PATLOTCH / NOUVELLE THÉORIE du COMMUNISME et de la RÉVOLUTION

LA CONSTITUTION EN CLASSE CONTRE LE CAPITAL DES LUTTES PROLÉTARIENNES, FÉMINISTES, DÉCOLONIALES et ÉCOLOGISTES
 
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 'PROGRÈS', SCIENCES, HUMAIN, SANTÉ et capital... TRANSHUMANISME et dés-humanité

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MessageSujet: 'PROGRÈS', SCIENCES, HUMAIN, SANTÉ et capital... TRANSHUMANISME et dés-humanité   Mar 30 Juin - 23:12

Jacques Camatte a écrit:
« Le grand obstacle au développement du capital fut l'homme lui-même, avec sa dimension communautaire même si elle devint de plus en plus réduite, sa naturalité, et ses participations-appartenances dont la plus importante est le sol. Étant donné que le capital n'existe pas en soi, cela implique qu'il y eut une division au sein de l'espèce où certains membres de celle-ci optèrent pour une séparation toujours plus ample d'avec le reste de la nature (avec toutes les conséquences qui en découlent), et d'autres qui leur opposèrent une forte résistance. Le heurt, la lutte, entre l'homme "naturel" et l'homme "artificiel" qui s'est imposé à travers divers regroupements, comme les classes, parvient à sa phase finale avec la mort du capital et l'obsolescence de Homo sapiens. On ne peut pas dire qu'avec le capital, l'homme se voit dépassé par sa création (par les machines, par la technique) puisqu'il est toujours producteur et produit de ce qu'il entreprend, ce que sous une autre forme les transhumains nous affirment.» Jacques Camatte Le mouvement du capital 12 décembre 2014

LA SCIENCE ASSERVIE, Santé publique : les collusions mortifères entre industriels et chercheurs

Véronique Gallais a écrit:
C'est le titre d'un ouvrage incontournable, constat implacable de la mise en oeuvre de la "stratégie du doute" par les industriels au détriment de la santé publique "dont les limites sont souvent définies par les impératifs économiques", revue des évolutions sur plus de 25 ans où la Justice joue un rôle éminent., appel à des démarches scientifiques alternatives qui mettent en synergie des savoirs complémentaires : ceux d'"experts citoyens" et de "citoyens-experts".

Fruit des recherches et analyses menées par Henri Pézerat et Annie Thébaud-Mony au croisement de la physicochimie/toxicologie et de la sociologie en santé publique, disciplines respectives des deux chercheurs associés jusqu'à la mort d'Henri-Pézerat et dont Annie Thébaud-Mony rend compte de manière remarquable dans différents champs : plomb, amiante, nucléaire, périls chimiques..., et notamment en termes de risques au travail, premier lieu de risques sanitaires



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MessageSujet: Le techno-capitalisme cherche à exploiter chaque séquence de l’existence   Mer 1 Juil - 12:38

de mon blog 5 avril 2015

Big Brother dans le meilleur des mondes

Éric Sadin : « Le techno-capitalisme cherche à exploiter chaque séquence de l’existence » l'Humanité 3 avril 2015

Pierric Marissal a écrit:
La vie algorithmique. Avec ce nouvel ouvrage, paru le 13 mars aux éditions l’Échappée, Éric Sadin poursuit son entreprise d’analyse et de critique de la vie numérique, entamée avec Surveillance globale, et l’Humanité augmentée. Avec précision et une réelle rigueur technique, il explore ce champ encore trop impensé de l’humanité numérique, quantifiée, surveillée, optimisée, fluidifiée. Il décrypte comment les existences et sociétés sont évaluées et appréhendées en temps réel dans le but d’une marchandisation intégrale de la vie.

Éric Sadin, écrivain et philosophe, analyse comment les corps, les rapports aux autres, la ville jusqu’à l’habitat sont désormais quantifiés, évalués en temps réel et optimisés à l’aide d’algorithmes, pour enfin être monétisés. Face à cet assistanat robotisé, il appelle à mettre en crise ce système dominant en réintroduisant de l’imprévu dans notre relation au monde.

2015 recherche   2013 2009

Interview
Citation :
algorithmes à l’informatique ce que les recettes sont à la cuisine / vers un contrôle social par les algorithmes, nourris par d’immenses bases de données / Peut-on dire qu’on passe de l’algorithme totalisant au totalitaire ? /  enjeux politiques du Big Data et de l’algorithmique ? exemples de manipulation politique et d’usage du prédictif en politique ? / ces villes de demain ultraconnectées et optimisées, d’une nouvelle ère du marketing par l’algorithme… / L’humain est-il toujours plus «quantifié», mesuré  / Le salarié aussi est quantifié, optimisé, contrôlé… / Est-il pensable d’établir un contrôle social ou humain de l’algorithme ? / La description d’un «solutionnisme» qui consiste à se reposer sur la technique pour résoudre tous les problèmes est au cœur de votre ouvrage. Cela donne l’impression d’une mise à plat, qui oublie toute forme de causalité / Peut-on dire que l’algorithme, telle une poétique, essaye d’écrire la vie ?

Éric Sadin a écrit:
Peut-on dire que l’algorithme, telle une poétique, essaye d’écrire la vie ?

Éric Sadin : - Ce que l’on voit avec la vie algorithmisée, c’est que c’est la dimension prédatrice de l’humain qui prévaut, consistant à exploiter autant que possible toutes les fonctionnalités offertes par le numérique en vue de coller à chaque moment de la vie des individus et de ne leur laisser aucune part située à l’abri. Une poétique de l’algorithme consisterait à mettre en crise ce modèle dominant, à nous détourner de cet assistanat robotisé et à s’efforcer de maintenir la pleine capacité humaine à décider en conscience du cours de son existence. Elle chercherait encore à réintroduire de l’ambiguïté, de l’incertitude, de l’imprévu dans notre relation au monde et aux autres. Autant de dimensions vitales qui peu à peu s’éclipsent.


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MessageSujet: Des scientifiques chinois modifient des gènes d’embryons humains   Mer 1 Juil - 12:45

24 avril 2015

du professeur 'sans excès de sexe' au docteur Folamour :
après "l'abolition du genre", un genre d'abolition

une première dans l’histoire de la science, et elle suscite la polémique...

Des scientifiques chinois modifient des gènes d’embryons humains 20minutes 23 avril 2015

le communisme (chinois) c'est l'abolition annoncée des hommes et des femmes, voilà de quoi réjouir certain.e.s « camarades » (cf Incendo : capitalisme, genres et communisme,  L’insurrection généralisée qui détruira les hommes et les femmes


révolution pour trans-humanité ? mais c'est pas vrai qu'elle va lui couper ?!
(elle n'est pas chinoise, mais j'ai voulu éviter le racisme anti-blanche)

cerise sur le radeau médusé : la Manif pour tous devient un parti politique
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MessageSujet: Re: 'PROGRÈS', SCIENCES, HUMAIN, SANTÉ et capital... TRANSHUMANISME et dés-humanité   Mer 15 Juil - 19:17


un dossier...

- Transhumanisme Autrefois réservé à la science fiction, le transhumanisme est devenu un réel enjeu technologique mais aussi économique et financier sur lequel mise fortement Wall Street et les banques centrales. Le business est juteux. Les gouvernants suivent…


Citation :
« En clair et simple, ces entreprises dotées d’un pouvoir financier illimité (et pour cause les marchés financiers et les banques centrales soutiennent leurs coûteux investissements) veulent intégrer technologie, intelligence artificielle, génie génétique et sciences humaines pour fabriquer le surhomme immortel. »


De quoi s’agit-il ? Il est question ni plus ni moins du mariage entre l’homme et la machine. Ça ne vous plaît pas ? Ce n’est pas grave. On a déjà décidé pour vous…
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MessageSujet: "Intelligence artificielle" militaire: pourquoi les scientifiques s'inquiètent   Mar 28 Juil - 19:11

"Intelligence artificielle" militaire: pourquoi les scientifiques s'inquiètent Victor Garcia 28/07/2015


Le robot du film Terminator, qui vient de fêter ses 30 ans, à l'Egyptian Theatre d'Hollywood le 15 octobre 2014

Plus de 1000 experts en robotique et en intelligence artificielle ont signé une lettre qui alerte sur le développement de l'intelligence artificielle militaire et les "armes autonomes" capables d'ôter la vie.

Citation :
Empêcher "le jour du Jugement dernier". Voilà ce que plus de 1000 experts en robotique et en intelligence artificielle, mais aussi des intellectuels et philosophes, sont bien décidés à faire. Leur lettre ouverte mettant en garde contre les "armes autonomes" et "la course au développement d'une intelligence artificielle militaire" (la lettre complète ici) a rapidement fait le tour du monde, ou du moins d'Internet, et a engendré de nombreux débats.

A l'appel d'Elon Musk, entrepreneur cofondateur de SpaceX et de Tesla Motors, John Carmack, l'un des développeurs de jeux vidéo les plus connus au monde, répond: "Cela semble bien trop inéluctable. Argumenter contre serait futile".

"Même si c'est inéluctable, nous devrions au moins tenter de retarder l'avènement de l'intelligence artificielle militaire. Le plus tôt n'est pas le mieux", lui rétorque Musk. Un débat auquel Markus Persson, le développeur du jeu Minecraft, et Marc Andreessen, le fondateur de Netscape, se sont greffés.  

En guerre contre les "robots tueurs"

Ce que redoutent très précisément le physicien Stephen Hawking, l'entrepreneur Elon Musk, le philosophe Noam Chomsky et les autres grands noms qui ont signé cette lettre ouverte, c'est une "course au développement d'une I.A. militaire". Et plus particulièrement son aboutissement: les "armes autonomes", plus communément appelées "robots tueurs". Concrètement, il s'agirait de drones -des tanks, des avions- ou de robots humanoïdes qui pourraient décider, de manière autonome, d'ôter la vie.

 

La différence avec les drones actuels -pilotés par des hommes- ou les missiles téléguidés? Ce ne serait plus un humain qui "appuierait sur le bouton" pour ôter la vie, mais une machine, un programme basé sur un algorithme sophistiqué, "intelligent", capable de déterminer qui doit mourir, ou non. Cette "menace" bien réelle "compte tenu des progrès technologiques" pourrait se manifester "d'ici quelques années", estiment les chercheurs.

La réflexion n'est pas nouvelle. Cinq experts en intelligence artificielle dont Stuart Russell, professeur d'informatique à l'Université de Californie, avaient déjà publié un rapport dans la revue Nature en mai. L'ONG Human Rights Watchs avait fait de même un mois plus tôt, en s'attachant notamment aux problèmes juridiques et l'impossibilité de déterminer une responsabilité légale en cas de meurtre.

Si "une puissance militaire majeure commence à se développer sérieusement dans ce domaine, inévitablement, les autres suivront". Il faut donc, selon les signataires de la lettre ouverte, interdire au plus vite l'utilisation de l'IA dans le domaine militaire, tout comme la course vers "la guerre des étoiles" ou encore l'utilisation d'armes chimiques et biologiques ont été bannis dans différents traités internationaux.  

Où en est la recherche militaire et civile?

Autant être clair, pour le moment, nous sommes encore loin de Skynet -une véritable intelligence artificielle consciente d'elle-même- et de ses Terminators. Mais les progrès -qui permettront bientôt aux militaires de présenter une technologie "acceptable, fiable, sûre"- sont bien réels.  

La preuve? L'explosion récente du "deap learning" -utilisée par Google, Facebook, Microsoft, Amazon etc.- par exemple. Cette technologie se base sur "des réseaux de neurones artificiels" capables d'apprendre à reconnaître une voix, une langue, des visages. Autre avancée technologique: les progrès mécaniques des robots leur permettent désormais se déplacer sur terre, mer, air, de plus en plus facilement.  

Mark Gubrud, chercheur à l'université de Princeton et membre du comité international de contrôle des robots armés, en est persuadé: "L'armée (américaine, NDLR) ne veut pas entendre parler d'une ligne rouge (consistant à interdire aux robots de décider de tuer, NDLR) ce qui revient à dire 'nous allons le faire'", explique-t-il sur The Verge.

La peur de perdre le contrôle sur la machine

Mais pourquoi les "robots tueurs" seraient forcément une menace? Dans leur lettre, les scientifiques abordent quelques arguments "pour ou contre". Les "armes autonomes" pourraient remplacer les Hommes sur le champ de bataille et ainsi diminuer les pertes humaines -pour le camp qui les possède. Mais ils pourraient aussi réduire les réserves des va-t-en-guerre: sans perte humaine, moins de critiques de l'opinion publique.

"Peu coûteuses et ne nécessitant pas de matériaux rares, contrairement aux bombes nucléaires, ces armes deviendraient rapidement omniprésentes. Il ne faudrait pas attendre longtemps avant de les retrouver sur le marché noir et dans les mains de terroristes, de dictateurs souhaitant contrôler leur population, de chefs de guerre aux tendances génocidaire, etc.",
imaginent encore les auteurs de la lettre.  


La couverture des Marteaux de Vulcain, roman de science-fiction de Philip K. Dick.
où les super-ordinateurs décident pour l'humanité

Certes, les fous de guerre n'ont pas attendu les robots pour imposer leur loi et leurs folies. Sauf qu'avec des telles armes, ces opérations seraient plus faciles, moins chères et, surtout, ne se heurteraient plus jamais à la morale et la conscience humaine.

L'intelligence artificielle, oui, mais strictement encadrée

La conscience de soi, la morale et son application au domaine robotique et informatique... C'est bien là le véritable noeud du problème qui, s'il n'est pas directement évoqué, est largement sous-entendu dans la lettre ouverte. Doit-on créer une véritable "intelligence artificielle consciente" d'elle-même, une "singularité technologique", avec toutes les problématiques qui y sont fatalement liées?

Pourra-t-on, un jour, doter cette machine surpuissante de morale? Et, même si c'est le cas, comment être sûr qu'elle ne décide pas, par raisonnement -typiquement humain- ou à cause d'un programme défectueux, d'éliminer l'humanité comme un logiciel de traitement de mails élimine vos spams?  

 

L'existence d'une armée de robots ou d'armes autonomes dont elle pourrait prendre le contrôle lui faciliterait la tâche. C'est ce qu'imaginent très bien de très nombreuses oeuvres de science-fiction, de Terminator à Philip K. Dick sans oublier Isaac, Asimov -dont les trois (quatre) lois de la robotique sont plus que jamais d'actualité.

Sur ce point, la réponse des signataires est sans doute la partie la plus intéressante de la lettre. "La plupart des experts en I.A. n'ont aucun intérêt à travailler sur les armes intelligentes et ne veulent pas que d'autres (...) prennent le risque de créer un précédent majeur dans l'opinion publique et ainsi couper court aux futurs bénéfices qu'une I.A. pourrait nous apporter". Car les experts en sont persuadés, "l'I.A. a un énorme potentiel pour aider l'humanité", ce qui devrait d'ailleurs "être le but principal de cette technologie". L'Intelligence artificielle oui, mais sous contrôle. Un contre-sens par définition?

Read more at http://lexpansion.lexpress.fr/high-tech/intelligence-artificielle-militaire-pourquoi-les-scientifiques-s-inquietent_1702668.html#SSDR147B8wqeKEOX.99
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MessageSujet: Re: 'PROGRÈS', SCIENCES, HUMAIN, SANTÉ et capital... TRANSHUMANISME et dés-humanité   Mar 28 Juil - 19:18


pour mémoire un sujet existe sur le thème :

les ROBOTS contre le prolétariat ? mais... quelle plus-value ?


« Rien n'est sacré tout peut se dire » Raoul Vaneigem
« Le ventre encore fécond, d'où a surgi la bête immonde » Bertold Brecht
« Au plus élevé trône du monde, on n'est assis que sur son cul » Montaigne
« Et plus que l'air marin la douceur angevine » Heureux qui, comme Ulysse Joachim du Bellay
etc.

fin

à la mémoire d'Albert, ami et camarade paysan de Haute-Saône,
physicien, mort asphixié à 24 ans par son poêle à charbon, en Algérie, 1973


Rien n'est sacré tout peut se vendre
le prix encor fait qu'on
trône plus bas qu'immonde

La mort construit sa tour aussi haute que si
elle avait le contrôle du ciel
l'horizon aboli la raison engloutie

Ne vois-tu rien venir du haut de tes fadaises ?
« Un homme à la mer ! » quelle idée !
pourquoi pas une femme ?

Mais non, c'est un robot imprimé en 3D
insensible au sale air systémique
au chômage, au fromage de vache, à la magie humaine

Quand la cyberéthique s'empare des masses
l'immatériel est l'avenir de l'homme
pas de robote à dominer

le robot et le rat c'est tout comme
des villes et des champs réuni
il se reproduit biotech-né

Le post-humain est arrivé
à rendre l'ange vain
son genre a fait un beau voyage
heureux comme un nu lisse

en cage sans barreau
sans maton ni béton
sans parents et sans âge
sans douceur sans village

ni baiser ni aimer, ni boire ni manger
ni beauté ni danger
la vie est la non-vie réelle et fonctionnelle

plus de contradiction, résolue sans révolution
l'art révolu résolution
la vérité du rêve est la liberté fictionnelle

Poil au velu rebelle
au policier imberbe
en meute de la faim

Et qu'habile Berbère
dans ce parfait désert
compte les Blancs mutins

Quel besoin de sommeil ?
demain sera la veille
sans mémoire

Tu verras tu verras
comment commencera
sans histoire

L'éternité
in-oubli-able
une fuite de sable

Un souvenir sans temps
le vrai moment s'entend
du faux incontestable

Plus de temps plus d'espace
plus de loin plus de proche
plus de lieu plus de place

Et jamais un reproche
inutile l'armure
indifférente différence

Tombes sont tous les murs
et dans les ruines l'essentiel
la solitude du silence

L'ennui universel
d'un immortel commun
règle l'égale égalité

Personne pour chercher
personne pour trouver
personne demandé

Qui dira
le mot
?



FoSoBo 15 mai 2014 01:15


si c'est un homme ?

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MessageSujet: De la science comme émancipation et comme danger : la fructueuse ambivalence bakouninienne   Lun 3 Aoû - 9:27



De la science comme émancipation et comme danger : la fructueuse ambivalence bakouninienne


 
Nous reproduisons ici de courts extraits de Dieu et l’État dans lesquels la conception bakouninienne de la science est condensée. Nonobstant le style et le lexique quelque peu datés, le propos conserve sa pleine pertinence pour l’élaboration d’une conception des sciences au sein du mouvement anarchiste, esquissée dans ce journal depuis la rentrée, selon laquelle d’une part, les sciences sont une modalité unique de l’agir humain sur le monde – puisque cette modalité est un entendement potentiellement délié des mensonges de la religion –, d’autre part que la science se doit d’être un savoir partagé, constitutif de l’individu autonome et non pas confisqué par une avant-garde, une technocratie spoliatrice de l’élan émancipateur des masses. La science visée par Bakounine est principalement celle qui, à son époque, est encore engluée dans une métaphysique pesante et stérile. En revanche, il loue les sciences naturelles, les sciences expérimentales, grosses d’un mouvement de compréhension du monde permettant de s’échapper des rets de l’ordre théologico-bourgeois *. Une filiation avec certains des plus importants philosophes des Lumières se lit dans ces lignes, alors même que la science de l’époque de Bakounine est devenue majoritairement positiviste et que le scientisme est érigé en nouvelle croyance. Par ailleurs, on remarquera, entre autres, une clause fondatrice de la pensée bakouninienne, à savoir un matérialisme remarquablement assumé, un matérialisme tout diderotien pourrait-on dire. On y lit encore, de manière intense, la tension entre une science qui pense le monde et une science qui veut souvent agir sur le monde. Tout cela résonne à nos oreilles contemporaines, cependant que l’on peut contester, avec le recul de plus d’un siècle, la rigide démarcation que Bakounine établit entre la science du général et les manifestations singulières des phénomènes. La science actuelle semble pouvoir se défaire de cette dichotomie autrefois nécessaire. Nous aurons sans doute l’occasion d’y revenir.  
 
Michel Bakounine a écrit:
L’idée générale est toujours une abstraction, et, par cela même, en quelque sorte, une négation de la vie réelle. J’ai constaté cette propriété de la pensée humaine, et par conséquent aussi de la science, de ne pouvoir saisir et nommer dans les faits réels que leur sens général, leurs rapports généraux, leurs lois générales ; en un mot, ce qui est permanent, dans leurs transformations continues, mais jamais leur côté matériel, individuel, et pour ainsi dire palpitant de réalité et de vie, mais par là même fugitif et insaisissable. La science comprend la pensée de la réalité, non la réalité elle-même, la pensée de la vie, non la vie. Voilà sa limite, la seule limite vraiment infranchissable pour elle, parce qu’elle est fondée sur la nature même de la pensée humaine, qui est l’unique organe de la science.

Sur cette nature se fondent les droits incontestables et la grande mission de la science, mais aussi son impuissance vitale et même son action malfaisante, toutes les fois que, par ses représentants officiels, patentés, elle s’arroge le droit de gouverner la vie. La mission de la science est celle-ci : en constatant les rapports généraux des choses passagères et réelles, en reconnaissant les lois générales qui sont inhérentes au développement des phénomènes tant du monde physique que du monde social, elle plante pour ainsi dire les jalons immuables de la marche progressive de l’humanité, en indiquant aux hommes les conditions générales dont l’observation rigoureuse est nécessaire et dont l’ignorance ou l’oubli seront toujours fatals. En un mot, la science, c’est la boussole de la vie ; mais ce n’est pas la vie. La science est immuable, impersonnelle, générale, abstraite, insensible, comme les lois dont elle n’est rien que la reproduction idéale, réfléchie ou mentale, c’est-à-dire cérébrale (pour nous rappeler que la science elle-même n’est rien qu’un produit matériel d’un organe matériel de l’organisation matérielle de l’homme, le cerveau). La vie est toute fugitive et passagère, mais aussi toute palpitante de réalité et d’individualité, de sensibilité, de souffrances, de joies, d’aspirations de besoins et de passions. C’est elle seule qui, spontanément, crée les choses et tous les êtres réels. La science ne crée rien, elle constate et reconnaît seulement les créations de la vie. Et toutes les fois que les hommes de la science, sortant de leur monde abstrait, se mêlent de création vivante dans le monde réel, tout ce qu’ils proposent ou créent est pauvre, ridiculement abstrait, privé de sang et de vie, mort-né, pareil à l’homunculus créé par Wagner, non le musicien de l’avenir qui est lui-même une sorte de créateur abstrait, mais le disciple pédant de l’immortel docteur Faust de Goethe. Il en résulte que la science a pour mission unique d’éclairer la vie, non de la gouverner.

Le gouvernement de la science et des hommes de la science, s’appelassent-ils même des positivistes, des disciples d’Auguste Comte, ou même des disciples de l’école doctrinaire du communisme allemand, ne peut être qu’impuissant, ridicule, inhumain, cruel, oppressif, exploiteur, malfaisant. On peut dire des hommes de la science, comme tels, ce que j’ai dit des théologiens et des métaphysiciens : ils n’ont ni sens ni cœur pour les êtres individuels et vivants. On ne peut pas même leur en faire un reproche, car c’est la conséquence naturelle de leur métier. En tant qu’hommes de science ils n’ont à faire, ils ne peuvent prendre intérêt qu’aux généralités, qu’aux lois.

La science, qui n’a affaire qu’avec ce qui est exprimable et constant, c’est-à-dire avec des généralités plus ou moins développées et déterminées, perd ici son latin et baisse pavillon devant la vie, qui seule est en rapport avec le côté vivant et sensible, mais insaisissable et indicible, des choses. Telle est la réelle et on peut dire l’unique limite de la science, une limite vraiment infranchissable. Un naturaliste, par exemple, qui lui-même est un être réel et vivant, dissèque un lapin ; ce lapin est également un être réel, et il a été, au moins il y a à peine quelques heures, une individualité vivante. Après l’avoir disséqué, le naturaliste le décrit : eh bien, le lapin qui sort de sa description est un lapin en général, ressemblant à tous les lapins, privé de toute individualité, et qui par conséquent n’aura jamais la force d’exister, restera éternellement un être inerte et non vivant, pas même corporel, mais une abstraction, l’ombre fixée d’un être vivant. La science n’a affaire qu’avec des ombres pareilles. La réalité vivante lui échappe, et ne se donne qu’à la vie, qui, étant elle-même fugitive et passagère, peut saisir et saisit en effet toujours tout ce qui vit, c’est-à-dire tout ce qui passe ou ce qui fuit.

L’exemple du lapin, sacrifié à la science, nous touche peu, parce que, ordinairement, nous nous intéressons fort peu à la vie individuelle des lapins. Il n’en est pas ainsi de la vie individuelle des hommes que la science et les hommes de science, habitués à vivre parmi les abstractions, c’est-à-dire à sacrifier toujours les réalités fugitives et vivantes à leurs ombres constantes, seraient également capables, si on les laissait seulement faire, d’immoler ou au moins de subordonner au profit de leurs généralités abstraites.
L’individualité humaine, aussi bien que celle des choses les plus inertes, est également insaisissable et pour ainsi dire non existante pour la science. Aussi les individus vivants doivent-ils bien se prémunir et se sauvegarder contre elle, pour ne point être par elle immolés, comme le lapin, au profit d’une abstraction quelconque ; comme ils doivent se prémunir en même temps contre la théologie, contre la politique et contre la jurisprudence, qui toutes, participant également à ce caractère abstractif de la science, ont la tendance fatale de sacrifier les individus à l’avantage de la même abstraction, appelée seulement par chacune de noms différents, la première l’appelant vérité divine, la seconde bien public, et la troisième justice.
[…]
Ce que je prêche, c’est donc, jusqu’à un certain point, la révolte de la vie contre la science, ou plutôt contre le gouvernement de la science. Non pour détruire la science – à Dieu ne plaise ! Ce serait un crime de lèse-humanité –, mais pour la remettre à sa place, de manière à ce qu’elle ne puisse plus jamais en sortir. […] Elle n’a pu le faire que pour deux raisons : d’abord parce que, constituée en dehors de la vie populaire, elle est représentée par un corps privilégié ; ensuite, parce qu’elle s’est posée elle-même, jusqu’ici, comme le but absolu et dernier de tout développement humain ; tandis que, par une critique judicieuse, qu’elle est capable et qu’en dernière instance elle se verra forcée d’exercer contre elle-même, elle aurait dû comprendre qu’elle n’est elle-même qu’un moyen nécessaire pour la réalisation d’un but bien plus élevé, celui de la complète humanisation de la situation réelle de tous les individus réels qui naissent, qui vivent et qui meurent sur la Terre.

Michel Bakounine
Extrait de Dieu et l’État


* On lira avec intérêt les analyses d’Irène Pereira (http://raforum.info [article « Bakounine : la révolte de la vie contre le gouvernement de la science »]), plus détaillées que ce que nous pouvons faire ici. Nous la rejoignons notamment dans son analyse de la critique que Bakounine adresse au matérialisme dialectique de Marx, empêtré dans un hégélianisme fatal – critique d’une pertinence considérable, acte novateur et proprement révolutionnaire. Si je puis résumer, en songeant à ma propre inclination épistémologique, Bakounine est plus proche de la modeste théorie de la connaissance d’un Darwin – mais ô combien prolifique en termes de résultats scientifiques – que de la grandiloquence du système conceptuel marxiste. (NdR.)



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MessageSujet: AChille Mbembe : "Technologies of Happiness in the Age of Animism"   Jeu 13 Aoû - 14:35


les technologies du bonheur à l'âge du capitalisme animiste

Achille Mbembe: "Technologies of Happiness in the Age of Animism" 12 August, 2015

Lecture at BioRio, Stockholm, Tuesday 8 September. The lecture will be followed by a conversation between Achille Mbembe and TMR-scholar Stefan Helgesson. For information and tickets, go here.


Achille Mbembe a écrit:
"Not so long ago, it was understood that human happiness could be achieved if only we could understand, predict and ultimately control the events and workings of nature and of ourselves. We now live in an age - that of animated things and inanimate persons - when the idea of happiness has been thoroughly depoliticized.

It is more than ever before intertwined with that of health and the harsh facts of decline, decay and death. Happiness is more and more seen as produced at the intersection of biotechnologies, biomedicine and bioeconomy - a constant work of modulation of the self in relation to desired forms of life.

The lecture will explore the political dilemmas resulting from this shift and will track their significance at a time when capitalism has ultimately taken the features of a primitive religion."


"Il n'y a pas si longtemps, il était entendu que le bonheur humain pourrait être atteint si seulement nous pouvions comprendre, prédire et contrôler en fin de compte les événements et les rouages de la nature et de nous-mêmes. Nous vivons aujourd'hui une époque - celle des choses animées et des personnes inanimées - alors que l'idée de bonheur a été soigneusement dépolitisée.

Plus que jamais, le bonheur se confond avec la santé et contre le déclin, la pourriture et la mort. Le bonheur n'est plus vu que comme un produit à l'intersection de biotechnologies, de biomédecine et de bioéconomie - un travail constant de modulation de soi en ce qui concerne les formes de vie souhaitées.

La Conférence explorera les dilemmes politiques résultant de ce changement et permettra de suivre leur signification à un moment où le capitalisme a pris en fin de compte les caractéristiques d'une religion primitive."-


en relation sur mon blog Achille Mbembe 'critique de la raison nègre', le capitalisme animiste

Les Inrocks 23 octobre 2013
Citation :
Qu’appelez-vous précisément le “capitalisme animiste” ?

Il y a une convergence entre le capitalisme et l’animisme. Le capitalisme a non seulement pour fonction de produire des races et des espèces, mais aussi des espèces marchandes. C’est dans sa dynamique de donner vie à l’objet, d’animer ce qui a l’air inerte, d’ouvrir sur une sorte d’idolâtrie, une sorte de situation où ne savons plus faire la distinction entre l’homme et la chose. Confondre l’homme et la chose, adorer la chose en l’homme, donner une âme à la chose, c’est cela l’animisme ; de ce point de vue, l’animisme n’est pas le propre des sociétés primitives, elle est le propre des sociétés dites modernes.

La critique de la raison nègre serait donc cette critique de la raison occidentale ?

C’est la critique de la raison qui s’efforce d’effacer les distinctions entre l’homme et la chose, dans le but d’adorer la chose, d’imputer à la chose un vie spéculaire d’autant plus dangereuse qu’elle a des traductions très concrètes, légales, institutionnelles.




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MessageSujet: Re: 'PROGRÈS', SCIENCES, HUMAIN, SANTÉ et capital... TRANSHUMANISME et dés-humanité   Ven 14 Aoû - 0:26

je le place ici, bien que le rapport existe entre race et couleur, "noirceur" de peau... j'ai trouvé que ça répondait bien à ces mots de Mbembe, dans le message au-dessus :
« Le bonheur n'est plus vu que comme un produit à l'intersection de biotechnologies, de biomédecine et de bioéconomie - un travail constant de modulation de soi en ce qui concerne les formes de vie souhaitées.»



A Abidjan, la guerre contre la dépigmentation de la peau est loin d'être gagnée 13.08.2015 AFP Christophe Koffi


Les lotions et autres crèmes pour blanchir la peau noire peuvent provoquer des dégâts sanitaires irrémédiables pour les utilisatrices et utilisateurs.    

Trois  mois après l’interdiction, par le gouvernement de Côte d’Ivoire, des lotions destinées à « blanchir » la peau, les résultats de cette prohibition sont très relatifs. La course à la peau claire continue à sévir parmi les Ivoiriennes, malgré les risques sanitaires élevés.



Christophe Koffi a écrit:
"Moi j'aime le teint clair ! Je ne peux pas arrêter." Fatou, la peau du visage marbrée de l'avoir trop enduite de produits éclaircissants, ne cessera pas d'en utiliser. Agée de 26 ans, Fatou, tresseuse de cheveux à Adjamé, un quartier commerçant d'Abidjan, est qualifiée de femme "salamandre", du nom de ce petit amphibien dont certaines sous-espèces ont la peau si translucide qu'on en voit les veines.

Comme Fatou, un nombre incalculable d'Ivoiriennes - et de plus en plus d'Ivoiriens - se font blanchir le derme. De la communicante à la vendeuse de marché, en passant par des vedettes de la chanson. Si aucun chiffre n'est disponible, les "tchatchos" (dépigmentées), également reconnaissables à la peau plus foncée recouvrant leurs articulations (phalanges, coudes), sont omniprésentes à Abidjan.

Les Ivoiriens aiment les femmes qui brillent la nuit

"Ce sont les hommes qui poussent les femmes à devenir claires", se justifie Marie-Grâce Amani, qui se dépigmente depuis quatre ans.

Une accusation reprise par la ministre ivoirienne de la Santé, Raymonde Goudou Coffie : les Ivoiriens "aiment les femmes qui brillent la nuit !", ironise-t-elle lors d'un entretien avec l'AFP. "Elles apportent la lumière, luisent dans la chambre..."

Mais elles entament surtout leur capital santé. De nombreux produits éclaircissants fragilisent la peau jusqu'à provoquer l'apparition de tâches blanches, cicatrices, plaques de boutons, cancers... Ces lotions et autres savons engendrent également des "maladies internes", comme l'hypertension et le diabète, avertit le Pr Elidjé Ekra, du service de dermatologie d'un Centre hospitalier universitaire (CHU) abidjanais.

"On sait bien que nos produits éclaircissants sont nocifs", soupire un cadre d'une entreprise cosmétique ivoirienne, pour qui leur interdiction complète serait pourtant contre-productive : "Cela pousserait les consommateurs vers les préparations artisanales, qui sont bien pires encore. Chez nous, on en connaît au moins la composition ".

Le gouvernement ivoirien a en effet interdit fin avril 2015 par décret les produits de dépigmentation, particulièrement s'ils contiennent du "mercure et ses dérivés", des "corticoïdes", de la "vitamine A" ou encore de "l'hydroquinone au-delà de 2%". L'hydroquinone, un agent blanchissant prohibé en Europe, qui sert notamment de révélateur photographique, "a un effet décapant" passé ce seuil, selon un cadre de la direction nationale de la pharmacie.

"Ce décret n’a souffert d'aucune contestation en Conseil des ministres", suscitant une réelle unanimité pour "protéger les populations", se félicite Mme Goudou Coffie, qui l'a porté.

Impact minime


Trois mois après son adoption, l’application de cette prohibition reste toutefois fort relative.

"Pour un teint kpata" ("propre et clair"), "Mousso gbè" ("Femme claire", en langue dioula) : les salons de beauté d'Abidjan rivalisent toujours d'ardeur pour blanchir la femme ivoirienne.

Les savons "purifiants" et "éclaircissants" continuent d'être vendus. Leurs noms - "Glow and white" (lueur et blanc), "Body white" (corps blanc), "Dynamiclair" - laissent peu de place à l'équivoque.

Les produits destinés à éclaircir la peau sont toujours en vente massivement dans les rues de la capitale ivoirienne, malgré leur interdiction


Seul le "Teint choco" pourrait faire croire à un retour du "black is beautiful". Sauf qu'en nouchi, la langue de la rue abidjanaise, "choco" veut dire "joli", et que ce savon "au beurre de cacao" propose un visage bien clair sur son emballage.

"Après la sensibilisation, nous allons passer à une autre phase consistant à retirer les produits interdits du marché", promet la ministre Raymonde Goudou Coffie.

Un comité national d'évaluation et d'autorisation de commercialisation a été mis en place pour veiller à l'application des mesures. Les contrevenants seront soumis à des amendes allant de 50.000 à de 350.000 francs CFA (76 à 534 euros). Mais ces peines, faute d'un "décret d'application", restent théoriques, regrette le Pr Ekra. Enchanté par l'initiative gouvernementale, le dermatologue déplore que le texte ne demeure en l'état qu'une "coquille vide". Plus grave, la quête de la blancheur demeure. Les visages éclaircis continuent de proliférer sur les panneaux d'affichage publiciaire à Abidjan.

"On voit toujours des femmes à la télé nationale abonnées aux produits décapants", peste le dermatologue, qui s'interroge : "est-ce que celles qui incarnent l'Etat respectent la mesure ?".

"Le produit éclaircissant ? On dit aux gens que ce n'est pas bon pour leur santé, mais si eux trouvent quelque chose de bien là-dedans... On ne peut pas interdire à quelqu'un de faire ce qu'il veut",
philosophe Paul Aristide Kadia, qui en vend.


Au Sénégal, la société civile s'était mobilisée en 2013 pour lutter contre la dépigmentation, sans toutefois réussir à faire interdire les produits éclaircissants






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MessageSujet: Re: 'PROGRÈS', SCIENCES, HUMAIN, SANTÉ et capital... TRANSHUMANISME et dés-humanité   Mar 18 Aoû - 22:28



le cochon c'est pas gras

Vers un cochon sans matières grasses... ou presque Sylvia Guirand 21.07.2015


Une truie et son petit

En désactivant le gène de la myostatine, une équipe de chercheurs a obtenu une nouvelle génération de cochons super musclés. Leur but? Réduire les matières grasses et proposer un porcin «allégé» pour la consommation.

Citation :
Depuis toujours, la reproduction sélective permet de produire, à terme, des animaux plus musclés et plus riches en viandes comestibles. C'est le cas par exemple de la vache blanc bleu belge qui, après de longues décennies de sélection, présente aujourd'hui de précieuses quantités de viande maigre.

Une équipe de scientifiques sud-coréens s'est penchée sur la question et a décidé d'utiliser une méthode plus rapide pour obtenir les mêmes résultats sur le porc. Leur méthode? Désactiver un gène bien spécifique dans son génome.

A la tête de ces recherches, Jin-Soo Kim, un biologiste moléculaire de l'université de Séoul. Selon lui, la manipulation génétique serait en mesure d'accélérer ce processus. «Nous pourrions faire cela par l'élevage, mais alors cela prendrait des décennies.»

Utiliser la mutation d'un seul et unique gène

En transformant le gène de la myostatine (MSTN), les chercheurs agissent directement sur la croissance des cellules musculaires. C'est au moment du développement de l'embryon que tout se passe: une fois arrivé à son terme de croissance, il stoppe naturellement la taille de ses futurs muscles. En désactivant ce gène, les cellules continuent de proliférer, ce qui provoque une augmentation de la masse musculaire.

C'est le système TALEN (transcription activator-like effector nuclease) qui a été utilisé pour permettre cette manipulation. On parle alors d'«édition génomique». Le principe? Introduire une enzyme attachée à une protéine qui «coupe» l'ADN. Guidée par la protéine, l'enzyme peut agir directement sur le gène MSTN et le désactiver. La cellule est ensuite «réparée» naturellement mais le stress provoqué par l'enzyme rend le gène non fonctionnel. Ce gène défaillant est ensuite récupéré et réintroduit dans une cellule-œuf qui permettra le développement des futurs cochonnets.

Mais ce processus présente encore de sérieuses difficultés car il provoque d'importants dommages à la naissance. En effet, seulement 13 des 32 cochons génétiquement modifiés auraient survécu jusqu'à 8 mois. A ce jour, un seul serait encore en vie.

L'objectif des scientifiques ne serait pas de commercialiser directement la viande issue de ces cochons modifiés, mais plutôt de vendre leur semence à des éleveurs désireux de produire des cochons de meilleure qualité. En effet, la Chine présente une demande de porc de plus en plus importante et les éleveurs doivent augmenter leur rendement.

Toutefois, actuellement, aucun animal génétiquement modifié n'a été approuvé pour la consommation humaine.


un cochon grec



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MessageSujet: Re: 'PROGRÈS', SCIENCES, HUMAIN, SANTÉ et capital... TRANSHUMANISME et dés-humanité   Mar 18 Aoû - 22:34



Milan 2015 : Quel avenir pour les animaux clonés ?

Alors que les Etats-Unis autorisent depuis sept ans la consommation d'animaux clonés, la question divise en Europe. Les enjeux éthiques concernant le bien-être animal ou la manipulation du vivant demeurent le principal verrou pour les autorités européennes. Depuis Milan, Dominique Vermersch nous éclaire sur les avancées et les questionnements relatifs à la technique du clonage.

Citation :
Verra-t-on un jour des animaux clonés dans nos assiettes ? Pour la 17e conférence des Mercredis du Pavillon France, Dominique Vermersch, chercheur à l'Institut national agronomique, nous apporte des éléments de réponses.

Le clonage animal fait débat dans le monde. En 2008, aux Etats-Unis, la Food and drug administration autorise la mise sur le marché et la consommation d'animaux clonés, les jugeant peu susceptibles d'avoir un impact sur la santé humaine. Le 18 juin 2014, le parlement européen a, de son côté, interdit sur tout le territoire les animaux clonés, leurs descendances et les produits issus de ces animaux. Des rapports français et européens pointent du doigt les problèmes de santé et de bien-être des animaux clonés.  

Une technique « révolutionnaire »


Pour Dominique Vermersch, le clonage animal est avant tout « une prouesse technique extraordinaire. » Avant le clonage très médiatisé de la brebis Dolly en 1997, des essais sur d'autres organismes avaient déjà été concluants. Pour y parvenir, les scientifiques prélèvent un ovule duquel le noyau, contenant le matériel génétique, est extrait. Il est ensuite remplacé par l'ADN d'un autre individu, le donneur, dont on veut reproduire les caractéristiques génétiques. Le nouvel œuf ainsi formé est alors implanté dans l'utérus d'une femelle. Il va se diviser et entamer son développement jusqu'à obtenir un nouvel individu avec exactement les mêmes caractéristiques génétiques que le donneur.

S'affranchir de la variabilité liée à la reproduction sexuée [abolition du genre]

La reproduction sexuée, en « mélangeant » l'ADN des deux parents, introduit de la diversité génétique. On ne peut donc pas « contrôler » les caractéristiques de la descendance. Le clonage permet de s'affranchir de cette variabilité, en choisissant l'intégralité du matériel génétique que l'on va utiliser pour produire un nouvel organisme. 18 ans après Dolly, si la technique fonctionne, le taux de réussite reste faible. Il est de 11% en moyenne.


Une possible introduction sur le marché européen

Aujourd'hui, on clone essentiellement des taureaux reproducteurs dont les caractéristiques génétiques sont particulièrement intéressantes. Selon Dominique Vermersch, il n'est pas impossible qu'en Europe, les consommateurs aient déjà consommé de la viande ou du lait issus de la descendance de ces taureaux clonés. Certains élevages suisses, voire même français, ont en effet utilisé du sperme issus de taureaux clonés pour inséminer leurs vaches.

Pas de véritables enjeux économiques

Selon Jean-Claude Guesdon, chef du département économie à l'Institut de l'élevage, la consommation de produits issus d'animaux clonés ne repose sur aucun réel besoin de substitution. La production classique de lait et de viande suffit à couvrir l'approvisionnement mondial et permettra, selon lui, d'assurer les besoins futurs. Si le clonage trouve un réel intérêt dans la reproduction de races élites, il ne répond en aucun cas à un besoin d'accroissement de la productivité.

Un enjeu éthique

Le bien-être animal a été la porte d'entrée des questionnements éthiques sur le clonage. Une forte mortalité a en effet été observée chez les animaux clonés. Les chercheurs ont toutefois du mal à évaluer le retentissement économique de ce constat. Plusieurs études ont montré que les consommateurs n'accordaient que peu de valeur au bien-être animal. S'ils préfèrent acheter des œufs issus de poules élevées en plein air, c'est plus pour des raisons de goût et de qualité des œufs que pour des raisons de bien-être animal. En Europe, le clonage reste toutefois peu accepté par le grand public. Pour Dominique Vermersch, ce verrou éthique repose plutôt sur la peur, infondée, de voir de telles techniques appliquées à l'espèce humaine.

En conclusion, Dominique Vermersch affirme que la consommation de produits animaux issus des techniques de clonage ne doit pas être autorisée aujourd'hui. Si selon lui les risques sanitaires sont faibles et maîtrisés, les questions éthiques demeurent importante et nécessitent de mobiliser des savoirs très différents. Il insiste sur le fait que ce questionnement éthique ne doit en aucun cas être substitué par un raisonnement économique, qui privilégierait une vision à court terme et basée sur le profit plutôt qu'une réelle vision des enjeux sociétaux du clonage.




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MessageSujet: Re: 'PROGRÈS', SCIENCES, HUMAIN, SANTÉ et capital... TRANSHUMANISME et dés-humanité   Jeu 20 Aoû - 15:08


Des scientifiques américains produisent un mini-cerveau humain en laboratoire avec AFP 20 août 2015


Un mini-cerveau humain a été produit en laboratoire par une équipe de chercheurs américains. Cette prouesse pourrait permettre de faire avancer la recherche sur des maladies neurologiques comme la maladie d'Alzheimer



Citation :
Des chercheurs américains aurait produit un mini-cerveau humain. Il s'agirait du plus complet à ce jour. Cette une percée scientifique pourrait potentiellement faire avancer la recherche sur des maladies neurologiques comme celle d'Alzheimer.

"Non seulement il ressemble à un cerveau développé mais ses différents types de cellules expriment quasiment tous les gènes, [qu'expriment] celles d'un cerveau", affirme Rene Anand, le professeur de chimie biologique à l'Université de l'Etat d'Ohio à l'origine de ces travaux.

Il précise que ce cerveau cultivé in vitro, de la taille d'une gomme de crayon à papier, présente une structure du cerveau d'un fœtus de cinq semaines avec des types multiples de cellules, toutes les principales régions cérébrales et une moelle épinière. Cependant, il ne possède pas de système de vascularisation.

Une découverte à prendre avec des pincettes

Le scientifique a présenté ses résultats mardi lors d'une conférence sur la santé militaire en Floride. Par ailleurs, cette recherche n'a pas fait l'objet d'une publication dans une des grandes revues scientifiques qui contre-vérifient indépendamment les résultats avant de décider de les rendre publiques.

Généralement les avancées scientifiques importantes sont publiées dans les plus prestigieuses de ces publications comme Nature ou Science. Le scientifique et plusieurs de ses collègues ont créé une "start-up" pour commercialiser ce processus de développement de cerveaux in vitro, indique un communiqué de l'Université.

Ces chercheurs espèrent que leurs travaux permettront de tester plus facilement et éthiquement les effets de traitements expérimentaux sur le cerveau. Il pourrait s'agir d'une aubaine pour les chercheurs qui se mobilisent pour trouver des traitements aux maladies cérébrales aujourd'hui incurables, poursuit le communiqué.

"Le potentiel de ce modèle de cerveau est très prometteur pour la santé humaine car il nous offre de meilleures options pour tester et développer des traitements autrement qu'avec des rongeurs", juge Rene Anand. C'est également "un grand plus" pour la recherche en neuroscience en général puisque ce cerveau permet d'effectuer des recherches génomiques directement plutôt que par le biais de modèles informatiques comme c'est le cas aujourd'hui.

Pas de questions éthiques


Par ailleurs, ce mini-cerveau privé de conscience pourrait permettre de mener des expériences sans soulever de questions éthiques. Les chercheurs espèrent que leur modèle permettra d’accélérer les recherches expérimentales en testant les médicaments avant la phase d’essai clinique chez l’homme, notamment pour les pathologies neurologiques comme les maladies d’Alzheimer ou de Parkinson.

Mais pour le moment, le monde scientifique est prudent, puisque Rene Anand et son équipe n’ont pas encore publié leurs résultats dans une revue scientifique.


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MessageSujet: Re: 'PROGRÈS', SCIENCES, HUMAIN, SANTÉ et capital... TRANSHUMANISME et dés-humanité   Dim 25 Oct - 14:28



La schizophrénie dans une société d’exploitation et d’oppression Révolution Permanente
Site d'information du Courant Communiste Révolutionnaire du NPA 23 octobre 2015


Philippe Alcoy a écrit:
Nous ne pouvons pas échapper à notre temps. Nous vivons une époque profondément réactionnaire : exploitation, oppression et souffrance font partie du quotidien de l’écrasante majorité des milliards de personnes qui habitent cette planète.

Les patients schizophrènes, et tous celles et ceux qui subissent des troubles de la santé mentale en général, n’échappent évidemment pas à cela. Bien au contraire. Souvent, ils la payent au prix de profondes souffrances, voire de leur propre vie. Rares. Ultra-rares sont celles et ceux qui ont la chance de pouvoir suivre des traitements plus sophistiqués, qui sortent du simple « bourrage avec des médicaments ». Des traitements que certains qualifient « d’alternatifs » et qui permettent aux patients schizophrènes d’avoir la possibilité de mener une vie « comme tous les autres ». Même s’il faudrait se demander quelle vie mènent « tous les autres » ?

En France, on estime que 600.000 personnes sont atteintes de schizophrénie. Autrement dit, 1% de la population totale du pays. Il s’agit d’une maladie très complexe qui trouve partiellement son origine dans le domaine de la génétique, bien qu’on en soit loin d’en trouver les causes précises. En effet, entre 10% et 20% de la population mondiale serait génétiquement vulnérable à cette maladie, mais seulement 1% la développe.

Ce qui amène beaucoup de chercheurs à se poser la question de savoir si les facteurs sociaux pourraient favoriser le déclenchement de la schizophrénie chez certains individus. Ainsi, des recherches indiquent que les habitants des zones urbaines auraient entre 1,5 et 3 fois plus de chances de développer la schizophrénie que ceux des zones rurales. Un autre groupe social particulièrement vulnérable serait celui des migrants, et parmi ceux-ci les immigrés venus de pays où la population est majoritairement noire.

Cela s’expliquerait par le fait que ces individus sont exposés à une forte « concurrence sociale » où une expérience de long-terme dans une position sociale subordonnée (« défaite sociale ») pourrait faciliter le développement de la maladie. Jean-Paul Selten et Elizabeth Cantor-Graae écrivent dans le The British Journal of Psychiatry en 2005 que « la discrimination pourrait certainement contribuer à l’expérience de défaite [sociale] vécue par les migrants. Il est à noter qu’une étude aux Pays-Bas a estimé que la discrimination perçue était un facteur de risque pour le développement de symptômes psychotiques ».

Quant aux traitements, le New York Times a publié récemment un article sur les résultats d’une recherche d’un groupe de psychiatres aux Etats-Unis (où deux millions de personnes sont diagnostiquées schizophrènes). Cette recherche pointe l’importance des traitements basés sur l’échange et le dialogue avec le patient, sur l’engagement de la famille, la compréhension par celle-ci de la maladie et la réduction des doses des médicaments antipsychotiques, qui ont souvent des effets indésirables très lourds pour les patients.

Selon les conclusions de l’étude, « les patients qui reçoivent de plus petites doses d’antipsychotiques et un traitement mettant plus d’emphase dans la thérapie de discussion un à un et un soutien plus grand de la famille, font des plus grands progrès dans la récupération au cours des deux premières années de traitement que les patients qui reçoivent l’habituel traitement axé sur les médicaments ».

Evidemment, ces recherches sont encourageantes et permettent de trouver de meilleurs traitements pour les patients schizophrènes, avec le moins d’effets indésirables. Mais encore une fois, il s’agit de traitements qui impliquent beaucoup de facteurs sociaux très difficiles à réunir, notamment dans une société aussi brutale et violente que le capitalisme.

Le premier serait une politique de la part des Etats et des gouvernements qui donne les moyens financiers aux hôpitaux et cliniques publics pour faire face à cette question de santé publique, et qui permette aux patients de suivre des traitements adaptés – et de qualité – totalement gratuits. En temps de crise économique, c’est tout le contraire que l’on observe. Et cela sans dire que les questions liées à la santé mentale sont très souvent traitées non pas sous l’angle de la santé publique, mais sous celui de la « sécurité » : aux Etats Unis, cette question est posée régulièrement suite aux fusillades qui ont lieu dans les campus universitaires ou dans les lycées… Il s’agirait donc d’empêcher que les « fous tuent des innocents ».

D’autre part, l’implication des familles dans le traitement peut aussi devenir un obstacle important. Evidemment, cela vise à lutter contre le fait que, parfois, des familles abandonnent le parent schizophrène. Or, souvent (très souvent) c’est aussi à l’intérieur de la famille elle-même que naissent les traumatismes. Sans parler des tabous liés aux maladies psychiatriques.

Nous vivons effectivement dans une société où l’exploitation et l’oppression sont des éléments structurels. En ce sens, ces facteurs ne peuvent pas être négligés dans le traitement des maladies psychiatriques dont une partie repose sur des facteurs sociaux (même si des recherches sont encore à approfondir dans ce domaine).

Cependant, face à une société qui nous détruit physiquement et psychologiquement (comme tant de cas de souffrance au travail et autres peuvent en témoigner), on ne peut que faire l’hypothèse qu’une élimination des sources de souffrance et de traumatismes liées à l’exploitation et aux oppressions, intrinsèques au capitalisme, pourrait réduire largement les facteurs rendant la vie des schizophrènes et autres patients psychiatriques aussi difficile. Se débarrasser du capitalisme, ce serait en ce sens un premier pas très significatif du traitement social des maladies psychiatriques.

Alors oui, nous sommes prisonniers de notre temps, mais cela ne veut pas dire que nous ne pouvons pas nous battre pour bouleverser ce temps, pour bouleverser notre époque. Renverser l’existant. Construire un temps nouveau. Une société nouvelle débarrassée de l’exploitation et des oppressions. C’est une question de survie...


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MessageSujet: Re: 'PROGRÈS', SCIENCES, HUMAIN, SANTÉ et capital... TRANSHUMANISME et dés-humanité   Dim 25 Oct - 23:10

Questions sur le transhumanisme et l'intelligence artificielle 25 octobre 2015 | Par serge_escale


serge_escale a écrit:
Poussons à leur terme les prédictions transhumanistes sur la singularité technologique, ce moment où notre civilisation pourrait radicalement se transformer avec la mise en application des recherches en NBIC (Nanotechnologies, Biotechnologies, Informatique, Sciences Cognitives).

L'interaction de ces techniques très puissantes préfigurerait, selon les transhumanistes, l'avènement d'une IA (intelligence artificielle) dont personne aujourd'hui ne peut prédire la portée. En supposant qu'elle soit beaucoup plus performante que l'homme d'aujourd'hui, cette IA saura que nous voulons la contrôler et échappera donc à toute tentative de limitation de sa puissance.

Cela signifie la fin de l'humanité telle que nous la connaissons. Sans aller jusqu'à ce scénario catastrophe, il faut d'ores et déjà mettre en questions la nouvelle croyance transhumaniste.

Quid de ceux qui ne seraient pas des êtres "augmentés" ? Quid des pathologies mentales ? Quid de la volonté de domination et de de contrôle de territoire intimement liés à la nature humaine ? Quid du fonctionnement en perpétuel équilibre de nos sociétés face à cet immense défi ?

Changements climatiques, guerres, fin des énergies renouvelables, inégalités croissantes, maladies voire mortalité, etc. : tout serait soluble dans la technologie et la science. Les notions actuelles de morale et d'éthique seraient jetées aux orties. Alors qu'on assiste au Moyen-Orient à la résurgence violente de thèmes religieux coraniques vieux de 14 siècles, verrait t-on alors une rupture fondamentale entre plusieurs humanités ?

Le transhumanisme est une nouvelle croyance qui fait de la technologie la baguette magique capable de tout résoudre en faisant l'économie de toute réflexion sur la nature profonde de l'homme. Une solution universelle à laquelle nous devrions nous conformer sans discussions au risque de paraître fossilisés dans notre vieille humanité. Jacques Ellul et aujourd'hui Evgueni Morozov évoquent le risque que fait peser la nouvelle croyance sur les pouvoirs illimités de la technologie censée tout résoudre. Selon Ellul « ce n’est pas la Technique qui nous asservit mais le sacré transféré à la Technique ».

Les transhumanistes me paraissent répondre à cette définition. Je pose que l'homme a crée dieu et ses dérives liturgiques pour tenter d'accepter la mort, la maladie et les souffrances liées à la condition humaine. Troquer une croyance ancestrale divine contre une foi inébranlable dans la technologie fait partie du même processus. Dans les deux cas, il faut abandonner son libre arbitre et suivre sans recul, ni mise en questions.


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MessageSujet: Re: 'PROGRÈS', SCIENCES, HUMAIN, SANTÉ et capital... TRANSHUMANISME et dés-humanité   Lun 26 Oct - 12:14

Demain les posthumains : Le futur a-t-il encore besoin de nous ? Poche 2012




Citation :
L’homme cédera-t-il la place dans un futur proche à des créatures de son invention, mi-machines, mi-organismes, posthumains issus du croisement des biotechnologies, des nanotechnologies, de l’intelligence artificielle et de la robotique ? Cette perspective est chaque jour un peu moins de la science-fiction et fait rêver les uns tandis qu’elle inquiète les autres.

De fait, les spéculations sur les posthumains et l’humanité élargie, capable d’inclure autant les animaux que les robots ou les cyborgs, se déploient en rupture avec la perspective qui a longtemps été celle de Descartes : nous rendre « maîtres et possesseurs de la nature ». C’est au contraire un monde de l’imprévisible, du surgissement aléatoire qui se dessine, rendant inutile ou vaine l’initiative humaine.

L’auteur propose ainsi de définir ce que serait une éthique délivrée des mythes de l’humanisme classique (l’intériorité et l’obligation morale), une éthique posthumaniste qui pourrait bien s’avérer nécessaire dans le monde d’aujourd’hui.


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MessageSujet: Re: 'PROGRÈS', SCIENCES, HUMAIN, SANTÉ et capital... TRANSHUMANISME et dés-humanité   Mer 4 Nov - 9:12



Le transhumanisme s’épanouit dans la Silicon Valley

Nourrie d’une culture flattant le goût du risque et l’individualisme, San Francisco est une terre propice à ceux qui rêvent de connecter le cerveau et la machine. Sans s’embarrasser de question éthique. 3/11/15


Gilles Biassette a écrit:
« Alors, vous voyez quelque chose ? » Mary, qui tient à la main un pot de fleur, vient d’appuyer sur l’interrupteur. La pièce se trouve plongée dans l’obscurité totale. Mais après quelques minutes, l’œil commence à localiser la plante, légèrement phosphorescente. « On distingue bien les feuilles, se réjouit la jeune femme. C’est encore insuffisant, bien sûr. Mais l’an prochain, nos plantes lumineuses seront prêtes, et nous enverrons nos graines aux 100 000 clients qui ont déjà passé commande. »

Des plantes illuminées

Glowing Plant, la start-up où travaille Mary, a mis au point un procédé révolutionnaire, bombardant les feuilles d’un ADN produit en laboratoire, en s’inspirant des gènes des lucioles. L’ADN est assimilé par la plante, les graines qu’elle donne sont replantées, et la génération suivante subit le même traitement, assurant à chaque étape une illumination plus intense.

« Notre but, c’est de montrer que les organismes génétiquement modifiés, malgré Monsanto, c’est cool, c’est fun, poursuit Mary. Et ce n’est qu’un début. Nous commençons à demander aux gens ce qu’ils aimeraient. Des plantes aux parfums spéciaux, par exemple, pour remplacer nos ­désodorisants synthétiques, mauvais pour la santé ? »

Un avenir radieux ?

Si Glowing Plant est à deux doigts d’aboutir, elle le doit au soutien de milliers de contributeurs anonymes, mais aussi à celui, décisif, de la Singularity University, co-fondée en 2008 par Raymond Kurzweil, le gourou du transhumanisme. Cet inventeur est convaincu que les nouvelles technologies sont sur le point de régler tous nos problèmes. À condition de ne pas jouer petit bras à l’approche de la victoire. Il faut donc expérimenter, tous azimuts et sans tabous.

À cette condition, disent Raymond Kurzweil et ses amis transhumanistes, un avenir radieux nous est promis. « Nous pensions que vieillir était un phénomène naturel. Or ce n’est qu’un problème, qui pourra lui aussi être résolu par les technologies, assure Hank Pellissier, qui dirige à Oakland l’Institute for Ethics and Emerging Techonologies, un centre de recherche transhumaniste.

Grâce aux progrès technologiques, nous pourrons vivre indéfiniment. Non seulement nous sommes convaincus que la technologie provoquera rapidement des changements radicaux dans la condition humaine, mais nous sommes prêts à nous y consacrer pleinement. »


De nouvelles possibilités


La preuve ? Hank et une dizaine de ses compères viennent d’entreprendre des tests en vue de remplacer leur thymus, une glande dont l’efficacité dans la défense du système immunitaire décline avec le temps. En conformité avec le texte fondateur, la Déclaration transhumaniste, qui stipule que « les transhumanistes prônent le droit moral de ceux qui le désirent de se servir de la technologie pour accroître leurs capacités physiques, mentales ou reproductives et d’être davantage maîtres de leur propre vie ».

Si cette vision, spectaculaire et radicale, a de quoi frapper les esprits, elle n’est partagée que par un petit nombre d’individus. Quand Hank Pellissier organise des conférences sur le sujet à San Francisco, il n’accueille, selon les thèmes abordés, qu’entre 50 et 200 curieux.

Mais c’est sans compter sur les « compagnons de route ». Comme Sonia Arrison qui, à 40 ans, n’a aucune envie de livrer son corps à des expérimentations. À ce titre, elle ne se considère pas comme « transhumaniste ». Mais elle soutient le mouvement.

Elle a d’ailleurs participé à la fondation de la Singularity University, qui propose des formations de haut niveau, et prend souvent la parole à l’occasion de forums. Si elle n’est pas scientifique de formation, cette Canadienne, qui a débuté dans l’analyse politique, s’est prise de passion pour l’univers du possible qu’ouvrent les nouvelles technologies.

Repousser les limites

À commencer par l’allongement de la durée de vie. Elle a d’ailleurs consacré un livre à la question en 2013, s’efforçant de démonter tous les arguments de ceux qui ne voient pas d’un bon œil une amorce de vie éternelle. En préface, Peter Thiel, investisseur milliardaire de la Silicon Valley, annonçait d’ailleurs l’imminence de « la mort de la mort ».

Quand donc ? « Je ne veux pas faire de prévisions, car faire des prévisions, c’est faire penser aux gens que les choses vont arriver d’elles-mêmes, répond Sonia Arrison, dans son bureau de Palo Alto, à deux pas de la prestigieuse université Stanford. Ce n’est pas vrai. Ou plutôt si. Nous savions que le communisme allait tomber… mais quand ? C’est la même chose, nous savons que nous vivrons bientôt jusqu’à 150 ans. Mais quand ? Nous devons y consacrer des efforts. C’est pour ça que les transhumanistes sont importants : c’est une avant-garde qui repousse les limites que s’impose la société. »

Ce qui caractérise les transhumanistes, c’est leur confiance dans les sciences et dans l’usage que peut en faire l’homme. La Silicon Valley est particulièrement réceptive à cette vision : le soleil et les cerveaux y sont brillants, et la baie de San Francisco baigne dans une culture éternellement optimiste, centrée sur l’individu et le goût du risque, depuis la ruée vers l’or jusqu’au boom des nouvelles technologies, en passant par les années hippies.

L’immortalité pour 2045

Il était donc écrit que Randal Koene, bien que hollandais, s’installerait un jour à San Francisco. Ce neuroscientifique travaille dans une entreprise française pionnière en matière de puces électroniques, mais il est aussi le « directeur scientifique » d’Initiative 2045, un projet pour le moins futuriste mis sur pied par le jeune milliardaire russe Dmitry Itskov, qui promet pour 2045… l’immortalité. « L’idée est de copier le cerveau sur un support, qui s’affranchira de notre biologie », explique très sérieusement Randal Koene.

Il dit travailler, au sein du premier cercle de ce projet, avec une vingtaine de scientifiques des grandes écoles des côtes Ouest et Est (Stanford, Berkeley, MIT, Harvard). S’il refuse de dévoiler les montants mis sur la table par le Russe, il précise qu’il « s’agit de sommes qui rendent les chercheurs heureux d’y travailler ».

> À lire aussi : Les organisations transhumanistes dans le monde

Car ces « techno-enthousiastes » disposent d’importants relais financiers. La Singularity University, par exemple, compte pour partenaires Google, Nokia et la Nasa. « C’est pour ça qu’ils sont dangereux, et qu’il faut les prendre très au sérieux, même s’ils ne sont pas nombreux, assure Marcy Darnovsky, directrice du Center for Genetics and Society. Car ils pèsent sur le débat politique, et ils ont les moyens de vendre de belles histoires à l’opinion publique. Ce que fait Glowing Plant, par exemple, c’est irresponsable. Ce n’est ni cool ni fun. On ne joue pas avec l’ADN. »

…………………

Citation :
LA SINGULARITÉ, RÊVE DES TRANSHUMANISTES

La Singularité est le mot favori des transhumanistes de la Silicon Valley. Il s’agit « d’une période future pendant laquelle le rythme de l’évolution technologique sera si rapide, son impact si profond, que la vie humaine s’en trouvera radicalement transformée », écrit Raymond Kurzweil dans un livre à succès publié aux États-Unis en 2005 au titre évocateur : The Singularity is Near (« La Singularité est proche »).

Pour beaucoup, ce moment correspondra à celui qui verra l’intelligence artificielle dépasser celle de l’homme, peut-être dès 2050. Tout problème alors aura potentiellement sa solution. « La Singularité nous permettra de dépasser les limitations de nos corps et de nos cerveaux, poursuit Raymond Kurzweil. Nous serons en mesure de vivre aussi longtemps que nous le voudrons. »



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MessageSujet: Re: 'PROGRÈS', SCIENCES, HUMAIN, SANTÉ et capital... TRANSHUMANISME et dés-humanité   Lun 9 Nov - 1:30



Des classes sociales basées sur les possibilités technologiques  l'Humanité Dimanche
30 Juillet 2015


Par KLAUS-GERD GIESEN, PROFESSEUR DE SCIENCES POLITIQUES À L’UNIVERSITÉ D’AUVERGNE

Citation :
L’imaginaire des transhumanistes est un capitalisme « post-humain où l’homme doit faire sécession de l’homme.

Pour eux, l’humain à l’état actuel n’est plus en mesure de comprendre la complexité du monde et de résoudre les problèmes sociaux et politiques, ce serait donc à la technologie de le faire.

C’est le vieux rêve technocratique. Nous sommes au seuil d’un grand bouleversement de l’État providence. Dans les rapports capital-travail, imaginez qu’on implante une puce au travailleur pour qu’il s’intègre dans le système productif de la firme. Vous devenez un simple outil de production. Et qu’en sera-t-il d’un travailleur qui refusera de se faire implanter une puce ?

Dans le système de soins, cela commencera sans doute par une approche probabiliste via le screening génétique. Puisque désormais sera donnée la possibilité de ne pas avoir un enfant qui très probablement sera malade, les gens devront en subir les conséquences financières. Il va surtout produire une société en deux castes: ceux qui auront accès à cette augmentation technologique, ceux qui refuseront les technologies et qui resteront en rade. Elles ne seront plus basées sur l’origine, l’héritage, l’accumulation de capital, mais sur l’accumulation de nouvelles possibilités technologiques intégrées à l’humain.



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MessageSujet: Re: 'PROGRÈS', SCIENCES, HUMAIN, SANTÉ et capital... TRANSHUMANISME et dés-humanité   Lun 9 Nov - 10:58

pas de sujet pour accueillir tous les effets et méfaits de l'exploitation capitaliste, mais le capital étant quasi intrinsèquement mafieux...

La santé, plaque tournante de l’exploitation capitaliste Michel J. Cuny AgoraVox 22 octobre 2015  

Sous l’impulsion du pouvoir alors en place, messieurs Bernard Debré et Philippe Even ont consacré un rapport aux leçons à tirer de l’affaire du Médiator. Manifestement, il s’agissait pour eux de s’engouffrer dans une brèche, comme s’ils en attendaient depuis longtemps l’occasion.

Tout commence avec les vœux prononcés par le dénommé Nicolas Sarkozy à l’intention des personnels de Santé le 20 janvier 2011 :

Michel J. Cuny a écrit:
« Une refondation en profondeur du système de contrôle du médicament doit être mise en œuvre au milieu de l'année, de façon à resserrer les mailles du filet de notre système de pharmacovigilance et de renforcer l'indépendance, la transparence et l'impartialité des décisions, comme aussi d'améliorer la formation continue des médecins, en sachant qu’il faudra pour cela des moyens supplémentaires.  »


Parmi les dix-sept personnes auditionnées, nous remarquons immédiatement la présence de Christian Lajoux, P-DG de la branche française de Sanofi-Aventis et président du LEEM, le syndicat patronal de l’industrie du médicament.

Le rapport est présenté comme tendant à établir, entre

Citation :
« les médecins, les payeurs, l'industrie pharmaceutique et les patients qui doivent être au centre de toutes les attentions, des relations constructives, continues, équilibrées, confiantes et transparentes, plaçant certes au premier plan l'intérêt des malades d'aujourd'hui, mais sans oublier de promouvoir le progrès thérapeutique au service des malades de demain, ce qui ne pourra se faire que grâce à une franche et étroite coopération entre la recherche clinique et biologique universitaire publique et la recherche translationnelle de l'industrie, dans l'esprit du CSIS (Conseil stratégique des industries de santé) et des premiers accords entre l'INSERM et le LEEM, un développement que peut seule assurer l'industrie du médicament, comme elle le fait depuis toujours, ce qui lui a permis de mettre sur le marché les deux ou trois centaines de molécules qui ont changé la vie des hommes  ».


Il faut insister sur ce fait que les soulignés, d’ici comme de la suite, sont effectivement dans l’original…

Comme on le voit, l’effort de recherche, public et privé, doit être désormais entièrement centré sur les performances futures que les industriels du médicament pourront réaliser sur le marché. Heureusement, en ce qui concerne les accords entre l’INSERM et le LEEM, nous n’avons effectivement pas perdu le souvenir de ce qu’Alain Trautmann nous en a dit.

Or, dans ce contexte étroit, souligner que les malades d’aujourd’hui ne doivent pas faire oublier les malades de demain, c’est, sans le dire, ne veiller qu’au futur des entreprises elles-mêmes : il s’agit d’orienter les dépenses engagées par la collectivité, non pas vers la réalité du traitement actuel, mais vers les économies qui peuvent être faites sur ce traitement aujourd’hui pour être réutilisées immédiatement dans des investissements prometteurs, de la même façon que les restrictions sur les salaires d’une époque sont la condition d’un taux de profit amélioré permettant ensuite de mettre au travail d’autres salariés dont la modicité du salaire assurera à nouveau un taux de profit satisfaisant, etc…

La santé devient ainsi un enjeu dans le système d’exploitation capitaliste. C’est bien ce que dit la suite du rapport Debré-Even  :

Citation :
« […] un juste milieu devra être trouvé entre, d'une part, le meilleur contrôle possible de dépenses publiques de médicaments en perpétuel accroissement (même si le mouvement s'est ralenti depuis quelques années, passant de 8% par an à seulement 2%, mais qui a doublé de 1990 à 2005 et s'est encore accru de 10% depuis) et d'autre part, la rentabilité des entreprises, qui leur permet seule d'engager les investissements nécessaires à l'émergence de molécules réellement nouvelles et à leurs essais cliniques.  »


Or, comme nous le savons, qu’elles soient nouvelles ne signifient pas du tout qu’elles soient plus efficaces ou moins dangereuses que les précédentes : d’où le souci d’Emmanuelle Quilès, qui « souhaite par ailleurs inscrire l'AGIPHARM [Association des Groupes Internationaux pour la Pharmacie de Recherche] au cœur du débat sur les questions clés liées à l'évaluation des produits de santé  ».

Pour qu’il ne soit pas en reste, donnons également à Dominique Amory l’occasion de nous redire un petit mot :

Citation :
« Nous attendons un signal politique fort, essentiel pour nos maisons-mères, montrant que les sciences de la vie sont une industrie stratégique et une priorité pour la France. »


Le voici exaucé jusqu’au-delà du possible par messieurs Debré et Even :

Citation :
« […] une telle politique ne nous paraît pouvoir être menée dans l'avenir qu'au sein d'un grand ministère autonome et quasi régalien de la Santé, de la Vieillesse et de la Dépendance, exerçant clairement sa tutelle sur les Caisses d'Assurance Maladie et sans lien avec le Travail et l'Emploi, qui devraient se suffire à eux-mêmes  ».


Dans ces conditions-là, effectivement, l’Assurance maladie ne serait plus qu’un capital aux mains des industriels du médicament, un capital dont le taux de rentabilité pourrait atteindre une dimension intersidérale tant le monde du travail serait alors plié sous les malheurs, qu’on pourrait lui mettre en permanence sous le nez, de sa santé mise aux enchères.

[/quote]

(Extrait de Michel J. Cuny, Une santé aux mains du grand capital ? - L’alerte du Médiator, Éditions Paroles Vives 2011, pages 255-256)

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MessageSujet: Re: 'PROGRÈS', SCIENCES, HUMAIN, SANTÉ et capital... TRANSHUMANISME et dés-humanité   Jeu 12 Nov - 18:17

Le Monde.fr

La Silicon Valley se convertit au « machine learning »

LE MONDE ECONOMIE | 12.11.2015 à 07h25 • Mis à jour le 12.11.2015 à 15h10 | Par Jérôme Marin (San Francisco, correspondance)


« D’abord, les machines pourraient accomplir de nombreux travaux sans être très intelligentes. Cela pourrait être positif. Mais quelques décennies plus tard, cette intelligence pourrait devenir assez forte pour nous causer des soucis » (Bill Gates)


Citation :
Une boîte mail qui répond pour vous à vos courriers électroniques ? Un rêve pour les plus connectés d’entre nous [sic]. Et une piste de travail chez Google. Lundi 2 novembre, la société de Mountain View a fait un pas dans cette direction. Sa plate-forme Inbox s’est enrichie d’un outil de suggestion de réponses, baptisé Smart Reply. Après avoir analysé le contenu d’un message reçu, celui-ci propose désormais trois débuts de réponse adaptés. Exemples : « j’arrive », « je m’en occupe », « très drôle »…

A première vue, cela ressemble à une de ces nombreuses fonctionnalités que les géants du Web ajoutent sans cesse à leurs services ou applications mobiles. Derrière cette nouvelle possibilité, se cache pourtant une révolution qui agite les sociétés de la Silicon Valley, le « machine learning » (que l’on peut traduire par l’apprentissage automatique), une forme d’intelligence artificielle. « Un programme informatique qui apprend tout seul », résume John Giannandrea, qui dirige les efforts de Google dans le domaine.

Le machine learning est une véritable rupture. Dans le cas de Smart Reply, les ingénieurs de la société n’ont pas écrit des lignes et des lignes de codes informatiques pour tenter de prévoir les innombrables scénarios possibles – une tâche presque impossible à accomplir. Ils ont au contraire bâti un algorithme capable de déterminer tout seul les réponses à proposer en fonction des mots contenus dans le message reçu. Pour cela, ils l’ont abreuvé de millions de conversations. Petit à petit, message après message, phrase après phrase, ce programme est devenu « intelligent ».

Un nombre gigantesque de données

L’idée n’est pas nouvelle. Les scientifiques l’ont théorisée dans les années 1980. « Mais les ordinateurs n’étaient alors pas assez puissants pour la mettre en pratique », dit Greg Corrado, chercheur chez Google. La discipline est revenue sur le devant de la scène ces dernières années. D’abord, parce que la puissance informatique est désormais suffisante. Ensuite, parce que les entreprises disposent d’un nombre gigantesque de données. Ce qu’on appelle le big data. Ces données sont indispensables car les algorithmes apprennent par l’exemple. Pour reconnaître un chat, ils doivent analyser des milliers de photos d’animaux afin d’en déterminer les caractéristiques.

« Le machine learning nous permet de repenser tout ce que nous faisons », expliquait fin octobre Sundar Pichai, le nouveau directeur général de Google. Près de 1 200 projets dans le domaine sont en cours de développement au sein de la société de Mountain View, contre seulement 100 il y a deux ans. En 2014, l’entreprise avait également dépensé plus de 500 millions de dollars (466 millions d’euros) pour racheter la start-up britannique DeepMind spécialisée dans l’intelligence artificielle. Et elle avait débauché, l’année précédente, Geoffrey Hinton, spécialiste de la recherche sur les réseaux neuronaux artificiels.

Ses rivaux ne sont pas en reste. Facebook dispose de trois laboratoires de recherche, dont un récemment ouvert à Paris. Ils sont dirigés par le Français Yann LeCun, autre grand nom du secteur. Apple, Microsoft, Amazon ou encore IBM sont également très actifs dans ce que l’on appelle aussi le « deep learning ». « Ces sociétés investissent énormément dans la recherche et recrutent des scientifiques par dizaines », note Pedro Domingos, professeur à l’université de Washington et auteur du livre The Master Algorithm : How the Quest for the Ultimate Learning Machine Will Remake Our World (non traduit).

« Une période de progrès très rapides »

« Nous sommes entrés dans une période de progrès très rapides », poursuit le spécialiste. Un sentiment partagé par Geoffrey Hinton : « Le chemin récemment parcouru est impressionnant. Il y a encore cinq ans, nous pensions que le point atteint aujourd’hui ne le serait que dans de très nombreuses années. »
Sans le savoir, la majorité des internautes utilise déjà quotidiennement des produits et des fonctionnalités issues de l’apprentissage automatique. Quand Netflix ou YouTube leur recommandent une vidéo à regarder ; quand Amazon leur suggère d’ajouter un produit à leur panier d’achats ; ou quand leur boîte mail filtre automatiquement les messages indésirables.

La technique sert aussi à l’amélioration des outils de traduction. Le but est de détecter les expressions et de comprendre le contexte afin de ne plus traduire mot à mot. « Nous n’en sommes pas encore là », reconnaît M. Hinton. Les chercheurs utilisent le machine learning pour les logiciels de reconnaissance vocale, notamment pour résoudre le problème des accents régionaux. « Pendant des années, nous étions bloqués à un palier de 70 % de mots reconnus. Puis d’un coup, nous avons réalisé un véritable bond en avant », indique Alex Lebrun, qui a rejoint Facebook après le rachat, en début d’année de sa start-up Wit.ai spécialisée dans les interfaces vocales.

« Menace existentielle »

Surtout, le machine learning doit permettre de créer « des produits jusqu’ici impossibles à concevoir », ajoute M. Giannandrea. Chez Google, il s’agit notamment d’un nouveau service de stockage de photos au sein duquel il sera possible d’effectuer des recherches thématiques (par exemple : les photos avec un chat). Si l’entreprise ne souhaite pas le confirmer officiellement, la méthode d’apprentissage est aussi certainement au cœur de son projet de voiture sans conducteur. « Personne ne peut programmer un tel véhicule, estime Pedro Domingos. Mais il est possible de concevoir une voiture capable d’apprendre en observant les hommes conduire. » En juin, Google avait aussi dévoilé Deepdream, un programme capable de reproduire des formes à partir d’une image.

Chez Facebook, le principal projet est un assistant personnel, baptisé M. Encore en phase de développement, il doit permettre de commander un repas, réserver un billet d’avion ou annuler un abonnement directement sur Messenger, la plate-forme de messagerie maison. Un vrai concierge virtuel. A terme, la majorité de ses actions seront effectuées par un algorithme informatique, capable de déterminer la meilleure réponse à adresser aux requêtes des utilisateurs. « Sans ces technologies, nous touchions aux limites des méthodes traditionnelles de programmation », assure M. Lebrun, chargé du projet.

Au-delà, le machine learning peut également s’appliquer à la robotique. Dans un rapport publié début novembre, les analystes de Bank of America Merrill Lynch estimaient que la moitié des emplois aux Etats-Unis pourraient être remplacés par des robots au cours des vingt prochaines années, en particulier dans l’industrie. « Nous aurons des robots dans nos maisons effectuant les tâches domestiques. De nombreux emplois vont changer ou disparaître. Et peut-être qu’un jour plus personne n’aura besoin de travailler » [sic alors ! plus de plus-value. c'est sic de chez chic, ça non ?], explique M. Domingos.

« D’abord, les machines pourraient accomplir de nombreux travaux sans être très intelligentes. Cela pourrait être positif. Mais quelques décennies plus tard, cette intelligence pourrait devenir assez forte pour nous causer des soucis »

« La technologie devrait s’occuper des travaux difficiles pour permettre aux gens de faire les choses qui les rendent véritablement heureux » [c'est dingue non, le trans-humanisme...], espérait en 2013 Larry Page, le cofondateur de Google. Un futur qui semble encore bien loin, tant le machine learning n’en est encore qu’à ses débuts. « Les programmes actuels ne peuvent accomplir qu’une seule tâche simple, ajoute M. Corrado de Google. Ils apprennent lentement et requièrent encore un important niveau de créativité et beaucoup de travail humain. » Chaque algorithme doit en effet être codé par des ingénieurs. Mais à plus long terme, des programmes pourraient aussi créer d’autres programmes capables d’apprendre.

Ces éventualités alimentent déjà les inquiétudes. Et non des moindres. « Une intelligence artificielle très poussée sera excellente pour accomplir ses objectifs. Mais si ces objectifs ne sont pas les mêmes que les nôtres, nous aurons alors des problèmes, redoutait le célèbre physicien britannique Stephen Hawking, dans une interview à la BBC fin 2014. Les humains, qui sont limités par leur lente évolution biologique, ne pourraient pas rivaliser. Cela pourrait être la fin de la race humaine. »

Même prudence chez Bill Gates, le cofondateur de Microsoft. « D’abord, les machines pourraient accomplir de nombreux travaux sans être très intelligentes. Cela pourrait être positif. Mais quelques décennies plus tard, cette intelligence pourrait devenir assez forte pour nous causer des soucis », écrivait-il en début d’année. « Il s’agit de notre plus importante menace existentielle, s’est inquiété Elon Musk, le patron du fabricant de voitures électriques Tesla, lors d’une conférence organisé par la MIT en octobre. Il faudrait mettre en place une surveillance réglementaire, peut-être au niveau international, pour être certains que nous ne faisons pas quelque chose de très stupide. »

« Des craintes très exagérées, influencées par Hollywood », répond M. Domingos pour qui « peu d’experts considèrent un scénario à la Terminator, où les robots prendraient le contrôle sur l’humanité, comme une hypothèse sérieuse. » Selon le professeur, « le problème vient du fait que les gens confondent l’intelligence artificielle à l’intelligence humaine. Un ordinateur peut résoudre des problèmes, mais il n’a pas la personnalité, la conscience, les émotions qui nous rendent humains », poursuit-il. Avant de reconnaître qu’il pourrait être possible, un jour, de concevoir une intelligence artificielle capable d’apprendre tout cela.

Jérôme Marin (San Francisco, correspondance)
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MessageSujet: Re: 'PROGRÈS', SCIENCES, HUMAIN, SANTÉ et capital... TRANSHUMANISME et dés-humanité   Jeu 12 Nov - 22:24

Jérôme Marin a écrit:
Au-delà, le machine learning peut également s’appliquer à la robotique. Dans un rapport publié début novembre, les analystes de Bank of America Merrill Lynch estimaient que la moitié des emplois aux Etats-Unis pourraient être remplacés par des robots au cours des vingt prochaines années, en particulier dans l’industrie. « Nous aurons des robots dans nos maisons effectuant les tâches domestiques. De nombreux emplois vont changer ou disparaître. Et peut-être qu’un jour plus personne n’aura besoin de travailler » [sic alors ! plus de plus-value. c'est sic de chez chic, ça non ?], explique M. Domingos.

Outre le fait que cela soit Brave New World, et que cela se traduira(it) par une misère mondiale généralisée, le plus ahurissant est que cette positiviste et scientiste vision des choses est reprise telle quelle chez diverses sectes gauchistes, particulièrement la secte islamophobe blanche LO, comme perspective "émancipatrice" du socialisme à visage... barbare.

De mémoire, mais sans trahir le contenu, j'ai lu sur un forum particulièrement "marxiste" (lol) ; le FMR pour le nommer sans détour, la chose suivante, quasi-textuellement :

" Quand nous en serons au socialisme on travaillera 20 heures par semaine et on aura des machines pour faire le boulot à notre place, en attendant le dépérissement de l'Etat"


Le communisme serait donc les soviets, les machines, la précarité/le salariat reproduits... et l'électricité ? (pour parodier Lénine).

Ils ne seraient pas un peu anti-communistes chez les "révolutionnaires", par hasard ?

Enfin, on peut toujours croire au "dépérissement de l'Etat" en attendant, comme ils disent.
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MessageSujet: Re: 'PROGRÈS', SCIENCES, HUMAIN, SANTÉ et capital... TRANSHUMANISME et dés-humanité   Ven 13 Nov - 11:33

corinne cerise a écrit:
Enfin, on peut toujours croire au "dépérissement de l'Etat" en attendant, comme ils disent.


moi je crois au dépérissement des "marxistes révolutionnaires", à la cueillette des cerises, et pour changer du merle moqueur, aux perroquets cocos




c'est en fait une perruche à collier, au parc Montreau de Montreuil, ce qui prouve leur côté coco

source Patlotch : du silence, en langue d'oiseau août 2014

PS : ne vous inquiétez pas, Cerise, ce sont des pommes qu'elles mangent






de très beaux oiseaux, un peu bruyants, mais photo-hygiéniques et géniaux



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MessageSujet: Re: 'PROGRÈS', SCIENCES, HUMAIN, SANTÉ et capital... TRANSHUMANISME et dés-humanité   Dim 15 Nov - 16:55

J'ai publié sur Mediapart la transcription (qui dormait dans mes archives) d'une émission de France Culture sur le langage - et qui n'est plus en libre accès car elle remonte à 2004 - et en cherchant les références sur google pour compléter mon billet j'ai fini par tomber sur une page du Livredel de Patlotch de l'époque, c'était vraiment une belle surprise ! dans l'émission présentée par Catherine Donné participaient deux ingénieurs spécialistes dans la robotique et le directeur du magazine Sciences Humaines qui avait publié un bouquin et dont Patlotch avait relevé l'idée de la pensée par images, partant de l'hypothèse que "le langage n'est qu'une "province" de la pensée. Il est le produit d'une aptitude plus large de l'esprit humain : celles de reproduire des images, des représentations mentales.".



Dans l'émission en effet, deux conceptions des origines du langage se confrontent et s'opposent. Sont aussi abordés quelques aspects plus techniques de la robotique et de la modélisation des comportements humains comme des observations des comportements animaux. Immanquablement surgit la question de quelle évolution du langage humain dans l'époque du capitalisme techno-scientifique. Ce qui m'avait le plus intéressée à l'époque c'est l'hypothèse de Dessalles qui remet en question la théorie de la sélection naturelle chère à ceux qui prétendent légitimer les comportements égoïstes sur des bases naturelles, j'avais pensé enthousiastiquement que le communisme au fond serait plus adéquat à cette découverte et donc voilà comment le capitalisme se révèlerait une erreur anthropologique - chose qui par ailleurs est déjà amplement prouvée. Mais bon, je ne veux pas simplifier ou idéaliser une théorie qu'il faut regarder de plus près.


Le billet de Patlotch portant le lien à l'émission et des considérations sur le rapport entre pensée par images et langage, la dialectique, la méthode d'Edgar Morin, la "créolisation" : MERDE A L'ETAT NATIONAL INTER CAPITALISTES !14 juil. 2004


Le lien à la transcription de l'émission Science Culture de Catherine Donné du 24 février 2004 sur mon blog : Débat Lassalles/Kaplan/Dortier sur les origines du langage (France Culture, 24.02.04)


bibliographie de Jean-Louis Dessalles (pour ceux qui veulent aller plus loin, ce lien est inclus dans son site principal) : Bibliographie de Jean-Louis Dessalles


(voir sur mon billet pour d'autres liens et textes).
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MessageSujet: Re: 'PROGRÈS', SCIENCES, HUMAIN, SANTÉ et capital... TRANSHUMANISME et dés-humanité   Jeu 19 Nov - 12:18



Eolien : la construction de nouveaux parcs et le offshore boostent l'emploi industriel en France Astrid Gouzik  19 novembre 2015

Citation :
L'EWEA, le salon européen de l'énergie éolienne, a ouvert ses portes à Paris le mardi 17 novembre, à quelques jours de la COP21. A cette occasion, France énergie éolienne publie les résultats de son observatoire de l'éolien.


Ségolène Royal, la ministre de l'Ecologie, du développement durable et de l'énergie, s'en est félicitée lors de son discours d'ouverture du salon européen de l'énergie éolienne. 2000 emplois éoliens ont été créés en un an, et 12 520 ont été recensés au total en 2014 par France énergie éolienne (FEE). Cela correspond à une augmentation de plus de 15% de l'effectif, par rapport à l’année précédente.


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MessageSujet: Re: 'PROGRÈS', SCIENCES, HUMAIN, SANTÉ et capital... TRANSHUMANISME et dés-humanité   Mer 25 Nov - 2:15


cet imbécile heureux qui vient

La zone à l'origine du bonheur identifiée dans le cerveau 20 Minutes avec agence 24.11.2015

Grâce à cette découverte, les scientifiques imaginent déjà pouvoir « concevoir des programmes du bonheur fondés sur la recherche scientifique »...


le cerveau humain. - Purestock/SIPA

Inutile de chercher le bonheur dans le yaourt à la vanille, l’émotion serait un pur produit de notre cerveau. En utilisant l’imagerie par résonance magnétique (IRM), une équipe de scientifiques de l’université de Kyoto (Japon) affirme, en effet, avoir localisé chez des volontaires une zone cérébrale du cerveau impliquée dans le ressenti du bonheu

Citation :
Souhaitant savoir où se trouvait l’origine du bonheur et à identifier avec précision les structures cérébrales impliquées, l’équipe du Dr Waturu Sato, ont mis la main sur le précuneus, une zone du lobe pariétal siège des émotions positives liées à certains épisodes de notre vie.

Analyser le cerveau de 51 participants et mesurer leur bonheur subjectif

Partant du postulat selon lequel le bonheur peut être considéré comme une expérience subjective fondée sur un ressenti plus ou moins intense selon les personnes, les chercheurs ont donc utilisé l’IRM pour analyser le cerveau de 51 participants et mesurer leur bonheur subjectif ainsi que le ressenti de leurs émotions. Composantes émotionnelles et cognitives ont été passés au peigne fin, alors que les volontaires étaient soumis à un questionnaire évaluant leur niveau de bonheur.

Bilan : Les participants les plus heureux affichaient un surplus de matière grise dans leur précuneus. Et c’est également dans cette même région du lobe pariétal que se traduisait l’intensité des émotions positives ou négatives.

Distiller du bonheur 3.0 dans le cerveau des plus malheureux.

Dans leur analyse, publiée dans la revue Scientific Reports, l’équipe japonaise indique ainsi « le précuneus des personnes heureuses ou ayant tendance à ressentir les émotions de façon positive, de manière plus intense et donnant un véritable sens à leur vie, était plus volumineux ».

« Différents travaux ont déjà montré que la méditation peut augmenter la masse de matière grise dans le précuneus. Cette nouvelle étude qui nous indique où le bonheur se produit dans le cerveau nous sera utile pour concevoir des programmes du bonheur fondés sur la recherche scientifique », conclut le Dr Waturu Sato. Ou comment distiller du bonheur 3.0 dans le cerveau des plus malheureux.


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MessageSujet: Re: 'PROGRÈS', SCIENCES, HUMAIN, SANTÉ et capital... TRANSHUMANISME et dés-humanité   Mer 25 Nov - 19:19



Renforcer le dialogue sciences, cultures et sociétés pour combattre l’idéologie de « l’Homme augmenté »… et des sociétés diminuées Minga Faire ensemble Médiapart 25 nov. 2015

«Les utopies apparaissent comme bien plus réalisables qu’on ne le croyait autrefois. Et nous nous trouvons actuellement devant une question bien autrement angoissante : comment éviter leur réalisation défnitive ?… Les utopies sont réalisables. La vie marche vers les utopies. Et peut-être un siècle nouveau commence-t-il, un siècle où les intellectuels et la classe cultivée rêveront aux moyens d’éviter les utopies et de retourner à une société non utopique, moins parfaite et plus libre». Épigraphe du Meilleur des mondes, Nicolas Berdiaeff


Citation :
Les adhérents de Minga sont des artisans, certains par leur statut, toutes et tous par l’idée qu’ils se font de leur travail et de leur métier. Les problèmes concrets auxquels ils se confrontent, le tumulte du monde auquel ils se frottent pour vivre dignement de leur travail, font qu’ils ressentent le besoin d’un dialogue, soutenu et exigeant, avec les communautés scientifiques. Tous se revendiquent producteurs d’intérêt général, en partant de leurs engagements professionnels, non réduits à un argument commercial. C’est en se sens que Minga s’assume comme une organisation professionnelle et politique et se sent très concernée par les débats qui entourent la diffusion massive de nouvelles technologies et leurs interactions avec les enjeux sociaux, écologiques et démocratiques.

Le retour en force d’idéologies scientistes nous préoccupe à cet égard au plus haut point. Le danger monopolistique que représentent les firmes de la GAFA (Google, Apple, Facebook et Amazon) ne porte pas uniquement sur la privatisation des connaissances et une captation massive et rarement consentie des données (le modèle Big Data). Ces entreprises portent également le dessein idéologique d’un projet de société où des algorythmes anticipent des besoins sociaux avant même qu’ils ne soient formulés. Tout ce qui n’est pas prédictible en terme de comportement, tout ce qui n’est pas situé dans des nuages définis par des sociostyles pré-établis, le comportement même d’un être humain, versatile, faillible et mortel, devient asocial. Les objets connectés comme Écho, le cylindre connecté d’Amazon, rentrant dans les foyers, agissent ainsi comme un cheval de Troie qui participe un peu plus chaque jour à l’annexion même de la vie privée. Orwell, dans son ouvrage 1984, n’avait pas osé l’imaginer, chez lui le télécran était imposé d’office.

Il y a dans tout cela une volonté de planification des comportements et des émotions, une volonté d’ériger le marketing en science. Mais sans plus laisser de place aux incertitudes, au scepticisme et aux doutes humains qui fondent pourtant les sciences dans la capacité à formuler des hypothèses ou à les réfuter. Ce n’est pas le fonctionnement de la machine qui est en cause, mais l’humain qui doit « se remettre en question » si son comportement n’est pas conforme à un usage qui lui est assigné par un algorythme.

Ce projet de société véhiculé par les multinationales de la GAFA et singulièrement Google, qui en est l’un des plus gros pourvoyeurs de fonds, porte un nom, c’est le transhumanisme : le projet d’un individu augmenté dans une société diminuée. La convergence des nanotechnologies, de la biologie, de l’informatique et des sciences cognitives à laquelle la firme Google participe et qu’elle finance massivement, traduit bien son ambition et l’ampleur des questions que soulève un projet politique d’artificialisation, de technicisation du corps humain. Ce programme de technicisation, voire de dématérialisation du sujet, est présenté comme un mouvement de libération de l’homme indispensable et inéluctable. Mais le transhumanisme investit dans la technique une mission politique qu’il est dès lors essentiel d’interroger dans ses fondements. Le discours transhumaniste doit être déconstruit comme doivent être déconstruits certains discours technophobes qui, derrière la posture d’une réflexion éthique sur les dangers de la technique, reconduisent, terme à terme, une morale essentialiste de l’authenticité des corps et de l’humain.

On pouvait penser que l’explosion de la bombe nucléaire sur Hiroshima et Nagasaki avait mis un coup d’arrêt aux idéologies scientistes du siècle dernier et que le débat science, culture et société était devenu une exigence pour l’humanité. On pouvait supposer que les progrès de la génétique et de la procréation in-vitro avaient fait de ce dialogue une exigence nécessaire1 3. Mais l’offensive idéologique actuelle du transhumanisme montre qu’il n’en est rien.

Le transhumanisme réouvre la boite de Pandore à l’eugénisme. Face aux questions abyssales que cela soulève, le dialogue sciences, cultures, sociétés devient plus que nécessaire, il est urgent de l’alimenter et de l’élargir.  Chacun y prenant sa part sans confusion des rôles.

Un dialogue exigeant qui appelle à rester apprenant, notamment de ses propres pratiques. Pour notre part, cela conduit à un examen lucide, sans complaisance et parfois douloureux, de nos propres contradictions entre les objectifs poursuivis et les actions accomplies.  La modestie des moyens ne devant être une excuse au refus de comprendre.

Un dialogue exigeant qui considère que les actions du monde du travail et des métiers ne sont pas à réduire à des sujets d’étude. Les lieux de travail ne peuvent pas être réduits à des supports pédagogiques pour apporter un témoignage, ni des terrains de stage pour des cursus universitaires.

Un dialogue qui considère que nul n’est détenteur à lui seul de la production de connaissances, que nul n’est détenteur à lui seul de l’intérêt général.

Un dialogue qui prend la mesure de l’importance de notre rapport à la culture, à l’art et au sensible, à toutes les formes du vivant et au temps.

C’est donc avec enthousiasme et de fortes attentes que Minga adhère à l’association ALLISS « pour une Alliance Sciences Sociétés » 3

Télécharger l’article ici

1 3- Par son ouvrage « œuf transparent » en 1986, la contribution de Jacques Testard mérite d’être saluée


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