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 TRAVAIL et EXPLOITATION : Tous au boulot !? Précaires, chômeurs, expulsés, morts... mais...

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MessageSujet: Re: TRAVAIL et EXPLOITATION : Tous au boulot !? Précaires, chômeurs, expulsés, morts... mais...   Ven 6 Nov - 17:20



Alain Juppé veut remettre les Français au travail David Bensoussan 05-11-2015

Pour l'ex-Premier ministre, invité du Sommet de l'économie organisé par Challenges, les 35 heures n’auront bientôt plus de sens avec le développement du télétravail et du travail indépendant.


Alain Juppé invité du Sommet de l'économie organisé par Challenges
Bruno Delessard/Challenges

Citation :
Ce deuxième débat du Sommet de l'économie organisé par Challenges, jeudi 5 novembre, est rentré directement dans le vif du sujet entre grands spécialistes du budget. Le PDG de Cap Gemini, Paul Hermelin, a ainsi interpellé Alain Juppé sur les dépenses publiques, rappelant qu’il était directeur du budget quand Juppé était à Bercy… il y a près de trente ans! Désireux de montrer qu'il n'était pas à la remorque de son rival François Fillon sur le sujet, il s’est donc empressé de détailler son plan d'économies de 100 milliards d’euros sur cinq ans.

S’il s’est engagé à renouer avec le non-remplacement des départs en retraite des agents de l’Etat, c’est sur le social que Juppé va le plus loin. Il propose la dégressivité des indemnités chômage et plus généralement un plafonnement de l’ensemble des allocations sociales afin d’inciter les chômeurs à reprendre un emploi. En matière de santé, il veut supprimer le tiers-payant généralisé, "qui est un pousse au crime en termes de consommation de médicaments et d’actes" et fermer des lits d’hôpitaux en développant la chirurgie ambulatoire.


Timide sur les collectivités locales

Il s’est, en revanche, montré bien plus timide sur les collectivités locales, confessant volontiers sa "schizophrénie" en tant que maire de Bordeaux. Lorsque Paul Hermelin l’a interpellé sur les 600.000 élus locaux du mille-feuille territorial français, Juppé s’est tout de suite défaussé - "ils ne coûtent rien" - et a plutôt suggéré de réduire le nombre de parlementaires. Il s’est même plaint des baisses de dotation infligées par le gouvernement, qui l’auraient contraint à augmenter les impôts locaux de 5% et à tailler dans les investissements de la ville. Il compte tout de même limiter la progression de la masse salariale de ses agents à 1,75%. Il a aussi fustigé la création de grandes régions par le gouvernement. Une réforme coûteuse qui donne des arguments aux défenseurs des départements dont il souhaite la suppression.

Enfin, Juppé a tenu à « rétablir la vérité historique » sur son expérience à Matignon en 1995 : "j’ai lancé un certain nombre de réformes et j’ai reculé sur une seule, celle des régimes spéciaux de retraites, qui n’a toujours pas été faite". Et l’ex-premier ministre de lister les réformes menées à bien dans la santé, la politique de la ville, les armées ou encore celle de France Télécom. "J’ai dû pousser un peu mon ministre des télécoms de l’époque François Fillon", a-t-il balancé au passage, provoquant les rires de la salle.

Redonner le goût du travail


Le débat s’est ensuite orienté sur un deuxième gros morceau: le marché du travail. Eva Escandon, patronne d’une PME familiale de chaudronnerie industrielle dans le Nord, et Jean-Luc Petithuguenin, le PDG du géant du recyclage Paprec, ont abordé la complexité du code du travail et bien sûr la question des 35 heures. Sur le premier thème, Alain Juppé souhaite mieux définir les critères du licenciement économique afin de ne pas laisser la main aux juges. "Les juges sont censés appliquer la loi donc faisons de bonnes lois !". Il promet aussi un moratoire sur les seuils fiscaux et sociaux et la possibilité de recourir au référendum au sein des entreprises si le dialogue avec les syndicats ne marche pas.

Pour ce qui est du temps de travail, Alain Juppé a fait dans le classique. "Les Français ne travaillent pas assez dans la semaine, dans l’année, dans la vie. Il faut redonner le goût du travail." Pour lui, les 35 heures n’auront bientôt plus de sens avec le développement du télétravail et du travail indépendant. Et pour les salariés classiques, il s’engage à remonter la durée légale à 39 heures envisageant, pour ne pas pénaliser les travailleurs, un mécanisme d’exonération de cotisations sociales.

"Pour ce qui est de la fonction publique c’est une autre paire de manche", a concédé Juppé, se montrant tout de suite plus prudent. Il a renvoyé à l’accord –d’une portée pourtant relativement limitée – obtenu par Martin Hirsch à l’AP-HP.

Moins à l'aise sur l'innovation

Dernier thème abordé par Anne-Laure Constanza, fondatrice d’Enviedefraises, site de vente en lignes de vêtements pour femmes enceintes: l’innovation. L’entrepreneure de 40 ans a interpellé Juppé sur le manque d’ingénieurs français et les mesures à prendre pour encourager la relocalisation d’activités de production en France. Le candidat à la primaire a semblé moins à l’aise sur le sujet. Il ne s’est d’ailleurs pas rappelé du nom de l’école de Xavier Niel, évoquant l’école 48 au lieu de 42. Il a souligné que des dispositifs en faveur de l’innovation existaient déjà comme le crédit impôt recherche et le statut de jeune entreprise innovante. Il s’est ensuite exprimé surtout sur la fiscalité, estimant nécessaire de réorienter l’épargne, aujourd’hui captée par la pierre et des placements sans risques, vers les jeunes entreprises.

Il s’est aussi engagé à baisser l’imposition du capital et des plus-values. Enfin, il a rappelé sa volonté de supprimer l’ISF. Au passage, il a précisé qu’il l’avait déjà supprimé en 1986 avant que Michel Rocard ne le rétablisse. « Il est vrai que je l’ai ensuite aggravé en 1995 », a-t-il tout de même confessé.


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MessageSujet: Re: TRAVAIL et EXPLOITATION : Tous au boulot !? Précaires, chômeurs, expulsés, morts... mais...   Ven 6 Nov - 17:26

au travail, c'est comme dans certains forums de discussions...

Travail. Ces collègues qui nous pourrissent la vie 04/11/2015


PHOTO DAVID BLACKWELL/FLICKR/CC

Certains employés sont prêts à tout pour écraser les autres et se mettre en avant. En Allemagne, on les appelle les “salariés toxiques”, et ils coûteraient cher aux entreprises : 10 milliards d’euros par an.


Citation :
Ils mentent, manipulent, sèment la zizanie : certains collègues ne reculent devant rien au bureau… surtout lorsqu’il s’agit de grimper les échelons. Le quotidien de l’employé(e) de bureau du XXIe siècle est une souffrance à géométrie variable. Il est tour à tour débordé (burn-out) ou désœuvré (bore-out). La littérature sur les psychopathologies du salarié garnit des rayonnages entiers.

Pourtant, on parle rarement de ceux qui font du quotidien professionnel un cauchemar, que ce soit en réunion ou devant la machine à café : les collègues, ou tout au moins ceux qui ont un talent certain pour vous empoisonner la vie au bureau. La psychologue Heidrun Schüler-Lubienetzki a donné un nom à consonance scientifique à ce poison quotidien. Elle parle de “personnes toxiques”. Avec son époux, elle vient d’écrire un livre intitulé “Persécution au bureau : des stratégies pour gérer les fauteurs de troubles” [Schwierige Menschen am Arbeitsplatz : Handlungsstrategien für den Umgang mit herausfordernden Persönlichkeiten, inédit en français, 2015]. Ensemble, ils proposent depuis plusieurs années des services de coaching à tous types d’employés, du simple salarié au cadre dirigeant.  
 

Jusqu’a 10 % des employés concernés

Un jour, les deux coachs se sont aperçus que les doléances de leurs clients présentaient des similitudes. Les témoignages tournaient souvent autour du même personnage, celui pour qui tous les moyens sont bons pour obtenir de l’avancement. Heidrun Schüler-Lubienetzki et son mari jugent le phénomène si répandu qu’ils viennent de publier un ouvrage spécialisé sur ces “fauteurs de troubles”.

De 5 à 10 % des employés sont prédisposés à polluer l’ambiance au bureau, estime la psychologue. Hommes et femmes sont concernés à parts égales. N’importe qui peut en être la victime. Une collègue dans le couloir, un partenaire en réunion, un supérieur hiérarchique.

Le problème avec les personnes toxiques, c’est qu’on ne les reconnaît pas tout de suite. Souvent, elles sont même appréciées, passent pour avenantes et sympathiques. Ce n’est que progressivement que l’on se rend compte qu’elles tyrannisent tout un service. Selon les auteurs, il existe des indices : “Quand une personne suscite des réactions diamétralement opposées, qu’elle est cordialement détestée ou au contraire très appréciée, il y a des chances que vous ayez affaire à une personne toxique.” Un autre indice extérieur est leur caractère imprévisible. Les personnes toxiques peuvent se montrer affables et charmantes à un instant t, puis cassantes et sans pitié l’instant d’après.

Il s’agit souvent de personnes sensibles, qui savent cerner l’ambiance qui règne dans une équipe et en jouer. Tout ce qu’elles font – que ce soit lors de l’entretien annuel avec leur supérieur ou lors d’un aparté dans le couloir – sert un objectif : prendre le contrôle et le pouvoir. Elles glanent des informations dans un but précis et les utilisent impudemment, tyrannisant leurs collègues psychologiquement. Malmener l’autre fait partie de leur stratégie. Ce qui est surprenant, c’est que l’intrigant passe souvent incognito. Les personnes toxiques, écrivent les Schüler-Lubienetzki, font preuve d’une habileté redoutable et tissent même des liens d’amitié avec leurs victimes. Qu’elles jugent leur supérieur affaibli, et elles lanceront une OPA hostile sur son poste.

Rien n’est laissé au hasard

Le propre du toxique, c’est de préméditer son acte. Ce n’est pas un délinquant occasionnel qui saute sur une occasion qui se présente fortuitement à lui. Son unique but est d’asseoir son pouvoir personnel – et les avantages qui vont avec : le statut, la reconnaissance, l’argent, parfois le sexe, aussi. “Le pouvoir attire les personnes toxiques comme des mouches”, explique Heidrun Schüler-Lubienetzki. Ce qui en fait certes des collaborateurs performants, mais aussi dangereux.

Lorsqu’un conflit se fait jour, le toxique boit du petit-lait. L’objet du litige importe peu, il n’est qu’un moyen pour lui de parvenir à ses fins. La personne toxique aime que les conflits s’enveniment, et n’hésite pas à humilier publiquement ses détracteurs. Heidrun Schüler-Lubienetzki cite le cas d’un cadre supérieur allemand qui a jeté le téléphone portable d’un collègue à la poubelle au motif que la sonnerie l’énervait. En réalité, il s’agissait de montrer qui avait le pouvoir et d’assujettir l’autre.

Un coût exorbitant pour les entreprises

Une hiérarchie déficiente est le terreau le plus favorable pour les personnes toxiques. Quand le patron craint les conflits, le fauteur de troubles a les coudées franches. Or l’entreprise aurait tout intérêt à sévir – en allant jusqu’au licenciement s’il le faut : les dégâts causés par les persécuteurs se chiffreraient à plus de 10 milliards d’euros par an pour les seules entreprises allemandes, estiment les auteurs. Et les personnes toxiques sont légion dans certains secteurs comme la politique, l’art, la finance ou les médias. “Les aptitudes à la toxicité y sont pour ainsi dire indispensables.”





Dernière édition par Admin le Ven 11 Déc - 20:50, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: TRAVAIL et EXPLOITATION : Tous au boulot !? Précaires, chômeurs, expulsés, morts... mais...   Ven 6 Nov - 18:01




Sanofi va supprimer plusieurs centaines de postes par an pendant 3 ans Le Point Source AFP 06/11/2015

Pour soutenir sa croissance à long terme, Sanofi prévoit de mettre sur le marché au cours des 5 prochaines années jusqu'à 18 nouveaux produits.


Sanofi prévoit de supprimer plusieurs centaines d'emplois en France.
© Copyright (c) 1998 Hewlett-Packard Company/ ERIC PIERMONT


Citation :
Le géant pharmaceutique Sanofi vise 1,5 milliard d'économies d'ici à 2018 grâce à un recentrage de son portefeuille, qui pourrait aboutir à une sortie de la santé animale et des médicaments génériques en Europe, ainsi qu'à la suppression de centaines de postes par an sur trois ans en France. « La mise en œuvre de notre feuille de route stratégique devrait se traduire par la suppression de quelques centaines de postes par an sur une période de 3 ans » en France, a annoncé le groupe après la publication de son plan pour la période 2015-2020.

Celui-ci ne prévoit « pas de fermeture de site de production » et « impliquerait essentiellement des départs en retraite entièrement financés par l'entreprise ». L'action Sanofi décrochait de plus de 6,50 % vendredi à la Bourse de Paris vers 13 h 50, les investisseurs étant déçus de l'absence prévue d'une croissance du bénéfice par action d'ici à 2018. « C'est plus dramatique que ce que l'on pensait. [...] Il est inacceptable qu'il y ait de nouvelles suppressions d'emplois après déjà plus de 5 000 suppressions de postes en six ans », a réagi Thierry Bodin, coordinateur CGT du groupe.

Un environnement très compétitif

Les économies réalisées seront « largement réinvesties pour accompagner des initiatives de croissance », a indiqué le groupe, qui prévoit sur cinq ans le lancement d'un vaste ensemble de nouveaux médicaments et une réponse au repli de son activité diabète. L'environnement très compétitif fait pression sur les marges de croissance du groupe qui conservera des activités diversifiées, « mais avec un portefeuille recentré sur les domaines où il peut s'imposer », a indiqué Olivier Brandicourt, le directeur général de Sanofi.

Le numéro quatre mondial en termes de vente « n'a pas la place pour des coûts excessifs ou la complexité » au sein de son organisation, a-t-il souligné au cours d'une conférence en anglais avec les investisseurs. Le groupe examine ainsi « différentes options stratégiques » pour ses activités santé animale Merial et génériques en Europe. Une lettre en ce sens a été envoyée vendredi à l'ensemble des collaborateurs, selon la CFDT qui a dénoncé un « désengagement » de Sanofi de Merial, « malgré de bons résultats ».

Numéro 5 des génériques en France

« On craint le pire, on pense qu'il va céder les génériques, cela aura un gros impact pour les salariés français de Zentiva et le réseau de visiteurs médicaux », a réagi Emmanuel Maingard, coordinateur CFDT du groupe. « Bien que Merial ait renoué avec succès avec la croissance sur les six derniers trimestres et qu'elle soit à l'heure actuelle parmi les entreprises les plus performantes de son secteur, les synergies qu'il est possible de dégager avec les autres activités de Sanofi restent limitées », a expliqué Sanofi. Olivier Brandicourt a précisé devant les investisseurs que les options stratégiques pour Merial allaient « de l'introduction en Bourse, à la cession, à la coentreprise, au maintien au sein du groupe ». Merial, qui emploie plus de 6 200 personnes dans le monde, dont environ 1 500 personnes en France dans la région lyonnaise, est le numéro un mondial sur le marché des médicaments et des vaccins pour les animaux de compagnie.

Son chiffre d'affaires est estimé à 2,4 milliards d'euros pour 2015. Sanofi est le numéro 5 en Europe des génériques, dont les ventes (avec notamment les marques Zentiva ou Medley) sont estimées à un milliard d'euros sur l'année. Pour soutenir sa croissance à long terme, Sanofi prévoit de mettre sur le marché au cours des cinq prochaines années jusqu'à 18 nouveaux produits. Parmi eux, six lancements majeurs (Toujeo, Praluent, Dengvaxia, sarilumab, LixiLan et dupilumab) pourraient à eux seuls « générer un chiffre d'affaires total compris entre 12 et 14 milliards d'euros d'ici à 2025 ».

« Taux de change constants »

Pour soutenir ces lancements, le groupe prévoit également d'augmenter jusqu'à 6 milliards d'euros ses investissements annuels en recherche et développement d'ici à 2020. Il « recherche également des opportunités externes pour conforter son profil de croissance », a ajouté Olivier Brandicourt. Sanofi compte sur une « croissance annuelle moyenne de ses ventes comprise entre 3 % et 4 % à taux de change constants » sur cinq ans. En outre, dans le cadre de la restructuration de son portefeuille, il veut maintenir sa position de champion dans le diabète et les maladies cardiovasculaires, les vaccins, les maladies rares et les marchés émergents.

Il a notamment annoncé une collaboration et licence avec l'américain Lexicon Pharmaceuticals pour développer un médicament par voie orale dans le traitement du diabète, une activité qui a subi un repli au troisième trimestre en raison de l'entrée d'un biosimilaire de l'insuline Lantus développé par l'américain Eli Lilly. Deuxième pilier de son portefeuille, Sanofi cherche à « développer des positions compétitives » dans la sclérose en plaques, l'oncologie, l'immunologie et la santé grand public.


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MessageSujet: Re: TRAVAIL et EXPLOITATION : Tous au boulot !? Précaires, chômeurs, expulsés, morts... mais...   Sam 7 Nov - 0:11




patron-prolo

l'auto-exploitation à l'honneur


La microentreprise, formidable "ressort de croissance d'activité", selon Emmanuel Macron AFP 06/11/2015

Citation :
Rennes, 6 nov 2015 - Les microentreprises représentent un formidable "ressort de croissance d'activité", a considéré vendredi le ministre de l'Économie Emmanuel Macron, lors d'un déplacement à Rennes.

Le ministre a assuré, lors d'un point-presse, que la création d'entreprises individuelles constitue "un ressort de croissance d'activité pour nos concitoyens qui est absolument formidable", qualifiant également les microentreprises de " moralement, politiquement essentielles".

Emmanuel Macron venait de participer à une table-ronde avec une dizaine de jeunes créateurs d'entreprises financés par l'association pour le droit à l'initiative économique (Adie) et qui lui ont fait part, pendant plus d'une heure, de leurs expériences et de leurs difficultés.


"Dans notre société, vous avez beaucoup de femmes et d'hommes qui n'en peuvent plus d'être dans des situations précaires, qui n'arrivent plus à retrouver un emploi et qui, pour rebondir, pour construire leur dignité, leur propre avenir, sont prêts à prendre les risques de l'entrepreneur et donc créer leur entreprise", a relevé Emmanuel Macron, en soulignant la nécessité "d'avoir des dispositifs simples", "un mécanisme d'accompagnement" comme l'Adie et "du microcrédit".

"Nous sommes en train de modifier un décret important" pour l'activité de l'Adie, destiné à augmenter les plafonds de prêts de 10.000 euros pendant 5 ans à 12.000 euros pendant 7 ans pour une personne morale, et de 3.000 à 5.000 euros pour une personne physique, a-t-il annoncé.

Le ministre s'est dit frappé par les "rigidités" et les "contraintes parfois ubuesques" pesant sur les porteurs de projets, comme par exemple "devoir avoir un local pour développer une activité de garde à domicile, devoir avoir tel diplôme alors que ce qu'on fait n'est pas couvert par ledit diplôme".

Ces rigidités sont "au coeur du projet que je suis en train de porter pour les nouvelles opportunités économiques", dont les premières pistes seront présentées lundi à Bercy, a-t-il dit.


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MessageSujet: Re: TRAVAIL et EXPLOITATION : Tous au boulot !? Précaires, chômeurs, expulsés, morts... mais...   Sam 7 Nov - 10:49

Samsung et la valse des licenciements Silent_Jay IGN.com 2 novembre 2015

Le constructeur coréen prévoit d'alléger ses effectifs


usine Samsung au Japon

autres images

Citation :
Être le premier fabriquant de téléphone au monde, loin devant Apple, HTC et Sony ne garantit en rien une vie monotone uniquement faite de bonnes nouvelles et de rapports financiers positifs.

En effet, Samsung subit de plein fouet l’arrivée des sociétés chinoises sur le secteur des smartphones avec, au premier plan, Huawei.

En septembre dernier, un rapport de Samsung prévoyait une vague de licenciements. Alors que la société coréenne avait démenti ce rapport, de nouvelles informations évoquaient plus de 1.000 sur la sellette en Chine.


Dans une usine de Samsung Electronics Vietnam à Bac Ninh (Nord)


Comme vous le savez, les mauvaises nouvelles se déplace en groupe et un nouveau rapport de la firme révèle que Samsung souhaiterait réduire une nouvelle fois ses coûts de production en se séparant de managers et de cadres.

“La première priorité de Samsung est de réduire les coûts. Les employés moyens présentant de médiocres performances devront quitter la compagnie en échange d’une compensation.”


Voilà qui a le mérite d'être clair !

Ce dégraissage toucherait également les divisions Ressources Humaines, Finances et Marketing avec 30% de la force de travail mise à la porte. Les équipes de Ressources Humaines poussent les employés à “embrasser cette carrière” de chômeur.


Silent_Jay est rédacteur spécialisé Mobile chez IGN France. Adepte de Rotten Tomatoes et Mad Movies, il attend avec impatience la résurrection de SEGA et la sortie de la Dreamcast 2.




Samsung : un fournisseur accusé de faire travailler des enfants Bruno 11 juillet 2014

Une ONG américaine accuse un fournisseur chinois de Samsung de faire travailler des enfants dans ses usines.


Citation :
L’ONG américaine China Labor Watch a publié jeudi un nouveau rapport (PDF), affirmant que des enfants travaillent dans les chaînes de montage dans une usine appelée Shinyang Electronics à Dongguan, en Chine. Samsung a réagi à cette publication en déclarant que la société allait mener une enquête.

«Nous allons prendre les mesures appropriées conformément à nos politiques pour lutter contre le travail des enfants dans les locaux de nos fournisseurs» , a déclaré Samsung à Reuters.

Dans son rapport, China Labor Watch affirme que plusieurs des travailleurs saisonniers dans l’usine de Dongguan sont des mineurs qui travaillent 11 heures par jour, 7 jours par semaine, avec des heures supplémentaires non payées. Outre le travail des enfants (rémunérés moitié mois que les adultes, soit 1,20 dollars de l’heure), China Labor Watch dénonce aussi le manque de sécurité des travailleurs et les conditions de vie précaires.

Ces accusations contredisent les audits récents concernant le travail des enfants dans les usines des fournisseurs de Samsung. Dans ce rapport publié le mois dernier, le constructeur coréen assurait que les audits menés chez ses fournisseurs chinois avaient montré qu’aucun enfant n’y travaillait. L’ONG accuse donc Samsung d’avoir mis en place un système de contrôle « inefficace ».

source : Samsung supplier accused of using child labor, again


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MessageSujet: Re: TRAVAIL et EXPLOITATION : Tous au boulot !? Précaires, chômeurs, expulsés, morts... mais...   Jeu 19 Nov - 12:13



Restauration collective: le français Sodexo veut supprimer "1.200 à 1.500 postes" dans le monde AFP 19/11/2015


Paris - Le groupe de restauration collective et de services aux entreprises Sodexo va supprimer de 1.200 à 1.500 emplois dans le monde sur 18 mois, a annoncé jeudi son directeur général Michel Landel, lors de la présentation des résultats annuels




hors article

Citation :
Le groupe a enregistré pour son exercice décalé de 2014/2015 un bénéfice net de 700 millions d'euros, supérieur aux attentes, mais a toutefois annoncé un nouveau plan d'économies de 200 millions d'euros d'ici 2017/2018.

"Il faut qu'on ajuste nos bases de coûts. Entre 1.200 et 1.500 postes seront supprimés dans le monde", sur 18 mois, a déclaré M. Landel. Implanté dans 80 pays, Sodexo emploie 420.000 personnes, et revendique la place de 18e employeur mondial.

Il n'a pas précisé la répartition géographique de ces suppressions d'emplois.

Le bénéfice net a notamment été dopé par des effets de change.  

Pour 2015/2016, le groupe vise une "croissance interne du chiffre d'affaires de 3% et une progression du résultat opérationnel de 8%".

"L'année passée a été bonne. Nous sommes confiants dans l'avenir, notre exercice 2015-2016 démarre avec des tendances favorables malgré une conjoncture mondiale extrêmement volatile, avec un environnement économique instable dans certaines régions",
a souligné Michel Landel.

Le chiffre d'affaires de l'exercice écoulé s'établit à 19,81 milliards d'euros, en hausse de 10% par rapport à l'exercice précédent, et de 2,6% hors effet de change, pour une croissance interne de 2,5%. Le résultat opérationnel est lui en hausse de 21,7% (+15,1% hors effet de change), à 1,14 milliard d'euros.

Sur la période, "Sodexo bénéficie d'écarts de conversion positifs qui impactent favorablement le chiffre d'affaires ainsi que tous les autres postes du compte de résultat", précise le groupe.

Interrogé sur les impacts des attentats terroristes de vendredi sur l'activité du groupe en France, M. Landel a expliqué "s'attendre à une chute de l'activité dans les restaurants de la Tour Eiffel, les bateaux, au Lido. Cela a déjà commencé et ça va probablement continuer quelques mois", a-t-il craint.

Connu pour ses cantines, Sodexo dispose d'une branche prestige, sports et loisirs qui inclut le cabaret le Lido, le traiteur Lenôtre ou encore les Bateaux Parisiens.

Ces activités liées au tourisme représentent 300 millions pour Sodexo. La France elle représente 14% du chiffre d'affaires du groupe.

La croissance de l'activité avantages et récompenses (Chèque cadeau, Carte Pass Cadeau, Chèque et Carte Pass Restaurant, Pass Cesu) demeure "soutenue", à 9,5%. "Cette performance traduit une croissance toujours importante et à deux chiffres en Amérique latine - en dépit d'un ralentissement de l'économie et de l'emploi au Brésil au second semestre de l'exercice - ainsi qu'un bon développement en Asie", selon Sodexo.


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MessageSujet: Re: TRAVAIL et EXPLOITATION : Tous au boulot !? Précaires, chômeurs, expulsés, morts... mais...   Ven 20 Nov - 13:46



La CGT garde finalement son bastion à la SNCF Guillaume Errard , Service infographie du Figaro 20/11/2015 à 12:11


Endeuillés par l'accident d'un TGV en Alsace, les cheminots élisent ce jeudi leurs représentants

INFOGRAPHIES [dans l'original] - La CGT-cheminots voit son audience baisser à la SNCF mais reste le premier syndicat avec 34,33% des voix et conserve avec SUD-rail la majorité permettant d'invalider des accords d'entreprise.


La CGT-cheminots voit son audience baisser à la SNCF mais reste le premier syndicat avec 34,33% des voix et conserve avec SUD-rail la majorité permettant d'invalider des accords d'entreprise, selon le résultat des élections publié vendredi par la direction

Citation :
A l'issue du scrutin de jeudi, la CGT a perdu 1,31 point par rapport à mars 2014. Elle est suivie de l'Unsa (23,86%), SUD (16,83%) et la CFDT (15,15%). FO n'atteint pas la barre de représentativité de 10% (9,16%). La participation est en légère baisse à 68,65%.

Cette élection est déterminante à plusieurs points de vue: la CGT poursuit son repli, à l'instar de La Poste de la RATP et surtout d'Air France où le syndicat n'est plus numéro 1? Entre 2006 et 2014, la CGT a vu son score aux élections professionnelles passer de 40,13% à 35,64%, soit une baisse de près de 5 points. Là où celui du syndicat réformiste Unsa (deuxième syndicat de la SNCF) a grimpé de plus de huit points (14,49% en 2006 à 22,98% en 2014). Est-ce que l'aile radicale (CGT + SUD Rail) continuera de totaliser plus de 50% des voix, une majorité qui permet d'invalider des accords? Lors des dernières élections professionnelles de 2014, les deux syndicats avaient obtenu plus de 52% des voix et une avance de moins de 3000 suffrages par rapport à la majorité absolue. Quant au taux de participation, tombé à 69,37% en 2014 (-4,5 points par rapport à 2011, soit 7000 voix en moins, essentiellement perdues par la CGT), il est une nouvelle fois en repli à 68,65 %

En temps normal, d'aucuns estiment que les cheminots auraient donné une prime aux syndicats réformistes, Unsa et la CFDT qui ont été les grands gagnants des dernières élections professionnelles de la SNCF avec des progressions respectives de 1,5 (à 22,98% des voix) et de 1 point (14,7%). Sauf qu'une nouvelle thématique s'est invitée dans la campagne: la sécurité.

Face à la multiplication des accidents en octobre dernier, les syndicats se sont montrés particulièrement virulents à l'encontre de la direction de la SNCF, qui a décidé, comme la RATP, de muscler ses moyens de surveillance. La charge la plus forte a été portée par...la CGT qui a accusé, en début de semaine dernière, les dirigeants de la société de «jouer à la roulette russe avec la sécurité». Cinq jours plus tard, et surtout au lendemain des attentats de Paris, un TGV d'essai déraille près de Strasbourg, causant la mort de onze personnes, qui faisaient partie d'une équipe d'une cinquantaine de techniciens et cheminots à bord de la rame. Un effet d'aubaine qui a permis à la CGT de limiter la casse et stoppé l'hémorragie face à la montée en puissance des syndicats réformistes. L'accident du TGV pourrait ainsi laisser le sentiment aux électeurs que la sécurité est plus que jamais une question cruciale. «Cet effet d'aubaine va atténuer la lente mais réelle décrue de la CGT», affirme néanmoins Bernard Vivier, directeur de l'Institut supérieur du Travail.

Car, en ce qui concerne la réforme ferroviaire qui prévoit la naissance d'un établissement public, le groupe SNCF, la CGT n'a pas changé d'un iota sa position: le syndicat y est toujours opposé. Accusée par l'Unsa de «regarder dans le rétroviseur» et d'avoir «seulement quelques grèves avortées à son bilan», la CGT-Cheminot rétorque qu'elle présente des «propositions alternatives» et parie, comme SUD, sur l'inquiétude suscitée par la renégociation du temps de travail des cheminots que l'entreprise veut ouvrir début 2016. «La CGT ne peut pas faire évoluer son discours au sein de la SNCF, déclare Bernard Vivier. Si elle le faisait, elle perdrait des électeurs au profit de SUD».


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MessageSujet: Re: TRAVAIL et EXPLOITATION : Tous au boulot !? Précaires, chômeurs, expulsés, morts... mais...   Ven 20 Nov - 17:31


après l'attentat, le travail continue

les affaires aussi...



Attentats : des salariés inquiets, mais pas au point de cesser le travail

Marie Bellan / Journaliste, Solveig Godeluck / Journaliste et Derek Perrotte / Journaliste | 19/11  

Les DRH interrogés par « Les Echos » font état de salariés choqués par les attentats, mais qui sont venus travailler malgré tout


Dans le quartier d'affaires de la Défense. - Romain Beurrier/REA

Citation :
« La France du travail a peur, mais elle travaille ». La formule de Sylvain Niel, avocat au cabinet Fidal et animateur d’un cercle réunissant des DRH de grandes entreprises, résume le constat dressé dans le monde du travail une petite semaine après les attentats .

Certes, au lendemain des attentats, le week-end dernier, l’activité des commerces franciliens a pu ralentir . Etam, par exemple, avait décidé de fermer tous ses magasins d’Ile-de-France le samedi matin et a constaté dans l’après-midi qu’« une minorité de salariés » a préféré ne pas venir. Mais depuis lundi, le constat est unanime chez les nombreux employeurs interrogés par « Les Echos » : en dépit d’une crainte perceptible de prendre les transports en commun - qui se manifeste notamment par des pics de bouchons en région parisienne - ils n’ont pas constaté de poussée marquée d’absentéisme, d’arrêts maladie, de demandes de congés ou de demandes de télétravail. « Les salariés sont sombres, tristes, mais il n’y a pas de peur particulière », indique-t-on au siège de Total, à la Défense.

Mesures de sécurité renforcées

« Nous avons pris des mesures de sécurité renforcées. Les voitures qui entrent sur le parking et les sacs de toutes personnes entrant dans les locaux sont systématiquement fouillés », précise Jean-Christophe Sciberras, DRH du groupe franco-belge Solvay. « Les salariés attendent qu’on prenne des mesures qui les rassurent », poursuit-il.

Un bon équilibre doit toutefois être trouvé  : « Il ne faut pas en faire trop non plus, sinon on alimente la peur. Hier par exemple, lorsque des rumeurs ont circulé sur un possible attentat à la Défense, nous avons choisi de ne pas réagir », indique le DRH d’un grand groupe dont le siège est au cœur des tours du quartier d’affaires. « Paradoxalement, ce sont les expatriés qui sont loin de Paris, qui sont les plus anxieux. Beaucoup ont souhaité reporter des réunions ou des formations qui étaient prévues à Paris », précise Jean-Christophe Sciberras.

Droit de retrait

Aucune entreprise interrogée n’a toutefois eu de demande de ses salariés ou de ses syndicats pour exercer un droit de retrait. Le Code du travail prévoit en effet un « droit de retrait » du salarié, qui lui permet de ne pas aller travailler ou de quitter son travail sans « aucune sanction, aucune retenue de salaire » s’il a « un motif raisonnable» de penser qu’une situation «présente un danger grave et imminent pour sa vie ou sa santé ».

La seule obligation est de prévenir son employeur, y compris a posteriori tant qu’on respecte un délai raisonnable, ce dernier n’étant toutefois pas défini par la loi. Mais tout repose sur la notion de « motif raisonnable », qui n’est pas précisément définie par la loi et dont l'appréciation, en cas de conflit, est du ressort du juge prud’homal.

Saisir le CHSCT d’un droit d’alerte 

Pour Franck Morel, avocat associé au cabinet Bartélémy, il est difficile pour un salarié de l’évoquer dans le cas présent, en dépit de l’instauration de l’état d’urgence ou des risques exprimés par les pouvoirs publics de nouveaux attentats. La question n’est pas  : y-a-il des risques d’attentats, mais « est-ce que se trouver sur mon lieu de travail et travailler accentue ce risque ? » Sylvian Niel, du cabinet Fidal, porte la même analyse : « L’état d’urgence ne constitue pas à lui seul un « danger grave et imminent » tel qu'évoqué par le Code du travail » .

Un salarié qui évoquerait ce droit sans motif valable s’exposerait à des sanctions qui peuvent aller jusqu’au licenciement. Si certains - par exemple des conducteurs de trains ou de métros - estiment que leur protection n’est pas assez assurée, «  ils peuvent saisir leur comité hygiène et sécurité (CHSCT) d’un droit d’alerte », rappelle Sylvain Niel.

Pas de pic d’arrêts de travail

Cela n'empêche que certaines personnes ont bien été traumatisées par les attentats. « Ils ont besoin d’anxiolytiques et d’écoute », souligne Serge Smadja, secrétaire général de SOS médecins. « Certains demandent un arrêt de travail, mais ils sont peu nombreux ». Parmi eux, des témoins directs d’une fusillade ou bien des personnes qui comptent des victimes dans leur entourage. Mais « on ne peut pas dire que cela provoque un pic d’activité pour SOS Médecins, ni même un pic d’arrêts de travail », conclut ce médecin.


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MessageSujet: Re: TRAVAIL et EXPLOITATION : Tous au boulot !? Précaires, chômeurs, expulsés, morts... mais...   Sam 21 Nov - 9:07



Cette nuit en Asie : 5.000 suppressions d’emplois chez Samsung en un an Yann Rousseau / Correspondant à Tokyo | Le 20/11

Poursuivant son effort de restructuration et de concentration sur ses métiers clés, le gigantesque conglomérat sud-coréen Samsung Group a supprimé, au cours des douze derniers mois, plus de 5.000 emplois dans ses différentes filiales. Scrutant l’évolution des plus grandes divisions du “chaebol”, qui en compte au total plus de 70 et emploie près d’un demi million de personnes, le Service de supervision financière (FSS) du pays a noté une baisse des effectifs dans la plupart des entités.


Le gigantesque conglomérat sud-coréen Samsung Group a supprimé, au cours des douze derniers mois,
plus de 5.000 emplois dans ses différentes filiales - Shutterstock

Citation :
Le nombre d’employés de Samsung Electronics, la filiale phare du groupe qui doit gérer depuis deux ans un recul de sa profitabilité, s’élevait à la fin du mois de septembre à 98.577, ce qui représente une baisse de 1.000 contrats sur un an. Les effectifs de Samsung Display ont, eux, diminué de 1.339 à 25.999. Samsung C&T Corp, “créé” en septembre à l’issue de la fusion au sein du conglomérat des géants Samsung C&T et Cheil Industries, a également éliminé 602 emplois, essentiellement dans les unités travaillant dans le secteur de la construction. Samsung Engineering Co., qui a enregistré une perte nette de plus de 1.000 milliards de wons (854 millions de dollars) au troisième trimestre, a également réduit de 700 le nombre de ses employés sur un an.

Selon le FSS, seuls l’industriel Samsung Heavy Industries Co. et Samsung Fire & Marine Insurance, un puissant assureur contrôlé par le conglomérat, ont légèrement augmenté sur les 12 derniers mois le nombre de leurs employés, de 167 et 129, respectivement.

Ces réductions d’effectifs devraient s’accélérer dans les prochaines années avec l’arrivée au pouvoir de Jay Y. Lee, le fils de l’actuel président qui est inconscient depuis un accident cardiaque de mai 2014. L’héritier ayant enclenché la cession de certaines activités, notamment dans le secteur de la chimie et de la défense, qu’ils ne juge plus pertinentes.

Le fabricant de puces japonais Renesas chercherait un allié

Le titre de Renesas Electronics, le fabricant japonais de puces pour l’automobile et l’industrie, s’envolait, ce vendredi matin, sur la place de Tokyo, après la publication d’un article du Wall Street Journal affirmant que le groupe pourrait recevoir un important investissement de son grand concurrent allemand Infineon Technologies. A la mi-journée, l’action de Renesas bondissait de plus de 8%. Si aucun des deux groupes n’a pour l’instant reconnu la moindre négociation, le Wall Street Journal affirme que le fonds semi-public d’investissement Innovation Network Corporation of Japan, qui détient 70% de la société nippone depuis une opération de sauvetage financier montée par Tokyo en 2012, chercherait céder une partie ou la totalité de sa part à un nouvel investisseur stratégique.

Le fonds estimerait que Renesas, qui renoue désormais avec les profits après plusieurs années dans le rouge, doit absolument s’étendre à l’international pour résister à la concurrence. Une alliance avec un autre acteur lui permettrait de réaliser des économies d’échelle sur un marché des semi-conducteurs pour l’automobile qui croit rapidement mais nécessite des investissements très lourds pour suivre les progrès technologiques. Plusieurs des concurrents de Renesas ont participé ces derniers mois à une vague de consolidation du secteur.

Pékin affirme avoir tué 28 personnes dans sa propre guerre contre le terrorisme

Si les autorités de Pékin ne s’associent pas à la lutte de la communauté internationale contre l’Etat islamique en Syrie et en Irak, elles affirment avoir intensifié leur guerre contre le terrorisme sur leur propre territoire. Diffusant des informations invérifiables par des médias indépendants, des journaux d’Etat chinois assurent ainsi, ce vendredi, que la police aurait tué, ces derniers jours, 28 membres d’un « groupe terroriste » dans la province du Xinjiang. Evoquant une “chasse à l’homme de 56 jours”, ils expliquent qu’une gigantesque opération de sécurité, menée par plusieurs milliers d’hommes, avait été organisée après l’attaque, le 18 septembre dernier, par un commando armé de la grande mine de charbon de Sogan, dans la préfecture d’Aksou. Les médias chinois assurent que 16 personnes, dont 5 policiers, avaient été tuées dans cette attaque quand les rumeurs avaient, à l’époque, évoqué un bilan beaucoup plus lourd d’au moins 50 victimes.

Dans sa communication, Pékin affirme que le commando qu’il a éliminé était notamment animé par des étrangers, reprenant un argumentaire traditionnel dans lequel le pouvoir chinois accuse des “terroristes islamistes” de venir fomenter des troubles séparatistes au Xinjiang, où la majorité de la population est originellement constituée de musulmans turcophones ouïghours. Les experts indépendants doutent de cette influence supposée de mouvements terroristes étrangers dans la région. Ils estiment que la grave poussée des tensions ethniques dans le Xinjiang est surtout liée à la radicalisation d’une partie de la population ouïghoure locale, qui ne supporte plus l’influence croissance des Hans – l’ethnie majoritaire en Chine. Se sentant brimés par le pouvoir de Pékin, les Ouïghours dénoncent régulièrement une politique de répression contre leur culture et leur religion


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MessageSujet: Re: TRAVAIL et EXPLOITATION : Tous au boulot !? Précaires, chômeurs, expulsés, morts... mais...   Dim 22 Nov - 1:09



Chine : l'incendie d'une mine de charbon fait 21 morts AFP Le Point.fr 21/11/2015

La Chine, plus grand producteur mondial de charbon, connaît régulièrement des accidents dans ses mines à cause de négligences en matière de sécurité


Un travailleur chinois dans une mine du Datong. Photo d'illustration

Citation :
Un incendie dans une mine de charbon dans la province du Heilongjiang, dans le nord-est de la Chine, a fait 21 morts samedi, a rapporté l'agence de presse officielle Chine nouvelle. Une personne était toujours portée disparue après cet incendie, qui s'est déclenché tard vendredi soir dans une mine située à Jixi et est exploitée par l'entreprise étatique Heilongjiang Longmay Mining Holding Group, a indiqué Chine nouvelle.

Les secours ont retrouvé les corps de 21 mineurs mais étaient toujours à la recherche d'une personne disparue, selon le gouvernement local. Trente-huit personnes se trouvaient sous terre lorsque l'incendie s'est produit, seize ont réussi à s'échapper. La ville de Jixi est proche de la frontière avec la Russie.

931 morts


La Chine, plus grand producteur mondial de charbon, enregistre régulièrement de graves accidents dans ses mines, un secteur confronté à des négligences en matière de sécurité, la corruption endémique permettant aux entreprises d'échapper aux rares contrôles.

Les accidents dans les mines de charbon chinoises ont fait 931 morts l'année dernière, avait déclaré en mars un haut responsable chargé de la sécurité. En juillet, six hommes ont été secourus d'une mine de charbon inondée dans le Heilongjiang, après avoir passé une semaine sous terre à la suite d'un accident ayant fait au moins quatre morts, selon les médias officiels.


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MessageSujet: Re: TRAVAIL et EXPLOITATION : Tous au boulot !? Précaires, chômeurs, expulsés, morts... mais...   Jeu 26 Nov - 5:12

Nestlé admet (enfin) que son fournisseur thaïlandais traite ses employés comme des esclaves (leur témoignage est glaçant)
Le HuffPost   Jean-Baptiste Duval  24/11/2015

Mieux vaut tard que jamais. Accusé depuis le mois d'août de soutenir sciemment l'esclavage qui sévit dans le milieu de la pêche en Thaïlande, Nestlé a fini par admettre "des préoccupations à propos d'abus des droits du travail et de l'Homme".


Citation :
Le 23 novembre, l'ONG Vérité a publié - sur commande de Nestlé - un rapport sur les conditions de vie des travailleurs de la filière d'approvisionnement thaïlandaise à qui le groupe achète notamment des fruits de mer pour des produits alimentaires pour les chats.

Les conclusions sont effarantes: employés "vendus" d'un capitaine de bateau à un autre, travail d'enfants, confiscation des passeports des travailleurs immigrés, agressions physiques et verbales, restriction de la liberté de mouvement des marins y compris à terre, absence de jour de repos, etc.

Certains détails font froid dans le dos. Voilà ce qu'un marin birman a confié à Vérité, après s'être échappé de son bateau :

Citation :
“Parfois, le filet est trop lourd et les travailleurs sont tirés dans l'eau et disparaissent. (...) Il y a avait beaucoup de bagarres. Les gens sont fatigués, et facilement énervés. Ils se tueraient entre eux. Quand quelqu'un meurt, il est jeté à l'eau. Certains sont passés par-dessus bord. J'ai eu un accident à bord. Une poulie s'est décrochée et est tombée sur moi, elle m'a presque cassé le bras."


Les skippers de navire semblent à peine mieux traités: "Le calcul de la paye n'est pas très clair, même pour moi. Cela fait dix ans que je travaille sur ce bateau. Je n'ai pas d'économies. Je survis à peine, et je n'ai pas de famille à charge. La vie est très dure ici."

Tandis que cet autre skipper reconnaît qu'il n'y aucun contrôle exercé à l'embauche:

Citation :
“Le processus pour trouver un job est très informel. Aucun document n'est demandé, aucune vérification, aucune recherche n'est effectuée. Vous pouvez entrer tout simplement. (...) Le contrôle des passeports est très vague. Beaucoup de travailleurs n'ont pas de passeport, pas de document. Personne ne vérifie l'âge ou d'où viennent les travailleurs, comment ils sont venus."


Avec la publication de ce rapport, Nestlé a annoncé son intention de lutter contre ces conditions de travail grâce à une meilleure traçabilité des produits, une meilleure formation des skippers, des audits plus réguliers, etc.

Nestlé s'était pourtant défendu

En août, le géant suisse de l'alimentation Nestlé s'était pourtant défendu contre les accusations dont il faisait l'objet, à la suite d'une plainte en nom collectif aux Etats-Unis. "Le travail forcé n'a aucune place dans notre chaîne d'approvisionnement", avait indiqué le groupe dans un courriel à l'AFP.

Selon cette plainte, "Nestlé importe via un fournisseur thaïlandais, Thai Union Frozen Products PCL, plus de 28 millions de livres (12.000 tonnes) d'aliments pour animaux à base de fruits de mer pour de grandes marques vendues en Amérique dont une partie sont produits dans des conditions d'esclavage".

Le géant suisse de l'alimentation a répondu qu'il s'appuyait sur un code obligeant ses fournisseurs à respecter les droits humains et la législation du travail.

Pour Vérité, les résultats de son enquête n'ont rien de surprenant. "Les conclusions de cette évaluation sont largement cohérentes avec les recherches antérieures de Verité et d'autres travaux d'évaluation sur le secteur des fruits de mer thaïlandais, ainsi que les rapports fait par les médias et d'autres organisations."


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MessageSujet: Re: TRAVAIL et EXPLOITATION : Tous au boulot !? Précaires, chômeurs, expulsés, morts... mais...   Jeu 26 Nov - 13:37

La hausse « atypique » des demandeurs d’emploi qui travaillent Le Monde.fr | 26.11.2015  Bertrand Bissuel  


Une agence Pôle emploi, à Paris, en février

C’est une donnée qui retient rarement l’attention lorsque les chiffres du chômage sont publiés, à la fin de chaque mois. La ministre du travail, Myriam El Khomri, n’y a pas fait la moindre allusion dans le communiqué qu’elle a diffusé, le 26 octobre, pour commenter la dernière batterie d’indicateurs sur les demandeurs d’emploi. Une discrétion sans doute liée au fait que cette statistique continue de progresser à un rythme soutenu : elle porte sur les personnes qui recherchent un emploi tout en ayant déjà un poste

Citation :
Alors que les chiffres d’octobre sont publié jeudi soir, le nombre de ces demandeurs d’emploi, considérés comme étant en « activité réduite » (catégories B et C), s’élevait à près de 1,875 million en septembre, contre un peu plus de 1,683 million un an auparavant, soit une hausse de 11,38 %. En se focalisant sur la catégorie C (les demandeurs d’emploi qui ont travaillé plus de 78 heures dans le mois), l’accroissement est encore plus fort : +14,8 % en douze mois. Des pourcentages qui font tache, comparés à l’évolution du nombre d’inscrits à Pôle emploi n’ayant pas du tout travaillé durant le mois écoulé (catégorie A) : – 0,7 % entre août et septembre ; + 3,1 % depuis un an.

Dans le flot grossissant des demandeurs d’emploi en activité réduite, il y a Emeline, qui témoigne sous un prénom d’emprunt. Licenciée en 2013 de la société de composants électroniques où elle était employée depuis dix-neuf ans comme traductrice, elle n’a pas retrouvé de situation stable, depuis. Elle a décroché des missions auprès de plusieurs institutions prestigieuses : les Nations unies, Sciences Po Paris, HEC... « Cela reste trop épisodique, regrette-t-elle. Je n’ai aucune visibilité. Le côté irrégulier est inquiétant. »

« Trop vieille, trop chère »


Sur le plan financier, « ça devient ric-rac ». Elle touche environ 2 000 euros par mois dont une partie, variable, provient de son activité en dents de scie – le solde étant constitué d’indemnités-chômage. « C’est un tiers de moins qu’à l’époque où j’étais salariée. » Son mari, qui évolue dans le monde des services à la personne, ne gagne pas des cent et des mille. Avec trois enfants à charge, la gestion du budget se complique. Bien avant le quinze du mois, Emeline se retrouve souvent avec un compte bancaire « à découvert ».

A 51 ans, elle considère que signer un CDI en qualité de traductrice tient de la gageure : « Trop vieille, trop chère. » Deux ans après avoir été remerciée, elle n’a passé, en tout et pour tout, que trois entretiens d’embauche, malgré d’innombrables démarches. Sans succès. Aujourd’hui, elle envisage une reconversion à 180 degrés dans un « secteur porteur », selon elle : « chauffeur de grande remise ». Un métier où l’on transporte une clientèle triée sur le volet et étrangère, souvent. « Il faut la maîtrise de l’anglais, de la diplomatie. » Des atouts que Emeline estime avoir entre ses mains.

Privée d’emploi, en 2012, à cause du dépôt de bilan de la société où elle travaillait, Sandrine (qui s’exprime sous un prénom d’emprunt) s’est faite embaucher, après un an de chômage, dans une petite entreprise qui vend des éclairages LED. Son salaire – environ 2 900 euros bruts par mois – correspond à « trois cinquièmes » de ce qu’elle percevait auparavant ; un petit complément lui est versé sous forme d’allocation-chômage. Financièrement, elle arrive à s’en sortir mais son « rêve serait de travailler quatre jours par semaine » au lieu de trois, à l’heure actuelle. L’entreprise n’en a pas les moyens et « c’est difficile de trouver une activité supplémentaire, dehors ». Surtout quand on a, comme Sandrine, 54 ans.


« Eviter de tomber dans la pauvreté »

Des demandeurs d’emploi dans cette situation, l’association Solidarités nouvelles face au chômage (SNC) en prend des dizaines sous son aile. « Nos bénévoles accompagnent plutôt des personnes ayant pu retrouver un CDD de plus d’un mois », explique son président, Gilles de Labarre. Bien souvent, le poste qu’elles occupent est nettement moins bien rémunéré que celui qu’elles ont perdu : « Elles se sont remises dans le circuit de l’emploi mais au prix d’une dévalorisation monétaire d’au moins 30 %, rapporte M. de Labarre. Elles l’ont fait dans le but d’éviter de tomber dans la pauvreté et, pour certaines d’entre elles, afin de ne pas perdre leur logement. »

L’accroissement du nombre de demandeurs d’emplois en activité réduite ne date pas d’hier, comme le rappelle Pierre Cavard, directeur des études à l’Unédic : « Il a débuté dans les années 1990 et s’est amplifié, en particulier après 2008 », précise-t-il. On en dénombrait un peu plus de 600 000 en 1996 (contre 1,875 million aujourd’hui), d’après les études du ministère de l’emploi. Cette tendance met en lumière deux phénomènes, pour Yannick L’Horty, professeur à l’université Paris-Est – Marne-la-Vallée : « La précarité dans laquelle est plongée une part croissante des inscrits à Pôle emploi et le fait que les personnes concernées considèrent qu’il vaut mieux occuper un poste, même si c’est à temps partiel ou pour de courtes périodes, plutôt que d’être totalement en dehors du monde du travail. »

Comment expliquer cette montée des effectifs dans les catégories B et C de Pôle emploi ? Membre du Conseil d’analyse économique (CAE), Corinne Prost pense qu’elle « est, en partie, imputable aux règles inscrites dans les conventions de l’Unédic ». Celles-ci permettent, à certaines conditions, de cumuler revenus d’activités et indemnités versées par l’assurance-chômage. « Les partenaires sociaux, qui gèrent le dispositif, ont mis en place de telles dispositions pour couvrir au mieux les personnes occupant un poste à temps partiel ou pour de courtes périodes, poursuit Mme Prost. Ainsi, ceux qui travaillent une semaine sur deux gagnent presque autant que s’ils étaient employés à temps plein – grâce au complément de ressources apporté par l’Unédic. »

« Coûts massifs »

Ce faisant, le système a favorisé le développement de ce type de contrats, selon elle. « Les salariés comme les employeurs peuvent y trouver leur compte mais pas le régime d’assurance-chômage pour qui les coûts sont massifs. » Une analyse qu’elle et l’économiste Pierre Cahuc avaient développé dans une note publiée le 7 octobre, sous l’égide du CAE.

Mais leurs conclusions ne font pas l’unanimité. « Elles relèvent plus d’une hypothèse que d’une démonstration », estime Pierre Cavard, en soulignant que « les études du ministère du travail lient la hausse du nombre des inscrits dans les catégories B et Ce à la montée des contrats courts et de l’intérim ».

Fin juin, alors qu’il était encore ministre du travail, François Rebsamen avait demandé à l’Inspection générale des affaires sociales (IGAS) d’analyser « les causes conjoncturelles et structurelles susceptibles d’expliquer » la hausse « atypique », à ses yeux, des demandeurs d’emplois relevant de la catégorie C. Son rapport, qui était attendu pour septembre, devrait être rendu prochainement, indique-t-on dans l’entourage de Mme El Khomri.



Bertrand Bissuel  


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MessageSujet: Re: TRAVAIL et EXPLOITATION : Tous au boulot !? Précaires, chômeurs, expulsés, morts... mais...   Jeu 26 Nov - 19:14

on l'attendait, il faut bien que la guerre et l'état d'urgence servent à quelque chose... et quelques-uns... des leurres

chômage : la plus forte hausse depuis 2013...



Explosion du chômage au mois d'octobre  Le Point.fr (avec AFP) 26/11/2015


Mauvaise nouvelle pour Hollande à moins de 2 semaines des élections régionales : il y a 42 000 chômeurs de plus en octobre, soit une hausse de 1,2 %

Citation :
le gouvernement a publié ce jeudi le nombre de demandeurs d'emploi inscrits à Pôle emploi à fin octobre.


Après un fort recul en septembre et à moins de deux semaines des élections régionales, le gouvernement a publié ce jeudi le nombre de demandeurs d'emploi inscrits à Pôle emploi fin octobre. La France compte 42 000 chômeurs de plus (+ 1,2 %) en octobre, la plus forte hausse depuis 2013, pour un total de 3,59 millions. Sur un an, le nombre d'inscrits à Pôle emploi a augmenté de 3,7 %. En incluant l'outre-mer, il s'élève à 3,85 millions. La hausse est plus modérée en comptant les demandeurs d'emploi exerçant une activité (+ 13 100), qui sont désormais 5,43 millions en métropole et 5,74 millions dans la France entière.

Une bien mauvaise nouvelle pour le gouvernement, à moins de deux semaines du premier tour des régionales, même si les attentats de Paris et Saint-Denis ont refait passer la sécurité au premier rang des préoccupations des Français, devant les questions socio-économiques. Depuis l'élection de François Hollande en mai 2012, près de 625 000 chômeurs supplémentaires se sont inscrits à Pôle emploi. Le président de la République a plusieurs fois conditionné sa candidature pour un second mandat à une baisse "crédible" du chômage en 2016.


"La baisse s'enclenchera en 2016"

Le ministère du Travail a reconnu jeudi que la forte hausse du nombre de chômeurs en octobre n'était pas "satisfaisante", tout en tablant sur une baisse du chômage à partir de 2016. "La tendance se dirige vers une stabilisation du nombre de chômeurs en fin d'année et on espère que la baisse s'enclenchera en 2016", selon le ministère de Myriam El Khomri.

Le ministère a nuancé les mauvais chiffres de Pôle emploi pour octobre. "En tendance, le nombre de demandeurs d'emploi continue d'augmenter, mais à un rythme beaucoup moins soutenu qu'avant", relativise-t-il. "Les chiffres de Pôle emploi sont marqués par de fortes oscillations depuis le début de l'année, ce qui est un signe de reprise", assure le ministère. En septembre, Pôle emploi avait ainsi recensé 23 800 demandeurs d'emploi sans aucune activité en moins. "Les demandeurs d'emploi trouvent dans un premier temps des contrats courts, ce qui leur fait faire des allers-retours entre les catégories A (sans activité) et B ou C (activité réduite)", argumente-t-il.

Dans un communiqué, le ministère du Travail souligne en outre que, "depuis le début de l'année, la progression du nombre de demandeurs d'emploi sans activité reste très inférieure à celle observée en 2014", mettant en avant "l'efficacité" de la politique du gouvernement "en faveur des jeunes": depuis le début de l'année, le nombre de jeunes demandeurs d'emploi a diminué de 19 300.

Le gouvernement compte sur la réforme du travail

Selon les dernières estimations de l'Insee, l'économie française a commencé à redémarrer au troisième trimestre (+ 0,3 % de croissance) après avoir stagné au cours des trois mois précédents. Elle a aussi continué de créer des emplois au troisième trimestre dans le secteur marchand, tirée par les services et l'intérim. L'Insee n'anticipe pour l'heure qu'une stabilisation du chômage en fin d'année, à 10 % en métropole. Mais l'Unédic, le gestionnaire de l'assurance chômage, voit une inversion de la courbe en 2016.

Outre la croissance, le gouvernement compte sur la réforme du Code du travail pour améliorer la compétitivité des entreprises et favoriser l'emploi, et table toujours sur les effets du pacte de responsabilité. Dans un contexte de menace terroriste, les partenaires sociaux, reçus vendredi dernier à Matignon, estiment que l'emploi est un des remèdes à la radicalisation religieuse. "Si on ne lutte pas contre le chômage, la précarité, l'isolement, et notamment des plus jeunes, si on les maintient exclus du travail, on les rejette vers des solutions qui ne sont pas les bonnes", a ainsi plaidé le numéro un de la CGT, Philippe Martinez.


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MessageSujet: Re: TRAVAIL et EXPLOITATION : Tous au boulot !? Précaires, chômeurs, expulsés, morts... mais...   Ven 27 Nov - 2:52



Le groupe pharmaceutique Servier veut supprimer 610 emplois en France 26 Nov. 2015

Le groupe pharmaceutique français Servier, mis en cause dans l'affaire du Mediator, a annoncé jeudi une restructuration drastique de son réseau de visite et de promotion médicale, qui entraînerait la suppression nette de 610 emplois en France, sur un total de 690 dans cette activité



Le siège des laboratoires Servier à Orléans
(AFP/GUILLAUME SOUVANT)

Cette réorganisation, qui devrait être mise en oeuvre au second semestre 2016, est un «projet difficile mais nécessaire pour sauvegarder la compétitivité» de Servier, «dans un contexte de marché de plus en plus difficile», a justifié le président du groupe, Olivier Laureau, cité dans un communiqué

Citation :
Au total, Servier compte plus de 21.000 salariés dans le monde, dont 5.000 en France, où sa réputation est sérieusement écornée par le scandale de son médicament Mediator, à l'origine de graves lésions des valves cardiaques. Le 22 octobre, au civil, le tribunal de grande instance de Nanterre a reconnu pour la première fois la responsabilité des laboratoires Servier, estimant qu'ils avaient laissé sur le marché un médicament «défectueux» dont ils ne pouvaient «ignorer les risques». La fin de l'enquête au pénal, le volet principal de l'affaire, a été quant à elle repoussée par la cour d'appel de Paris vendredi dernier.


«Brutalement annoncé»

Selon un salarié joint par l'AFP, la restructuration a été «brutalement annoncée aujourd'hui aux directeurs régionaux et délégués du personnel», une réunion suivie par l'envoi d'un courrier à l'ensemble du personnel alors «qu'ils nous disaient encore il y a une semaine de ne pas nous inquiéter». La direction «va essayer de passer en force pour faire partir les gens avec les indemnités légales minimum», estime ce salarié. La fédération CFE-CGC Chimie a fait aussi part à l'AFP de sa «stupéfaction» devant «l'ampleur» du plan et «la brutalité avec laquelle cette annonce a été faite».

Le processus officiel d'information-consultation du personnel commencera le 3 décembre, précise le courrier du président.


Servier est «pénalisé par des pressions concurrentielles, réglementaires et économiques», comme des pertes de brevet, la progression rapide des génériques, les déremboursements ou des baisses de prix imposées, et par la «complexité à développer de nouvelles solutions thérapeutiques», selon le communiqué du groupe. Ses ventes en France hors génériques devraient s'établir à 241,6 millions d'euros pour son exercice décalé 2014/2015 clos au 30 septembre, selon des chiffres préliminaires. Soit deux fois moins qu'il y a cinq ans. Par ailleurs, 92% de ses ventes hors génériques sont réalisées hors de France, qui n'est plus que son troisième marché, derrière la Russie puis la Chine. Et à l'heure actuelle, «plus de 80%» des ventes de Servier proviennent de médicaments qui ne sont plus protégés ou qui vont tomber dans le domaine public d'ici 2019", a averti M. Laureau dans sa lettre au personnel.


Se recentrer sur la cancérologie

Pour renouer avec le succès, Servier doit résoudre une équation complexe: renouveler son portefeuille de produits pour éviter une «chute significative» de ses résultats, tout en dégageant les ressources nécessaires à l'effort de recherche-développement, «clé de voûte» de l'entreprise qui y consacre 27% de son chiffre d'affaires, explique M. Laureau dans ce courrier. Servier compte se recentrer dans certaines aires thérapeutiques, en particulier la cancérologie. Il veut aussi renforcer la promotion de ses médicaments actuels dans les pays émergents, poursuivre sa politique de partenariats et développer des médicaments génériques et biosimilaires.

Son plan de modernisation prévoit aussi de réduire de 25% en trois ans le coût de ses sites de production, hors achats de matières premières, a-t-on appris jeudi du groupe.Servier vise un chiffre d'affaires de 5 milliards d'euros à l'horizon 2020, contre 3,9 milliards d'euros pour son exercice 2014/2015, selon un chiffre provisoire.


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MessageSujet: Re: TRAVAIL et EXPLOITATION : Tous au boulot !? Précaires, chômeurs, expulsés, morts... mais...   Ven 27 Nov - 3:26


licenciements : florilège


Moult. Calvados. 57 licenciements chez Koyo, près de Caen. Entre victoire et désespoir
Malgré l'annulation d'homologation du plan social de l'entreprise Koyo, près de Caen (Calvados), les salariés demeurent dans l'incapacité de reprendre leurs postes. Explications.



Les salariés d’Anovo à Beauvais refusent les 47 licenciements
Beauvais, ce mercredi. Refusant la suppressions des 47 emplois, les employés d’Anovo ont bloqué une partie du rond-point de l’avenue Blaise-Pascal. Nouvelle journée d’action pour les salariés d’Anovo à Beauvais. Ce mercredi après-midi, une quarantaine d’employés ont manifesté et bloqué la rue Joseph-Cugnot, au rond-point de l’avenue Blaise-Pascal, à l’entrée de la ZAC de Ther.



Bientôt 5 à 10 licenciements chez Buronomic à Honfleur



KME France : 49 licenciements à Givet et 24 à Courbevoie
La mise en place de la reprise de l'usine de KME France de Givet à Fromelennes (Ardennes) par le groupe finlandais Cupori se traduira par la perte de 73 emplois dans les Ardennes et au siège de Courbevoie (Hauts-de-Seine). Mais 214 emplois sont sauvés à Givet où la fonderie va même monter en puissance dans un nouveau groupe industriel.



Huit licenciements chez Skyguide à Genève et Zurich
Skyguide dégraisse parmi ses plus bas salaires. Huit licenciements ont été prononcés, dont 3 à Genève et 5 à Zurich. Les syndicats estiment ne pas avoir été écoutés et envisagent des mouvements sociaux si la société ne revient pas sur cette mesure.


Liberia: 450 licenciements chez ArcelorMittal
ArcelorMittal va licencier 450 personnes au Liberia pour compenser ses pertes consécutives à la chute mondiale des prix du minerai de fer, a annoncé jeudi une porte-parole du groupe sidérurgique à l'AFP Monrovia.


SNCM : un repreneur, 583 licenciements et une grève
Le tribunal de commerce de Marseille a attribué aujourd'hui la reprise de la SNCM au Corse Patrick Rocca. Cette décision marque le début d'un plan social touchant près de 600 personnes dont certaines modalités n'ont pas encore été réglées. En réponse, les salariés ont déjà commencé à bloquer les bateaux.



Manifestation contre les licenciements à la RTS
Les employés de la RTS se mobilisent pour obtenir une alternative aux suppressions de postes.


Huit licenciements dans un McDonald's de la région lyonnaise
La direction lyonnaise de McDonald's a licencié huit personnes qui, après la fermeture d'un restaurant de Genay, organisaient fêtes et parties de poker.



La CCI 2A sous la menace d'un plan de licenciements
Le plan de départs volontaires mis en place depuis le mois de juillet au sein de l'organisme consulaire de la Corse-du-Sud risque de ne pas parvenir à lui seul à combler les diminutions de ressources actées par le gouvernement.



La SSR maintient les 250 suppressions de postes
MédiasMalgré des propositions des employés et du Syndicat suisse des mass médias (SSM), les dirigeants de la SSR ne reviennent pas sur leur décision.

Licenciements chez MBP Industrie à Molinges
L’entreprise "MBP Industrie" située à Molinges dans le haut Jura va bientôt perdre neuf de ses collaborateurs sur une centaine d’employés.


Avalanche Studios annonce des licenciements
Le studio a l'origine de l'adaptation vidéoludique de Mad Max ou encore de Just Cause 3 est contraint de licencier quelques employés pour ne pas se mettre en difficulté.



Une soixantaine de licenciements finalement chez Gilbert Petit-Jean
Les ateliers d'horlogerie Gilbert Petit-Jean aux Brenets (NE) ont finalement procédé lundi à 60 licenciements. Le chiffre de 72 (sur 207 employés) avait été initialement évoqué fin octobre.


Dix-sept licenciements chez Parmigiani Fleurier

Moins de casse que prévu chez Parmigiani Fleurier. L’entreprise horlogère a annoncé leur congé à 17 collaborateurs jeudi. Tous les départements sont concernés. Un plan social a été mis sur pied, en collaboration avec les partenaires syndicaux.



Licenciements à CTV à Toronto et Montréal
Le géant Bell Média, qui possède un vaste éventail de réseaux de télévision et de stations de radio, entend abolir 270 postes à Toronto et 110 autres à Montréal, a appris Radio-Canada.


Genève: Caterpillar confirme 23 licenciements
Le fabricant américain de machines de chantier Caterpillar a licencié la semaine dernière 23 employés à son siège européen de Genève, à son siège de Genève où travaille encore 400 personnes. Une trentaine de départs volontaires ou de retraites anticipées viennent encore s'ajouter à cette première mesure.



etc. etc.

source licenciements Google actus



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MessageSujet: Re: TRAVAIL et EXPLOITATION : Tous au boulot !? Précaires, chômeurs, expulsés, morts... mais...   Ven 27 Nov - 9:48



Hôpitaux de Paris (AP-HP) : CGT, Sud, FO, CFTC, CFE-CGC, Unsa dénoncent Martin Hirsch comme un « profiteur de guerre »
 
Rakosky  Bellaciao 27 novembre 2015

Hôpitaux de Paris (AP-HP) : CGT, Sud, FO, CFTC, CFE-CGC, Unsa dénoncent Martin Hirsch comme un « profiteur de guerre » qui « veut profiter de cette période d’état d’urgence pour passer en force » pour appliquer sa réforme d’allongement de la durée du travail. Les syndicats appellent à « poursuivre la mobilisation et les assemblées générales ». Hirsch a été contraint de repousser une réunion des instances centrales


Citation :
Tel un profiteur de guerre, Martin HIRSCH, directeur général de l’Assistance Publique Hôpitaux de Paris (AP-HP), abuse de cette période d’état d’urgence, qui interdit toute mobilisation sociale, pour passer en force le projet de réforme de Marisol Touraine, ministre de la Santé et de son gouvernement ! Lors des attentats, les personnels se sont spontanément mobilisés, car c’est dans leurs valeurs, et qu’ils sont des professionnels, attachés au Service Public. Les consignes administratives relatives au plan blanc n’ont été effectives que le lendemain. Hypocrite, insultes et mépris sont les nouvelles formes de dialogue social du gouvernement. C’est ce que dénonce l’intersyndicale centrale AP-HP des six syndicats CGT, FO, SUD, CFTC, CFE-CGC et UNSA dans le communiqué ci-dessous

Avec tous les hommages rendus aux soignants suite aux attentats, on pouvait s’attendre à un moratoire dans la réforme de l’organisation du travail, dans cette période troublée qui empêche tout dialogue social et mobilisation sociale.

Quel être pourrait faire diffuser des plaquettes de présentation de sa réforme (encore non validée règlementairement) en plein deuil national, le lundi 16 novembre ?

Quel être pourrait ainsi attiser un conflit social, en pleine union nationale ?

Quel être pourrait envoyer un mail un vendredi pour planifier des instances sur la réforme Hirsch le mardi suivant, 24 novembre, alors que les manifestations sont interdites ?

Tel un profiteur de guerre, Martin HIRSCH abuse de cette période d’état d’urgence pour passer en force ! Lors des attentats, les personnels se sont spontanément mobilisés, car c’est dans leurs valeurs, et qu’ils sont des professionnels, attachés au Service Public.

Les consignes administratives relatives au plan blanc n’ont été effectives que le lendemain. Marisol Touraine insulte le personnel de l’AP-HP : De son coté, Marisol Touraine n’hésite pas à insulter le personnel de l’AP-HP, en proposant une prime de trois millions à répartir entre les « héros » ! Personne n’a demandé à être gratifié pour avoir accompli son devoir d’humanité. Ces bureaucrates salissent tout, même le don de soi dans un tel moment de solidarité. Au même titre que d’autres services publics, l’AP-HP a besoin d’emplois supplémentaires, pour continuer à bien soigner.

Messieurs HOLLANDE et HIRCH ne le comprennent toujours pas ! Marisol Touraine nous fait l’aumône, pendant que Martin Hirsch nous fait les poches !!! Cette aumône de trois millions, c’est aussi se moquer de nous, alors que le plan HIRSCH, c’est 30 millions d’économies sur le dos du personnel. Comment parler de reconnaissance dans ces conditions ? Lors de la CME du 10 novembre, l’AP-HP a annoncé un excédent de 40 millions en 2015. Telles les entreprises privées qui licencient alors qu’elles font des bénéfices, le gestionnaire Martin HIRSCH campe sur ses positions.

Pire, en 2016, l’AP-HP va devoir faire 142 millions d’économies, donc réduire d’autant l’offre de soins, ou le nombre de personnels pour faire face aux besoins. Un comportement qui fait honte à cette institution républicaine : La réforme HIRSCH, ce n’est pas seulement perdre des jours de repos, c’est surtout perturber l’organisation du travail, et donc nous placer en défaut face à l’avenir. La grande équipe en 2016, c’est imposer à tous les soignants d’alterner 15 jours du matin avec 15 jours d’après-midi. C’est perturber la vie personnelle et familiale de tous ces agents. C’est réduire encore le temps de transmissions, donc augmenter le risque d’erreurs médicales.

Le comportement du DG n’est pas digne, il ne respecte pas les personnels. Parce que nos services aussi sont en état d’urgence, dès le 16 novembre, les six syndicats de l’intersyndicale centrale ont demandé un moratoire pendant l’état d’urgence. Nous exigeons toujours le retrait de son projet et des recrutements à la hauteur des besoins. Profitant de cette période de deuil, de sidération, pour toute réponse Martin HIRSCH unilatéralement convoqué les instances centrales pour le 24 novembre, car avant d’appliquer sa réforme, le DG doit obligatoirement la présenter aux représentants du personnel lors d’un CHSCT Central puis d’un CTE Central.

En envahissant la salle des instances vendredi 20 novembre, les militants de l’intersyndicale centrale ont pu obliger Martin HIRSCH à repousser les instances centrales au lundi 30 novembre 2015. Nous ne pouvons accepter de laisser le DG profiter des attentats pour passer en force sa réforme ! Ce comportement est indigne de notre service public, et fait honte à cette institution républicain.




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MessageSujet: Re: TRAVAIL et EXPLOITATION : Tous au boulot !? Précaires, chômeurs, expulsés, morts... mais...   Ven 27 Nov - 11:06



Société - 3e journée «les sciences de l'ingénieur au féminin»


«Aujourd'hui, il faut plus de femmes dans nos métiers» 27/11/2015


Les jeunes lycéennes de Rascol ont écouté avec sérieux, le discours de leurs marraines,
qui ont toutes réussi dans leur carrière professionnelle comme ingénieures ou techniciennes
Photo DDM, Emilie Cayre.

Citation :
«Cette journée organisée par l'association «Elles bougent» et l'Union des professeurs de sciences et techniques industrielles»permet de réunir des jeunes filles de seconde et première et des ingénieures et techniciennes qui ont réussi leur vie professionnelle. C'est toujours très enrichissant» indique le professeur Galois qui travaille sur cette après-midi avec le chef de travaux technique, M Aussenac et la proviseure-adjointe Mme Pezet.

Poussons la porte. 60 lycéennes sont là, assises et attentives aux parcours de vie qu'elles découvrent. «Il faut beaucoup plus de femmes ingénieurs. C'est capital pour les entreprises. Car on pense différent, on travaille différent. Aujourd'hui, le regard des hommes a changé. Mais nous ne sommes pas assez nombreuses dans ce métier, ces métiers passionnants» résume une des marraines de l'opération, cadre sup dans l'aéronautique.

Les mots sont importants en cet après-midi. Comme ceux de cette technicienne dont la volonté de réussir impose le respect. «Je viens d'une famille modeste. Je n'avais pas les moyens d'aller en fac ou dans les grandes écoles. Alors, j'ai patienté après mon BTS». Le temps passe. Interim, puis la mise au monde de deux enfants puis enfin l'embauche. «À force de volonté, je suis passée responsable dans mon entreprise, avec l'envie de devenir ingénieur un jour, grâce à une formation interne. Il faut arrêter de dire, ce n'est pas possible. On doit se donner les moyens, être volontaire et travailler dur.»

Il y a cette étudiante en troisième année à l'Insa, partie il y a quelques années, décrocher un master de japonais. «Quand je suis revenue d'Orient, j'ai poussé la porte de Pôle emploi. On m'a demandé mes diplômes. J'ai indiqué mon master. La réponse a été cinglante -on va dire que vous n'avez rien-.» Puis c'est les petits boulots, la fac de Bio. «Un jour j'ai appris qu'il y avait des passerelles pour intégrer l'Insa. Là j'ai su que c'était pour moi.».

Il faut savoir qu'en France, seul un ingénieur sur cinq est une femme. C'est peu. Mais l'on se dit qu'après avoir écouté ces femmes, ces vies de passion et de volonté, ces jeunes lycéennes ont peut-être dans la tête : pourquoi pas moi ?


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MessageSujet: Re: TRAVAIL et EXPLOITATION : Tous au boulot !? Précaires, chômeurs, expulsés, morts... mais...   Ven 27 Nov - 11:14



Sciences. « Les femmes peuvent réussir » 27 novembre 2015

commentaires Chloé Friguet (à droite), maître de conférences en statistique au département STID, à université de Vannes, était hier au lycée Benjamin-Franklin pour évoquer son expérience professionnelle en tant que femme. Elle était en présence de Marie-Neige Fossé, étudiante en STID à IUT Vannes/Université de Bretagne Sud. Chloé Friguet, enseignante-chercheuse en statistiques à l'IUT Vannes, était l'une des invitées du lycée Benjamin-Franklin, hier après-midi, pour la Journée des sciences de l'ingénieur au féminin. Elle évoque son parcours au féminin dans un monde plutôt réservé aux hommes

Citation :
Comment vous êtes-vous tournée vers le secteur des statistiques ?

J'ai toujours aimé les sciences en général. Au lycée, je n'étais absolument pas littéraire alors, une fois mon bac S en poche, je me suis tout naturellement tournée vers une carrière scientifique.

Quelles sont les études que vous avez choisies ensuite ?

Je n'avais pas envie d'aller à l'université, je me suis donc orientée vers un institut universitaire professionnalisé (IUP) à Vannes en génie informatique et statistique. C'était d'ailleurs la dernière promotion après la filière a été absorbée. Puis j'ai enchaîné avec un master en statistiques appliquées aux sciences agronomiques, à l'école d'agronomie de Rennes.

Pourquoi cette spécialité ?

Cette formation est intégrée dans une école d'ingénieur. Cela me donnait une double compétence et comme j'aime les sciences en général, l'agronomie m'intéressait. Bien plus que le secteur bancaire par exemple.

Vous avez poursuivi dans cette voie ?

Oui, j'ai passé ma thèse à l'école d'agronomie de Rennes en partenariat avec Inra (Institut de recherche agronomique). Et ma thèse abordait les problèmes du traitement des données génomiques chez les animaux.

Vous avez décroché un prix avec cette thèse ?

Oui, c'est mon directeur de recherche qui a insisté pour que je me présente au concours Marie-Jeanne Laurent-Duhamel. Ce prix est décerné par la SFdS (la Société française de statistique), une société savante qui valorise et récompense chaque année le travail de jeunes chercheurs. J'ai décroché ce prix en 2012, à mon plus grand étonnement.

Y a-t-il beaucoup de jeunes femmes à obtenir cette récompense ?

Le concours n'existe pas depuis très longtemps, mais si l'on regarde les résultats, c'est plutôt encourageant, puisque depuis sa création il y a une dizaine d'années, le prix a été décerné à six filles et sept garçons. C'est donc équilibré.

Pourquoi avoir choisi de participer aujourd'hui à cette Journée sur « Les sciences de l'ingénieur au féminin » ?

C'est la première fois que j'ai l'occasion de le faire. Cela m'a paru intéressant car lorsque j'étais lycéenne, j'aurais aimé que l'on vienne m'expliquer, mais surtout que l'on m'encourage dans cette voie. Un témoignage, c'est toujours mieux pour identifier un métier. Ingénieur ? On y pense moins pour une femme. Pourtant, il n'y a aucune raison intellectuelle pour qu'une femme soit moins compétente qu'un homme sur ce type de métier.

Pourquoi y a-t-il une telle réticence côté fille pour embrasser les carrières d'ingénieur ?

Je pense qu'il s'agit davantage d'une auto censure sociale et culturelle. Il y a un vrai travail de fond à réaliser pour permettre de faire évoluer les mentalités. C'est à nous de rassurer les jeunes filles sur ces filières et de leur prouver qu'elles ont les capacités pour réussir dans le secteur des sciences de l'ingénieur. Mais aujourd'hui en écoutant leurs questions, on sent qu'elles sont bien plus préoccupées par leur orientation globale que par ce genre de discrimination. Elles n'ont pas forcément conscience de cet état de fait.


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MessageSujet: Re: TRAVAIL et EXPLOITATION : Tous au boulot !? Précaires, chômeurs, expulsés, morts... mais...   Jeu 3 Déc - 11:48



Le taux de chômage en France au plus haut depuis… 1997 Marc Landré 03/12/2015 à 09:48

Selon l'Insee, le nombre de chômeurs en métropole a augmenté de 75.000 entre juin et août

VIDÉO - Le taux de chômage en France a bondi de 0,2 point au troisième trimestre 2015, pour atteindre 10,6% de la population active. Un niveau inégalé depuis la fin 1997. Les jeunes sont particulièrement touchés


hors article

Citation :
La promesse de François Hollande d'inverser durablement la courbe du chômage, condition qu'il a lui-même formulée pour pouvoir se représenter à un second mandat en 2017, s'éloigne un peu plus… Selon les toutes dernières statistiques publiées par l'Insee ce jeudi matin même, le taux de chômage a encore bondi au 3ème trimestre 2015, de 0,2 point précisément, pour atteindre 10,6% de la population active en France entière (dom compris) et 10,2% dans la seule métropole. Soit les plus hauts niveaux atteints depuis… la fin 1997. Depuis le début du quinquennat, la hausse est vertigineuse: elle se monte à 0,9 point, soit l'équivalent pour la seule métropole de 300.000 chômeurs de plus au sens du BIT (dont 75.000 au seul 3ème trimestre 2015).


Le taux d'emploi des jeunes est tombé à 28% au troisième trimestre 2015, son plus bas niveau jamais enregistré

Au final, il y a désormais quelque 2,95 millions de chômeurs en métropole (selon la définition du BIT, plus restrictive que celle de Pole emploi), le plus haut niveau jamais atteint dans l'Hexagone. La progression est particulièrement spectaculaire chez les 15-24 ans (+1 point en trois mois), dont le taux de chômage redépasse la barre symbolique des 25%, à 25,3% exactement en France entière. Soit le troisième plus haut niveau atteint dans l'histoire du chômage des jeunes actifs en France entière (après ceux des 4ème trimestre 2012 et 1er trimestre 2013). Autre record dépassé, celui du taux d'emploi des jeunes -en baisse de 0,3 point sur trois mois et de 0,2 point sur un an- qui s'établit désormais à 28% seulement de la tranche d'âge en métropole.

Les chiffres publiés par l'Insee diffèrent de ceux de Pôle emploi car ils ne mesurent pas le chômage de la même manière: Pôle emploi recense les demandeurs d'emploi enregistrés sur ses listes en fin de mois selon une définition beaucoup plus souple, alors que l'Insee mesure son taux à partir d'une enquête effectuée chaque trimestre auprès de 110.000 personnes. Les données Insee sont les seules qui permettent de comparer les situations des pays. A noter que selon cet indicateur, l'Allemagne a enregistré un taux de chômage de 6% en novembre, soit son plus bas niveau atteint depuis 24 ans.


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MessageSujet: Re: TRAVAIL et EXPLOITATION : Tous au boulot !? Précaires, chômeurs, expulsés, morts... mais...   Dim 6 Déc - 19:18



Travail du dimanche, les Français sont pour... mais pas pour eux AFP/Mychele Daniau Les Echos 06/12


76% des Français pensent que l’ouverture des magasins le dimanche
« renforce la société de consommation »,
61% qu’elle exerce
« une nouvelle pression sur les salariés »
et 60% qu’elle est
« dangereuse pour les petits commerces ».


Plus des deux tiers des Français sont favorables à l’ouverture des magasins le dimanche, à condition que ce ne soit pas eux-mêmes qui travaillent. C’est ce que révèle un sondage Odoxa pour le Parisien/Aujourd’hui en France

Citation :
Les Français sont pour le travail du dimanche. Mais, visiblement, pour les autres. Selon un sondage, 68% des personnes interrogées se disent favorables à l’ouverture des magasins le dimanche, 31% s’y disent opposés et 1% ne se prononcent pas.

Un précédent sondage réalisé en mai ne donnait que 63% de personnes favorables, 36% y étant alors opposées. On progresse donc en faveur du travail le dimanche, pourtant, à titre personnel, les Français ne voudraient pas travailler régulièrement le dimanche : 53% y seraient opposés et 46% favorables (1% ne se prononcent pas).

Si l’ouverture des magasins le dimanche est plébiscitée parmi les sympathisants de droite (78% de soutien), elle est aussi majoritairement approuvée par les sympathisants de gauche (59% de personnes favorables).

Culturellement, le dimanche est associé à 92% au repos et à 91% à la famille. Seuls 42% des personnes interrogées le décrivent comme « une journée de courses et de shopping » et 33% « une journée comme les autres ». Seuls 42% des sondés pensent que la loi sur le travail du dimanche constitue une régression sociale, alors que 57% la perçoivent comme une avancée (1% ne se prononcent pas).

Côtés inconvénients : 76% pensent que l’ouverture des magasins le dimanche « renforce la société de consommation », 73% qu’elle « banalise le dimanche », 61% qu’elle exerce « une nouvelle pression sur les salariés » et 60% qu’elle est « dangereuse pour les petits commerces ».

En terme de mondialisation, cependant, 66 % pensent qu’elle « met fin à une exception française » et autant pensent qu’elle est « importante pour notre économie ». Interrogés sur l’impact de cette loi sur l’emploi, un petit 36% estime qu’elle va « créer des emplois », 10% qu’elle va « détruire des emplois » et la majorité (54%) optent pour « ni l’un ni l’autre ».

Sondage réalisé par internet les 12 et 13 novembre auprès d’un échantillon de 1.002 personnes (méthode des quotas).


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MessageSujet: Re: TRAVAIL et EXPLOITATION : Tous au boulot !? Précaires, chômeurs, expulsés, morts... mais...   Jeu 10 Déc - 20:35



Ils ont 70 ans et sont toujours au travail ! Grégory Gabourg 10/12/2015

Le cumul emploi/retraite intéresse les personnes encore en âge de travailler. Ce dispositif réglementé, permet à un retraité de reprendre une activité tout en percevant sa pension.


Foule à Fort de France (30/11/2014) © Martinique 1ère
© Martinique 1ère Foule à Fort de France (30/11/2014)

Citation :
956 retraités en Martinique, occupent en même temps un emploi, selon des statistiques publiées en 2014 par l’Observatoire des Fragilités. C'est ce qu'on appelle le cumul emploi/retraites. De plus en plus de martiniquais sont concernés. A titre de comparaison, ils étaient 585 dans ce cas en 2010, soit 40% de moins par rapport à aujourd’hui. Et si le nombre de retraités dits actifs est en constante progression depuis plusieurs années, c’est à cause du faible montant, généralement, des pensions, en moyenne de 700 euros en Martinique.

Autre raison invoquée : les seniors n’ont pas fini de s’acquitter de leurs dettes, traites de maisons, de voitures, ou études des enfants, entre autres. Et pour prétendre au cumul, plusieurs cas de figure sont envisageables. Il y a déjà le cumul intégral. Pour en bénéficier, il faut à la fois avoir l’âge légal de départ à la retraite et la durée d’assurance nécessaire pour obtenir une retraite à taux plein, c'est-à-dire avoir travaillé pendant un nombre obligatoire de trimestres, 165, par exemple, pour la génération de 1953-1954.

Et puis, pour ceux qui ne remplissent pas ces critères, il existe le cumul plafonné. Et là, les situations sont extrêmement variables. Ceux qui sont intéressés peuvent solliciter un rendez-vous auprès de la Caisse Générale de Sécurité Sociale ou se rendre sur le site www.lassuranceretraite.fr...


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MessageSujet: Re: TRAVAIL et EXPLOITATION : Tous au boulot !? Précaires, chômeurs, expulsés, morts... mais...   Jeu 10 Déc - 20:52



Des visages et des mots sur la souffrance au travail Margherita Nasi  LE MONDE 01.12.2015


"Chroniques du travail aliéné", par Lise Gaignard
(éditions d’une, 176 pages, 12 euros)

Lorsque le journal Alternative libertaire lui commande une chronique mensuelle sur la question du travail, la psychologue du travail et psychanalyste Lise Gaignard ne sait pas vraiment comment s’y prendre. « Je ne savais pas, au fond, comment écrire dans un journal militant autrement qu’en donnant l’accès à des entretiens avec des personnes qu’on avait adressées à mon cabinet pour “souffrance au travail” ». C’est donc ce qu’elle fait : entre 2007 et 2014, elle rédige des chroniques à partir des notes prises lors de ces entretiens.

Citation :
Les prénoms sont modifiés, pas les discours : « aucune parole ou quasi n’est ajoutée : les termes sont ceux des patients ». Aujourd’hui, ces textes sont réunis dans un ouvrage, Chroniques du travail aliéné. Sans artifice, ces récits mettent des visages et des mots sur la souffrance au travail. Il y a Rémy, gestionnaire de stock dans une entreprise en situation de crise. Atteint de migraines, il ne dort plus, souffre de nausées.

« Il y a quelques années, j’allais volontiers au travail; aujourd’hui, je ne suis plus du tout convaincu. J’essaie de réagir, mais parfois je suis à bout. J’ai cinquante-deux ans, je suis dans une entreprise théoriquement sur le point d’être vendue... Ça fait des mois que ça dure ». François, ingénieur concepteur, qui n’accepte plus de mentir. Alors quand son supérieur lui demande de partir dans l’usine d’un client en Chine, pour remplacer des pièces fissurées en douce sans que le client s’en aperçoive, il craque et refuse. Depuis, il est placardisé. « Je vois un psychothérapeute toutes les semaines, contre une dépression qui dure depuis un an. Je prends des médicaments assez forts, mais je voudrais arrêter, comprendre ce qui m’arrive. »

« Aujourd’hui j’ai un peu plus de cinquante ans, et quand je me retourne, je vois que j’ai bossé comme un con » ( Armand, un responsable financier)

André, chef cuisinier dans un hôpital de banlieue, déprimé par le renforcement des normes d’hygiène, simple prétexte pour faire des économies. « J’ai un euro quatre-vingt-dix par jour et par personne : qu’est-ce que vous voulez faire avec ça ? Cette année, à Pâques, je n’ai même pas pu mettre le petit œuf en chocolat sur l’assiette. Pourtant, les vieux, ça leur faisait plaisir… » Ou encore Armand, un responsable financier, qui, après avoir bossé dur toute une vie, vantant même la « surqualité du travail » comme sa valeur principale, doit abandonner son enthousiasme après le rachat de sa banque par un grand groupe étranger : désormais, il subit une pression folle, perd son logement de fonction et est rétrogradé. « Aujourd’hui j’ai un peu plus de cinquante ans, et quand je me retourne, je vois que j’ai bossé comme un con. »

Ce sont essentiellement des cadres et de professions intermédiaires qu’a reçu Lise Gaignard dans son cabinet. Les secteurs sont variés, ainsi que les parcours, mais ils partagent tous cette souffrance : « quelque chose est arrivé qui les a mis hors course, les yeux dessillés. C’est ce moment de la prise de conscience, quand ils envisagent leur compromission dans le système néolibéral à s’en rendre malade, que Lise Gaignard saisit ici sur le vif », explique dans sa préface la professeure de psychologie sociale à l’université de Paris 13, Pascale Molinier.

Pour conclure l’ouvrage, Lise Gaignard écrit sa propre chronique. Elle se glisse dans la peau de Marie-Louise, psychologue portant un regard sévère sur la gestion de la souffrance au travail : aujourd’hui, les métiers qui détruisent les corps sont toujours les moins bien rémunérés, et pourtant, on s’intéresse peu aux conditions des moins bien lotis. « Que regarde-t-on actuellement du côté du travail? Les malheureux de cet opérateur téléphonique historique déçus de leur “mobilité forcée” qui les rendrait un peu plus fous chaque jour, par exemple ». Et en même temps, que sait-on « des états d’âme des cueilleurs et autres nettoyeuses de l’ombre pendant qu’on met plein feux sur les dépressions des cadres et des ingénieurs? »

Pire encore, le recours au psychologue se fait au détriment d’une représentation politique de la souffrance au travail, certains sections syndicales croyant répondre au malaise en exigeant des psychologues en ligne en permanence et des tickets psy. « Jusqu’où irons-nous dans cette « psychologisation » dépolitisante ?»


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MessageSujet: Re: TRAVAIL et EXPLOITATION : Tous au boulot !? Précaires, chômeurs, expulsés, morts... mais...   Jeu 10 Déc - 20:59



Le nombre de jeunes au travail enregistre son plus bas historique Anne de Guigné 03/12/2015


Des jeunes apprentis plombier, à Lille

En trois mois, le taux de chômage des jeunes actifs a bondi d'un point et se rapproche désormais du record de 26,1 % atteint fin 2012

Citation :
Selon les dernières données publiées par l'Insee, plus d'un quart des actifs de moins de 25 ans pointaient au chômage au troisième trimestre 2015: 25,3 % exactement en France entière et 24,6 % en métropole. A contrario des discours rassurants du gouvernement et bien qu'ils soient au centre des politiques de soutien à l'emploi depuis le début du quinquennat, leur situation se dégrade même de mois en mois. En trois mois, le taux de chômage des jeunes actifs a bondi d'un point et se rapproche désormais du record de 26,1 % atteint fin 2012.

article payant...


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MessageSujet: Re: TRAVAIL et EXPLOITATION : Tous au boulot !? Précaires, chômeurs, expulsés, morts... mais...   Jeu 10 Déc - 21:26



Y a-t-il une corrélation entre chômage et vote FN ?  Gabriel Vedrenne / AFP  07 décembre 2015


© JEAN-SEBASTIEN EVRARD / AFP

INFOGRAPHIE - Europe 1 a comparé la carte des résultats du premier tour des régionales 2015 avec celles du chômage et de la pauvreté : le parti d’extrême droite s’impose dans les zones rencontrant le plus de difficultés économiques.

[voir les cartes dans l'original]

Citation :
INFOGRAPHIE - Le Front national a confirmé dimanche son poids grandissant au sein de la vie politique française : au terme du premier tour des élections régionales, le parti d’extrême droite peut encore revendiquer l'étiquette de premier parti de France. Une montée en puissance annoncée par les sondages mais qui a surpris par son ampleur : la formation emmenée par la famille Le Pen a séduit 27,89% des votants, un résultat en progression par rapport aux départementales de 2015 (25,24% au premier tour) et aux européennes de 2014 (24,86%).

Mais comment expliquer une telle progression ? Esquisser la carte économique de la France apporte des éléments de réponse.

L’économie, premier critère de ces élections ?

Interrogés sur les enjeux qui "ont compté le plus" pour eux au moment de voter, les Français sondés répondent en priorité "le développement économique et la création d'emplois" (54%), selon un sondage OpinionWay* pour Le Point. Viennent ensuite la sécurité (45%) et les impôts (40%), loin devant l’immigration (34%) et le terrorisme (32%).

Les préoccupations économiques et l'emploi auraient donc été au cœur de ce scrutin, ce que confirme un autre sondage, mené cette fois-ci par Harris Interactive* pour 20 minutes. Ce dernier montre que les moins de 30 ans ont avant tout voté en fonction des questions liées à l’emploi (47% des sondés). La sécurité (34%) et l'immigration (32%) arrivent une nouvelle fois, loin derrière.

Un vote qui correspond aux cartes du chômage et de la pauvreté

Pour tenter d'aller au-delà de ces sondages, Europe 1 a dressé la carte du chômage par département, ainsi que celle de la pauvreté. Résultat, on observe que la carte du vote FN se superpose en grande partie sur celle du chômage et sur celle de la pauvreté. Ce que résume cette infographie :

L'enquête OpinionWay a été réalisée en ligne le 6 décembre à partir d'un échantillon de 8.375 personnes de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas.

Le sondage Harris Interactive le 6 décembre, en ligne également, auprès de 705 personnes issus d'un échantillon de 4.024 Français de 18 ans et plus, selon la même méthode.



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MessageSujet: Re: TRAVAIL et EXPLOITATION : Tous au boulot !? Précaires, chômeurs, expulsés, morts... mais...   Ven 11 Déc - 8:38


trouvé chez Bellaciao sous le titre


Le retour du chantage aux boulots pourris

Citation :
Pendant qu’on s’écharpe sur la géopolitique ou les élections, vient de passer tout d’une voix à l’assemblée un projet dont vont se féliciter tout ceux qui, à Pôle Emploi, dans les collectivités ou la si sympathique "économie sociale et solidaire" réputée pour ses abus sur ses employés (forcément, quand on est "engagé", on ne doit pas compter, sinon c’est qu’on n’a pas de coeur...), ont envie de forcer les pauvres à prendre des emplois pourris, genre "service à la personne" et autres "brigades vertes".

En clair, c’est le retour du projet "emploi forcé ou coupure des allocs". La carotte, fort trompeuse, est qu’il s’agirait de cdi’s. Sauf que ça peut, et ça sera souvent, cdi à temps partiel avec mobilité forcée d’un lieu de travail à un autre (bref où tu uses toute ton essence et ta vieille bagnole, ou passes ton temps dans les transports, pour quelques centaines d’euro par mois). Le type même de boulots usants qu’on ne prend que sans choix. Et ce retour donc du travail forcé, on le doit aux curetons d’ATD Quart Monde, les rois de l’aumône et de la honte d’être pauvre, qui s’en félicitent. C’est clair que pour eux trouver à se faire exploiter est une bénédiction du ciel. Ce que le PS n’osait plus proposer, ils l’ont fait et ont gagné. Comme tout le monde fait gaffe à autre chose en ce moment, c’est passé recta. Il va falloir donc surveiller férocement ce qui se passe dans les "zones expérimentales" où le dispositif va être mis en place. Encore une fois, c’est du boulot pénible, mal payé, souvent avec des horaires et des déplacements impossibles ; et qu’il soit supervisé par des associations rend la chose encore plus alarmante - les rapports sociaux de travail y sont fréquemment dégradés ou abusifs.




Le projet « territoires zéro chômage » voté à l’unanimité 10/12/15

Le projet d’ATD Quart Monde devenu proposition de loi socialiste a été adopté à l’unanimité mercredi 9 décembre à l’Assemblée nationale.


Manifestation d’ATD Quart Monde et de chômeurs contre le chômage de longue durée,
l’exclusion sociale et la précarité. Marta Nascimento/REA

Le pari est qu’il reviendrait moins cher pour la collectivité de financer un CDI payé au smic à un chômeur plutôt que de continuer à dépenser de l’argent pour compenser son inactivité.

Citation :
Qui aurait pensé obtenir un consensus sur une réforme entre les deux tours d’une élection ? Et pourtant, le 9 décembre, le projet de loi « d’expérimentation territoriale visant à faire disparaître le chômage de longue durée », a été voté à l’unanimité en première lecture à l’Assemblée nationale, avec l’aval de toute la gauche et de l’UDI, mais aussi des Républicains, qui prévoyaient de s’abstenir.

« C’est la première fois sur un texte social », se félicite le rapporteur PS Laurent Grandguillaume. Ce texte est programmé le 16 janvier au Sénat, avant une promulgation vers mars, et une mise en œuvre sur le terrain pour la rentrée 2016.

Iconoclaste, l’idée, née dans les années 1990 dans l’esprit de militants de l’insertion du Maine-et-Loire et portée depuis 2010 par ATD Quart Monde, est basée sur un triple constat, que résume Patrick Valentin, l’un de ces militants : « Beaucoup de personnes ne trouvent pas d’emploi alors qu’elles ont des compétences. Cette privation d’emploi coûte à la société un prix exorbitant. Pourtant, le travail ne manque pas puisqu’il existe beaucoup de tâches utiles à la société qui ne sont pas réalisées. »

 Le projet « zéro chômage de longue durée », bientôt une réalité

Une expérimentation de cinq ans sur dix territoires

Le pari est qu’il reviendrait moins cher pour la collectivité de financer un CDI payé au smic à un chômeur plutôt que de continuer à dépenser de l’argent pour compenser son inactivité. ATD Quart Monde demande donc le droit d’expérimenter dans des petits territoires volontaires le bien-fondé de cette hypothèse.

Selon le projet voté mercredi, l’expérimentation durera cinq ans et concernera dix territoires, avant une éventuelle extension si l’évaluation est positive. D’ores et déjà, cinq communes rurales sont sur les rangs : Pipriac (Ille-et-Vilaine), Mauléon (Deux-Sèvres), Prémery (Nièvre), Colombey-les-Belles (Meurthe-et-Moselle), et Jouques (Bouches-du-Rhône).

Il s’agira d’abord de recenser les compétences de demandeurs d’emploi volontaires, choisis parmi les chômeurs depuis plus d’un an vivant sur le territoire depuis au moins six mois. Puis de définir, parmi les besoins locaux non couverts, les activités qu’ils pourront exercer : aide aux personnes âgées, livraisons, maraîchage, animations touristiques…


« Un effort financier exceptionnel » de l’État

« L’un des points importants consistera à s’assurer que ces activités ne feront concurrence ni aux entreprises ni aux établissements publics du coin, ce qui est très difficile à assurer d’un point de vue macroéconomique mais qu’on peut gérer microlocalement »,
explique Michel de Virville, conseiller honoraire à la Cour des comptes, qui accompagne le projet.

À la différence des contrats aidés, précaires, les demandeurs d’emploi, entre 100 et 200 par territoire, seront embauchés en CDI et payés au smic.

Ces embauches seront financées par un « Fonds d’expérimentation », qui permettra d’amorcer le projet, le temps que le projet produise des recettes et que les économies sur les dépenses sociales soient prouvées.

La ministre du travail Myriam El Khomry a évoqué « un effort financier exceptionnel » de l’État la première année, puis, en rythme de croisière, une prise en charge équivalente à un contrait aidé dans le secteur marchand (entre 30 et 47 % du smic). Soit, selon une source proche du dossier, 10 millions d’euros dès 2016 sur quatre territoires, puis 40 millions d’euros par an.


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