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 ENFANTS au TRAVAIL dans le monde

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MessageSujet: ENFANTS au TRAVAIL dans le monde   Ven 3 Juil - 17:55


 
On estime qu’il y a 158 millions d’enfants âgés entre 5 et 14 ans qui travaillent -un enfant sur six dans le monde. Des millions d'enfants travaillent dans des situations ou conditions dangereuses (travail dans les mines, avec des produits chimiques et des pesticides dans l’agriculture ou donnant lieu à la manipulation de machines dangereuses, etc.). Ils sont omniprésents mais invisibles, peinant comme employés de maison, derrière les murs des ateliers et, loin des regards, dans les plantations.
◾En Afrique subsaharienne à peu près un enfant sur trois travaille, ce qui représente 69 millions d'enfants.
◾En Asie du Sud, 44 autres millions d'enfants sont également au travail.
◾Les dernières estimations nationales pour cet indicateur ont rapportées au tableau 9 (Protection de l'enfant) de la publication annuelle de l'UNICEF "La Situation des enfants dans le monde".

Children living in the poorest households and in rural areas are most likely to be engaged in child labour. Those burdened with household chores are overwhelmingly girls. Millions of girls who work as domestic servants are especially vulnerable to exploitation and abuse.

Le travail s'oppose souvent à l'éducation de l'enfant. L'assurance que tous les enfants aillent à l'école et que leur éducation soit de bonne qualité sont les clés de la prévention du travail des enfants.


Mexique : 2,5 millions d’enfants travaillent tout en allant à l’école Aline Timbert AlterLatino 16 juin 2015

Aline Timbert a écrit:
Le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF) a révélé qu’un enfant sur cinq travaille au Mexique pour pouvoir aller à l’école. Dans le cadre de la Journée mondiale contre le travail des enfants, qui a eu lieu le 12 juin, l’Organisation internationale du Travail, l’UNICEF et le Bureau de l’UNESCO au Mexique ont lancé un appel commun pour promouvoir une éducation gratuite et de qualité afin de prévenir et éradiquer le travail des enfants au Mexique, celui-ci concerne 2,5 millions d’enfants de moins de 18 ans.


Pour les organisations, il est essentiel de se concentrer sur l’accès à l’éducation de qualité pour tous les enfants et adolescents, un moyen jugé indispensable pour éliminer le travail infantile.

Selon le Módulo de Trabajo Infantil 2013 de la ENOE, le travail et l’absentéisme parmi les enfants augmentant avec l’âge, 1,4 % des enfants de 5 à 9 ans ont une activité; 6, 3 % de ceux âgés de 10 à 13 ans , et 20,3 % des adolescents âgés de 14 à 17 ans.

Au total, au Mexique, ce sont 2,1 millions d’enfants qui ne non pas scolarisés, ce qui représente 7,2 % de la population âgée de 5 à 17 ans.

Pour étendre la campagne « Non au travail des enfants, oui à une éducation de qualité, » Thomas Wissing, directeur de l’OIT Mexique a averti que le travail des enfants affecte la santé et le développement intégral des enfants et des adolescents, et précise que la cause principale est la pauvreté au sein des foyers.

Cependant, le travail des enfants ne résout pas les problèmes de pauvreté, pour deux années d’études en moins, c’est 20% de salaire en moins que ces jeunes auront à l’âge adulte.

Le représentant de l’UNICEF au Mexique, Isabel Crowley, a rappelé que la Convention relative aux droits de l’enfant, ratifiée par le Mexique il y a 25 ans légitime « le droit des enfants à être protégés contre l’exploitation économique et toute activité qui peut être dangereuse et interférer à leur éducation ou nuire à leur santé et à leur développement physique, mental, spirituel, moral ou social ».

Pour sa part, Nuria Sanz, directrice et représentante du Bureau de l’UNESCO au Mexique, a noté que l’accès universel à l’éducation, et en particulier l’éducation gratuite, obligatoire et garantie jusqu’à ce que l’élève atteigne l’âge minimum fixé par la loi pour accéder à un emploi, est un facteur décisif dans la lutte contre l’exploitation économique des enfants, car cela génère la liberté et l’autonomie personnelle et génère des avantages importants pour le développement personnel et la pleine participation à la vie de la communauté.

Le Comité de l’ONU a manifesté sa préoccupation face à la pauvreté qui touche la population infantile dans des proportions plus importantes que celle des adultes.

Le Comité de L’ONU s’inquiète que des enfants indigènes, afro-américains, ou encore déplacés, résidant au sein des foyers monoparentaux et vivant en zone rurale soient particulièrement touchés par pauvreté et la pauvreté extrême. Compte tenu de ce contexte, l’ONU recommande au gouvernement mexicain d’intensifier ses efforts pour éliminer la pauvreté des enfants en adoptant une politique publique qui prendra en compte les familles, les enfants et les organisations de la société civile.

Le Comité a exprimé sa préoccupation envers les communautés autochtones et afro-mexicaines, en particulier les petites filles qui sont les plus touchées par « l’extrême pauvreté, la malnutrition, la mortalité materno-infantile, les mariages d’enfants, les grossesse précoces,  la pollution de l’environnement et le manque d’accès à une éducation de qualité et les services de l’état civil. »

Citation :
« La pauvreté des familles et la perte soudaine de revenus sont généralement des catalyseurs au travail des enfants,  l’État et la société doivent briser ce cycle en s’assurant que les familles vivant dans la pauvreté aient un revenu nécessaire et un accès à la santé ».

La pauvreté et le manque d’éducation sont des facteurs clés qui entravent le gouvernement mexicain à protéger les droits des enfants et des adolescents, telles sont les conclusions émises par la Commission nationale des droits humains (CNDH).

« Des centaines de milliers d’enfants, parfois dès l’âge de cinq ans, travaillent et un fort pourcentage parmi eux est impliqué dans les pires formes de travail infantile, comme les mines et l’agriculture ce, avec ou / sans salaire « .

À ce jour plus de la moitié de la population des enfants et des adolescents est concernée par la pauvreté.

Dans le cadre de la « Journée mondiale contre le travail des enfants », le titulaire du ministère du Travail a déclaré que le travail des enfants ne résout pas, mais aggrave le problème de la pauvreté.

Citation :
« Malheureusement, la carte de travail des enfants au Mexique et dans le monde, coïncide avec rigueur avec la carte de la faim, la pauvreté et l’inégalité. C’est un fléau qui viole les droits des enfants et des adolescents, qui blesse notre conscience et offense notre sens de la justice, endommageant l’avenir de la société », a affirmé Alfonso Navarrete Prida ajoutant « nous savons que le chemin vers l’éradication totale du travail des enfants est encore long et difficile, mais nous savons aussi que l’avenir auquel nous aspirons dépend de l’efficacité de nos actions et de ce que nous faisons dans le présent pour les enfants qui seront les protagonistes de l’avenir ».

Dans le monde, environ 168 millions des enfants âgés de 5 à 17 ans travaillent dans des conditions difficiles, et 85 millions exécutent des travaux dangereux.


Dernière édition par Admin le Ven 11 Déc - 4:31, édité 6 fois
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MessageSujet: Saïma, 7 ans : "Je ramassais des chiffons dans une décharge   Ven 3 Juil - 18:00

Saïma, 7 ans : "Je ramassais des chiffons dans une décharge"


Saïma, 7 ans, vit dans l'un des pires bidonvilles de Dacca, au Bangladesh. Pour survivre elle devait parcourir les décharges pour ramasser des chiffons, jusqu'à ce qu'elle entende parler d'un endroit accueillant les enfants en danger...
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MessageSujet: Re: ENFANTS au TRAVAIL dans le monde   Ven 3 Juil - 18:08


Le travail des enfants dans le monde

Citation :
16 décembre 2014 - 264 millions d’enfants dans le monde sont occupés économiquement, dont 168 millions illégalement. C’est ce cas précis qui est nommé « travail des enfants ». Ce chiffre est encore important, mais le travail des enfants régresse.

État des lieux et évolution

En 2012, 264 millions d’enfants âgés de 5 à 17 ans, soit 16,7 % de la population de cette classe d’âge, sont « occupés économiquement », selon l’Organisation internationale du travail (OIT), c’est-à-dire qu’ils ont travaillé au moins une heure au cours de la période d’observation (voir définitions ci-dessous). Parmi eux, 63,5 % - soit 168 millions d’enfants - exercent une activité de manière illégale, notamment parce qu’ils n’ont pas l’âge requis par la loi pour travailler. C’est ce cas précis qui est nommé le « travail des enfants » : il comprend tous ceux qui ont une activité économique et dont l’âge est inférieur à l’âge légal du travail, celui-ci étant différent selon les pays.

Entre 2008 et 2012, le nombre d’enfants occupés économiquement a diminué de 41 millions et la proportion est passée de 19,3 à 16,7 %. Le nombre et la part des enfants qui travaillent de manière illégale ont également diminué, passant de 70,4 % à 63,5 %, soit de 215 à 168 millions d’enfants. Idem pour ceux qui occupent un emploi dangereux : leur part est passée de 53,6 % en 2008 à 50,8 % en 2012, et leur nombre de 115 millions à 85 millions.

L’Afrique subsaharienne est la région où la proportion d’enfants occupés économiquement est la plus élevée : ils représentent 30 % de la population de cette classe d’âge. De plus, le processus d’amélioration y est plus lent qu’ailleurs : 659 000 enfants en moins économiquement occupés entre 2008 et 2012 contre 45 millions en moins en Asie-Pacifique, et 41 millions dans le monde.

La plupart des enfants occupés économiquement vivent en Asie-Pacifique : 129 millions sont concernés dans cette région du monde en 2012, soit 15,5 % de la population des enfants de 5 à 17 ans. Parmi eux, 78 millions travaillent illégalement et 34 millions dans des conditions dangereuses.

Citation :
Le travail dangereux

Parmi les 168 enfants qui travaillent au sens de l’OIT, 85 millions ont leur santé mise en danger en raison du type de travail (dans des mines ou avec du matériel dangereux) ou de conditions de travail pénibles (horaires trop longs, travail de nuit, etc.), soit 5,4 % de l’ensemble des enfants de la planète âgés de 5 à 17 ans. Ils étaient 115 millions en 2008 et représentaient 7,3 % de la population totale des enfants, soit une baisse de 30 millions d’enfants travaillant dangereusement en quatre ans. C’est en Amérique latine que la part des enfants exerçant un travail dangereux est la plus importante (77,1 % en 2012). Une proportion qui a même augmenté en quatre ans, elle était de 66,8 % en 2008. Soit 200 000 enfants supplémentaires concernés. Mais c’est en Asie-Pacifique et en Afrique subsaharienne qu’ils sont les plus nombreux : respectivement 33 et 29 millions d’enfants y travaillent dangereusement en 2012, contre 38 millions en Afrique subsaharienne en 2008 et 48 millions en Asie-Pacifique.

Avertissement : comme dans de nombreux domaines en matière de développement, il faut considérer avec précaution ces évolutions. Les données sont en effet très fragiles, notamment dans les pays pauvres, d’autant plus quand il s’agit de mesurer un phénomène illégal.

Types de travail occupés par les enfants dans le monde

Si l’on considère les 5-17 ans, 68,4 % des enfants qui travaillent de manière illégale sont employés par leur famille et ne sont pas rémunérés. Seuls 22,5 % occupent des emplois salariés et 8,1 % sont considérés comme des travailleurs indépendants. Une grande majorité d’entre eux sont employés pour des travaux liés à l’agriculture (58,6 %), un quart dans les services, 7,2 % dans l’industrie et 6,9 % pour des travaux domestiques Ces données ne distinguent malheureusement ni le type précis d’activité, ni l’âge des enfants : travailler à 5 ans ou à 17 ans (l’âge légal du travail en France est d’ailleurs de 16 ans, sauf exceptions) n’a nullement la même signification. Aider de temps à autre ses parents pour s’occuper du bétail ou laver les vitres des voitures dans les rues des villes du Tiers-monde n’est pas comparable. Sans relativiser l’importance du travail des enfants, la plus grande prudence s’impose donc quand on raisonne au niveau planétaire.

Davantage de jeunes garçons au travail

Les garçons de 5 à 17 ans sont plus nombreux que les filles à être occupés économiquement : ils sont 148 millions à être concernés dans le monde en 2012, contre 116 millions de filles. De même, près de 100 millions de garçons travaillent illégalement (67,3 % des garçons occupés économiquement), contre 68 millions de filles (58,7 % des filles occupées économiquement). Ils sont également plus nombreux à travailler dans des conditions dangereuses (55 millions contre 30 millions de filles).

Définitions

Les enfants « occupés économiquement » sont ceux qui ont effectué au moins une heure de travail au cours de la semaine d’observation étudiée par l’OIT. Le « travail des enfants » est une sous-catégorie de l’occupation économique. Elle inclut l’ensemble des enfants dont l’activité économique est illégale, notamment au regard de leur âge. Les enfants qui occupent un travail dangereux sont ceux dont le travail est susceptible d’avoir des conséquences sur leur santé. Le travail de nuit, la présence de produits chimiques, etc., sont autant de cas de travaux jugés dangereux.
• Pour en savoir plus :

« Mesurer les progrès dans la lutte contre le travail des enfants, Estimations et tendances mondiales 2000-2012 », Bureau international du travail, 2013.

Photo / © United Nations Development Program
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MessageSujet: Le travail des enfants syriens atteint des proportions alarmantes   Ven 3 Juil - 18:13


Le travail des enfants syriens atteint des proportions alarmantes itélé 2 juillet 2015


itélé a écrit:
Le conflit et la crise humanitaire en Syrie poussent un nombre de plus en plus important d'enfants à travailler dans des conditions difficiles pour survivre. Un constat qui alarme l'Unicef et l'ONG Save The Children qui publient un rapport ce jeudi.

Dans des ateliers, des restaurants ou encore des sites de construction... De plus en plus d'enfants syriens doivent travailler pour lutter contre la pauvreté.

"La crise en Syrie a considérablement réduit les moyens de subsistance des familles et a appauvri des millions de ménages dans la région", a déploré Roger Hearn, directeur régional de Save The Children. Conséquence de cette situation: le travail des enfants a atteint "des niveaux critiques", selon M. Hearn.

"Les enfants travaillent principalement pour leur survie. Que ce soit en Syrie ou dans les pays voisins, ils deviennent les principaux acteurs économiques",
a-t-il ajouté.

Selon le rapport (en anglais), les enfants en Syrie contribuent aujourd'hui au revenu de la famille dans trois quarts des ménages recensés, tandis qu'en Jordanie, "près de la moitié des enfants des réfugiés syriens sont les principaux soutiens de leur famille".

En Jordanie, des enfants travaillent 6 à 7 jours dans la semaine, certains travaillent plus de huit heures par jour, pour un salaire quotidien qui varie entre 4 et 7 dollars, indique le rapport. "Je me sens responsable de ma famille", explique Ahmed, 12 ans, cité dans le rapport. "Je me sens encore un enfant et j'aimerais retourner à l'école mais ma seule option c'est de travailler dur pour nourrir ma famille", ajoute encore celui qui est réfugié en Jordanie.

Dans certaines régions du Liban, des enfants d'à peine six ans se retrouvent à travailler, s'alarment les associations.

Des environnements "extrêmement dangereux et insalubres"

Les plus vulnérables des enfants qui travaillent sont notamment ceux qui sont impliqués dans "l'exploitation sexuelle et les activités illicites, y compris la mendicité organisée et la traite des enfants", a-t-on ajouté de même source.

"Le travail des enfants entrave leur croissance et leur développement", a souligné Peter Salama, directeur régional de l'Unicef pour le Moyen-Orient et l'Afrique du Nord, ajoutant que les enfants "travaillent pendant de longues heures avec un petit salaire, souvent dans des environnements extrêmement dangereux et insalubres".

Dans le vaste camp de réfugiés de Zaatari, dans le nord de la Jordanie, trois enfants sur quatre ont signalé des problèmes de santé dus au travail, selon le rapport.

D'autre part, "les enfants qui travaillent sont plus susceptibles d'abandonner l'école, ajoutant ainsi aux craintes d'une 'génération perdue'". Selon l'Unicef et Save The Children, plus de 2 millions d'enfants syriens sont exclus du système scolaire. Dans la vallée de Bekaa située au Liban, 35,8% des enfants ne savent ni lire, ni écrire.

"Mes enfants allaient à l'école et maintenant je les vois se tuer à la tâche", explique Abdullah, père de quatre enfants qui travaillent dans une aciérie dans le nord de l'Irak. Ils travaillent de 8h à 21h et sont épuisés quand ils rentrent du travaillent, ajoute-t-il dans le rapport.

Plus de 230.000 personnes sont mortes depuis le début du conflit en Syrie il y a quatre ans, qui a déplacé la moitié de la population.
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MessageSujet: Re: ENFANTS au TRAVAIL dans le monde   Ven 3 Juil - 18:14

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MessageSujet: Re: ENFANTS au TRAVAIL dans le monde   Dim 5 Juil - 7:52












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MessageSujet: Les « petites bonnes » au Maroc : nouveau visage de l’esclavagisme   Dim 5 Juil - 12:57

Les « petites bonnes » au Maroc : nouveau visage de l’esclavagisme Siham Mengad / Hicham El Moussaoui

« un changement dans la division du travail entre les hommes et les femmes. Ces dernières se retrouvent de plus en plus à travailler à l’extérieur et n’ont plus suffisamment de temps pour assurer certaines tâches ménagères.  Le besoin croissant pour les femmes d’avoir un «substitut» domestique qui permet à un plus grand nombre d’entre elles d’accéder au marché du travail, mais aussi de permettre à d’autres filles de poursuivre tranquillement leurs études, a accru la demande de bonnes »


Siham Mengad a écrit:
Selon le « collectif pour l’éradication du travail des petites bonnes », entre 60 000 et 80 000 fillettes de 8 à 15 ans sont exploitées comme domestiques au Maroc. Une forme de traite humaine perdurant dans ce pays demeuré très inégalitaire, et qui touche la majorité des pauvres. Comment en est-on arrivés là ? Et comment s’en sortir ?

Appréhender un tel phénomène n’est pas chose aisée, mais l’on peut structurer les principaux déterminants autour de deux aspects : l’offre et la demande du travail domestique. Du côté de l’offre, le chômage (9,9% en 2014) et son corollaire la pauvreté (15% en 2014), conduisent les parents à devenir incapables de subvenir aux besoins de base de leurs enfants, ce qui les contraint à donner leurs petites filles à des familles plus aisées afin, d’une part, de se décharger du fardeau de subvenir à leurs besoins, et d’autre part, avoir un revenu supplémentaire, quoique modeste, pour être capable d’assumer la charge des autres enfants. Dans les familles nombreuses, les parents en position de faiblesse n’ont pas vraiment les moyens de négocier des conditions dignes pour l’accueil de leurs filles, ce qui explique aussi que les familles d’accueil ont tendance à abuser de leur pouvoir, surtout devant le silence des petites filles. Celles-ci deviennent en quelque sorte le bouc émissaire de l’incapacité des parents à assumer leurs responsabilités. La rareté des opportunités d’emplois et d’activités génératrices de revenus, rend le travail des petites filles dans les villes inéluctable. L’endettement des parents les pousse à donner leurs filles sans se préoccuper des conditions de leur travail.

Par ailleurs, l’analphabétisme des petites filles (53% des analphabètes) résultant de leur exclusion de la scolarisation, limite l’horizon des opportunités à leur disposition, ce qui rend le travail dans les foyers des autres « une opportunité ». La division sexuelle du travail (hommes à l’extérieur/femmes à l’intérieur), enracinée encore dans la société marocaine, justifie encore cette situation aux yeux de plusieurs personnes, puisque d’après eux la cuisine est le lieu « normal » pour la gente féminine. Et ce n’est pas le chef du gouvernement marocain, M. Benkirane, qui dira le contraire.

Cette culture résultant de l’ignorance des familles a « normalisé » le travail de la « fille mineure ». Elle a permis même, vu le contexte de rareté, de la considérer  comme une source légitime de revenu complémentaire. Certains parents y voient même une chance pour leurs petites filles car elles vont être sauvées de la misère et ça leur ouvrira d’autres portes, notamment celles du mariage. Le statut des jeunes filles inférieur à celui du garçon, dans un pan important de la société marocaine, accentue sa vulnérabilité et les rende sujette à tous les « débordements » et à tous handicaps sociaux (déscolarisation, exploitation).

Du côté de la demande, si aujourd’hui les petites filles, de parents pauvres, sont sollicitées c’est parce que le mode de vie des Marocains a évolué. Ainsi, le taux d’urbanisation est passé à 60%, ce qui implique un changement dans la division du travail entre les hommes et les femmes. Ces dernières se retrouvent de plus en plus à travailler à l’extérieur et n’ont plus suffisamment de temps pour assurer certaines tâches ménagères.  Le besoin croissant pour les femmes d’avoir un «substitut» domestique qui permet à un plus grand nombre d’entre elles d’accéder au marché du travail, mais aussi de permettre à d’autres filles de poursuivre tranquillement leurs études, a accru la demande de bonnes. Un besoin qui a été amplifié par l’absence d’horaires aménagés pour qu’elles puissent assurer quelques tâches domestiques, mais aussi par la rareté des crèches, le déficit dans des services aussi comme le transport scolaire. Autrement dit, la femme marocaine n’est pas du tout aidée logistiquement parlant, d’autant qu’elle n’a pas toujours les moyens d’acquérir les équipements électroménagers lui permettant de gagner en temps et en énergie.

Si les facteurs susvisés expliquent les raisons d’être du travail des petites bonnes, c’est le vide juridique qui permet à des familles de les exploiter. L’absence de contrat explicite entre les parents et la famille d’accueil ouvre la porte à tous les abus et fragilise la position des petites filles, qui deviennent soumises au bon vouloir et parfois aux pires sévices de leurs employeur(e)s. Aussi, l’absence de définition de la traite des personnes en droit interne ne peut permettre de sanctionner ces abus et encourage l’impunité. Le manque de protection juridique des petites filles qui subissent cette exploitation, les dissuadent de révéler les sévices qu’elles subissent. D’où la nécessité, de mettre en place une loi spécifique définissant la traite des personnes, car le code du travail marocain laisse en dehors de son champ d’application le travail domestique dont les conditions d’emploi et de travail doivent être fixées par une loi spéciale (article 4). Après la publication du code de travail, la loi spéciale prévue par le code n’a jamais vu le jour, alors que des agences de placement du personnel de maison commencent à s’installer au Maroc en l’absence de réglementation de la profession. De même, le code ne régit pas le travail informel qui constitue avec le travail à domicile les domaines privilégiés du travail des mineurs, notamment les filles pour le travail à domicile et les garçons dans les ateliers. Il est besoin d’une loi qui interdit le travail des mineurs. Elle doit être accompagnée bien évidemment d’un grand travail de sensibilisation de tous les maillons de la chaine judiciaire et toutes les parties prenantes afin de la rendre effective.

Parallèlement à cette loi, il est bien évidemment incontournable de traiter les facteurs qui favorisent l’offre et la demande du travail des petites bonnes. La scolarisation des filles est incontournable pour leur offrir des perspectives d’emploi plus intéressantes que les tâches ménagères. La lutte contre la pauvreté dans le monde rural est une nécessité pour permettre aux parents de subvenir aux besoins de leurs enfants. De même, fournir aux femmes qui travaillent la logistique et les prestations sociales leur permettant de concilier leur vie professionnelle avec leur vue personnelle, est une nécessité. Enfin, pour un suivi efficace et un ajustement des mesures à prendre, un observatoire de ce phénomène est incontournable.

Somme toute, le travail domestique n’est pas à combattre en soi, mais c’est contre le travail domestique assuré par des filles mineures et toutes les formes d’exploitation qu’elles subissent, qu’il faudrait lutter.

Hicham El Moussaoui Maitre de conférences en économie à l’université Sultan Moulay Slimane (Maroc) & Siham Mengad, docteur en droit public. Le 24 juin 2015
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MessageSujet: Travail des enfants : l’Asie Pacifique accueille plus de la moitié des victimes   Mer 8 Juil - 1:55



Travail des enfants : l’Asie Pacifique accueille plus de la moitié des victimes AlterAsia 6 juillet 2015


Gabriela Olguin a écrit:
Au Cambodge, plus de 660 000 enfants âgés de 5 à 17 ans sont soumis au travail. Parmi eux, beaucoup sont victimes de la traite des êtres humains, au mépris de leurs droits à la sécurité et à la protection. Ils travaillent pour de faibles salaires ou pour rien, certains sous la menace de violences, renonçant ainsi à leur éducation et, plus largement, à leur enfance.

Dans les régions du monde les plus dynamiques et à la croissance la plus rapide, des millions d’enfants sont toujours impliqués dans le travail infantile. Il y a plus d’enfants qui travaillent en Asie-Pacifique que dans le reste du monde : la région accueille, à elle seule, la moitié des enfants qui travaillent au monde, soit plus de 78 millions, presque 10% de l’ensemble des enfants de la zone.

La région Asie-Pacifique détient également le triste record mondial du plus grand nombre de victimes de la traite engagées dans l’exploitation commerciale du sexe, le travail forcé et autres formes sévères de travail infantile. Les droits fondamentaux de ces enfants sont littéralement niés.

Des estimations régionales s’appuyant sur des enquêtes auprès des ménages identifient certains enfants comme exerçant un « travail à risque » mais nombre d’entre eux ne sont pas comptés car ils exercent des activités illégales et sont souvent inaccessibles. Beaucoup sont isolés dans des travaux domestiques dangereux, la servitude pour dettes, l’industrie du sexe, le travail obligatoire et d’autres formes d’esclavage qu’on ne peut comptabiliser. Les études sont souvent basées sur de petites enquêtes ou des estimations rapides qui ne donnent pas une image complète. De ce fait, le nombre réel d’enfants qui travaillent est probablement supérieur à ces estimations.

Bien que les causes du travail infantile soient nombreuses au Cambodge, les forces de police, le système judiciaire, le manque de coordination effective entre les acteurs qui ont la responsabilité de protéger les enfants et des services sociaux insuffisants – avec seulement un assistant social de quartier pour 25 000 personnes – contribuent à pérenniser ce système.

ODD : Une éradication en… 2025 ?

La communauté internationale exhorte tous les pays à prendre des mesures. La proposition des Objectifs de Développement Durable (ODD) pour l’après 2015 de l’ONU prendrait des mesures immédiates et efficaces pour assurer l’interdiction et l’élimination des pires formes de travail infantile et l’éradication du travail forcé. D’ici à 2025, les nouveaux objectifs visent à mettre fin au travail des enfants sous toutes ses formes.

Depuis 2002, le 12 juin est la date à laquelle le monde renouvelle ses appels à supprimer le travail des enfants, en particulier dans ses pires formes. Cette année, le thème de la Journée Mondiale contre le travail des enfants a été l’importance d’une éducation de qualité comme étape essentielle de la lutte contre le travail infantile.

L’éducation est la pierre angulaire des sociétés prospères et florissantes – un élément clef pour réduire la pauvreté et le travail des enfants. Cependant le Programme des Nations Unies pour le Développement estime que le gouvernement cambodgien n’investit dans l’éducation que 2% du produit intérieur brut du pays.

Une approche globale peut s’attaquer de façon adaptée aux causes profondes du travail des enfants, y compris par la protection sociale et des politiques d’élimination de la pauvreté. Alors que la ratification des conventions internationales, l’instauration de lois ou de politiques et la formulation de stratégies spécifiques pour atteindre au plan national les familles et les enfants vulnérables sont essentielles, elles seront insuffisantes si la société reste tolérante envers le travail infantile.

Le leadership du gouvernement est crucial pour que les politiques et le budget national fassent une priorité de l’éducation gratuite, obligatoire et de qualité pour tous les enfants jusqu’à l’âge légal d’emploi. Il doit aussi garantir que les lois existantes sur l’âge minimum des travailleurs soient respectées, spécialement pour ce qui concerne la protection des enfants contre le travail dangereux, y compris dans les affaires familiales, en surveillant mieux les conditions de travail.

Malgré les progrès réalisés pour protéger les enfants travailleurs dans les usines de brique, la pêche, la chaussure et l’agriculture, il faut faire davantage. En tant que nation fortement touchée par le travail des enfants, le Cambodge doit aussi être chef de file dans la région pour apporter une coordination et une collaboration inter-gouvernementales efficaces afin de lutter contre l’exploitation par le travail et le trafic d’êtres humains.

La société civile et les médias peuvent modifier les attitudes qui tolèrent le travail des enfants. Une plus grande sensibilisation est nécessaire sur les effets néfastes du travail sur la croissance des enfants, au plan du développement physique, émotionnel et psychologique.

Les clients et consommateurs peuvent être malins et aider à mettre fin au travail des enfants sous ses pires formes. Ils peuvent exiger des produits qui n’utilisent pas de main d’œuvre enfantine à aucun stade de la chaîne d’approvisionnement. Les industries du tapis, des briques, du riz, des textiles travaillés, de la pierre, du poisson séché, des crevettes, du caoutchouc et de la canne à sucre ont été identifiées comme les plus importants coupables utilisant des enfants dans leur main d’œuvre.

Cherchons des options qui garantissent aux consommateurs que les produits n’ont pas été fabriqués dans des conditions proches de l’esclavage. Les familles et les communautés religieuses peuvent mettre en place des pratiques protectrices conduisant à l’éradication des conditions de travail dangereuses et de la violence fondée sur le sexe. Ils peuvent contester les normes sociales, les stéréotypes et les préjugés qui tolèrent en silence le travail des enfants. Chacun de nous peut et devrait faire quelque chose pour alléger la souffrance de millions d’enfants, dans le souci d’un avenir durable et prospère au Cambodge.

Traduction : Edith Disdet
Photo:ILO/Phan Hien
Source (Gabriela Olguin/The Cambodia Daily) : Millions in Asia’s Child Labor Force Denied Basic Rights
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MessageSujet: Travail des enfants UNICEF   Sam 15 Aoû - 23:41



Travail des enfants

Cible définie dans Un monde digne des enfants : formuler et mettre en oeuvre des stratégies tendant à protéger les enfants contre l’exploitation économique et contre tout travail dangereux ou nuisible à leur éducation ou à leur santé ou de nature à entraver leur épanouissement physique, mental, spirituel, moral ou social; renforcer la collecte et l’analyse de données sur le travail des enfants

UNICEF a écrit:
Dans le monde, un enfant âgé de 5 à 14 ans sur six, soit 158 millions d’enfants, doit travailler. Environ 1 enfant âgé de 5 à 14 ans sur trois travaille en Afrique subsaharienne, contre 1 sur 20 seulement dans la région de l’ECO/CEI. Les enfants qui vivent dans les ménages les plus pauvres et dans les zones rurales sont ceux qui risquent le plus de devoir travailler. Les enfants qui ploient sous le fardeau des tâches ménagères sont dans la grande majorité des cas des filles.

Le travail compromet souvent l’éducation des enfants. Pour éviter le travail des enfants, il faut s’assurer que tous les enfants vont à l’école et qu’ils ont accès à une éducation de qualité.

158 MILLIONS D’ENFANTS TRAVAILLENT

Nombre d’enfants âgés de 5 à 14 ans qui travaillent, par région (2006)


SI LE TRAVAIL DES ENFANTS SE RENCONTRE PARTOUT DANS LE MONDE, IL EST SURTOUT PRÉSENT EN AFRIQUE SUBSAHARIENE

Pourcentage d’enfants âgés de 5 à 14 ans qui travaillent (1999–2006)


LES GARÇONS RISQUENT PLUS DE DEVOIR EXERCER UNE ACTIVITÉ ÉCONOMIQUE

Les filles risquent plus de devoir travailler à la maison Pourcentage d’enfants âgés de 5 à 14 ans qui travaillent, par sexe (1999–2006)


Pour l’UNICEF, les enfants de 5 à 11 ans qui travaillent sont ceux qui ont exercé 1 heure d’activité économique ou 28 heures de tâches ménagères pendant la semaine qui a précédé l’enquête; les enfants de 12–14 ans qui travaillent sont ceux qui ont exercé 14 heures d’activité économique ou 28 heures de tâches ménagères.

LES ENFANTS PAUVRES DES ZONES RURALES RISQUENT DAVANTAGE DE DEVOIR TRAVAILLER

Les filles risquent autant que les garçons de devoir travailler

Pourcentage d’enfants âgés de 5 à 14 ans qui travaillent, en fonction des caractéristiques familiales (1999–2006)



Source des chiffres cités sur cette page : bases de données mondiales de l’UNICEF, 2007, sur la base d’Enquêtes en grappes à indicateurs multiples et d’Enquêtes démographiques et sanitaires, pour 98 pays (1999–2006). L’analyse du travail économique et des tâches ménagères réalisés par des enfants se fonde sur un sous-groupe de 30 pays (travail économique) et 65 pays (tâches ménagères) disposant de données.


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MessageSujet: Re: ENFANTS au TRAVAIL dans le monde   Lun 31 Aoû - 19:40



The neglected children of Italy's domestic workers 19 Aug 2015

Since the 1970s, wealthy Italians have brought Filipino workers into their homes to help with domestic chores. So much so, Italy now has one of the largest Filipino communities in the world. But the children of Filipino immigrants complicate matters, according to an investigation.


Citation :
In the capital alone, one in eight legal residents are foreign, with Filipinos, Romanians and Bangladeshis being the biggest groups among 185 ethnic minorities, according to figures from the Italian think-tank, Censis.

In an investigation entitled 'Excess Baggage', provided to The Local and originally published by Orb, a Washington DC-based non-profit journalism organization, Pierre Kattar and Alex Park explore the issues facing the Filipino community in Rome, particularly when it comes to their children being embraced.

In Rome, Italian families with money to spare benefit from a system which, since the 1970s, has brought Filipino workers into their homes to clean houses, cook meals, and take care of Italian children.

Today, that system has created in Italy one of the largest Filipino populations anywhere in the world. But in prioritizing labour, the Italian government and the employers it favours have neglected the children of those workers, who are typically treated as a burden on their parents’ working lives, and not as an asset in a country with a declining birthrate.


For immigrant workers in Italy, it’s important to keep the boss happy. Since Italian law only allows for employers - not spouses, brothers, sisters, aunts, or uncles - to sponsor a migrant worker’s residence permit, keeping a job is also essential to staying in the country.

But having a child can complicate the balance. While maternity leave is guaranteed under Italian law, domestic workers are explicitly denied the right because their first responsibility is to care for their clients’ families. If their kids are sick, migrant workers have to take time off work, but employers are often willing to fire their help for missing a day.

When Rowena Alota, a Filipino house cleaner in Rome, was forced to choose between her job and her daughter, Navie, she, like many Filipino parents in Italy, chose to send her daughter to the Philippines to be raised. Like many Filipino children, when Ronavie was old enough, her mother called her back to Rome to live with her. As Navie explains below, her life ever since has been marked by hardship.



Among young Filipinos in Rome, the sense of displacement that Navie describes is common. The thousands of Filipino children who arrive to Italy every year are not joining the Italian mainstream but forming their own society at its margins.

At night in Rome, Filipino youth caught between the country they left and the one they live in now will sometimes congregate around Piazza Vittorio to drink and smoke. Raphael, a 21-year-old Filipino, is one of those young people. Below, he explains some of what his life and the life of his peers is like.



In many European countries, young immigrants like the Filipinos who hang out on Piazza Vittorio are marginalized not just by the nature of their arrival. They’re also more likely to be poorer than their native-born peers.

At 23 percent, the poverty rate for native children in Italy is high, but, at 31 percent, the rate for immigrant children is higher. Even some countries, like Belgium, which exhibit a relatively low poverty rate for native children, often see a significant proportion of immigrant children living in poverty. With their place in society characterized by such contrasts, is it any surprise that so many immigrant youth struggle to fit into their adopted societies?

By Pierre Kattar and Alex Park



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MessageSujet: Re: ENFANTS au TRAVAIL dans le monde   Dim 27 Sep - 2:07



Chocolat : Des centaines de milliers d’enfants travaillent dans les plantations de cacao Yohan Demeure 17 septembre 2015

Plusieurs centaines de milliers d’enfants travaillent dans les plantations de cacao africaines et cette production se retrouve sur les tables du monde entier, au moment du petit déjeuner. Le développement durable, pouvant limiter le travail des enfants, peut-il devenir une solution dans ce secteur agricole fragilisé ?


Yohan Demeure a écrit:
Le Forum International des Droits du Travail (The International Labor Rights Forum – ILRF) a publié un rapport en décembre 2014 à propos du travail des enfants dans les plantations de cacao en Afrique de l’Ouest. Le rapport stipule qu’entre 500.000 et 1 million d’entre eux sont exploités par cette industrie.

Une industrie fragile

70 % du cacao produit dans le monde provient de quatre pays de cette partie de l’Afrique : le Ghana, le Cameroun, la Côte d’Ivoire et le Nigeria. Selon un autre rapport de l’OCDE, pas moins de 7,5 millions de personnes travaillent dans de petites exploitations familiales utilisant des techniques nécessitant une main-d’œuvre dont les effectifs doivent être nombreux. Malheureusement, ces exploitations exploitent également des enfants âgés de 5 à 18 ans, surtout pendant les pics de productions.

Ce travail harassant n’est pas sans risques : les enfants sont exposés aux produits chimiques, aux morsures d’insectes et à la manipulation d’outils dangereux. Au-delà de ces risques physiques, l’éducation de ces enfants est sacrifiée au profit d’un tel travail nourricier, et ces derniers sont parfois victimes de trafic humain.


La pauvreté des exploitants est mise en cause. Ces producteurs sont souvent réduits à la pauvreté pendant les périodes où le cours du cacao est au plus bas. De plus, leurs pratiques d’un autre âge apporte des soucis de production (pas assez élevée) limitant leur compétitivité. D’autres problèmes viennent s’ajouter, tels que des conditions météorologiques défavorables pouvant impacter la production. Ces conditions économiques contraignent les agriculteurs à exploiter des enfants, représentant une manne ouvrière peu onéreuse.

Le développement durable, une solution ?

Depuis quelques années, certains membres de l’industrie du cacao permettent la mise en place d’une chaine d’approvisionnement plus saine intégrant des pratiques durables, assurant des conditions de travail décentes. Pour ce faire, des outils de certification ont été créés, tenant compte des normes environnementales (et éthiques) ainsi que des « bonnes pratiques agricoles ».

Il s’agit ici d’avoir un gage de qualité destiné à rendre les planteurs plus solides sur le plan financier en leur permettant notamment d’accroitre leur capacité de production par le biais de programmes de formation et la création de coopératives. Augmenter les rendements est la clé dans un système où de faibles rendements sont synonymes de faibles revenus pour les exploitants. Ainsi, augmenter efficacement la production est indispensable, puisque cela semble être la seule marge de manœuvre : les prix du cacao sont établis par le marché mondial ou fixés par les gouvernements. Trouver d’autres moyens d’augmenter les rendements limiterait donc l’emploi d’enfants dans les exploitations.


Les gouvernements, les infrastructures, les services d’éducation ont bien sûr leur rôle à jouer dans un climat où la pauvreté persiste. Il existe des villages manquant cruellement d’écoles, alors que le marché du travail est par endroits inexistant, tandis que les exploitants agricoles dépendent d’un nombre réduit de commerçants susceptibles d’acheter leur production.

Le développement d’un cacao durable doit, afin d’être efficace sur tous les plans énoncés plus haut, être récompensé, promu et encouragé par l’industrie du cacao elle-même, sans quoi ce produit continuera d’être taché par l’exploitation des enfants, tout en devenant un produit de (quasi) luxe.




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MessageSujet: Re: ENFANTS au TRAVAIL dans le monde   Dim 27 Sep - 2:14



Kalemie : l’Unicef condamne le travail des enfants dans les mines et les champs 25/09/2015


Des enfants dans une carrière minière au nord du Katanga.
Ph. François X. Mybe

Citation :
«Les parents doivent comprendre que l’enfant  n’a pas demandé de naître. Il a ses droits, il faut les respecter. Même si l’enfant peut aider, dans certains travaux ménagers, il ne peut pas devenir une main d’œuvre pour le production». Cette déclaration est celle de Damien Dahanua, chef du bureau de l’Unicef à Kalemie en Province du Tanganyika, faite le jeudi 24 septembre au retour des équipes de l'Unicef partie lancer la campagne d'inscription massive des enfants à l'école.

Selon lui, le travail des enfants pour assurer la survie des familles est inacceptable.  Des équipes déployées sur terrain ont remarqués que les enfants sont souvent retenus dans les travaux de mines et de champ dans les territoires de la nouvelle province du Tanganyika. Et pourtant, la loi interdit d’utiliser les enfants dans les travaux les plus lourds, indique Damien Dahanua.

« A partir du moment où les enfants sont loin de la maison, emportés aux champs, ils travaillent comme des adultes, on a franchi la limite du tolérable. Les autorités de l’éducation et celles coutumières doivent se pencher pour sensibiliser la population », recommande le  chef du bureau de l’Unicef à Kalemie.

L’Unicef/Kalemie avait lancé cette campagne, le 15 septembre dans la province de Tanganyika et visait l’inscription de 47 000 enfants  de 6 à 7 ans en classe d’ouverture. Les responsables de l’Unicef à Kalemie avaient remarqué que par manque des moyens, les  parents, principalement ceux du territoire de Moba, préféraient emmener leurs enfants aux champs en cette période de récolte que de les envoyer à l’école. Et cette situation retardait la rentrée scolaire dans les écoles de la province du Tanganyika.


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MessageSujet: Re: ENFANTS au TRAVAIL dans le monde   Ven 23 Oct - 11:22



Philippines : Des enfants risquent la mort dans des mines d'or artisanales

Il faut appliquer les lois sur le travail des enfants, sur la santé et sur les exploitations minières


Un jeune garçon de 11 ans, photographié dans l’eau
sur un site d'exploitation minière sous-marine dans la province de Camarines Norte, aux Philippines.
 

(Manille) – Le gouvernement philippin faillit à sa responsabilité de protéger les enfants qui creusent la terre et plongent sous les eaux pour extraire de l'or dans de dangereuses mines artisanales, a déclaré Human Rights Watch aujourd'hui dans un nouveau rapport publié à l'approche du Mois international de l'enfance aux Philippines et accompagné d'une vidéo



Citation :
Ce rapport de 39 pages, intitulé « What…If Something Went Wrong: Hazardous Child Labor in Small-Scale Gold Mining in the Philippines » (« Et si quelque chose tournait mal : Le dangereux travail des enfants dans les mines artisanales des Philippines »), documente comment des milliers d'enfants philippins – dont certains âgés de neuf ans seulement – travaillent dans des mines d'or artisanales illégales, pour la plupart exploitées par des hommes d'affaires locaux.

Ces enfants travaillent dans des puits instables de 25 mètres de profondeur, ou directement dans l'eau le long du littoral ou dans des rivières, et extraient l'or à l'aide de mercure, un métal toxique. En septembre 2014, un garçon de 17 ans est mort d'étouffement dans une mine souterraine parce qu'il n'y avait pas de machine produisant de l'oxygène. Le gouvernement philippin devrait concrétiser l'engagement qu'il a pris publiquement de mettre fin au travail des enfants dans les exploitations minières, a déclaré Human Rights Watch.


« Des enfants philippins travaillent dans des conditions absolument terrifiantes dans les mines d'or artisanales », a déclaré Juliane Kippenberg, directrice adjointe de la division des droits de l'enfant à Human Rights Watch et auteur du rapport. « Le gouvernement philippin interdit les travaux dangereux pour les enfants mais n’a pas suffisamment agi pour faire appliquer la loi. »


Human Rights Watch a effectué des recherches dans les provinces de Camarines Norte et Masbate en 2014 et 2015 et a interrogé plus de 135 personnes, dont 65 enfants âgés de 9 à 17 ans employés dans les mines. Outre la peur d'être ensevelis dans un effondrement de la mine ou de se noyer, les enfants se sont plaints de nombreux problèmes de santé, notamment de douleurs dans le dos et de courbatures, d'infections cutanées, de fièvres et de contractures musculaires.

Dans les mines souterraines, les enfants risquent d'être blessés par des chutes de pierres ou de poutres de bois, ou par l'effondrement du puits, et de suffoquer par manque d'oxygène.

« Des enfants philippins travaillent dans des conditions absolument terrifiantes dans les mines d'or artisanales. Le gouvernement philippin interdit les travaux dangereux pour les enfants mais n’a pas suffisamment agi pour faire appliquer la loi. » Juliane Kippenberg, directrice adjointe de la division des droits de l'enfant

L'extraction subaquatique de l'or, connue localement sous l'expression d'« exploitation minière sous compression », expose les mineurs, qu'il s'agisse d'enfants ou d'adultes, à des risques de noyade, d'accidents de décompression et d'infections bactériennes de la peau. Séjournant sous la surface de l'eau plusieurs heures de suite dans des puits de 10 mètres de profondeur, les mineurs reçoivent de l'air par un tube relié à un compresseur installé à la surface. Ce travail est accompli en majorité par des hommes adultes, mais aussi par des garçons adolescents. Plusieurs garçons ont décrit des moments de peur quand ils ont plongé pour la première fois. « Dennis », âgé de 14 ans, a déclaré: « J'avais 13 ans la première fois [que j'ai plongé]. J'avais peur car c'était sombre et profond. » Si le compresseur, qui fonctionne au diesel, tombe en panne, le mineur peut se noyer ou avoir « la maladie des caissons » s'il remonte trop vite. « Parfois, vous devez vite remonter, surtout s'il n'y a plus d'air dans votre tube », a déclaré « Joseph », âgé de 16 ans. « C'est normal. Cela m'est arrivé. »


Des enfants cherchent de l'or en se servant de batées dans la rivière Bosigon à Malaya,
dans la province de Camarines Norte, aux Philippines.  


Le gouvernement philippin a pris ces dernières années des mesures importantes pour assurer une éducation pour tous, mais le nombre d'enfants non scolarisés dans le pays demeure élevé. Des enfants, pour la plupart de familles pauvres, manquent la classe à cause de leur travail dans les mines et parfois cessent complètement d'aller à l'école.

« De nombreux enfants dans les provinces de Masbate et Camarines Norte quittent l'école pour aller travailler dans l'extraction de l'or », a souligné Juliane Kippenberg. « Afin de s'attaquer aux racines du travail des enfants, le gouvernement devrait aider financièrement les familles les plus pauvres et s'assurer que leurs enfants puissent être scolarisés de manière durable. »



Il faut appliquer les lois sur le travail des enfants, sur la santé et sur les exploitations minières

Ces enfants travaillent aussi avec le mercure, un métal toxique facilement disponible qui est régulièrement utilisé dans le processus d'extraction de l'or. Les enfants sont particulièrement vulnérables au mercure, qui attaque le système nerveux central et peut causer des lésions cérébrales et même la mort. Non conscients des risques pour leur santé, les enfants se servent de leurs mains sans protections pour mélanger le mercure au minerai d'or et produire un amalgame. Lorsqu'ils éliminent le mercure en le brûlant pour récupérer l'or brut, ils respirent des fumées toxiques.

Dans le village minier de Malaya, en Camarines Norte, Human Rights Watch a observé le flux incontrôlé de résidus gris clair contaminés par le mercure provenant du processus d'extraction de l'or dans la rivière proche, où les enfants jouent, se baignent et cherchent de l'or avec des tamis. Plusieurs enfants de Malaya se sont plaints de tremblements, symptôme qui peut être le signe d'un empoisonnement au mercure. Le gouvernement philippin devrait imposer des procédés d'extraction de l'or sans recours au mercure, comme ceux qui sont en vigueur dans la province de Benguet, afin de réduire les menaces pour tous les enfants, a affirmé Human Rights Watch.

Les Philippines ont signé mais n'ont pas ratifié la Convention de Minamata sur le mercure de 2013, qui comporte des mesures destinées à réduire l'exposition au mercure. Le gouvernement devrait ratifier sans tarder la Convention de Minamata et entreprendre des tests pour mesurer l'exposition au mercure parmi les habitants des régions minières.

En mars 2015, le gouvernement a interdit l'utilisation du mercure dans l'extraction minière, ainsi que la pratique de l'exploitation minière sous compression, mais jusqu'à présent, il a fait peu d'efforts pour appliquer ces règlementations.

Les Philippines se situent au 20ème rang des producteurs d'or dans le monde. On estime que 200 000 à 300 000 personnes travaillent dans les mines d'or artisanales du pays. Les mines de grande taille et les petites mines artisanales ont eu une production combinée d'environ 18 tonnes d'or en 2014, pour une valeur de plus de 700 millions de dollars, selon des statistiques officielles. La banque centrale du pays est l'acheteur officiel de l'or des mines artisanales, qu'elle exporte ensuite. Toutefois, la banque ne dispose pas d'un processus lui permettant de contrôler les conditions dans lesquelles l'or a été extrait. Certaines quantités d'or sortent du pays par contrebande.

« Les mines artisanales sont un moyen d'existence vital pour de nombreux Philippins », a conclu Juliane Kippenberg. « Mais le gouvernement devrait d'urgence s’assurer que le secteur minier bénéficie de meilleures conditions sécuritaires et n'emploie plus d'enfants, afin que les familles puissent en tirer un revenu sans mettre leurs enfants en danger. »

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MessageSujet: Re: ENFANTS au TRAVAIL dans le monde   Ven 6 Nov - 16:56



Le travail des enfants est de moins en moins encadré en France malgré des risques d’accidents plus élevés Nolwenn Weiler 6 novembre 2015


Apprentis, élèves de lycées professionnels, stagiaires : en France, un million de jeunes entre 14 et 17 ans, souvent issus de milieux ouvriers, travaillent régulièrement ou ponctuellement. Les lois spéciales qui encadrent leur activité ont été progressivement assouplies. Ce qui n’est pas sans poser de sérieuses questions dans les secteurs à risque : construction, chaînes de production industrielle ou exposition aux produits chimiques. L’inspection du travail ou la médecine scolaire n’ont plus les moyens de les suivre correctement alors que les moins de 20 ans subissent trois fois plus d’accidents du travail que leurs aînés. Et que la menace du chômage plane sur les enfants au travail qui osent parler. Enquête.





Nolwenn Weiler a écrit:
Des gamins qui transpirent sous les fortes chaleurs de fonderies industrielles, bricolant de piètres protections de scotchs pour protéger leurs doigts des brûlures. Des ados qui s’activent sur des chaînes de production automobile, en 3X8, comme leurs aînés, sans bénéficier d’aucun temps de récupération. Et en supportant les pressions d’adultes méprisants. Des enfants exposés à des produits cancérogènes et à des fibres d’amiante [1].

Nous sommes bien en France, en 2015... Les jeunes dont nous parlons sont des lycéens, âgés de 15 à 18 ans, qui ont « choisi » une filière pro et effectuent leur stage en entreprise [2]. Des plongées régulières dans le travail réel où les dispositifs de sécurité et de protections ne sont pas toujours au rendez-vous. Pour être plus productifs et rentables, il leur arrive de travailler sans gants, ni casques, ni lunettes...

Un million d’enfants au travail en France

700 000 élèves sont scolarisés en lycée professionnel, pour préparer un certificat d’aptitude professionnel (CAP), ou un baccalauréat. Ils passent de 8 à 22 semaines par an en entreprise. Mais ce sont les apprentis qui constituent le gros des troupes des mineurs au travail. Ils sont environ 400 000 jeunes de moins de 18 ans qui passent jusqu’à 75 % de leur temps en entreprise. Les apprentis sont particulièrement nombreux dans le commerce et dans la réparation automobile, ainsi que dans les industries agricoles et alimentaires, l’hôtellerie, la restauration et la construction.

Non-paiement des salaires, horaires excessifs, travail de nuit, non-respect des douze heures de repos consécutives obligatoires : les apprentis affrontent nombre d’entorses au droit du travail. Et d’expositions aux risques professionnels. « Dans le bâtiment, on a beaucoup de chutes. En restauration, il y a souvent des brûlures. Les gamins se coupent, ou ils glissent à cause de la graisse étalée sur le sol... », détaille Gérard Filoche, inspecteur du travail à la retraite [3]

Dérogations pour travaux en théorie interdits aux mineurs

Qui d’autre que les apprentis et stagiaires travaille avant 18 ans en France ? Les enfants autorisés à travailler dans les établissements familiaux, dès 14 ans, pour des « travaux légers ». C’est notamment le cas dans le secteur agricole ou dans des petits commerces. Ceux qui font des petits boulots pendant les vacances scolaires, dès 14 ans également. Et ceux qui travaillent dans le secteur de la culture et du mannequinat, lequel recrute dès l’âge de trois mois ! « Ce sont des domaines très règlementés, relève Gérard Filoche. Pour les spectacles par exemple, les enfants ne peuvent pas travailler plus de deux heures par jour. Ils ne peuvent pas non plus travailler tous les jours de la semaine, cela oblige à avoir plusieurs acteurs pour le même rôle. » Cette stricte réglementation n’empêche pas les abus, comme les séances photos interminables, ou le paiement des enfants en bons d’achat [4].

Évidemment, les enfants ne peuvent pas tout faire. Le code du travail stipule que « le mineur ne peut être affecté qu’à des travaux légers qui ne sont pas susceptibles de porter préjudice à sa sécurité, à sa santé ou à son développement ». Il existe une liste des travaux interdits aux moins de 18 ans. On n’a pas le droit en France de faire descendre des enfants dans les égouts, ni leur demander de s’occuper de lignes à très haute tension. Ils ne peuvent pas non plus effectuer de travaux de démolition, à causes des risques d’ensevelissement. Mais plus de la moitié des travaux interdits peuvent, sous conditions, bénéficier d’une dérogation. Ils deviennent alors des « travaux réglementés ». Et il est règlementaire, pour un enfant, de grimper sur un échafaudage, de respirer les vapeurs toxiques d’une fonderie et de se retrouver au contact de fibres d’amiante.

Des garde-fous de moins en moins nombreux

Il y a quelques mois encore, ces « travaux règlementés » devaient, pour être confiés à des mineurs, obtenir une autorisation préalable de l’inspection du travail. « Les chambres de métiers et de l’artisanat et le Medef rouspétaient, disant que cette réglementation les empêchait de prendre des apprentis. Ils réclamaient un assouplissement », retrace Gérard Filoche. « Il faut des dérogations pour monter sur le moindre escabeau, argumente un employeur. On peut imaginer combien c’est peu pratique pour les travaux agricoles par exemple. » L’assouplissement a été accordé par l’ancien ministre du travail François Rebsamen.

Depuis le mois de mai, des travaux dangereux ou en hauteur peuvent être réalisés par des mineurs, moyennant une simple déclaration à l’inspection du travail, valable trois ans. Plusieurs conditions doivent cependant être respectées : le jeune doit avoir suivi une formation aux situations dangereuses. Il doit être encadré par un adulte compétent au moment où il accomplit ces travaux. Mais « le manque d’encadrement qui caractérise trop souvent le travail des jeunes en entreprise autorise quelques doutes », glisse une inspectrice du travail.


La suppression des autorisations préalables « intègre une réelle démarche de prévention des risques professionnels et de formation à la sécurité renforcée en vue d’éviter les atteintes à la santé et la sécurité des jeunes », promet le ministère dans sa présentation du nouveau régime dérogatoire. Plusieurs inspecteurs du travail ne partagent pas cet optimisme. Auparavant, l’obligation de décrocher une autorisation « était pour nous l’occasion de voir une entreprise que l’on n’avait pas forcément visitée », pointe Emmanuelle Dieulangard, inspectrice du travail.

Les moins de 20 ans ont trois fois plus d’accidents

Une visite permettait de vérifier la conformité des machines et de leur système de sécurité, utile dans les scieries notamment. Ou de rappeler à l’employeur ses obligations en matière d’équipements de protection – masques et lunettes sur des chaines de montage automobile ou dans des ateliers avec projections de produits. « On perd désormais l’occasion de faire de la prévention, pour les mineurs, mais aussi pour l’ensemble des salariés. »

Le monde du travail reste dangereux. Plus de 500 personnes y meurent chaque année, des milliers d’autres sont accidentés, dont des centaines restent handicapés de façon permanente. Les jeunes paient un lourd tribut : un accident du travail sur quatre touche un moins de 25 ans [5]. « Même s’ils ont moins souvent que leurs aînés des arrêts de travail et des incapacités permanentes, les salariés de moins de 20 ans, à durée d’exposition égale ont trois fois plus d’accidents que les salariés de 50 à 59 ans », relève Nathalie Frigul, dans Les risques du travail [6]. Les jeunes sont aussi surexposés aux produits toxiques. 16% des travailleurs de moins de 25 ans sont exposés à au moins un produit chimique cancérogène. Chez les apprentis et les stagiaires cette proportion grimpe à 24 % ! Jamais, au cours de leur scolarité, on ne leur parle des risques différés des toxiques, et notamment la survenue de cancers.

Au sein des lycée professionnels, 300 000 à 400 000 élèves sont concernés par les fameux « travaux règlementés », au sein des ateliers de leurs lycées et dans les entreprises où ils font leurs stages. « Le médecin scolaire doit délivrer un certificat d’aptitude à ces élèves, explique Jocelyne Grousset, médecin et secrétaire générale du syndicat national des médecins scolaires et universitaire (SNMSU–UNSA Éducation). On s’assure par exemple qu’un élève asthmatique ne va pas se retrouver dans un atelier plein de poussières, ou qu’un autre, allergique, ne sera pas au contact de produits toxiques type solvants. »

Les médecins scolaires sont censés voir chacun de ces élèves une fois par an. Mais étant donné leur effectif, à peine un millier, c’est impossible. D’autant qu’ils doivent aussi porter une attention particulière aux jeunes en situation de handicap, et qu’ils ont par ailleurs 800 000 écoliers de maternelle à suivre...

Des conditions de travail inconnues

« Le temps passé avec chaque élève est très court, constate Jocelyne Grousset. On doit en plus aborder d’autres questions que leur travail en atelier, comme la contraception. Les lycéens sont à un âge où ils voient peu de médecins. Certains jeunes ne sont pas vus, c’est lamentable. » Exercé par des femmes à 95 %, le métier de médecin scolaire est rémunéré 2000 euros par mois, à peine. Et les vacations sont payées 17 euros de l’heure. « C’est indécent, dit simplement Jocelyne Grousset. Au sein du ministère de l’Intérieur, les médecins sollicités pour voir les populations étrangères sont payés 40 euros de l’heure. »

« Les certificats d’aptitude que nous délivrons se basent sur les conditions de travail dans les ateliers des lycées, reprend Jocelyne Grousset. Nous n’avons pas accès aux entreprises dans lesquelles les jeunes effectuent leurs stages. Les conditions y sont souvent fort différentes de celles qu’ils rencontrent dans les lycées. » Prenons une formation en revêtements intérieurs, au sein de laquelle les colles utilisées ne contiennent pas de solvants. Qu’en sera-t-il en entreprise ? Quel genre de produits un jeune va-t-il respirer ? « Nous n’en savons tout simplement rien du tout, déplore le médecin. Le travail effectué au sein du lycée bénéficie en plus d’un encadrement bienveillant des adultes, plus nombreux qu’en entreprises. Les élèves ne sont pas soumis au rendement. Quand ils arrivent en situation de travail réel, il en va tout autrement. »

Des jeunes au travail dans des centrales nucléaires

« On avait proposé qu’à minima notre certificat soit transmis à l’inspecteur du travail. Charge à lui ensuite de voir s’il était compatible avec la situation de travail réel... ou pas. »
Aucune suite n’a été donnée à cette proposition, laissant donc des milliers de jeunes exercer des activités dangereuses sans protection réelle. « Il y a un vide juridique très problématique pour tous ces gamins », regrette Jocelyne Grousset.

C’est le moins que l’on puisse dire. « Les dernières évolutions sur les travaux réglementés nous posent question. Nous ne sommes pas des médecins du travail. Nous devons nous former seuls. C’est assez lourd pour les collègues. Certains voient des jeunes qui vont travailler dans des centrales nucléaires et qui ne savent pas comment les élèves peuvent être exposés. » L’exposition aux rayonnements ionisants est interdite aux mineurs, sauf dérogation.

Liberté de parole inexistante sous peine de chômage

La liberté de parole, et les possibilités de contester sont faibles pour les adolescents exposés à tous ces risques. Comment contester quoi que ce soit quand plane la menace du chômage et qu’on espère un poste définitif dans l’entreprise ? « Il semble difficile aux élèves de négocier d’autres conditions de déroulement du stage plus conformes aux objectifs de leur formation et de s’extraire de travaux dangereux, notent Nathalie Frigul et Annie Thébaud-Mony dans leur enquête sur le sujet ("Où mène le Bac pro ? - Enseignement professionnel et santé au travail des jeunes"). « Un seul élève a refusé une tâche de manutention - avec le soutien et l’intervention d’un enseignant - mais l’entreprise l’a mal noté et a signifié qu’il ne pourrait revenir au stage suivant. »

Les enfants concernés par des situations de travail dangereuses ne sont ni les plus diplômés ni les plus riches. La moitié des apprentis et des stagiaires sont des ouvriers. Les deux tiers des élèves des lycées professionnels sont d’origine populaire, et pour certains des milieux les plus précarisés, avec des parcours scolaires chaotiques [7]. Est-ce pour leur origine sociale que l’on protège si mal tous ces gamins ?

Nolwenn Weiler

Photo : CC Atlantic Way Food


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MessageSujet: Re: ENFANTS au TRAVAIL dans le monde   Sam 7 Nov - 10:52



Samsung : un fournisseur accusé de faire travailler des enfants Bruno 11 juillet 2014

Une ONG américaine accuse un fournisseur chinois de Samsung de faire travailler des enfants dans ses usines.


Citation :
L’ONG américaine China Labor Watch a publié jeudi un nouveau rapport (PDF), affirmant que des enfants travaillent dans les chaînes de montage dans une usine appelée Shinyang Electronics à Dongguan, en Chine. Samsung a réagi à cette publication en déclarant que la société allait mener une enquête.

«Nous allons prendre les mesures appropriées conformément à nos politiques pour lutter contre le travail des enfants dans les locaux de nos fournisseurs» , a déclaré Samsung à Reuters.

Dans son rapport, China Labor Watch affirme que plusieurs des travailleurs saisonniers dans l’usine de Dongguan sont des mineurs qui travaillent 11 heures par jour, 7 jours par semaine, avec des heures supplémentaires non payées. Outre le travail des enfants (rémunérés moitié mois que les adultes, soit 1,20 dollars de l’heure), China Labor Watch dénonce aussi le manque de sécurité des travailleurs et les conditions de vie précaires.

Ces accusations contredisent les audits récents concernant le travail des enfants dans les usines des fournisseurs de Samsung. Dans ce rapport publié le mois dernier, le constructeur coréen assurait que les audits menés chez ses fournisseurs chinois avaient montré qu’aucun enfant n’y travaillait. L’ONG accuse donc Samsung d’avoir mis en place un système de contrôle « inefficace ».

source : Samsung supplier accused of using child labor, again


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MessageSujet: Re: ENFANTS au TRAVAIL dans le monde   Sam 7 Nov - 11:02



Birmanie: des millions d'enfants au travail Le Parisien 23 Oct. 2015


Saw Paing Htway (d) et Min Min, deux enfants qui travaillent dans un teashop (salon de thé)
à Rangoun, le 21 octobre 2015 (AFP/Ye Aung Thu)


Citation :
Myat Noe et Aye Aye naviguent entre les tables du café pour prendre une commande ou balayer. Comme des millions d'enfants en Birmanie, l'un des pays les plus touchés au monde par le travail des mineurs, ces deux amies travaillent 13 heures par jour.

Dans ce pays où le travail des enfants est culturellement accepté, les ONG voient la campagne électorale comme l'une des rares occasions de dénoncer cette situation.

Plusieurs organisations viennent de réunir en colloque, à quelques semaines des législatives historiques du 8 novembre, une grande partie des 90 partis en lice pour les "exhorter à assurer une éducation gratuite et obligatoire pour tous d'ici 2020".

La Birmanie est en effet le pays d'Asie du sud-est qui dépense le moins en matière d'éducation et l'un des plus mauvais élèves au niveau mondial, d'après la Banque mondiale.

La Ligue nationale pour la démocratie (LND) de l'opposante Aung San Suu Kyi, dont la lutte contre la pauvreté est la priorité affichée, a promis de consacrer davantage à l'éducation.

Selon le dernier recensement, 4,4 millions d'enfants de moins de 18 ans ne sont pas scolarisés dans le pays. D'après la société d'analyse Verisk Maplecroft, la Birmanie se situerait en termes de travail des enfants juste devant l'Inde et le Liberia, à la 7e plus mauvaise place.

Le phénomène n'est pas récent mais s'est accentué avec la fin de la dictature militaire en 2011 et l'ouverture de nouvelles usines, d'hôtels, de cafés... Des entreprises à la recherche de main-d'œuvre bon marché.

- Au travail 7 jours/7 et 13h/jour -

A Rangoun, dans les "teashops", ces cafés populaires ouverts sur la rue où les Birmans aiment s'asseoir à toute heure pour siroter du thé au lait en parlant affaires ou politique, quasiment tous les serveurs sont des enfants, âgés parfois de 7 ou 8 ans.

La plupart des travailleurs sont issus des minorités ethniques, viennent des zones rurales, travaillent 7 jours sur 7 et en moyenne 13 à 14 heures par jour. Dans les cafés, souvent, ils dorment sur place dans de grands dortoirs ou simplement sous les tables.

"Je viens de la campagne et je dois aider mes parents qui n'ont pas d'argent", raconte Myat Noe, dont le prénom a été modifié. Elle n'a pas encore 13 ans et travaille depuis l'âge de 9 ans pour à peine plus d'un dollar par jour.

En Birmanie, des lois existent pourtant, explique Piyamal Pichaiwongse, de l'Organisation internationale du travail (OIT). Mais elles "ne sont pas appliquées", constate-t-elle.
Face à cette situation, quelques associations offrent une scolarisation partielle à ces jeunes travailleurs.

Malgré ses yeux rougis par la fatigue, Naing Lin Aung semble boire les paroles de son professeur.
Depuis six mois, trois soirs par semaine après sa journée de travail, il s'assoie autour des tables qu'il nettoie tous les jours, pour suivre des cours.

"Je sais pas ce que sera ma vie à l'avenir, donc je veux avoir quelques notions d'anglais, d'informatique et des connaissances pour savoir me débrouiller si je suis malade...", explique l'adolescent de 15 ans, qui a quitté l'école à 10 ans.

- L'école au café -

L'association myME, qui scolarise 600 enfants de Rangoun et Mandalay, les deux plus grandes villes du pays, a décidé de donner les cours en plein cafés, sur les lieux même de travail des enfants, en dehors des horaires d'ouverture. Pour ceux qui travaillent dans des cafés ouverts 24 heures sur 24, la salle de classe est improvisée dans un minibus.

Pour certains, il s'agit d'apprendre tout simplement à lire, écrire, compter. Pour ceux ayant déjà quelques notions scolaires s'ajoutent des cours d'anglais et d'informatique. Et pour tous, livrés à eux-mêmes, sans parents au quotidien, un enseignement des règles élémentaires d'hygiène corporelle.
"La plupart des enfants travaillent toute la journée, donc ce n'est pas toujours facile pour eux de rester concentrés sur les leçons", raconte Thaw Wai Htoo, jeune professeur bénévole de l'association.
Une autre organisation, "Scholarships for street kids" (Des bourses pour les enfants des rues), propose aussi des cours et a mis en place un système de subventions: l'association verse aux parents un complément de revenus qui correspond à la somme que leurs enfants auraient pu gagner pendant le temps du cours, explique Aye Aye Thinn, qui gère l'association, en grande partie financée par l'aide internationale comme nombre d'ONG en Birmanie.

"Dans un pays très pauvre où le système d'éducation est en lambeaux, il est difficile de persuader les familles de l'importance de l'école pour leurs enfants", explique John McConnell, le fondateur de l'association.

Win Shein, directeur de l'inspection du travail birmane, ne dit pas autre chose: "Le pays est pauvre et encore en développement. Les parents doivent envoyer leurs enfants travailler car un seul salaire ne suffit pas".

Mais Tim Aye-Hardy, qui a créé l'association myME en revenant dans son pays après plus de 20 ans d'exil, est inquiet qu'une nouvelle génération entière soit sacrifiée. "Quelque 10% de la population sont des enfants de moins de 18 ans ayant quitté l'école. Quel type de travail vont-ils avoir dans le futur, et quel avenir pour eux et pour le pays ?", s'inquiète-t-il.


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MessageSujet: Re: ENFANTS au TRAVAIL dans le monde   Sam 7 Nov - 11:11



Inde: le travail d'enfants dans des mines pour extraire du mica vidéo


Citation :
L'industrie du textile, celle des nouvelles technologies, la pêche... Dans l'actualité récente, tous ces secteurs d'activités ont été pointés du doigt, accusés d'avoir recours au travail forcé ou au travail des enfants. En ce moment, c'est l'activité piscicole thaïlandaise qui est dans l'oeil du cyclone, tout comme Samsung ou encore H&M (et ce ne sotn pas les seules, loin de là...). Par conséquent, ces sujets sont plutôt connus du grand public puisqu'ils bénéficient d'une relative couverture médiatique. Mais l'esclavage n'existe pas uniquement dans le textile ou les nouvelles technologies, il existe aussi dans les mines, toutes sortes de mines. C'est pourquoi j'aimerai aujourd'hui présenter et dénoncer l'esclavage existant dans les mines de mica.

Qu'est ce que le mica ?

Quand on parle de mines, on pense souvent aux mines d'or ou de diamants, mais il existe beaucoup d'autres minéraux, moins précieux mais beaucoup plus utile dans la vie de tous les jours. Parmi eux, le mica, qui sert notamment dans les produits cosmétiques et pour l'isolation. Le mica possède des caractéristiques qui lui permettent de fixer d'autres matières et qui leur confère un aspect brillant. Le rouge à lèvre ? Le vernis ? S'ils brillent, c'est grâce au mica !

En produisant plus de 60% de la production mondiale, l'Inde tire les rênes de ce marché gigantesque. Il y a dans le pays trois régions qui concentrent 95% de la production :

- Jharkhand : situé à l'Est du pays, non loin du Bangladesh, Jharkhand abrite 40% des réserves totales de l'Inde en mica. Cette région, et ceci est lié, est aussi l'une des plus pauvres.

- Andhra Pradesh : situé dans le Sud, Andra Pradesh vit principalement de l'agriculture. Cette région abrite 25% des réserves de mica du pays.

- Rajasthan : situé dans le Nord-Ouest, à la frontière avec le Pakistan, le Rajahstan vit lui aussi principalement de l'agriculture. Si la production de mica est importante, la région compte plutôt sur ses mines de cuivre et de zinc.

Quel lien avec le travail forcé ?


Nous y voilà. Le mica est un produit convoité dont le kilogramme peut parfois se vendre plus de 1000 dollars. Pourtant, au lieu de créer de la richesse, il semble qu'il appauvrisse la société, comme cette situation ubuesque peut-elle se produire ? Un triple phénomène peut l'expliquer : comme évoqué plus tôt, l'Inde est, et de loin, le plus gros producteur de mica au monde. Ce ne serait pas un problème si la demande n'était pas un inférieure à l'offre. De ce fait, et c'est là le deuxième phénomène, les producteurs sont engagées dans une compétition très rude pour rendre leur prix attractif, ce qui les pousse bien souvent à opérer dans la clandestinité : selon une étude menée par un journal australien, 86% du mica exporté par l'Inde en 2010-2011 l'était de manière non contrôlée ! Officiellement, l'Inde produit 15 000 tonnes de mica par an... mais a exporté 130 000 tonnes en 2012 ! Et nous voilà donc aut roisième problème : la clandestinité signifie l'affranchissement des règles, et donc l'exploitation des travailleurs, adultes comme enfant.

Selon Bachpan Bachao Andolan, une ONG indienne, il y aurait 5000 enfants occupés dans les mines de mica, alors même que la loi interdit le travail dans les mines pour les mineurs agés de moins de 14 ans. Selon l'ONG, certains enfants commenceraient même à travailler dès l'âge de 5 an... Et quand bien même, ces enfants n'ont hélas pas vraiment le choix, et leurs parents non plus : dans les régions reculées il n'existe qu'une école pour plusieurs villages, et il n'existe pas toujours de route sûre pour s'y rendre. Et quand c'est le cas, les enfants doivent parfois travailler pour aider leurs parents à joindre les deux bouts, ce qui les enferme dans un cercle vicieux. En moyenne, les enfants agés de 8 13 ans travaillent sept à huit heures par jour, pour un salaire d'à peine 1,5 euros...

De l'esclavage d'accord, mais qui en est responsable ?

Parmi 16 entreprises de cosmétique de renommée internationale étudiées par l'ONG DanWatch, 7 déclarent lutter contre le travail des enfants. Pourtant, 12 d'entre elles refusent de divulguer d'où provient leur mica. N'est ce pas quelque peu pradoxal ? Oui et non. En fait, il existe une parade qui permet aux entreprises de dénoncer le travail des mineurs tout en en tirant profit. Etant donné que la production de mica échappe pour une majeure partie au contrôle de l'Etat, les petites structures (celles ayant recours à l'esclavage moderne) vendent leur production à des intermédiaires peu scrupuleux, qui peuvent eux même passer par d'autres intermédiaires plus importants. Avec un tel système, les entreprises de cosmétique peuvent donc à la fois affirmer lutter contre le travail forcé et assurer qu'elles ne font pas d'affaires avec des entreprises employant des enfants. Au mieux personne ne remarque l'entourloupe, au pire l'entreprise de cosmétique joue la carte de la naïveté et de l'indignation.

On pourrait citer parmi ces entreprises L'Oréal par exemple, plus grosse entreprise de cosmétique au monde avec 22,9 milliards d'euros de bénéfices en 2013. La firme possède notamment les célèbres Lancôme et Yves Saint Laurent Beauté. Problème, il a récemment été prouvé que l'entreprise s'approvisionnait auprès des entreprises Merck (allemande) et Kuncai (chinoise), qui servent d'intermédiaires à des petits exploitants locaux dont l'activité qui n'hésitent pas à recourir au travail des mineurs.

Dans son code de l'éthique, L'Oréal déclare pourtant que "lorsqu'un cas d'exploitation de mineur est découvert, le fournisseur/sous-traitant doit s'assurer que l'enfant retourne à l'école. Ce qui signifie non seulement fournir à lui et sa famille de quoi se scolariser de nouveau, mais aussi lui faire une offre d'emploi pour le jour où il sera en âge de le faire de façon légale". Selon DanWatch, L'Oréal n'a pas souhaité répondre aux sollicitations de leur équipe lorsque celle-ci a posé des questions sur la provenance de ses stocks de mica et sur ses relations avec Kuncai et Merck.

J'ai choisi ici de prendre l'exemple de L'Oréal mais ce n'est malheureusement pas la seule société impliquée dans ce business nauséabond et hypocrite. J'aurai également pu citer Henkel, Intercos ou Sun Chemical, toutes en affaires avec Kuncai.


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MessageSujet: Re: ENFANTS au TRAVAIL dans le monde   Jeu 26 Nov - 4:31



Côte d’Ivoire travail des enfants cacao: 48 enfants pris en charge à San-Pedro Manuella Yapi 25 nov 2015

Quarante-huit enfants ont été pris en charge à San-Pedro (Sud-ouest ivoirien) dans le cadre du projet « Akoma » qui s’inscrit dans la « lutte contre la traite des enfants dans la chaîne de production du cacao », a relevé mardi l’administrateur national lors d’un atelier bilan au district sanitaire de la ville


Citation :
« On a pu on retenir 48 enfants qui avaient besoin d’une prise en charge » sur les « 103 » identifés « dans des communautés et des plantations », à la suite d’un « processus » qui a « démarré en juin par une opération de police », a dit Laurent Guité, précisant que 37 d’entre eux étaient « victimes d’exploitation par les pires formes du travail des enfants ».

M. Guité a ajouté que « des projets de vie » ont été mis en place pour « faciliter (la) réinsertion sociale et professionnelle » de ces enfants parmi lesquels « 36 » ont été scolarisés quand « 12 (…) jeunes adolescents » ont plutôt bénéficié de formations.

Les travailleurs sociaux ont également « logé des fonds » dans des « comptes bancaires » pour que les parents « puissent mettre en œuvre des activités génératrices de revenus », a-t-il souligné avant de plaider pour la mise en place d’une « autre phase qui intègre plus de moyens » afin de toucher « plus de bénéficiaires ».

« Basé sur une approche participative » impliquant « les autorités locales, le gouvernement, des ONG et des partenaires tels que l’opération des Nations-Unies en Côte d’Ivoire (ONUCI) et l’Organisation internationale des migrants (OIM) », Akoma est un « projet pilote », qui devrait prendre fin en décembre.

En Côte d’Ivoire, « plus d’1,9 million d’enfants sont concernés par le travail à abolir, soit quasiment sept enfants sur dix » selon l’Organisation international du travail (OIT), rapportant les résultats d’une enquête réalisée en 2013.




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MessageSujet: Re: ENFANTS au TRAVAIL dans le monde   Jeu 26 Nov - 4:36



"Bolivie, l’enfance au travail" Pierre Hedrich TéléObs 17-11-2015

En Bolivie, sous la pression d'un syndicat d'enfants, le travail est autorisé dès l'âge de 10 ans


Bolivie, l'enfance au travail © Baozi ProductionsBolivie

Citation :
Octobre 2013, des enfants défilent dans les rues de La Paz. Leur revendication ? le droit au travail dès 10 ans – ce qui est contraire à la convention 138 de l’Organisation internationale du Travail. La manifestation est violemment réprimée par les forces de l’ordre. Devant les images de la répression policière, le président bolivien Evo Morales, qui a lui-même été un enfant travailleur, est contraint de recevoir une délégation de minots. Une nouvelle loi est finalement votée le 2 juillet 2014 satisfaisant la revendication des jeunes manifestants.

Dans ce pays où 850 000 enfants travaillent et où 1 foyer sur 2 vit sous le seuil de pauvreté, ce combat paradoxal est une question essentielle. Faut-il interdire le travail des enfants au risque de nier la réalité économique de la société ou, au contraire, le légaliser pour mieux l'encadrer et tenter ainsi de protéger les plus vulnérables ?

Le documentaire de Jean-Baptiste Jacquet brosse un surprenant état des lieux. Habilement scénarisé, il nous invite à réfléchir, à dépasser les a priori en s’appuyant sur plusieurs cas concrets. Aujourd’hui, alors que l’Inde vient d’adopter une législation comparable, l’Organisation internationale du Travail veut faire abroger la loi bolivienne. Mais les jeunes de ce pays n’entendent pas se laisser faire. Leur maturité interpelle. Leur désespoir aussi.


Documentaire français de Jean-Baptiste Jacquet (2015). 52 min




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MessageSujet: Re: ENFANTS au TRAVAIL dans le monde   Jeu 26 Nov - 4:48



Madagascar

Travail – Les enfants de la vanille à affranchir SAVA 2 11.11.2015

Un pas a été fait pour lutter contre le travail des enfants dans la filière vanille. Les actions concrètes sont attendues, notamment, la lutte contre la pauvreté


Citation :
Vingt mille. Tel est l’effectif des enfants travaillant dans la filière de la vanille dans la région de SAVA, selon l’Organisation internationale du Travail (OIT). Un code de conduite de lutte contre le travail des enfants en collaboration avec l’OIT, a été ainsi signé, hier, dans la capitale de cette région à Sambava, par une vingtaine d’opérateurs dans cette filière, pour mettre fin à cette pire forme de travail des enfants.

Les opérateurs s’engagent à établir une politique éthique concernant la lutte contre le travail des enfants. Ils prendront aussi des mesures pour protéger les enfants dans les différentes structures et entreprises travaillant dans la filière, informer les importateurs de la vanille sur l’existence du code de conduite, et contribuer aux actions de sensibilisation des différents acteurs et partenaire dans la filière de la vanille, sur les textes nationaux et internationaux. La signalisation de tous les cas de travail des enfants dans la filière vanille, fait partie également de cet engagement.


Robert Yamate, ambassadeur des États-Unis à Madagascar, se réjouit de ces différents engagements. « Les États-Unis importent le tiers de la production de vanille de la Grande île…. Les consommateurs y sont très attentifs face aux différentes conditions de production, notamment le respect des droits de l’homme », a indiqué l’ambassadeur américain. À l’entendre le rapport de l’OIT et du département d’État américain depuis 2011 sur le travail des enfants dans cette filière, constitue une menace pour cet or vert et pourvoyeur de devises de Madagascar.

Campagne

Les enfants de la vanille travaillent dans des conditions effroyables. Ils bossent sept à huit heures par jour et même la nuit, avec des salaires misérables de 2 000 ariary par jour ou 25 000 à 40 000 ariary par mois. Les travaux sont effectués sous une température extrême, entre 30°C sous le soleil et de 41°C, quand ils sont proches du matériel d’échaudage. L’exposition à des produits chimiques, toxiques et dangereux menace également la santé de ces enfants.

Mais, Christian Ntsay, représentant de l’OIT, reste prudent après la signature de ce code de conduite, pour affranchir ces enfants de cet enfer. « Il ne faut pas être dupe. L’effet de cette signature ne va pas changer la situation du jour au lendemain. C’est le début de tout un processus. Nous nous donnons rendez-vous d’ici à deux ans, pour réévaluer la situation », déclare le représentant de l’OIT.

Jean Ravelo­narivo, Premier ministre, ne souhaite pas toutefois, que les travaux de sensibilisation s’éternisent. « Nous n’allons pas attendre six mois à un an, pour récolter les premiers résultats de cette signature de conduite, les sanctions vont tomber après la sensibilisation », souligne le Premier ministre.

Mais, à entendre les différentes expositions après cette signature, beaucoup reste à faire comme l’amélioration des conditions d’éducation, les équipements des éléments des forces de l’ordre, le renforcement de l’effectif des inspecteurs de travail et notamment la lutte contre la pauvreté.


voir aussi à Madagascar, Enfants casseurs de pierres à partir de 3 ans










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MessageSujet: Re: ENFANTS au TRAVAIL dans le monde   Jeu 26 Nov - 4:54



Le travail des enfants en Europe : ne pas se voiler la face et relever le défi
Nuno Ferreira Senior lecturer in law, University of Liverpool 30 octobre 2015


Marianne Thyssen commissaire européenne à l'emploi, aux affaires sociales et au travail,
lors d'une conférence de presse le 13 mai 2015 à Bruxelles. EMMANUEL DUNAND / AFP

Il est désormais indéniable qu'un grand nombre d'enfants - toute personne de moins de 18 ans selon la Convention relative aux Droits de l'Enfant des Nations Unies - travaillent en Europe. Bien qu'il n'y ait pas de données fiables à 100% sur ce sujet, il pourrait y avoir au moins 7,5 millions d'enfants qui travaillent pour un salaire, un avantage en nature ou un revenu familial sur le continent européen

Citation :
La crise socio-économique que l'Europe a traversé depuis 2008 a rendu ce problème encore plus grave: syndicats et médias, s'appuyant sur des sources UNICEF, ont largement communiqué sur le nombre croissant d'enfants qui abandonnent l'école trop tôt et travaillent comme aides à la maison, travailleurs du sexe, travailleurs agricoles, assistants d'atelier pour des travaux pénibles, et petites mains pour des mafias locales (comme mendiants, prostitués ou trafiquants de drogue). Le Commissaire aux Droits de l'Homme du Conseil de l'Europe, Nils Muižnieks, a souligné que les mesures d'austérité mises en oeuvre dans plusieurs pays européens ont eu un impact direct sur le travail des enfants, en particulier dans les professions pénibles ou dangereuses, dans l'agriculture et le BTP. À noter que même lorsque les plus jeunes travaillent légalement, il peuvent être victimes d'accidents graves ou mortels.

Au-delà du débat abolition contre réglementation

Les enfants peuvent-ils/doivent-ils ou non travailler? Le débat fait rage depuis longtemps et s'alimente de nombreux facteurs. Traditionnellement, les discussions se sont polarisées entre « abolitionnistes » / « welfaristes » et « réglementaristes » / « autonomistes ». Les « abolitionnistes » et « welfaristes » prônent l'interdiction pure et simple, surtout lorsque le travail peut être préjudiciable au développement psycho-physique, à la promotion de l'éducation des enfants et à leur développement socio-culturel.

D'autre part, les « réglementaristes » et « autonomistes » défendent l'idée d'une régulation (par opposition à l'interdiction) du travail des enfants et la mise à disposition d'un large choix de travaux pour les enfants, si ceux-ci veulent être socialement et économiquement indépendants et/ou contribuer aux revenus et au bien-être de leurs familles.

Mais de quel travail parle-t-on ? L'Organisation internationale du Travail parle de permettre aux adolescents d'atteindre le plus complet développement physique et mental (OIT C138). Par construction, si certaines formes de travail permettent aux adolescents d'atteindre le plus complet développement physique et mental, elles devaient être légales.

Lorsque les jeunes possèdent suffisamment de savoir-faire et de compétences pour mener à bien un travail particulier, dans un environnement sécurisé et sous la supervision d'un employeur reconnu, l'emploi peut être acceptable, et donc être considéré comme « travail des enfants » sans autre jugement. Lorsque, compte tenu de la quantité ou de la nature du travail, il nuit au développement psychologique ou physique de l'enfant, il devient alors inacceptable. La clé est donc de déterminer à partir de quelle limite le travail devient préjudiciable au développement psycho-physique de l'enfant. La limite précise entre les deux sera toujours controversée, même au sein de l'Europe (et a fortiori à l'échelle mondiale).

Les décideurs européens interpellés

Je suis convaincu que les décideurs politiques doivent être très déterminés et pro-actifs sur cette question. Sur la base des travaux de la Commission européenne et de l'OIT dans ce domaine, il a été reconnu depuis longtemps que si les enfants investissent dans leur éducation au lieu de travailler, ils tirent des avantages substantiels de cet investissement à tous les niveaux. Et cela profite également à la société dans son ensemble, bien que cela ne doit pas être l'objectif principal d'une politique encadrant de travail des enfants, mais simplement un effet secondaire positif. Le seul critère de l'élaboration de politiques restrictives dans ce domaine devrait être les droits et le bien-être des enfants.

L'Europe dispose suffisamment de ressources - à condition que la volonté politique soit là - pour assurer que tous les enfants puissent se concentrer sur leurs études, et n'aient pas besoin de travailler pour soulager leurs familles ou survivre eux-mêmes. Si l'on veut absolument que le plus jeunes soient “employables” le plus tôt possible, donnons leur des opportunités de se former par l'apprentissage ou des stages encadrés; cela leur sera infiniment plus utile que les « boulots » non qualifiés et mal payés dans lequel se retrouvent la plupart des enfants qui travaillent.

On peut critiquer cette position en disant qu'elle limite l'autonomie des enfants et leur droit à la participation. Mais la liberté de travail des adultes est elle-même encadrée et régulée, pour des raisons légitimes, à travers les règles de l'UE sur le temps de travail et les salariées enceintes par exemple. Il n'y a donc aucune raison pour que « l'autonomie » des enfants ne soit pas encadrée, dans leurs propres intérêts - une exigence reconnue par l'article 3 de la Convention relative aux Droits de l'Enfant des Nations Unies.

L'Union européenne - et ses États membres - doivent agir

L'UE peut jouer un rôle clé dans la la lutte contre les conséquences négatives du travail des enfants. La directive relative aux jeunes au travail, instrument clé de l'UE sur le sujet, doit être modifiée afin d'être au niveau des normes fixées par les conventions de l'Organisation internationale du Travail, la Convention relative aux Droits de l'Enfant des Nations Unies et la Charte des droits fondamentaux de l'UE.

En outre, il existe des pistes claires d'amélioration de la directive, en particulier dans quatre domaines :

- le champ d'application de la directive: elle doit s'appliquer à tous les travaux, et non pas au seul emploi dans un cadre formalisé;

- les seuils d'âge fixées: l'âge minimum d'emploi général devrait être porté de 15 ans à 16 ans, à tout le moins;

- la façon dont les notions sont définies: «travaux dangereux» et «travaux légers» devrait être plus clairement défini;

- l'application de la directive: les États membres devraient être tenus de recueillir des données vérifiées et mettre en œuvre des règles par le biais des procédures d'inspection rigoureuses, alors que les services de l'inspection du travail sont bien souvent déficients quand il s'agit du travail des enfants.

Ces modifications permettraient de réduire les lacunes et de rendre les dispositions de la directive relative à la protection des jeunes au travail légitimement plus strictes. L'UE peut faire tout cela sur la base de ses compétences sur l'emploi (article 153 du Traité sur le Fonctionnement de l'Union européenne), mais elle ne peut pas fournir elle-même les systèmes d'éducation et de protection sociale garantissant aux enfants les possibilités d'éducation et de sécurité sociale suffisants pour qu'ils n'aient pas besoin de travailler. Ce sont les États membres de l'UE qui doivent s'assurer que les systèmes éducatifs et sociaux appropriés sont en place. Et cela ne peut se faire que si les politiques budgétaires nationales ne sont pas uniquement une liste de mesures d'austérité drastiques et autres choix néo-libéraux.

C'est en suivant ces recommandations, que nous pourrons commencer à libérer les enfants de l'engrenage des petits boulots à faibles qualifications et faibles revenus.


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MessageSujet: Re: ENFANTS au TRAVAIL dans le monde   Jeu 26 Nov - 5:00



Sénégal

Pires formes de travail des enfants : L’Etat veut éradiquer la main-d’œuvre infantile Maurice 11 November 2015

Un atelier de partage d’expériences et de renforcement des moyens d’action du secteur privé dans la lutte contre les pires formes de travail des enfants s’est tenu à Dakar, lundi et mardi. L’Etat du Sénégal compte éradiquer les pires formes de travail chez les enfants


S. M. S. CISSE a écrit:
D’après les estimations de l’Organisation internationale du Travail (Oit), près de 250 millions d’enfants âgés de 5 à 14 ans sont contraints de travailler pour gagner leur vie et subvenir aux besoins de leurs familles. Plus de 70% d’entre eux travaillent dans un environnement dangereux.

Pourtant, plusieurs pays ont ratifié la Convention N°182 élaborée par l’Organisation internationale du travail (Oit) et adoptée à l’unanimité par les membres de l’Organisation le 17 juin 1999 à Genève. Ce pacte appelle à un travail décent pour les citoyens du monde.

A en croire Amath Camara, directeur de cabinet du ministre du Travail, du Dialogue social, des Organisations professionnelles et des Relations avec les institutions, il y a une difficulté au niveau national à avoir des statistiques fiables pour savoir le nombre exact d’enfants qui sont victimes de traite. « Le risque de recourir à la main-d’œuvre infantile est réel », a expliqué M. Camara, qui précise que ces derniers sont présents dans les secteurs du tourisme, de l’automobile etc.

Pour Amath Camara, il faut un engagement en synergie pour une entreprise citoyenne. Car, la main-d’œuvre infantile porte atteinte au groupe vulnérable. Alors que ce qui est au cœur de leur préoccupation : « c’est de transformer l’économie informelle en économie formelle ».

Aristide Tino Adediran, vice-président du Conseil national du patronat (Cnp), a indiqué qu’il est temps d’éradiquer ce phénomène qui ne relève pas du travail décent. D’après lui, plus d’un million d’adultes maghrébins se trouvent en Europe à la recherche de travail. Il dira que ce problème est d’ordre économique, social et religieux. A l’en croire, le patronat est engagé à faire face à l’utilisation de la main-d’œuvre infantile.


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MessageSujet: Re: ENFANTS au TRAVAIL dans le monde   Jeu 26 Nov - 5:07


esclaves modernes



50.000 enfants réduits à l’esclavage au Paraguay RFI — Courrier International

Ce pays d’Amérique du Sud est en forte croissance. Cependant, les campagnes demeurent isolées des services de l’État et exposées à l’extrême pauvreté, à tel point que de nombreuses...


Citation :
Ce pays d’Amérique du Sud est en forte croissance. Cependant, les campagnes demeurent isolées des services de l’État et exposées à l’extrême pauvreté, à tel point que de nombreuses familles sont contraintes d’envoyer leur enfant (très souvent des filles) vivre en ville dans une autre famille en échange de soins et d’une éducation de qualité.

Ces enfants sont baptisés criaditas (« servantes » en français) et ils seraient près de 50.000 au Paraguay. Cette pratique rurale, en réponse à la pauvreté et à l’isolement, est très ancrée dans les mœurs de la société, mais se trouve être la source de nombreuses dérives quant aux droits des enfants.

Le dernier fait divers notable a été reporté dans un journal local le 1er novembre 2015, un véritable fait sordide ponctué par une condamnation trop légère, sans toutefois choquer l’opinion publique outre mesure. Crispin Villaba, avocat, a été jugé coupable du viol systématique d’une petite fille de 13 ans qui travaillait dans sa maison, et ce, sur une durée de 6 mois. Récidiviste et adepte du trafic d’êtres humains, l’homme a été condamné à 5 ans de prison, mais est ressorti libre dans l’attente d’un autre procès, après avoir fait appel de la première décision.

Le Paraguay dispose d’un système judiciaire des plus corrompus au monde. Cependant, pour Marta Benitez militante pour les droits des enfants et directrice de l’ONG Global Infancia, cette décision est « déjà une avancée que des enquêtes soient diligentées et des sanctions prononcées pour des abus sur des criaditas. Il y a quinze ans, explique-t-elle, c’était impossible de rendre visible le quotidien de ces enfants tant ces derniers n’apparaissaient pas comme des sujets dignes de droits pour la société paraguayenne. »

Les criaditas sont pour la plupart issues des milieux ruraux où l’État a complètement baissé les bras pour ce qui est de la santé et de l’éducation. Ces zones isolées sont également le théâtre de conflits terribles entre les grands propriétaires terriens producteurs de soja et des familles pratiquant la culture de subsistance. L’exode rural est donc très fort, mais pour beaucoup de familles, il n’est pas question de partir. Ainsi, il est tentant pour elles d’envoyer leur enfant dans une famille en ville avec l’espoir d’une vie réussie, de potentielles retombées pour la famille, au-delà de « l’économie » que la famille réalisera « grâce » à son absence.

Selon Marta Benitez, les familles d’accueil ne tiendraient que rarement leurs promesses et les enfants seraient traités comme des « esclaves modernes ». Au Paraguay, les enfants travaillent : un enfant sur quatre est donc soumis au labeur dans les champs, les mines, la construction, ou pour des activités de vendeur ambulant. De plus, une autre forme de travail existe : le criadazgo, qui est pour la militante « la pire forme de travail infantile, car dans la maison d’adultes étrangers, caché de la vue de tous, l’enfant est exposé à la maltraitance, à l’abus, au viol. »

Les criaditas sont soumis à une condition inhumaine qui les incite parfois à s’échapper, mais dans le cas où elles y arrivent, elles s’exposent à un autre danger : le trafic d’êtres humains. Selon Marta Benitez, « Neuf filles sur dix rescapées de la traite d’êtres humains sont d’anciennes criaditas », comme l’explique également cet article (en espagnol) publié par le média Ultima Hora il y a quelques années.



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MessageSujet: Re: ENFANTS au TRAVAIL dans le monde   Mer 9 Déc - 15:46

 (Colombie)

Yarumal says no to child exploitation


Yarumal le dice no a la explotación infantil Catalina Florez Lopez 9 de Diciembre de 2015

Hace más de una década, las autoridades y las administraciones del Municipio de Yaruamal enfrentan redes de mendicidad y explotación que ubican a menores al bordo de la carretera para pedir dinero, ropa y juguetes a los turistas.


Citation :

Los juguetes, ropa, comida, enseres y demás elementos que los turistas entregan a los menores, no son utilizados para su beneficio sino que son comercializados. Foto: Cortesía

La Alcaldía de Yarumal y las autoridades de la Fuerza Pública de Antioquia invitan a los turistas, quienes en esta temporada de vacaciones transitan entre las vías de este municipio y las de Briceño y Valdivia, a no entregar donaciones en efectivo, o de cualquier tipo, a los menores que se ubican al borde de las carreteras, con el fin de intervenir la creciente problemática de explotación y mendicidad infantil en estas poblaciones.

Esta situación, que se viene presentando desde hace diez años, financia a una red de explotación de menores que no ha podido ser desarticulada debido a que las normas de protección a los niños, niñas y adolescentes, mediante los procesos de restablecimientos de derechos, permite que, luego de que los menores sean llevados al Instituto Colombiano de Bienestar Familiar (Icbf), puedan ser entregados nuevamente a sus familiares.


Por su parte, la comisaria de Familia de Yarumal, Mónica Arias, aseguró que “estos procesos de restablecimientos de derecho no amedrentan ni disminuyen la capacidad de actuación de las redes ni los deseos de seguir utilizando a los menores para conseguir recursos. Es por esto que hemos tomado la medida de prevenir a la población para que no continúen contribuyendo a la expansión de este delito”.


Modalidad

Según explicó Raúl Olarte, gerente del Instituto de Deporte y Recreación (Inder) Yarumal, la red de mendicidad, que funciona en cerca de 100 kilómetros de vía que conducen hacia la costa Atlántica, se encarga de edificar al borde de la carretera construcciones en materiales de cartón y lata en los que supuestamente habitan las familias, “si somos precavidos nos damos cuenta de que estos son improvisados, que se arman y desarman en media hora y que sólo están construidos para despertar la solidaridad de las personas que transitan por allí. Se calcula  que en cada construcción se ubican, por lo menos, diez menores”.

“Hemos encontrado casos muy tristes, uno de ellos fue cuando encontramos a  una niña desnuda dentro de las casas que ellos construyen, la menor estaba a disposición de quien la pudiera encontrar, además sabernos que es una ruta transitada y que a los niños se les obliga a arriesgar la vida para ir detrás de los carros para que les entreguen dinero o mercados o juguetes. Estos productos son luego comercializados en el pueblo”,
afirmó Arias.

El clima del municipio de Yarumal varia entre los 10°C y 19°C, lo que lo constituye en un clima frío en el que incluso es difícil hasta sembrar, según explicó Olarte. Por tanto, la red de mendicidad aprovecha la situación y “encontramos hasta niños en etapa lactante en un clima frío, en aras de buscar más dinero y productos, por eso ni los visten”.


Operativos e intervención

Los operativos de control e intervención de la situación, que  se realizan entre la Inspección de Policía de Yarumal, la Policía de Infancia y Adolescencia, la Comisaría de Familia del Municipio y el Instituto Colombiano de Bienestar Familiar (Icfb), consisten en la demolición de las supuestas casas y en el rescate de los niños, niñas y adolescentes, quienes son obligados, en su mayoría por familiares, a mendigar en las carreteras.

Según informaron las autoridades estas operaciones son complicadas, puesto que, ellos están entrenados y saben qué decir en caso de ser atrapados y huyen por los alambrados para no ser perseguidos.

Debido a que estas estrategias han resultado infructuosas, la Alcaldía de Yarumal está advirtiendo a los turistas que lo que ven en las carreteras del municipio no es una situación de necesidad, sino que es un negocio que utiliza a menores con fines lucrativos.


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MessageSujet: Re: ENFANTS au TRAVAIL dans le monde   Dim 13 Déc - 11:44



Haïti : Plus de 200.000 enfants exploités comme domestiques 13/12/2015

Plus de 200.000 enfants haïtiens de moins de 15 ans, séparés de leurs parents biologiques, travaillent dans des conditions inacceptables révèle une étude menée par une vingtaine d'organisations nationales et internationales sous la direction du ministère des Affaires sociales.

>>Les Haïtiens élisent leurs représentants, un défi logistique et sécuritaire
>>Haiti : démission du Premier ministre Laurent Lamothe


"Ce chiffre de 207.000 enfants est insupportable", affirme Ariel Henry. "C'est une problématique complexe qui fait appel à des habitudes culturelles et changer les mentalités ne se fait pas à coup de décret", a reconnu le 11 décembre le ministre haïtien des Affaires sociales et du Travail.


Des enfants jouent le 28 mai à Port-au-Prince (Haïti). Photo : AFP/VNA/CVN

Citation :
Le phénomène des enfants en domesticité, les "restaveks" (mot créole qualifiant ces jeunes "qui restent avec" une famille autre que la leur), est une solidarité traditionnelle en Haïti où les parents les plus pauvres, majoritairement vivant en zone rurale, placent leurs enfants chez un proche ou un tiers dans l'espoir qu'ils aient de meilleures conditions de vie et notamment accès à l'éducation.

Ainsi, un enfant haïtien sur quatre ne vit pas avec ses parents biologiques. Si beaucoup de jeunes bénéficient réellement d'un meilleur environnement de vie, trop se retrouvent abusés, devenus domestiques du foyer d'accueil dans des conditions analogues à l'esclavage.

Les conventions internationales et le droit haïtien fixent à 15 ans l'âge minimum d'accès à l'emploi et à 14 heures hebdomadaires la limite acceptable qu'un enfant passe à effectuer des tâches ménagères dans son foyer.

Mais l'étude publiée le 11 décembre montre que parmi les 207.000 mineurs exploités (âgés de moins de 15 ans et travaillant plus de 14 heures par semaine), 24% travaillent même parfois la nuit.

Au-delà des peines physiques et de la charge de travail empêchant l'enfant de suivre sa scolarité, les autorités et partenaires internationaux s'inquiètent des souffrances psychologiques vécues par ces enfants.

"Les violations des droits de l'enfant arrivent avant même que l'enfant ne commence à travailler", explique Inah Kaloga, responsable de la protection de l'enfance à l'UNICEF. "La séparation est un premier choc qui est suivi d'un deuxième qui est la différence de traitement avec les enfants de la famille d'accueil. Et la situation peut se détériorer avec des brimades et des châtiments corporels", s'alarme-t-elle.

Faire condamner ces abus est le crédo de la directrice de l'Institut du bien-être social et de recherches (IBESR), l'administration nationale en charge de la protection de l'enfance.

"Ces enfants sont exploités par des citoyens haïtiens qui ont l'impression d'aider", s'insurge Arielle Jeanty Villedrouin. "Nous devons tous nous révolter car c'est une perte non seulement pour l'enfant mais pour la société toute entière", affirme la directrice de l'IBESR.

L'éradication du travail des enfants est un défi de taille pour Haïti car près de 60% des habitants vivent sous le seuil de pauvreté, avec moins de 2.44 dollars par jour.


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