PATLOTCH / CHANGER DE CIVILISATION / LUTTES, THÉORIE, SEXE et POÉTIQUE

dans la DOUBLE CRISE du CAPITAL et de l'OCCIDENT, LUTTES COMMUNISTES, FÉMINISTES, DÉCOLONIALES et ÉCOLOGIQUES
 
AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  
Rechercher
 
 

Résultats par :
 
Rechercher Recherche avancée
Derniers sujets
» VA-SAVOIR : chronique à la com
Mer 21 Juin - 20:36 par Patlotch

» "CLASSES MOYENNES" : encadrement, prolétarisation, transclassisme, prolophobie
Mar 20 Juin - 19:03 par Patlotch

» MACRONISME, ÉTAT et RESTRUCTURATION du CAPITALISME
Lun 19 Juin - 17:52 par Patlotch

» un TOURNANT HISTORIQUE du CAPITALISME et de l'ÉTAT FRANÇAIS, élections 2015-2017, faits et propos, analyses et théorie (antiroman)
Jeu 15 Juin - 20:26 par Patlotch

» THÉORISATIONS COMMUNISTES, FÉMINISTES, et DÉCOLONIALES : remises en perspectives révolutionnaires. Cheminement et bouclages de synthèse
Ven 9 Juin - 10:58 par Patlotch

» PENSÉES diverses à marier sans modération
Lun 5 Juin - 12:26 par Patlotch

» la vie du forum : réception, conseils, mises à jour, etc.
Jeu 1 Juin - 17:45 par Admin

» DÉCOLONISER le FÉMINISME ! Féminisme, voile, race et Islam... "Féministes blanches"... sexisme et racisme... et le burkini ?!
Lun 29 Mai - 18:42 par Patlotch

» AFRODITE CHEZ LES PHALLOCRATES, antiroman sans repentir, suivi de BLACK WOMEN, Love, Sex, Song, Dance... et théorie communiste
Lun 29 Mai - 17:23 par Tristan Vacances

» DOMESTIQUES (travailleuses et travailleurs) / DOMESTICS WORKERS / Servants
Sam 27 Mai - 16:09 par Admin

» DIALECTIQUE COMPLEXE et MÉTHODOLOGIE : DÉPASSEMENTS À PRODUIRE
Sam 27 Mai - 14:54 par Admin

» "GUERRE AU TERRORISME" : la grande imposture / CALIFAT et CAPITALISME
Jeu 25 Mai - 15:02 par Patlotch

» "le PRÉCARIAT définit le SALARIAT" : 25% des travailleurs du monde ont un emploi stable / travail et anti-travail
Jeu 25 Mai - 12:07 par Patlotch

» TRAVAIL, CHÔMAGE, SYNDICALISME... MONDE / chiffres, courbes, cartes...
Mer 24 Mai - 13:25 par Patlotch

» OPIUMS DU PROLÉTARIAT : RELIGIONS, ATHÉISMES, LAÏCITÉ... IDÉOLOGIES et RÉALITÉS
Mer 24 Mai - 9:34 par Admin

» des LUTTES dans la CRISE : GRÈVES, OCCUPATIONS, BLOCAGES, MANIFESTATIONS...
Mar 23 Mai - 13:45 par Admin

» PALESTINE et ISRAËL
Lun 22 Mai - 18:41 par Patlotch

» ÉCONOMIE POLITIQUE, quand tu nous tiens : et la CRISE ? NOUVELLE RESTRUCTURATION du CAPITALISME ?
Dim 21 Mai - 13:41 par Admin

» 0 - INTRODUCTION et SOMMAIRE : GENÈSE et DÉFINITION d'un CONCEPT incontournable
Dim 21 Mai - 13:00 par Admin

» DROITE-GAUCHE : IMPLOSION d'un PARADIGME FRANÇAIS historique et CRISE de la POLITIQUE INSTITUTIONNELLE
Dim 21 Mai - 11:18 par Admin


Partagez | 
 

 SURVEILLANCE de la POPULATION, sécuritaire, caméras, écoutes, internet...

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Invité
Invité



MessageSujet: SURVEILLANCE de la POPULATION, sécuritaire, caméras, écoutes, internet...   Sam 25 Juil - 1:02


« Le gouvernement joue avec la peur des gens »

ANALYSE Les opposants au projet de loi sur le renseignement, dont l’examen débute ce lundi à l’Assemblée nationale, ont bien du mal à mobiliser l’opinion publique…

Loi sur le renseignement : Pourquoi les Français se moquent d’être placés sous surveillance ? 20minutes 13 avril 2015


Des policiers observent les passants autour de l'Arc de Triomphe à Paris.

Vincent Vantighem a écrit:
Une caméra dans le salon. Une balise sous la voiture. Et un mouchard sur l’ordinateur. «Big Brother will be watching you!» Et les Français s’en moquent. Alors que débute, ce lundi à l’Assemblée nationale, l’examen du projet de loi sur le renseignement censé doter les services de police de moyens de surveillance élargis, les défenseurs des libertés individuelles ont bien du mal à mobiliser l’opinion publique sur les risques de dérives.

«C’est compliqué d’alerter, reconnaît Laurence Blisson, secrétaire nationale du Syndicat de la magistrature (classé à gauche). D’abord parce que c’est un sujet très technique et technologique. Mais surtout parce que le débat a été escamoté par le gouvernement.» Réécrit de fond en comble après les attentats de janvier, le projet de loi est présenté, par l’exécutif, comme un texte antiterroriste permettant de lutter contre une menace toujours aussi élevée.

«Le gouvernement joue avec la peur des gens»

Mais en permettant d’écouter «l’entourage» d’un suspect ou de surveiller ceux qui pourraient, dans une formulation volontairement vague, «attenter à la sécurité nationale», le document que doivent examiner les députés va en réalité bien au-delà de la seule lutte contre Daesh. «C’est une escroquerie, s’emporte Michel Tubiana, président d’honneur de la Ligue des droits de l’homme. Le gouvernement a récupéré cet événement dramatique pour faire passer une loi qui fait de chaque Français un suspect potentiel. Il joue avec la peur des gens…»

Trois mois après la tuerie de Charlie Hebdo, le jeu paraît d’ailleurs simple. D’après un sondage Ipsos/Sopra-Steria* pour Le Monde, 71% des Français se disent favorables à la «généralisation des écoutes téléphoniques sans accord préalable d’un magistrat». Ils sont même 61% à demander que «les suspects puissent être interrogés sans l’assistance d’un avocat».

«On donne l’impression de crier dans le désert»

«Les Français se disent ‘’Je ne suis pas un terroriste donc je n’ai rien à craindre’’, résume Michel Tubiana. Mais ils ne se rendent pas compte qu’ils peuvent tout de même être surveillés pour bien d’autres raisons.»

Depuis des semaines, la Quadrature du Net, association qui défend les droits des citoyens sur Internet, tente donc de les alerter. «Mais c’est très difficile, avoue Adrienne Charmet, la porte-parole de ce mouvement. Dans la classe politique, on n’entend personne défendre véritablement le texte. Du coup, on donne l’impression de crier dans le désert et de se débattre tout seul. Notre message paraît inaudible.»

L’opposition UMP ne s’opposera pas à la majorité

De l’autre côté de la barrière, Valérie Corre confirme ce sentiment. Députée PS du Loiret, elle assure avoir été interpellée à de nombreuses reprises sur le sujet. «J’ai reçu de nombreux mails de protestation, confie-t-elle. Mais ils émanent tous de militants et spécialistes de la question. Alors que lors de mes permanences, absolument personne n’a évoqué ce sujet…»

Pourtant, cette parlementaire de la majorité s’interroge, elle aussi, sur la mise en place d’une surveillance de masse. «Je me pose des questions. J’attends d’assister aux débats au sein de l’hémicycle pour prendre position.» Ils ne risquent pourtant pas d’être très animés. L’opposition UMP a déjà annoncé son intention de voter ce texte socialiste présenté en «procédure accélérée». Jeudi, tout devrait donc être bouclé. «Il sera alors trop tard pour revenir en arrière», signale, amer, Michel Tubiana.


Sondage Ipsos/Sopra-Steria réalisé pour Le Monde et Europe 1 auprès de 1.003 personnes interrogés par Internet les 21 et 22 janvier.


Dernière édition par Patlotch le Mer 19 Aoû - 23:17, édité 2 fois
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité



MessageSujet: Loi sur le renseignement : trois dispositions censurées par le Conseil constitutionnel   Sam 25 Juil - 1:10

SURVEILLANCE Le Conseil constitutionnel a validé l'essentiel du projet de loi sur le renseignement...

Loi sur le renseignement : Ces trois dispositions censurées par le Conseil constitutionnel Laure Cometti 20 minutes 24 juillet


Laure Cometti a écrit:
« Boîtes noires » et algorithmes pour détecter en temps réel des comportements suspects sur Internet et élargissement des motifs justifiant la surveillance… Toutes ces mesures du très contesté projet de loi sur le renseignement ont été validées par le Conseil Constitutionnel (CC) dans une décision publiée jeudi soir. Les sages ont jugé que le texte, critiqué notamment par le Comité des droits de l’Homme de l’ONU jeudi, était conforme à la Constitution, ou presque. Seules trois dispositions ont été retoquées.

Des retouches mineures

« Le Conseil n’a pas remis en cause le principe de la surveillance, il s’est fait le juge de la proportionnalité et n’a fait que quelques retouches relativement accessoires », observe Nicolas Arpagian, directeur à l’institut national des hautes études de la sécurité et de la justice*.

Ce n’est pas tout à fait de l’avis de la Quadrature du Net, association qui a pourtant mené une campagne active contre le projet de loi. Certes, la censure du CC est « mineure » et « décevante », mais pour Adrienne Charmet, coordinatrice des campagnes, les mesures censurées ne sont pas anodines.

D’abord, en retoquant l’article L. 832-4 sur le budget de la commission nationale de contrôle des techniques de renseignement (CNCTR), le CC n’a pas autorisé que les comptes de la commission « restent dans les caisses noires de l’Etat », estime Adrienne Charmet. « Cela permettra davantage de transparence quant aux moyens financiers de la CNTCR », poursuit-elle.

La surveillance internationale déclarée non-constitutionnelle

Le CC a également censuré des dispositions de l’article L. 821-6 qui autorisent les écoutes et la géolocalisation d’un individu sans l’autorisation préalable du Premier ministre, en cas d’« urgence opérationnelle ». Les sages ont estimé que ces dispositions « portent une atteinte manifestement disproportionnée au droit au respect de la vie privée et au secret des correspondances ». « Cela reste un cas très spécifique au regard de l’ampleur de la surveillance de masse légalisée par le texte », déplore Adrienne Charmet. En somme, c’est une « bien maigre consolation ».

Enfin, les sages ont aussi invalidé l’article L. 854-1 qui concerne la « surveillance internationale », pour laquelle « les conditions d’exploitation, de conservation et de destruction des renseignements collectés » et les conditions du contrôle par la CNCTR n’étaient pas clairement définies. Insuffisant en termes de « garanties fondamentales accordées aux citoyens pour l’exercice des libertés publiques ». La collecte de données à l’étranger reste dans « une zone grise », note Nicolas Arpagian.

Utiliser un VPN et héberger ses données hors de France permettra-t-il d’échapper aux fameuses « boîtes noires » ? Si c’est le cas, c’est « une mauvaise nouvelle pour la French Tech et l’emploi en France », écrit Tristan Nitot, membre du Conseil national du numérique. Mais « il ne faut pas se leurrer », insiste Adrienne Charmet, car « ces pratiques existent déjà ». « La question est : est-ce que l’Etat va sciemment perpétuer des pratiques qui ont été jugées anticonstitutionnelles ? », s’interroge-t-elle.

Et maintenant ?

La Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) peut se prononcer sur la loi, mais encore faut-il avoir saisi et épuisé tous les recours judiciaires nationaux. Il faudra donc attendre qu’un individu conteste la légalité de son placement sur écoute, en s’adressant à la CNCTR puis au Conseil d’Etat, avant que le tribunal européen se penche sur le texte de loi. Or la CEDH rend ses décisions en moyenne au bout de quatre ans, rappelle Libération.

Si le rapporteur Jean-Jacques Urvoas (PS) a insisté sur la « création pour la première fois d’un cadre juridique démocratique des activités des services de renseignement », « toutes les questions techniques de sa mise en place restent à régler », souligne Nicolas Arpagian. « Qui va concevoir les algorithmes ? Où les données collectées seront-elles stockées ? », s’interroge-t-il.

*Auteur du Que sais-je ? sur la cybersécurité (réédité le 28 août 2015 aux éditions PUF).
Revenir en haut Aller en bas
Admin
Admin


Messages : 6302
Date d'inscription : 29/04/2015
Localisation : trop loin

MessageSujet: La police de New York traque les SDF sur Internet   Ven 14 Aoû - 23:42




La police de New York traque les SDF sur Internet Marine Brossard 14/08/2015


Un SDF mendie dans une rue de Manhattan à New York, le 22 août 2014

Le syndicat de la police de new-yorkaise lance une vaste campagne de communication incitant les administrés à photographier les sans-abris, dans le but d'"alerter la municipalité".

Marine Brossard a écrit:
Fatigué des sans-abris "qui portent atteinte à la qualité de vie", le syndicat de la police de la ville de New York a pris les choses en main. Son président, Ed Mullins, a lancé une vaste traque aux sans-abris en incitant les policiers à photographier les personnes sans domiciles dans les rues, endormies sur un trottoir, faisant les poubelles, recroquevillées sous des abris ou allongées sur des bancs. Les clichés sont regroupés dans l'album Flickr "Peek-A-Boo" ("Coucou !" en français).  


Capture d'écran du compte Flickr du Sergeants Benevolent Association

"Quand vous vous promenez dans New York, merci d'utiliser vos smartphones pour photographier les sans-abris allongés dans nos rues, les mendiants agressifs, les gens urinant en public ou engagés dans des trafics de drogues", écrit le président du syndicat Ed Mullins dans le document intitulé "Peek a Boo, Wee See You Too" ("Coucou, on te voit aussi !"). Il enjoint également ses troupes de pousser leurs familles et amis à faire de même, afin d'alerter le conseil municipal sur la situation.  

Une campagne pour s'opposer à la mairie

Dans la circulaire, Ed Mullins, un des principaux opposants au nouveau maire démocrate Bill de Blasio, tacle la politique de la ville concernant la gestion des sans-abris, qu'il qualifie de "ridiculement hypocrite".

Depuis son investiture, la relation entre Bill de Blasio et les forces de l'ordre a connu quelques remous. En décembre, ses représentants accusaient le maire d'être complice du double meurtre de policiers en s'étant montré trop bienveillant envers les manifestants pro Mike Brown à Ferguson. L'édile a par ailleurs enclenché des réformes concernant les stratégies mises en place par les policiers pour réduire le nombre de sans-abris, stratégies qui ont parfois été jugées racistes, comme le rappelleLibération.

La campagne de communication a suscité l'indignation de certains internautes, "dégoûtés" par cette tentative d' "humiliation" des sans-abris.




La police américaine adore la reconnaissance faciale Andréa Fradin

Aux Etats-Unis, les autorités semblent avoir un nouvelle passion : prendre des photos d’individus à la dérobée pour les croiser, à l’aide de logiciels de reconnaissance faciale, à leurs fichiers de suspects déjà enregistrés.


Officer John Rodrigues in Chula Vista, Calif., uses a smartphone with facial recognition software built in. Credit Sandy Huffaker for The New York Times  

Citation :
Utilisée depuis des années par les militaires et autres services de renseignements sur les terrains de guerre, l’outil a progressivement conquis les départements de police locaux, explique le New York Times. Sans que la pratique ne soit réellement encadrée – ce qui n’est pas sans poser, évidemment, de nombreuses questions sur la vie privée.

« Ils sortent un iPad et prennent des photos »

Le New York Times rapporte ainsi l’expérience de deux hommes dont le portait a été tiré par des policiers lors d’un contrôle de routine, à San Diego, et ce malgré leur refus.

Le problème, c’est qu’aucune trace de l’opération ne semble exister : la police de San Diego explique en effet ne pas demander de rapport sur l’utilisation de la reconnaissance faciale lorsque celle-ci n’aboutit à aucune arrestation. Et jusqu’à la date du 19 juin, elle ne disposait d’ailleurs d’aucune règle ou directive en la matière…

Un avocat de la région, Victor Manuel Torres, explique au New York Times avoir en moyenne, chaque mois, deux appels relatifs à la reconnaissance faciale.

« La plainte est toujours la même : [les policiers] l’ont utilisée sans en avoir la permission. [Les plaignants disent : ] “ La police m’a mis les menottes, je suis sur le trottoir et ils sortent un iPad et prennent des photos. ”

Problème éthique

Les critiques sont telles que certains municipalités ont carrément décidé d’abandonner la reconnaissance faciale, après l’avoir un temps expérimentée. C’est le cas de Boston, explique le journal américain, qui estimait en 2013 que la pratique soulevait trop de problèmes éthiques ; ou d’Oakland, qui a dû abandonner un système de vidéosurveillance lié à des logiciels de reconnaissance faciale, sous la pression de la population et d’associations de défense des libertés civiles.

Ces cas semblent néanmoins être isolés : New York, Chicago utilisent toujours ce genre de logiciels pour détecter les auteurs de crimes sur leur tentaculaire réseau de caméras de surveillance. De même, le FBI continue de creuser le sillon, avec son “Next Generation Identification program”, qui mélange relevé d’empreintes, scans oculaires et reconnaissance faciale.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://patlotch.com/text/index.html
Admin
Admin


Messages : 6302
Date d'inscription : 29/04/2015
Localisation : trop loin

MessageSujet: Re: SURVEILLANCE de la POPULATION, sécuritaire, caméras, écoutes, internet...   Ven 14 Aoû - 23:57

Québec [au Québec, le devoir est grand...]

Le SPVM a «guetté» des groupes militants

Des détails sur le projet GAMMA laissent croire à du profilage politique 16 juillet 2015  Sarah R. Champagne

SVPM : Service de Police de la Ville de Montréal


Manifestation du Collectif opposé à la brutalité policière. Le groupe est considéré comme «marginal» par le SPVM

Sarah R. Champagne a écrit:
Le projet GAMMA du SPVM a comporté plusieurs éléments de profilage politique. C’est du moins ce que suggèrent des documents à usage interne obtenus en vertu de la Loi sur l’accès à l’information. L’avocate Véronique Robert entend se servir des détails qui y sont présentés pour faire stopper les procédures contre 14 étudiants arrêtés pour des événements remontant à mars 2011, alors que GAMMA était actif.
 
Le « Guet des activités des mouvements marginaux et anarchistes » a surveillé durant au moins un an des acteurs susceptibles de « planifier » des actes de vandalisme et de violence. « Les indices de profilage politique sont clairs et j’entends les plaider à la juge », affirme Me Robert.
 
On y lit entre autres une énumération informelle des groupes que le SPVM considère comme marginaux : le Collectif opposé à la brutalité policière, les groupes présents à la manifestation du 1er mai (fête des Travailleurs), le Comité antigentrification, Stop Huntingdon Animal Cruelty, les groupes « anarchistes, communistes, de révolutionnaires, d’altermondialistes, d’anticapitalistes, de radicaux militants et d’étudiants ».
 
Le document de préparation, daté d’avril 2010, précise quant à lui que « la population étudiante représente un bassin de recrutement pour ces groupes » et que certains de ces mouvements « entretiennent des liens avec des associations du cégep du Vieux-Montréal et de l’UQAM », pointant directement les deux établissements d’enseignement.
 
La discrimination exercée contre des individus en raison de leur appartenance à un groupe social marginal ou à une idéologie politique contrevient à la Charte des droits et libertés du Canada. Ian Lafrenière, porte-parole du SPVM, admet que le nom même du projet pouvait « évoquer ou laisser croire que l’on ciblait des organisations ou même des types de pensées ». GAMMA reste souhaité et souhaitable sur le fond, mais pas dans la forme alors préconisée, précise-t-il. Il rappelle que le SPVM a précisé à plusieurs reprises que seuls les acteurs devaient être ciblés, et non les mouvements.
 
Bâtir la suspicion
 
« Tous les mouvements marginaux sont dignes de suspicion et tous ceux qui y participent de près ou de loin », relève Pascal Dominique-Legault, à l’origine de la demande auprès de la Commission d’accès à l’information. Il a patienté deux ans pour les recevoir, en vue de son doctorat en sociologie. « Il n’y a pas de définition claire et explicite de ce qu’est un mouvement marginal, ce qui peut porter à confusion,relève-t-il. Devient alors suspect tout ce qui est associé à ce qui est suspect », notamment les étudiants, sans qu’aucune mention directe de l’Association pour une solidarité syndicale étudiante (ASSE) ne soit faite.
 
En l’absence d’une définition claire, les stéréotypes associés aux mouvements de gauche deviennent des indicateurs pour la surveillance, ce qui pose problème selon M. Dominique-Legault. Celui qui s’intéresse à la construction des savoirs policiers explique que l’image du manifestant a nécessairement des effets sur l’action policière.
 
À l’exception d’un seul, les étudiants défendus par l’avocate Véronique Robert étaient tous actifs au sein du mouvement étudiant, soit à titre de membre de l’ASSE ou d’autres associations. Les 24 et 31 mars 2011, ils avaient occupé respectivement les bureaux du ministre Raymond Bachand et celui de la Conférence des recteurs des universités du Québec. Lors de leur procès, les policiers du SPVM invités à témoigner ont d’abord nié l’existence même de GAMMA, souligne-t-elle. La juge Julie Caumartin avait refusé de divulguer la preuve, dont les documents obtenus par M. Dominique-Legault.
 
GAMMA n’aurait duré qu’un an, soit jusqu’en juin 2011 selon M. Lafrenière. Or parmi les documents obtenus, une lettre d’information interne du SPVM datée du 29 juin 2011 indique clairement que « d’autres arrestations sont à prévoir dans le cadre de ce projet ». Ce projet de la Section antigang de la Division du crime organisé pourrait donc avoir été prolongé au-delà de ce qu’affirme le porte-parole du SPVM.
 
Vers une reconnaissance du profilage politique ?
 
Ce type de profilage est dénoncé de longue date par la Ligue des droits et libertés, qui vient d’obtenir un avis en ce sens de la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse (CDPDJ). Après une enquête de trois ans, la Commission a tranché le 4 juillet dernier : la police de Québec a arrêté des dizaines de manifestants pacifiques pour la simple raison qu’ils portaient un carré rouge au cours du printemps étudiant de 2012.
 
La CDPDJ s’adresse maintenant au Tribunal des droits de la personne dans l’espoir de prouver que le Service de police de la Ville de Québec (SPVQ) a ciblé des citoyens pour leurs convictions politiques. Elle recommande aussi à la Ville de Québec de verser 6000 $ à chacune des 36 personnes arrêtées le 27 avril 2012.


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://patlotch.com/text/index.html
Admin
Admin


Messages : 6302
Date d'inscription : 29/04/2015
Localisation : trop loin

MessageSujet: Re: SURVEILLANCE de la POPULATION, sécuritaire, caméras, écoutes, internet...   Sam 15 Aoû - 0:11

Netzpolitik, le scandale allemand qui va bientôt arriver en France

Une enquête pour trahison a visé deux blogueurs qui avaient révélé les projets de surveillance massive d'un service de renseignement fédéral Guerric Poncet  Le Point.fr 05/08/2015


Des Allemands ont exprimé leur soutien au site Netzpolitik lors de manifestations

Guerric Poncet a écrit:
On croyait l'Allemagne plus robuste que les autres démocraties, face au grignotage des libertés fondamentales à la faveur de la lutte antiterroriste. Il n'en est rien. Le ministre fédéral de la justice, Heiko Maas, a forcé mardi le procureur général Harald Range à partir en retraite anticipée, une manoeuvre destinée à livrer un bouc émissaire à l'opinion publique scandalisée par l'affaire Netzpolitik.

Deux responsables du site spécialisé sur les libertés numériques Netzpolitik.org et leur source inconnue, ont fait l'objet d'une enquête pour trahison de secrets d'État après une plainte contre X du patron du service de renseignement intérieur, l'Office de protection de la constitution (BfV). En cause, la publication par le blog de deux documents internes expliquant des projets allemands de surveillance d'Internet dans le but d'illustrer la dérive possible de la République fédérale vers la surveillance généralisée des citoyens. "C'est une intimidation inacceptable", a dénoncé Reporters sans frontières. "Il est scandaleux de vouloir ainsi réduire au silence des journalistes qui ont, par le passé, dénoncé des abus des services secrets", a précisé le bureau allemand de RSF, qui a publié les documents litigieux sur son propre site, par solidarité.

Tout devient un secret d'État

Le fondateur de Netzpolitik.org, Markus Beckedahl, et le journaliste André Meister ont eux-mêmes révélé sur le blog l'existence de l'enquête les visant pour soupçon de trahison, déclenchant un tollé outre-Rhin. Rentré de vacances en urgence pour gérer le scandale, le ministre de la Justice Heiko Maas s'est désolidarisé du procureur général Harald Range, tout comme le reste de la classe politique, Angela Merkel comprise. Une manoeuvre un peu facile dans la mesure où ce sont bien les lois rédigées par l'exécutif et votées par le législatif qui ont permis au service de renseignement de déclencher l'enquête judiciaire. "Ce sont les règles du métier", regrettait d'ailleurs mardi le Frankfurter Allgemeine Zeitung: "À chaque scandale, il faut trouver quelqu'un qui en assume la responsabilité politique."

Rejeter la faute sur Harald Range est d'autant plus malhonnête que, contrairement à son homologue français, le procureur général allemand ne peut invoquer le principe d'opportunité des poursuites pour, éventuellement, ne pas donner suite. Il n'avait donc pas une grande marge de manoeuvre lorsque le patron du BfV a exigé une enquête en se fondant sur les textes législatifs protégeant le secret d'État, et c'est logiquement qu'il a demandé à des experts indépendants de juger si les documents relevaient bien du secret d'État (la polémique a éclaté avant qu'ils ne rendent leur avis).

"Les libertés de la presse et d'expres​sion(...) ne sont pas illimitées, y compris sur Internet. Elles n'exonèrent pas les journalistes du devoir de respecter la loi", s'est-il défendu devant la presse après son éviction. L'affaire repose donc entièrement sur le pouvoir donné par la loi aux organes chargés de protéger le secret d'État, et sur l'interprétation de plus en plus large de cette notion.

Le problème va se poser en France

S'il est indispensable de protéger certains secrets, il est tout aussi vital de préserver des garde-fous pour détecter les abus : les contre-pouvoirs sont les piliers de la démocratie. Alors, les projets de surveillance de la population allemande par un service de renseignement fédéral relèvent-ils du secret d'État ? Doivent-ils être cachés aux citoyens, alors qu'ils n'ont pas été consultés sur le sujet ? Rien n'est moins sûr.

L'Allemagne fait face à un dilemme qui touche ou va toucher toutes les démocraties dans l'ère post-Snowden, où les secrets fuitent de plus en plus facilement : faut-il sacrifier la liberté d'expression pour consolider les lois sécuritaires ? "Un peuple prêt à sacrifier un peu de liberté pour un peu de sécurité ne mérite ni l'une ni l'autre, et finit par perdre les deux", répondait Benjamin Franklin...

En France, avec des textes comme la loi de programmation militaire et la loi sur le renseignement, ce n'est qu'une question de temps avant que le problème ne se pose. D'autant que, contrairement aux Allemands qui sont très sensibles sur le sujet, traumatismes historiques obligent, les Français se désintéressent très largement d'une dérive potentielle de leur système démocratique. En atteste l'indifférence générale dans laquelle la loi sur le renseignement a été adoptée en juin dernier, alors qu'elle donne quasiment carte blanche aux espions pour surveiller les Français, sans intervention de la justice. Chez nous, des journalistes pourraient donc devoir faire face à une telle situation sans le soutien populaire...


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://patlotch.com/text/index.html
Admin
Admin


Messages : 6302
Date d'inscription : 29/04/2015
Localisation : trop loin

MessageSujet: Re: SURVEILLANCE de la POPULATION, sécuritaire, caméras, écoutes, internet...   Sam 15 Aoû - 0:16



En Allemagne, 4 500 hackers phosphorent en plein air Amaelle GUITON Envoyée spécial à Mildenberg (Allemagne)  13 août 2015  


Deux participants du précédent Chaos Communication Camp, à Finowfurt (Allemagne) en 2011

REPORTAGE Le rassemblement estival organisé par le Chaos Computer Club, le groupe de hackers berlinois, s'est ouvert ce matin. Au menu : conférences, ateliers et détente sous le soleil.

Citation :
D’ordinaire, c’est un grand parc-musée consacré à l’histoire de la tuilerie, bordé par la rivière Havel et agrémenté de petits lacs. Mais pour une poignée de jours d’été, le Ziegeleipark de Mildenberg, à quelque 80 kilomètres au nord de Berlin, se mue en village de hackers. C’est là que le Chaos Computer Club (CCC) de Berlin – le plus ancien et le plus important groupe de hackers au monde – tient son «Chaos Communication Camp», le grand rassemblement en plein air qu’il organise tous les quatre ans. A partir de ce jeudi et jusqu’à lundi, s’y retrouvent au moins 4 500 fondus de technologie, venus d’Europe et au-delà. Au menu : conférences, ateliers, discussions à bâtons rompus – et farniente, sous un soleil de plomb.

Sécurité, surveillance et «bidouille»

Des tentes à perte de vue, deux grands chapiteaux de plus de 1 000 places, des générateurs, des câbles qui circulent un peu partout… Et, la nuit, des illuminations de toutes les couleurs qui donnent au lieu des airs de ville futuriste. Il a fallu tout faire sortir de terre, ou presque. «On a commencé à venir il y a quatre mois, explique Erdgeist, l’un des porte-parole du CCC, mais cette dernière semaine, il y avait pas loin de 400 personnes sur place.» Et pendant le «CCCamp», poursuit-il, un tiers des participants, soit 1 500 personnes, s’active pour aider au bon déroulement de l’événement – de quoi, s’il en était encore besoin, casser l’image du hacker solitaire reclus derrière son ordinateur.

Pendant cinq jours, sous les tentes du Ziegeleipark, on parlera beaucoup de sécurité informatique, la spécialité historique du CCC, et bien sûr, de surveillance, tant le Club est devenu ces dernières années l’un des principaux carrefours militants de l’opposition à l’espionnage de masse – en décembre 2013, son congrès annuel avait accueilli en duplex le journaliste Glenn Greenwald, qui a travaillé sur les documents de la NSA révélés par Edward Snowden. Mais on y pratiquera aussi l’électronique, la «bidouille» de machines à coudre, l’expérimentation culinaire… Car le hacking, rappelait la conférence d'ouverture, n’est «pas qu’une affaire d’ordinateurs», mais une histoire de curiosité.

«L'occasion de se retrouver»

Pour les Français de la Quadrature du Net, qui ont passé ces derniers mois à ferrailler contre la loi sur le renseignement, c’est l’occasion «de se retrouver, de faire d’autres choses ensemble et de rencontrer des gens qui font la même chose que nous, ou pas», sourit Adrienne Charmet, chargée des campagnes de l’association. Laquelle a établi ses quartiers – et son salon de thé, très fréquenté à toute heure du jour ou de la nuit – en compagnie de Tactical Tech, une ONG qui forme des militants des droits de l’homme aux technologies numériques, et de la fondation Courage, qui soutient les lanceurs d’alerte.

En fin de journée, Markus Beckedahl et Andre Meister, les deux journalistes du site Netzpolitik qui viennent de voir abandonnée l’enquête pour «haute trahison» qui les visait, donneront une conférence, qu’on imagine d’avance très suivie. En attendant, au milieu de l’après-midi, l’heure est plutôt à la détente, aux baignades en famille – les enfants sont nombreux – et aux discussions autour d’un thé ou d’un Club Mate, la boisson caféinée emblématique des rassemblements du CCC. Pendant la trêve estivale, les hackers et «hacktivistes» ne désarment pas, mais prennent le temps de recharger leurs batteries.

Amaelle GUITON Envoyée spécial à Mildenberg (Allemagne)


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://patlotch.com/text/index.html
Admin
Admin


Messages : 6302
Date d'inscription : 29/04/2015
Localisation : trop loin

MessageSujet: Re: SURVEILLANCE de la POPULATION, sécuritaire, caméras, écoutes, internet...   Dim 23 Aoû - 20:20



Développement des forces de répression et crise du système capitaliste Mathieu Rigouste19 Août 2015, Rédigé par Repères anti-racistes

Citation :
Bonjour, j'enquête sur le système sécuritaire avec les outils des sciences sociales. C’est un travail militant – j’ai grandi à Gennevilliers, ce qui donne de bonnes raisons de s’engager dans diverses luttes. Et le but de ces enquêtes, pour le sujet qui nous intéresse et  nous réunit ici, c’est de fournir des outils pour les luttes. Pour fabriquer collectivement des armes de résistance. Car toute pensée de libération ne peut être construite que collectivement, par les opprimé.e.s elles et eux-mêmes, à travers leurs luttes.

Parmi ces outils, il en existe de concrets comme par exemple celui fabriqué avec le collectif Angles morts :  c’est un livre directement en phase avec notre sujet, sorti il n’y a pas très longtemps, dont le titre est « Permis de tuer ».  Ce livre donne la parole principalement aux familles concernées et aux collectifs de personnes en lutte contre les violences policières – des paroles qui sont habituellement rendues inaudibles, sauf quand des personnes s’auto-organisent pour créer leur propres médias et assurer leur propre communication.


Voici quelques-uns de ces outils qui nous semblent susceptibles de fissurer la légitimité de cette police dont ce monde a absolument besoin pour continuer à tourner comme il tourne.  L'un de ces outils consiste à refuser le terme de « bavures ». Le vocabulaire n’est jamais neutre. Dire qu’il y a bavure, c’est déjà employer le vocabulaire dominant, c’est déjà être perméable à la version de la police, des médias. S’interdire l’emploi de ce terme,  et dire qu’il n’y a pas de bavure, c’est reconnaître soi-même et faire en sorte que soit reconnu le fait que les dix à quinze morts provoqués par la police dans les quartiers populaires, dans les classes populaires et particulièrement  parmi les non-Blancs mais également les dizaines de morts en prison n’ont rien d’accidentel, de marginal. C’est faire comprendre que ces morts ne sont pas une somme sans cohérence, mais sont bien, au contraire, le produit d’un système.  La police distribue la violence dont les classes dominantes ont besoin pour assurer leur ordre et leur domination. Il est temps d’arrêter de nous faire berner  par cette idée que la police nous protègerait. C’est une institution qui participe au maintien, non pas de l’ordre public, mais de l’ordre économique, politique et social.

On vit dans une société capitaliste, impérialiste, raciste, patriarcale, qui a été construite par et pour l'esclavage et la colonisation, à travers un génocide de femmes (la chasse aux sorcières), l’exploitation, l'enfermement  des homosexuel-le-s, des marginaux, des pauvres, des prostitué-e-s …Pour maintenir ces systèmes de domination qui ont forgé l'Etat-nation,  il a fallu encadrer, c’est à dire contrôle, surveiller, réprimer tous ces gens que l'on soumettait à des traitements injustes.  L’histoire de la police, comme sa fonction, est directement liée à cela : maintenir cet ordre totalement inégalitaire, cette pyramide sociale.

Ne pas mythifier le passé

A propos des violences policières, on entend souvent  dire que « C’était mieux avant ». Un autre de ces outils consiste à remettre en cause cette idée. En interrogeant concrètement : qui peut me dire quand la police n’a pas réprimé les pauvres, les non-Blancs, en quelles occasions la police n’a pas matraqué les mobilisations sociales.  A quelle époque ?

Dans les années 70,  les immigrés ont chèrement payé leurs luttes. Auparavant, dans les années 60,  c’était la répression des indépendances. Et que dire des années 50 et des violences policières ! Essayez, remontez le passé, il n'existe pas d'époque où la police ne servait pas à opprimer certaines parties de la population.


Police au service du système, des classes dominantes

La police fonctionne selon différents registres : on peut dire qu’il y a une police des privilégiés, une police des classes moyennes et une police des mouvements sociaux, comme il y a une police des quartiers populaires.

La police sait reconnaître son maître et réguler selon les cas le degré de violence et de férocité qu’elle applique.

Le plus haut degré dans le déferlement de la violence policière, on le connaît dans les quartiers populaires. L’une des raisons qui est souvent mise en avant est celle du bouc émissaire qui correspond à la construction d’une menace intérieure ou extérieure mais qui dans tous les cas sert à diviser. .Quand les classes dominantes parlent de menace, elles cherchent à nous diviser mais on peut aussi entendre qu'elles se sentent effectivement menacées mais par quelque chose qu'elles n'avoueront jamais. Car il existe effectivement une menace radicale contre le système et qui vient des quartiers populaires. C’est dans les classes et quartiers populaires que le rapport économique, social et politique de l’Etat impérialiste français s’engendre et s’expérimente, on comprend dès lors pourquoi cet Etat met toute cette énergie dans l’encadrement et la répression des quartiers populaires. C’est là que les strates du prolétariat les plus exploitées et les plus opprimé.e.s sont reléguées et ségréguées, c’est là que vivent les gens qui bénéficient le moins des privilèges de cette société, c’est à dire les gens qui ont le plus intérêt à se débarrasser des classes dominantes et de leur système. C’est bien évidemment dans ces quartiers que l’on cherche à intimider, c'est là que se joue l'un des rapports de force fondamentaux, c’est là que l’Etat qui garantit le système va déployer toute sa puissance d'encadrement et de coercition, à l'intérieur.

L’illusion de l’alternance gauche-droite


Il serait vain et dangereux de croire que l’alternance gauche-droite pourrait changer quoi que ce soit. C’est une illusion démobilisatrice qui ne peut que conduire à l’enlisement des luttes, voire à leur pourrissement. Quand on regarde la police et les modèles de répression, on comprend que l’Etat impérialiste français, expérimente des modèles de contre insurrection directement importés des guerres coloniales que d’ailleurs il n’a jamais arrêtées. Et il ne faut pas attendre de la gauche, qui a d’ailleurs impulsé la colonisation, et qui reste fortement imprégnée par la vision coloniale, qu’elle abandonne ce modèle. Que la gauche propose la police de proximité ne change rien, la police sera toujours garante du système et ceux qui ont vécu ce type de police savent d’expérience que ce sont des forces d’occupation et qu’il n’y a pas une police meilleure qu’une autre. Historiquement, lorsque la droite rationalise et industrialise l'enférocement de la police, la gauche l'institutionnalise et étend les nouveaux dispositifs policiers. Les fractions de gauche et droite des classes dominantes travaillent concrètement ensemble, elles se passent le relais de la restructuration néolibérale et sécuritaire. L'impérialisme a besoin de ces alternances pour mystifier son caractère « démocratique » mais aussi pour pouvoir se restructurer en permanence.


Une police qui s’adapte

Parallèlement à la restructuration qu’opère le système économique au travers des crises qu’il fabrique lui-même, la police se restructure également pour répondre à cette situation nouvelle et réprimer plus efficacement.

Depuis la moitié du XX ème siècle, l’encadrement, le contrôle des classes populaires est devenu un marché, c’est à dire qu’il y a une véritable industrie qui s’est mise en place à la faveur des guerres coloniales et a prospéré en liaison avec le développement de la guerre permanente faite aux peuples par les grandes puissances impérialistes et, depuis les années 70, à la faveur des guerres de basse intensité qu'elles organisent à l'intérieur, dans leurs ghettos. L’encadrement des classes populaires est un marché et la prolifération des armes sub-léthales en pleine expansion.

Par ailleurs, les programmes de rénovation urbaine sont totalement liés à cette guerre coloniale qui se poursuit toujours et qui est basée sur la dépossession : il s’agit de détruire toute forme d’autonomisation qui vient des territoires que l’on veut conquérir :

A l’extérieur, que ce soit au Mali, en Centrafrique, en Afghanistan, c’est en dernier ressort pour augmenter le contrôle et les taux de profit.

- A l’intérieur, ici même, pour permettre l’expansion des grands villes capitalistes qui se fait au détriment des quartiers populaires que l’on transforme en quartiers chics ou gentrifiés.

La rénovation urbaine qui touche nos quartiers appelle l’exigence d’une police extrêmement dure pour pouvoir chasser les pauvres de leurs territoires. Il y a toujours eu un lien direct entre la « hogra », le mépris contre les quartiers populaires et le mépris dont fait preuve l’Etat lorsqu’il intervient sur les théâtres extérieurs.

Contre insurrection : Les guerres coloniales comme modèle

Le fil rouge qui guide mon travail, c’est la contre insurrection. Comprendre comment les modèles expérimentés durant les guerres coloniales sont réimportés dans les métropoles capitalistes pour transformer et rendre plus efficace le système de contrôle. En matière de contre insurrection, le mythe de l’excellence française est basé la bataille d’Alger, quand la Casbah a été militarisée et qu’arrestations en masse, tortures et disparitions ont été systématisées et industrialisées.

Les experts en action psychologique prétendent que ces méthodes ont fonctionné et permis d’écraser le FLN. C’est en prétextant de ce succès et en jouant sur cette corde de l’excellence française qu’aujourd’hui dans ce contexte de restructuration néo-libérale, un secteur non négligeable du capitalisme français se développe en vendant un appareil répressif, armes comme conseil, qui donnerait toute garantie d’un fonctionnement éprouvé et performant.


La Bataille d'Alger. Film

Cependant à propos de la bataille d’Alger en 57, ce que certains se refusent toujours à reconnaître, -et on comprend pourquoi- c’est que si cette terreur d’Etat a permis de détruire une bonne partie des cellules du FLN dans Alger entraînant de lourdes pertes dans une organisation verticale et pyramidale,  cette même terreur d’Etat n’a jamais réussi à soumettre la population ! Si deux ans et demi plus tard, en décembre 1960,  le FLN était toujours à genoux et l’ALN avait payé un lourd tribut, c’est le peuple lui-même, - femmes, enfants, vieillards, maquisards blessés-  qui, en descendant dans les rues et  en affrontant à mains nues, les CRS d’abord puis les paras qui mitraillaient la foule,  a réussi à mettre en échec la contre insurrection menée par le système colonial.

Cet événement-là, considéré à juste titre comme le Dien Bien Phu politique de la guerre d’Algérie, représente le moment où le peuple, devenu lui-même révolutionnaire, en suppléant  l’appareil militaire mis K.O., a permis de remporter la victoire, une victoire politique. La victoire d’un peuple uni.

Aujourd’hui,  alors que la répression cherche à nous diviser, il ne faut pas oublier, et c’est une leçon de l’Histoire, qu'un peuple peut gagner lorsqu'il est uni, de manière déterminée et offensive.


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://patlotch.com/text/index.html
Admin
Admin


Messages : 6302
Date d'inscription : 29/04/2015
Localisation : trop loin

MessageSujet: Re: SURVEILLANCE de la POPULATION, sécuritaire, caméras, écoutes, internet...   Jeu 3 Sep - 22:53

signalé par un ami, pas pris le temps de traduire...



West Point Professor Calls for Military Strikes on Journalists Critical of War on Terror Cassius Methyl September 2, 2015

ANTIMEDIA a écrit:
West Point, NY — An assistant professor from the U.S. Military Academy at West Point recently declared that professionals critical of the “War on Terror” constitute a “treasonous” opposition that should be subject to military force.

He believes the U.S. should have the right to attack people who are critical of U.S. military operations — specifically, professionals, legal scholars, journalists, and other people effectively spreading ideas that oppose war.

Professor William C. Bradford went as far as to publish a long academic paper in the National Security Law Journal that aggressively promotes suppressing dissent about military force, civilian casualties, and expanding military operations in the Middle East.

Using the excuse that victims would be “lawful targets,” Bradford argues that “law school facilities, scholars’ home offices and media outlets where they give interviews” should be targeted with military force to suppress dissent. He asserted that the war on terror should be expanded, “even if it means great destruction, innumerable enemy casualties, and civilian collateral damage.”

He further suggested that the U.S. should wage “total war” on “Islamism,” using “conventional and nuclear force and [psychological operations]” to “leave them prepared to coexist with the West or be utterly eradicated.”

He said that “Threatening Islamic holy sites might create deterrence, discredit Islamism, and falsify the assumption that decadence renders Western restraint inevitable.”

Despite his self-description as an “associate professor of law, national security and strategy,” a representative of the National Defense University has tried to distance the school from Bradford by saying he wasn’t part of the staff, but rather a contracted professor.

Sporting a long history of exaggeration and pro-military extremism, “He resigned from Indiana University’s law school in 2005 after his military record showed he had exaggerated his service,” according to The Guardian.

Though the man seems to be held in high esteem by the military, he spoke with such disregard for human rights that the National Security Law Journal had to apologize.

The NSLJ released a statement on the front page of its website, saying it

“…made a mistake in publishing [the] highly controversial article…”

“The substance of Mr. Bradford’s article cannot fairly be considered apart from the egregious breach of professional decorum that it exhibits,” it admitted. “We cannot ‘unpublish’ it, of course, but we can and do acknowledge that the article was not presentable for publication when we published it, and that we therefore repudiate it with sincere apologies to our readers.”

Ironically, Bradford has a Master of Laws (LL.M.) degree from Harvard University with a focus in Human Rights Law.

This is a man who is apparently incorporating his violent philosophy into his teaching at West Point. He started on August 1st 2015 — after he published his article.

This is only the tip of the iceberg in forming a complete understanding of the ideological fabric held by many of the war hawks in U.S. Military.

This article (West Point Professor Calls for Military Strikes on Journalists Critical of War on Terror) is free and open source. You have permission to republish this article under a Creative Commons license with attribution to Cassius Methyl and theAntiMedia.org. Anti-Media Radio airs weeknights at 11pm Eastern/8pm Pacific. If you spot a typo, email edits@theantimedia.org.

Cassius Methyl joined Anti-Media as an independent journalist in March of 2014. His topics of interest include thinking, creating a future, deep spirituality, and astrology. He resides in Sacramento, California. Learn more about Methyl here!



Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://patlotch.com/text/index.html
Admin
Admin


Messages : 6302
Date d'inscription : 29/04/2015
Localisation : trop loin

MessageSujet: Re: SURVEILLANCE de la POPULATION, sécuritaire, caméras, écoutes, internet...   Lun 21 Sep - 1:23


10 ans après : ballade en novembre ?





ballade en novembre Roland Simon, Meeting, 23 novembre 2005

analyse des émeutes dans les banlieues française en 2005
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://patlotch.com/text/index.html
Admin
Admin


Messages : 6302
Date d'inscription : 29/04/2015
Localisation : trop loin

MessageSujet: Re: SURVEILLANCE de la POPULATION, sécuritaire, caméras, écoutes, internet...   Ven 25 Sep - 7:47

le grand déploiement sécuritaire en France trouvera plus tôt que tard ses limites...

L'Etat doit plus d'un million d'heures supplémentaires à un corps d'élite de la police LEXPRESS.fr 24/09/2015



300 agents sont affectés actuellement à la protection de 150 personnalités

Les policiers chargés de veiller à la sécurité des personnes, en sous-effectifs, ont accumulé 1,3 million d'heures non payées ces dernières années, révèle France Info.

Citation :
Alors qu'ils tiraient déjà la langue, les agents du Service de la Protection (SDLP) subissent de plein fouet le renforcement des dispositifs de sécurité qui ont suivi les attentats de janvier. Une enquête de France Info révèle que 1,3 million d'heures supplémentaire, non payées, ont été accumulées par ces 300 policiers qui effectuent actuellement la surveillance rapprochée de 150 personnalités.

Plus le temps de s'entraîner

La fatigue accumulée est si grande que certains envisagent de déposer plainte. "Il faudrait prendre en compte ce qu'ils ressentent. Ça éviterait peut-être justement que des fonctionnaires aillent saisir, par l'intermédiaire d'un avocat, la justice pour exprimer le mal-être qu'ils vivent dans ce service qui a toujours été considéré comme un service d'élite et où on n'a jamais connu, jusqu'à présent, un tel malaise", a déclaré à la radio Jean-Claude Delage, patron du syndicat Alliance.


Car la logique voudrait que les agents récupèrent ces "heures sup" (seuls les CRS ont droit à des compensations financières). Mais la multiplication des missions et le manque d'effectif rendent la chose impossible. Les 14 agents qui ont demandé à les récupérer ont obtenu une réponse négative de leur hiérarchie, raconte Le Figaro. "Nous n'avons plus le temps de recevoir des formations, de faire du sport ni même de nous entraîner à tirer, confie au quotidien l'un d'entre eux. Ce qui est inconcevable quand on pense au métier que l'on fait."



Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://patlotch.com/text/index.html
Admin
Admin


Messages : 6302
Date d'inscription : 29/04/2015
Localisation : trop loin

MessageSujet: Re: SURVEILLANCE de la POPULATION, sécuritaire, caméras, écoutes, internet...   Lun 5 Oct - 14:47

.

Le ministre de l'Intérieur bloque l'enquête sur les attentats Hyper Cacher-Charlie Hebdo Anthony Torres WSWS 5 octobre 2015

En septembre, le site d'informations Médiapart a révéĺé que le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve avait eu recours au secret défense pour bloquer l'investigation de l'attentat contre l'Hyper Cacher qui s'est déroulé en parallèle avec l'attentant terroriste contre Charlie Hebdo le 7 janvier.

Citation :
Les médias et les partis politiques français et internationaux maintiennent un silence assourdissant sur cette affaire. Cependant, il est facile de confirmer le rapport de Médiapart, en consultant le texte de la décision de Cazeneuve, inscrit discrètement au Journal officiel de la République française le 18 juin 2015.

Cette décision refuse une requête de déclassification de documents émise le 10 avril 2015 par des juges d'instruction au tribunal de grande instance de Lille, chargés de l'enquête sur la provenance des armes d'Amédy Coulibaly, responsable de l'attentat contre l'Hyper Cacher.

Le recours au secret défense constitue une déclaration de la part de Cazeneuve et du PS que les intérêts stratégiques fondamentaux de l'État français nécessitent la dissimulation du réseau qui a préparé les attentats du 7 janvier. Ceci souligne l'importance des informations qui ont fuité en mai dans La Voix du Nord, selon lesquelles ce réseau est constitué de forces de l'Etat et d'extrême-droite au service des politiques du PS en Syrie comme en France.

Les dernières informations de Médiapart confirment que des gendarmes et un indic lié au Front national (FN), Claude Hermant, auraient armé Coulibaly.

Selon Médiapart, « Des gendarmes lillois et un de leurs informateurs ont été au centre d’un trafic d’armes ayant permis d’alimenter Amedy Coulibaly, auteur de l’attaque de l’Hyper Cacher de la porte de Vincennes. S’ils n’ont rien su de la destination des armes, ils semblent bien avoir laissé filer les acheteurs ou perdu leur trace. Leur position est suffisamment délicate pour qu’ils se retranchent, courant avril, derrière le secret défense », position confirmée en juin par Cazeneuve.

Coulibaly et les frères Kouachi, qui s'étaient rencontrés en prison avant de mener les attentats contre l'Hyper Cacher et Charlie Hebdo respectivement, faisaient partie des réseaux islamistes dont se sert Paris pour former des combattants islamistes et les acheminer vers les zones de combat en Syrie.

Il reste à éclaircir les motifs qui ont poussé ces réseaux à acheminer des armes le 7 janvier non pas vers les combattants islamistes en Syrie, mais vers des islamistes en France. Cependant, il est déjà possible d'évaluer les impératifs criminels qui dictent la politique de l'élite dirigeante française et en particulier du PS, haï par les travailleurs pour ses politiques d'austérité et de chômage.

Le PS a exploité ces attentats pour accélérer la transformation de la France en État policier, au prétexte faux que ceci empêcherait les attentats islamistes. Les attentats du 7 janvier lui ont servi de justification pour légaliser rétroactivement l'espionnage illégal de la population par les agences de renseignements avec une loi draconienne sur le renseignement, et pour envoyer des milliers de soldats dans les rues de France.

Ceci n'est pas une lutte contre le terrorisme islamiste, qui est en fait étroitement lié à la stratégie internationale de l'élite dirigeante française, mais une tentative politiquement criminelle de renforcer le pouvoir répressif de l'État en France même.

Dès le début de l'investigation de l'attentat, les services français ont agi pour obscurcir l'identité du réseau qui avait alimenté Coulibaly en armes.

Médiapart révèle que « Le 20 janvier, les responsables de la Brigade criminelle et de la Sous-Direction antiterroriste (SDAT) ont résumé, dans une synthèse au parquet de Paris, les vérifications opérées au sujet des armes utilisées par Coulibaly sans faire état de la réponse d’Europol, datée du 16 janvier. Europol mentionne pourtant un 'traçage positif pour trois armes', et un 'traçage approchant pour deux armes', en précisant que ces cinq armes ont été achetées par la société lilloise d'Hermant à l’entreprise slovaque AGF Security. ».

Dès le 14 janvier, les services de renseignement slovaques et Europol auraient averti les autorités françaises que les armes de Coulibaly avaient transité par la société de Hermant, ancien barbouze et indic de la gendarmerie. D'après les enquêteurs, Hermant a acheté ces armes sur le site internet slovaque de vente d'armes en ligne AGF Security pour un volume de 200 armes, revendues ensuite. Les juges antiterroristes de Paris n'ont rien fait de ce renseignement et ont apparemment tenté d'empêcher leurs homologues lillois d'avoir accès à ces renseignements.

Les enquêteurs pensent que Hermant aurait également acquis 90 autres armes auprès d’un contact belge à Charleroi. Alors que l'achat d'armes de guerre est interdit en France, Hermant a pu par l'intermédiaire de la société de sa femme et sans être inquiété par la police, acheter des armes de guerres démilitarisées. L'achat de ces armes ne pouvait être possible sans la complicité de sections du renseignement ou de la gendarmerie, ce que confirme Médiapart.

Un échange de mails entre Hermant et la gendarmerie démontre qu'il a contacté une « cible » qui aurait posté une annonce en 2013 sur le site de vente d’armes Delcampe. La « cible » n’est autre qu’un détective belge, domicilié près de Charleroi, entendu dans le cadre de cette affaire.

Ce dernier affirmerait que « Claude Hermant était son principal client », qui lui « achetait 95 pour cent de ses armes démilitarisées provenant du site slovaque AFG », soit « plusieurs dizaines, sans savoir ce que le prévenu en faisait ensuite ». Les proches de Claude Hermant réfutent toutefois cette version : « Les transactions ne tournent, au maximum, qu’entre 4 et 6 armes en deux livraisons couvertes par la gendarmerie ».

Selon Médiapart, les armes vendues par Hermant auraient également servi le 7 janvier à assassiner une policière à Montrouge et dans l'attaque contre un joggeur. Ce dernier, toujours en vie, accuse Amar Ramdani d'être l'auteur de l'agression.

Amar Ramdani, ami intime de Coulibaly, était le compagnon d'une gendarme des services de renseignement du Fort de Rosny-sous-Bois: Emmanuelle C., formatrice en renseignement opérationnel, la spécialité de Claude Hermant. Bien que Ramdani et la gendarme soit en couple, les enquêteurs ne font pas le lien entre elle et Claude Hermant.

Médiapart écrit que dans l'entourage de Coulibaly outre des ingénieurs, des officiers et des barbouzes de la gendarmerie, et des réseaux de mercenariat, c'est auprès d'un dénommé Metin K. que Coulibaly, parfois en compagnie de Ramdani, a cherché à vendre le véhicule de sa compagne dans les semaines précédant les attentats.

Metin K., un autre contact désigné par Hermant aux enquêteurs, s'était présenté spontanément le 12 janvier aux autorités belges pour clarifier les détails de l'achat du véhicule. L'homme n'est pas inconnu des services de police et de renseignement. Suspecté de trafic d'armes et de drogue, il est aussi présenté comme un sympathisant des rebelles kurdes du PKK.

La tentative du PS de couvrir l'identité de pareils réseaux pour faciliter la poursuite de ses politiques de guerre impérialiste à l'étranger et d'attaques contre les droits démocratiques en France souligne le caractère foncièrement réactionnaire des intérêts de classe qu'il représente.


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://patlotch.com/text/index.html
Admin
Admin


Messages : 6302
Date d'inscription : 29/04/2015
Localisation : trop loin

MessageSujet: Re: SURVEILLANCE de la POPULATION, sécuritaire, caméras, écoutes, internet...   Sam 10 Oct - 16:03

« La République sur écoute »: enquête sur une surveillance de masse 08 octobre 2015 |  Par Jérôme Hourdeaux

Fadettes, métadonnées, algorithme, boîte noire, IMSI-catchers, signal faible… Ces termes racontent bien plus qu’une révolution technologique : un projet politique de mise sous surveillance des citoyens ou de monitoring de toute une population. Pour l'expliquer, Mediapart publie La République sur écoute, chroniques d'une France sous surveillance, un livre d'enquêtes et d'analyses.







(voir le texte et les commentaires chez Médiapart)
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://patlotch.com/text/index.html
Admin
Admin


Messages : 6302
Date d'inscription : 29/04/2015
Localisation : trop loin

MessageSujet: Re: SURVEILLANCE de la POPULATION, sécuritaire, caméras, écoutes, internet...   Mar 20 Oct - 18:06

Raison d’État et science de la police : deux technologies de l'ordre via blog Médiapart de Segesta

Les discours du politique : Ecole thématique Violence, consensus, sécurité

vidéo 1:48 dans l'original


Citation :
Michel Senellart se livre ici à une analyse de la Raison d'Etat et de la police comme deux modes très différents d'exercice du pouvoir. Il propose une définition, une histoire et une liste des attributions de la police ainsi qu'une définition de la Raison d'Etat, d'après Giovanni Botero. Il précise que c'est avec Botero, en 1589, que cette expression accède à la dignité d'un concept théorique.

La Raison d'Etat consiste en une "connaissance des moyens de maintenir et affermir la domination de l'Etat". Michel Senellart rappelle que la conservation de l'Etat était déjà le problème de Machiavel et s'interroge sur le but ultime de l'Etat - le bonheur commun - ainsi que sur celui de la police et de la politique.

Equipe technique Directeur de la production: Christophe Porlier, Responsable des moyens techniques: Francis Ouedraogo, Réalisation : Service commun audiovisuel et multimédia Captation vidéo
: Sebastien Boudin, Julien Lopez, Mathias Chassagneux, Son: Samuel Bazin, Montage-Encodage-Diffusion Web : Jean-Claude Troncard


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://patlotch.com/text/index.html
Admin
Admin


Messages : 6302
Date d'inscription : 29/04/2015
Localisation : trop loin

MessageSujet: Re: SURVEILLANCE de la POPULATION, sécuritaire, caméras, écoutes, internet...   Sam 14 Nov - 5:37

surtout en cas d'urgence, prendre le temps d'apprendre à quoi s'attendre



Attentats à Paris: Qu'est-ce que «l'état d'urgence» déclenché par François Hollande ? C. C. M. 14.11.2015  

SECURITE Le président de la République vient de déclarer l’état d’urgence et la fermeture des frontières suite aux attentats à Paris…


Rue du Faubourg du Temple, Paris 10e - C.B.


L'état d'urgence a été déclenché par le Président de la République ce vendredi soir, suite aux attentants multiples qui ont touché Paris. Qu'est-ce que ce dispositif exceptionnel ?

Citation :
Qu'est-ce que l'état d'urgence ?

L'état d'urgence est un dispositif qui peut être déclaré « soit en cas de péril imminent résultant d'atteintes graves à l'ordre public, soit en cas d'événements présentant, par leur nature et leur gravité, le caractère de calamité publique ».

Quand a-t-il été crée ?

Il a été voté durant la guerre d'Algérie. La loi est aujourd'hui toujours en vigueur.

Que déclenche-t-il ?

L'état d'urgence confère aux autorités civiles « des pouvoirs de police exceptionnels portant sur la réglementation de la circulation et du séjour des personnes, sur la fermeture des lieux ouverts au public et sur la réquisition des armes ». Ses effets possibles sont entre autres que  :

• les préfets peuvent interdire sous forme de couvre-feu la circulation des personnes ou des véhicules dans les lieux précis et à des heures fixées par arrêté
 
• les préfets peuvent instituer « des zones de protection ou de sécurité où le séjour des personnes est réglementé », interdire de séjour « toute personne cherchant à entraver, de quelque manière que ce soit, l'action des pouvoirs publics »

• le ministre de l'Intérieur peut assigner à résidence toute personne « dont l'activité s'avère dangereuse pour la sécurité et l'ordre publics »

• Le ministre de l'Intérieur ou les préfets peuvent « ordonner la fermeture provisoire des salles de spectacle, débits de boissons et lieux de réunion » et « les réunions de nature à provoquer ou à entretenir le désordre » ainsi qu' « ordonner la remise des armes de première, quatrième et cinquième catégories »
 
• Les autorités peuvent aussi ordonner des perquisitions à domicile sans le contrôle d'un juge.

Quand a-t-il été appliqué ?

1955 : L'état d'urgence a été appliqué en Algérie juste après sa création. Il a été prolongé pour six mois le 7 août 1955 et a été ainsi actif pendant 12 mois.

1958 : il a été appliqué en Algérie après que des manifestations organisées pour saluer la mémoire de trois soldats français exécutés par le FLN, puis du 23 avril au 30 septembre 1961 par après le putsch des généraux à Alger.

1984 : le Premier ministre français Laurent Fabius décrète l'état d'urgence en Nouvelle-Calédonie en décembre, suite à des violences urbaines.

2005 : le 8 novembre 2005, le Président de la République française Jacques Chirac le décrète dans l’objectif de mettre fin aux émeutes de 2005 dans les banlieues françaises. Il permet alors  aux préfets des zones concernées de déclarer des couvre-feux.
 
2015 : le 13 Novembre 2015, suite aux multiples attaques dans la capitale, François Hollande annonce la fermeture des frontières et déclare l'état d'urgence.


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://patlotch.com/text/index.html
Admin
Admin


Messages : 6302
Date d'inscription : 29/04/2015
Localisation : trop loin

MessageSujet: Re: SURVEILLANCE de la POPULATION, sécuritaire, caméras, écoutes, internet...   Lun 16 Nov - 15:51


l'État dans tous ses états... d'urgence

état d'urgence vs État d'urgence


Paul Alliès est Professeur Emérite à l'Université de Montpellier. Membre du Conseil National du Parti socialiste. Président de la Convention pour la 6° République (C6R)

une simple remarque, Paul Alliès, vous écrivez dans votre billet « État d'urgence » , renvoyant à l'État, institution politique, alors qu'il s'agit de « l'état d'urgence », mesure gouvernementale, donc prise par l'État, et certes lui donnant un caractère d'Etat d'exception, comme dit Agamben



Citation :
L'état d'exception, que nous avons coutume d'envisager comme une mesure toute provisoire et extraordinaire, est en train de devenir sous nos yeux un paradigme normal de gouvernement, qui détermine toujours davantage la politique des états modernes.

Cet essai se propose de reconstruire l'histoire du paradigme, et d'analyser le sens et les raisons de son évolution actuelle - de Hitler à Guantanamo. Il faut bien voir en effet que, lorsque l'état d'exception devient la règle, les équilibres fragiles qui définissent les constitutions démocratiques ne peuvent plus fonctionner, la différence même entre démocratie et absolutisme tend à s'estomper.

Démontant une par une les théorisations juridiques de l'état d'exception, Giorgio Agamben défriche le terrain vague entre politique et droit, et jette une nouvelle lumière sur la relation occulte qui lie la violence au droit.



comme on le lit dans cette quatrième de couverture du livre de 2008, nous pouvons poser ces questions, d'autant que les dates, depuis la Guerre d'Algérie, se sont rapprochées, en France métropolitaine : 2005 Les émeutes, 2015, les attentats

la mesure proprement juridique ne doit pas non plus créer l'illusion d'une rupture avec l'état "normal", par exemple celui que nous vivons depuis les attentats de janvier, avec une mobilisation militaro-policière sans précédent depuis la Guerre d'Algégie également, car même en 1968, de mémoire, on n'a pas assisté à ça, même si l'armée est intervenue pour suppléer aux éboueurs en grève, et si de Gaulle a fait sa petite promenade à Baden-Baden

voir La classe politique prise de panique en mai 1968 : comment la guerre civile fut évitée ? 16 février 2009

extrait :

Citation :
En mai 1968, « ni la classe politique, ni précisément le parti communiste n'avaient mesuré la faiblesse de l'État et combien il était vulnérable, mal assuré de lui-même et de ce qu'il représentait », témoigne Michel Jobert, directeur du cabinet du Premier ministre (p. 40)

De Gaulle lui-même s'exclama à Baden-Baden : « Tout est foutu. Les communistes ont provoqué une paralyse générale du pays. Je ne commande plus rien ».

Et François Mitterrand déclara : « Il n'y a plus d'État. Et, ce qui en tient lieu ne dispose pas des apparences du pouvoir » (Déclaration à la presse le 24 mai). »





à titre d'illustration, ce qui ne vaut pas approbation du contenu


Julie Guitare a écrit:
Les socialistes renouent avec de vieilles tendances, dirait-on


euh... Paul Alliès est Professeur Emérite à l'Université de Montpellier. Membre du Conseil National du Parti socialiste. Président de la Convention pour la 6° République (C6R)

je ne m'étends pas... Je ne partage pas l'analyse de ce billet, mais voyons avec quelles « vieilles tendances » il souhaite renouer, particulièrement dans la chute (je souligne en gras) :

Paul Alliès a écrit:
On a donc à faire, avec l’Etat d’urgence et ce qu’il recouvre,  plus à une démobilisation de la société qu’à sa mobilisation démocratique. La III° République avait inventé contre le général Boulanger la « défense républicaine » qui est devenu une tradition contre les menaces intérieures  pour sortir des crises (jusqu’à celles des années Soixante).

A chaque fois, il s’agissait (contre les entreprises autoritaires ou totalitaires) de mobiliser l’opinion en faveur d’une démocratisation que seul pourrait renforcer le projet politique de la République. Celle-ci y trouvait une nouvelle jeunesse, légitimité, utilité. Des évènements dramatiques étaient ainsi reconvertis en ressource démocratique de la société toute entière. C’est une histoire et une méthode avec lesquelles il convient de renouer plus que jamais
.


ces phrases montrent une claire incompréhension de la nature de l'État pour le capitalisme, et quant à histoire de l'Etat sous la IIIème République, il faudrait y regarder de plus près, mais dans le contexte de cette discussion vu l'approbation générale du billet, je ne vois pas l'enjeu, et n'y perdrai donc pas mon temps


je vois que Paul Alliès est Président de la Convention pour la 6° République (C6R) : 2 fois 3 = 6, le compte est bon pour redoubler d'ardeurs républicaines, et pour baigner dans l'idéologie française, en attendant les bains de sang

quant au bébé noyé dans l'eau du bain, il sera difficile de l'en sortir...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://patlotch.com/text/index.html
Admin
Admin


Messages : 6302
Date d'inscription : 29/04/2015
Localisation : trop loin

MessageSujet: Re: SURVEILLANCE de la POPULATION, sécuritaire, caméras, écoutes, internet...   Jeu 19 Nov - 11:58



Attentats : les policiers pourront porter leur arme en dehors de leur service AFP Le Point.fr 19/11/2015

Les syndicats de police avaient demandé samedi que les policiers soient armés de manière plus systématique, notamment lors de leurs jours de repos



Une gardienne de la paix du commissariat de Noisy-le-Grand range son arme de service
à la fin de sa vacation. © LUDOVIC CAILLERE/AFP/ LUDOVIC CAILLERE

Citation :
Les policiers pourront être armés en permanence, y compris hors service, sur la base du volontariat et en prévenant leur hiérarchie, selon une note provisoire de leur direction publiée jeudi à la suite des attentats survenus vendredi. La Direction générale de la police nationale (DGPN) va adresser "rapidement" à cet égard une note détaillée, selon des sources policières. Une synthèse de cette note, que l'AFP s'est procurée jeudi et qui précise les grandes lignes, a déjà été rédigée.

Les syndicats de police avaient demandé samedi que les policiers soient armés de manière plus systématique et réglementaire notamment lors de leurs jours de repos, en réaction aux attentats commis la veille à Paris.

Selon cette synthèse, les policiers pourront porter et utiliser si besoin, en cas de danger terroriste par exemple, leurs armes de service. La démarche sera basée sur le volontariat, il faudra alors porter un brassard "police" afin d'éviter "toute confusion" en cas d'intervention. Il faudra également avoir effectué un minimum de séances de tirs réglementaire organisées dans la police. Et aviser sa hiérarchie de la démarche de prendre son arme en rentrant chez soi, par exemple.

Pour appuyer leur demande, les syndicats de police se sont basés sur le cas d'un commissaire de police de l'Eure qui se trouvait au Bataclan vendredi soir au moment de l'attentat et a été gravement blessé par les tirs des assaillants en intervenant sans arme. Ils ont par ailleurs cité le cas d'un gardien de la paix parisien hors service tué alors qu'il était à la terrasse d'un café ciblé par une attaque.

"Faut-il en effet armer nos policiers en dehors de leurs horaires de service ? La réponse est incontestablement oui", a confirmé jeudi matin le DGPN Jean-Marc Falcone, sur RTL. "C'est la réponse qu'a apportée (le ministre de l'Intérieur) Bernard Cazeneuve hier (mercredi) matin. Il fallait permettre aux policiers qui le souhaitent d'être réarmés en dehors de leurs heures de services et en dehors de leurs repos de cycle", a-t-il ajouté. "Ils pourront utiliser" l'arme "à tout moment à condition de respecter le droit pénal et les règles de légitime défense", a précisé le DGPN, précisant que c'était une "forte demande" des policiers.

Les policiers en repos doivent en théorie laisser leur arme dans leur service ou chez eux, mais cette pratique fluctue en fonction des spécialités. L'armement des policiers était revenu dans le débat à la suite des attentats de janvier et du risque terroriste. Tout comme celui de la légitime défense, un autre sujet sensible, sur lequel le ministre de l'Intérieur a promis récemment d'évoluer.


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://patlotch.com/text/index.html
Admin
Admin


Messages : 6302
Date d'inscription : 29/04/2015
Localisation : trop loin

MessageSujet: Re: SURVEILLANCE de la POPULATION, sécuritaire, caméras, écoutes, internet...   Sam 21 Nov - 2:10

je le place ici plutôt que dans ATTENTATS à PARIS... histoire de faire tourner la réflexion : l'État, la fonction de l'État, ne s'exerce plus au seul niveau de l'État-Nation, mais des alliances d'États régionales et continentales ou inter-continentales d'États en Europe, en Amériques, en Asie et en Afrique : voir aussi ÉTAT TRANSNATIONAL, GÉOSTRATÉGIE et capitalisme global : "néo-impérialismes" ?

Accord sur un renforcement de la sécurité en Europe 20/11/2015 Francesco Guarascio et Alastair Macdonald


Crédit photo © Reuters
Citation :
BRUXELLES (Reuters) - Les ministres européens de l'Intérieur, réunis à Bruxelles une semaine après les attentats à Paris, se sont mis d'accord vendredi pour partager les données sur les passagers aériens via le fichier PNR, juguler les trafics d'armes à feu et renforcer les contrôles aux frontières extérieures de l'Europe.

Le ministre français, Bernard Cazeneuve, avait réclamé dimanche dernier une réunion en urgence du conseil "justice et affaires intérieures" de l'UE pour prendre des mesures censées prévenir le risque d'attaques sur le sol européen.

"Sur les trois points que la France a souhaité porter à l'ordre du jour de notre réunion, l'Europe s'est accordée. Et notre pays a donc été entendu", a-t-il dit à l'issue de la réunion.

"Nous avons donc pris aujourd'hui des décisions fortes et opérationnelles avec des résultats qui doivent advenir avant la fin de l'année sur les trois principaux sujets : le PNR européen, les armes à feu et le renforcement des contrôles aux frontières extérieures", a-t-il ajouté.

La France plaidait en particulier pour l'instauration de ce Passenger Name Record, un fichier conservant la trace des déplacements en avion des voyageurs. Sa création est pour l'instant bloquée par le Parlement européen, qui s'inquiète des menaces qu'il pourrait représenter pour les libertés publiques.

Il doit permettre, a souligné Cazeneuve, "de tracer les déplacements des personnes qui cherchent à nous attaquer".

"Les vols intra-européens devront être obligatoirement inclus dans le PNR et la durée de conservation des données avant masquage suffisamment longue", a-t-il ajouté, parlant d'un an.

Les ministres ont formé l'espoir qu'un accord serait trouvé d'ici la fin de l'année

"Nous devons savoir qui vole vers l'Europe, qui revient en Europe", a dit l'Allemand Thomas de Maizière, évoquant la présence de milliers de djihadistes européens dans les territoires contrôlés par l'organisation Etat islamique (EI). Au moins deux des djihadistes impliqués dans les attentats de Paris qui ont fait 130 morts vendredi à Paris et aux abords du Stade de France, à Saint-Denis, sont passés par la Syrie.


L'URGENCE DU PARTAGE DES INFORMATIONS

La réunion de vendredi a servi à avaliser des décisions prises dans le courant de la semaine. Le projet d'accord, consulté dès jeudi par Reuters, prévoit notamment la mise en œuvre de "contrôles systématiques et coordonnés aux frontières extérieures, y compris pour les individus bénéficiant du droit à la libre circulation".

Pour l'heure, les douaniers se contentent bien souvent d'un simple contrôle visuel des passeports des ressortissants des 26 Etats membres de l'espace Schengen, dont 22 appartiennent à l'Union européenne, lorsqu'ils en sortent ou lorsqu'ils y entrent.

En vertu des nouvelles dispositions entérinées vendredi, des vérifications plus poussées seront menées, avec recoupement avec les bases de données judiciaires ou celles des services de sécurité.

Une partie des membres de la cellule a pu mettre à profit l'afflux de réfugiés fuyant la Syrie pour entrer dans l'espace européen. Frontex, l'agence chargée du contrôle des frontières extérieures de l'UE, devrait obtenir un mandat renforcé pour contribuer à la lutte contre le terrorisme.

A son arrivée à Bruxelles, Thomas de Maizière a souligné qu'il était vital que les services européens de renseignement coopèrent mieux dans le partage des informations.

Une proposition du commissaire européen chargé des Affaires intérieures et des Migrations, Dimitris Avramopoulos, de créer une "agence européenne du renseignement "n'a guère trouvé de soutiens auprès des Etats membres. Lui-même a parlé d'un "concept idéal (...) qui n'est pas sur la table pour le moment".

Actuellement, selon les responsables européens, moins de la moitié des quelque 5.000 Européens que l'on pense partis faire la "guerre sainte" en Syrie sont répertoriés dans la base de données d'Europol, l'agence de police européenne.

Cinq des 28 Etats membres fournissent à eux seuls la moitié de ces données, ajoutent ces responsables sans nommer de pays. "Certains le font, pas tous", note le directeur d'Europol Rob Wainwright. "Honnêtement, il faut qu'ils en fassent davantage."

Un nouveau centre de lutte contre le terrorisme sera mis en place en janvier au sein d'Europol, ce qui devrait améliorer la situation.

"L'essentiel pour répondre à une menace aussi complexe devenue à l'évidence une menace internationale (...) est le partage d'informations, la capacité à collecter et relier les bons renseignements au bon moment", a déclaré Rob Wainwright à Reuters.


(avec Simon Carraud à Paris; Henri-Pierre André et Jean-Stéphane Brosse pour le service français)


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://patlotch.com/text/index.html
Admin
Admin


Messages : 6302
Date d'inscription : 29/04/2015
Localisation : trop loin

MessageSujet: Re: SURVEILLANCE de la POPULATION, sécuritaire, caméras, écoutes, internet...   Mer 2 Déc - 13:59


« pris au dépourvu »

Pourquoi les Américains sont éternellement « pris au dépourvu » au Proche-Orient Tom Engelhardt 1er décembre 2015

La communauté américaine du renseignement, sans égal au monde, brasse des fleuves d’informations. Pourtant la montagne accouche d’une souris, tant les responsables militaires et politiques ne cessent de se déclarer pris au dépourvu par les événements, notamment au Proche-Orient. L’État sécuritaire et les militaires auraient-ils fini par créer une machine à brouillard géant ?



Extrait de «Zero Dark Thirty», sur la traque d'Oussama Ben Laden par la CIA
Film de Kathryn Bigelow (2012)

Citation :
Mille cinq cent. Le chiffre m’a stupéfié. Je l’ai trouvé dans un article du New York Times(1) sur des « officiers de haut rang » du Central Command américain (Centcom) qui avaient trafiqué les rapports du renseignement afin de redorer un peu leur campagne aérienne contre l’organisation de l’État islamique (OEI) : « la gigantesque opération de renseignement du Centcom qui comprend 1 500 analystes militaires, civils et privés a son siège à la base aérienne de Tampa, en Floride ». Pensez-y. Le Centcom, l’un des six commandements militaires américains qui divisent le monde comme des parts de tarte, possède à lui seul 1 500 analystes ! En réalité, le Centcom est l’état-major de guerre du pays. Il couvre la plus grande partie du Proche-Orient au sens large, de la frontière du Pakistan à l’Égypte. Lourde tâche. Il y a certainement beaucoup de choses à apprendre dans la région. Mais ce chiffre de 1 500 analystes ressemble à un éclair illuminant brièvement l’obscurité.

En outre, il s’agit seulement des analystes, et non de l’organigramme complet du renseignement, pour lequel nous n’avons aucun chiffre. Essayons maintenant d’imaginer ce que font ces 1 500 analystes — même s’ils sont chargés d’une région extraordinairement complexe, avec les guerres de Syrie, d’Irak, d’Afghanistan et du Yémen. Que peuvent-ils bien « analyser » ? Qui a le temps de s’occuper du flot de données produites par 1 500 analystes, que ce soit au Centcom ou à l’Agence de renseignement de la défense (Defense Intelligence Agency - DIA) ?

Naturellement, la bête gargantuesque que constitue le renseignement civil et militaire américain doit inonder le Centcom de fleuves d’informations d’une qualité sans pareille, à même, sans doute, de submerger même 1 500 analystes. Il y a les « renseignements humains » (Human intelligence ou Humint), provenant de sources et d’agents sur le terrain. Il y a l’imagerie et les satellites, ou Geoint, par tombereaux entiers. Vu l’étendue de la surveillance globale américaine, il doit aussi y avoir des tonnes de communications radios, ou Sigint. Et avec tous ces drones, il y a sans aucun doute un déluge d’images vidéo sur le Centcom et sur les autres centres de commandement. Sans oublier les renseignements partagés par les services alliés, occidentaux ou régionaux. Et enfin, certains de ces analystes doivent gérer les sources ouvertes, ou Osint : la presse, Internet, les revues universitaires et Dieu sait quoi d’autre.

Et en plus de tout cela, rappelez-vous que ces 1 500 analystes se nourrissent du travail d’un système de renseignement sans égal même chez les régimes totalitaires du XXe siècle. La communauté américaine du renseignement compte 17 agences ou organisations, consommant près de 70 milliards de dollars par an, environ 500 milliards entre 2001 et 2013. Et si vous n’êtes pas encore ébranlé, pensez aux 500 000 contractuels privés liés au système d’une façon ou d’une autre, au 1,4 million de personnes (dont 34 % de privés) ayant accès à des informations « top secret » et aux 5,1 millions de personnes (plus que la population norvégienne) ayant accès aux informations « confidentielles et secrètes ». Rappelez-vous aussi que ces dernières années, on a créé un État de surveillance orwéllien. Il surveille des dizaines de millions de téléphones portables et d’e-mails. Il a mis sur écoute au moins 35 dirigeants d’autres pays, plus le secrétaire général de l’ONU, ainsi que des joueurs de jeux vidéos et même le Congrès des États-Unis.


Effet de surprise et précipitation

Et pour finir, il semble que l’armée ait construit, elle aussi, une structure de moindre taille mais tout aussi labyrinthique. Cependant la question subsiste : que font réellement ces 1 500 analystes ? À quoi passent-ils leur temps ? Que produisent-ils ? Cette production est-elle utile ? Laissez-moi choisir quelques exemples récents. Par exemple la conquête par quelques centaines de talibans, fin septembre 2015, de la capitale régionale de Kunduz, au nord de l’Afghanistan. Ils auraient, dans l’opération, dispersé 7 000 soldats afghans armés, entraînés et financés par les États-Unis depuis des années.

Une lecture attentive de la presse suffisait pour constater que depuis des mois les talibans resserraient leur contrôle des zones rurales autour de Kunduz et testaient les défenses de la ville. Et pourtant, en mai, le commandant en chef américain en Afghanistan, le général John Campbell nous a offert cette prévision, fondée, on le suppose, sur les meilleures évaluations du Centcom : « si on regarde de près la situation à Kunduz et au Badakhshan [la province voisine] les talibans vont attaquer de très petits checkpoints (…). Ils vont sortir, frapper un peu, puis ils vont se planquer (...). Donc, en général, ils ne vont pas gagner du terrain »(2). Le 13 août, au cours d’une conférence de presse, le général Wilson Shoffner, chef adjoint des communications pour l’Afghanistan a répondu à un reporter de la chaîne ABC : « Kunduz ne risque pas à l’heure actuelle, et ne risquait pas dans le passé, de tomber dans les mains des talibans ».

Le général Campbell n’a pas changé d’avis même au moment où Kunduz était en train de tomber, puisque il était en dehors du pays à ce moment-là, comme le raconte Matthew Rosenberg dans le New York Times du 30 septembre 2015 : « La plupart des officiels américains ont paru réellement surpris par la chute de Kunduz, qui s’est produite au moment où le commandant en chef des forces de la coalition se trouvait en Allemagne pour une conférence de défense (…). Malgré les gains territoriaux réalisés par les talibans depuis des mois dans le hinterland de Kunduz, les planificateurs militaires américains restaient persuadés, comme depuis des années, que les forces afghanes pouvaient tenir les villes principales »(3).

Le haut commandement américain n’avait rien appris d’un exemple précédent : en juin 2014, à Mossoul et dans d’autres villes du nord irakien, une autre armée équipée et formée par les Américains a été mise en déroute par un nombre relativement restreint de militants de l’OEI. À cette époque également, les chefs militaires américains et les membres du gouvernement, jusqu’au président Barack Obama, ont été, comme le disait le Wall Street Journal, « pris au dépourvu par l’effondrement rapide des forces irakiennes ». Même conclusion de Peter Baker et Eric Schmitt du New York Times : « Les agences de renseignement ont été prises au dépourvu par la rapidité des avancées des extrémistes au nord de l’Irak ». Sans oublier qu’en dépit de la machine de renseignement du Centcom le schéma s’est répété en mai 2015 en Irak quand, selon l’éditorialiste David Ignatius dans le Washington Post, les dirigeants américains et les services de renseignement ont été « de nouveau aveugles » devant l’effondrement des forces irakiennes à Ramadi, dans la province d’Al-Anbar.


La montagne accouchant d’une souris

Prenons un autre exemple sur lequel ces 1 500 analystes ont dû travailler d’arrache-pied : le programme du Pentagone de formation de combattants syriens anti-OEI, un échec qui a coûté 500 millions de dollars. Selon cette version militaire de l’histoire de la montagne accouchant d’une souris, ce vaste effort de sélection, d’équipement et de formation a abouti à la Division 30, une seule unité de 54 combattants modérés qui ont été insérés en Syrie dans la zone du Front al-Nosra, affilié à Al-Qaida. Ce dernier a promptement enlevé deux des leaders de l’unité avant de lancer un assaut contre elle. Résultat : un désastre. Les combattants formés par les Américains ont fui ou ont été tués. Un peu plus tard, le général américain supervisant le combat contre l’OEI a témoigné devant le Congrès que seuls « quatre ou cinq » de ces hommes formés par les États-Unis restaient présents sur le terrain.

Là encore, le New York Times a décrit la réaction à cet incident : « À Washingon, plusieurs officiels de haut rang reconnaissent que l’attaque d’Al-Nosra les avait ‟pris au dépourvu” et qu’elle constituait un grave échec du renseignement. Les formateurs américains, comme l’ont dit ces officiels, s’attendaient à voir le Front al-Nosra accueillir la Division 30 comme des alliés »(4)

Si c’est vrai, c’est démentiel. Que l’on ait pu imaginer le Front al-Nosra accueillant à bras ouverts une force soutenue par les États-Unis, c’est le mystère des mystères. Al-Nosra est classé « force ennemie » par Washington, qui a lancé des frappes aériennes contre plusieurs de ses militants. Une note de bas de page : selon la chaîne de journaux Mc Clatchy, le Front al-Nosra aurait été averti de l’arrivée de la Division 30 par le renseignement turc, ce dont les analystes du Centcom n’avaient de toute évidence aucune idée.

Dans la foulée de ce petit désastre, et sans doute, de nouveau, sur la base de l’analyse du Centcom, les militaires ont inséré une nouvelle unité de 74 modérés. Les Américains ont été choqués — oui, choqués ! — de découvrir que ces hommes, sans doute échaudés par l’aventure de la Division 30 ont immédiatement livré au moins un quart de leur armement au Front al-Nosra en échange de leur sécurité. Al-Nosra a aussitôt posté des photos des armes américaines sur les réseaux sociaux.

Les officiels américains ont été tout aussi surpris, selon la presse, quand les Russes ont conclu, en septembre, un accord de partage de renseignements sur l’OEI avec l’Irak, allié des Etats-Unis — les autres partenaires de l’accord étant la Russie et l’Iran. Washington a été encore une fois « pris au dépourvu » alors même qu’ils savaient, selon Michael Gordon du New York Times qu’« un groupe d’officiers russes était à Bagdad ». De la même façon, la montée en puissance de l’armée russe en Syrie a surpris dans un premier temps l’administration Obama. Et l’a, mais oui, « pris au dépourvu ».

Selon toute la presse, l’administration a été encore et toujours « prise au dépourvu » par la campagne aérienne russe contre des groupes divers et variés affiliés à Al-Qaida et contre les groupes armés d’opposants soutenus par la CIA. Washington a même été surpris par la façon dont la Russie a annoncé son offensive. Un général russe à trois étoiles est arrivé à l’ambassade américaine à Bagdad pour prévenir juste une heure avant le début des bombardements. Vous voyez ce que je veux dire. On peut prendre le pari : à chaque fois que quelque chose se passera au Proche-Orient, les dirigeants civils et militaires seront « surpris » et se « précipiteront », dans le désordre et l’ignorance, pour sauver la politique américaine.


La machine à brouillard

L’expression « le brouillard de la guerre » veut dire que les commandants sur le terrain n’arrivent pas à comprendre ce qui se passe exactement dans le chaos des champs de bataille. Il est sans doute temps de leur présenter un nouveau compagnon : le « brouillard du renseignement ». Il importe peu d’en connaître les causes. On peut penser que les 1 500 analystes du Centcom, et ceux de tous les autres commandements et des 17 agences différentes, produisent des renseignements d’une extraordinaire qualité qui se perdent ensuite dans le « brouillard » du leadership. On peut aussi bien estimer que tout conglomérat bureaucratiques d’« analystes » noyés dans un flot d’informations secrètes et dans les protocoles qui vont avec ne fait que nourrir une machine à brouillard géante.

Bien sûr qu’il est difficile de sonder le futur. Ajoutez un déluge de données et la tendance à penser en groupe, formatez tout cela pour l’adapter aux mentalités étroites de Washington et du Pentagone, et vous obtiendrez la formule de production du brouillard du renseignement et des officiels rarement prévenus de quoi que ce soit.

J’ai un soupçon : on pourrait très bien se débarrasser de la majorité des 17 agences et organisations de renseignement et jeter à la poubelle la plus grande partie des informations secrètes ou classifiées qui irriguent le cœur de l’État sécuritaire. On pourrait ensuite lâcher un petit groupe d’analystes à l’esprit critique et indépendant sur des sources ouvertes, et on obtiendrait vraisemblablement des analyses beaucoup plus intelligentes, plus applicables et plus inventives de notre situation générale, de nos guerres et de notre futur incertain. La preuve en est largement faite : ces dernières années, et pour un coût approchant 750 milliards de dollars, l’État sécuritaire et les militaires semblent avoir créé un système de non-renseignement. Bienvenue dans l’ère du brouillard généralisé.

Tom Engelhardt


(1)Mark Mazzetti, Matt Apuzzo, « Military Analyst Again Raises Red Flags on Progress in Iraq », 23 septembre 2015.

(2)Joseph Goldstein, « A Taliban Prize, Won in a Few Hours After Years of Strategy », 1er octobre 2015.

(3)« U.S. Struggles for Way to Help Afghans Regain Territory It Thought Was Secure », 1er octobre 2015.

(4)Anne Barnard et Eric Schmitt, « Rivals of ISIS Attack U.S.-Backed Syrian Rebel Group », 1er août 2015.


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://patlotch.com/text/index.html
Admin
Admin


Messages : 6302
Date d'inscription : 29/04/2015
Localisation : trop loin

MessageSujet: Re: SURVEILLANCE de la POPULATION, sécuritaire, caméras, écoutes, internet...   Dim 6 Déc - 18:59



En Chine, vaste offensive contre les militants défendant les droits des travailleurs  AFP  06/12/2015


Des policiers chinois patrouillant à Shanghai (Chine), le 14 mai 2014
hors article. WENG LEI / IMAGINECHINA / AFP

Citation :
Pékin - La police chinoise a arrêté au moins trois éminents militants des droits des travailleurs, dans le cadre d'une campagne répressive menée dans le sud du pays, où l'interdiction de toute activité syndicale indépendante et le ralentissement économique exacerbent les tensions sociales.

Zeng Feiyang, directeur d'un centre d'aide aux travailleurs migrants, et Zhu Xiaomei, une activiste de longue date, ont été déclarés vendredi en état d'arrestation par la police de Canton, a indiqué China Labour Bulletin, une ONG basée à Hong Kong.


manifestation à Hong Kong. Hors article. AFP/aaron tam. 2014

Ces deux figures reconnues se battent activement pour aider des ouvriers --notamment des migrants venus des zones rurales-- à obtenir de leurs employeurs le versement de salaires impayés, de primes ou cotisations sociales garanties par le droit chinois.

Par peur de voir émerger un mouvement ouvrier indépendant, le Parti communiste chinois n'autorise qu'un syndicat unique officiel et ses émanations, que les autorités contrôlent très étroitement et qui se range quasi-exclusivement du côté des dirigeants d'entreprise.

M. Zeng et Mme Zhu sont accusés d'avoir "rassemblé des foules" illégalement et d'avoir "perturbé l'ordre social", précisait l'ONG chinoise Weiquanwang ("Rights Defense Network"), un chef d'accusation passible de trois à sept ans de prison et souvent invoqué contre des manifestants critiques du régime.

Weiquanwang confirmait également l'arrestation de He Xiaobo, responsable d'une association (Nanfeiyan) aidant les victimes de blessures professionnelles à Foshan (sud), non loin de Canton.

Il a été accusé de "détournement (de fonds) dans le cadre de ses fonctions", rapportait le magazine chinois Caijing, dans un article posté dimanche en ligne mais rapidement censuré.

En fait, la province méridionale du Guangdong, dont Canton est la capitale, est le cadre ces derniers jours d'une vaste offensive contre les activistes défendant les droits des travailleurs.

Une quinzaine d'entre eux ont été interpellés jeudi par la police, selon Caijing et une ONG. Si certains ont été libérés après quelques heures d'interrogatoire, le sort de plusieurs autres restait incertain.

Contacté dimanche par l'AFP sur son téléphone portable, Chen Huihai, avocat animant un réseau de soutien juridique aux travailleurs, a confirmé avoir été emmené par les forces de l'ordre mais s'est refusé à tout autre commentaire, expliquant qu'"il restait sous contrôle judiciaire".

Avec des objectifs affichés d'intimidation, "cette campagne d'arrestations dans le Guangdong est d'une ampleur sans précédent, c'est un signal extrêmement inquiétant", a indiqué à l'AFP Geoffrey Crothall, porte-parole de China Labour Bulletin.

C'est un net durcissement des autorités, même si les pressions s'accroissaient déjà depuis un an. En décembre 2014, M. Zeng avait été passé à tabac par quatre hommes dont l'identité n'avait pu être établie, rappelait Weiquanwang.

- Montée des conflits sociaux -

Le Guangdong, province surnommée "l'atelier du monde", est le principal foyer de la production manufacturière chinoise --du textile aux smartphones, des pièces mécaniques à l'électroménager.

Or, confrontées au vif ralentissement de l'économie chinoise, "les usines ferment ou sont relocalisées ailleurs", comme en Asie du sud-est où les coûts du travail sont moins élevés, "et les ouvriers sont laissés sur la touche, avec des mois de salaires impayés, sans aucune indemnité", explique China Labour Bulletin.

Les débrayages ont plus que triplé en trois ans en Chine pour atteindre 1.379 grèves l'an dernier. Dans le Guangdong, la tendance s'accélère encore: l'ONG y a recensé en novembre 56 épisodes de grèves et de manifestations, contre 23 en juillet.

Zhu Xiaomei s'était notamment distinguée au printemps en aidant les milliers de salariés de l'usine de chaussures Lide, dans la ville de Panyu, à organiser une grève géante pour réclamer leurs rémunérations.

Si, la plupart du temps, le syndicat officiel n'intervient pas, les milieux associatifs au contraire jouent un rôle décisif pour aider les employés à négocier collectivement avec leurs patrons et trouver une solution.

"Du coup, les autorités ne vont résoudre aucun problème en mettant les militants en prison. Cela ne servira qu'à aggraver la détresse et le mécontentement des travailleurs et à intensifier les tensions sociales", a insisté M. Crothall.

Depuis l'arrivée à la tête de l'Etat-Parti chinois du président Xi Jinping, Pékin durcit sa répression des voix critiques émanant de la société civile --juristes, militants et universitaires--. Plusieurs dizaines d'avocats défenseurs des droits de l'Homme avaient été arrêtés en juillet dernier à travers tout le pays.





Jeux olympiques : La police des villes où les épreuves se déroulaient avait été équipée d’une centaine de « Segway »
pour lutter contre les possibles attaques terroristes



Ces engins  peuvent aller jusqu’à près de 20 Km/h, et permettent également aux forces spéciales
ci-dessus d’avoir les mains libres, de quoi neutraliser rapidement toute menace



source : La police chinoise et les nouvelles technologies Olivier 27 octobre 2014









Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://patlotch.com/text/index.html
Admin
Admin


Messages : 6302
Date d'inscription : 29/04/2015
Localisation : trop loin

MessageSujet: Re: SURVEILLANCE de la POPULATION, sécuritaire, caméras, écoutes, internet...   Lun 7 Déc - 12:40



Le gouvernement français veut bloquer Tor et interdire le Wifi public Gilbert Kallenborn 07/12/2015 à 10h12

Pour améliorer la lutte contre le terrorisme, le ministère de l'Intérieur propose toute une série de mesures permettant de mieux identifier les internautes et de capter leurs échanges


Gilbert Kallenborn a écrit:
Le gouvernement français veut en finir avec l’anonymat sur Internet. Ce week-end, le journal Le Monde a révélé une série de mesures législatives particulièrement liberticides que le ministère de l’Intérieur aimerait faire passer dans les projets de loi en cours d’élaboration.

Parmi elles: "interdire les connexions Wifi libres et partagées" durant l'état d'urgence et supprimer les "connexions Wifi publiques", en raison de la difficulté d'identification des personnes connectées. Il en serait alors fini avec le surf Internet dans les Starbucks, les bibliothèques, les parcs, les jardins, etc. Les opérateurs devraient, par ailleurs, mettre le holà sur leurs réseaux Wifi partagés tels que Free Wifi ou SFR Wifi. Ce qui risquerait donc de changer la vie pour beaucoup d'utilisateurs.

Autre mesure choc: "interdire et bloquer les communications des réseaux Tor en France". Contrairement au Wifi, cette mesure impacterait beaucoup moins de personnes. Ce logiciel est utilisé par une minorité d'internautes particulièrement sensibles à l'anonymat. Les cybercriminels et les terroristes utilisent très probablement Tor, mais aussi beaucoup d'autres individus comme les journalistes, les lanceurs d'alerte ou les défenseurs des droits citoyens.

En revanche, l'interdiction de Tor serait techniquement plus difficile à réaliser, car il s'agit d'un réseau opéré au niveau mondial et totalement décentralisé. Il n'est pas possible de contacter un opérateur pour le fermer, comme cela peut être possible pour les réseaux Wifi publics ou partagés. Certains pays autoritaires, comme la Chine, bloquent déjà ce réseau d'anonymisation, avec plus ou moins de succès.

Obtenir les clés de chiffrement

Le Wifi et le réseau Tor ne sont pas les seules cibles numériques du gouvernement. Dans la liste de mesures révélées ce week-end par Le Monde figure également les applications de téléphonie sur Internet (ou VoIP). Le ministère de l'Intérieur souhaitent les "identifier" et "obliger les éditeurs à communiquer aux forces de sécurité les clés de chiffrement". Là encore, on ne sait pas comment une telle mesure sera techniquement possible.

Certaines applications utilisent, en effet, le chiffrement dit "de bout en bout" pour lequel l'éditeur ne dispose d'aucune clé. C'est le cas, par exemple, de l'application Facetime d'Apple. Que faire, par ailleurs, lorsque l'éditeur ne dispose d'aucune raison sociale en France, où lorsque le logiciel est diffusé de façon open source et qu'il n'existe pas, à proprement parler, d'éditeur?

D'autres idées législatives de ce type avaient déjà filtré dans Le Monde la semaine dernière, comme l'installation systématique d'un GPS sur les voitures de location, la conservation des fadettes pendant deux ans, contre un aujourd'hui, l'élargissement des possibilités de vidéosurveillance dans les lieux publics ou l'utilisation des IMSI-catchers sans autorisation judiciaire.

Toutes ces propositions ne seront pas forcément retenues. Un arbitrage sera fait par le gouvernement. Les mesures sélectionnées devraient être intégrées dans deux projets de loi, l'un porté sur l'état d'urgence, l'autre sur la lutte anti-terroriste. Elles pourraient être présentées au mois de janvier.


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://patlotch.com/text/index.html
Invité
Invité



MessageSujet: Re: SURVEILLANCE de la POPULATION, sécuritaire, caméras, écoutes, internet...   Mar 8 Déc - 9:11



État d’urgence : vers le contrôle orwellien du net ? Nicolas Bruel 8 décembre 2015

Si vous n’avez jamais lu 1984, c’est le moment : ce que le gouvernement nous prépare pour internet y ressemble fortement !


Vidéosurveillance (Crédits Paweł Zdziarski, licence CC-BY 2.5)

Citation :
L’état d’urgence a été prononcé au soir du 13 Novembre avant même l’assaut du Bataclan par les membres de la BRI. Celui-ci est une « forme d’état d’exception qui restreint les libertés ». Nous en avons déjà constaté certaines conséquences :

◾interdiction de manifester
◾interdiction de certaines réunions sur la place publique
◾couvre-feu à Sens
◾perquisitions
◾assignation à résidence

L’état d’urgence a été voté pour 3 mois par une écrasante majorité et nos libertés ont donc été mises entre parenthèses sous les applaudissements de nos députés et sénateurs.

Au-delà du bilan mitigé de ces mesures – écologistes assignés à résidence, armes saisies alors qu’elles auraient dû l’être avant car certainement détenues par des individus fichés comme ceux qui ont perpétré les attentats, manifestants du 29 novembre constituant le « gros » des gardés à vue – c’est bien la méthode qui inquiète :

Citation :
« Séquence incroyable au Sénat. Et inacceptable pour le juriste démocrate, voire pour le démocrate tout court. Très calmement, alors que les sénateurs discutaient ce vendredi après-midi du projet de loi prorogeant l’état d’urgence, le Premier ministre a demandé aux parlementaires de ne pas saisir le Conseil constitutionnel. Il craint que la loi ne soit pas conforme au texte fondamental de la Cinquième République.

« Je suis dubitatif sur l’idée de saisir le Conseil constitutionnel, a expliqué Manuel Valls lors de sa dernière intervention en séance. Car il y a toujours un risque. Si le Conseil répondait que la loi révisée est inconstitutionnelle sur un certain nombre de points, cela peut faire tomber 786 perquisitions et 150 assignations à résidence déjà faites ». » Source Numerama

Vous avez bien lu : sur les 2000 perquisitions menées, 786 sont, du propre aveu de notre Premier ministre, anticonstitutionnelles. Ajoutez à cela la tendance actuelle des CRS à sortir les matraques plus rapidement qu’à l’accoutumée et vous commencez à peine à entrapercevoir l’avenir. Ce n’est qu’un début.

Après ce constat, quelles sont les perspectives ?

Comme je vous le disais, l’état d’urgence a été voté pour 3 mois. Celui-ci doit donc se terminer le 26 février 2016. Sachez que sa prorogation est déjà à l’étude. Celui-ci ayant été prononcé pour lutter contre le terrorisme, et la menace ne faiblissant pas, nos politiques vont pouvoir maintenir cet état d’exception aussi longtemps qu’ils le jugeront utile, en profitant pour étendre leurs pouvoirs. Ajoutez à cela la volonté de modifier notre Constitution, projet qui, vous me le concéderez, doit faire frémir tous les terroristes du globe, et de préparer de nouvelles lois liberticides. Les premiers retours sur le projet de révision de la Constitution ne sont d’ailleurs pas très bons puisque celui-ci ne prévoit pas de durée maximale pour l’état d’urgence…

La loi renseignement ayant déjà largement montré ses limites avec les attentats du mois de novembre, il est plus que nécessaire que nos dirigeants, avec, ou sans, votre consentement, en remettent une couche puisque vous les avez élus. Parfois, il vaut mieux s’abstenir, que voulez-vous ? C’est ainsi que j’apprends encore dans l’excellent Numerama qu’une nouvelle loi sécuritaire et liberticide commence à filtrer. Je vous partage les propositions :

« Le journal Le Monde a livré les pistes imaginées par le gouvernement dans ce texte, qui « élargira les pouvoirs du parquet et de la police en temps ordinaire dans la lutte antiterroriste », c’est-à-dire hors de toute période d’état d’urgence. Parmi les mesures envisagées figureraient :

Citation :
◾La possibilité de saisie par la police de tout objet ou document lors d’une perquisition administrative, sans contrôle du procureur : ce n’est pas précisé mais l’on imagine bien qu’il s’agit donc de généraliser aussi la possibilité pour la police de copier sur place toute donnée stockée dans le Cloud accessible depuis les ordinateurs ou smartphones présents au domicile ou au bureau de la personne faisant l’objet de la perquisition.

◾L’interconnexion globale de tous les fichiers, notamment ceux de la Sécurité sociale : toute donnée obtenue sur vous pourra être croisée contre vous. Plus ça va, plus le principe du respect du consentement lié à la finalité de la collecte des données personnelles est oublié, pour permettre qu’elles soient exploitées et croisées entre elles.

◾L’élargissement des possibilités de vidéosurveillance dans les lieux publics : ces possibilités étaient déjà très étendues, on se demande comment les étendre plus encore. Il pourrait s’agir de ne plus signaler la présence de caméras, ou d’alléger les formalités déclaratives qui permettent à la CNIL d’exercer son contrôle. Nous verrons.

◾L’installation systématique de GPS sur les voitures de location : celle-ci est particulièrement inquiétante. Les terroristes des attentats de Paris ont utilisé des voitures louées pour venir à Paris, donc l’idée est d’obliger les loueurs à géolocaliser tous les véhicules qu’ils louent, et à rendre ces données accessibles aux autorités. Toute personne qui loue une voiture pourrait donc être traquée à distance au mépris de sa vie privée, ce qui n’est actuellement le cas que si l’entreprise de location décide de le faire, et prévient explicitement le client. Or l’on imagine bien que des terroristes demain pourront utiliser leur propre voiture ou employer des véhicules volés, comme cela avait été le cas après l’attentat contre Charlie Hebdo. Faudra-t-il alors généraliser les émetteurs GPS dans toutes les voitures de France et de Navarre, comme le permettra techniquement le système eCall imposé dans tous les véhicules européens construits depuis octobre 2015 ? On s’y dirige tout droit.

◾Injonction faite aux opérateurs téléphoniques de conserver les fadettes pendant deux ans : Cette réforme serait adoptée dans un mépris total de l’arrêt Digital Rights Ireland de la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) qui a imposé aux États membres de l’UE de réduire la durée de conservation des données personnelles des internautes et clients d’opérateurs mobiles. La décision a provoqué des réformes partout en Europe mais la France continue non seulement de l’ignorer, mais semble aujourd’hui prête à aller plus loin encore qu’avant cet arrêt de 2014.

◾Utilisation des IMSI-Catchers : déjà prévus par la loi renseignement pour les services spécialisation, les IMSI-catchers permettent de simuler des antennes-relais d’opérateurs télécoms pour obtenir que tous les téléphones aux environs s’y connectent, et intercepter toutes leurs communications, d’où des outils de détection des IMSI-catchers. Actuellement leur utilisation est permise après avis de la Commission nationale de contrôle des techniques de renseignement (CNCTR). Il paraîtrait étonnant de s’en dispenser dans le cadre de simples opérations de police, mais l’on ne voit pas bien ce qui pourrait être proposé d’autre.

Rien n’est dit pour l’instant, en revanche, sur une éventuelle réglementation du chiffrement. »


Autre article de Numerama, traitant des hypothèses de travail cette fois :

Citation :
◾« Interdire les connexions Wi-Fi libres et partagées » et fermer toutes les connexions Wi-Fi publiques pendant l’état d’urgence, « sous peine de sanctions pénales ». Jusqu’à présent la loi impose par principe aux abonnés à internet de sécuriser leur connexion pour éviter qu’elle soit utilisée à des fins illicites, mais le seul risque que prennent les abonnés généreux et récalcitrants qui laissent leur Wi-Fi ouvert est de recevoir un avertissement Hadopi si quelqu’un l’utilise pour pirater des films ou de la musique. En obligeant à fermer toute connexion, la police s’assurerait d’avoir un identifiant précis pour chaque adresse IP, ou au moins de réduire la liste des suspects possibles dans un même foyer. C’est en tout cas l’idée.

◾« Interdire et bloquer les communications des réseaux TOR en France » : même à supposer que cela soit techniquement possible, ce serait une mesure totalement disproportionnée qui enverrait un très mauvais signe à l’international, alors que le réseau d’anonymisation TOR est utilisé par de très nombreux activistes et dissidents de pays autoritaires. L’un des premiers pays à avoir bloqué Tor était l’Iran.

◾« Identifier les applications de VoIP et obliger les éditeurs à communiquer aux forces de sécurité les clefs de chiffrement » : c’est la fameuse grande guerre du chiffrement à laquelle se prépare La Quadrature du Net, la France ayant sans aucun doute la volonté de se joindre à la Grande-Bretagne pour obtenir que les éditeurs de messagerie chiffrée fournissent des backdoors pour que les autorités puissent écouter les conversations interceptées.

Trois points retiennent particulièrement mon attention : la saisie de tout document ou objet par la police sans contrôle du procureur, l’utilisation des IMSI-Catchers et la volonté d’obtenir des « backdoors » sur les logiciels et appareils, permettant ainsi tous les abus d’accès que vous pouvez imaginer. Ce n’est que le début. Vont venir s’ajouter, je n’en doute pas, d’autres propositions. Après tout, le peuple le réclame puisque les élections et les sondages sur les questions sécuritaires l’indiquent !

La préparation du « trousseau » n’est pas terminée

Si vous n’avez rien à cacher tant mieux. Moi non plus, sinon je n’écrirais pas ici. Il est toutefois à noter que je n’ai pas envie que des services auxquels je n’ai donné aucun mandat viennent fouiller dans ma vie privée. Je ne vois d’ailleurs pas pourquoi vous les autoriseriez à le faire en mon nom.

« Notre liberté se bâtit sur ce qu’autrui ignore de nos existences.» Alexandre Soljenitsyne

Mais ce n’est pas tout. Se prépare bien pire pendant que des glaçons fondent à Paris au frais du contribuable ou que le gouvernement publie des documents pour savoir comment fuir une attaque terroriste et appeler plus de 80 fois le 17. Au passage, heureusement que des passagers américains du Thalys n’ont pas appliqué ces directives à la lettre car leur absence d’intervention aurait condamné des dizaines de passagers à une mort certaine.

Le pire qui se prépare est ici : Pheme

« Retenez bien ce nom. D’ici un an et demi, ce projet mené par des universités européennes pourrait vous aider à faire le tri dans les informations qui circulent sur les réseaux sociaux. Une sorte de « détecteur de mensonges sur Facebook et Twitter », comme le titrent Les Inrocks. Ce système européen sera testé pour la première fois par le site http://www.swissinfo.ch/ d’ici un an et demi.

Financé par des fonds de la Commission européenne, ce projet est mené par la faculté de Sheffield, en Angleterre, avec l’aide d’universités en Allemagne et en Autriche. Son but : tordre le coup aux rumeurs, dont Pheme était la déesse dans le panthéon grec… » Source L’Expansion

La commission européenne ? Qu’est-ce que c’est déjà ? Ah oui ! Cet organe où les commissaires ne sont pas élus !

Voyons donc en quoi consiste Pheme donc, qui je le rappelle est financé par le contribuable européen :

Citation :
« L’algorithme promis doit plus précisément classer les contenus qui tomberaient dans la catégorie de la désinformation, de la pure spéculation, de la controverse ou de la fausse information. Et passer ainsi de la viralité à la véracité, en s’appuyant sur certains critères comme la nature de la source, la réputation de l’auteur, le texte lui-même (statut Facebook, légende photo ou tweet… ), ou les réactions qu’il provoque de la part d’autres internautes.

Mais alors Pheme sonne-t-il le glas de la profession de journalistes, sur Internet ? À moins que ce décryptage automatique ne soit un outil supplémentaire pour les aider… et gagner du temps, surtout en période de crise et d’afflux massif d’informations sur les réseaux sociaux, note Mashable. »
Source L’Expansion


Le début de la dictature sur internet ?

Je présume que le mensonge ne sera jamais du côté de ceux qui ont financé la recherche sur l’algorithme en question (pas le contribuable, plutôt le politicien ou ceux à qui il est redevable). Ce logiciel a le potentiel pour devenir un outil de contrôle total de l’information sur internet. Dans un premier temps, il proposera juste un message indiquant si l’information est « correcte » ou si celle-ci ne correspond pas à la version officielle. Cependant, il sera facile de procéder au blocage des sites en fonction des résultats de Pheme par la suite, cet outil étant prévu pour fonctionner en temps réel. Nous assistons peut être aux prémices de la fin de l’Internet libre en Europe …

Dormez tranquilles, tout va bien se passer. L’état d’urgence, qui devait être exceptionnel, deviendra doucement mais sûrement la norme. Le « peuple de gauche » commence à avoir peur et réclame l’annulation des prochaines élections régionales qui, qu’elles aient lieu ou non, nous ferons faire un bon en avant sur la route de la servitude : tous les partis sont dans une surenchère sécuritaire plus ou moins nationaliste et leurs programmes vont dans un renforcement du rôle de l’État. Les attentats du 2 décembre à San Bernardino ou du marathon de Boston le 15 avril 2013 sont là pour nous rappeler que les mesures du Patriot Act, dont le gouvernement français est largement en train de s’inspirer, sont inefficaces et ont fini par créer le programme Prism dénoncé par E.Snowden.

Car pendant ce temps, à l’assemblée nationale, une proposition de résolution « tendant à la création d’une commission d’enquête relative à la participation de fonds français au financement de DAECH » a été rejetée.

Comme certaines de nos libertés, cet article s’achève ici. Merci de votre soutien et d’être toujours de plus en plus nombreux à me lire. Last but not least, n’oubliez pas cette célèbre citation de 1984 de G.Orwell :

« Si vous désirez une image de l’avenir, imaginez une botte, piétinant un visage humain… Éternellement… »

Si vous n’avez jamais lu 1984, je vous y invite fortement. À la semaine prochaine !


Revenir en haut Aller en bas
Admin
Admin


Messages : 6302
Date d'inscription : 29/04/2015
Localisation : trop loin

MessageSujet: Re: SURVEILLANCE de la POPULATION, sécuritaire, caméras, écoutes, internet...   Mar 8 Déc - 17:38



Valls et Cazeneuve installent doucement les outils de l’état policier 8 décembre 2015

Certes oui, le premier tour des élections régionales vient de s’achever sur une cuisante déroute pour le Parti Socialiste, et pire encore pour les parangons de morale et de vertu qui peuplent ses rangs, par une victoire éclatante du Front National. La semaine d’entre deux tours sera donc entièrement consacrée aux jérémiades plaintives de la classe jacassante, affairée à trouver des raisons de cet énorme camouflet qu’elle persiste à croire immérité. Mais pendant tout ce barouf formidable, le gouvernement, lui, ne s’en fait guère. Il a toujours les mains très très libres.

Citation :
Et ça tombe bien parce que voyez-vous mes petits amis, la situation française est toujours aussi tendue : des éléments perturbateurs, des individus contestataires, parfois armés, n’hésitent pas à tenir réunions, à manifester voire à s’organiser pour contester le pouvoir en place, et je ne parle pas seulement de ces malheureux citoyens égarés qui votent Front National, mais aussi de ces évidents terroristes qui massacrent par douzaines ou qui tentent l’écologie alternative et le rassemblement interdit place de la République.

Car si la France est toujours en état d’urgence, ce n’est pas pour rien : bien sûr, il y a bien quelques unes de ces personnes radicalisées qui menacent le vivrensemble, mais il y a aussi des douzaines d’autres agités qui, eux, menacent le pouvoir par leur insupportable dissidence. Les perquisitions, les gardes à vue, les interpellations musclées et les descentes de police prennent alors tout leur sens dans un pays qui ne rêve manifestement que d’une chose : de l’ordre, de la sécurité, et pas un papier gras qui dépasse.

Dans ce cadre et à l’évidence, des actions de police de terrain et de longue haleine seraient probablement efficaces. Infiltration, renseignement, recoupage et analyse par des équipes entraînées sont les mamelles naturelles d’un État guidé par sa mission régalienne de sécurisation du cheptel contribuable. Cela entraîne aussi le besoin fort d’un État efficace dans sa justice, qui poursuit les criminels, ceux que la société condamne sans ambiguïté, et ne s’occupe pas des petits fripons que des lois mal torchées produisent à la tonne. Bref, toute une panoplie d’actions concrètes que la fine équipe au pouvoir actuellement fuira avec application.

Privée de toute action opérationnelle réaliste, le gouvernement n’entend cependant pas abdiquer son pouvoir de nuisance. C’est pourquoi les services du ministère de l’Intérieur envisagent avec calme et obstination de nombreuses mesures pour faire semblant de protéger les citoyens, tout en s’octroyant des camions entiers de moyens techniques pour leur sucrer leurs libertés : coupure obligatoire de tout réseau Wifi ouvert, blocage des réseaux d’anonymisation et fourniture des clés de chiffrement des messageries font partie de ces lumineuses idées actuellement en cours d’étude dans la maison Cazeneuve.


Oui parce que vous comprenez, l’état d’urgence, c’est bien joli, mais ça ne suffit pas, et ce, d’autant plus lorsqu’il devient la règle, la norme : moyennant la révision constitutionnelle actuellement dans les tuyaux, on va pouvoir gommer les petits soucis que pourrait créer un assigné à résidence en posant une question prioritaire de constitutionnalité au Conseil Constitutionnel.

Et une fois ce petit patch posé, on pourra continuer sur la lancée sans plus se faire arrêter par le Conseil Constitutionnel le moindre scrupule. Et en avant pour le GPS obligatoire sur les voitures de location (pas pour aider le client, plutôt pour aider la police, hein). Et en avant pour le croisement de tous les fichiers de données personnelles détenues par l’État, parce que la gestion des données personnelles, c’est vraiment un domaine où il fait référence, le bougre. Et en avant l’interdiction des connexions Wifi libres et partagées, et en avant la fermeture des connexions Wifi publiques parce que tout le monde sait que les terroristes se bousculent sur ces réseaux ouverts ! Et puis surtout, en les fermant ainsi, la police croit forcer les utilisateurs à avoir une identification claire, bien plus facile à tracer comme il faut dans une République où ceux qui n’ont rien à se reprocher n’ont par définition rien à cacher.

Mais on peut aller plus loin : et si on interdisait et qu’on bloquait les communications des réseaux TOR en France ? Peu importe que, techniquement, cela ressemble fort à une gageure à la graisse d’Hadopi mignon, cette mesure enverra un signal fort et clair aux vilains et aux méchants qui, comme tout le monde le sait, se retrouvent sur ces réseaux pour fomenter leurs abominables complots. Bon, cela enverra aussi un autre signal, dans la catégorie « France, Iran, Chine, Corée du Nord : même combat », mais ce message est de toute façon en train de pulser de plus en plus fort à chaque mouvement cadencé du menton de Manuel, à tel point qu’outre-Atlantique, la France passe maintenant pour une des démocraties occidentales les plus avancées dans l’antilibéralisme. Alors finalement, un peu plus, un peu moins, ça ne fera plus guère de différence.

Et puis tant qu’à faire, on peut aussi forcer les éditeurs d’applications Voix sur IP (la téléphonie sur internet) à fournir les clés de déchiffrement de leurs applications, et permettre ainsi aux forces de l’ordre d’espionner vos conversations sans trop vous gêner ni vous extirper de force vos mots de passe personnels, le waterboarding n’étant pas encore cautionné par le vivrensemble républicain (mais le gouvernement y travaille).


Vous voyez, pas de quoi en faire un drame : ce n’est pas parce qu’on est grossièrement incompétent et qu’on n’a finalement aucune idée, même vague, de ce qu’il faudrait faire pour endiguer le terrorisme et répondre aux demandes des Français, qu’on est aussi complètement à court d’idées idiotes, contre-productives et liberticides ! Comme le font actuellement les membres du gouvernement, on peut fort bien cumuler.

Et à tous ceux qui, naïfs ou idiots, continuent de croire que tout ceci n’est qu’une petite fantaisie passagère, à tous ceux, plus nombreux encore, qui persistent à souscrire à la fadaise pratique du « Il faut bien ça pour lutter contre les vilains », regardez bien la vitesse à laquelle chacune de ces propositions arrive sur la table, celle à laquelle chacune de vos libertés passe à la trappe, celle à laquelle chaque perquisition abusive s’ajoute à la précédente.

Toujours confiant ?




Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://patlotch.com/text/index.html
Admin
Admin


Messages : 6302
Date d'inscription : 29/04/2015
Localisation : trop loin

MessageSujet: Re: SURVEILLANCE de la POPULATION, sécuritaire, caméras, écoutes, internet...   Ven 11 Déc - 9:37



Le fichage des passagers aériens est sur les rails en Europe Planet Video

L'Europe fait un pas de plus vers le traçage des passagers aériens. Le PNR, le fameux outil anti-terroriste qui faisait débat depuis 2 ans au parlement européen a été voté par la Commission des libertés civiles. Les informations des passagers voyageant vers et au sein de l'Union européenne pourront être gardées pendant 6 mois.

Citation :
Timothy Kirkhope Député conservateur britannique


Citation :
'Il s'agit de collecter un peu plus d'informations sur l'itinéraire de la personne qui voyage. Est-ce qu'elle a une seule destination, est-ce qu'elle fait une escale? Le but de cette procédure n'est pas de collecter des informations très personnelles. Nous ne cherchons pas à faire du profilage mais plutôt à repérer les habitudes de déplacement: c'est ça la clé d'un renseignement efficace.'


Le projet doit encore être adopté en séance plénière en janvier ou février, puis sa mise en oeuvre pourrait prendre plusieurs années. Le contrôleur européen n'hésite pas à exprimer ses doutes.

Giovanni Buttarelli European Data Protection Supervisor


Citation :
'Nous avons commencé à mettre en place le système d'information Schengen en 1985, puis il y a eu Europol. Il faut être réaliste, certaines de ces plateformes n'ont pas été aussi efficaces que nous l'espérions, d'autres commencent tout juste à l'être après des années. Nous avons besoin d'une réponse contre le terrorisme aujourd'hui, pas d'une nouvelle plateforme qui portera ses fruits à un horizon inconnu. Il faut commencer avec des projets plus sélectifs.'


Il n'est pas exclu que des recours soient déposés auprès de la Cour européenne de justice. Par le passé, les juges ont déjà montré leurs réticences vis-à-vis du fichage.


images ajoutées
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://patlotch.com/text/index.html
Invité
Invité



MessageSujet: Re: SURVEILLANCE de la POPULATION, sécuritaire, caméras, écoutes, internet...   Mar 8 Mar - 21:40


état d'urgence et réforme pénale (suite)

les mesures adoptées

adopté mardi : ce que contient le projet de réforme pénale post-attentats TF1News avec Reuters 08 mars 2016


Des policiers à Marseille. / Crédits : BORIS HORVAT / AFP

Les députés ont adopté massivement ce mardi en première lecture, par 474 voix contre 32, un nouveau texte de lutte contre le terrorisme qui prévoit notamment de faire entrer dans la loi des dispositions jusqu'ici spécifiques à l'état d'urgence. Que contient-il, point par point ?


Citation :
Les groupes socialiste, Les Républicains (LR) et UDI (centriste) ont, dans leur grande majorité, voté ce texte de lutte contre le terrorisme qui a également recueilli des voix écologistes et des radicaux de gauche. Le Front de gauche a voté contre. Le Sénat l'examinera à son tour à partir du 29 mars. Le gouvernement, qui a décidé d'utiliser la procédure d'urgence, souhaite voir le texte définitivement adopté avant le 26 mai, date de la fin de la nouvelle prolongation de l'état d'urgence.

• Les forces de l'ordre pourront détenir une personne, majeure ou mineure, pendant une période ne pouvant excéder quatre heures afin de pouvoir procéder à une "vérification approfondie" de son identité s'il y a "des raisons sérieuses" de penser que "son comportement est lié à des activités à caractère terroriste". Cette retenue aura pour objet exclusif de procéder à des vérifications sans audition possible.

• Une cour d'assises aura la possibilité de prononcer une "perpétuité dite incompressible" pour les auteurs de crimes terroristes ou de porter jusqu'à 30 ans, contre 22 ans actuellement, la période de sûreté ou d'interdire tout aménagement de peine à la personne condamnée pour terrorisme. Tous les crimes et délits terroristes punis d'au moins dix ans de prison seront accompagnés d'une période de sûreté.

• Les officiers de police judiciaire pourront fouiller des bagages lors d'un contrôle d'identité ou en cas d'urgence ou de terrorisme, ainsi que mener des perquisitions de nuit durant une enquête préliminaire et plus seulement pendant une instruction. Les perquisitions de nuit, limitées jusqu'ici à l'autorisation d'un juge, pourront être ordonnées dans les enquête préliminaires dans le but de "prévenir un risque sérieux d'atteinte à la vie ou à l'intégrité physique".

Le cadre de légitime défense élargit

• Le cadre de la légitime défense sera élargi pour les forces de l'ordre qui pourront faire usage de leur arme en cas "d'absolue nécessité" contre toute personne venant de commettre ou de tenter de commettre un meurtre et qui s'apprêterait à recommencer.

• Renforcement du contrôle des armes et munitions et extension des moyens d'enquête contre le trafic d'armes.

• Renforcement de la lutte contre le financement du terrorisme avec davantage de pouvoirs à Tracfin, la cellule de renseignement financier de Bercy, qui pourra, par exemple, alerter plus facilement les banques en cas de mouvements financiers suspects. Les cartes prépayées seront mieux encadrées et leur traçabilité renforcée.

Assignation à résidence pour les personnes revenant d'un "théâtre d'opérations de groupements terroristes"

• Les personnes s'étant rendues à l'étranger sur "un théâtre d'opérations de groupements terroristes" pourront faire l'objet d'un contrôle administratif dès leur retour en France. Elles pourront être assignées à résidence pendant une durée d'un mois non renouvelable.

• L'autorisation de sortie du territoire pour les mineurs a été rétablie.

• Le texte transpose plusieurs conventions européennes, notamment sur la confiscation des instruments et des produits du crime et le droit d'accès à un avocat et comporte diverses dispositions pénales comme le renforcement du rôle des procureurs comme directeur d'enquête.

• Les agents du renseignement pénitentiaire seront intégrés dans la communauté du renseignement et pourront recourir aux techniques de renseignement comme les écoutes ou les sonorisations de cellules.

• Les constructeurs de téléphones, tablettes et ordinateurs qui refusent de coopérer avec la justice en matière de lutte contre le terrorisme risquent une peine de cinq années d'emprisonnement et une amende de 350.000 euros s'ils refusent de communiquer des données cryptées de l'appareil concerné.


Revenir en haut Aller en bas
Admin
Admin


Messages : 6302
Date d'inscription : 29/04/2015
Localisation : trop loin

MessageSujet: Re: SURVEILLANCE de la POPULATION, sécuritaire, caméras, écoutes, internet...   Sam 26 Mar - 12:05


World Socialist Web Site
Publié par le Comité international de la Quatrième Internationale (CIQI)


Après les attentats de Bruxelles, les responsables de l’UE préparent une vaste escalade de l’espionnage policier
Par Alex Lantier 26 mars 2016

Les enquêtes sur les attentats de Bruxelles n’en étaient encore qu’au tout début que les responsables de l’Union européenne (UE) faisaient déjà pression pour une formidable extension des pouvoirs d’espionnage de la police et du renseignement. Les ministres de la Justice et de l’Intérieur de l’UE se sont réunis jeudi pour planifier l’intensification de la collecte de renseignements et la coordination des opérations de police sur tout le continent.

Citation :
Le premier jour d’enquête avait déjà soulevé les questions les plus sérieuses sur le rôle de l’État belge dans l’attaque. Déjà il est clair que, comme dans les attaques de l’EI l’an dernier à Paris, les auteurs étaient bien connus de la police et des agences de renseignement.

Malgré les preuves de plus en plus nombreuses du contraire, les gouvernements européens de toutes tendances affirment que les attaques ont pu se produire parce que l’échec à échanger les renseignements a empêché les autorités d’identifier les assaillants. Sur cette base frauduleuse, ils exigent qu’on intensifie l’espionnage policier de la population.

« Le meilleur remède contre de telles attaques est l’échange d’informations », a déclaré le ministre allemand de l’Intérieur Thomas de Maizière. « Le point principal est cependant que nous avons des réservoirs de données séparés, pour le trafic des visas, pour l’information des enquêtes et pour les données des passagers aériens. Nous devons relier tout cela. »

De Maizière a carrément déclaré que la vie privée et les droits de protection des données étaient sans importance, disant: « Ces attaques et la situation de la sécurité actuelle, la situation de la terreur, doivent nous amener à mettre ces considérations de protection des données en fin de liste. »

Paris pousse à l’adoption d’un système controversé paneuropéen, le Passager Name Record (PNR), pour centraliser les données de vol en Europe et les remettre aux agences de renseignement internationales. « Le PNR est un symbole. Le Parlement européen doit montrer pleinement son engagement dans la lutte contre le terrorisme », a déclaré le premier ministre français, Manuel Valls.

Le 22 mars, le premier ministre italien Matteo Renzi a demandé une « structure de sécurité européenne unitaire » de la police et des agences de renseignement et déclaré: « Ensemble, les services secrets travaillent plus et mieux. »

Renzi a cité en exemple les opérations policières des « années de plomb » marquées entre 1968 et 1980 par une violence sanglante impliquant des groupes d’extrême droite et des groupes petits-bourgeois « de gauche » comme les Brigades rouges. « L’Italie, hélas, dispose d’expérience. La police italienne a été confronté à la mafia, au terrorisme et aux Brigades rouges, » a-t-il dit, ajoutant : « l’Europe vaincra le terrorisme djihadiste de la façon dont l’Italie a vaincu le terrorisme. »

Le commissaire aux affaires intérieures de l’UE, Dimitris Avramopoulos, a insisté pour dire qu’il ne fallait pas s’inquiéter d’une conduite antidémocratique et secrète des agences de l’État à qui on accorde ces pouvoirs massifs. « La logique de l’Etat profond n’existe plus de nos jours, tout est mondialisé, tout est internationalisé », a déclaré Avramopoulos.

L’évocation par Avramopoulos de la fin de « l’État profond » est hautement significative. Elle vise apparemment à rassurer le public; il n’y aurait pas, malgré le transfert de pouvoirs extraordinaires aux agences de renseignement et de police, de retour à la vague d’attentats et de coups d’État militaires des partis d’extrême droite et de factions de l’armée qu’a connu l’Europe des années 1960 au début des années 1980.

Dans une période de crise économique et d’agitation sociale marquée par des événements comme la grève générale de 1968 en France et le renversement en 1975 de la dictature franquiste en Espagne, la classe dirigeante a cherché à garder le pouvoir au moyen de coups d’État militaires et d’attentats terroristes faussement imputés à des groupes de gauche. En faisait partie le coup d’État soutenu par la CIA en Grèce en 1967, qui a ouvert la dictature des colonels; les coups d’État de 1960, 1971 et 1980 en Turquie; et les attentats d’extrême droite en Italie comme les meurtres de la Piazza Fontana à Milan en 1969 et le carnage de Bologne en 1980.

Les assurances d’Avramopoulos n’ont aucune valeur. Dans la crise économique la plus profonde depuis la Grande Dépression des années 1930 et alors que les gouvernements pro-austérité sont discrédités dans toute l’Europe, le renforcement et l’extension des pouvoirs policiers est la menace la plus sinistre contre les droits démocratiques.


(Article paru d’abord en anglais le 22 mars 2016)

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://patlotch.com/text/index.html
 
SURVEILLANCE de la POPULATION, sécuritaire, caméras, écoutes, internet...
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» une caméléon .....
» Hamac caméléon
» Tente anti-UV ou protection anti-UV nacelle caméléon?
» eleowine, capucine, eglantine, camélia et maiwen ma petite famille pukifee au complet+pigglet family
» Quelle coque pour une bugaboo caméléon ??

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
PATLOTCH / CHANGER DE CIVILISATION / LUTTES, THÉORIE, SEXE et POÉTIQUE :: ENTRÉES THÉMATIQUES : CAPITALISME, MONDE, COLONIALITÉS... LUTTES :: ÉTAT, POLICE et ARMÉE, GUERRES, PRISONS, MÉDIAS, DOMINATIONS...-
Sauter vers: