PATLOTCH / CHANGER DE CIVILISATION / LUTTES, THÉORIE, SEXE et POÉTIQUE

dans la DOUBLE CRISE du CAPITAL et de l'OCCIDENT, LUTTES COMMUNISTES, FÉMINISTES, DÉCOLONIALES et ÉCOLOGIQUES
 
AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  
Rechercher
 
 

Résultats par :
 
Rechercher Recherche avancée
Derniers sujets
» VA-SAVOIR : chronique à la com, ou la dialectique en propotion magique
Aujourd'hui à 0:11 par Patlotch

» SURVEILLANCE de la POPULATION, sécuritaire, caméras, écoutes, internet...
Dim 25 Juin - 12:49 par Patlotch

» PENSÉES diverses à marier sans modération
Sam 24 Juin - 17:07 par Patlotch

» MACRONISME, ÉTAT (français) et RESTRUCTURATION (mondiale) du CAPITALISME
Sam 24 Juin - 13:52 par Patlotch

» ÉCONOMIE POLITIQUE, quand tu nous tiens : et la CRISE ? NOUVELLE RESTRUCTURATION du CAPITALISME ?
Sam 24 Juin - 10:56 par Patlotch

» 'PROGRÈS', SCIENCES, HUMAIN, SANTÉ et capital... TRANSHUMANISME et dés-humanité
Ven 23 Juin - 12:23 par Patlotch

» "CLASSES MOYENNES" : encadrement, prolétarisation, transclassisme, prolophobie
Mar 20 Juin - 19:03 par Patlotch

» un TOURNANT HISTORIQUE du CAPITALISME et de l'ÉTAT FRANÇAIS, élections 2015-2017, faits et propos, analyses et théorie (antiroman)
Jeu 15 Juin - 20:26 par Patlotch

» THÉORISATIONS COMMUNISTES, FÉMINISTES, et DÉCOLONIALES : remises en perspectives révolutionnaires. Cheminement et bouclages de synthèse
Ven 9 Juin - 10:58 par Patlotch

» la vie du forum : réception, conseils, mises à jour, etc.
Jeu 1 Juin - 17:45 par Admin

» DÉCOLONISER le FÉMINISME ! Féminisme, voile, race et Islam... "Féministes blanches"... sexisme et racisme... et le burkini ?!
Lun 29 Mai - 18:42 par Patlotch

» AFRODITE CHEZ LES PHALLOCRATES, antiroman sans repentir, suivi de BLACK WOMEN, Love, Sex, Song, Dance... et théorie communiste
Lun 29 Mai - 17:23 par Tristan Vacances

» DOMESTIQUES (travailleuses et travailleurs) / DOMESTICS WORKERS / Servants
Sam 27 Mai - 16:09 par Admin

» DIALECTIQUE COMPLEXE et MÉTHODOLOGIE : DÉPASSEMENTS À PRODUIRE
Sam 27 Mai - 14:54 par Admin

» "GUERRE AU TERRORISME" : la grande imposture / CALIFAT et CAPITALISME
Jeu 25 Mai - 15:02 par Patlotch

» "le PRÉCARIAT définit le SALARIAT" : 25% des travailleurs du monde ont un emploi stable / travail et anti-travail
Jeu 25 Mai - 12:07 par Patlotch

» TRAVAIL, CHÔMAGE, SYNDICALISME... MONDE / chiffres, courbes, cartes...
Mer 24 Mai - 13:25 par Patlotch

» OPIUMS DU PROLÉTARIAT : RELIGIONS, ATHÉISMES, LAÏCITÉ... IDÉOLOGIES et RÉALITÉS
Mer 24 Mai - 9:34 par Admin

» des LUTTES dans la CRISE : GRÈVES, OCCUPATIONS, BLOCAGES, MANIFESTATIONS...
Mar 23 Mai - 13:45 par Admin

» PALESTINE et ISRAËL
Lun 22 Mai - 18:41 par Patlotch


Partagez | 
 

 'PROGRÈS', SCIENCES, HUMAIN, SANTÉ et capital... TRANSHUMANISME et dés-humanité

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : Précédent  1, 2
AuteurMessage
Admin
Admin


Messages : 6302
Date d'inscription : 29/04/2015
Localisation : trop loin

MessageSujet: Re: 'PROGRÈS', SCIENCES, HUMAIN, SANTÉ et capital... TRANSHUMANISME et dés-humanité   Jeu 26 Nov - 13:02



Chine: la construction d’une usine de clonage géante inquiète les internautes AFP Le Soir

Ce site de clonage d’animaux a pour ambition de fabriquer en série chiens, chevaux, et jusqu’à un million de vaches par an


Représentant un investissement de 200 millions de yuans (29,4 millions d’euros), ce centre de production comprendra un laboratoire de clonage et une banque de gènes, a annoncé l’agence officielle Chine nouvelle

Citation :
Le projet est conduit par la société de biotechnologie chinoise Boyalife et l’entreprise sud-coréenne Sooam Biotech – dont le fondateur fut il y a une décennie au cœur d’une controverse sur le clonage d’embryons humains –, aux côtés de deux instituts de recherche chinois.

L’usine se concentrera sur le clonage d’animaux domestiques, de chiens policiers, de chevaux de course et de vaches, tous destinés à être commercialisés à une échelle industrielle.

Production de vaches pour la viande

La « production » devrait démarrer l’an prochain dans la ville portuaire de Tianjin (nord), métropole côtière située à 150 km à l’est de Pékin.

Quelque 100.000 embryons de vaches seront produits annuellement dans un premier temps, puis un million à terme, selon le président de Boyalife, Xu Xiaochun, cité par Chine nouvelle. « Les agriculteurs chinois ont des difficultés à produire suffisamment de vaches à viande pour répondre à la demande du marché », a-t-il justifié.

Le scepticisme dominait cependant sur les réseaux sociaux chinois, où de nombreux internautes doutaient de l’appétit des consommateurs pour de la viande issue d’animaux clonés.


En avril 2000, les chercheurs d'Advanced Cell Technology (ACT),
une société privée de biotechnologie de Worcester (Massachusetts),
avaient cloné six veaux. © AFP

La localisation de l’usine, non loin du site où se sont produites cet été des explosions meurtrières dans un entrepôt de produits chimiques, constituait un motif de préoccupation supplémentaire, dans un pays par ailleurs marqué par des scandales alimentaires récurrents.

À quelques jours de la COP21, il faut également s’interroger sur la pollution que ce genre de« production industrielle » de bovins va générer.

« Cette viande sera-t-elle vendue en Corée du Sud ou bien en Chine ? Si c’est en Chine, demandons à nos dirigeants d’en manger d’abord ! », a ironisé un internaute.

Sooam est dirigé par Hwang Woo-suk, qui avait faussement prétendu en 2004 avoir créé les premières cellules-souches dérivées d’un embryon humain cloné, une « première mondiale » jugée capitale avant que des spécialistes ne démasquent l’imposteur et révèlent la fraude.

Cloner les animaux de compagnie

Le site internet de l’entreprise sud-coréenne détaille aux clients potentiels la marche à suivre s’ils souhaitent cloner leur animal de compagnie décédé.


La coentreprise créée par Sooam et Boyalife s’est lancée sur le marché chinois du clonage dès l’an passé, selon Chine nouvelle, la firme dupliquant alors trois chiots mastiffs tibétains pure race.

Outre l’aspect éthique, est-il judicieux de cloner des animaux de compagnies étant donné le nombre de chiens et de chats se retrouvant chaque année dans les refuges ?


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://patlotch.com/text/index.html
Admin
Admin


Messages : 6302
Date d'inscription : 29/04/2015
Localisation : trop loin

MessageSujet: Re: 'PROGRÈS', SCIENCES, HUMAIN, SANTÉ et capital... TRANSHUMANISME et dés-humanité   Mar 1 Déc - 11:29



Inauguration de la plus grande centrale photovoltaïque d’Europe à Cestas (Gironde) Bertrand Escolin (Bureau de Bordeaux du Moniteur) LE MONITEUR.FR 01/12/15


Ensoleillement et disponibilité foncière ont permis à Neoen d’implanter la plus grande et la plus puissante centrale photovoltaïque d’Europe. Trois chiffres résument son gigantisme: 260 hectares, un million de panneaux solaires et une production annuelle de 350 gigawatts/heure, l’équivalent de la consommation annuelle de la ville de Bordeaux




© Gimball Prod. - La centrale photovoltaïque de Cestas (Gironde) est la plus grande d’Europe

Citation :
Fondée et dirigée par des anciens de LD Com, Neoen marque son plus beau coup depuis sa création en 2008. La centrale de Constantin, basée à Cestas, au sud de Bordeaux, est la plus grande et la plus puissante centrale de production électrique photovoltaïque d’Europe. Elle a été inaugurée le 1er décembre par tous les acteurs du projet, dont Xavier Barbaro, P-DG de Neoen, et Alain Rousset, président de la région Aquitaine.

Avec une puissance de 300 MW (le tiers d’une tranche nucléaire de la centrale du Blayais), on attend une production annuelle de l’ordre de 350 gigawatts/heure, ce qui correspond à la consommation électrique de la population de Bordeaux (hors industriels). La surface occupée sur des terres d’origine agricole est de 260 hectares. Pas moins de 25 centrales de 12 MW sont connectées et opérationnelles depuis la fin novembre. C’est aussi un chantier record en terme de durée, puisque les travaux ont démarré en novembre 2014. Et d’investissement, qui s’élève à 350 millions d’euros.

Mais au-delà de l’équipement proprement dit, c’est toute une stratégie sur les énergies renouvelables que Neoen met en place à l’échelle nationale, avec de nombreuses percées à l’international.


Des anciens de LD COM


Qui est Neoen ? Neoen est une SAS au capital de 81 millions d’euros dont les actionnaires sont Impala, société française détenue par Jacques Veyrat (59,1% du capital de Neoen), l’ancien patron du groupe de négoce Louis-Dreyfus, et actionnaire de référence de Direct Energie. Autres actionnaires, le fonds Omnes Capital, dédié à la prise de participations directes dans des sociétés non cotées, qui détient 25,5% du capital de Neoen et Bpifrance, la banque publique d’investissement, qui détient 15,4% du capital de Neoen. Cette proximité avec Direct Energie, n’est pas un hasard: tous les dirigeants et fondateurs de Neoen sont des anciens de LD COM-Louis-Dreyfus Communication, étant devenu Neuf Cegetel, spécialiste des réseaux de télécommunications et, dans les années 90, l’un des principaux acteurs du plan câble, câblages haut débit et boucles numériques en France. A la tête, le P-DG Xavier Barbaro, X-Ponts, passe de LD COM à Louis-Dreyfus Commodities puis chez Direct Energie avant de fonder Neoen en 2008. Des profils similaires l’entourent, comme Paul-François Croisille, directeur général adjoint des opérations, X-Télécoms, passé de Uni2, filiale de France Télécom en Espagne à LD COM, puis chez Swisscom. Romain Desrousseaux, normalien, directeur général adjoint chargé de l’international, est passé chez LD COM puis Louis-Dreyfus Commodities, où il a notamment développé les opérations en Afrique et Moyen-Orient. Serge Stepanov, directeur financier, diplômé de l’Ecole des Mines de Paris, a notamment développé chez Louis-Dreyfus Commodities le développement en Amérique du Nord, puis chez Biosey au Brésil. Enfin, Anne de Cadaran, secrétaire générale, juriste de formation, a également fait sa carrière dans les télécoms et l’énergie: ministère de l’Industrie, BT France, LD COM, secrétaire générale de Direct Energie depuis 2007, elle a rejoint Neoen en 2013.

Neoen a déjà construit ou récupéré par ses acquisitions une dizaine de centrales photovoltaïques en France depuis 2009: quatre dans les Landes, deux en Bretagne, deux dans les Pyrénées, dont la couverture PV du Zénith de Pau, trois dans le sud-est (Gard, Drôme, Hérault). Neoen se développe aussi dans l’éolien depuis 2010, avec cinq parcs en France, et dans le secteur de la biomasse, avec une centrale dans l’Allier.

Dès le départ, l’entreprise se développe à l’international dans ses trois métiers du photovoltaïque, éolien et biomasse. Dès 2010, Neoen s’installe au Portugal, en Australie en 2012 -Neoen vient d’y remporter un nouvel appel d’offres éolien remporté à Camberra. En 2013, est livrée la première centrale biomasse, et l’entreprise s’exporte au Mexique, en Egypte, puis au Salvador en 2014. Elle a également acquis Poweo EnR (2011), qui lui a permis d’acquérir tous ses actifs photovoltaïques, ses projets biomasse et son portefeuille éolien en développement, terrestre et surtout offshore. Dernière acquisition en date, en janvier 2015, Neoen rachète Juwi EnR, filiale de l’opérateur allemand Juwi AG, l’un des acteurs historiques du développement de l’éolien et du photovoltaïque. Xavier Barbaro évoquait alors l’entrée du secteur des énergies renouvelables en France et en Europe «dans une phase de consolidation».

Et de dessiner clairement la stratégie: «Neoen entend devenir l’un des principaux acteurs de cette consolidation. L’acquisition de Juwi EnR, l’un des pionniers du développement des énergies renouvelables en France va renforcer de manière importante la taille de notre portefeuille de projets et permettre à notre filiale GenSun de devenir l’un des leaders français de la construction et de l’opération de centrales photovoltaïques en France». Objectif: atteindre, en 2017, une puissance installée supérieure à 1000 MW.


Des contraintes réglementaires très françaises

Et pourtant, le projet de Cestas, porté par Neoen, n’est sorti de terre qu’après un tour de table d’actionnaires la législation française n’est pas aussi favorable. Le découpage en tranches et propriétaires distincts de la centrale de Cestas est lié aux contraintes réglementaires très françaises. Comme l’évoquait lors d’une visite du chantier en mai dernier Xavier Barbaro: «La loi nous oblige à garder 500 mètres de distance entre chaque centrale de 12 MW pour un même maître d’ouvrage. Nous aurions aimé être propriétaire du site à 100% mais cette contrainte nous en empêche. Nous avons été dans l’obligation de trouver huit co-actionnaires pour parachever l’ouvrage». Neoen qui a acheté les 260 hectares de foncier détient 40% de la centrale. Et gère l’ensemble des 25 centrales de 12 MW.

Côté construction, c’est le consortium Clemessy (mandataire), Schneider Electric avec l’allemand Krinner qui a remporté en novembre 2014 le contrat de conception, construction, opération et maintenance du plus grand parc solaire d’Europe. Pour un montant de 285 millions d’euros. RMT, filiale de Clemessy qui a réalisé les études, Eiffage Travaux publics les terrassements, Eiffage Energia les travaux de raccordement. Schneider Electric était chargé de sa spécialité: la chaîne de conversion électrique. Et l’allemand Krinner GmbH a mis en œuvre un système rodé de fondations à visser et le montage des panneaux photovoltaïques coulissants.

Les panneaux produits en Chine ont été testés sur les lignes de production puis dans deux laboratoires externes et notamment le laboratoire français Certisolis. Chaque panneau dispose d’un code-barres pour permettre la traçabilité du processus de fabrication. Krinner a développé un système de fixation par vis sans béton, comme des pilotis métalliques positionnés par GPS et visée laser. Les châssis en aluminium et d’acier galvanisé permettent le montage -et le démontage- rapide, par rails coulissants des panneaux solaires, dont l’opérateur estime la durée de vie autour de cinquante ans. Les modules sont orientés est/ouest:

« Nous perdons le pic de puissance de midi -10%- mais nous maintenons la courbe de production matin et soir. Nous avons priorisé la densité des modules sur le site avec un taux d’occupation de plus de 90% de l’espace. Avec 260 hectares couverts, ce parc photovoltaïque, le plus important d’Europe, est quatre fois plus puissant par hectare, que les autres parcs construits en France»
précise le responsable du projet chez Clemessy, Patrick de la Brusse. Les travaux ont démarré dès la signature du contrat, en novembre 2014 et s’achèvent en moins de 12 mois. Un nouveau record dans le secteur. Au total, la centrale de Constantin aligne 25 tranches de 12 MWc, reliées par RTE au réseau à très haute tension. Les premiers kW ont été produits le mercredi 30 septembre à 11h. L’électricité produite à Cestas est achetée par EDF au prix de 105 euros le Mwh.

Des compensations environnementales ont été financées: préservation d’une zone naturelle de cinq hectares au cœur du site, réaménagement de 30 hectares de zones humides hors du site, reboisement de 260 hectares dans le département.

Ce projet conforte la région Aquitaine au premier rang de la production photovoltaïque, puisqu’elle accueille avec une puissance installée de 770 MW et une production de 777 Gwh en 2014. Il faudra désormais rajouter l’unité de Cestas, qui devrait faire franchir dès 2016 la barre du milliard que Gwh produit régionalement.


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://patlotch.com/text/index.html
Admin
Admin


Messages : 6302
Date d'inscription : 29/04/2015
Localisation : trop loin

MessageSujet: Re: 'PROGRÈS', SCIENCES, HUMAIN, SANTÉ et capital... TRANSHUMANISME et dés-humanité   Ven 4 Déc - 20:11

trouvé chez dndf

« Va te faire foutre, Google! » Entretien avec Nick Dyer-Witheford


Le marxisme et la cybernétique

Citation :
S’agissant d’une l’époque à forte sociologie marxiste développée, y compris le structuro-fonctionnalisme, les approches communicatives, l’école de Francfort, etc. À votre avis, dans quelle mesure est-il sensé d’utiliser l’approche dialectique de Marx pour l’analyse des phénomènes de la robotisation, la communication de masse, la révolution de l’information, développements que Marx et ses disciples ne pouvaient même pas imaginer, en prenant particulièrement en compte les mécanismes de direction, de contrôle et la violence concentrés dans les mains de la classe dirigeante? Cette approche est-elle universelle,  peut-elle être fondée sur la solidarité universelle de toutes les personnes, indépendamment de leur classe?

Oui, je pense que oui. Voilà pourquoi je travaille au sein de la tradition marxiste. Je pense que le marxisme que nous avons aujourd’hui n’est pas le même que celui que nous avions quand Marx terminait le capital. Parce qu’il est non seulement une tradition révolutionnaire permanente, mais aussi une tradition continue de connaissance. Si bien que la validité du marxisme se poursuit seulement si le capitalisme perdure comme mode de production dominant. Évidemment, il y a des aspects qui pourraient aller au-delà ce que Marx a observé en son temps. Mais de nombreux aspects de son analyse de la logique du système persistent, si bien que le marxisme contemporain doit être un mélange de choses qui restent et de choses qui changent constamment. Ce qui change, je crois, doit le faire radicalement. Le marxisme d’aujourd’hui est, par exemple, un marxisme qui a été  profondément influencé par le féminisme, l’écologie, probablement parce que, dans ces deux domaines, le genre et les relations avec la nature, Marx était surtout un homme de son époque, le 19e siècle. Mais la révision peut être un processus profond. Je crois qu’il y a encore énormément à apprendre de lui en ce qui concerne la logique de base du capitalisme.


Vous venez de dire qu’il ya des choses qui restent les mêmes et d’autres qui changent dans la théorie elle-même. Mais qu’est-ce qui a changé dans la société depuis l’époque ou Marx écrivait ses œuvres? Et comment devons nous les analyser maintenant?

Ce  qui a changé, c’est l’intensification des tendances qui étaient déjà connues par Marx. Par exemple, la croissance de l’informatisation et les réseaux peuvent être expliqués par l’extrapolation des éléments de théories marxistes sur la machinerie capitaliste et la croissance de la composition organique du capital. De même, on peut examiner ce qui semble nouveau dans la financiarisation, mais que l’on peut trouver dans le volume 3 du capital ou ailleurs, quand le travail marxiste en donne soudain des éléments pour une analyse globale.

Est-il nécessaire de corriger la théorie de la valeur de Marx? Quelles catégories de l’économie politique pourraient être utilisées pour expliquer l’accumulation de plus-value dans la production de logiciels et les ressources Internet?

Dans certains de ses travaux et de façon plus fameuse dans le fragment sur les machines, Marx a imaginé une situation dans laquelle les opérations mêmes de la théorie ouvrière de la valeur  travailleraient au dépassement de la théorie. Voilà où nous en sommes, voilà ce que nous devons comprendre. Comment la théorie de la valeur doit être dépassée sur la base de la théorie de la valeur. En d’autres termes  le capital baisse constamment ses coûts de  main-d’œuvre en augmentant sa composition organique Donc, en un sens, nous sommes dans une zone d’ombre où la théorie de la valeur n’est ni complètement vraie, ni complètement fausse.

Sur le thème de la «surpopulation», Niklas Luhmann dans «Société de société» dit clairement que les réseaux contemporains de communication, l’extrême accélération de la production de moyens de production, l’automatisation de la production et l’influence globale du capital sur la réduction des coûts, qui se reflète dans l’idéologie néolibérale, rend inutile une grande partie du prolétariat  traditionnel, impliqué dans l’émergence de ces technologies. Est-ce que cela pourrait être amené par les forces démocratiques à ces résultats malthusiens?

Je ne pense pas que ce soit une conclusion malthusienne, c’est une conclusion marxiste. Le point de vue de Marx ne portait pas sur une surpopulation créée de façon naturelle. Il parlait de populations  excédentaires en termes de besoins du capital pour le travail salarié. Ce qui est une chose très différente. Je pense que toutes les possibilités socio-économiques émergentes dont nous discutons sont très éloignées du fait d’avoir des populations excédentaires. Si nous avions des programmes massifs de restauration écologique sur une base planétaire ou si nous avions des projets de santé complets, il n’y aurait aucune raison pour que quelqu’un soit en excédent. Si vous regardez la définition marxiste du prolétariat, en fait, le prolétaire est tout aussi susceptibles d’être au chômage qu’employé. Le jeune Marx parle du risque prolétarien de sombrer dans le vide du chômage. En d’autres termes, vous passez du fait d’être exploité au vide du chômage lorsque vous n’avez pas assez de valeur pour être exploité. C’est un aspect de la théorie marxiste de la dynamique qui a été négligé pendant les années fordistes, dans le Nord-Ouest,  qui a été une période d’emploi relativement élevé. Mais le krach de 2008 a été une excellente relance du travail théorique sur cette question, en particulier dans le collectif marxiste « EndNotes ». D’une certaine façon mon travail est une tentative de produire l’aspect informationnel et technologique de l’analyse de « EndNotes ».

Sur l’impact des technologies sur la société contemporaine

Souvent, les analyses de la société de l’information sont réduites à l’émergence de nouveaux groupes professionnels dans les pays les plus développés. Quelle position les travailleurs, y compris ceux du Tiers Monde qui sont impliqués dans l’information et la production de matériaux, ont dans la structure de classe de l’ère numérique? Quel rôle jouent-ils?

Problème majeur. Si vous suivez les chaînes d’approvisionnement du capital cybernétique. Le sommet, nous l’appellerons ainsi, n’est pas toujours mais souvent cantonné en Amérique du Nord ou en Europe occidentale. Voilà où vous trouverez les professionnels de haut niveau. A mesure que vous descendez, les choses changent et vous trouvez la prolétarisation des différentes phases de l’exécution du travail ouvrier en Chine du Sud ou d’autres zones d’exportation, ce qui est essentiel pour la fabrication de tout le matériel, ce sur quoi tout fonctionne, puis plus bas, les obscénités des industries d’extraction, les déchets électroniques toxiques, des zones globales de sacrifice. Et même si nous remontons la chaîne d’approvisionnement, il y a toutes ces couches de différents types de travailleurs des services, que l’on appelle les cols blancs, dans ces travaux très routiniers tel les centres d’appel, qui sont impliqués dans la vente de tout ce qui peut être vendu, y compris les services cybernétiques. Fournissant le service d’appel pour Apple ou Microsoft. Et essayant de suivre ces strates de la classe ouvrière, comme vous dites, qui ont disparus et sont rendus invisibles par les discours sur la professionnalisation digitale. Voilà pourquoi j’ai décidé d’écrire mon livre «Cyber-prolétariat ». J’ai beaucoup travaillé sur l’industrie du jeu vidéo et quand vous commencez à creuser, vous découvrez tout cela. Je pense que cela fait partie du message que je suis en train de faire passer. Malgré tout, que ce soit en termes de discours bourgeois sur la professionnalisation, ou en termes de discours de gauche sur le travail matériel, beaucoup participent à la fois aux formes à la fois les plus routinière et les plus brutales du travail prolétarien.

Nous pourrions dire que maintenant il y a deux modèles dans le développement de l’Internet. Le premier, le courant dominant, la mondialisation, est principalement conduit par les Google, You Tube, etc. Mais si nous jetons un coup d’œil vers des pays comme la Chine ou l’Iran, ils ferment l’espace Internet. Pensez-vous qu’il existe un risque de fragmentation de l’Internet en suivant les exemples de la Chine, l’Iran et la Russie?

Oui, je pense. Je pense que les dangers de restrictions nationales sur Internet sont fondés sur une relation dialectique avec l’autre côté de l’universalité de l’Internet, l’impérialisme américain. L’ouverture de l’Internet est une sorte d’équivalent technologique de la doctrine du libre-échange. Et comme ce n’est pas un universalisme égalitaire qui a été imposé par une position de pouvoir, il n’est pas surprenant qu’il suscite des formes autoritaires et répressives réactionnaires de contrôle national. Mais je pense qu’il est vraiment important de voir que l’un conditionne l’autre. On peut lever les bras devant la nature régressive des politiques iranienne ou chinoise à propos d’Internet, mais c’est ignorer le fait que la version  Google du monde vise à aider la commande américaine et la pénétration des économies du monde. Je dirais que le modèle universaliste et le modèle nationaliste sont les deux cœurs d’une équation dont nous n’avons finalement pas de résolution satisfaisante. En outre, ces politiques nationales intensifient la lutte de classe dans ces pays. Par exemple, en Chine, qui a des politiques de censure très très autoritaires, en fait, le gouvernement chinois s’aperçoit  qu’il est extrêmement difficile de faire face à cette force de travail de jeunes migrants très bien informés, qui envahit vraiment les usines,  reprenant à certains égards les vrais classiques de  lutte prolétarienne via les téléphones mobiles. Ceci est une autre façon de dire qu’il est important de voir ces processus non seulement en termes de logiques différentes du capital régional et mondial, mais aussi de les voir en perspective de logiques contradictoires du capital et de ce que j’appelle le prolétariat global à différents niveaux de luttes. Alors peut-être que la Chine, dans un certain sens, a une culture beaucoup plus au fait d’Internet à ce stade, du fait des niveaux élevés de constitution de la classe qui s’installent. Alors qu’en Amérique du Nord, oui, l’Internet est beaucoup plus libre, mais il n’y a pas beaucoup de luttes de classe en cours.

Comment évaluez-vous les tentatives vers l’utilisation collective des technologies cybernétiques au 20e siècle, à savoir le projet de Victor Glushkov en URSS et Stafford Beer dans le Chili du temps d’Allende?

Je pense qu’ils sont très importants. Je l’ai écrit un document nommé «Red plenty platforms» il y a quelques années, sur les possibilités d’une version contemporaine de cette vision de la cybernétique progressistes. En fait il tire son titre historique d’un roman écrit par l’auteur britannique Francis Spufford, sorti en 2011, appelé « Red Plenty », qui est un récit romancé brillant des luttes contre les politiques de la cybernétique soviétiques dans les années 1960 et 70. La chose intéressante à propos du roman de Spufford, très sympathique à l’égard de l’œuvre de divers cybernéticiens ukrainiens et russes, et tenant compte de l’échec éventuel et de la répression de la bureaucratie de l’Union soviétique, est que, dans l’Angleterre et l’Amérique du Nord, il a été lu de trois façons entièrement différentes. Deux types d’interprétation font l’éloge du roman. Le premier, économiste, dirait: c’est un roman fantastique, l’histoire d’un échec de la cybernétique communiste, il montre qu’il n’y a aucune voie en dehors de ce que nous vivons maintenant. L’autre lecture dirait : ce roman montre qu’il y avait une autre voie et si Stafford Beer et les cybernéticiens soviétiques avait été couronnés de succès dans leur tentative et  avaient créé le système de planification numérique en temps réel, il y aurait eu un communisme très différent, et cela est une source d’inspiration pour le présent, dans le contexte de la crise massive. Alors j’ai pris ce roman et fait de mon mieux pour étendre sa logique progressiste. J’ai soulevé la question non seulement de la façon dont l’automatisation pourrait rendre possible la libération du temps de travail, mais aussi des flux des Big Data, et ce que nous appelons la démocratie liquide, les formes participatives de planification. Donc, je suis allé dans cette voie, j’ai exploré ce scénario et je ne pouvais pas être entièrement d’accord. Parce que je pense qu’il y a un danger évident à examiner la potentialité et croire qu’il ya un processus téléologique automatique qui mènera à sa réalisation. Et je pense que ce très risqué. Il y a eu un  travail fait par les « accélérationistes ». J’ai apprécié ce travail parce qu’ils travaillent sur le développement de ces potentialités, mais jusqu’à ce jour, je pense, ils sont vraiment faibles sur la question d’y arriver et sur la question de la nature des luttes qui seront nécessaires. Donc, je ne soutiens pas l’idée des « accélerationistes » qu’il nous suffirait… d’accélérer. Je ne suis pas luddite, mais je ne suis pas plus « accélérationniste » . Il doit y avoir une certaine perturbation dans les relations sociales de production, une autre construction de la relation de propriété afin de libérer les forces de production vers une nouvelle direction.

Le prolétariat traditionnel, comme vous le mentionnez dans votre conférence, avait un espace commun pour l’interaction,  la solidarité. Ils avaient une usine. Aujourd’hui, il n’y a plus d’espace commun. Ils travaillent dans des lieux différents, ont des modes de vie différents, votent pour des partis différents. La solidarité est-elle possible entre les différentes pièces extrêmement fragmentées du Cyber-prolétariat? Ou la solidarité sera-t-elle construite?

Oui, voilà le problème. Vous avez raison de noter qu’il existe une barrière énorme, et peut-être infranchissable, sur le chemin de l’organisation de classe. Dans le même temps il y a une autre tendance importante, qui pourrait être appelée prolétarisation de tous les secteurs, les métiers du numérique y compris. Depuis quelques décennies, mais de façon accrue en 2008, nous avons vus des situations dans lesquelles les gens dont la carrière étaient structurées sur des aspirations et de l’éducation qui devaient leur procurer un statut élevé, des emplois à hauts revenus  sortant de trajectoires technologiques, se trouver subitement au chômage, dans un  travail très  précaire, baladés d’un contrat à l’autre, couverts de charges et de dettes. Et nous ne parlons pas seulement de personnes qui ont été catapultées dans le monde du travail temporaire et de l’insécurité professionnelle. Il y a également ceux qui ont été complètement éjectés. J’ai reçu, d’un étudiant de mon programme, titulaire d’un doctorat en sciences et vie des informations, une lettre désespérée me demandant de l’aide pour trouver un emploi. Il travaillait comme ouvrier agricole, au Canada, pour soutenir sa famille. Il y a des gens qui ont complètement plongé hors du cadre de leurs attentes et je suis sûr que vous en connaissez autant que moi. Voilà pourquoi je pense que le discours sur le travail précaire est aussi important. Parce qu’il commence à fournir la langue qui peut connecter des situations aussi disparates que celle d’un travailleur de fast-food, un testeur dans une entreprise de jeux vidéo, ou un marqueur contractuel dans une université. Il n’y a pas de solution miracle et il serait obscène de minimiser les problèmes, mais je pense que c’est une ligne extrêmement importante à suivre: la question du travail salarié temporaire, précaire, et partiel.

Avons-nous le droit d’appeler l’énorme armée de programmeurs « la nouvelle classe dangereuse»?

Non, pas entièrement. Il y a une division dans la classe des programmeurs. Il y a évidemment les sections supérieures, très bien payées, les concepteurs de technologie de pointe, qui ont tendance à être fortement identifiées au Capital et si nous cherchons dans les entreprises de la Silicon Valley comme Google, Facebook, ils sont presque arrivés à faire de la haute technologie du Capital hégémonique au travers de choses comme l’économie de partage. Ils sont une classe dangereuse, dans le sens ou leur aspiration intensifie la marchandisation de la planète et de la vie quotidienne. Mais parmi eux il y a des légions entières de personnes non rémunérées, mal payées, précaires et ils sont en effet parmi les groupes qui ont le potentiel d’être une classe très dangereux, dans le sens propre du mot, très dangereux pour le Capital parce qu’ils ont les savoir-faire et sont prêts à les utiliser. Donc, oui, bien sûr, une classe dangereuse, mais dangereuse pour qui?

Quelles sont les alternatives au régime oppressif et la dystopie (contre-utopie) que les technologies en développement peuvent apporter?

Nous pouvons dire que l’alternative à la dystopie de du capitalisme de haute technologie doit être une certaine forme de communisme, qui peut imposer un communisme high-tech, mais un communisme qui peut être, à certains égards, libère les gens des mêmes dépendances technologiques. Mais ma réponse est « Va te faire foutre, Google! »

Souvent, les nouvelles technologies sont associées à un potentiel anticapitaliste (téléchargements gratuits, 3D-imprimantes, etc.). Est-ce judicieux? Jusqu’où une telle érosion technologique de base du capitalisme peut-elle aller sans action révolutionnaire consciente?

Pas très loin.


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://patlotch.com/text/index.html
Admin
Admin


Messages : 6302
Date d'inscription : 29/04/2015
Localisation : trop loin

MessageSujet: Re: 'PROGRÈS', SCIENCES, HUMAIN, SANTÉ et capital... TRANSHUMANISME et dés-humanité   Lun 7 Déc - 7:32



L'avion électrique, horizon lointain du transport aérien 07/12/2015

Plus loin, plus vite, moins polluant, les pionniers de l'aviation électrique tentent de repousser les limites d'une technologie qui prend son envol, conscients que l'application au transport aérien n'est pas encore pour demain

Citation :
Charger la batterie, pousser le bouton qui lance l'hélice sur le fuselage, la rétracter lorsque l'aéronef commence à planer puis écouter : seul le bruit de l'appareil fendant l'air accompagne le survol de la campagne slovène.

"Vous avez simplement deux boutons "haut/bas" et "pleine puissance". C'est facile", explique le pilote Nejc Faganelj aux commandes du biplace Taurus, l'un des deux modèles électriques du petit constructeur Pipistrel installé à quelques encablures de la frontière italienne.


L'avion électrique biplace Taurus dans le ciel d'Ajdovscina en Slovénie,
le 10 novembre. Photo : AFP/VNA/CVN

Plus d'un siècle après les conquérants de l'aviation moderne, Pipistrel fait partie de ces nouveaux pionniers - comme le Suisse Bertrand Piccard, pilote de l'avion solaire Solar Impulse - qui entendent révolutionner un secteur en quête de crédibilité écologique et de réduction des dépenses de carburant.

Le transport aérien mondial représente 2% du total des émissions de gaz à effet de serre et 13% des émissions liées au secteur des transports

Dans l'usine d'Ajdovscina (Ouest), des biplaces électriques sont déjà produits en série depuis 2011 et séduisent une vingtaine de clients par an, explique Ivo Boscarol, l'ancien imprimeur de 59 ans à la tête de la société.

Avant de faire de sa passion pour l'aviation légère une "success story" slovène, M. Boscarol a peaufiné durant des années ses premiers prototypes lors d'essais clandestins, car très réglementés dans la Yougoslavie socialiste. Ces vols souvent nocturnes lui ont inspiré le nom de la petite chauve-souris pipistrelle pour baptiser son entreprise.

Heure de vol "dix fois moins chère"

Après avoir été le premier à commercialiser un biplace à batterie, Pipistrel ambitionne d'être le premier à produire un aéronef électrique à quatre places. Son premier prototype associant deux appareils biplaces avait remporté en 2011 le concours "Green flight" de la prestigieuse NASA en parcourant 650 kilomètres à une vitesse de moyenne de 172 kilomètres, en deux heures.

"L'industrie automobile avec tous les moyens dont elle dispose et quasiment pas de contrainte de poids n'est pas encore capable de performances similaires", explique fièrement Ivo Boscarol qui vient d'être désigné parmi les 28 Européens qui "font bouger" l'Europe par le magazine bruxellois Politico.

Commercialisé pour des passionnés, l'avion coûte près de 110.000 euros. Au regard de cette dépense initiale, l'heure de vol revient à 70 centimes d’euros, dix fois moins qu'un biplace traditionnel, selon Pipistrel.


L'avion électrique biplace Taurus dans un hangar d'Adjdovscina en Slovénie,
le 10 novembre. Photo : AFP/VNA/CVN

Seuls six pays au monde acceptent les vols d’appareils électriques, mais Ivo Boscarol est persuadé de s'être lancé sur la bonne voie.

"Les avions électriques deviendront la norme. Cet appareil sera capable de traverser l'Atlantique, il sera capable de voler plus vite, de transporter plus de personnes".

D'abord l'hybride

Une perspective qui n'est pas pour demain. Selon Tom Enders, le patron du géant de l'aéronautique Airbus Group, il faudra encore des années avant de voir voler un avion de ligne électrique. "D'ici 20 à 30 ans, on pourra au moins faire voler des avions régionaux avec environ 60 passagers à bord au moyen d'une propulsion hybride électrique", selon lui.

L'avionneur européen Airbus explore cette voie avec son E-Fan, un concept d'avion électrique destiné aux aéroclubs comme alternative aux avions classiques, par définition plus bruyants et plus polluants.

Ce petit appareil entièrement en composite, propulsé par deux moteurs électriques dotés de batteries, est un démonstrateur qui "préfigure l'aviation plus électrique de demain", selon Airbus.

Pour l'avionneur, il s’agit développer la propulsion hybride en vue de l’adapter à des avions de plus grande taille, lorsque la technologie le permettra.

Car les obstacles technologiques sont encore nombreux, en premier lieu l'autonomie et la puissance nécessaire pour faire voler un avion.

Pour l'heure, l'E-Fan peut voler une heure et dispose d'une demi heure d'autonomie supplémentaire.

L'avion a ainsi pu traverser la Manche l'été dernier, à l’instar de Louis Blériot en 1909, un exploit pour l'aviation électrique qui en dit long sur les progrès à réaliser avant de pouvoir transporter des passagers.

"Ce n'est pas pour demain matin",
confirme Philippe Petitcolin, patron de Safran, équipementier aéronautique français. "Nous travaillons d'abord sur l'avion plus électrique", explique-t-il. L'avion avec une propulsion totalement électrique, "je pense que ce n'est pas avant 30 ou 50 ans".

AFP/VNA/CVN


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://patlotch.com/text/index.html
Admin
Admin


Messages : 6302
Date d'inscription : 29/04/2015
Localisation : trop loin

MessageSujet: Re: 'PROGRÈS', SCIENCES, HUMAIN, SANTÉ et capital... TRANSHUMANISME et dés-humanité   Lun 7 Déc - 11:38



Des Chinoises manifestent en Corée du Sud pour des interventions ratées de chirurgie esthétique Traduction publiée le 29 Octobre 2015

Pendant les vacances de la Semaine dorée qui vont de la fin septembre au début octobre, des femmes chinoises se sont déplacées à Séoul en Corée du Sud pour manifester dans la rue contre des interventions de chirurgie esthétique mal faites.

Citation :
Dans les “ratés” de cette chirurgie, on peut citer, entre autres : des mandibules tordues, des yeux ou des paupières asymétriques, des déviations des fosses nasales, des muscles faciaux sous tension. Ces femmes expliquent qu'elles ont été subtilement poussées par des médecins à se soumettre à cette chirurgie sans rien savoir de la qualité des équipements et locaux utilisés ou de la qualification des chirurgiens.

Selon les médias chinois ces femmes affirmeraient que l'hôpital les aurait enfermées dans une chambre obscure et aurait confisqué leur passeport. Enfin, elles auraient été arrêté par la police.

En Chine il est illégal de manifester pour obtenir la reconnaissance ou la compensation d'un préjudice. Mais en Corée du Sud, ces femmes ont pu le faire légalement et certaines ont fait plusieurs fois le voyage à Séoul pour défiler devant les hôpitaux.

Une industrie florissante

Depuis l'autorisation de la chirurgie esthétique en Chine en 2001, cette activité économique a connu une croissance de plus de 40 pour cent par an pendant les 15 dernières années. En 2012 , les Chinois ont dépensé 300 millions de yuans (environ 47,2 millions de dollars) en chirurgie plastique. Le secteur emploierait plus de 20 millions de personnes. Mais au moins 70% des gestes de chirurgie esthétique sont pratiqués dans les instituts de beauté sans la moindre autorisation

Entre 2009 et 2010, plus de 3,4 millions d'interventions de chirurgie esthétique ont été faites en Chine et l'on relèverait actuellement 20 000 plaintes.

En 2018 le marché de la chirurgie plastique vaudra dans les 850 millions de yuans (environ 137 millions de dollars), la nouvelle génération étant plus ouverte à l'idée de la chirurgie esthétique et tout à fait disposée à partager en ligne les résultats des opérations.

De plus en plus de Chinois aisés choisissent d'aller en Corée du Sud, pays reconnu comme la meilleure destination asiatique pour la chirurgie esthétique du fait de la qualité des équipes médicales. En 2014, 56 000 femmes chinoises sont allées dans ce pays pour, au moins, une petite intervention.

”Le visage est un héritage des parents”

Néanmoins, tous les patients ne sont pas satisfaits des résultats de l'intervention esthétique. On peut voir de graves ratages si le médecin n'a pas la compétence requise. Quand l'annonce de ces manifestations est arrivé en Chine, ce thème est devenu très suivi dans la section ‘Huati’ du réseau social très populaire Weibo (voir post Des victimes de chirurgie plastique ratées manifestent à Séoul). Pourtant, les commentaires vont surtout dans le sens de la critique de cette chirurgie à la demande et aussi des réactions de ces femmes. Le sens et la signification des manifestations publiques ne s'est pas vulgarisé en Chine aussi vite que l'industrie de la chirurgie esthétique. Beaucoup d'internautes sont accrochés à l'idée que notre corps est avant tout un cadeau de nos parents:

Citation :
Est-ce que ta mère a su que tu t'étais fait refaire le visage? Tu n'as pas peur de leur faire de la peine? Pourquoi vas-tu manifester?


Citation :
Pourquoi ces manifestations? Elles ont dépensé leur argent dans un lifting du visage que personne ne les a obligées à faire! La chirurgie plastique est à haut risque, elles devraient être prête à assumer ce risque!


Le visage d'une personne est un cadeau des parents et de Dieu. Pourquoi serait-il nécessaire de le changer ?

Citation :
Pourquoi as-tu fait confiance à ces annonces? Pourquoi n'as-tu pas confiance en tes parents, c'est tellement triste ! Pourquoi les gens de ce pays sont-ils devenus aussi vaniteux ?


le gouvernement devrait intervenir !

Par ailleurs, d'autres utilisateurs plus compréhensifs suggèrent que les autorités interviennent dans cette querelle.

Citation :
Il y a des internautes qui sont très cruels. Tout le monde a envie d'être beau, qu'ils s'occupent de leurs affaires et gardent pour eux leurs commentaires. Je ne vois pas pourquoi on devrait sortir des histoires du genre : ” la chair, les cheveux, la peau viennent des parents…..” Le plus important aujourd'hui est d'inciter les autorités chinoise à résoudre ce litige avec leurs homologues sud-coréens.


Citation :
Si les établissements n'avaient pas d'autorisation d'opérer, les manifestantes doivent demander une compensation du préjudice. Tout le monde souhaite être beau, ceux qui en profitent et font des dégats doivent être punis.


Photo de Oiwan Lam Ecrit par Oiwan Lam

Photo de Laura Amoeiro San Miguel

Traduit (es) par Laura Amoeiro San Miguel Traduit par Henri Dumoulin


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://patlotch.com/text/index.html
Invité
Invité



MessageSujet: Re: 'PROGRÈS', SCIENCES, HUMAIN, SANTÉ et capital... TRANSHUMANISME et dés-humanité   Mar 8 Déc - 13:24

La Croix :

« Pour les transhumanistes, les technologies vont sauver l’humanité »

VERS UN POST-HUMAIN ? (1/4) - Certains voient dans les progrès de la science la possibilité de transformer l’homme, en transcendant ses limites biologiques. Le cahier Sciences & Éthique propose durant quatre semaines d’explorer ce mouvement

ENTRETIEN avec Jean-Michel Besnier, professeur de philosophie à l’université Paris Sorbonne (1)

Citation :
La Croix  :  Qu’appelle-t‑on, précisément, le « transhumanisme » ?

Jean-Michel Besnier : Il s’agit d’un mouvement visant à améliorer l’homme, à « l’augmenter », grâce à la puissance des sciences et des techniques. Les transhumanistes ont ainsi l’ambition de transcender les limites biologiques de l’être humain, d’en finir avec la maladie, la souffrance, le hasard de la naissance – qui fait courir des risques ! –, mais aussi le vieillissement et la mort.

En disant cela, on n’est pas dans le pur fantasme puisque des équipes de recherches travaillent aujourd’hui dans ce sens, avec des financements considérables. Je pense par exemple au projet Calico (qui vise à repousser les limites de l’espérance de vie, NDLR), soutenu par Google. La conviction des transhumanistes est que les technologies vont sauver l’humanité, les plus radicaux souhaitant même l’émergence d’une espèce nouvelle.

Qui sont aujourd’hui ces techno-prophètes ?

J.-M. B. : Ils appartiennent à des courants variés, sans véritable cohésion ni doctrine commune, du plus soft au plus extrême. Chez les plus sages, si je puis dire, on peut citer l’Association transhumaniste mondiale fondée en 1998 par un Suédois, Nick Bostrom, devenue Humanity +. Ou, dans son sillage, l’Association française transhumaniste Technoprog de Marc Roux.

Leur ambition est d’accroître les capacités de l’homme, mais pour mieux servir sa cause et répondre à ses aspirations élémentaires comme, par exemple, allonger le plus possible la vie en bonne santé. D’autres mouvements sont beaucoup plus radicaux : je pense par exemple aux Extropiens de Max More, qui font le pari de pouvoir inverser l’entropie, le deuxième principe de la thermodynamique, qui conduit l’univers à sa dégradation. Et de faire éclore une espèce débarrassée des atteintes du temps…

L’émergence d’une nouvelle espèce est aussi au cœur des projections de l’Université de la singularité, aux États-Unis, et de son mentor Ray Kurzweil, qui promettent, d’ici à 2045, l’avènement d’une intelligence artificielle surpassant très largement la nôtre. On peut se gausser de ce genre de prédictions mais je rappelle tout de même que Ray Kurzweil a été conseiller spécial d’Obama…

Comment expliquer que ces courants trouvent un écho important dans nos sociétés ?


J.-M. B. : J’y vois deux raisons principales. La première, c’est que leurs credo sont en phase avec ceux des pouvoirs économiques et politiques. Selon ces derniers, la prospérité économique passe par l’innovation technologique, qu’il faut encourager au maximum.

C’est pourquoi l’Union européenne a récemment lancé le programme de recherche et d’innovation « Horizon 2020 » (doté de 79 milliards d’euros, NDLR). Citons aussi, bien sûr, le rapport NBIC qui, dès 2002, faisait le point de l’état d’avancement des quatre technologies les plus prometteuses, les nanotechnologies, les biotechnologies, l’informatique et les sciences cognitives. La seconde raison – c’est du moins mon hypothèse – est d’ordre spirituel. Après les barbaries du XXe  siècle, l’homme ne s’aime plus.

L’humanité semble traverser une profonde dépression marquée par cette mésestime de soi, dans laquelle l’attachement aux machines trouve sa source. Pour le dire autrement : puisque l’homme est si faillible, puisque sa volonté conduit au pire, pourquoi ne pas s’en remettre aux machines et travailler à l’émergence d’une nouvelle humanité ? À travers ces courants, l’homme paraît jouer son va-tout.


Faut-il avoir peur du mouvement transhumaniste ?


J.-M. B. : Du mouvement lui-même, non. En revanche, on peut s’inquiéter de l’accélération extraordinaire du progrès technique et du pouvoir de machines que les transhumanistes adulent. De fait, les machines sont de plus en plus autonomes, elles prennent des initiatives, nous imposent des formats et l’on peut craindre une forme de dépossession.

Il n’est pas anodin que trois personnalités de renom, entre autres, se soient récemment inquiétées des menaces que l’intelligence artificielle fait peser sur l’espèce humaine : il s’agit du physicien Stephen Hawking, du fondateur de Microsoft, Bill Gates, et de l’ingénieur Elon Musk.

On parle de gens qui ont fait de l’intelligence artificielle le centre de leur vie et de leurs travaux et qui, aujourd’hui, alertent eux-mêmes sur les dangers courus.

Si l’on vous suit, les transhumanistes, eux, ne voient pas de problème   dans cette dépossession ?

J.-M. B. : Non, mais leur fascination repose, à mon sens, sur une vision très naïve de l’épanouissement humain. Prenons la question de l’immortalité. Les transhumanistes espèrent à terme « tuer la mort ». Des recherches sont actuellement menées pour comprendre et enrayer les processus de vieillissement des cellules.

Peut-être parviendra-t-on à repousser extrêmement loin la longévité humaine, voire à rendre l’homme immortel. Certains, dans leurs hypothèses les plus folles, imaginent même pouvoir un jour télécharger la conscience ! Reste que, en elle-même, cette quête pose question.

Les Grecs nous ont appris que la mort est le privilège de l’homme (les Dieux sont immortels et les animaux aussi, puisque l’animalité ne se réfère qu’à l’espèce qui perdure). Et de fait, tout ce que l’homme fait de grandiose tient toujours à cet affairement avec la mort, l’art, la culture, le langage… À l’inverse, les technologies lissent, simplifient et nous détournent du symbolique.

Oui, et de l’altérité aussi…

J.-M. B. : Effectivement. Car éliminer les failles de l’homme, le rendre « parfait », c’est aussi en faire un être solitaire, qui se suffit à lui-même. Comme le disait l’écrivain Georges Bataille, nous ne communiquons jamais que par nos blessures… Il faut être blessé, ouvert, pour aller vers l’autre.

À cet égard, il est intéressant de se tourner vers l’imaginaire proposé par la science-fiction. L’être humain dépeint dans deux ou trois mille ans est un être solitaire qui, certes, évolue dans une foule bigarrée mais tout en restant profondément seul. De même, il est intéressant de lire Michel Houellebecq, avec ses anti-héros habités par un ennui mortifère, zombifiés par les technologies, notamment dans son livre La Possibilité d’une île.

Peut-on résister à la tentation transhumaniste ?

J.-M. B. : Certains mouvements nous montrent la voie – je pense au réseau québécois pour la simplicité volontaire –, qui savent mêler une certaine sobriété à l’utilisation des technologies à des fins de convivialité. Bien sûr, ce n’est pas simple de renoncer aux promesses de la science…

D’autant que les innovations répondent à une puissante logique de marché et que nous nous accoutumons très vite aux nouvelles technologies, qui créent une dépendance. Pour autant, j’en suis convaincu, la fuite en avant technologique n’est pas une fatalité, d’autres chemins existent.

On peut très bien imaginer, par exemple, que la société civile ait son mot à dire dans le choix des programmes de recherche – comme cela a pu être le cas à l’Inra, l’Institut national de la recherche agronomique. En outre, je suis frappé des progrès de la réflexion éthique dans nos sociétés. Il suffit d’assister à une conférence citoyenne sur ces sujets pour constater l’intérêt et la clairvoyance des gens… Tout l’enjeu, au final, est de s’attacher à réconcilier l’humanité avec elle-même.



[le meilleur des mondes pour la conclusion]

► LE TRANSHUMANISME VU PAR SES PROMOTEURS

Dans  Principes extropiens 3.0,  rédigés   en 2003, le Britannique Max More, fondateur de l’extropianisme, écrit : «Les transhumanistes étendent l’humanisme en mettant en question les limites humaines par les moyens de la science et de la technologie, combinés avec la pensée critique et créative. Nous mettons en question le caractère inévitable du vieillissement et de la mort, nous cherchons à améliorer progressivement nos capacités intellectuelles et physiques, et à nous développer émotionnellement. (…) Nous n’acceptons pas les aspects indésirables de la condition humaine. (…) Nous défendons l’utilisation de la science et de la technologie pour éradiquer les contraintes pesant sur la durée de vie, l’intelligence,  la vitalité personnelle et la liberté.​»


Zoltan Istvan, candidat du Parti transhumaniste à l’élection présidentielle américaine de 2016, présente ainsi son programme pour La Croix : «Il vise à repousser les limites biologiques de l’homme grâce à la science. Il ne s’agit pas de vivre une vie éternelle, mais 500 ou 1 000 ans. Chacun pourra décider s’il veut mourir, comment et quand. Comme nous allons fusionner avec des machines, il sera possible de les programmer pour éviter une éventuelle dépression liée à ces nouvelles vies. (…) Je pense que la technologie rend le monde plus démocratique. On l’a vu à travers les réseaux sociaux. Elle nous permet, dans des proportions jamais atteintes, de nous connecter les uns aux autres, prévenant ainsi la criminalité comme l’autoritarisme. À l’instar d’Internet, le transhumanisme va concourir à la création de nombreux emplois, être à l’origine de nouvelles possibilités économiques, et créer de nombreux milliardaires.»

Sur son site Internet, l’Association française transhumaniste Technoprog se présente ainsi : «L’association (…) interpelle la société sur les questionnements relatifs aux mutations actuelles de la condition biologique et sociale de l’humain. Son objectif est d’améliorer cette condition, notamment en allongeant radicalement la durée de vie en bonne santé. Elle cherche à promouvoir les technologies qui permettent ces transformations tout en prônant une préservation des équilibres environnementaux, une attention aux risques sanitaires, le tout dans un souci de justice sociale.»​


Note : Il y a sur le site de la Croix un tableau comportant des info-bulles que je n'ai pas pu recopier. Ce tableau détaille les différentes organisations transhumanites et leurs bailleurs
Revenir en haut Aller en bas
Admin
Admin


Messages : 6302
Date d'inscription : 29/04/2015
Localisation : trop loin

MessageSujet: Re: 'PROGRÈS', SCIENCES, HUMAIN, SANTÉ et capital... TRANSHUMANISME et dés-humanité   Ven 11 Déc - 9:16


chaud devant !



Un « soleil artificiel » pour créer de l'énergie atomique Radio-Canada avec Agence France-Presse 10 décembre 2015


Le soleil observé par la NASALe soleil observé par la NASA. NASA/SDO

Des scientifiques allemands ont annoncé jeudi avoir enfin mis au point un dispositif de fusion nucléaire capable de recréer une énergie propre.

Citation :
Le réacteur, baptisé « stellarator », est surnommé par certains « soleil artificiel ». Fruit de neuf ans de recherche des physiciens de l'Institut Max Planck de physique des plasmas (IPP), son financement a coûté jusqu'ici un milliard d'euros (1,5 milliard de dollars canadiens).

Le projet de l'IPP visait à développer une nouvelle source d'énergie propre en fusionnant des noyaux d'atomes nucléaires, un processus qui se produit naturellement dans le cœur du soleil et de certaines étoiles.

Contrairement aux centrales nucléaires, qui produisent l'énergie via la scission ou la fission, ici, on cherche à rassembler les noyaux d'atomes.

100 millions de degrés

Plus précisément, le procédé implique de soumettre les atomes d'hydrogène à des températures grimpant jusqu'à 100 millions de degrés, forçant leurs noyaux à fusionner et créant ainsi de l'énergie.

Pour cela, une gigantesque machine, baptisée Wendelstein 7-X, s'occupe de générer une température extrême, provoquant la création d'un plasma qu'il faut ensuite confiner assez longtemps pour favoriser la fusion des noyaux atomiques.

Les physiciens de l'IPP ont testé jeudi leur machine avec des atomes d'hélium.

« Nous sommes très satisfaits », a déclaré Hans-Stephan Bosch, qui travaille dans le département responsable du réacteur. « Tout s'est passé comme prévu », a-t-il précisé.

Le plasma d'hélium formé par la machine a atteint 16 mètres de large et une température de près d'un million de degrés. Il s'est maintenu un dixième de seconde.

Le Saint-Graal énergétique

La prochaine étape consiste pour les chercheurs à prolonger la durée du plasma et à trouver la meilleure façon de le produire. Ensuite, ils testeront leur machine avec de l'hydrogène, en janvier.

L'énergie créée par la fusion atomique est supposée illimitée, et ne présente pas les risques liés à l'énergie nucléaire, notamment concernant les déchets radioactifs.

L'IPP n'est pas la seule institution à s'y être intéressée : plusieurs pays possèdent des programmes semblables pour le développement d'une telle énergie propre, considérée comme le Saint-Graal du domaine.

Le projet international de réacteur expérimental (ITER) en France a par ailleurs développé une machine permettant la fusion nucléaire, mais, faute de moyens et en raison de quelques problèmes techniques, celle-ci n'a jamais été testée.

De plus petits réacteurs expérimentaux sont aussi développés dans une moindre mesure aux États-Unis.


une usine à gaz ?

à en croire cette photo, oui



Le dispositif de type "stellarator", surnommé "soleil artificiel",
mis au point par l'Institut Max Planck de physique des plasmas à Greifswald,
dans le nord-est de l'Allemagne, le 18 septembre 2015 (AFP/STEFAN SAUER)



mais puisqu'on voue le dit...

Fusion nucléaire : cette machine pourrait sauver la planète lundi 7 décembre 2015


Prototype de l'entreprise General Fusion.Prototype de l'entreprise General Fusion
Photo : General Fusion

De l'énergie verte... et illimitée! Voici le rêve fou de scientifiques qui veulent lutter contre le réchauffement du climat grâce à une technologie révolutionnaire : la fusion nucléaire. Au cœur de cette aventure, un Québécois qui ne souhaite rien de moins que sauver la planète.

Un texte de Gaétan Pouliot

Citation :
Après 10 ans à fabriquer des imprimantes pour une entreprise de la région de Vancouver, Michel Laberge s'ennuie. Ce physicien spécialisé dans les lasers a de plus grandes ambitions. « Je savais que la fusion était une bonne solution pour nos problèmes d'énergies. J'ai donc décidé d'en faire moi-même! », explique au bout du fil ce Québécois installé en Colombie-Britannique depuis de nombreuses années.

« C'était un petit peu fou, parce que la fusion est un problème difficile. » Michel Laberge, fondateur de General Fusion

M. Laberge décide alors de démissionner pour consacrer son temps à la fabrication d'un réacteur à fusion nucléaire... dans un vieux garage qu'il loue près de chez lui.

La fusion, c'est quoi?

La fusion nucléaire est un processus où l'on force l'unification de deux noyaux atomiques, ce qui crée de l'énergie. Ce processus existe déjà dans le Soleil et dans les autres étoiles. Les scientifiques tentent maintenant de reproduire cette réaction sur la Terre. À l'inverse, nos centrales nucléaires produisent de l'énergie grâce à la fission, c'est-à-dire la division en plusieurs parties d'un noyau d'uranium ou de plutonium.

Après quelques années, les efforts du scientifique donnent des résultats, de petits résultats. Assez pour convaincre un ancien collègue à se joindre à lui, bénévolement. Les deux hommes réussissent alors un tour de force : convaincre des investisseurs de financer leur aventure. C'est la naissance de General Fusion, une compagnie vouée à la recherche sur la fusion nucléaire.

Aujourd'hui, l'entreprise emploie 65 personnes.

150 millions de degrés Celsius

Michel Laberge a réussi à attirer des investisseurs, mais il est encore loin d'avoir fusionné efficacement des noyaux atomiques. « On a beaucoup de problèmes », avoue-t-il.

Pour fusionner deux noyaux atomiques, il faut accélérer des particules sous forme gazeuse en augmentant leur température. Le chercheur, formé à l'Université de la Colombie-Britannique et à l'Université Laval, explique : « Il faut que le gaz soit chauffé à 150 millions de degrés Celsius. C'est très chaud! »

À cette température, les particules s'accélèrent et se transforment en plasma. C'est à ce moment qu'elles peuvent entrer en collision. Mais il faut forcer la fusion, car les noyaux atomiques refusent de se rapprocher, comme les pôles identiques de deux aimants.

Autre problème : réchauffer le gaz demande de l'énergie, beaucoup d'énergie. Et pour que la fusion soit efficace, elle doit pouvoir dégager plus d'énergie que ce qui est nécessaire pour la produire.

Personne n'a encore réussi cet exploit.

vidéo dans l'original
Écoutez Michel Laberge parler de fusion à Vancouver en 2014 (en anglais avec sous-titres en français)

Carburant illimité

Malgré les embûches, le physicien croit que, dans 100 ans, la fusion sera une énergie incontournable. « Nous sommes très près de la fusion. Nous y sommes presque. » Lui-même espère être capable de générer de l'électricité dans 10 ans.

Michel Laberge imagine que des bateaux et des avions pourront un jour fonctionner grâce à la fusion nucléaire. Les avantages seraient nombreux. Le carburant nécessaire à la fusion - le deutérium et le lithium - est presque infini : on le retrouve dans les océans.

« Si la planète au complet fonctionnait avec la fusion, on aurait quelques milliards d'années de carburant dans l'océan. » Michel Laberge, fondateur de General Fusion

En bref, cela marquerait la fin des énergies fossiles. L'antidote parfait aux changements climatiques.

Le processus menant à la fusion crée aussi très peu de déchets radioactifs, contrairement à la fission nucléaire, la technologie actuelle. Le déchet principal de la fusion est l'hélium. « L'hélium, c'est ce que tu mets dans tes ballons de fête, dit en riant M. Laberge. C'est sécuritaire, ce n'est pas radioactif. »

De plus, les accidents nucléaires comme ceux de Tchernobyl et de Fukushima sont physiquement impossibles avec la fusion.

David contre Goliath


Construction du réacteur thermonucléaire expérimental international, en France
Photo : GI/Anne-Christine Poujoulat

Michel Laberge et son équipe ne sont pas les seuls à tenter de générer de l'énergie grâce à la fusion. La petite PME de Burnaby en Colombie-Britannique fait face au Goliath ITER : le plus grand réacteur à fusion nucléaire du monde, actuellement en construction dans le sud de la France.

Ce réacteur expérimental devrait être achevé en 2020, après quelques années de retard et une explosion des coûts qui ont grimpé à quelque 20 milliards de dollars. Un regroupement de 35 pays financent ce projet.

ITER utilise une technologie que l'on appelle tokamak, un immense anneau dans lequel on confine le plasma grâce à un champ magnétique.

Mais cette technologie n'impressionne pas Michel Laberge. « C'est une machine infernale, très compliquée, très chère. Il y a beaucoup de monde, dont moi, qui pense que ça va coûter trop cher », explique le chercheur, qui croit tout de même que le projet sera un succès et une avancée pour la science.

L'objectif de General Fusion est plutôt de faire de l'électricité à moindre coût. Car, en fin de compte, l'idée est de vendre l'énergie produite par la fusion.

« Moi, je suis cheap, j'aime ça faire des machines bon marché. » Michel Laberge, fondateur de General Fusion

« La machine que l'on veut fabriquer est beaucoup plus simple. La technologie est moins compliquée, les morceaux sont moins chers. Donc, on pense qu'on peut faire de l'énergie à un prix acceptable », poursuit le chercheur, qui utilise des lasers pour forcer la fusion.

D'autres petites entreprises sont aussi dans la course pour développer cette énergie du futur. Mais les résultats se font attendre.

Michel Laberge en 3 dates
Citation :
1961 : Naissance à Montréal
1990 : Doctorat en physique à l'Université de la Colombie-Britannique
2002 : Création de l'entreprise General Fusion


Ça va chauffer

Peu importe quels seront les résultats de la conférence de Paris, Michel Laberge est certain que les jours des énergies fossiles sont comptés.

Les politiciens peuvent accélérer le virage vers les énergies vertes, « mais qu'ils décident quelque chose ou non, ça ne changera pas beaucoup la vitesse à laquelle on passera des énergies fossiles aux énergies propres, » pense-t-il.

« Je suis un grand croyant dans la technologie. On va réparer nos problèmes avec la technologie. Mais ça prend du temps. » Michel Laberge, fondateur de General Fusion

La question est plutôt « quand » la fusion sera prête. « Changer l'infrastructure énergétique de la planète, c'est long », dit M. Laberge, tout en restant optimiste. « On va trouver la solution. La planète va probablement chauffer un peu. On va souffrir un peu, mais je ne pense pas que ça va détruire la civilisation. On va s'en tirer. »



Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://patlotch.com/text/index.html
Admin
Admin


Messages : 6302
Date d'inscription : 29/04/2015
Localisation : trop loin

MessageSujet: Re: 'PROGRÈS', SCIENCES, HUMAIN, SANTÉ et capital... TRANSHUMANISME et dés-humanité   Lun 1 Fév - 13:16



Des scientifiques britanniques autorisés à manipuler des embryons humains AFP 1 février 2016

La modification génétique d’embryons à des fins de traitement est interdite au Royaume-Uni, mais elle est autorisée dans la recherche depuis 2009


Citation :
Des scientifiques ont été autorisés à manipuler, pour la première fois au Royaume-Uni, des embryons humains à des fins de recherche, a annoncé lundi l’autorité britannique de la fertilisation humaine et de l’embryologie, la HFEA. Cette autorisation concerne l’utilisation de la méthode Crispr-Cas9, qui permet de cibler les gènes défaillants dans l’ADN afin de les neutraliser plus précisément. Il s’agit d’une des toutes premières autorisations de manipulation d’embryons humains.

«Nous avons approuvé la demande du docteur Kathy Niakan de l’Institut Francis Crick (de Londres) d’ajouter la possibilité de manipuler des embryons (humains) à son autorisation de recherche», a annoncé la HFEA. La demande avait été déposée au mois de septembre afin d’étudier les gènes en jeu lors du développement des cellules qui vont ensuite former le placenta, pour essayer de déterminer pourquoi certaines femmes font des fausses couches.

La modification génétique d’embryons à des fins de traitement est interdite au Royaume-Uni. Elle est en revanche autorisée depuis 2009 dans la recherche, à condition entre autres que les embryons soient détruits au bout de deux semaines maximum. Mais c’est la première fois qu’une telle demande a été formulée, avait précisé en septembre la HFEA, qui a confirmé lundi qu’il serait interdit d’utiliser les embryons pour les transplanter sur des femmes.

En avril dernier, des chercheurs chinois avaient annoncé être parvenus à modifier un gène défectueux de plusieurs embryons, responsable d’une maladie du sang potentiellement mortelle. Une première qui avait soulevé des inquiétudes et des questions éthiques. Les scientifiques chinois avaient eux-mêmes indiqué avoir «eu de grandes difficultés» et affirmé que leurs travaux «montraient la nécessité urgente d’améliorer cette technique pour des applications médicales».

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://patlotch.com/text/index.html
Invité
Invité



MessageSujet: Re: 'PROGRÈS', SCIENCES, HUMAIN, SANTÉ et capital... TRANSHUMANISME et dés-humanité   Lun 9 Mai - 15:35


Voici quelques notes à l’occasion de la discussion "Sociobiologie : quand la science justifie la domination sociale", qui a eu lieu à la bibliothèque anarchiste La Discordia le mercredi 28 octobre 2015. Vu l’intérêt que le sujet a suscité, on les partage ici par écrit.

Citation :
Précisons tout de suite que nous ne sommes pas des experts en la matière et que les questions d’ordre technique ne seront pas traitées par nous. Tout simplement parce que ça ne nous intéresse pas ; notre intention est de nous libérer des entraves de ce monde de merde, y compris de celles qui nous sont imposées par la science. Dans ce cadre nous voulions proposer de discuter de la sociobiologie, qu’on pourrait décrire comme une manière d’expliquer nos rapports sociaux, nos émotions et nos comportements par des facteurs biologiques. Les discours défendus par les idéologues de ce discours scientifique – des chercheurs aux journalistes, des corporations aux politiques – portent souvent sur un gène particulier ou sur le fonctionnement de certaines zones du cerveau (neurosciences) ou de certaines hormones qui sont supposées identifier une cause matérielle précise comme étant à l’origine de phénomènes qui les dépassent grandement. On cherchera ainsi, par exemple, le gène du délinquant, l’hormone de la fidélité, ou les phéromones de l’instinct maternel, et une fois qu’on aura « identifié » cette cause on proposera d’y palier, puisqu’elles posent problème, par des moyens eux aussi biologiques, par exemple par des produits proposés par des labos qui financent ces mêmes recherches.

Un texte nommé « L’obscurantisme triomphant des neurosciences » donne un bon exemple de ce type de discours scientifique. Il porte sur une conférence donnée à Genève dans le cadre de La Semaine du cerveau par Larry J. Young, en 2014, sur le thème de l’amour et de la fidélité. Des souris et des campagnols soumis aux effets de certaines hormones sont répartis ensuite entre fidèles ou volages selon la nature des produits employés et servent d’exemples au conférencier pour parler des mêmes comportements chez les humains. Ainsi la cause identifiée de l’adultère se réduira à une surproduction ou un déficit d’une certaine hormone, et Young proposera des produits commerciaux tels que le spray nasal chargé d’ocytocine pour y palier, garantissant les mêmes effets que la morale conjugale, mais sans la contrainte qui y est associée. Déjà, précisons que, pour nous, les normes sociales humaines dont celles portant sur le désir, la fidélité, l’amour ou la sexualité, c’est-à-dire les vraies causes des problèmes, ne peuvent se voire opposer de critique valable si on ne tente pas de les comprendre dans leur contexte trivial, celui des individus appartenant à l’espèce humaine et de leurs spécificités (historiques, culturelles). Et non pas par les rapprochements possibles chez les différents animaux entre la production d’une certaine hormone et de certains comportements qui y sont associés, tout simplement parce qu’elles n’ont pas les mêmes incidences, ni les mêmes significations chez les différentes espèces.

Ce faisant, la sociobiologie sert à donner des réponses à toute une masse de gens crédules attendant ce qu’ont à dire les « experts » du comportement pour prendre leurs décisions et régler leurs problèmes émotionnels ou affectifs au moyen de thérapies et d’ordonnances, exactement comme des croyants attendant les sermons des prêtres, dont la compréhension du divin permet de mieux connaître les spécificités de l’âme humaine. On utilisera pour cela de mêmes images de conte de fée ; une fois que tout le monde vivra dans le fabuleux royaume de l’état psychique parfait, on pourra trouver princes ou princesses tout aussi émotionnellement régulés, avec lesquels croître et multiplier.
 En plus de son rôle d’autorité morale, rappelons que la sociobiologie fournit également les armes nécessaires au contrôle social moderne. On peut prendre comme exemple, certes un peu facile car cela se fait souvent plus subtilement, l’idée du gène du délinquant ou des signes biologiques (comme la production de testostérone) qui permettraient d’opérer une sélection et un contrôle le plus tôt possible de potentiels fauteurs de troubles. Au sujet de telles prédispositions, on peut songer au ridicule de la phrénologie au XIXe siècle qui tâchait d’identifier les types particuliers de criminels selon la forme de leurs crânes, et ignorait tout simplement les conditions d’existence des personnes et leur histoire personnelle. Pour résumer, l’arme principale de la science est comme toujours l’exploitation de l’ignorance et si on veut prouver que tel gène est à l’origine de comportements agressifs, il suffira pour les comités d’experts, ou les politiques, d’aller trouver le bon article, montrant le résultat qui les intéresse sur des rats ou des humains de laboratoire et d’étendre cette « étude » à une explication universelle et par conséquent incritiquable de comportements jugés déviants.

Rappelons-nous qu’à vouloir toujours identifier une racine du mal (l’âme mauvaise, l’humeur bilieuse, l’excès de telles hormones, le gène du délinquant) on retombe facilement sur un moralisme quasiment religieux servant à justifier la résignation : « Je voulais me révolter mais on me dit que le problème c’est moi, mon comportement, mon mauvais gène et non la société qui fonctionne parfaitement » ou, au contraire, mon manque d’emprise sur moi-même : « J’ai un problème indépassable, je suis violent, je ne peux rien y faire, hormis prendre un traitement ». L’eugénisme qui opère un départage des individus selon la « qualité » de leur matériel génétique n’est que la continuation de cet esprit de correction des corps par des moyens extérieurs. Afin d’éviter les problèmes possibles liés aux « mauvais gènes », qu’ils agissent sur la santé, le caractère ou les capacités des personnes, autant les sélectionner avant afin d’éviter tout problème, ce qui repousse encore toutes les excuses et possibilités d’une vie meilleure à un avenir hypothétique : « Attendons encore quelques décennies que les recherches avancent et il n’y aura plus que des humains sains, proches de la perfection. »

La sociobiologie, en particulier lorsqu’elle s’appuie sur la génétique, peut toujours être utilisée pour appuyer n’importe quel discours en recherche de vérité comme les différentes formes de racisme ou de racialisme. (Rappelons que Watson qui a proposé le modèle de la molécule d’ADN en double-hélice avec Crick l’avait fait afin de déterminer la supériorité de la race blanche.) Ou bien elle peut servir aussi des visions bien arrêtées sur les genres, comme celle des néo-évolutionistes pour lesquelles les divergences entre hommes et femmes dépendent d’une mythologie anthropologique d’hommes chasseurs et de femmes au foyer. Ce qu’on peut y voir en résumé, c’est qu’il est facile de calquer des modèles complètement construits, vite observés et ne comportant rien d’autre qu’une vieille morale de comptoir sur l’ensemble de la vie humaine lorsqu’on se réclame de vérités scientifiques et de prendre les effets que nos corps subissent confrontés à cette société de merde comme étant la cause des problèmes. Aussi, en guise de questionnement, et pour laisser la parole à qui veut la prendre, la question serait : comment s’en prendre au monde scientifique concrètement mais sans se présenter soi-même comme un porteur de vérité ?

Lire également :
>>> Note de lecture : Le sexe, l'Homme et l'évolution (P. Picq - P. Brenot)
>>>  Quand la psychiatrie fabrique des individus performants et dociles : un enjeu économique



Revenir en haut Aller en bas
Admin
Admin


Messages : 6302
Date d'inscription : 29/04/2015
Localisation : trop loin

MessageSujet: Re: 'PROGRÈS', SCIENCES, HUMAIN, SANTÉ et capital... TRANSHUMANISME et dés-humanité   Dim 26 Juin - 6:02


Va-t-on insidieusement vers la création artificielle d’un humain ? George Church, dont on connaît les coups médiatiques récurrents – annonçant la résurrection des mammouths par exemple - a publié ce 2 juin 2016 un article (cosignés par 24 autres chercheurs américains) dans la revue Science annonçant la mobilisation pour synthétiser in extenso, les 6 milliards de nucléotides du génome humain. Le projet va être porté par une organisation non commerciale, le Centre d’excellence pour l’ingénierie biologique, qui va lever 100 millions cette année auprès de sources tant privées que publiques. Il faut donc convaincre que cela peut servir à quelque chose… Mais à quoi donc ?


Citation :
Dans son livre publié en 2012 intitulé « Regenesis : How Synthetic Biology Will Reinvent Nature and Ourselves » (Comment la biologie de synthèse va réinventer la nature et nous-mêmes), le biologiste George Church décrit le point d’aboutissement de l’ingénierie génétique comme la production d’humains aux génomes fabriqués sur mesure et devenus résistants à tous les virus notamment le sida ou l’herpès…


Le rêve est attrayant et anime le Genome-Project Write, qui arrive vingt cinq ans après la mobilisation internationale pour le séquençage du génome humain. Après la lecture, passons à l’écriture donc !

Après deux réunions confidentielles qui se sont tenues à New York (au Langone Medical Center) le 31 Octobre 2015 puis à Harvard le 10 mai dernier, les 25 chercheurs-promoteurs cosignent un article intitulé Le projet d’écriture du génome dans la revue Science du 2 juin 2016. Parmi eux, Rob Carlson qui a inventé la courbe de « simplification des outils de la biologie de synthèse » qui, à la manière de la loi de Moore, prévoit une décroissance exponentielle des coûts. Le prospectiviste Andrew Hessel, membre du groupe de recherche Bio/Nano d’Autodesk, figure aussi parmi les signataires, ainsi que Jef Boeke qui dirige l’Institut des systèmes génétiques au Langone Medical Center à New York et qui pilote le projet de synthèse du génome de levure (200 fois plus petit que le génome humain) qui devrait être achevé en 2017.



Réactions mitigées

Assurant que trop peu de personnes s’intéressent à la biologie de synthèse et à son incroyable potentiel, Hessel appelle à une forme de réveil, que le défi d’« écrire » un génome humain de synthèse pourrait déclencher. Un défi technique, disait-il, dont l’objectif serait de montrer que ce génome peut être fonctionnel si on l’injecte dans une cellule de culture. « Ce que je ne veux certainement pas proposer, c’est de faire pousser un bébé à partir d’un génome de synthèse. Avant de pouvoir voler, nous devons savoir marcher », disait-il.

Ce plan (HGP-ecriture) pour synthétiser le génome humain suscite des réactions mitigées. Certains reconnaissent que l’on peut apprendre beaucoup car, pour l’instant, seuls de petits génomes et des portions bactériennes ont été faites à partir de zéro. Mais d'autres chercheurs regardent cette initiative comme une centralisation inutile du travail qui est déjà en place dans les entreprises travaillant pour abaisser le prix de la synthèse des chaînes d'ADN. De plus, certains des promoteurs de l’écriture du génome humain ont des intérêts financiers notamment chez Gen9 à Cambridge (Massachusetts).



Il est certain que des enjeux importants concernent la propriété intellectuelle des résultats. Boeke indique qu’il préférerait qu'il n'y ait pas de restrictions de propriété intellectuelle sur les produits de HGP-écriture, comme dans le cas de son projet sur le génome synthétique de la levure synthétique. "Nous ne cherchons pas à faire une armée de clones ou à commencer une nouvelle ère de l'eugénisme,a indiqué le chercheur. "

« Le projet pourrait encourager un large accès de la propriété intellectuelle par l'intermédiaire de la mise en commun des brevets, prétendent les auteurs. La réduction des coûts est possible, comme le montre le programme de subvention de 1000 $ par ainsi que le partage d'outils CRISPR entre plus de 80 laboratoires à travers addgene.org ».


Pour les auteurs qui insistent d’emblée sur la volonté de s’inscrire dans une démarche « d’innovation responsable », le projet peut répondre à un certain nombre de défis pour la santé humaine. On pense à la thérapie génique avec des lignées cellulaires thérapeutiques ou résistantes aux cancers ou la création d'organes humains transplantables.

La justification du projet reste peu claire

La proposition recueille aussi de fortes critiques. Drew Endy, très impliqué dans le concours internationale de l’IGEM ( à Boston) consacré à la biologie de synthèse, considère que la démarche aurait dû faire l’objet d’un examen éthique indépendant. "Est-ce que nous voulons fonctionner dans un monde où les gens sont capables de s'organiser pour faire des génomes humains ? Faut-il faire une pause et réfléchir sur cette question avant de nous lancer dans le projet ? » interroge Drew Endy dans The WashingtonPost. "Ils parlent de mettre en œuvre cette chose qui est le génome et qui définit l'humanité. C’est une tentative éhontée de préempter un avis éthique préalable."

Le 13 mai, à la suite de la réunion « secrète » à Harvard, le Center for Genetics and Society, une ONG qui milite pour des débats éthiques sur les nouvelles biotechnologies, a dénoncé "une réunion qui ressemble à une volonté de privatiser la discussion sur les modifications de l'héritage génétique".

Le médecin généticien Francis Collins a déclaré dans un communiqué que l’Institut fédéral de la santé (NIH) qu’il dirige était intéressé à encourager les progrès de la synthèse de l'ADN, mais qu’il ne considère pas que le temps est venu pour financer une production à grande échelle. Il a ajouté que « l'ensemble du génome, des projets de synthèse des organismes entiers vont bien au-delà des capacités scientifiques actuelles, et font immédiatement surgir de nombreux drapeaux rouges éthiques et philosophiques."

Afin d'assurer la participation du public et de la transparence, le projet de fabrication du génome humain prévoit d’encourager le débat public avec le soutien du Centre Woodrow Wilson. Une affaire à suivre



Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://patlotch.com/text/index.html
Admin
Admin


Messages : 6302
Date d'inscription : 29/04/2015
Localisation : trop loin

MessageSujet: Re: 'PROGRÈS', SCIENCES, HUMAIN, SANTÉ et capital... TRANSHUMANISME et dés-humanité   Dim 18 Sep - 8:01




Citation :
Sébastien Renault expose le résultat de ses recherches sur un sale business en pleine expansion : la rentabilité de l’avortement, les programmes vaccinaux anti-fertilité, le tourisme embryonnaire, le trafic d’enfants, et leurs corollaires : barbarie malthusienne, Cheval de Troie humanitaire, désacralisation de la vie humaine, mise en place du nouvel ordre reproductif. Avec des précisions sur ce qui se passe en Afrique, en Israël, aux USA, à Paris et ailleurs.

je n'ai pas visionné toute la vidéo. Vu le plan sur fond de la Vierge, il convient peut-être de distancier certains propos ou leurs pieuses motivations (anti-avortement "les fœtus sont des êtres humains"...). On retrouve au demeurant cette critique du capitalisme dans la mouvance catholique intégriste liée à la droite identitaire (Radio Courtoisie...). Cela posé, les éléments apportés sont intéressants, et certains rejoignent, sans le dire et contradictoirement, l'assignation faites aux femmes de "faire des enfants"

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://patlotch.com/text/index.html
Patlotch



Messages : 217
Date d'inscription : 22/04/2017

MessageSujet: Re: 'PROGRÈS', SCIENCES, HUMAIN, SANTÉ et capital... TRANSHUMANISME et dés-humanité   Sam 20 Mai - 9:14


Citation :
« Brûler de la glace » ne serait plus un oxymore. D’après un article du Shanghai Daily paru le 18 mai dernier, le ministre du Territoire et des Ressources chinois, Jiang Daming, a annoncé que le pays avait réussi à collecter un échantillon de glace combustible située au sud de la mer de Chine. Il s’agit en fait d’hydrate de méthane, un composant présent dans les fonds océaniques fréquent aux abords des régions polaires. C’est néanmoins une première et cette extraction pourrait mener à une révolution énergétique du pays.

Après deux décennies de recherche et d’exploration, la Chine a donc réussi à extraire cette « glace inflammable » dans la zone de Shenhu, en mer de Chine. Un mètre cube d’hydrate de méthane équivaut à 164 mètres cube de gaz naturel « classique ». Repéré au sud de la mer de Chine en 2007, ce « gaz naturel hydraté » est, d’après la communauté scientifique internationale, le meilleur substitut au pétrole, au charbon et aux gaz naturels. Selon Zhong Ziran, le directeur du China Geological Survey (un organisme gouvernemental), la glace combustible serait « très écologique » et présente d’immenses réserves. Si la deuxième assertion est avérée, la première est probablement fausse étant donné que les hydrates de méthane sont une source directe de méthane et indirecte de CO2, deux puissants gaz à effet de serre.

La zone d’exploitation en mer de Shenhu a commencé le 28 mars dernier et les experts ont pour la première fois identifié l’hydrate de méthane à une profondeur de 1 266 mètres sous les eaux, le 17 mai dernier. Une moyenne de 16 000 mètres cube de gaz d’une grande pureté a été extraite chaque jour. « Grâce à cette avancée technologique, il sera désormais possible de résoudre les problèmes liés aux ressources énergétiques et encourager le développement économique et les échanges entre les pays », affirme Qiu Haijun, le directeur du projet de la zone d’extraction. La Chine vient sans nul doute d’ajouter un as à sa main commerciale
.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Patlotch



Messages : 217
Date d'inscription : 22/04/2017

MessageSujet: Re: 'PROGRÈS', SCIENCES, HUMAIN, SANTÉ et capital... TRANSHUMANISME et dés-humanité   Ven 23 Juin - 12:23


pour comprendre certaines mutations du capitalisme contemporain...





... et certains aspects du macronisme qui s'annonce (le nouveau Président français consacre à ces questions un chapitre de son livre Révolution (2016) : La grande transformation...

complément...


Cyber-Marx
Entretien avec Nick Dyer-Witheford, Période



On déclare souvent en grande pompe que les technologies de l’information et de la communication annoncent la fin du travail, et par conséquent la disparition du prolétariat. C’est à cette nouvelle illusion générée par le capitalisme que s’oppose Nick Dyer Witheford en rendant compte de la formation de « populations excédentaires » à une échelle inconnue jusqu’alors. Il n’y a pas substitution du travail immatériel (capitalisme cognitif) à sa forme classique, matérielle, mais dualisation : la technologie ne conduit pas à l’anéantissement de la composition de classe, mais à sa reconfiguration. Il s’agit dès lors de penser l’articulation des formes d’exploitation et, par là même, le devenir des luttes des « cyber-prolétaires ».

[...]

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
 
'PROGRÈS', SCIENCES, HUMAIN, SANTÉ et capital... TRANSHUMANISME et dés-humanité
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 2 sur 2Aller à la page : Précédent  1, 2
 Sujets similaires
-
» Protège carnet de santé
» C'est prouvé, travailler trop nuit gravement à la santé
» L’ONE introduit en Bourse une part de son capital dans EET
» Fettucini Alfredo santé
» Payer pour sa santé

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
PATLOTCH / CHANGER DE CIVILISATION / LUTTES, THÉORIE, SEXE et POÉTIQUE :: ENTRÉES THÉMATIQUES : CAPITALISME, MONDE, COLONIALITÉS... LUTTES :: HUMAIN, CLASSES et "NATURE", Sciences et Techniques -> COMMUNAUTÉ du VIVANT !-
Sauter vers: