PATLOTCH / CHANGER DE CIVILISATION / LUTTES, THÉORIE, SEXE, et POÉSIE

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 DÉCOLONISER le FÉMINISME ! Féminisme, voile, race et Islam... "Féministes blanches"... sexisme et racisme... et le burkini ?!

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Patlotch



Messages : 272
Date d'inscription : 22/04/2017

MessageSujet: Re: DÉCOLONISER le FÉMINISME ! Féminisme, voile, race et Islam... "Féministes blanches"... sexisme et racisme... et le burkini ?!   Lun 29 Mai - 18:42


beaucoup de bruit pour rien

franchement, c'est gonflant, comme si les Afroféministes et leurs présupposés théoriques ne méritaient pas mieux que ces merdes politiques... et le silence des "camarades antiracialisateurs" : un progrès ?

Hidalgo assure avoir trouvé une « solution »pour la tenue du festival afroféministe Nyansapo Le Monde

Après avoir demandé l’interdiction de cette manifestation en partie réservée aux femmes [/b]noires, la maire de Paris a annoncé que les ateliers non mixtes se dérouleront dans un cadre privé.

bof... la "solution" était celle envisagée d'emblée par le collectif Afroféministe...


Depuis ce week-end, la polémique enfle autour du festival Nyansapo, en partie "non mixte" (c'est-à-dire réservé aux personnes habituellement discriminées). Entretien avec la sociologue Christine Delphy, qui nous explique l'intérêt de la non-mixité.


THOMAS SAMSON / AFP

Mathilde Goupil a écrit:
Deux mois avant sa tenue, il fait déjà parler de lui. Le festival afroféministe Nyansapo, organisé par le collectif Mwasi du 28 au 30 juillet à Paris, a beaucoup fait réagir ce week-end. La cause de ce courroux généralisé ? Une majorité des ateliers sont réservés aux "femmes noires", aux "personnes noires" ou aux "femmes racisées" (soit l'assignation à une "race" dans le regard des autres) – même si un "espace ouvert à tou.te.s" est aussi prévu.

Festival "afroféministe" accusé d'être "interdit aux Blancs" : la polémique en 4 actes

Christine Delphy, sociologue et figure historique du féminisme français, a travaillé en Amérique du Nord avant de devenir directrice de recherche émérite au CNRS dans les années 1960. En 1970, elle participe à la fondation du Mouvement de libération des femmes (MLF). Au côté de Simone de Beauvoir, elle est l'une des représentantes du féminisme matérialiste, qui applique la théorie marxiste à la question des femmes, considérées comme une classe sociale. En 1981, elle cofonde la revue "Nouvelles questions féministes". Engagée contre l'islamophobie, elle se déclare en 2003 contre la loi encadrant le port des signes religieux (dont le foulard islamique) à l'école. En novembre 2015, elle fait partie de l'"Appel des 58", qui revendique le droit de manifester durant l'état d'urgence. Interview.

Qu’est-ce que la non-mixité ?

C'est la réunion de gens qui vivent de manière objective et subjective une situation commune de discrimination. Les groupes discriminés comme les personnes racisées ou les femmes peuvent ainsi confronter leurs expériences, et savoir qu'ils ont quelque chose en commun.

Vous dites qu'elle est "nécessaire" aux mouvements de lutte. Pourquoi ?

Si vous mettez des personnes qui vivent une situation de discrimination avec des membres du groupe qui les domine (que ce soit les Blancs pour les personnes racisées, ou des hommes pour les femmes), vous n'avez pas le même rapport à la parole au sein de ces espaces.

Aux débuts du MLF, il y avait toujours un homme pour venir aux réunions et nous expliquer qu’il fallait des hommes dans le mouvement. On discutait avec eux, et ça prenait du temps sur des réunions qui étaient organisées pour autre chose. Des femmes qui participaient à des réunions mixtes m'ont aussi expliqué qu'elles ne parlaient jamais de sexualité devant les hommes présents, pour ne pas leur faire de peine – car ils sont de bonne volonté, se sont déplacés, etc.

Quand il sont présents, les dominants tirent la discussion sur les sujets qui les intéressent, se plaignent, rappellent qu'eux ne sont pas racistes, pas sexistes, etc. Ils imposent leurs vues sans même s'en rendre compte, car ils pensent tout savoir, mieux savoir. Donc les discriminations se reproduisent automatiquement, même si les dominants sont de bonne volonté. Et même s'il la combat, le groupe dominé a une certaine déférence vis-à-vis des dominants, ce qui leur donne plus de poids dans ces réunions.

On en parle beaucoup ces derniers jours, pourtant l'utilisation de la non-mixité n'est pas nouvelle ?


La non-mixité a toujours été pratiquée. Je pense qu'elle existait déjà lors de la première vague du mouvement féministe, au XIXe siècle. Le mouvement des droits civiques aux Etats-Unis, lancé par Martin Luther King, l'a aussi utilisé dans les années 1960, après avoir démarré avec des groupes mixtes. Au MLF, on a tout de suite vu – et c'était un accord parfait entre les différentes composantes – qu'il fallait qu'il n'y ait que des femmes.

Mais la non-mixité existe aussi ailleurs, chez les syndicats par exemple : personne ne rappelle que la CGT ou FO ne rassemblent que des salariés, pas des patrons. Ça ne choque plus aujourd'hui car la lutte syndicale est considérée comme "gagnée", mais jusqu'en 1884, les syndicats étaient interdits en France.

Si elle est si commune aux mouvements de lutte, pourquoi la non-mixité fait-elle encore peur ?

Le principe du dominant, c’est qu’il est partout chez lui, qu'il a accès à tout. Au contraire, et c'est ce qui constitue la domination qu'ils subissent, les dominés n’ont pas accès à tout – regardez la situation des jeunes du 93, des femmes dans certains endroits. Les membres du groupe dominant n’acceptent pas qu’un espace leur soit interdit. Ils sont habitués à ce qu’on se préoccupe d’eux et ont du mal à concevoir qu'ils sont dominants, car ils ont été élevés comme ça, ils prennent leur position sociale comme quelque chose de naturel. Quand les groupes dominés prennent conscience qu'ils ont besoin de s'organiser entre eux pour mener eux-mêmes leur révolte, c'est très menaçant pour la société.

L'année dernière, certains Blancs ont fait une histoire invraisemblable d'un "camp d'été décolonial" non mixte. Mais je n'ai jamais vu de Blancs se presser pour aller aux réunions des Indigènes de la République [parti politique opposé aux "inégalités raciales", que Christine Delphy a soutenu à son lancement en 2005, NDLR] : ils ne savent pas quand elles ont lieu, et ça ne les intéresse pas. Les réunions non mixtes qui ont lieu de temps en temps et en petit groupe, ça va. Mais avec le festival afroféministe Nyansapo, c'est déclaré : il y a un endroit, un moment, qui est inaccessible aux dominants, et ils ne l'acceptent pas.

Les critiques de la non-mixité reprochent à ses partisans de s'enfermer dans leur lutte, de refuser la main tendue du reste de la société, voire de se définir avec l’étiquette des "oppresseurs" : les "Noirs", les "femmes", etc. Qu’en pensez-vous ?


Je comprends que ces critiques existent, mais pour moi c’est de la mauvaise foi. Il ne faut pas parler de "race" mais le racisme existe : les gens sont capables de distinguer – et le font – des "races". Ce ne sont pas les racisés qui s’enferment dans ces catégories avec des espaces non mixtes, ce sont les autres qui créent ces catégories. La couleur de peau, comme le fait d'être identifiée comme femme, est un signe d'infériorité sociale.

Est-ce que la non-mixité fait débat au sein même des groupes qui l’utilisent ?

Quand le MLF s'est créé en 1970, je me rappelle qu'Yvette Roudy [animatrice du Mouvement démocratique féminin, NDLR] était stupéfaite qu’on soit non mixte, car son mouvement à elle essayait sans arrêt d’attirer des hommes. Avoir des hommes dans un mouvement féministe était la preuve que le combat était valable, c'était prestigieux.

Ensuite, il est arrivé qu'on ait au MLF des femmes appartenant à des groupes gauchistes mixtes qui viennent nous faire la leçon. Mais après avoir assisté à quelques réunions, elles étaient convaincues car elles réalisaient que ça ne se déroulait pas comme s'il y avait eu des hommes. On avait une liberté de parole et un focus sur ce qui nous réunissait vraiment, sur des expériences que nous avions eues en tant que femmes. Avec des hommes, la moitié du temps est consacré à dire que les discriminations existent et à tout leur expliquer. A un moment, les groupes militants en ont marre de faire de la pédagogie pour les groupes qui les dominent !

Selon vous, la non-mixité doit-elle être temporaire ?

La mixité vient ou ne vient pas, ça dépend de la façon dont certains dominants acceptent de discuter. La mixité, ce n'est pas juste mettre des membres du groupe dominant dans le groupe dominé : il faut qu'elle se fasse sur la base des analyses des dominés eux-mêmes, c'est-à-dire que les dominants doivent accepter l'oppression telle que définie par les opprimés. Tant qu’une partie des classes dominantes ne renonce pas à imposer ses vues, il ne peut pas y avoir de mixité.

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