSTRALIE... mutations économiques, stratégies capitalistes et luttes de classes    Dim 16 Aoû - 16:44



Accord de libre-échange conclu entre l’Europe et le Vietnam Catherine Chatignoux 04/08 à 18:52



Le ministre vietnamien Commerce l’Industrie Vu Huy Hoang annoncé
la conclusion d’un accord politique traité libre-échange l’Union européenne négociations ans demi


Catherine Chatignoux a écrit:


Le traité qui a fait, mardi, l’objet d’un accord politique pourrait entrer en vigueur dès la fin 2017.

La Commission européenne et le Vietnam sont parvenus, mardi, à un accord politique sur un traité de libre-échange qui était en négociations depuis deux ans et demi. « Cet accord va donner une impulsion à notre commerce avec l’une des économies les plus dynamiques d’Asie », s’est félicitée la commissaire européenne en charge du Commerce, Cecilia Malmström, tandis qu’à Hanoï, le ministre Vu Huy Tranh saluait un accord qui « intégrera le Vietnam dans l’économie mondiale ». Le traité prévoit l’élimination de « 99 % » des droits de douane sur les marchandises des deux partenaires, soit immédiatement, soit après une période pouvant s’étendre jusqu’à sept ans. Ce sera le cas pour les vins et alcools européens vers le Vietnam. L’Europe, elle, lèvera dans le même délai ses droits sur les produits textiles et les chaussures. Autre restriction, le riz vietnamien ainsi que le surimi et le thon en boîte seront soumis à des quotas à leur entrée dans l’Union.

Un commerce déjà multiplié par trois en dix ans

Le commerce entre les deux partenaires a déjà été multiplié par trois en dix ans et représente aujourd’hui 28 milliards d’euros, l’Europe accusant un déficit commercial de 6 milliards. Hanoï a également accepté d’ouvrir son marché aux services européens, dans la finance, les télécoms, les transports et le courrier. Dans le domaine de l’investissement, le pays va supprimer ou alléger les obstacles à la construction d’usines manufacturières.

Avec la reconnaissance des indications géographiques , les marques européennes telles que le Champagne, le parmesan et le Scotch Whisky seront mieux protégées. Pour les marchés publics, les deux partenaires se sont alignés sur les règles de transparence de l’OMC. « Plus de 31 millions d’emplois en Europe dépendent des exportations, donc avoir un accès plus facile à un marché de 90 millions de consommateurs en pleine expansion est une bonne nouvelle », a renchéri Cecilia Malmström.

Enfin, le traité contient un chapitre contraignant sur le respect des droits de l’homme et des droits des travailleurs, et insiste aussi sur la nécessité d’un « développement durable ». Il reste quelques détails techniques à régler et le texte doit être finalisé au niveau juridique. L’accord sera ensuite soumis au Conseil des ministres européens et au Parlement européen. Il pourrait entrer en vigueur fin 2017 ou début 2018.






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MessageSujet: Re: ASIE Sud, Est, JAPON, INDE, INDONÉSIE, AUSTRALIE... mutations économiques, stratégies capitalistes et luttes de classes    Dim 16 Aoû - 16:52

L'Asie championne des accords de libre-échange Arnaud Rodier, Le Figaro 04/04/2012



Cérémonie d'ouverture du 20e sommet de l'Association des nations de l'Asie du Sud-Est (Asean), mardi au Palais de la Paix de Phnom Penh, au Cambodge

Les pays de l'Asean veulent doubler leur fonds de réserve à 240 milliards de dollars

Le vingtième sommet des chefs d'État et de gouvernement de l'Asean (Association des nations de l'Asie du Sud-Est), qui s'est ouvert mardi à Phnom Penh, au Cambodge, doit être l'occasion pour ces dix pays de réclamer le doublement de l'accord d'échange de devises qui les lie depuis mars 2010, connu sous le nom d'Initiative de Chiang Mai, pour porter leurs réserves de 120 à 240 milliards de dollars.

Citation :
Ils veulent moins dépendre des Occidentaux, et plus particulièrement du Fonds monétaire international (FMI). Ils entendent également renforcer leur intégration économique. Car c'est un Monopoly géant qui est en train de se jouer en Asie.

La Chine s'est donnée jusqu'à la fin du premier semestre pour engager des discussions en vue de négocier un accord de libre-échange avec la Corée du Sud. Pékin, qui a déjà un accord de ce type avec l'Asean, envisage, dans la foulée, de proposer la même chose au Japon. Si elles aboutissent, c'est un marché de 2,1 milliards de consommateurs qui s'ouvrira, représentant près du quart du produit intérieur brut mondial.



(cliquer dans l'original)

Pris ensemble, les pays de l'Asie de l'Est et du Sud-Est sont d'ores et déjà ceux qui connaissent la croissance la plus rapide dans le monde, même s'ils n'affichent pas tous les records de la Chine (9,5% l'an dernier). Et plus ils renforcent leurs liens, plus ils augmentent leurs échanges. Le commerce entre la Chine, l'Asean, la Corée du Sud et le Japon a bondi de 35% entre 2006 et 2008, calcule la Banque asiatique de développement, à 1250 milliards de dollars.

Les exportations de Pékin vers l'Asie du Sud-Est représentaient 8% de ses exportations totales en 2008, et celles vers la Corée et le Japon 13% de son commerce extérieur. Dans l'autre sens, la Chine comptait pour 16% des exportations du Japon et 20% de celles de la Corée. L'Asean, outre la Chine, a déjà passé des accords de libre-échange avec la Corée du Sud, le Japon et l'Inde. Des pays qui ont eux-mêmes des accords bilatéraux de leur côté. La Corée dispose également d'un accord de libre-échange avec l'Inde. L'Inde en a un autre avec Singapour. Singapour qui en a signé de son côté avec l'Australie, et la Nouvelle-Zélande en plus de ceux qui lient la ville-État à l'Inde, le Japon, la Chine et la Corée. À chaque fois, le cercle s'agrandit. À chaque fois, de nouvelles barrières tombent.

Le cycle de Doha enterré

À chaque fois, c'est le cycle de Doha qu'on enterre un peu plus. La multiplication de ces accords démontre toutes les failles d'une négociation globale sur le commerce mondial. Négociation en panne depuis plus de dix ans.

La Chine, qui est de moins en moins l'atelier du monde, s'affiche de plus en plus comme un consommateur à part entière. Ses achats de biens de consommation ne cessent de croître, alors que ses importations de pièces détachées de la région ne cessent de baisser.

Une évolution qui renforce son rôle de moteur de la croissance asiatique et qui permet à Pékin d'apparaître comme le pays qui peut sauver ses voisins de la crise aux États-Unis et en Europe.

Mais ces accords de libre-échange ne sont pas la panacée. S'ils sont, sur le papier, d'autant plus intéressants que le nombre de partenaires est grand, ils reposent sur un équilibre d'autant plus fragile qu'il doit tenir compte des niveaux de développement des uns et des autres. Le revenu par habitant de la Chine représente à peine 20 % de celui du Japon ou de la Corée. La proximité et les infrastructures de transport jouent également un rôle. Il est ainsi plus facile pour la Chine de faire du commerce avec la Corée et le Japon qu'avec l'Indonésie ou l'Australie.

Cependant chaque nouvel accord négocié en Asie est un formidable contrepoids qui renforce le pouvoir économique et politique de la région face au reste du monde. La Chine l'a bien compris qui ne cesse de mettre en avant la vulnérabilité de l'Europe et des États-Unis dont elle veut être, comme ses voisins, de moins en moins dépendante. Or l'Europe est devenue aujourd'hui son premier marché. En se rapprochant d'abord de l'Asean, puis de la Corée et du Japon, Pékin se protège.

Et si la Chine semble vouloir aller si vite, c'est aussi parce qu'elle y voit un moyen de couper l'herbe sous le pied des Américains qui tentent de mettre sur pied un Partenariat transpacifique (Trans-Pacific Strategic Economic Partnership) directement concurrent des accords asiatiques.Il regroupe aujourd'hui les États-Unis, l'Australie, la Nouvelle-Zélande, le Vietnam, la Malaisie, Singapour, le Chili, le Pérou et Brunei. Or, Tokyo demande maintenant à le rejoindre, de même que le Canada et le Mexique. Et les Chinois voient d'un très mauvais œil ce retour de balancier.


Pékin rêve d'une alliance avec la Corée et le Japon

La stratégie de Pékin est celle des petits pas. Faute de pouvoir créer tout de suite un Asean + 3, un vaste accord intégré avec la Corée, le Japon et l'Asie du Sud-Est, la Chine joue la multiplication des accords bilatéraux comme autant de solutions à moyen terme.

En s'adressant d'abord à la Corée du Sud, la Chine, première économie d'Asie et deuxième économie mondiale, se tourne vers un partenaire avec qui le commerce représente d'ores et déjà plus de 225 milliards de dollars. Il devrait passer à 300 milliards dès 2015. En comparaison, les échanges entre la Chine et la Corée du Nord ont péniblement totalisé 5,2 milliards de dollars l'an dernier.

Un voisin difficile


Même si Pékin continue de tenir à bout de bras le régime communiste de Pyongyang, qui reste le pire ennemi de Séoul, les Chinois savent parfaitement où est leur intérêt. «Les deux parties sont convenues que signer l'accord de libre-échange le plus tôt possible fournirait un environnement plus favorable à la coopération bilatérale sur le plan économique et commercial», souligne le communiqué qu'ils ont publié conjointement au début du mois de janvier.

Avec le Japon, la Chine s'adresse à la troisième économie mondiale. Un poids lourd avec lequel ses échanges ont dépassé les 300 milliards de dollars l'an dernier. Mais c'est aussi un voisin diplomatiquement difficile. Pékin dit vouloir faire des efforts pour «accroître la confiance politique mutuelle et résoudre les différents» entre les deux pays.

L'an dernier, le premier ministre chinois, Wen Jiabao, a visité les zones les plus touchées par le séisme du 11 mars pour exprimer sa «compassion» à la population des zones affectées. En retour, le numéro un japonais, Yoshihiko Noda, s'est rendu en Chine fin 2011, les deux parties affirmant à l'issue de cette visite avoir «atteint d'importants consensus dans les domaines politique, économique, culturel et humanitaire».

Si Pékin réussit à signer un accord de libre-échange avec l'un et avec l'autre, il se retrouvera automatiquement être le chef d'orchestre pour négocier à son avantage l'alliance à trois avec l'Asean, dont il rêve.

La  riposte de Washington: l'accord transpacifique


C'est en novembre 2011 que le Japon a officiellement demandé à ouvrir des négociations avec les États-Unis en vue d'adhérer au Trans-Pacific Strategic Economic Partnership Agreement, qui vise à mieux intégrer les économies de la région Asie-Pacifique. Lancé en 2005 par une poignée de pays, Singapour, la Nouvelle-Zélande, Brunei et le Chili, il a très vite intéressé Washington qui y a vu un levier pour faire contrepoids aux accords de libre-échange qui se nouaient sans lui tant en Asie qu'en Amérique latine et y renforcer son influence. En 2010, les États-Unis ont donc rejoint le «TPP Agreement, suivis par l'Australie, la Malaisie, le Pérou et le Vietnam. Depuis, le président américain Barack Obama ne cesse de le pousser à s'élargir.

Outre le Japon, le Canada et le Mexique pourraient également le rejoindre cette année. C'est l'une des raisons qui ont poussé Pékin à accélérer ses négociations avec Tokyo, alors que la Chine s'est toujours montrée très frileuse chaque fois qu'il s'est agi de se rapprocher de l'archipel.


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MessageSujet: Re: ASIE Sud, Est, JAPON, INDE, INDONÉSIE, AUSTRALIE... mutations économiques, stratégies capitalistes et luttes de classes    Mar 18 Aoû - 10:52







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MessageSujet: Re: ASIE Sud, Est, JAPON, INDE, INDONÉSIE, AUSTRALIE... mutations économiques, stratégies capitalistes et luttes de classes    Dim 23 Aoû - 17:31

Quand les lois privent les paysans de leurs terres : la réforme agraire à rebours de l’Asie   GRAIN | 05 mai 2015 | A contre-courant

L'Asie est une terre de paysans. Mais d'un bout à l'autre du continent, les gouvernements introduisent actuellement dans leur législation foncière des changements qui menacent de déplacer des millions de paysans et de mettre à mal les systèmes alimentaires locaux. L'Asie est confrontée à une réforme agraire à rebours.


Des paysans taïwanais manifestent contre la perte de leurs terres pour des raisons de développement industriel

Malgré des décennies d'industrialisation et de croissance économique rapides, les campagnes asiatiques comptent à elles seules davantage de paysans que le reste du monde. La pérennité des paysans d’Asie témoigne de leurs talents, de leur profond attachement à la terre et de leurs luttes historiques. Au fil du temps, les paysans ont réussi à obtenir des protections juridiques qui leur ont fourni quelques garanties de base pour préserver leur accès aux terres.


extraits
Citation :
Mais l’héritage de ces luttes est en danger. Aujourd’hui les paysans d’Asie sont relégués sur des parcelles de plus en plus petites. Sur tout le continent, la terre agricole disparaît au profit des barrages, des mines, des projets touristiques et de l’agriculture à grande échelle, et peu importent les gens qui dépendent de ces terres pour leur survie. Des fermes dont les familles paysannes ont pris soin depuis des générations sont recouvertes de béton pour construire des routes ou permettre le développement immobilier au fur et à mesure que les villes s’étendent. Les vieilles promesses des gouvernements de redistribuer la terre de manière plus juste ont été reniées et ce sont souvent les gouvernements qui privent les paysans de leurs terres.

La concentration foncière en Asie est plus élevée de nos jours qu’elle ne l’a jamais été : en Asie, 6 pour cent des propriétaires fonciers possèdent les deux tiers de la superficie agricole. Beaucoup de ces propriétaires fonciers font partie des élites politiques, comme on le voit aux Philippines, en Malaisie, au Pakistan et en Indonésie.1

L’une des conséquences de cette concentration croissante est l’émergence des conflits fonciers dans tout le continent. Les manifestations paysannes contre l’accaparement des terres sont devenues une occurrence régulière dans les rues des grandes villes comme Phnom Penh et Manille. Les tribunaux chinois et vietnamiens ont des milliers de cas de conflits fonciers en attente. Et la répression armée est souvent une dure réalité quotidienne là où les communautés opposent une résistance à l’accaparement des terres, de la Papouasie occidentale au Bengale occidental.

Le présent rapport montre comment dans toute l’Asie les gouvernements mettent discrètement en place une série de changements législatifs destinés à faire disparaître les quelques protections dont bénéficiaient traditionnellement les paysans, laissant ainsi les grandes entreprises s’emparer de leurs terres pour développer l’agriculture à grande échelle. Les changements varient selon les pays, mais ils ont tous pour but d’aider les entreprises à obtenir des paysans qu’ils leur cèdent de vastes parcelles de terre.

Ces changements législatifs vont déplacer des millions de familles paysannes, ruiner les systèmes alimentaires locaux et augmenter le nombre et la violence des conflits fonciers.

[...]


Villageois cambodgiens déplacés pour laisser la place à des plantations de canne à sucre appartenant à un sénateur ayant le bras long. Moins d’un quart des paysans philippins – ils sont un million et demi - possèdent des terres. Le gouvernement a adopté une nouvelle loi autorisant les entreprises privées à devenir propriétaires de concessions de 10 000 ha sur une période pouvant aller jusqu’à 99 ans. Cette loi a permis le transfert de 70 % de la superficie arable du pays, soit 2,1 millions d’hectares, aux entreprises d’agriculture industrielle, et chassé des milliers de paysans de leurs terres

sommaire
Citation :
- Utilisation des réformes législatives pour chasser les paysans de leurs terres
- Encadré 1 – Accords commerciaux et transferts de terres
- L’ampleur du transfert de terres
- Résistance
- Encadré 2 : les “trusts de mise en circulation des terres ” en Chine
- Annexe 1 – Quelques cas de pays : Birmanie, Cambodge, Inde, Indonésie, Japon, Laos, Pakistan, Philippines, Taïwan, Thaïlande


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MessageSujet: Re: ASIE Sud, Est, JAPON, INDE, INDONÉSIE, AUSTRALIE... mutations économiques, stratégies capitalistes et luttes de classes    Lun 31 Aoû - 16:08



Pourquoi l’Inde devient le nouveau paradis des startups Sylvain Rolland  15/08/2015


L'International Tech Park de Bangalore accueille une grande partie des start-ups de la Indian Valley.
Le pays compte aujourd'hui 3.100 start-ups et devrait en accueillir 11.500 en 2020

Grand vivier d'ingénieurs, marché en plein développement, montée en puissance de la "Indian Valley" de Bangalore… L’Inde s’impose progressivement comme un acteur majeur des nouvelles technologies. Décryptage.

Citation :
L'équation a été rapide dans la tête de Frédéric Mazella, le fondateur de Blablacar. "D'une part, les conducteurs indiens n'osent pas trop parcourir des longues distances en voiture car cela coûte cher. D'autre part, les passagers rencontrent des difficultés pour voyager car les bus sont bondés. En parallèle, 163 millions d'Indiens possèdent un smartphone", expliquait le jeune entrepreneur en janvier dernier au magazine Challenges, pour justifier l'implantation du leader européen du covoiturage dans le pays de Tata.

Comme l'illustre l'exemple de Blablacar, l'Inde devient de plus en plus attractive pour les sociétés étrangères. Longtemps, le pays a pâti de ses infrastructures défaillantes et de sa bureaucratie décourageante. Mais depuis quelques années, la donne change. Non seulement les investissements étrangers se multiplient dans tous les secteurs de l'économie, mais le pays joue crânement sa chance dans celui des nouvelles technologies. Au point de s'imposer, lentement mais sûrement, comme l'un des principaux hubs d'innovation dans le monde.

De 3.100 start-ups en 2014 à 11.500 en 2020

Quasiment inexistant il y a quelques années, l'écosystème d'innovation indien compte aujourd'hui près de 3.100 startups. Certes, rapporté à l'ensemble de la population (1,2 milliard contre 318 millions pour les Etats-Unis et seulement 8 millions pour Israël, les deux premiers pôles mondiaux), l'Inde souffre toujours d'un ratio de startups par habitant plutôt faible, bien inférieur, par exemple, à celui de la France, qui ne compte que 66 millions d'habitants.

Mais ce n'est qu'un début. Selon un rapport de la National Association of software and services compagnies (Nasscom), l'Inde devrait accueillir 11.500 start-ups d'ici à 2020, qui emploieront près de 250.000 personnes.

Cette évolution impressionnante s'explique par la volonté du pays de devenir une plate-forme technologique majeure, mais aussi par sa croissance soutenue (7,5% prévus en 2015 selon le FMI) et sa démographie robuste (selon les Nations-Unies, l'Inde deviendra en 2022 le pays le plus peuplé au monde, devant la Chine, avec 1,4 milliard d'habitants).

Conséquence: malgré la persistance d'inégalités énormes et d'une extrême pauvreté, ces facteurs favorisent l'essor d'une classe moyenne friande de biens d'équipements, et notamment de smartphones.

Ainsi, la Nasscom souligne que l'Inde dispose de 300 millions de consommateurs à haut pouvoir d'achat... soit un marché comparable à celui des Etats-Unis et de l'Europe, par exemple. Grâce à l'augmentation des utilisateurs en ligne et notamment sur mobile, ce marché bourgeonnant dispose donc de sérieux atouts pour attirer les investissements des entreprises et encourager le développement des start-ups.

Des pépites de plus en plus nombreuses

De fait, l'écosystème d'innovation indien est celui qui grandit le plus rapidement. Les startups locales trouvent de plus en plus d'investisseurs internationaux, qui leur donnent les moyens de changer d'échelle, d'agrandir leur marché et de se développer à l'étranger.

Des pépites indiennes se font un nom partout dans le monde, à l'image de Housing.com, une plate-forme immobilière en ligne basée à Bombay, qui permet de trouver des biens en fonction de critères bien précis comme la localisation ou encore le nombre de chambres. Fondée en 2012 par un groupe de douze étudiants issus de l'Indian Institute of Technology de Bombay, l'entreprise s'est déjà implantée dans 40 villes et a levé 90 millions de dollars en décembre dernier auprès, notamment, du géant des télécoms japonais SoftBank Group.

Autres champions locaux, la plateforme Redbus, qui permet d'acquérir des billets de bus par Internet, a été racheté 138 millions de dollars par le sud-africain Ibibo Group. Ola (anciennement Olacabs), la plus grande plateforme de réservation de taxis, a réussi à lever en avril dernier 400 millions de dollars et prévoit de s'implanter dans 200 villes d'ici à la fin de l'année. Et ainsi de suite...

La tendance se vérifie dans les chiffres. Entre 2010 et 2014, l'apport de fonds étrangers, provenant notamment des Etats-Unis et de l'Europe, a explosé. En seulement quatre ans, les investissements de fonds de capital-risque ont plus que décuplé, à 1,8 milliard de dollars. En 2014, c'est le fonds d'investissements américain Tiger Global Management qui a investi le plus en Inde, avec 422 millions de dollars sur l'année. Le podium se complète par le fonds russe Yuri Milner DST Global (352 millions), et par le géant japonais des télécoms Softbank (282 millions).


Bangalore, fer de lance de la "Silicon Valley" indienne

Si Bombay ou New Delhi sont mieux connus du grand public occidental, c'est pourtant Bangalore qui s'affirme comme la capitale indienne de la tech. Forte de 6,5 millions d'habitants, la capitale du Karnataka, au sud-est du pays, s'impose déjà comme le quatrième centre technologique du monde.

La ville s'est engouffrée dans le secteur des hautes technologies depuis les années 1990. Elle accueille désormais près de la moitié des startups indiennes et 35% des salariés du secteur informatique, ainsi que les sièges sociaux de la plupart des géants nationaux du secteur, comme la société d'informatique Infosys, valorisée 42 milliards pour 179.000 salariés, ou encore Wipro, qui pèse 35 milliards et emploie 158.000 personnes.

Le défi de la maturité

Si l'écosystème start-up indien apparaît dynamique et de plus en plus attractif pour les investisseurs, il dispose toujours de fortes marges de progression. Selon le rapport de la Nasscom, le niveau du commerce en Inde est comparable à celui du commerce français du début des années 2000. L'institut souligne également le besoin d'une "législation plus souple pour encourager l'entrepreneuriat, des incitations fiscales", et une amélioration de l'implication de l'Etat dans le financement et la promotion de l'écosystème.

Des conditions indispensables pour que le pays tire profit de son immense marché local, de la puissance de ses développeurs - dont trop s'exilent aujourd'hui vers les Etats-Unis - et de la proximité d'un marché asiatique en plein développement.
 

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MessageSujet: Re: ASIE Sud, Est, JAPON, INDE, INDONÉSIE, AUSTRALIE... mutations économiques, stratégies capitalistes et luttes de classes    Lun 31 Aoû - 16:16



Singapore, Bangalore In Top Ten Startup Ecosystems Nick Puno April 17, 2012 in Startups & Investments

The boffins at Startup Genome surveyed over 650 startups in a one year period and released a preliminary report last week that placed Singapore (7th) and Bangalore (9th) in the top 10 startup havens worldwide. Mumbai placed 20th in the list that saw Silicon Valley, London, New York, Toronto and Tel Aviv garner the top five slots of the most nurturing area/cities for startup companies.

Nick Puno a écrit:
The goal of the Startup Genome project is to increase the success rate of startups and accelerate pace of innovation around the world by turning entrepreneurship into a science. With the first Startup Genome report we aim to lay the foundation for a new paradigm of assessing startups and understanding the drivers of entrepreneurial performance.

Startup mecca Silicon Valley is no stranger to such lists, but some see London as a surprise entry since they consider it an emerging startup builder. Whatever the case may be, Singapore, Bangalore and Mumbai’s inclusion in the top 25 is a testament to the active VCs, mentors, incubators and startup entrepreneurs in Asia.


The Startup Genome project wants to unravel the DNA of a startup enterprise
in order to lay a better foundation for future startup founders.

The Startup Genome founders (Bjoern Herrmann, Max Marmer and Ertan Dogrultan) wanted to know what made startups fly or flop and drew out a survey (Startup Compass) to find out. The partial report from the survey did not elaborate on statistical findings for the Asian cities, but pointed out some crucial information for startup entrepreneurs and investors alike:

1.Startup founders who listen and learn from their mentors — and effectively track their metrics, will make 7 times more money and expand the companies 3.5 times more than average.

2.Startups that are willing to pivot and reconfigure their products or services once or twice will make more than twice the amount of money, almost four times the user growth and more than likely scale the company at the right time — compared to startups that keep changing direction or are too stubborn to adapt.

3.Many investors pump in over twice the necessary capital in startups that haven’t reached problem solution fit yet. They also over-invest in solo founders and founding teams without technical co-founders despite indicators showing these teams have a much lower probability of success.

4.Investors who provide hands-on help have little or no effect on the company’s operational performance.  But the right mentors significantly influence a company’s performance and ability to raise money. Investors can still have a significant effect on valuations and M&A though.

5.Solo founders take more than three times longer to reach scale stage and are twice as less likely to pivot.

6.Business-heavy founding teams are six times more likely to successfully scale with sales-driven startups than with product-centric startups.

7.Technical-heavy founding teams are three times more likely to successfully scale with product-centric startups with no network effects than with product-centric startups that have network effects.
8.Balanced teams with one technical founder and one business founder raise 30% more money, have three times more user growth and are 19% less likely to scale prematurely than technical or business-heavy founding teams.

9.Most successful founders are driven by impact rather than experience or money.

10.Founders overestimate the value of IP before product market fit by 255%.

11.Startups need around three times longer to validate their market than most founders expect. This  underestimation creates the pressure to scale prematurely.

12.Startups that haven’t raised money over-estimate their market size by 100x and often misinterpret their market as new.

13.Premature scaling is the most common reason for startups to perform worse. They tend to lose the battle early on by getting ahead of themselves.

14.B2C vs. B2B is not a meaningful segmentation of Internet startups anymore because the Internet has changed the rules of business. There are four different major groups of startups that all have very different behavior regarding customer acquisition, time, product, market and team.

The valuable insights gleaned from this research will invariably make startup entrepreneurship less painful but no less stressful; lowered learning curve plus a little lowered expectations; increased knowledge which may lead to increased profitability.

Just like the human genome project, the Startup Genome project may soon identify what makes a perfect startup business and provide a cure for sick and ailing startup ventures.


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MessageSujet: Re: ASIE Sud, Est, JAPON, INDE, INDONÉSIE, AUSTRALIE... mutations économiques, stratégies capitalistes et luttes de classes    Jeu 10 Sep - 12:08

Le Japon sous l'eau :

Déluge aussi d’eau radioactive ? dans l'océan, de l'eau contaminée par la radioactivité à proximité de la centrale de Fukushima dévastée par le tsunami de 2011, selon un porte-parole de la compagnie d'électricité Tepco


ATS a écrit:
Pluies torrentielles au Japon: une ville envahie par les flots

Des pluies torrentielles continuaient de s'abattre jeudi sur le Japon, faisant déborder des cours d'eau et provoquant des glissements de terrain. Dans l'est du pays, les eaux d'une rivière en furie ont rompu les digues et envahi la ville de Joso.

La chaîne publique NHK a montré la rivière Kinugawa lâchant une gigantesque vague à travers une partie de cette ville de 65'000 habitants, située à 60 km au nord de Tokyo. L'eau s'est engouffrée à grande vitesse dans la large et profonde brèche creusée dans la rive herbue, détruisant maisons et voitures et montant jusqu'aux étages des habitations.

Des hommes et des femmes juchés sur des toits ou des balcons faisaient de grands gestes désespérés pour appeler à l'aide. Des hélicoptères s'activaient pour les sauver.

Plusieurs personnes disparues

Selon les médias nippons, plusieurs personnes étaient portées disparues à travers le pays après le passage du typhon Etau qui a charrié des pluies diluviennes à travers le pays.

Quelque cent mille personnes ont été évacuées jeudi dans l'est du Japon. Huit cent mille autres personnes ont reçu comme recommandation d'évacuer à la suite d'un avis de précipitations inhabituellement importantes.

La télévision a montré des hélicoptères recueillant des habitants juchés sur les toits de maisons et un couple de personnes âgées assis sur un toit avec leurs chiens.

"Danger immédiat"

Certains secteurs ont reçu en 48 heures plus du double des précipitations normalement enregistrées au cours de tout le mois de septembre, cela en raison du passage de la tempête tropicale Etau sur la partie centrale de Honshu, l'île principale de l'archipel nippon.

"Ces intempéries sont d'une ampleur que nous n'avons encore jamais connue et elles présentent un danger immédiat",
a averti un responsable de l'agence nationale de météorologie, appelant la population à être "très vigilante". "Le danger de glissements de terrain est extrêmement important", a-t-il aouté.

Il est tombé 600 mm de pluie dans la région de Joso et les services météorologiques prévoyaient qu'il devait tomber au moins 200 mm de plus sur certains secteurs de l'est du Japon, dont la préfecture de Fukushima, avant que le déluge prenne fin vendredi.

Ces précipitations ont également eu pour effet de déverser dans l'océan de l'eau contaminée par la radioactivité à proximité de la centrale de Fukushima dévastée par le tsunami de 2011, selon un porte-parole de la compagnie d'électricité Tepco.

(ats / 10.09.2015 10h59)

http://www.romandie.com/news/Pluies-torrentielles-au-Japon-une-ville-envahie-par-les-flots/628662.rom


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MessageSujet: Re: ASIE Sud, Est, JAPON, INDE, INDONÉSIE, AUSTRALIE... mutations économiques, stratégies capitalistes et luttes de classes    Mer 4 Nov - 12:01

Un communiste à la tête du Népal Afrique Asie  27/10/15


Citation :
Khadga Prashad Sharma Oli, président du Parti communiste du Népal, a été élu premier ministre par les deux tiers de l’Assemblée nationale le 11 octobre. Militant anti-royaliste dans les années 1970, il a passé 14 ans en prison, jusqu’à la fin des années 1980. Élu au Parlement, devenu ministre de l’Intérieur (1994) et des Affaires étrangères (2007), il devient le premier chef de gouvernement républicain de l’histoire moderne du Népal depuis la chute de la monarchie, en 2007. KP Oli prend la direction du pays à un moment critique.

Outre la reconstruction des zones touchées par le terrible tremblement de terre qui a privé le pays d’une manne touristique vitale, il devra affronter la colère des populations des plaines du sud, les Madhesis, qui réclament une plus grande autonomie, les manifestations des opposants à la nouvelle Constitution adoptée le 20 septembre. Celle-ci vise à faire du Népal une démocratie après des années d’instabilité politique et de guerre civile avec la rébellion anti-monarchique des maoïstes qui déposèrent les armes en 2006. KP Oli devra aussi faire face à une situation économique durablement ébranlée par le séisme, dans ce pays de 27 millions d’habitants qui présente l’un des plus faibles indices de développement humain au monde



PS, Wikipédia : Khadga Prasad Sharma Oli, couramment désigné sous les appellations raccourcies K.P. Sharma Oli voire K.P. Oli (né en 1952 ?), est un homme politique népalais, cadre dirigeant du Parti communiste du Népal (marxiste-léniniste unifié) (ou PCN-MLU) et actuel Premier ministre depuis le 12 octobre 2015.

Le 30 septembre 1994, il est nommé ministre de l'Intérieur, dans le cabinet minoritaire PCN-MLU dirigé par Man Mohan Adhikari, et occupe ces fonctions jusqu'à la démission du cabinet, le 12 septembre 1995.

Le 2 mai 2006, il est nommé premier vice-Premier ministre et ministre des Affaires étrangères, dans le cabinet dirigé par Girija Prasad Koirala, et demeure dans ces fonctions jusqu'à la mise en place du cabinet intérimaire (incluant cinq ministres maoïstes), également dirigé par Girija Prasad Koiral, le 1er juillet 2007.

Il est alors remplacé, dans ses anciennes fonctions, par Sahana Pradhan, également membre du PCN-MLU.

Le 10 avril 2008, il est battu dans sa circonscription lors de l'élection de l'Assemblée constituante.

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MessageSujet: Re: ASIE Sud, Est, JAPON, INDE, INDONÉSIE, AUSTRALIE... mutations économiques, stratégies capitalistes et luttes de classes    Sam 21 Nov - 9:01



L’Asie du Sud-Est accélère son intégration économique Michel de Grandi 20/11


A Kuala Lumpur, en Malaisie, les chefs d’Etat et de gouvernement des dix pays de l’Asean
(Association des nations de l’Asie du Sud-Est (1) vont se pencher sur l’intégration économique de la zone. - Shutterstock

Citation :
Les dix chefs d’Etat et de gouvernement de l’Asean tiennent sommet à Kuala Lumpur

A peine se sont-ils défaits des tenues traditionnelles en fibre d’ananas revêtues pour la photo de famille au sommet de l’Apec à Manille que les chefs d’Etat et de gouvernement des dix pays de l’Asean (Association des nations de l’Asie du Sud-Est (1) ont pris la direction deKuala Lumpur, en Malaisie, pour leur sommet annuel. Même si les questions touchant à la sécurité régionale demeurent dans tous les esprits, les Dix de l’Asean vont plutôt se pencher sur l’intégration économique de la zone.


622 millions de personnes

Créée en 1967 autour de six pays, puis élargie progressivement à dix, la communauté des pays d’Asie du Sud-Est compte 622 millions de personnes avec un PIB cumulé de 2.530 milliards de dollars. Très tôt, en 1992, les six membres fondateurs, craignant la montée en puissance de la Chine auprès des investisseurs étrangers, ont mis en place une zone de libre-échange (Afta). Cet accord a conduit en 2010 à la libéralisation du commerce des biens manufacturés. Bon an mal an et malgré le maintien des barrières non tarifaires, l’intégration économique s’est mise en marche. Ce dernier phénomène s’organise « de facto bien plus que de jure », souligne Thomas Zondo Sakala, vice-président de la Banque africaine de développement, qui, dans une note, se base sur l’expérience de l’Asie du Sud-Est pour la transposer aux pays du sud de la Méditerranée.


Division du travail

Cette intégration économique de fait a été rendue possible par la division du travail que les entreprises étrangères ont instaurée dans la région et des modalités d’insertion des divers pays dans les chaînes de valeur globales de l’industrie électrique et électronique. « C’est un processus en constante évolution », explique Jean-Raphaël Chaponnière, économiste, chercheur associé à Asie 21 et à Asia Centre. Pour l’heure, les échanges intra-Asean représentent 24 % des échanges totaux. La nouvelle étape, la création d’une communauté économique, doit être concrétisée le 31 décembre et déboucher sur un marché unique de biens et de services, de capitaux et de certaines catégories de travailleurs qualifiés.

Grande hétérogénéité

Seulement, loin d’être une zone homogène, l’Asean risque d’être à la peine pour aller plus avant dans ce projet. Les niveaux de PIB par habitant sont extrêmement divers, s’échelonnant de 915 dollars en Birmanie à... 53.000 dollars pour Singapour (données de 2013). Cela explique les difficultés de mise en œuvre des dispositions de l’accord. Car si la libéralisation des échanges de biens manufacturés semble relativement simple, la réduction des barrières non tarifaires ou le renforcement de la coopération douanière sont plus complexes à mettre en place. Cela apparaît d’autant plus délicat que le secrétariat de l’Asean dispose d’un faible poids politique. Mais ce n’est pas tout. « Le problème essentiel de l’Asean tient au fait qu’il n’y a pas de locomotive économique et donc finalement pas de leader », résume un expert.

Michel De Grandi, Les Echos


(1) Singapour, Thaïlande, Malaisie, Indonésie, Brunei, Birmanie, Vietnam, Cambodge, Laos, Philippines


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MessageSujet: Re: ASIE Sud, Est, JAPON, INDE, INDONÉSIE, AUSTRALIE... mutations économiques, stratégies capitalistes et luttes de classes    Lun 23 Nov - 10:51



Tokyo veut augmenter le salaire minimum Yann Rousseau / Correspondant à Tokyo



Depuis octobre dernier, le salaire horaire minimum au Japon est de 798 yens en moyenne. Mais les disparités restent fortes sur le territoire, où chaque préfecture suit les recommandations de son propre panel avant de fixer un montant minimum officiel

Yann Rousseau a écrit:
Peinant à convaincre les entreprises d’augmenter les paies et les bonus de leurs employés pour doper la consommation et alimenter la croissance, le gouvernement de Shinzo Abe devrait, selon Reuters, annoncer cette semaine qu’il va enclencher lui-même une hausse du salaire minimum dans le pays et initier plusieurs autres programmes pour soutenir la hausse de pouvoir d’achat des tranches de la population les plus défavorisées.

Depuis octobre dernier, le salaire horaire minimum au Japon est, en moyenne, de 798 yens mais les disparités restent fortes sur le territoire, où chaque préfecture suit les recommandations de son propre panel avant de fixer un montant minimum officiel. A Tokyo, le salaire horaire minimum est ainsi de 907 yens (7 euros), quand il n’est que de 693 yens à Okinawa, tout au sud de l’Archipel. Pour enclencher un mouvement national de hausse, le gouvernement peut demander aux panels des préfectures de suivre les recommandations du Conseil national du salaire minimum.

Fin septembre, Tokyo avait affirmé qu’il allait concentrer ses aides sur les foyers ne bénéficiant que peu de la croissance économique afin de doper le PIB d’au moins 20% sur les cinq prochaines années pour atteindre le montant de 600.000 milliards de yens (près de 5.000 milliards d’euros) en 2020. Dans le plan qu’il devrait présenter, dès ce mardi, à un panel d’experts, le ministre de l’Economie, Akira Amari, devrait ainsi proposer un soutien financier direct aux petites retraites.

Tokyo va aussi réaffirmer sa volonté de baisser l’impôt sur les sociétés et proposer un système d’aide aux groupes ayant investi dans des équipements ou des bâtiments permettant de contenir la consommation d’électricité.


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MessageSujet: Re: ASIE Sud, Est, JAPON, INDE, INDONÉSIE, AUSTRALIE... mutations économiques, stratégies capitalistes et luttes de classes    Mer 25 Nov - 4:24



Le grand retour du Japon dans l'aviation civile lefigaro.fr 11/11/2015 à 13:22


Atterrissage du premier vol domestique d'un avion produit par le Japon


Le «MRJ» a réussi son vol d'essai ce mercredi. Cet appareil marque le retour du Japon sur le marché de l'aviation civile qu'il avait délaissé depuis 50 ans

Citation :
Le décollage est particulièrement symbolique. Le Japon a procédé ce mercredi matin au vol d'essai de son premier avion de ligne à réaction. Une étape cruciale d'un projet de longue date qui vise à entrer sur le marché de l'aviation. Un secteur jusqu'à présent dominé dans la région par les Canadiens et Brésiliens et convoité par les Chinois et les Russes.

Le départ du «Mitsubishi Regional Jet» avait été reporté cinq fois. «C'est un succès, proche de la grande réussite, j'éprouve une joie sans limite», s'est enthousiasmé Hiromichi Morimoto, patron de Mitsubishi Aircraft, filiale dédiée du conglomérat Mitsubishi Heavy Industries (MHI). «Il va falloir désormais accumuler des milliers d'heures de vol de test», a-t-il ajouté.




S'imposer parmi les principaux fournisseurs mondiaux


Le MRJ est un aéronef d'environ 35 mètres de long sur 29 mètres d'envergure. Il peut accueillir près de 100 passagers. Il s'agit du premier avion civil japonais conçu depuis un demi-siècle. Le groupe nippon, également actif dans les secteurs de l'énergie nucléaire, des éoliennes et des machines industrielles, ambitionne de compter parmi les principaux fournisseurs mondiaux de cette gamme d'appareils de taille inférieure à ceux proposés par Airbus et Boeing dont MHI est depuis longtemps un grand fournisseur de pièces. Ce premier vol est donc un symbole. Au point d'être escorté par deux avions chasseurs des forces d'autodéfense pour son inauguration.

MHI vante depuis l'origine le confort de la cabine (plus spacieuse que pour les autres avions régionaux) et les caractéristiques écologiques de son nouvel aéronef, principalement en termes de réduction des nuisances sonores et des émissions polluantes, le tout par comparaison aux «deux grands du marché», une référence implicite au brésilien Embraer et au canadien Bombardier. Sur ce même marché les Russes tentent de percer avec leur Superjet 100 mis en service en 2011 tandis que les Chinois ont conçu un premier avion régional l'ARJ-21, qui connaît cependant des déconvenues.


«Nous sommes ravis de la réussite du premier vol d'essai», s'est félicité le porte-parole du gouvernement, Yoshihide Suga, souhaitant «que se poursuive la collaboration public-privé pour le succès du programme MRJ». Le vol s'est déroulé sous les exclamations réjouies des commentateurs des télévisions japonaises.


MHI a reçu à ce jour plus de 400 commandes pour ce programme dont la phase industrielle a débuté en 2008 après des années d'hésitation. La première livraison, à la compagnie japonaise ANA, est prévue au printemps 2017. Pas moins de cinq usines au Japon participeront à la production en série du MRJ. Mitsubishi Heavy prévoit de construire dix appareils par mois avec, pour chacun, un million de pièces.


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MessageSujet: Re: ASIE Sud, Est, JAPON, INDE, INDONÉSIE, AUSTRALIE... mutations économiques, stratégies capitalistes et luttes de classes    Jeu 26 Nov - 5:13

Nestlé admet (enfin) que son fournisseur thaïlandais traite ses employés comme des esclaves (leur témoignage est glaçant)
Le HuffPost Jean-Baptiste Duval 24/11/2015

Mieux vaut tard que jamais. Accusé depuis le mois d'août de soutenir sciemment l'esclavage qui sévit dans le milieu de la pêche en Thaïlande, Nestlé a fini par admettre "des préoccupations à propos d'abus des droits du travail et de l'Homme".


Citation :
Le 23 novembre, l'ONG Vérité a publié - sur commande de Nestlé - un rapport sur les conditions de vie des travailleurs de la filière d'approvisionnement thaïlandaise à qui le groupe achète notamment des fruits de mer pour des produits alimentaires pour les chats.

Les conclusions sont effarantes: employés "vendus" d'un capitaine de bateau à un autre, travail d'enfants, confiscation des passeports des travailleurs immigrés, agressions physiques et verbales, restriction de la liberté de mouvement des marins y compris à terre, absence de jour de repos, etc.

Certains détails font froid dans le dos. Voilà ce qu'un marin birman a confié à Vérité, après s'être échappé de son bateau :

Citation :
“Parfois, le filet est trop lourd et les travailleurs sont tirés dans l'eau et disparaissent. (...) Il y a avait beaucoup de bagarres. Les gens sont fatigués, et facilement énervés. Ils se tueraient entre eux. Quand quelqu'un meurt, il est jeté à l'eau. Certains sont passés par-dessus bord. J'ai eu un accident à bord. Une poulie s'est décrochée et est tombée sur moi, elle m'a presque cassé le bras."


Les skippers de navire semblent à peine mieux traités: "Le calcul de la paye n'est pas très clair, même pour moi. Cela fait dix ans que je travaille sur ce bateau. Je n'ai pas d'économies. Je survis à peine, et je n'ai pas de famille à charge. La vie est très dure ici."

Tandis que cet autre skipper reconnaît qu'il n'y aucun contrôle exercé à l'embauche:

Citation :
“Le processus pour trouver un job est très informel. Aucun document n'est demandé, aucune vérification, aucune recherche n'est effectuée. Vous pouvez entrer tout simplement. (...) Le contrôle des passeports est très vague. Beaucoup de travailleurs n'ont pas de passeport, pas de document. Personne ne vérifie l'âge ou d'où viennent les travailleurs, comment ils sont venus."


Avec la publication de ce rapport, Nestlé a annoncé son intention de lutter contre ces conditions de travail grâce à une meilleure traçabilité des produits, une meilleure formation des skippers, des audits plus réguliers, etc.

Nestlé s'était pourtant défendu

En août, le géant suisse de l'alimentation Nestlé s'était pourtant défendu contre les accusations dont il faisait l'objet, à la suite d'une plainte en nom collectif aux Etats-Unis. "Le travail forcé n'a aucune place dans notre chaîne d'approvisionnement", avait indiqué le groupe dans un courriel à l'AFP.

Selon cette plainte, "Nestlé importe via un fournisseur thaïlandais, Thai Union Frozen Products PCL, plus de 28 millions de livres (12.000 tonnes) d'aliments pour animaux à base de fruits de mer pour de grandes marques vendues en Amérique dont une partie sont produits dans des conditions d'esclavage".

Le géant suisse de l'alimentation a répondu qu'il s'appuyait sur un code obligeant ses fournisseurs à respecter les droits humains et la législation du travail.

Pour Vérité, les résultats de son enquête n'ont rien de surprenant. "Les conclusions de cette évaluation sont largement cohérentes avec les recherches antérieures de Verité et d'autres travaux d'évaluation sur le secteur des fruits de mer thaïlandais, ainsi que les rapports fait par les médias et d'autres organisations."


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MessageSujet: Re: ASIE Sud, Est, JAPON, INDE, INDONÉSIE, AUSTRALIE... mutations économiques, stratégies capitalistes et luttes de classes    Mar 1 Déc - 11:14


Alstom : contrats géants en Inde !
Boursier.com 30/11/2015

Alstom a signé deux contrats en Inde pour un montant total de plus de 3,7 milliards d'euros ! Ces projets permettront la circulation de trains plus rapides, plus sûrs et plus lourds dans le pays, réduisant ainsi la congestion des trains pour le transport de passagers et le fret. Ces projets seront gérés par Alstom en Inde et bénéficieront du savoir-faire des sites Alstom en France


Alstom (photo : son usine de Belfort) va fournir à l’Inde 800 locomotives électriques
et construire une usine dans l’Etat de Bihar. - SIPA Les Échos

Citation :
800 locomotives électriques

Le premier contrat, qui prévoit la fourniture de 800 locomotives électriques et les services de maintenance associés, a été signé, suite à la réception d'une lettre d'attribution le 9 novembre, avec Indian Railways en présence d'Arun Jaitley, Ministre des finances, Suresh Prabhakar Prabhu, Ministre des chemins de fer, Nirmala Sitharaman, Secrétaire d'État au commerce et à l'industrie, Manoj Sinha, Secrétaire d`État aux chemins de fer, Henri Poupart-Lafarge, vice-président exécutif d'Alstom, Dominique Pouliquen, senior vice-président d'Alstom Asie-Pacifique, et de Bharat Salhotra, directeur général d'Alstom pour l'Inde et l'Asie du Sud.

Les locomotives appartiennent à la gamme Prima d'Alstom. Elles auront une puissance de 9.000 kW à la jante et circuleront à des vitesses pouvant atteindre les 120 km/h. Ce projet sera réalisé par une coentreprise récemment créée dans laquelle Alstom et Indian Railways détiennent respectivement une participation de 74% et de 26%.

Investissements pour Alstom

Le projet inclut la mise en place d'une usine de fabrication à Madhepura (État de Bihar) où la majorité des locomotives seront assemblées. Celles-ci seront livrées entre 2018 et 2028. Le projet prévoit également l'installation de deux dépôts de maintenance à Saharanpur (État de l'Uttar Pradesh) et à Nagpur (État de Maharashtra). Alstom investira environ 200 ME dans ce projet.

Le second contrat, estimé à plus de 200 millions d'euros, prévoit la fourniture du système d'électrification, de signalisation et de télécommunications sur une portion de 343 km de long sur le couloir est dédié au fret. Ce projet est issu d'un vaste programme mené par le gouvernement indien visant la construction de couloirs dédiés au fret à l'est et à l'ouest du pays. Ces couloirs devraient être achevés en 2019. Dans le cadre du contrat, Alstom se chargera également de la construction des stations et de la fourniture du centre de contrôle.


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MessageSujet: Re: ASIE Sud, Est, JAPON, INDE, INDONÉSIE, AUSTRALIE... mutations économiques, stratégies capitalistes et luttes de classes    Mar 1 Déc - 13:43



En matière de croissance, l’Inde fait mieux que la Chine Michel de Grandi 30/11

Le PIB indien a progressé de 7,4 % en rythme annuel.Le blocage politique fait toujours hésiter les investisseurs, ce qui pèse sur la monnaie et sur la Bourse


Le secteur manufacturier et la construction sont en hausse
pour la période allant de juillet à septembre. - Manish Swarup/AP/SIPA


Citation :
Il y a des petits plaisirs dont Narendra Modi, le Premier ministre indien, ne veut pas se priver. Celui de présenter un résultat de croissance supérieur à celui de la Chine en est un à l’évidence. Pendant la période allant de juillet à septembre, qui correspond au deuxième trimestre fiscal, le PIB de l’Inde a accéléré à +7,4 % en rythme annuel (+7 % à la fin du trimestre précédent) . La Chine a fait état sur cette même période d’une croissance de 6,9 %. Cette performance, New Delhi l’attribue au redressement de la demande intérieure et de l’activité manufacturière (+9,3 %), selon les données publiées, lundi, par le ministère des Statistiques. La production de gaz et d’électricité a augmenté de 6,7 % et le secteur de la construction de 2,6 %. « Il existe des signaux positifs montrant que la reprise économique se poursuit et que l’activité manufacturière progresse fortement », explique Prasanna Ananthasubramanian, économiste en chef à Icici Securities à Bombay.


A y regarder de plus près, il n’y a pas que la comparaison avec la Chine qui apporte du baume au cœur de l’exécutif indien. Parmi les grands émergents, dont la Russie et le Brésil, l’Inde est à l’évidence l’économie qui s’en sort le mieux. Pendant que les autres pâtissent du recul des cours des matières premières, New Delhi, qui demeure importatrice d’hydrocarbures, profite au contraire de leur cours bas pour réduire son déficit commercial et stimuler son activité. « L’Inde apparaît aujourd’hui comme un des endroits où la croissance peut être supérieure à celle de la Chine et d’autres nations émergentes », commente Gary Ng, économiste de Natixis. A cette bonne performance s’ajoute une inflation sous contrôle (+5 % en octobre), toujours sous l’objectif des 6 %. Et pourtant Narendra Modi est loin de pouvoir mener, à ce jour, la politique qu’il souhaite.

Revers électoraux


L’homme fort de l’Inde et ancien gouverneur du Gujarat vient de subir plusieurs revers électoraux, dont un tout récemment dans l’Etat du Bihar , l’un des plus peuplés du pays. Le problème du Premier ministre vient de son absence de majorité absolue au Parlement, ce qui l’empêche de faire voter les réformes promises pendant la campagne et dont le pays a besoin. Parmi celles-ci figure le projet de taxe à la consommation simplifiée et généralisée. Cette disposition fiscale est cruciale pour redresser le budget de l’Etat mais aussi pour rassurer les investisseurs. Son adoption marquerait la fin du blocage politique qui paralyse le pays. Signe de la défiance des investisseurs, la roupie indienne tout comme la Bourse de Bombay affichent les pires performances de la région. Or le pays offre un réel potentiel de développement. Plusieurs projets d’infrastructures, notamment dans le transport ferroviaire, attendent d’être lancés. A moins que la campagne « Make in India » ne décide les industriels à localiser leur activité dans la confédération.


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MessageSujet: Re: ASIE Sud, Est, JAPON, INDE, INDONÉSIE, AUSTRALIE... mutations économiques, stratégies capitalistes et luttes de classes    Lun 7 Déc - 3:58



Cambodge: évanouissements collectifs dans des usines AFP 20/11/2015

Des centaines d’ouvriers cambodgiens ont perdu connaissance dans une zone économique proche de la capitale, Phnom Penh, après la pulvérisation d’insecticide dans les champs alentour, ont déclaré les autorités vendredi, confrontées à un nouvel épisode d’évanouissement collectif dans le pays



Citation :
Environ 250 travailleurs ont vomi et se sont évanouis vendredi matin dans six usines de vêtements d’une zone économique à une heure de la capitale, selon Cheav Bunrith, porte-parole de la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS), un organisme gouvernemental. Les victimes ont été hospitalisées.

D’après le même organisme, plus de 100 personnes auraient également été victimes d’évanouissement jeudi dans une usine de jouets de la même zone économique.

Ces fréquents phénomènes d’évanouissements collectifs dans les usines cambodgiennes sont dus aux conditions de travail, à une mauvaise ventilation et à l’exposition à des produits chimiques nocifs. Début novembre, un travailleur textile appartenant à un groupe chinois est décédé et 21 autres ont été hospitalisés.

Quelque 700.000 ouvriers travaillent pour l’industrie du textile au Cambodge, qui fabrique des vêtements pour des marques comme Gap, Nike et H&M. Cette industrie représente une ressource importante pour ce pays d’Asie du sud-est.

Début octobre, après plusieurs jours de négociations avec les syndicats, le salaire minimum des ouvriers de l’industrie du textile et de la confection de chaussures a été officiellement fixé à 140 dollars (124 euros) par mois pour 2016, contre 128 dollars en 2015.





Au Cambodge, les ouvrières du textile continuent de s'évanouir Celia Guillon 3 juillet 2015


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Cette semaine, les autorités ont prétendu que ce serait dû à des crevettes avariées. Mais les conditions de travail en sont le plus souvent la cause

Entre lundi et mercredi derniers, environ 200 travailleuses ont perdu connaissance dans trois usines de textile proches de Phnom Penh, capitale du Cambodge. Si l’on en croit la version officielle du Fonds National de Sécurité Sociale du Cambodge (NSSF), elles auraient été intoxiquées dans au moins l’une des usines... en mangeant des crevettes avariées

Citation :
L'argument tient peu : les pertes de connaissance dues à l'épuisement et la chaleur dans les usines textiles cambodgiennes ne sont pas un phénomène exceptionnel, comme l'a montré, en 2012, le reportage Cambodge, salaire de la faim par l’association Ethique sur l’étiquette. Des happenings où des volontaires feignaient un évanouissement avaient ensuite été organisés dans des grands magasins en France, en particulier H&M et Zara, dont certains vêtements sont produits au Cambodge. Le but : dénoncer la participation passive de ces grandes marques à l’exploitation des travailleuses (91% des personnes travaillant dans le textile au Cambodge sont des femmes).

115 euros par mois

Depuis 2012, les conditions de travail ne se sont toutefois que très peu améliorées: cadence infernales, locaux calfeutrés empêchant une aération adéquate, interdiction de prendre des pauses pour aller aux toilettes... sans compter la chaleur de ces entrepôt souvent en tôle. Le tout pour un salaire de base de 115 euros par mois, alors que, d’après les syndicats de travailleurs, il en faudrait au moins 145. Il est possible de gagner un peu plus en faisant des heures supplémentaires qui, quand elles ne sont pas obligatoires, sont la norme. Officiellement, selon les standards de l’Organisation internationale du travail, les ouvrières ne peuvent travailler plus de 8 heures par jour. Avec les heures supplémentaires, elles font en réalité entre 10 et 12 heures par jour, 6 jours sur 7.

Ces conditions de travail épuisantes ne sont pas niées par le gouvernement. Dans un rapport officiel du 29 mai dernier, le ministère du Travail reconnaît que le secteur « s’est rapidement développé ces dix dernières années, en particulier grâce au travail d’une main d’œuvre peu rémunérée utilisée pour effectuer cette tâche difficile». L’industrie du textile représente aujourd'hui 70% des exportations du pays et 18% de son PIB.


Un projet de loi en préparation

Le gouvernement va-t-il quand même réagir ? Le rapport du Ministère annonçait la création d’Instituts de formation pour les travailleurs du textile (CGTI). Ces instituts devraient « permettre d’assurer la pérennité du secteur, dans un contexte de compétitivité internationale, et de donner l’accès aux Cambodgiens à des postes d’encadrement intermédiaire et de direction actuellement occupés par des expatriés asiatiques, faute de qualification suffisante de la main-d’œuvre locale », selon l'Agence française du développement (AFD) qui finance le projet à hauteur de 3,2 millions d'euros.

Un projet de loi pour la protection des travailleurs, en préparation depuis 2008, devrait également «être bientôt finalisé », d’après l’avis publié par le ministère du Travail. Cette loi cherche à « éviter qu’un petit nombre de cercles mal intentionnés ne continuent à utiliser les travailleurs ou les relations industriels du Cambodge pour servir leurs intérêts et ceux de leur groupe, sans prendre en compte les intérêts des travailleurs ».

Les ouvrières du textile surveilleront la promulgation et l'application du texte. Depuis 2012, elles ont multiplié les manifestations, malgré la répression. Elles se syndiquent aussi de plus en plus. « Près de 60% des 600 000 travailleurs sont syndiquées », annonçait en 2014 Van Sou Leng de la Fédération Cambodgienne des Employeurs et Entreprises dans le Cambodia Herald.



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MessageSujet: Re: ASIE Sud, Est, JAPON, INDE, INDONÉSIE, AUSTRALIE... mutations économiques, stratégies capitalistes et luttes de classes    Lun 7 Déc - 4:02



Thaïlande : quand la junte, à court d’idées, pille celles du clan Shinawatra 18 novembre 2015 dans Asie


Thai soldiers credits Ak Rockefeller via Flickr ((CC BY-SA 2.0)

Depuis sa prise du pouvoir en mai 2014 suite à un énième coup d’État, la junte militaire mène une politique désastreuse en Thaïlande. Alors que la perspective d’un retour à la démocratie semble s’éloigner, le pays s’enlise dans la récession

Citation :
Au pays du sourire, seuls les professionnels de l’armement ont encore la banane. Réunis au salon « Defense & Security 2015 » début novembre à Bangkok, ces derniers pouvaient se réjouir de la présence dans la capitale thaïlandaise de 400 entreprises représentant 50 pays du monde entier, dont la France, l’Italie, le Royaume-Uni et les États-Unis. En Thaïlande, le budget de la Défense a presque triplé depuis 2005, au point de devenir le deuxième poste de dépenses nationales après l’éducation. Dans le même temps, les droits de l’Homme, eux, continuent d’être bafoués, et il apparaît difficile de ne pas y percevoir l’origine des difficultés économiques que rencontre le pays.

L’économie patine

Au pouvoir depuis 18 mois, le général Prayuth Chan-ocha a multiplié les atteintes contre la démocratie : opposition réduite au silence, attaques régulières contre la presse et, dernièrement, menaces de censure d’Internet. Et ce n’est pas prêt de s’arranger : la proposition d’une nouvelle constitution ‒ la 19e depuis 1932 ‒ a été tout bonnement rejetée début septembre par le Conseil national de réforme thaïlandais. Au moment où la Birmanie voisine, aux mains de l’armée depuis 1962, accède à la démocratie avec l’arrivée au pouvoir d’Aung San Suu Kyi par les urnes, les élections législatives en Thaïlande ont, elles, été une nouvelle fois repoussées. La prochaine date est fixée au mois de juin 2017, alors que l’intérim forcé ne devait initialement durer que jusqu’à fin 2014…

Après le putsch de mai 2014, les relations internationales du Royaume se sont considérablement dégradées. Partenaire commercial majeur, l’Union européenne a condamné le coup d’État – un peu mollement, certes – attendant un retour à la démocratie pour reprendre les affaires. Si la vente d’armes n’est semble-t-il pas concernée par cet embargo tacite, elle parait impuissante à redonner à elle seule des couleurs à une économie si ce n’est exsangue, du moins pâlichonne.

Résultat : depuis neuf mois consécutifs, la Thaïlande enregistre une baisse inquiétante de ses exportations, qui représentent plus de 60 % du PIB. Habitué à une croissance autour de 5 % jusqu’en 2013, le Tigre thaïlandais l’a vue dégringoler à 0,7 % en 2014 malgré une des industries les plus développées d’Asie du Sud-Est et un tourisme de masse (25 millions de touristes en 2014). En 2015, les prévisions de reprise économique ont été revues à la baisse : 2,5 % de croissance au lieu des 3,5 % initialement prévus par la Banque mondiale. Avec la chute du prix des matières premières et l’impact de l’attentat du 17 août à Bangkok sur le tourisme, la situation ne devrait pas s’améliorer de si tôt.

À court d’idées, la junte pille sans vergogne celles du régime démocratique qu’elle a renversé

Acculée, la junte militaire a fini par réagir. Quelques jours après l’attentat, elle a nommé Somkid Jatusripitak, un des principaux artisans de l’ancien gouvernement de Thaksin Shinawatra, au poste de vice-premier ministre en charge de l’Économie. Une de ses premières actions a été de débloquer plus d’1,2 milliard d’euros de subventions pour les riziculteurs et planteurs d’hévéas, alors que la junte récusait jusque-là la politique socio-économique de Thaksin.

Ce revirement stratégique, Prayuth Chan-ocha l’assume en admettant que la junte « ne pouvait pas abandonner les mesures » de l’ancien gouvernement, mais qu’elle veut « les rendre meilleures, plus rigoureuses et justes ». Des mots qui sonnent terriblement faux de la bouche d’un homme qui, à force de jouer à l’apprenti sorcier avec tout un pays, risque par son incompétence de précipiter ses 67 millions d’habitants vers un avenir peu souriant.


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MessageSujet: Re: ASIE Sud, Est, JAPON, INDE, INDONÉSIE, AUSTRALIE... mutations économiques, stratégies capitalistes et luttes de classes    Lun 7 Déc - 4:12



Thaïlande : la junte militaire se mue en vendeuse d'armes Paul Ngn Médiapart 9 nov. 2015

Le salon de l'armement à Bangkok fait le plein de visiteurs et les entreprises du monde entier se pressent pour exposer leurs dernières trouvailles. Du fusil mitrailleur à l'avion de chasse tout droit sorti d'usines ultramodernes, tout se vend dans cette grande foire de l'armement placée sous les auspices d'une junte militaire thaïlandaise qui a renoncé depuis longtemps aux principes démocratiques les plus élémentaires. Ces mêmes principes mis en avant les Etats dont sont issus les principaux vendeurs d'armes. Capitalisme quand tu nous tient... !


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Citation :
L'industrie de l'armement peut voir l'avenir sereinement car lorsqu'un marché tend à se rétracter (Europe de l'Ouest), d'autres prennent le relai. C'est ainsi que l'Asie du Sud Est est devenu le passage obligé pour tous les fabricants d'armes depuis plus d'une décennie. Les budgets militaires sont en hausse et le renforcement des capacités militaires du voisin entraîne de nouvelles lignes de crédit. Une course qui ne dit pas son nom s'impose peu à peu dans l'ombre de la puissance chinoise qui fait peur à tous les acteurs de la région. C'est dans ce contexte si particulier que s'est ouvert le salon de l'armement à Bangkok, capitale de la Thaïlande.

Le contexte est d'autant plus particulier que le pays hôte se distingue depuis quatre ans par la mise en place d'un pouvoir exclusivement entre les mains de militaires qui ne cessent de proférer la restauration de l'Etat alors que ceux sont eux qui sont coupables de sa chute. En août 2011, le gouvernement civil et démocratiquement élu dirigé par Yingluck Shinawatra était déposé par des militaires se réclamant de la défense du pays et de la famille royale. Ce énième coup d'Etat dans l'histoire moderne de la Thaïlande avait alors suscité la réprobation de la communauté internationale à commencer par les Etats-Unis et l'Union européenne.

L'assistance militaire entre l'Occident et la Thaïlande s'était dégradée comme pour montrer que l'on ne peut pas jouer avec les fondements de la démocratie. Déjà en 2006, le frère de l'ex Premier ministre Yingluck Shinawatra avait été renversé par des généraux avant que le pouvoir ne soit finalement rendu aux civils. Le coup de 2011 devait sonner la fin de la récréation, mais il faut croire que les pays occidentaux savent ménager un espace à des régimes non démocratiques lorsque des intérêts financiers se font pressants.

La Thaïlande est sorti des pays démocratiques, mais n'a pourtant pas été mis au banc de la communauté internationale. Récemment et dans la même région du monde, les pressions internationales avaient pourtant eu raison de la dictature militaire en Birmanie après plusieurs années. Finalement, tout le monde semble se contenter d'une junte militaire qui étrangle la société civile avec une restriction notable des libertés dénoncée fortement par Amnesty International. Les généraux ne sont plus tancés par les grandes puissances et font aujourd'hui étalage de leur pouvoir à l'occasion du salon international de l'armement qui se tient à Bangkok. Tous les pays ou presque sont représentés car au-delà des considérations des droits de l'homme, les armes constituent un marché florissant en Thaïlande. Le budget du ministère de la Défense a triplé au cours de la dernière décennie.

Le phénomène n'est pas propre au régime militaire thaïlandais puisque les dépenses liées à la Défense ont augmenté de 37 % en Asir du Sud Est entre 2010 et 2014. La région est devenu un eldorado pour les marchands d'armes et la Thaïlande une sorte de supermarché du létal dont la première victime est la population une locale qui désespère de voir son salut passer par des pressions internationales. Toutes les dictatures ne se valent apparemment pas. Une réflexion à méditer pour tous les régimes illégitimes, mais aussi pour les pays qui revendiquent un idéal démocratique et universel.


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MessageSujet: Re: ASIE Sud, Est, JAPON, INDE, INDONÉSIE, AUSTRALIE... mutations économiques, stratégies capitalistes et luttes de classes    Lun 7 Déc - 4:16



Les échanges commerciaux entre la France et la Thaïlande repartent à la hausse Yann Fernandez

La France a vu son volume d’échanges commerciaux avec la Thaïlande augmenter du côté de ses exportations comme de ses importations. Des chiffres positifs qui font écho à la visite récente en France d’une délégation ministérielle du commerce thaïlandais


Yann Fernandez a écrit:
Après une année 2014 jugée décevante, le volume d’échanges commerciaux entre la France et la Thaïlande a progressé au 1er semestre 2015, a indiqué le Service Economique de l’Ambassade de France en Thaïlande dans une note publiée en octobre. Selon ce document, la France a vu augmenter son volume d’exportations de 27,6 % en glissement annuel (881 millions d’euros de biens exportés au 1er semestre 2015 contre 690 millions d’euros au 1er semestre 2014) et de 12,5 % en ce qui concerne ses importations (1,29 milliards d’euros contre 1,15).


Grâce à de meilleures performances françaises à l’export vers la Thaïlande, le Royaume est le troisième client de la France en ASEAN (881 M€), derrière Singapour (2,6 Mds €) et l’Indonésie (957 M€), avec désormais un taux de couverture (rapport exportations/importations) bien meilleur puisque passant de 57,3 % à 68,5% sur la période étudiée. La France est également devenue le 16e fournisseur de la Thaïlande au 1er semestre 2015, en progression de 4 places par rapport à 2014. Autre bon signe, les flux commerciaux vers la Thaïlande ont progressé plus rapidement que ceux vers l’ASEAN (+ 1,58% en glissement annuel).

Cette tendance positive est due à « l’augmentation des flux de produits agricoles (céréales principalement), sylvicoles, de la pêche et de l’aquaculture (+2047.5% en glissement annuel), de produits des industries agroalimentaires (+40.8% en glissement annuel) et d’autres produits industriels (+21.4% en glissement annuel) », précise le Service Economique de l’Ambassade de France en Thaïlande.


Reprise des visites officielles entre les deux pays

La progression des importations en provenance de Thaïlande (+12,5 %) est également une bonne nouvelle, surtout au vu du ralentissement actuel du niveau total des exportations thaïlandaises (-4,9%). Comme pour les exportations, ce sont les secteurs industriels et agricoles qui sont à l’origine de cette hausse de volume des importations. Selon la Banque centrale de Thaïlande (BoT), la France est ainsi le 4e client européen de la Thaïlande, seulement devancé par l’Allemagne, les Pays-Bas et le Royaume-Uni. Au final, le solde commercial de la France avec la Thaïlande s’améliore quelque peu, passant de - 405 M€ au 1er semestre 2015 à - 453 M€ au 2e semestre 2015.

Après une période de latence due au coup d’Etat et au changement de gouvernement, les relations bilatérales commerciales franco-thaïlandaises reprennent donc des couleurs. La visite en France le mois dernier d'une délégation thaïlandaise officielle menée par le ministre adjoint du commerce Suvit Maesincee en est une autre preuve.

Ecrit par Yann Fernandez pour ​Thailande Actualite Economie



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MessageSujet: Re: ASIE Sud, Est, JAPON, INDE, INDONÉSIE, AUSTRALIE... mutations économiques, stratégies capitalistes et luttes de classes    Lun 7 Déc - 4:21



Dans le nord de la Thaïlande, on cultive le riz autrement 19/11/15

SE NOURRIR - Dans le nord de la Thaïlande, les paysans, marqués par le changement climatique, cultivent désormais le riz de façon plus respectueuse de l’écosystème


Un fermier au moment des semailles dans une rizière,
près de Surin dans le nord-est de la Thaïlande. TORRIONE Stefano/HEMIS.FR

Frédéric Mounier a écrit:
« Ici, les rizières sont épuisées. Saturées de pesticides et d’engrais, elles sont devenues peu productives. » Kun Sunnan travaille aujourd’hui dans une ferme biologique expérimentale proche de Chiang Mai, grande ville du nord de la Thaïlande.

Tentant de s’abriter de la pluie qui tombe dru, alors que nous sommes pourtant en pleine saison sèche, il constate : « Ici aussi, le climat change. En 2014, il a fait très, très sec. Certains paysans ont perdu leur récolte. »

Et il désigne autour de lui les petites parcelles de riz, de 0,6 hectare en moyenne.

« Au début, les voisins nous prenaient pour des dingues »

Au total, un paysan ne possède pas plus d’un hectare. Il peut en tirer trois tonnes de riz par an, de quoi nourrir une cinquantaine de personnes. Alors, depuis cinq ans, Kun Sunnan et son frère, Annan, ont décidé de réagir.

Appuyés par l’organisation Pur Projet, animée par Tristan Lecomte, ils sont revenus aux fondamentaux : replanter des arbres, soigner les rizières naturellement, articuler les techniques traditionnelles avec les recherches agronomiques les plus récentes.

« Au début, les voisins nous prenaient pour des dingues. Et puis ils ont vu les arbres repousser, l’eau redevenir propre », se souvient Kun Sunnan.

Revitaliser des sols fatigués

Trois méthodes ont été utilisées pour revitaliser ces sols fatigués et ces paysans désorientés par le changement climatique, endettés par les dépenses toujours croissantes d’engrais et de pesticides.

Tout d’abord, le riz est désormais cultivé sur les trois hectares de la ferme, selon deux méthodes peu coûteuses et non invasives, économes en eau, qui ont le mérite de la simplicité.

Le système de riziculture intensive (SRI) suppose de repiquer un seul brin de riz au lieu de trois, lui permettant ainsi de donner plus de racines dans moins d’eau. Sans l’adjonction de produits phytosanitaires, le SRI suppose un travail plus minutieux, mais il promet une récolte trois fois supérieure.

Renouer le lien entre agriculture et élevage


Deuxième technique, renouer le lien entre l’agriculture et l’élevage – ici le riz et les canards, ou « Rice ducking ». Kun Annan en avait entendu parler depuis longtemps, mais « sans jamais oser la mettre en pratique ».

Le principe est de faire croître le riz en même temps qu’une vingtaine de canards sur une petite parcelle de 0,15 ha. Les avantages sont multiples : les fientes des canards fertilisent le sol, leurs piétinements aèrent le sol, ils mangent les insectes et les crabes de la rizière. Et pondent des œufs. Du coup, sans intrants, le rendement reste prometteur. Tout juste faut-il clôturer la rizière.

Enfin, au-dessus de la rizière, Kun Annan et ses amis prennent à nouveau soin de la forêt longtemps surexploitée, qui recule et s’assèche elle aussi. Ils s’appuient, entre autres, sur un rituel ancien, l’« ordination » des arbres.

Autour d’un moine bouddhiste, les villageois choisissent des parcelles en difficulté et vont ceindre des dizaines d’arbres d’écharpes orange, leur conférant ainsi le statut hautement respectable de moines. Si on les coupe, on risque une malédiction.


Un millier d’arbres sont replantés à l’hectare

De façon plus concrète, les techniciens de Pur Projet géolocalisent par GPS et identifient chaque parcelle reboisée et chaque arbre. Un millier d’arbres sont ainsi replantés à l’hectare.

Pour cela, les paysannes parcourent la forêt pour ramasser les graines de teck, d’arbres fruitiers ou médicinaux, les font grandir en pépinière puis les replantent selon des techniques adaptées aux diverses parcelles.

Ces techniques simples ont fait des émules dans la région. Des paysans de treize villages du district voisin de Soebpoeng ont ainsi répondu positivement aux propositions de Kun Annan, qui explique : « Ma passion est de partager mes connaissances. »

Avec un revenu mensuel de 150 €, il n’en faut pas beaucoup pour sortir la tête de l’eau et de l’endettement. Ajan a ainsi adjoint à sa maison une mare à canards, passés en trois ans de cinq à deux cents individus.

Autour, un poulailler, une piscine à grenouilles (vivant sur des chutes en plastique ayant servi à fabriquer des tongs), une petite plantation de thé, sans oublier le potager. De quoi atteindre désormais 40 % d’autosuffisance alimentaire et mettre quelques baths (1) de côté.

Pur Projet a déjà pu planter 100 000 arbres dans le pays

Il faut dire que cet objectif est largement diffusé dans les mentalités thaïes par la monarchie, ici plus que respectée. Assurée du soutien public, Pur Projet a ainsi pu planter 100 000 arbres dans le pays, dans une cinquantaine de villages.

Poursuivant également ce type d’actions dans d’autres pays du monde, les petits paysans soutenus par l’organisation ont planté 10 millions d’arbres à travers le monde. Certes une goutte d’eau, par rapport aux 24 millions d’arbres qui disparaissent chaque jour sur la planète.

À l’origine de ces circuits vertueux, la capacité de Tristan Lecomte à ouvrir les entreprises internationales aux enjeux écologiques. Car, avec lui, Nespresso, Accor, Clarins, Caudalie, Louis Dreyfus et d’autres, souvent par l’intermédiaire de fondations, financent ces activités.

Soucieuses de préserver les hommes et les sols d’où elles extraient un grand nombre de matières premières agricoles indispensables à leurs activités, ces entreprises appuient Pur Projet dans ses activités d’agriculture biologique et d’agroforesterie.

Une autre façon pour Tristan Lecomte de mettre en pratique cette maxime de Gandhi, qui lui est chère : « Soyons le changement que nous voulons voir dans le monde, en pensées, en paroles et en actions. »

Frédéric Mounier (envoyé spécial à Chiang Mai)


(1) Monnaie thaïlandaise.


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MessageSujet: Re: ASIE Sud, Est, JAPON, INDE, INDONÉSIE, AUSTRALIE... mutations économiques, stratégies capitalistes et luttes de classes    Lun 7 Déc - 4:28



Le Vietnam emprunte 29 millions de dollars à l'Arabie saoudite 06/12/2015

Le ministère vietnamien des Finances a souscrit un prêt de 29 millions de dollars auprès du Fonds saoudien pour le développement (SFD) pour financer trois projets à Lang Son, Hoà Binh et Hà Nam


Des capitaux saoudiens sont accordés pour le projet de l'agrandissement
de l'Hôpital général de la province de Hoà Binh. Photo : TP/CVN

Citation :
Les signataires étaient le vice-ministre vietnamien des Finances, Truong Chi Trung, et le vice-président et directeur général du SFD, Yousef I Al-Bassam. Selon Truong Chi Trung, la somme sera investie dans la construction d'une route conduisant au centre de la commune de Tân Yên, province de Lang Son, dans l'agrandissement de l'Hôpital général de la province de Hoà Binh et dans l'élargissement du Collège de formation professionnelle de la province de Hà Nam.

À ce jour, le SFD a financé à hauteur d'environ 114 millions de dollars neuf projets au Vietnam. Ces projets concernent l'amélioration des infrastructures rurales, le développement des ressources humaines, la santé, la résilience au changement climatique dans des localités en difficulté comme Bac Can, Ninh Thuân, Quang Tri, Phu Yên, Nghê An, Hà Giang, Hoà Binh, Lang Son et Hà Nam.

De son côté, Youssef I Al-Bassam a souligné que ce prêt démontrait les bonnes relations et le potentiel de coopération entre les deux pays. Et enfin de souhaiter voir le Vietnam prospérer de plus en plus.


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MessageSujet: Re: ASIE Sud, Est, JAPON, INDE, INDONÉSIE, AUSTRALIE... mutations économiques, stratégies capitalistes et luttes de classes    Lun 7 Déc - 4:33

ça fait un peu propa à la chinoise mais à défaut d'autre chose, pourquoi s'en méfier davantage que de la presse française ?



Panorama du secteur bancaire après quatre ans de restructuration 05/12/2015 09:33

Quatre ans après son lancement, la restructuration du secteur bancaire a obtenu des résultats encourageants. Le montant des créances douteuses a diminué significativement, la solvabilité des banques est garantie et le taux d’intérêt sur le marché interbancaire a été stabilisé


Citation :
Dans son rapport présenté à la 10e session de l’Assemblée nationale, le gouvernement a affirmé que les difficultés du secteur bancaire ont nettement diminué, le succès le plus remarquable concernant le traitement des banques de petite envergure et faiblement rentables.

Le projet de restructuration des organismes bancaires a abouti à des résultats positifs : sept banques nationales, deux banques à participation étrangère, quatre banques étrangères et cinq établissements de crédit ont été fermés ou ont fait l’objet d’une fusion-acquisition.

Les efforts du Vietnam sont reconnus par les agences d’évaluation internationales qui ont classé 11 banques vietnamiennes sur la liste des 1.000 banques du monde de 2014, ainsi que par la revue The Banker.


Les banques commerciales ne sont plus qu’au nombre de 34
contre 42 il y a quatre ans. Photo : Trân Viêt/VNA/CVN

La Banque d’État du Vietnam (BEV) a élaboré une feuille de route de restructuration du système bancaire fin 2011 et commencé à la suivre en février 2012 après agrément par le Premier ministre Nguyên Tân Dung du plan 254 relatif à la restructuration des banques. Cette dernière comprend deux étapes, la première, de 2012 à 2015, porte sur le traitement des créances douteuses et des banques financièrement faibles. La seconde, de 2015 à 2020, est consacrée au développement du système bancaire national et à l’amélioration de la compétitivité des banques vietnamiennes.

La réforme bancaire est positive

La réforme bancaire est positive, les banques commerciales n’étant plus qu’au nombre de 34 contre 42 il y a quatre ans. Les huit entités disparues sont les banques Tin Nghia, Dê Nhât, Habubank, Western Bank, Dai A, Dai Tin, Phuong Nam, MHB, MDBank et PGBank. La solvabilité des banques commerciales est garantie. Autres fruits de cette réorganisation, la valeur totale des actifs des organismes bancaires a augmenté de 20%, passant de 5 millions de milliards de dôngs à 6,6 millions de milliards.

La banque centrale a accéléré depuis le début de 2015 le chantier de la restructuration du secteur bancaire. Elle a exercé son droit régalien d’acquisition pour zéro dông de trois banques commerciales qui traversaient d’importantes crises internes ou financières : la Banque de construction du Vietnam (VNCB), l’Ocean Bank et la GP Bank. Les fusions sont très fortement encouragées par la BEV en vue de créer des entités plus solides et en mesure de faire face à la concurrence internationale.

Le gouverneur de la Banque centrale Nguyên Van Binh considère que le Vietnam a achevé la première phase de cette restructuration bancaire. La seconde est engagée : les banques les plus puissantes sont appelées à absorber les plus petites. Le cas échéant, la Banque centrale interviendra directement dans la restructuration de certaines, le gouverneur soulignant à cette occasion que ces fusions-absorptions ou acquisitions permettront à leurs acteurs de considérablement développer leurs parts de marché. L’objectif est de ramener le segment des banques commerciales à une vingtaine d’établissements d’ici à 2017. Autre grande mission, le traitement des dettes douteuses et des participations croisées, tâches dissociées mais tout aussi essentielles pour le secteur bancaire. À l’issue de cette phase, le panorama qu’offrira le système bancaire national sera beaucoup plus clair.

La Compagnie générale de gestion des actifs du Vietnam (VAMC), relevant de la tutelle directe de la Banque centrale, acquiert autant que faire se peut les mauvaises créances des banques. La VAMC en a ainsi acquis 225.000 milliards de dôngs de 139 banques, ce qui a permis de ramener le ratio de créances douteuses à 2,93% fin septembre 2015, contre 17% en 2012...


Panorama du secteur bancaire après quatre ans de restructuration
Photo : Truong Trân/VNA/CVN

Selon le vice-gouverneur Nguyên Kim Anh, de nouveaux critères de classification des créances ont été appliqués, conformément à la feuille de route, ce qui permet de prendre une meilleure mesure sur le plan juridique comme comptable et financier de ces créances, ainsi de mieux les évaluer. Ces résultats ont été obtenus grâce aux importants efforts des banques, sans l’assistance de l’État, alors que l’économie nationale connaissait encore de nombreuses difficultés en raison de la conjoncture mondiale.

D’après le Docteur Vu Dinh Anh, pour en finir avec les créances douteuses en 2015, la BEV et le gouvernement devraient recourir à l’ensemble des outils créés ces deux dernières années, à commencer par la VAMC.

Les premiers résultats encourageants

Concernant cette dernière, le renforcement de son intervention passerait par une augmentation de son capital social qui, de 500 aujourd’hui, devrait être porté à hauteur de 2.000 milliards de dôngs. Cela nécessite aussi d’ouvrir les marchés secondaires- sur valeurs et obligataires - afin que la VAMC puisse élever l’efficience de son activité, et donc d’améliorer leur cadre juridique, y compris pour encourager une participation des investisseurs vietnamiens comme étrangers.

Le Docteur Lê Xuân Nghia, ancien président du Comité national de contrôle financier, a annoncé que le traitement des participations croisées connaissait des progrès initiaux grâce à l’application des normes internationales en matière d’administration, de gestion des risques, de comptabilité et de rapport financier.

Partageant cet avis, Truong Van Phuoc, vice-président du Comité national de contrôle des finances, a estimé que la restructuration du secteur bancaire, menée résolument, avait presque permis d’en finir avec les participations croisées. L’application de plusieurs mesures destinées à liquider les participations croisées existantes par voie de fusion, et même de confusion, d’une banque majoritairement ou principalement détenue par une autre, a d’ailleurs participé à la baisse du nombre de banques commerciales par actions.

Thê Linh/CVN


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MessageSujet: Re: ASIE Sud, Est, JAPON, INDE, INDONÉSIE, AUSTRALIE... mutations économiques, stratégies capitalistes et luttes de classes    Lun 7 Déc - 4:41



La Communauté économique de l'ASEAN promeut la coopération économique régionale 04/12/2015

L'année 2015 ​ est un tournant historique de la coopération au sein de l'Association des nations de l'Asie du Sud-Est (ASEAN) avec la naissance, à la fin de cette année, de la Communauté de l'ASEAN fondée sur les trois piliers que sont politique et sécurité, économie et culture et société

>>Nouvelles opportunités dans l'attraction des investissements aséaniens
>>Le Vietnam participe au Sommet d'affaires et d’investissement de l’ASEAN
>>La Communauté économique, moteur de l'investissement du bloc régional
>>AEC, une ouverture pour les exportations vietnamiennes


Citation :
La Communauté économique de l'ASEAN (AEC) ​ joue un rôle central et est considérée comme ​ le moteur de la promotion de la coopération et de l'intégration régionales, comme de la réalisation de la Vision de l'ASEAN pour 2025.


L'année 2015 ​ est un tournant historique de la coopération au sein de l'ASEAN
avec la naissance, fin 2015, de la Communauté de cette association

L'objectif de ​ l'AEC est d'établir une zone économique stable, prospère et compétitive au sein de laquelle les biens, les services et les capitaux circulent librement, ​ où le développement économique est équitable, ​ et la pauvreté ​ et les écarts de développement, ​ en voie de réduction, ce afin d'élever sa compétitivité pour attirer davantage d'investisseurs.

L'AEC ​ repose sur quatre ​ éléments essentiels, un marché uni ​ que, une zone économique compétitive, un développement égal sur le plan économique, et une intégration économique mondiale, ​ lesquels font l'objet d'un suivi grâce à la création d'une ​ carte de performances de l'AEC (Scorecard AEC) ​ en vue d'évaluer le processus de leur application par les pays membres.

Après 2015, les dirigeants de l'ASEAN ​ entendent faire de la Communauté de l'ASEAN un marché unique en termes de production comme de circulation des biens, des services, des capitaux et des travailleurs qualifiés, une zone ​ libre de barrières tarifaires comme non-tarifaires, ​ promouvant ​ le commerce et l'investissement, une unification des normes, ​ une amélioration des règles d'origine, le développement d'un marché des capitaux...

L'édification de l'AEC prend la forme de conventions et d'accords importants comme, entre autres, l'Accord sur la zone de libre-échange de l'ASEAN, l'Accord ​ sur le commerce des biens de l'ASEAN, l'Accord-cadre de l'ASEAN sur les services, l'accord-cadre sur la zone d'investissement de l'ASEAN, l'Accord sur l'investissement intégral ​ de l'ASEAN, ou encore l'Accord-cadre sur la coopération industrielle de l'ASEAN... Ainsi, en 2010, l'ASEAN a ​ supprimé les taxes d'import-export ou les a réduites à 5% dans six pays membres, et en 2015, dans quatre autres, créant un marché ouvert dépourvu de barrières douanières.

Pour ​ créer une zone économique concurrentielle

L'ASEAN intensifie ses politiques en matière de concurrence, ​ de protection des consommateurs, de protection de la propriété intellectuelle, de développement des infrastructures, de développement de l'e-commerce...


Les ​ habitants ​ de l'ASEAN seront autorisés ​ à travailler dans les autres pays ​membres,
mais dans seulement huit secteurs. Photo : VNA/CVN

L'ASEAN a adopté et met en oeuvre le cadre de l'ASEAN sur le développement économique équitable (ASEAN Framework on Equitable Economic Development-AFEED) relatif à l'assistance des pays aséaniens et au soutien du développement des PME. Ce bloc ​ régional met en oeuvre des accords de libre-échange avec ses six grands partenaires que sont la Chine, le Japon, la République de Corée, l'Inde, l'Australie et la Nouvelle-Zélande, et accélère les négociations de l'Accord de partenariat économique intégrale en vue de créer un espace économique ouvert en Asie de l'Est.

Durant ​ le processus ​ de fondation de l'AEC, les pays membres de l'ASEAN font face à de nombreuses difficultés. Premièrement, la libéralisation du commerce et des services reste lente malgré l'application de l'Accord cadre sur les services de l'ASEAN (ASEAN Framework Agreement on Services-AFAS), et de l'Accord cadre sur la zone d'investissement de l'ASEAN ​ (ASEAN Investment Area -AIA).

Deuxièmement, le processus de création de l'AEC dépend des réformes internes menées par les pays membres, dont la question du secteur de la logistique. En effet, plusieurs pays aséaniens, ​ excepté Singapour, ​ connaissent des difficultés en ce domaine.

Régler des différends entre certains pays

Troisièmement, ​ l'investissement direct étranger ​ reçu dans l'ASEAN est freiné par l'existence d'obstacles politiques et institutionnels ​ à un niveau national comme régional. Par ailleurs, le processus d'intégration à l'ASEAN ne prend pas assez en compte les rôles de la population, de la société et de la communauté des entreprises. Quatrièmement, en l'état, l'AEC ne parvient pas à libéraliser les secteurs de l'agric ​ ulture, de la construction automobile et de quelques autres. Les ​ habitants ​ de l'ASEAN seront autorisés ​ à travailler dans les autres pays ​ ​ membres, mais dans seulement huit secteurs dont la comptabilité, le tourisme et l'ingénierie, lesquels ​ ne représentent que 1,5 % de l'emploi dans la région.

Par ailleurs, les échanges commerciaux au sein de l'ASEAN ne représentent que 24% du commerce mondial.

Cinquièmement, ​ les membres de l'ASEAN s'efforcent de régler des différends entre certains pays et de maîtriser les incendies ​​ de forêt en Indonésie. Enfin, les pays doivent faire face ​ à des différences en termes de niveau de développement, de culture... ainsi qu'à des problèmes sociaux particulièrement préoccupants comme la corruption, l'absence de compatibilité dans les infrastructures, de différences en matière de coût du transport.

L'AEC ​ a un rôle important dans le processus de fondation de la Communauté de l'ASEAN. La participation à l'AEC est une opportunité, mais aussi un défi pour tous ses membres. ​ Toutefois, l'AEC donnera à ses membres sous développés l'opportunité de ​ combler leurs écarts avec les autres pays de la communauté.


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MessageSujet: Re: ASIE Sud, Est, JAPON, INDE, INDONÉSIE, AUSTRALIE... mutations économiques, stratégies capitalistes et luttes de classes    Lun 7 Déc - 4:46



Vietnam - UE : Achèvement des négociations de l’Accord de libre-échange 03/12/2015

Le ministre vietnamien de l’Industrie et du Commerce, Vu Huy Hoàng, et le commissaire européen au commerce Cecilia Malmstrm ont signé le 2 décembre à Bruxelles une déclaration sur l’achèvement des négociations de l’Accord de libre échange (FTA) Vietnam - Union européenne (UE), en présence du Premier ministre vietnamien Nguyên Tân Dung et le président de la Commission européenne (CE), Jean-Claude Juncker

>>Entretien des Premiers ministres vietnamien et belge
>>Nguyên Tân Dung rencontre des dirigeants belges

Les deux parties ont affirmé que c’était un moment historique, un jalon spécial pour célébrer le 25e anniversaire de l’établissement des relations diplomatiques entre le Vietnam et l’UE.


Signature d'une déclaration sur l’achèvement des négociations
de l’Accord de libre échange Vietnam - UE, le 2 décembre à Bruxelles.
Photo : Duc Tam/VNA/CVN

Citation :
En octobre 2010, le Premier ministre vietnamien et le président de la CE se sont mis d’accord sur les négociations du FTA après l’achèvement des formalités nécessaires. Les négociations ont officiellement débuté le 26 juin 2012. Après trois ans avec 14 séances de négociations officielles et des séances de mi-mandat au niveau ministériel et de chef de délégations et entre les groupes techniques, les deux parties ont parvenu à l’achèvement de leurs négociations.

Le FTA Vietnam - UE est un accord intégral et assurant les intérêts du Vietnam comme de l’UE, avec l’accent mis sur les écarts du niveau de développement.

Les contenus essentiels de cet accord concernent le commerce des marchandises, les règles d’origine, les douanes et la valorisation du commerce, les mesures de garantir la sécurité alimentaire et de quarantaine animale et végétale, les barrières techniques dans le commerce, le commerce de services, l’investissement, l’autodéfense au commerce, la concurrence, les entreprises publiques, l’achat du gouvernement, la propriété intellectuelle, le développement durable, la coopération et l’amélioration des capacités, la justice et l’institution. Cet accord compose aussi de nouvelles approches, plus progressistes, sur le protectionnisme de l’investissement et le règlement des différends dans l’investissement.

Moteur pour promouvoir la croissance économique

Le FTA Vietnam - UE créera un moteur pour promouvoir le commerce, l’investissement, la croissance économique et donner des opportunités d’emploi au Vietnam et à l’UE.

Quant à l’import-export, l’engagement d’ouverture du marché bénéficiera aux exportations des marchandises, notamment les produits textile-habillement, les sandales et les chaussures, les produits agricoles, les objets en bois du Vietnam et les machines, les équipements, les automobiles, les boissons alcoolisées et certains produits agricoles de l’UE. Le Vietnam et l’UE vont supprimer les taxes d’importation imposées sur plus de 99% des lignes tarifaires. Pour le reste, les deux parties vont appliquer le quota ou supprimer partiellement les taxes.


Le Vietnam et l'UE engagent l'ouverture du marché aux exportations des marchandises,
dont les produits textile-habillement. Photo : Trân Viêt/VNA/CVN

En la matière d’investissement, les engagements visant à assurer un environnement d’investissement et de commerce d’ouverture et plus flexible mentionnés par cet accord contribueront à renforcer les investissements de l’UE et d’autres partenaires dans les projets de haute qualité au Vietnam. Ces fonds aideront le Vietnam à accélérer son processus de restructuration économique, de changement du modèle de croissance.

Les autres engagements relatifs à l’investissement, la libéralisation du commerce et de services, la propriété intellectuelle…vont permettre aux deux parties de s’approcher leur marché et d’assurer leurs intérêts.

Durant leurs négociations, le Vietnam et l’UE ont convenu le cadre pour les programmes de coopération et l’amélioration des capacités dans les domaines d’intérêt commun. Ce cadre permettra au Vietnam de continuer d’édifier un système juridique, soutiendra le pays dans la mise en œuvre des engagements de cet accord, améliorera la compétitivité des PME…Cet accord donnera au Vietnam l’opportunité de s’approcher aux technologies avancées, améliorer la qualification professionnelle, créer l’emploi et garantir le bien-être social.

Les deux parties ont convenu d’achever bientôt la ratification de cet accord pour son application au début 2018.

L’UE est le deuxième partenaire commercial du Vietnam et l’un des deux premiers marchés d’exportation du pays. Les échanges commerciaux bilatéraux se sont chiffrés à 36,8 milliards de dollars en 2014 et 19,4 milliards de dollars au premier semestre de cette année.

VNA/CVN


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