PATLOTCH / NOUVELLE THÉORIE du COMMUNISME et de la RÉVOLUTION

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 7 - LA FRANCE EN GUERRE... « nos armées »... « nos soldats »... « nos ventes d'armes »...

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MessageSujet: Re: 7 - LA FRANCE EN GUERRE... « nos armées »... « nos soldats »... « nos ventes d'armes »...   Mer 23 Déc - 8:14



en France, on n'a pas de pétrole mais on a une armée

pas d'accords entre les camps en présence en Libye ? Qu'importe, les Occidentaux en ont créé un troisième pour demander leur intervention : il suffisait d'y penser, c'est fait


Libye : la France est de nouveau sur le sentier de la guerre
Jean-Dominique Merchet  l’Opinion, 17/18 décembre  2015

La communauté internationale attend que de nouvelles autorités libyennes lui demandent d’intervenir militairement contre Daech, désormais implantée dans le pays. Paris est très actif sur ce dossier


Un soldat français de l'opération Barkhane
Crédits photo : THOMAS GOISQUE

Citation :
La France est de nouveau sur le sentier de la guerre et c’est encore la Libye qui est concernée. Le ministère de la Défense et l’Etat-major des armées poussent à la roue pour une nouvelle intervention militaire avec les alliés occidentaux et arabes. Contrairement à 2011, ce n’est plus un dictateur qu’il s’agit de faire tomber : l’objectif est de « taper » les miliciens de Daech, qui s’installent dans le pays en profitant du vide politique créé, en partie, par notre précédente opération... Ils seraient aujourd’hui de l’ordre de 3000, surtout dans la région de Syrte. Dans les milieux diplomatiques et du renseignement, on redoute en effet que la Libye ne devienne le lieu de repli de Daech, confronté à une forte pression militaire en Irak et Syrie. « Daech n’est pas un projet territorialement limité. Il peut avoir besoin d’une base de recueil », indique-t-on au Quai d’Orsay.

Depuis septembre 2014 au moins, Jean-Yves Le Drian n’a eu de cesse d’alerter quant à la dégradation de la situation en Libye, plaidant mezzo voce pour des frappes aériennes et des opérations spéciales, dans le cadre d’un accord politique et diplomatique. Les Affaires étrangères étaient, jusqu’à présent, parvenues à freiner les ardeurs guerrières de l’Hôtel de Brienne, en invoquant le droit international, mais les attentats du 13 novembre ont changé la donne. François Hollande l’a dit : « La France est en guerre » contre Daech. Si l’on frappe l’Organisation de l’Etat islamique en Irak et en Syrie, pourquoi s’interdire de le faire en Libye ? Les réticences du Quai sont en train de voler en éclats, d’autant, estime un bon connaisseur du dossier, que les diplomates français « sont à l’Ouest, faute de présence sur le terrain depuis l’évacuation de l’ambassade à Tripoli. »

Sur le papier, la manœuvre actuelle est simple. La communauté internationale cherche « une base légale pour lutter contre le terrorisme en coordination avec les autorités libyennes », explique un diplomate. Toute la difficulté vient de l’absence d’ « autorités libyennes ».  Ou plutôt de leur surabondance, parce que le pays a deux Parlements et deux gouvernements, sans compter une multitude de milices et forces locales qui n’obéissent qu’à elles-mêmes. A l’invitation des Etats-Unis et de l’Italie, la communauté internationale s’est réunie le week-end dernier à Rome pour mettre la pression sur les acteurs libyens et les convaincre de former un gouvernement d’union nationale. Si ce projet aboutit, ce nouveau gouvernement, légitimé par la communauté internationale, lancerait un appel à l’aide militaire pour combattre le terrorisme. Une résolution des Nations Unies, prévoyant le recours à la force (chapitre VII), donnerait un cadre légal aux opérations militaires contre Daech.

Voilà le schéma idéal. La réalité risque de s’avérer beaucoup plus complexe. Ce gouvernement d’ « union nationale » risque en effet de cliver les différents acteurs libyens, entre partisans et opposants d’une intervention étrangère. L’expérience post-2011, après la chute de Kadhafi, a montré que la plupart des responsables libyens, toutes tendances confondues, étaient opposés à ce qu’ils considèrent comme des ingérences extérieures. « Si l’on intervient, on renforcera le sentiment de paranoïa des Libyens, qui redoutent la mise sous tutelle de leur pays, et on créera de nouvelles lignes de fractures. Rien ne dit que le gouvernement d’union nationale soit reconnu en Libye même », assure Patrick Haimzadeh, l’un des meilleurs experts français de la Libye (1).

Une intervention militaire prendrait la forme de frappes aériennes contre les positions de Daech, mais le nombre de cibles est sans doute très faible. Des opérations spéciales, avec des raids de commandos, peuvent également avoir lieu, en particulier dans le sud libyen, à partir de la base française de Madama dans le nord du Niger. Des troupes pourraient même être déployées pour « sécuriser les institutions » du nouveau gouvernement. Outre la France, les États-Unis et sans doute la Grande-Bretagne, l’Italie est disposée à s’engager. L’ancienne puissance coloniale connaît le terrain, mais surtout elle est aux premières loges de la vague de migrants qui part des côtes libyennes. Car à la menace terroriste s’ajoute la question de l’immigration clandestine. Mise en place en juin dernier pour lutter contre celle-ci, l’opération navale européenne Sophia ne peut toujours pas intervenir dans les eaux territoriales et sur le rivage. L’UE attend toujours l’autorisation des fantomatiques « autorités libyennes ».

(1) Lire sa contribution à « Afrique du Nord Moyen-Orient 2015-2016 » Sous la direction de Frédéric Charillon et Alain Dieckhoff. La Documentation française/IRSEM/CERI


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MessageSujet: Re: 7 - LA FRANCE EN GUERRE... « nos armées »... « nos soldats »... « nos ventes d'armes »...   Mer 27 Jan - 9:13



Ni vu ni connu, la France s’apprête à réintégrer l’Otan Hervé Guyader Président du CFDCI et avocat 26/01


Le gouvernement a déposé le 4 janvier 2016 un projet de loi prévoyant la réintégration de la France dans l'organisation de défense multinationale. Une mesure incontestable qui surprend par sa discrétion

Citation :
Incognito, la France est en passe de réintégrer l'Organisation du traité de l'Atlantique nord (Otan). Le gouvernement a déposé le 4 janvier 2016 un projet de loi « autorisant l'accession de la France au protocole sur le statut des quartiers généraux militaires internationaux créés en vertu du Traité de l'Atlantique Nord ». Derrière cette formule, il permet la réadhésion au commandement de l'Otan. Un processus lancé en 2008 par Nicolas Sarkozy.

Le Général de Gaulle l'avait quitté en 1966, préférant une politique de défense indépendante, promouvant une certaine idée de la France. Dans sa lettre au Président Jonhson, il écrivait « la France se propose de recouvrer sur son territoire l'entier exercice de sa souveraineté, actuellement entamé par la présence permanente d'éléments militaires alliés ou par l'utilisation habituelle qui est faite de son ciel, de cesser sa participation aux commandements "intégrés" et de ne plus mettre de forces à la disposition de l'OTAN. […] La France croit devoir […]  modifier la forme de notre alliance sans en altérer le fond ».

Un nouveau contexte international

Mais les temps ont bien changé depuis les années 1960 ! La recomposition du monde et surtout l’émergence d’un terrorisme mondial ne permettent plus d’être seuls face à cette menace. La présidente du Front national, Marine Le Pen, ainsi que le leader du Front de Gauche Jean-Luc Mélenchon, n’ont pas manqué de s’élever contre cette disparition annoncée de notre souveraineté dans ce qu’elle comporte de plus sensible : la défense. Une fois de plus, ils n’ont rien compris au monde dans lequel nous vivons, pour la protection duquel murs et miradors ne sont d’aucune utilité.

La mondialisation des échanges commerciaux est également celle du terrorisme. Il faut donc adapter la réponse et la mutualiser. L’excellence et la forte expérience de nos armées, de la dissuasion nucléaire à l’efficacité de nos forces spéciales, ne peuvent suffire seules face à cette globalisation.

Allié, mais pas vassal prévalut en 1966. Cette maxime doit être reprise. Ce n’est pas parce que la France réintègre l’Otan qu’il faut en déduire une soumission entière aux desiderata américains même s’il faudra nécessairement faire quelques concessions dans le but de satisfaire l’objectif commun. Au-delà de cela, ce qui frappe, c’est la manière dont le gouvernement a fait passer cette proposition de loi dans la plus grande discrétion alors que nul ne contestera qu’elle est porteuse de sens !

Une forme de realpolitik à la française

L’atlantisme apparemment honni trouve donc finalement grâce, incarnant sûrement une forme de realpolitik à la française. Derrière les déclarations fracassantes d’indépendance et de souveraineté, le choix s’est porté sur la consolidation de l’alliance. Gageons que ce ralliement militaire inspire l’économie et permette la signature du Tafta, le projet d'accord de libre échange transatlantique entre l'Europe et les Etats-Unis.  

Nonobstant l’opposition apparente de Matthias Fekl , secrétaire d’État au Commerce extérieur, cette adhésion au Tafta ne parait plus guère faire de doute au vu des intérêts multiples qui l’irriguent. Reste à attendre quelques mois pour vérifier si l’avenir nous donne raison.

Par Hervé Guyader, avocat au Barreau de Paris et président du Comité français pour le droit du commerce international




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MessageSujet: Re: 7 - LA FRANCE EN GUERRE... « nos armées »... « nos soldats »... « nos ventes d'armes »...   Mer 24 Fév - 13:16

Que font les forces spéciales françaises en Libye ? Jean Guisnel Le Point.fr 24/02/2016  

Après un article du "Monde"* révélant la présence de forces spéciales françaises en Libye, Le Drian lance une enquête. Mais c'est un secret de Polichinelle !
* La France mène des opérations secrètes en Libye


Les forces spéciales françaises survolent la Libye chaque jour
pour recueillir du renseignement avec l'appui logistique américain
(Photo d'illustration). © AFP/ ALEXANDER KLEIN

Citation :
Le Monde affirme dans son édition datée du 25 février que les forces spéciales françaises et le service Action de la DGSE se trouvent actuellement sur le sol libyen. Toujours dans le quotidien, « la ligne fixée par le président François Hollande repose pour l'heure sur des actions militaires non officielles. [...] Plusieurs sources ont indiqué au Monde que la lutte contre les terroristes pouvait couvrir des opérations clandestines ».

Ces assertions ont déclenché une réaction très vive du ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian, qui serait entré dans une grande colère, selon nos informations. Bien que l'article du Monde soit assez imprécis sur cette présence française, il contient pourtant des éléments couverts par le secret de la défense nationale, estime-t-on dans l'entourage du ministre. D'où la décision de Le Drian d'ouvrir dans la matinée une enquête pour « compromission du secret de la défense nationale » à la DPSD (Direction de la protection et de la sécurité de la défense). Cette procédure prévue par l'article 413-10 du Code pénal vise les sources du quotidien. L'infraction est passible de trois ans d'emprisonnement et de 45 000 euros d'amende.

Quelles missions ?

Selon nos propres sources, les Français sont effectivement présents en Libye, qu'ils appartiennent au Commandement des opérations spéciales (COS) – aux ordres de l'état-major des armées – ou bien au service Action de la DGSE – force clandestine sans uniforme pilotée directement par l'Élysée. Ces Français se trouvent sur le terrain aux côtés d'autres forces similaires, appartenant notamment aux forces spéciales américaines et britanniques.

Participent-ils réellement aux opérations militaires conduites par le général Khalifa Haftar et son Armée nationale libyenne, loyale au gouvernement de l'Est reconnu par la communauté internationale, notamment pour la très récente reprise aux islamistes d'une partie de la ville de Benghazi ? C'est possible. Mais la mission première de ces troupes pourrait être de maintenir le contact avec le gouvernement libyen reconnu, lui fournir du renseignement, peut-être des armes ou des moyens de communication, voire faire le lien avec d'autres nations. En d'autres termes, c'est leur absence en ces lieux qui serait inattendue. Durant le conflit de 2011, ils n'avaient pas agi autrement.

« Ne pas attendre un gros attentat bien dégueulasse »

L'inquiétude française sur le développement d'un « nid terroriste » en Libye est palpable dans les cercles dirigeants français. À la Défense, où Le Drian stigmatise depuis septembre 2014 l'existence d'un « hub terroriste » en Libye, on aimerait que la situation soit prise au sérieux et que l'on « n'attende pas pour réagir qu'un gros attentat bien dégueulasse préparé en Libye » se produise sur le sol français.  

Paris et ses alliés coopèrent de ce fait très activement, pas seulement en échangeant des renseignements. Lors du raid conduit par des avions américains le 19 février dernier à Sabratha contre le repaire libyen du groupe tunisien Ansar al-Sharia, dans lequel Noureddine Chouchane et 38 de ses acolytes ont été tués, les connaisseurs auront noté que les Américains n'ont rien dit sur la route suivie par leurs bombardiers. Et pour cause ! Contrairement à ce qui s'était passé en 1986 lorsque François Mitterrand et Jacques Chirac avaient refusé au Pentagone le survol de la France, la coopération a été cette fois pleine et entière. Et c'est avec l'appui logistique américain que les avions français survolent la Libye chaque jour pour recueillir du renseignement.

Polichinelle


La présence française en Libye est en réalité un secret de Polichinelle. Dès le 14 février, le site Libya Observer en faisait état. Le 23 février, le site du Huffington Post en langue arabe apportait de nouveaux détails, complétés ici. Selon cette source, les Français seraient installés sur la base aérienne de Benina, principal point d'appui des forces de Khalifa Haftar. Ces dernières et les Français disposeraient d'une salle d'opérations commune, sous le commandement du colonel libyen Salim Al-Abdali.


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MessageSujet: Re: 7 - LA FRANCE EN GUERRE... « nos armées »... « nos soldats »... « nos ventes d'armes »...   Ven 6 Mai - 12:38



Voici une carte des opérations militaires extérieures de la France et des forces prépositionnées (avril 2015), extraite du n°73-74 de Questions internationales, "La puissance militaire", Mai-août 2015, p. 151. Un numéro double de très grande qualité.




La puissance militaire continue de déterminer l’importance et la place d’un État dans l’ordre international. Alors que les questions sont aujourd’hui nombreuses sur la puissance militaire française, le nombre des soldats français engagés dans des opérations extérieures (OPEX) reste très important.


.
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MessageSujet: Re: 7 - LA FRANCE EN GUERRE... « nos armées »... « nos soldats »... « nos ventes d'armes »...   Sam 7 Mai - 10:50


à lire sur le site de la revue Période, un point de vue intéressant puisque l'on assiste à une résistance générale des marxistes français, 'communisateurs" compris, pour utiliser aujourd'hui le concept d'impérialisme. Tout le monde sait, par exemple, que Théorie Communiste, n'est pas "anti", et notamment pas anti-impérialiste...

quelques explications à cette situation critique de la critique...



Souvent remis en cause, le concept d’impérialisme est essentiel à notre compréhension du monde. Loin d’être une lubie conspirationniste, ou encore un synonyme du colonialisme, il comporte des dimensions politique, économique et sociale. Pour Claude Serfati, il faut comprendre l’impérialisme comme l’expression politique des impératifs de l’accumulation du capital. À travers ce concept, il peint un tableau saisissant de la France d’aujourd’hui : une industrie exsangue et un faible potentiel d’expansion, compensées par une politique ultra-belliciste, néocoloniale, appuyée par de grands groupes stratégiques (armement, nucléaire, pétrole). Cette « économie politique de la Ve République », constitue une proposition théorique marxiste novatrice, qui permet d’articuler État et capital de façon résolument dialectique.

Citation :
En quoi le concept d’impérialisme demeure-t-il pertinent aujourd’hui, après les nombreuses mises en cause qui lui ont été faites, par des non-marxistes mais aussi par des marxistes contemporains de renom (Panitch, Teschke, Robinson, etc.) ?

Il est pertinent aujourd’hui. Je me pose moins de questions que tous ses détracteurs, auxquels on  peut ajouter Ellen Meiksins Wood à votre liste, qui ne se posent pas la question de l’actualité du terme « capitalisme » par exemple. Je parle des marxistes qui n’ont aucun problème pour qualifier la domination du capitalisme, et qui par contre taxent la notion d’impérialisme de tous les maux. Ils en contestent la pertinence parce qu’à la fin du XIXe siècle effectivement, un changement s’est produit. On l’évoquera ensuite.

Il y a de nombreuses définitions de l’impérialisme. Si on prend les cinq critères de Lénine, ils ne sont pas tellement démodés. On reviendra toutefois sur la question de la fusion du capital industriel et du capital bancaire, mais aucun des cinq critères n’est réellement déclassé aujourd’hui. Ceci dit, j’apprécie, parce qu’elle est féconde pour avancer aujourd’hui sur la catégorie d’impérialisme, la définition de Rosa Luxembourg selon laquelle l’impérialisme est « la traduction politique de l’accumulation du capital ». C’est concis et orienté certes et j’extrais cette phrase d’un livre dense. Forcément, elle ne recouvre pas toute la réalité de l’impérialisme. Il ne s’agit pas de dire  que cette définition recouvre tout le concept d’impérialisme mais elle me plaît, à côté de celles des classiques marxistes de l’impérialisme, parce qu’elle montre ce qui s’est passé à la fin du XIXe siècle, c’est à dire les relations entre l’économie et la politique. Marx n’a pas concentré ses travaux sur cette question parce que ce n’était pas son objectif  (il avait prévu d’inclure la question de l’État dans Le Capital), mais on verra qu’il nous livre quelques pistes. L’impérialisme, c’est la conjugaison de profondes tendances économiques inhérentes au capitalisme – la création du marché mondial, la suprématie de la forme-argent du capital-et aussi de tendances politiques – le rôle des États. Quelques chercheurs, par exemple Callinicos ont également développé ce point de vue.

Parmi les marxistes, il y a un grand reproche adressé à la notion d’impérialisme, c’est l’obsolescence des guerres inter-impérialistes. Effectivement, si l’on veut dire que l’impérialisme a changé depuis un siècle, je suis d’accord, mais aucun de ces marxistes ne réduisait il y a un siècle l’impérialisme à des guerres entre pays capitalistes développés. Donc inversement, qu’une des tendances qui a conduit à la caractérisation de l’impérialisme soit aujourd’hui dépassée dans certaines conditions ne me paraît pas déclasser la théorie dans son ensemble. D’autant plus que cela fait quelques dizaines d’années que je travaille sur le militarisme, et s’il n’y a pas de guerres directes qui seraient la continuation par la guerre des rivalités inter-capitalistes, il y a malgré tout des guerres qui sont le produit de l’impérialisme contemporain. Là aussi, il faudrait que ces détracteurs nous expliquent en quoi les guerres de ressources, profondément intégrées au capitalisme par les flux financiers Sud-Nord et par la façon dont les États dominants ont besoin de ces États faillis dans lesquels se déroulent les guerres, ne peuvent pas s’expliquer dans le cadre de l’impérialisme. Je trouve au contraire qu’elles s’expliquent assez aisément dans ce cadre. On pourrait ajouter la question de la Chine, c’est-à-dire la question de la rivalité inter-impérialiste et de ses possibles conséquences militaires, bien qu’un affrontement militaire entre la Chine et l’impérialisme américain soit peu probable. De même, on peut réfléchir aux conflits entre les impérialismes occidentaux et la Russie, qui se traduisent par des conflits ‘par procuration’.

[suite sur le dite de Période, je ne donne ici que les questions...]

- Quel bloc impérialiste aujourd’hui dans un monde où s’est créé un immense déséquilibre entre les États-Unis et leurs alliés occidentaux, où ces derniers ne se font plus la guerre et où émergent de nouvelles puissances non-occidentales ?

- Quels sont les liens entre finance et impérialisme ? Lénine caractérisait déjà l’impérialisme comme l’époque de la domination du capital financier, néanmoins la récente financiarisation de l’économie n’a-t-elle pas marqué une nouvelle étape ?

- Est-ce que l’UE est un État impérialiste ou est-ce que l’UE est le lieu d’une articulation nouvelle entre capital et État qui nous oblige à repenser la forme-État ? Qu’en est-il alors de la catégorie de bureaucratie ?

- Comment expliquer le succès du secteur de l’armement par rapport au reste de l’économie française?

- Et de manière plus générale en quoi ce qui est bon pour les multinationales (ou les grands groupes français) n’est pas bon pour l’économie en général ?

- Comment s’articulent politique militaire et politique commerciale, notamment dans le secteur de l’armement ?

- Quelle est la logique qui préside à la politique étrangère militaire française ?

- Peut-on réduire la politique étrangère française à une politique néo-coloniale ?


Il y a deux piliers qui maintiennent le statut politique de la France dans le monde, le nucléaire et l’Afrique. Il est donc évident que l’accélération de l’interventionnisme en Afrique, dans le contexte que j’ai décrit, vise à garder ce qui est vital pour l’impérialisme français. Vital économiquement, parce qu’il y a de nombreux réseaux de grands groupes bancaires et industriels qui y sont installés. Songez également à l’uranium au Niger. En plus des enjeux économiques, l’Afrique est également vitale sur le plan politique. Si la France n’allait pas en Afrique pour faire la guerre, si elle n’avait pas 8000 soldats présents sur place, si elle n’utilisait pas les avions Rafales dans le désert malien, elle minerait son statut de puissance militaire mondiale. Ne resterait que le nucléaire, qui ne suffirait pas. Les deux piliers demeurent nécessaires pour la France.

- Est-ce que les interventions en Syrie, au Mali et en Libye relèvent d’une même logique ?

- Est-ce qu’il y a eu rupture avec une politique antérieure plus pacifique dont la position de la France contre l’intervention en Irak en 2003 est le parangon glorieux ?

- Quel est votre sentiment sur la séquence sécuritaire actuelle et ses origines ?

- Vous avez évoqué une tendance chez les intellectuels français à nier l’existence d’un impérialisme français. Comment expliquer cette tendance ?


Il n’y a effectivement pratiquement pas d’analyse de l’impérialisme français qui est faite par des intellectuels marxistes en France. Cela tient à des causes générales, et d’abord aux difficultés de comprendre ce qu’est l’impérialisme. Et puis il y a des facteurs spécifiques à la France. La tradition qualifiée de souverainisme n’existe pas seulement depuis que Bruxelles « nous dicte ses lois » c’est-à-dire depuis une vingtaine d’années. L’idée, au moins depuis 1945, que la France a un rôle spécifique à jouer dans le monde était partagée par De Gaulle et le parti communiste. Cette alliance, sans doute contre nature a pris le nom de « soutien au caractère positif de la politique extérieure du général de Gaulle ». Elle explique en partie la difficulté à lutter contre le militarisme. Ceux qui congratulaient Chirac en 2003 parce qu’il s’opposait à la guerre décidée par Bush omettaient qu’exactement en même temps, la France intervenait directement avec son armée en Côte-d’Ivoire…

Si on prend la question de l’Afrique, hormis le travail inlassable d’ONG (tels que Survie), il n’y a pas d’institution, pas de mouvement pacifiste puissant. Les recherches académiques sur l’industrie de défense en France sont rares et elles dépendent de financements accordés par  le ministère de la défense… Il y a une légère ouverture en ce qui concerne le nucléaire parce que là il y a un mouvement écologiste qui existe et qui en parle. Cependant, les mouvements écologistes sont principalement orientés vers les enjeux civils.

- Comment expliquer, par-delà la conjecture que vous décrivez, la longue tradition d’interventionnisme des sociaux-démocrates, de Guy Mollet à Hollande (et Valls) ? Je pense notamment à la politique coloniale répressive de Guy Mollet, aux rodomontades de Fabius sur Assad, aux allégeances caricaturales du Parti socialiste envers la politique israélienne, etc.


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MessageSujet: Re: 7 - LA FRANCE EN GUERRE... « nos armées »... « nos soldats »... « nos ventes d'armes »...   Jeu 2 Juin - 19:14


Cette bonne performance pour le ministère de la Défense est principalement due aux ventes de 48 Rafale à l'Egypte et au Qatar.


Un Rafale, le 16 mars 2016 au-dessus de la base aérienne de Solenzara, en Corse
PASCAL POCHARD-CASABIANCA / AFP

Citation :
Pour Jean-Yves Le Drian, ces ventes font de la Défense "l'un des secteurs économiques les plus dynamiques en France". Les exportations d'armements français ont atteint un record de 16,9 milliards d'euros en 2015, soit plus du double de l'année précédente. Une performance réalisée grâce aux premiers contrats de vente de Rafale à l'étranger, souligne le ministère de la Défense dans un rapport (PDF) rendu public mercredi 1er juin.

En 2015, la France s'est accordée avec l'Egypte sur la vente de 24 appareils et avec le Qatar pour 24 autres chasseurs. La région du Proche et du Moyen-Orient a représenté les trois quarts des exportations l'an dernier. "Confrontés à la persistance de fortes tensions sécuritaires, les pays de la zone ont été sensibles à la politique de soutien aux exportations appuyée au plus haut niveau de l'Etat", souligne le rapport.

Ces exportations avaient déjà atteint 8,2 milliards en 2014, en hausse de 18% par rapport à 2013. Elles "concourent directement à notre indépendance nationale", s'est félicité le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian. Elles soutiennent de facto une industrie militaire qui peinerait à se maintenir à niveau, en termes d'investissements et d'innovation, sur la base des seules commandes de l'armée française.


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MessageSujet: Re: 7 - LA FRANCE EN GUERRE... « nos armées »... « nos soldats »... « nos ventes d'armes »...   Mar 14 Juin - 21:38


une manifestation sur-armée

Eurosatory 2016: les industriels de l’armement exposent près de Paris Eurosatory 2016: les industriels de l’armement exposent près de Paris

RFI / Olivier Fourt 14-06-2016


Des balles exposées sur un stand du salon de l'armement Eurosatory 2016

Le salon de l'armement Eurosatory a ouvert ses portes au centre des expositions de Paris-Nord Villepinte. Dans un contexte troublé, lié au terrorisme et aux tensions en Europe centrale, les affaires des marchands d’armes se portent bien. Eurosatory est une vitrine convoitée par de nombreux industriels sur la planète. Les contrats, eux, se chiffrent en centaine de millions de dollars.

Citation :
Etats-Unis, Russie, Serbie, Turquie, Suisse... Il suffit d'arpenter les allées du salon pour s'en convaincre, l'édition 2016 d'Eurosatory est une nouvelle fois très tournée vers l'international. Avec plus de 1 500 exposants, 33 pavillons nationaux, 57 000 visiteurs venus de 140 pays, ce salon met en relation l'offre et la demande comme s'il s'agissait d'un business ordinaire. Stands soignés, hôtesses polyglottes, animations en 3D, les budgets de défense explosent dans le monde et la demande en armement terrestre est forte. Même en Europe de l'Ouest, les budgets commencent à remonter. Du côté des fabricants, tout le monde vient vendre ses fusils, ses blindés, ses obus. « Tout le monde fabrique, tout le monde souhaiterait fabriquer. Qui ne fabrique pas, s'y met ! [...] Après, il faut voir quelle protection est garantie aux soldats en fonction des différents constructeurs », indique Stephano Chmielewski, le directeur du Groupement des industries françaises de l'armement terrestre, qui réunit près de 200 entreprises, et assure représenter 20 000 emplois directs et... autant d'emplois indirects.

L'Europe se renforce

Le catalogue d'Eurosatory annonce, cette année, pas moins de 18 exposants rien que pour la Slovénie, un pays de 2 millions d'habitants ! En Europe, on compte une bonne quinzaine de constructeurs de chars et de blindés. Une industrie longtemps éclatée mais qui commence à « se consolider » avec le mariage « arrangé » l'an dernier entre le français Nexter et l'allemand Krauss Maffei Wegmann. « Ce qui se passe entre les deux entreprises est un bel exemple de coopération. La nouvelle entité, KNDS, est condamnée au succès, et je pense qu'ils ont tous les atouts pour se comprendre et s'intégrer pour constituer une société qui sera performante à l'exportation et sur le territoire européen, qui est leur terrain de chasse naturel ». Le ministre français Jean-Yves Le Drian évoquait pour sa part, lundi soir, « une société prometteuse ». Mais le nouveau géant du blindé en Europe va avancer pas à pas. Durant des années, il y aura certainement des activités redondantes. « Marier » l'entreprise publique Nexter à l'entreprise familiale KMW représente un pari sur l'avenir. Historiquement, la gouvernance des deux maisons n'a rien de commun. Chez Nexter, la CGT ne voulait pas de cette alliance. La CFDT reconnaît pour sa part qu'il va falloir se mettre au syndicalisme « à l'allemande ». Dans un communiqué, KNDS assure que l'alliance « constitue une opportunité exceptionnelle et permettra d'améliorer la compétitivité et la présence internationale des deux sociétés ».

Des armes pour l'Arabie saoudite

Pour l'heure, chez Nexter-KMW, le char « Leclerc rénové » et le Léopard 2 restent donc au catalogue, même si le tank français n'est plus en production. L'Arabie saoudite a montré de l'intérêt pour les deux chars lourds ! « Le royaume est en guerre au Yémen et l'Europe ne pense qu'à lui vendre des armes ! », s'indigne Aymeric Elluin, chargé de campagne « armes et impunités » à Amnesty International. Accréditation autour du cou, dossier sous le bras, il arpente les allées du salon et connaît aussi bien les modèles présentés que les industriels chargés d'en faire la promotion ! Il explique : « Il y a deux pays qui utilisent le char Leclerc : la France et les Emirats arabes unis, plusieurs centaine de Leclerc ont été livrés aux EAU, [...] les PDG de Nexter expliquaient récemment que ce char avait fait forte impression auprès des militaires de la région dans son engagement au Yémen [...]. Donc nous avons un soutien français vis à vis d'une coalition militaire qui bafoue ouvertement le droit international humanitaire en permanence, donc est-il plus important de fournir des emplois en France ou assurer le respect de la légalité internationale, car au Yémen ce sont les populations civiles qui sont les premières touchées, des millions de personnes qui sont en train de mourir ou de dépérir ». En 2015, la France a exporté pour plus de 15 milliards d'euros d'armement dans le monde, à 80% dans la zone Proche et Moyen-Orient.

Les guerres, vitrines des marchands d'armes...

Sur le stand ACMAT-Renault Truck Defense, presque tous les blindés sont peints en camouflage couleur beige. Juste en face, le ministère français de la Défense a monté un décor de cinéma rappelant le milieu désertique avec sable et des buissons synthétiques. A l'entrée du stand trône le nouveau véhicule de forces spéciales françaises destiné au Sahel. Dans ses vidéos, le ministère affiche fièrement le label « combat proven », une cocarde bleu blanc rouge, décernée aux matériels ayant fait ses « preuves en opération ». « On ne va pas faire la guerre pour vendre du matériel ! L'opération Serval, puis Barkhane sont des conséquences, des nécessités pas des actions marketing ! Les produits qui ont été déployés démontrent que l'industrie française est capable de faire du matériel durable dans le temps, quarante ans parfois, [...] mais il y a eu aussi de l'intérêt, de la part d'un pays concurrent, qui a acquis du matériel d'origine française pour le céder ensuite dans le cadre de l'anti-terrorisme ». En clair, le patron du GICAT évoque l'achat par le Pentagone d'une soixantaine de blindés « bastion » fabriqués par Renault Truck Défense, livrés ensuite à des forces partenaires dont le Mali, via une société américaine. Ces blindés polyvalents ont également trouvé preneur au Burkina Faso. Un peu moins d'une centaine de véhicules aurait été commandée, selon nos informations. L'armée tchadienne avait pour sa part choisi le PATSAS-Bastion : un blindé de 10t qui avait fait son apparition en opération au début de Serval. Il est encore présenté cette année à Eurosatory hérissé de mitrailleuses de différents calibres. Un peu plus loin, c'est une délégation mauritanienne qui manipule le dernier né des fusils de la marque belge FN-Herstal. La lutte contre le terrorisme au Sahel alimente aussi un commerce lucratif.

La Russie en veilleuse

Habituée du Salon, la Russie a fait profil bas cette année. Pourtant, elle s'est livrée à une véritable démonstration en Syrie, particulièrement lors de la reconquête de la ville de Palmyre où des unités du génie, avec leurs véhicules blindés flambant neuf, sont entrés dans les ruines sous les caméras de télévision. L'agence d'armement russe Rosoboronextport propose toutefois son T90C, déjà vendu en Algérie ces dernières années. Amnesty dénonce cette présence : « On ne fait pas des sanctions pour ensuite autoriser la promotion de matériel de guerre sur un salon international, au titre de relations stratégiques, ou amicales, pour ne pas se froisser avec un pays ». Ce à quoi le général Duquesne, délégué général adjoint du GICAT, répond : « Ces entreprises sont dans le respect des règles, à savoir qu'elles ne peuvent pas exposer de matériels, elles peuvent présenter leurs solutions, des brochures ou des maquettes, mais pas de matériel de guerre, au titre des sanctions internationales approuvées par la France ». A y regarder de plus près, on trouve en fait beaucoup de matériels d'origine russe sur le salon, mais il s'agit surtout d'anciennes armes soviétiques de Type AK 47 ou RPG, dont la construction se poursuit dans les ex-pays de l'Est.



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MessageSujet: Re: 7 - LA FRANCE EN GUERRE... « nos armées »... « nos soldats »... « nos ventes d'armes »...   Jeu 14 Juil - 12:17




Citation :
Peu connue, la présence militaire de la France en Afrique constitue depuis plus de 50 ans un des piliers de sa politique d’ingérence. Alors qu’elle est présentée comme un gage de sécurité et de stabilité, que fait réellement l’armée française en Afrique

Survie publie un nouveau ’4 pages’ sur l’armée française en Afrique

Vous y trouverez notamment l’analyse de ces points suivants ;

- l’armée, pilier du néocolonialisme française en Afrique
- de la guerre froide à la "guerre contre le terrorisme"
- des accords de coopération militaire et de défense
- des bases militaires
- un contrôle parlementaire de forme
- un multilatéralisme de façade
- une carte de la présence militaire française en Afrique
- une frise des interventions militaires sur les 30 dernières années


source : Survie 12 juillet

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MessageSujet: Re: 7 - LA FRANCE EN GUERRE... « nos armées »... « nos soldats »... « nos ventes d'armes »...   Ven 15 Juil - 9:31


Citation :
[b]Le message de Jean-Yves le Drian, ministre de la défense aux armées

Le 14 juillet c’est l’hommage de la nation à son armée et le ministre de la défense choisit de s’exprimer dans le magazine de droite Valeurs Actuelles. "La Patrie est de retour !" C’est le titre de Une avec un Jean-Yves Le Drian ministre de gauche, ami de François Hollande, tout sourire en couverture de Valeurs Actuelles magazine de la droite décomplexée, tendance "catho tradi". Cinq pages d’interview : défense de la souveraineté, de la nation, bilan de l’action contre la menace islamiste, etc. Des thèmes que Jean-Yves le Drian veut mettre au cœur de la prochaine campagne présidentielle, au service bien sûr de François Hollande avec un slogan : que le budget de la défense atteigne 2% du PIB. Message très politique à l’issue d’un quinquennat marqué par la guerre contre le terrorisme : Mali, Centrafrique, Somalie, Syrie et bien sûr en France, les attentats contre Charlie et le Bataclan.

Jean-Yves le Drian, ministre de la défense respecté à droite comme à gauche, est là pour vendre le bilan militaire et de défense de François Hollande à un an de la présidentielle.

Est-ce que le président du "mariage pour tous" peut espérer séduire les milieux traditionalistes et militaires ?

Le cœur à droite, la raison à gauche. Voilà l’état d’esprit de l’état-major, des officiers et des hauts gradés de l’armée française. Sur les valeurs et les traditions l’armée est clairement à droite. Mais sur l’opérationnel, la défense de leurs intérêts, les militaires créditent François Hollande. Les arbitrages budgétaires rendus toujours en faveur de la défense après le régime sec du quinquennat de Nicolas Sarkozy avec la fameuse RGPP dans le budget 2017, c’est une information que je vous donne, la défense bénéficiera de 600 millions d’euros de hausse. Les effectifs de l’opérationnel terrestre sont passés de 66 000 à 77 000 hommes. Et puis les symboles ça compte.

Le cœur à droite la raison à gauche, un homme incarne ce lien qui lie François Hollande à l’armée : le Général Puga, chef d’état-major particulier nommé par Nicolas Sarkozy en 2010, proche des milieux catholiques intégristes, père de 11 enfants, sur lequel François Hollande s’est appuyé dans un quinquennat marqué par les guerres. C’est tout cela que l’exécutif veut rappeler en s’adressant aux milieux traditionalistes, à un an d’une présidentielle marquée par la forte progression du Front National.


Dans une longue interview au magazine Valeurs actuelles, le ministre de la Défense rappelle l'engagement de François Hollande pour la défense de la nation.

Citation :
Jean-Yves Le Drian, ministre de la Défense, a adressé un message aux armées, à deux jours du 14 juillet et du dernier défilé du quinquennat de François Hollande, via le magazine de droite Valeurs actuelles.

La défense au cœur de la campagne."La patrie est de retour !" C’est le titre de Une avec un Jean-Yves Le Drian ministre de gauche, ami de François Hollande, tout sourire en couverture de Valeurs actuelles, magazine de la droite décomplexée, tendance "catho tradi". Le long de ses cinq pages d’interview, le ministre évoque notamment la défense de la souveraineté, de la nation et dresse un bilan de l’action contre la menace islamiste. Des thèmes que Jean-Yves le Drian veut mettre au cœur de la prochaine campagne présidentielle, au service bien sûr de François Hollande, avec un slogan : que le budget de la défense atteigne 2% du PIB.

Le bilan militaire de la France. Il s’agit d’un message très politique à l’issue d’un quinquennat marqué par la guerre contre le terrorisme : Mali, Centrafrique, Somalie, Syrie et bien sûr en France après les attentats contre Charlie Hebdo et les fusillades de novembre 2015. Jean-Yves le Drian, ministre de la Défense respecté à droite comme à gauche, est donc là pour vendre le bilan militaire et de défense de François Hollande à un an de la présidentielle. Mais le président du Mariage pour tous peut-il espérer séduire les milieux traditionalistes et militaires ?

Revalorisation des armées. Le cœur à droite, la raison à gauche. Voilà l’état d’esprit de l’état-major et des officiers, des hauts gradés de l’armée française. Sur la question des valeurs et des traditions, l’armée est à droite. Mais sur l’opérationnel, la défense de leurs intérêts, les militaires créditent François Hollande. Ils n’oublient pas les arbitrages budgétaires rendus toujours en faveur de la défense après le régime sec du quinquennat de Nicolas Sarkozy, avec la fameuse Révision générale des politiques publiques.

600 millions d'euros supplémentaires. Dans le budget 2017, la défense bénéficiera de 600 millions d’euros de hausse, selon une information d’Europe 1. Les effectifs de l’opérationnel terrestre sont passés de 66 000 à 77 000 hommes. Enfin, il y a aussi la force des symboles. Un homme incarne ce lien qui lie François Hollande à l’armée : le Général Puga, chef d’état-major particulier nommé par Nicolas Sarkozy en 2010, proche des milieux catholiques intégristes, père de 11 enfants, et sur lequel François Hollande s’est appuyé dans un quinquennat marqué par les conflits armés. C’est tout cela que l’exécutif veut rappeler en s’adressant aux milieux traditionalistes, à un an d’une présidentielle marquée par la forte progression du Front National.

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MessageSujet: Re: 7 - LA FRANCE EN GUERRE... « nos armées »... « nos soldats »... « nos ventes d'armes »...   Mer 20 Juil - 15:15


aux abris !
le temps des "bavures" est arrivé


«Une Garde nationale se constitue» (Hollande)

Lefigaro.fr avec AFP 20/07/2016

Le président a lancé mercredi "un appel aux Français qui le souhaitent" à rejoindre les rangs des différentes réserves des forces de sécurité.


Crédits photo : AFP PHOTO / MEHDI FEDOUACH

Citation :
François Hollande a lancé aujourd'hui "un appel aux Français qui le souhaitent" à rejoindre les rangs des différentes réserves des forces de sécurité, soulignant qu'avec tous ces réservistes "une Garde nationale se constitue" en France. "Quand on ajoute toutes ces réserves, 1er et 2e niveaux, qu'on fait appel aux réserves de nos armées, on peut dire qu'en France se constitue avec vous une Garde nationale", a déclaré le président de la République en visitant le Centre national d'entraînement des forces de gendarmerie de Saint-Astier (Dordogne).

"J'ai choisi de faire appel à toutes les femmes et tous les hommes qui, en parallèle d'une carrière d'étude ou d'un choix professionnel, ont choisi de s'engager au service de la protection des Français. D'ores et déjà 12.000 réservistes opérationnels de gendarmerie et de police sont disponibles. J'ai décidé de monter ce chiffre à 15.000 d'ici la fin de ce mois", a-t-il ajouté, six jours après l'attentat de Nice, qui a fait 84 morts. "Les préfets pourront ainsi puiser dans cette ressource pour assurer la sécurité des différents événements de l'été dans chaque département", a-t-il insisté.

François Hollande a par ailleurs "demandé au ministre de la Défense d'adresser des directives à tous les responsables territoriaux de la gendarmerie pour mobiliser les 28.000 titulaires d'un contrat d'engagement pour qu'ils se tiennent prêts pour les prochaines semaines", précisant qu'une "grande communication sera lancée sur internet et les réseaux sociaux pour relayer cette action". "J'ai également décidé de recourir à la réserve opérationnelle de 2e niveau", a-t-il dit, ce qui "représente un vivier supplémentaire de 10.000 retraités de la gendarmerie, il y en a ici, ayant quitté le service depuis moins de deux an et qui peuvent être là encore opérationnels".

Le chef de l'Etat a par ailleurs appelé "tous les jeunes à s'engager dans le service civique". "J'appelle les Français à prendre contact avec les associations de protection civile, j'appelle chaque Français à suivre des formations aux premiers secours et aux gestes qui sauvent, car même dans certaines circonstances, nous devons être des concitoyens capables d'intervenir et de sauver".

La réserve opérationnelle est subdivisée en deux composantes :

- la réserve de 1er niveau (RO1), constituée de volontaires ayant souscrit un engagement à servir dans la réserve. En 2015, elle comptait 54 374 réservistes sous engagement : 28.100, soit près de 52 %, pour les armées et la DGA (Direction générale de l'Armement), et 26.274, soit plus de 48%, pour la gendarmerie.

- la réserve de 2e niveau (RO2), qui regroupe, sous un régime de disponibilité obligatoire, tous les anciens militaires, dans la limite des cinq années suivant la cessation de leur état militaire. En 2015, elle représentait, au total, un vivier de 127.022 réservistes anciens militaires : 98.264, soit plus de 77 %, pour les armées et la DGA et 28.758, soit près de 23 %, pour la gendarmerie.


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MessageSujet: Re: 7 - LA FRANCE EN GUERRE... « nos armées »... « nos soldats »... « nos ventes d'armes »...   Mer 21 Sep - 21:51

signalé par Mathieu Rigouste sur Twitter


Citation :
@alexandremd  

Au bout du feuilleton, feu vert de l'Inde à l'achat de 36 Rafale à la France http://u.afp.com/ZFud  #AFP



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MessageSujet: Re: 7 - LA FRANCE EN GUERRE... « nos armées »... « nos soldats »... « nos ventes d'armes »...   Lun 26 Sep - 20:23


quand WSWS nous épargne ses chutes sur le Grand Parti du prolétariat dont ces trotskistes sont le noyau dur, on y trouve des analyses intéressantes



L’Allemagne et la France poussent à la mise en place de l’union militaire européenne

Johannes Stern WSWS 26 septembre 2016[/i]

Citation :
Le ministère allemand de la Défense a publié le document conjoint relatif à la politique militaire de la ministre allemande de la Défense, Ursula von der Leyen, et de son homologue français, Jean-Yves Le Drian, qui avait été repris dans la presse européenne avant le sommet de l’Union européenne (UE) à Bratislava. Ce document souligne comment Paris et Berlin utilisent la sortie de la Grande-Bretagne de l’UE pour promouvoir l’élaboration d’une politique militaire et de grande puissance européenne indépendante.

Le titre de ce document de six pages veut tout dire : « Renouvellement de la PSDC [Politique de sécurité et de défense commune] : Vers une défense complète, réaliste et crédible au sein de l’UE ». Dès le début, von der Leyen et Le Drian se réfèrent à la « nouvelle stratégie globale pour l’UE en matière de politique étrangère et de sécurité (EUGS, EU Global Strategy on Foreign and Security Policy), » présentée par la haute représentante de l’Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, Federica Mogherini, lors du premier sommet post-Brexit en juillet.

Au cœur du document de Mogherini, qui fut rédigé parallèlement au livre blanc allemand et qui porte avant tout la marque de Berlin, se trouve la transformation de l’UE en une union militaire capable d’intervenir militairement dans le monde entier indépendamment des États-Unis. Certes, il est précisé au paragraphe concernant la stratégie globale que l’OTAN est là pour protéger ses membres des attaques ennemies, l’Europe « doit être mieux équipée, mieux entraînée et mieux organisée afin de contribuer de manière décisive à de tels efforts collectifs et d’agir en toute autonomie le cas échéant. »

Von der Leyen et Le Drian réclament actuellement une « rapide » mise en œuvre de cette stratégie « en plans d’action concrets, particulièrement dans le domaine de la sécurité et de la défense ». Cela inclut « le soutien des missions militaires de la PSDC, le développement des capacités militaires et de la coopération européenne en matière de défense ainsi que l’appui concret de l’industrie européenne de la défense ». Sur cette base, une « autonomie stratégique est garantie » et une industrie européenne de la défense « forte, compétitive et innovatrice » sera construite.

De plus, le document franco-allemand exige la création d’un « quartier général [QG UE] permanent de l’UE pour les missions militaires et civiles et pour les opérations » ainsi qu’« une planification militaire et une capacité de mise en application. » Afin d’accroître « l’efficacité de la PSDC », von der Leyen et Le Drian ont en outre proposé la mise en place d’une « structure médicale européenne », « des améliorations supplémentaires de l’opérationnalité des ‘groupements tactiques (battle groups)’ », et une « amélioration du processus de recrutement des troupes pour les missions et les opérations de l’UE ».

De plus, il est proposé que l’UE « développe des capacités stratégiques de transport (terre/air/mer) » pour les « relier en un point focal logistique européen ». D’autres projets comprennent le développement d’une « stratégie maritime sécuritaire de l’UE (EUMSS) » et l’entraînement conjoint des officiers « afin d’améliorer le réseau d’officiers européen existant » et de « promouvoir un authentique esprit européen parmi nos officiers. »

Dans les conditions d’une profonde crise sociale et politique en Europe et d’un conflit international grandissant entre les principales puissances, Berlin et Paris sont en train de faire progresser rapidement la militarisation du continent. Von der Leyen et Le Drian envisagent de soumettre une « feuille de route » lors de la réunion informelle des ministres de la Défense les 26 et 27 septembre. Leur objectif est d’obtenir « une décision favorable » lors de la prochaine réunion le 15 novembre des ministres européens de la Défense. En décembre, le Conseil européen devrait alors adopter « des directives politiques exhaustives en matière de sécurité et de défense ».

Von der Leyen et Le Drian se sont référés à une déclaration conjointe de l’UE et de l’OTAN de début juillet en soulignant « qu’une défense européenne plus forte et plus efficace représente également en même temps un renforcement de l’OTAN ». Mais, il ne fait pas de doute que la construction d’une structure militaire indépendante européenne remet en cause l’alliance transatlantique de la période d’après-guerre et reproduirait les mêmes conflits qui ont conduit à deux guerres mondiales au vingtième siècle.

Londres qui avait dans le passé à maintes fois bloqué le développement d’une politique militaire européenne conjointe – sur ordre de Washington – a vivement critiqué la récente tentative franco-allemande.

Le secrétaire d’État britannique à la Défense, Michael Fallon, a assuré au Financial Times que tant que la Grande-Bretagne sera un membre officiel de l’UE, elle votera contre les projets de création d’une armée européenne. « Cela ne se fera pas », a dit Fallon au sujet des projets de l’UE qui sont débattus à Bratislava. « Nous sommes membres à part entière de l’UE et nous nous opposerons à toute tentative de créer un concurrent de l’OTAN ». Menzies Campbell, l’ancien dirigeant du parti libéral-démocrate, a déclaré : « Même en tant que fervent européen, je considère que la création d’une armée européenne est une menace gravement préjudiciable et durable pour l’OTAN ».

La classe dirigeante britannique a réagi à la militarisation de l’UE en organisant sa propre campagne de renforcement militaire. Dans un mémorandum privé de 10 pages adressé à Fallon et transmis au Financial Times, le général Sir Richard Barrons s’est plaint du manque de préparation au combat des forces armées britanniques en exigeant l’acquisition de nouveaux systèmes d’armes. Barrons a mis en garde contre le fait de ne pas être prêt dans une certaine mesure pour une guerre contre la Russie. « L’efficacité qui est à la base de toute grande armée a dépéri délibérément », s’est-il plaint en ajoutant, « On a l’impression que le conflit moderne est restreint à n’être qu’aussi petit et court que nous voulons le maintenir, ce qui est stupide. »

En juin, Malcolm Chalmers directeur du Royal United Services Institute, un groupe de réflexion britannique, a dit que si la Grande-Bretagne quittait l’UE, elle serait « soumise à une pression considérable pour maintenir et peut-être même augmenter ses engagements envers la défense collective de l’OTAN en Europe ». Depuis lors, le gouvernement britannique a augmenté son budget de la défense de près de 5 milliards de livres sterling sur la période 2020/21 afin d’atteindre l’objectif annuel de 2 pour cent du PIB fixé par l’OTAN pour chaque pour chaque État membre.

Sur le continent, les projets de militarisation mis en avant par l’UE aggravent aussi les divisions entre les puissances. À Bratislava, le premier ministre italien, Matteo Renzi, a refusé de participer à la conférence de presse finale commune avec la chancelière allemande Angela Merkel et le président François Hollande. À peine quelques semaines plus tôt, Renzi avait rencontré Merkel et Hollande sur le pont d’un porte-avion au large de l’île italienne Ventotene afin de raviver, dans la foulée du référendum sur le Brexit, la vision réactionnaire d’une union européenne militaire.

Pour le moment, l’Allemagne, la France et l’Italie sont (encore) en train de travailler en étroite collaboration, mais ils poursuivent des programmes nationaux différents. Alors que Berlin veut assumer le rôle dirigeant en Europe, y compris militairement, pour faire valoir ses intérêts géostratégiques et économiques de par le monde, la France et l’Italie s’efforcent quant à elles de jouer le rôle le plus déterminant possible dans le but de maintenir sous contrôle l’hégémonie allemande.

Dans un article paru dans la dernière édition du magazine politique italien Eastwest, l’ancien conseiller du ministère italien des Affaires étrangères, Gerardo Pelosi, écrivait : « Renzi à la direction [à Ventotene] signifie aussi que dans la région de la Méditerranée, le rôle prépondérant sur le flanc méridional de l’Europe incombe à l’Italie. » La « stabilisation de la Libye » et la « création d’une vaste interface énergétique destinée aux pays de la région, à l’Italie elle-même et au reste de l’Europe en Méditerranée orientale » est « la réponse italienne à Nord Stream 2 et équilibrerait la domination allemande dans le nord de l’Union européenne. »


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MessageSujet: Re: 7 - LA FRANCE EN GUERRE... « nos armées »... « nos soldats »... « nos ventes d'armes »...   Sam 3 Déc - 7:41


Lettre d'informations stratégiques et de défense



Boeing F15 BD

Citation :
La base aérienne 126 de Solenzara-Ventiseri en Corse a reçu, du 31 octobre au 11 novembre, un petit détachement de quatre chasseurs biplaces Boeing F-15B et D de la Force aérienne israélienne accompagnés d’un cargo-ravitailleur Boeing KC-707 amenant le personnel et le matériel de soutien. Venus de la base aérienne de Tel Nof-Rehovot, ces chasseurs — du standard amélioré Baaz 2000 — appartenaient aux escadrons 106 et 133, deux unités figurant parmi les «MiG killers» historiques de l’aviation israélienne (comme l’indiquaient les 4 1/2 victoires aériennes peintes sur les flancs de l’un d’eux).

La BA 126 accueille régulièrement des détachements d’avions de combat français de l’armée de l’Air et de la Marine en campagne de tir. Les pilotes y bénéficient d’une zone aérienne réservée au-dessus de la mer Tyrrhénienne, afin de s’entraîner au tir air-air réel (zone D-67), et d’un polygone pour le tir air-sol aménagé plus au nord.

Prévu de longue date et repoussé à plusieurs reprises du fait de l’engagement des chasseurs français dans le Sahel et au Moyen-Orient, ce déploiement, baptisé «White Stripes», avait pour but de rapprocher les aviateurs des deux pays, permettant aux opérationnels de l’armée de l’Air de mieux connaître le fonctionnement et les procédures de cette force aérienne à la forte connectivité et qu’elle «côtoie» dans l’espace aérien aujourd’hui très encombré du Moyen-Orient. Mais aussi de familiariser et d’entraîner les pilotes de chasse israéliens au combat aérien dans un environnement aéronautique fort différent de celui qui fait leur quotidien en Israël, un pays plat, sans profondeur stratégique et à peine trois fois plus grand que la Corse.

Même si les aviateurs israéliens ne sont pas toujours confinés à leur territoire exigu : depuis plusieurs années, ils participent à des exercices réguliers avec les pays de l’Otan (Etats-Unis, Grèce et Italie), Singapour, l’Inde, la Jordanie et l’Egypte. La venue des F-15B/D israéliens a coïncidé avec le déploiement sur la BA 126 d’une douzaine de Rafale C de l’armée de l’Air engagés dans une campagne de tirs air-air.

Au rythme de deux ou trois sorties quotidiennes de quatre avions, ce détachement a permis aux pilotes des deux pays d’effectuer des missions communes, principalement axées sur le combat et la supériorité aérienne. Et peut-être aux pilotes de Rafale de se familiariser avec certains équipements israéliens (viseur de casque, leurres remorqués…), dont ne dispose pas l’armée de l’Air mais qui, fournis par l’industrie israélienne, équiperont les Rafale indiens.

Selon le site de Tsahal, les aviateurs israéliens auraient invité leurs homologues français à venir s’entraîner en Israël. Si l’ampleur de cet exercice est, selon les responsables israéliens, sans précédent depuis 1967, ce n’est pas la première fois que des F-15 israéliens visitent la France. Ces dernières années, à au moins deux reprises, des Eagle sont venus sur la BA 120 de Cazaux pour tirer des missiles Black Sparrow au profit de la DGA.

Le Black Sparrow est un gros missile balistique de plus d’une tonne servant d’engin-cible pour la mise au point des systèmes de défense antiaérienne. Le missile, lancé depuis un biplace F-15I, permet de simuler l’arrivée d’un vecteur ennemi de type Scud-B sur une zone prédéfinie. Lors de ces tirs, le Black Sparrow (mis au point par Rafael et Raytheon) a ainsi servi à la mise au point, au Centre d’essais des Landes, des missiles de la famille Aster de MBDA.


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Tristan Vacances



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MessageSujet: Re: 7 - LA FRANCE EN GUERRE... « nos armées »... « nos soldats »... « nos ventes d'armes »...   Ven 20 Jan - 11:54


Rafale, sous-marins... Les ventes françaises d'armement ont atteint un nouveau record en 2016

Les contrats ont dépassé les 20 milliards d'euros.

Le Huffington Post 20/01/2017


Cette industrie française bat tous les records à l'export, mais ça risque de ne pas vous plaire

Citation :
Les exportations d'armements français ont atteint un nouveau record en 2016 à plus de 20 milliards d'euros, grâce à la vente à l'Inde du chasseur Rafale et au mégacontrat conclu avec l'Australie pour des sous-marins, a annoncé le 19 janvier en fin de journée le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian.

Ces exportations mesurées en prises de commandes avaient déjà atteint quelque 17 milliards d'euros en 2015, grâce aux premiers contrats de vente du chasseur Rafale à l'étranger, soit plus du double de l'année précédente.

"En 2015 nous avons réalisé le chiffre historique de 17 milliards d'euros d'exportations. Pour 2016 le bilan n'est pas encore consolidé (...) mais nous avons atteint un nouveau sommet avec plus de 20 milliards d'euros de prises de commandes", a déclaré le ministre, lors de ses vœux aux armées.

40 milliards de dollars pour la construction de 12 sous-marins

Ces ventes record sont dues à "de nouveaux succès à l'exportation". "Je pense aux Rafale, je pense à la conclusion du plus grand contrat de l'histoire de l'export français avec l'Australie", a-t-il ajouté.

Au terme de longues négociations, l'Inde a conclu en septembre l'achat de 36 avions de combat Rafale, fabriqué par le groupe Dassault. Après des débuts difficiles à l'exportation, le Rafale avait trouvé pour la première fois preneur en 2015 au Qatar et en Egypte. Chaque pays avait acquis 24 appareils.

Autre succès: le choix par l'Australie du constructeur français DCNS pour renouveler sa flotte de sous-marins, un contrat géant de près de 40 milliards de dollars pour la construction de 12 submersibles.

"Notre équipe, votre équipe a créé des dizaines de milliers d'emplois en France et continue en même temps à garantir l'autonomie stratégique et indépendance de notre pays", s'est félicité Jean-Yves Le Drian.

La "qualité des matériels français" et leur emploi par l'armée française sur les théâtres d'opérations extérieurs jouent un rôle clef dans ces succès à l'exportation, estime le ministère.

La France est engagée avec ses chasseurs Rafale et Mirage dans les opérations aériennes de la coalition internationale contre le groupe Etat islamique en Irak et Syrie. Elle conduit aussi une opération antiterroriste (Barkhane) dans cinq pays du Sahel.

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