PATLOTCH / CIVILISATION CHANGE / COMMUNISME, SEXE, et POÉSIE

dans la DOUBLE CRISE du CAPITAL et de l'OCCIDENT, LUTTES COMMUNISTES, FÉMINISTES, DÉCOLONIALES et ÉCOLOGIQUES
 
AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  
Rechercher
 
 

Résultats par :
 
Rechercher Recherche avancée
Derniers sujets
» COMMUNISME : chemins de traverse
Hier à 22:55 par Patlotch

» ÉCONOMIE POLITIQUE, quand tu nous tiens : et la CRISE ? NOUVELLE RESTRUCTURATION du CAPITALISME ?
Hier à 21:58 par Patlotch

» ALIÉNATION des INDIVIDUS, et CAPITALISME
Hier à 21:33 par Tristan Vacances

» sur l'OCCIDENT, son histoire, son concept, et sa CRISE
Hier à 20:01 par Admin

» 'PROGRÈS', SCIENCES, HUMAIN, SANTÉ et capital... TRANSHUMANISME et dés-humanité
Hier à 19:11 par Patlotch

» VA-SAVOIR : chronique à la com, la dialectique du quotidien en propotion magique
Hier à 16:07 par Patlotch

» MACRONISME, ÉTAT (français) et RESTRUCTURATION (mondiale) du CAPITALISME
Hier à 15:32 par Patlotch

» PROLÉTARIAT : je t'aime, un peu, beaucoup... à la folie... pas du tout ?
Hier à 15:18 par Patlotch

» Vers un MARXISME DÉCOLONIAL / des marxistes s'emparent de la pensée décoloniale
Hier à 13:48 par Patlotch

» DÉCOLONISER le MARXISME, l'ANARCHISME, l'ULTRAGAUCHE et la "COMMUNISATION"... Histoire et nécessité actuelle d'un clivage, pour en finir avec les dogmes universels eurocentrés
Hier à 13:29 par Patlotch

» DÉCOLONISER les ESPRITS, les SAVOIRS, les THÉORIES et les 'FAIRE' : CRITIQUE DE L'EUROCENTRISME y compris 'POST-COLONIAL'
Hier à 12:38 par Patlotch

» les "BLANCS" forment-il une 'race' à part ? Whiteness ? BLANCHITÉ ?... le COLORISME... le 'RACISME ANTI-BLANCS'
Lun 21 Aoû - 11:22 par Patlotch

» 9 - QUE SE PASSE-T-IL ? hypothèses et validations empiriques... Quelles contradictions, quelle dynamique historique ?
Lun 21 Aoû - 11:11 par Patlotch

» POPULISME de GAUCHE : CHANTAL MOUFFE et ERNESTO LACLAU théoriciens transclassistes, PÉRONISME... TONI NEGRI, ses ambiguïtés et les limites de l'OPÉRAÏSM
Lun 21 Aoû - 10:06 par Patlotch

» des MOTS que j'aime et d'autres pas
Lun 21 Aoû - 9:45 par Patlotch

» RACISMES : DES CHIFFRES
Dim 20 Aoû - 19:22 par Patlotch

» BIDONVILLES : SLUMS : BARRIOS DE TUGURIOS
Ven 18 Aoû - 11:27 par Patlotch

» DIALECTIQUE COMPLEXE et MÉTHODOLOGIE : DÉPASSEMENTS À PRODUIRE
Jeu 17 Aoû - 18:27 par Patlotch

» LA RÉVOLUTION vers LA COMMUNAUTÉ HUMAINE
Jeu 17 Aoû - 17:02 par Admin

» COMMUNISME(S), RELIGION(S), FOI, et RÉVOLUTION (étude)
Jeu 17 Aoû - 16:59 par Admin


Partagez | 
 

 TRAVAIL et EXPLOITATION : Tous au boulot !? Précaires, chômeurs, expulsés, morts... mais...

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : Précédent  1, 2, 3, 4, 5  Suivant
AuteurMessage
Admin
Admin


Messages : 6317
Date d'inscription : 29/04/2015
Localisation : trop loin

MessageSujet: Re: TRAVAIL et EXPLOITATION : Tous au boulot !? Précaires, chômeurs, expulsés, morts... mais...   Sam 12 Sep - 0:56

Les horaires de travail sont comparables à de la ''torture'', selon un expert du sommeil

Citation :
Un scientifique britannique a récemment comparé les horaires d'une journée de travail standards à de la "torture". Selon lui, il faudrait que les travailleurs de moins de 55 ans et les adolescents ne débutent pas leur journée avant 10h et 11h, respectivement. Si vous rêvez de commencer le travail ou les cours plus tard le matin, sachez qu'un scientifique émérite, expert du sommeil, pense que vous avez bien raison !

Le docteur Paul Kelley, associé honoraire de recherche clinique à l'université d'Oxford, a récemment comparé les horaires de travail standards à de la "torture". "C'est un gros problème de la société," a expliqué Paul Kelley au cours d'une intervention au British Science Festival. Selon lui, l'horloge biologique des moins de 55 ans serait perturbée par le rythme 9h-17h d'une journée de travail. En plus de la baisse de productivité et de la mauvaise humeur, cela ferait accumuler de la fatigue qui rendrait à terme les employés stressés, voire malades.

Adapter l'heure de début des journées de travail

Selon le Service national de santé américain, une personne sur trois souffrirait d'un manque de sommeil. En cause : les heures de coucher toujours plus tardives, mais aussi des rythmes de travail inadapté à nos besoins corporels.

Aussi, Paul Kelley a préconisé que ces rythmes soient adaptés à l'horloge biologique de chaque classe d'âge. Par exemple, il conseille que les personnes de moins de 55 ans ne débutent pas leur journée de travail avant 10h. Au contraire, les enfants, qui se lèvent souvent naturellement tôt, devraient débuter l'école plus tôt le matin. Mais les plus gâtés par les conseils du chercheur britannique sont les adolescents. Selon lui, il ne devraient pas débuter les cours avant 11h ! Il affirme que presque tous perdent 10 heures de sommeil par semaine. En effet, les spécialistes s'accordent à dire que les adolescents sont biologiquement prédisposés à aller dormir vers minuit, et ne sont pas pleinement éveillés avant 10h.

"En changeant juste l'heure de début d'une journée, vous pouvez améliorer la qualité de vie de générations entières d'enfants,"
a insisté Paul Kelley.

Une horloge qu'on ne peut pas régler Le problème, c'est que les horaires de travail actuels sont décalés par rapport à notre horloge biologique. Elle est représentée par une structure cérébrale appelée noyau superchiasmatique responsable de l'activité générale de notre organisme. Elle abaisse la température du corps la nuit, et l'augmente le jour, par exemple. Mais on ne peut pas la régler. L'horloge biologique se synchronise avec le soleil, et la lumière en général.

Paul Kelley a expliqué : "Nous ne pouvons pas changer nos rythmes de 24 heures. Vous ne pouvez pas apprendre à vous lever à un certain moment. Votre corps sera sensible à la lumière du soleil, et vous n'en êtes pas conscient". Et comme l'on peut s'en douter, aller à l'encontre de son horloge biologique peut avoir des conséquences désastreuses sur la santé.

"Votre foie et votre cœur ont différents rythmes et vous leur demandez de le décaler deux ou trois heures. [..] C'est extrêmement préjudiciable pour les systèmes de l'organisme parce que vous affectez les systèmes physiques, émotionnels et de performances physiques du corps," a insisté Paul Kelley.

Donc n'hésitez pas, la prochaine fois que vous êtes en retard à l'école ou au travail, dites à votre prof ou votre patron que c'est bon pour la santé ! Publié par François Maginiot, le 11 septembre 2015

En savoir plus : http://www.maxisciences.com/sommeil/les-horaires-de-travail-sont-comparables-a-de-la-039-039-torture-039-039-selon-un-expert-du-sommeil_art35902.html
Copyright © Gentside Découverte


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://patlotch.com/text/index.html
Admin
Admin


Messages : 6317
Date d'inscription : 29/04/2015
Localisation : trop loin

MessageSujet: Re: TRAVAIL et EXPLOITATION : Tous au boulot !? Précaires, chômeurs, expulsés, morts... mais...   Dim 13 Sep - 23:59

b

petite veille pour la route : licenciements dans les actus via Google




Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://patlotch.com/text/index.html
Admin
Admin


Messages : 6317
Date d'inscription : 29/04/2015
Localisation : trop loin

MessageSujet: Re: TRAVAIL et EXPLOITATION : Tous au boulot !? Précaires, chômeurs, expulsés, morts... mais...   Lun 14 Sep - 5:07



Fonction publique : des propositions explosives pour tailler dans la masse salariale Thomas Le Bars 09/09/15


Dans un rapport, la Cour des comptes fournit des pistes potentiellement détonantes pour éviter un dérapage de la masse salariale dans la fonction publique d'Etat.


Thomas Le Bars a écrit:
Voilà  un rapport  qui risque de faire hurler plus d'un fonctionnaire… La Cour des comptes s'est intéressée, à la demande de la Commission des finances du Sénat, à l'évolution de la masse salariale de la fonction publique d'Etat (qui regroupe 2,4 millions d'agents, dont 1,9 million travaillant dans les ministères). Et les "Sages" préconisent un remède de cheval pour éviter un dérapage qui menace dans les années à venir.

L'exécutif espère en effet limiter à 250 millions d'euros par an l'évolution de la masse salariale de cette branche de la fonction publique sur la période 2015-2017 (sur un total de 120,7 milliards d'euros en 2014). Or "la politique mise en œuvre depuis 2013 entraîne une croissance tendancielle estimée à 700 millions d'euros", s'inquiètent les "Sages" de la rue Cambon. D'où la nécessité d'économiser 450 millions supplémentaires par an, voire plus au vu des dernières annonces réalisées sur les renforcements des effectifs de sécurité et de défense.

Quant à la refonte des grilles salariales des fonctionnaires,  annoncée récemment par l'exécutif  afin de rendre les parcours professionnels plus attractifs, la Cour rappelle que, si elle est nécessaire, cette réforme sera coûteuse : entre 2,5 et 3 milliards d'euros par an pour la seule fonction publique d'Etat à l'horizon 2020. Et les mesures annoncées en contrepartie ne suffiront pas à la financer.

Pour résoudre cette équation, les magistrats suggèrent donc de jouer sur tous les leviers permettant de couper dans la masse salariale. Le premier d'entre eux est évidemment les rémunérations : les magistrats proposent notamment d'inclure les primes et indemnités dans le calcul du revenu minimum, afin de l'aligner sur le Smic, ou encore de réduire les automatismes dans les avancements de carrière.

Concernant les effectifs, la Cour prônent une reprise de leur diminution. Une piste diamétralement opposée à la stratégie de François Hollande, qui a supprimé dès son arrivée au pouvoir la règle du non remplacement d'un fonctionnaire sur deux partant en retraite et s'est engagé à maintenir stables les effectifs de l'Etat. " À titre illustratif, la reprise d’un objectif de non-remplacement d’un départ à la retraite sur deux permettrait une économie annuelle d’environ 750 millions d'euros", détaillent les "Sages".

Enfin, les auteurs du rapport militent pour que le gouvernement se penche aussi sur la durée de travail des fonctionnaires, "qui semble inférieure à la durée légale dans certains services", en réexaminant les multiples dispositifs dérogatoires. Comme quoi, le débat sur les 35 heures et les accords qui en ont découlé,  dont le Premier ministre ne veut pas entendre parler,  n'est jamais vraiment clos…


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://patlotch.com/text/index.html
Admin
Admin


Messages : 6317
Date d'inscription : 29/04/2015
Localisation : trop loin

MessageSujet: Re: TRAVAIL et EXPLOITATION : Tous au boulot !? Précaires, chômeurs, expulsés, morts... mais...   Ven 25 Sep - 0:58





quatrième de couverture
Citation :
Ancien prof de lycée dans le « 9-3 » devenu sociologue, Fabien Truong a pendant dix ans – des émeutes de 2005 aux attentats de janvier 2015 – suivi et accompagné une vingtaine d’anciens élèves, du bac jusqu’à la fi n de leurs études. Tour à tour prof, enquêteur, témoin, conseiller et confi dent, il dresse ici le portrait tout en finesse d’une certaine jeunesse française, celle des banlieues populaires issues de l’immigration.

Loin des clichés médiatiques, du fatalisme politique ambiant et des prophéties catastrophistes de la « désintégration sociale », ce livre observe la dilution quotidienne de cette jeunesse dans la société française. De la fac aux grandes écoles, en passant par les cycles plus courts, ces jeunes incarnent la face cachée d’une passion nationale : sortir de sa condition par l’école. Confrontés au stigmate des origines, à l’impératif de rentabilité assigné aux études longues et à la précarité massive, ils mènent un combat ordinaire pour gagner l’estime de soi et apprendre à naviguer entre les multiples frontières du monde social.

En offrant une véritable plongée dans l’intimité de ces jeunes étudiants en quête d’échappée, ce livre peut se lire aussi comme un récit initiatique, déroulant dans le temps long leurs rêves d’ascension sociale, leurs questionnements identitaires, les peines et les joies de l’apprentissage intellectuel, leur rapport à la religion ou leurs histoires d’amour. Car, dans ces territoires de la République, rien n’est jamais gagné ni perdu d’avance.


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://patlotch.com/text/index.html
Admin
Admin


Messages : 6317
Date d'inscription : 29/04/2015
Localisation : trop loin

MessageSujet: Re: TRAVAIL et EXPLOITATION : Tous au boulot !? Précaires, chômeurs, expulsés, morts... mais...   Ven 25 Sep - 7:41

.
Hausse sensible du chômage en août Le Monde.fr | 24.09.2015 Bertrand Bissuel


Nombre de demandeurs d'emploi inscrits à Pôle emploi n'ayant eu aucune activité au cours du mois (catégorie A seule) ou ayant potentiellement travaillé en activité réduite (catégories A, B et C). (voir les courbes dans l'orignal)


Citation :
Myriam El Khomri peut désormais mesurer combien il est difficile d’être ministre du travail – un poste qu’elle occupe depuis le début du mois. Selon les statistiques publiées jeudi 24 septembre par ses services et par Pôle emploi, le nombre de demandeurs d’emploi sans aucune activité (catégorie A) s’est accru de 20 000 en août, en métropole, soit une hausse de 0,6 % par rapport à juillet et de 4,6 % en un an.

Il ne s’agit pas de la progression la plus soutenue en 2015 : le mois d’avril avait connu une poussée encore plus forte (+ 26 200). Mais c’est sans conteste un mauvais chiffre, qui fragilise le gouvernement tout en relançant cette question lancinante : à quel moment va enfin se dessiner « l’inversion de la courbe » promise par François Hollande ?

En attendant, le chômage bat des nouveaux records : 3 571 600 personnes sont concernées dans l’Hexagone (un peu plus de 3,835 millions en incluant l’outre-mer). Si l’on y ajoute les demandeurs d’emplois qui exercent une activité réduite (catégories B et C), les données sont encore plus spectaculaires : près de 5,421 millions en métropole (un peu plus de 5,726 millions avec l’outre-mer).

Légère baisse chez les moins de 25 ans

Seule et unique catégorie à connaître une baisse, très modeste au demeurant : les jeunes de moins de 25 ans. Leur nombre a reculé de 0,1 % en un mois, pour ceux qui sont en catégorie A, mais il a augmenté de 0,4 % entre août 2014 et août 2015.

Le sort des personnes de 50 ans est toujours aussi préoccupant : + 1,4 % en un mois (+ 9,4 % en un an). Celles qui sont inscrites à Pôle emploi depuis au moins un an en métropole (dans les catégories A, B et C) voient leur nombre augmenter de 0,5 % en un mois et de 10,6 % en un an. Et l’ancienneté moyenne au chômage ne cesse grimper : 562 jours en août, soit 30 jours de plus par rapport au même mois de l’année précédente.


« Les résultats au mois le mois doivent être analysés avec prudence, réagit Mme El Khomri, dans un communiqué. Seule la tendance compte. »
La ministre du travail rappelle que les statistiques avaient baissé en juillet après une stabilisation en juin. De même, elle insiste sur le fait que « le chômage des jeunes est inférieur à ce qu’il était début 2013 », ce qui prouve, selon elle, que les dispositifs mis en place portent leurs fruits : emplois d’avenir, garanties jeunes, contrats de génération, etc.

Mais l’embellie n’est pas encore d’actualité. Elle se produira peut-être à l’automne. Selon l’Observatoire français des conjonctures économiques, le second semestre devrait marquer « le tournant de la reprise », avec un taux de chômage qui retomberait à 9,8 % fin 2015, puis à 9,5 % fin 2016 (contre 10 % en décembre 2014).



Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://patlotch.com/text/index.html
Admin
Admin


Messages : 6317
Date d'inscription : 29/04/2015
Localisation : trop loin

MessageSujet: Re: TRAVAIL et EXPLOITATION : Tous au boulot !? Précaires, chômeurs, expulsés, morts... mais...   Ven 25 Sep - 10:00



pas envie de travailler plus pour ne pas gagner plus

du prolétariat et de la classe de l'encadrement...

Employés et ouvriers plébiscitent les 35 heures Luc Peillon 15 septembre 2015


Favorables au maintien de l’actuelle durée légale du travail, les sondés se cabrent face aux réformes.


Luc Peillon a écrit:
Non, les Français ne sont pas prêts, quinze ans après les lois Aubry, à tourner le dos à la réforme emblématique de l’ère Jospin. Selon le sondage Viavoice réalisé pour Libération, 52 % des personnes interrogées souhaitent «rester aux 35 heures» (40 % contre, 8 % sans avis). Un score plus qu’honorable, après des années de critiques répétées contre cette mesure, y compris dans les rangs socialistes. Et, notamment, après la sortie du ministre de l’Economie, Emmanuel Macron, lors de l’université du Medef, fin août.

Clivage.

La seconde (grosse) surprise de ce sondage, c’est l’engouement des ouvriers et employés - que l’on considérait jusqu’ici comme les grands sacrifiés de la réforme, à l’inverse des cadres qui avaient tiré leur épingle du jeu avec les jours de RTT. Un clivage que l’on retrouve sur la quasi-totalité des autres questions sociales actuellement en débat, où les salariés les moins qualifiés se montrent les plus méfiants quant aux orientations du gouvernement sur le monde du travail.

Ainsi, 71 % des ouvriers et 64,5 % des employés disent vouloir «rester aux 35 heures», contre 62 % des professions intermédiaires et 53 % des cadres
. Des chiffres que confirment le vote survenu vendredi au sein de l’usine automobile Smart, en Moselle. Interrogés sur un projet de retour aux 39 heures (payées 37), les salariés, dans leur ensemble, se sont prononcés «pour» à 56 %. Mais, dans le détail, les ouvriers ont voté «non» à 61 %, tandis que la catégorie comprenant les cadres a dit «oui» à 74 %.

Autre question, sur le temps de travail : peut-on cependant accorder plus de souplesse sur le terrain ? Autrement dit, «abandonner la durée légale du travail et la négocier entreprise par entreprise» ? Qu’il s’agisse de l’augmenter ou de la réduire. A 49 % (contre 45 %), les personnes interrogées se disent favorables à cette piste. Sauf, encore une fois, les catégories sociales les plus modestes : 56 % d’entre eux, dont 61 % parmi les ouvriers, se disent opposés à cette possibilité, alors que 50 % des cadres y sont favorables.


Dissensus.

Ce clivage entre CSP + et classes populaires est plus fort encore sur un sujet largement débattu ces derniers mois : les accords de maintien de l’emploi (tels qu’issus de la loi de juin 2013), qui demandent des sacrifices aux salariés le temps que la situation économique de l’entreprise s’améliore. Oui à 71 %, ont répondu les cadres, un score équivalent à celui des artisans et chefs d’entreprise. Non à 56 % disent les ouvriers et employés.

Quant au droit du travail, s’il est jugé insuffisamment protecteur par les ouvriers et employés (à 53 %), les cadres, eux, n’y trouvent rien à redire (à 62 %). Le dissensus est moins important, mais perdure, sur le dernier thème en cours, évoqué par la commission Combrexelle : la place plus importante donnée à l’accord d’entreprise au détriment de la loi. Cette fois-ci, de façon paradoxale, ce sont les cadres qui, à 53 %, se montrent plus réticents que les employés et ouvriers qui, eux paraissent partagés (47,5 % contre, 45 % pour).

D’une manière générale, le monde salarié se montre donc à la fois attaché aux 35 heures - à des degrés divers selon les catégories -, mais aussi réticent, au sein des catégories professionnelles les moins qualifiées, à la plupart des réformes en cours. A l’inverse, ce sont les chefs d’entreprise et les retraités qui approuvent les derniers projets de l’exécutif, tout en rejetant l’actuelle durée légale du travail. Un soutien inhabituel pour un gouvernement de gauche, qui prend là le risque de se couper d’une partie du monde du travail, traditionnellement acquise à sa cause.


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://patlotch.com/text/index.html
Admin
Admin


Messages : 6317
Date d'inscription : 29/04/2015
Localisation : trop loin

MessageSujet: Re: TRAVAIL et EXPLOITATION : Tous au boulot !? Précaires, chômeurs, expulsés, morts... mais...   Dim 27 Sep - 3:09

sous un titre qui n'a pas l'air d'y toucher, le témoignage significatif du rapports des intellectuels médiatiques (ici Onfray et Zemmour) aux réalités sociales et au travail de la pensée

extraits

A propos du courage de messieurs Zemmour et Onfray 27 septembre 2015 |  Par Margrave Von Karlebraüm


Par Margrave Von Karlebraüm a écrit:
Je viens de m'intéresser vaguement à la polémique des intellectuels - pardon, des polémistes, puisqu'ils ne font plus carrière que sur leur capacité à choquer, ayant abandonné l'idée de participer à un quelconque débat d'idées dans ce pays - et à lire un propos qui m'a, pour une fois, outré davantage que fait rire. Je vous le copie en intégralité ci-dessous, il est issu d'un document publié cette semaine par monsieur Eric Zemmour, un auteur pour lequel je n'ai qu'une indifférence amusée, à l'endroit d'un autre auteur qui n'inspire chez moi qu'un sourire agacé, et encore, occasionnellement. Le document s'appelle, "Lettre à Michel Onfray, mon nouvel ami". En voici l'extrait :

Eric Zemmour a écrit:
« Tu files un mauvais coton parce que tu lis ce que tu lis et que tu vois ce que tu vois. Parce que tu changes. Parce que tu acceptes la confrontation avec le réel, même s’il contredit tes a priori idéologiques. Or, tout cela est impardonnable aux yeux des sectaires de la bien-pensance. Et cela ne te sera pas pardonné. Ils ont raison de t’en vouloir. Ton grand basculement signale une fois encore que les vieilles frontières sont mortes; que l’Histoire redevenant tragique imposera des reclassements. Qu’ils se feront dans le bruit et dans la fureur. Tu seras brocardé, caricaturé, ostracisé. Tu seras dans le camp des réprouvés. Tu t’y habitues déjà. »

Je suis doctorant depuis deux ans. L'an dernier, j'ai eu le plaisir de voir l'une de mes collègues et amies obtenir son premier emploi de chercheuse, une mission courte en post-doc. L'an dernier, on m'a également dit - c'est une information que je ne peux pas vérifier - que la durée moyenne séparant l'obtention d'un doctorat de celle d'un emploi rémunéré en situation typique (c'est à dire, hors du précariat) était environs d'une dizaine d'années, pour les quelques chanceux qui peuvent faire de la recherche leur métier. Cette petite minorité aura la chance de se confronter entre temps au précariat, à la mobilité forcée, à la vie de galérien de la pensée. En échange de quoi, ils seront grassement récompensés, le traitement des chercheurs à plein-temps à l'université variant entre le ridicule et le dérisoire, aussi bien au vu des qualifications, de la durée d'études, que de la charge de travail accompli. Néanmoins imaginer mon entrée dans ce superbe monde est encore un doux rêve pour moi. Mon travail n'est même pas encore mon métier : comme une importante cohorte des doctorants - 40% au Royaume-Uni, où je travaille - mon doctorat n'est pas financé.

Si j'obtiens un job, cependant, je pourrai faire face à la panacée, mes recherches étant à la fois mal financées, mal soutenues, et méprisées. Monsieur Zemmour, quand il évoque ses grandes difficultés, et la censure dont il est victime, pense au fait que l'une des nombreuses plateformes qui lui est accordée lui a été retirée. Il n'a probablement pas fait face à la situation des quelque 90% de chercheurs et chercheuses ayant soumis des dossiers à l'Agence Nationale pour la Recherche pour sa dernière campagne de financement, et qui ont vu leurs projets, dont certains internationalement reconnus, retoqués, non financés.

Pas par manque de travail ou d'intérêt, juste parce qu'en ce moment, la recherche, c'est ça : bien faire son travail ne suffit pas, il faut aussi gagner à la loterie. Au moins leur expertise est-elle louée : la collègue dont je parlais plus haut a obtenu son doctorat après avoir trimé pendant huit ans à essayer de dénouer les tenants et aboutissants d'une situation politique de premier plan qui intéresse au quotidien la presse nationale française. Elle n'a jamais été invitée par un média à venir présenter ses travaux. A la place, sur cette question, on a interrogé à foison monsieur Zemmour, qui ne connaît pas plus la région que les acteurs, et n'y a jamais consacré plus que quelques lectures indiquées par d'autres et une pensée occasionnelle entre deux émissions de télé. On a invité aussi monsieur Onfray qui, sortant de ses chères études, a pu disserter à loisir de ce qu'il convenait de faire d'un sujet dont il n'a aucune connaissance de première main. Ou même de seconde car, à part pour nous expliquer notre nullité et notre manque d'intérêt, ces braves polémistes ne lisent généralement de nos travaux que les quatrièmes de couvertures (pourvu que ce soit écrit gros).


mon commentaire 27/09/2015, 02:53

merci pour ce billet qui a le mérite d'approcher tout autrement que les précédents sur Onfray - qui n'en parlaient pas ou fort peu - les rapports des intellectuels médiatiques aux réalités sociales

et bravo pour l'avoir fait à partir de votre propre situation de chercheur précaire, avec un état situé de cette situation calamiteuse en France

je m'étonne un peu de votre titre, qu'il ne fasse pas allusion à ce rapport, mais peut-être l'avez vous choisi sciemment, avec un rien d'ironie, vu le succès de billets sur Onfray (plus que Zemmour mais c'est peut-être affaire de vague, et je ne suis pas inscrit depuis longtemps)

sans être pessimiste, il n'est pas certain qu'au vu du contenu et de son sérieux, les commentateurs se précipitent pour en parler, et pas d'autre chose, mais je vous souhaite néanmoins d'être lu


j'utiliserai votre témoignage d'une façon ou d'une autre pour alimenter, dans mon forum, le sujet TRAVAIL... Tous au boulot !? Précaires, chômeurs, expulsés, morts... mais...

dans la sous-catégorie TRAVAIL : EN AVOIR OU PAS de CLASSES et CAPITAL : comme 'économie politique', pas de capitalisme sans EXPLOITATION du prolétariat


en tous cas, bon courage, et bonnes recherches. Parfois, comme Picasso, on ne cherche pas, on trouve, même du boulot

PS : près de chez moi, il y a une vingtaine d'années dans le 11ème ardt de Paris, existait un "Centre de la découverte scientifique", je suppose qu'on y enregistrait d'enregistrer des brevets, ou quelque chose de cette nature... marchande
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://patlotch.com/text/index.html
Admin
Admin


Messages : 6317
Date d'inscription : 29/04/2015
Localisation : trop loin

MessageSujet: Re: TRAVAIL et EXPLOITATION : Tous au boulot !? Précaires, chômeurs, expulsés, morts... mais...   Mar 6 Oct - 19:15


Citation :
Air France: 2.900 postes supprimés


La situation a brutalement dégénéré à Air France lundi avec l'agression du DRH, qui a "manqué de se faire lyncher" après la confirmation de la possible suppression de 2.900 postes, poussant gouvernement, direction et syndicats à appeler au calme.

Les violences commises par des manifestants ayant envahi la réunion du comité central d'entreprise (CCE) ont fait au total 7 blessés dont un grave, un vigile désormais sorti du coma, selon un porte-parole de la compagnie aérienne. Air France a annoncé son intention de porter plainte.

Sous des cris "à poil, à poil", "démission", le directeur des ressources humaines Xavier Broseta s'est retrouvé torse nu, chemise déchirée, avant de s'échapper en escaladant un grillage, ont constaté des journalistes de l'AFP.

Le DRH a "manqué de se faire lyncher", a rapporté une source syndicale. "Choqué" et "déçu", M. Broseta a pourtant refusé que "l'opprobre soit jeté sur l'ensemble du personnel". Pierre Plissonnier, responsable de l'activité long courrier à Air France, a été malmené de la même manière.


Pierre Plissonnier est le fils de Gaston Plissonnier, numéro deux du PCF « chargé de la montée des cadres » et proche de Waldeck Rochet, et de Juliette Dubois : « résistante active, déportée à Ravensbrück et médaillée de la Résistance avec rosette par de Lattre de Tassigny, à Dijon, le 14 juillet 1946. Son engagement militant pour la paix au sein de l’Union des jeunes filles de France et du parti communiste fit d’elle la première femme secrétaire fédérale qui siégea également pendant vingt ans au comité central. Conseillère municipale de Dijon de 1946 à 1953, elle le fut aussi à Nanterre, sa ville d’adoption, de 1959 à 1983 et assuma plusieurs mandats de conseillère générale des Hauts-de-Seine de 1967 à 1976... »

il est entré à Air France à l'époque où Jean-Claude Gayssot, Ministre des transports de Lionel Jospin, premier ministre de Jacques Chirac, Président de la République française, avait la tutelle du secteur aéronautique français

j'étais à cette époque épique non-titulaire dans l'administration de ce Ministre communiste



Dernière édition par Admin le Sam 17 Oct - 7:58, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://patlotch.com/text/index.html
Admin
Admin


Messages : 6317
Date d'inscription : 29/04/2015
Localisation : trop loin

MessageSujet: Re: TRAVAIL et EXPLOITATION : Tous au boulot !? Précaires, chômeurs, expulsés, morts... mais...   Mer 7 Oct - 14:10


!
"ON EST CHEZ NOUS" 07 octobre 2015 |  Par jocegaly

jocegaly a écrit:
Un tout petit petit texte.... Qui suggère des questions pertinentes.

Sur VOIX

Ce slogan "On est chez nous" a été martelé lors de la manifestation qui a mis aux prises les employés d'Air France et leurs dirigeants.

"On est chez nous"
n'a toutefois pas fait le tour de la planète comme l'image ci-dessus.

La raison de ce slogan et de son occultation médiatique s'expliquerait par le fait que le Qatar soit de plus en plus présent au sein de la compagnie d'aviation sinon de la France elle-même.

On sait le nombre de biens de l'Hexagone devenus désormais qataris. Il en avait été question ici-même, il y a trois ans déjà:

http://voix.blog.tdg.ch/archive/2012/09/24/quatar-du-nord-mali-a-paris.html

On se rappelle aussi la petite enveloppe solidaire distribuée à quelques personnalités françaises, tous horizons politiques confondus:

http://voix.blog.tdg.ch/archive/2015/06/06/quatar-solidarite.html

Que la France soit appréciée pour ses valeurs et ses biens semblerait rejoindre la nécessité de s'en défaire sans autre forme de procès.

"On est chez nous", slogan raciste, cri désespéré d'employés menacés ou appel à sauver ce qu'il reste encore d'Air France ?


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://patlotch.com/text/index.html
Admin
Admin


Messages : 6317
Date d'inscription : 29/04/2015
Localisation : trop loin

MessageSujet: Re: TRAVAIL et EXPLOITATION : Tous au boulot !? Précaires, chômeurs, expulsés, morts... mais...   Dim 11 Oct - 8:15



Addiction au travail: ces signes qu'il ne faut pas prendre à la légère Challenges.fr avec AFP 10-10-2015

Parmi les symptômes les plus fréquents de ce syndrome encore méconnu, "un besoin de travailler en permanence et une sensation de manque lors des interruptions de travail"



Citation :
Vous travaillez 12 heures par jour sans y être contraint, vous ne vous détendez jamais complètement, à la maison, à la plage, vous avez besoin de rester constamment connectés, vous vous investissez de manière exagérée dans votre travail... vous êtes peut-être un "workaholik" ou "accro au boulot" qui s'ignore. Mais comme les manifestations de ce "syndrome" - encore largement méconnu - peuvent varier grandement d'une personne à l'autre, l'addiction au travail n'est souvent repérée que tardivement par les médecins, au stade des complications (dépression, burn-out...), selon le Dr Michel Lejoyeux, psychiatre et addictologue.

"Elle n'est pas mise en avant spontanément (par les patients). Il faut aller la chercher derrière des symptômes tels que des céphalées, une grosse fatigue, des troubles du sommeil, du stress ou même de l'hypertension", a expliqué le Dr Lejoyeux lors des entretiens de Bichat qui se tiennent à Paris jusqu'à samedi. Parmi les symptômes les plus fréquents, il cite "un besoin de travailler en permanence et une sensation de manque lors des interruptions de travail". "Un boulomane (ou accro au travail) se reconnaît par exemple au nombre de kilomètres qu'il est prêt à faire en vacances pour se rapprocher d'une borne wifi", dit-il sur le ton de la plaisanterie. Plus généralement, le boulomane "ne sait pas se détendre" et travaille "essentiellement sur un mode de maîtrise obsessionnelle".

Mais tous ne seraient pas des travailleurs compulsifs. Parmi les différents types, le Dr Lejoyeux cite le perfectionniste qui procrastine longuement, hésite et vérifie avant de commencer ou encore le boulomane "gourmet" qui travaille par petites touches. "On a un génie personnel pour se mettre la pression soi-même", note-t-il, "ce qui empêche de gamberger et de nous retrouver confrontés à nous-mêmes". Des problèmes familiaux peuvent conduire à "surinvestir" le travail, mais dans d'autres cas, ce sont les managers qui "abusent" de cette tendance, ajoute-t-il en déplorant une addiction "encouragée socialement et aggravée par les nouvelles technologies". Pour le Dr Laurent Karila, un autre psychiatre addictologue, l'addiction au travail résulte d'une "interaction entre l'environnement familial ou professionnel, d'un mode de fonctionnement personnel et de facteurs génétiques".


Sensibiliser les salariés

"On a longtemps décrit cela comme une addiction positive car propre, sans substance" mais, ajoute-t-il, ce n'est plus vraiment le cas aujourd'hui même si certains médecins restent réticents à parler d'addiction. Ils estiment qu'il ne s'agit pas d'une pathologie à proprement parler car elle n'est pas répertoriée dans le manuel américain des troubles mentaux, comme c'est aussi le cas pour l'addiction au sexe, une autre addiction qui fait débat. Mais tous reconnaissent que les complications peuvent déboucher sur de véritables maladies qui doivent être prises en charge.

Il s'agit notamment d'épisodes dépressifs, mais également du syndrome d'épuisement professionnel appelé "burn-out" ou encore de conduites addictives associées (consommation excessive d'alcool, de tabac ou de substances psychoactives comme la cocaïne ou l'héroïne).  Sans compter d'importantes répercussions familiales, avec un taux de divorce accru. Pour éviter d'en arriver là, les psychiatres conseillent aux entreprises de faire de la prévention, ce qui est encore très rarement le cas en France. "Il faut sensibiliser les salariés et les entreprises et plus particulièrement les managers", relève le Dr Karila, porte-parole de l'association SOS addictions.

Car au delà des arrêts de travail pour dépression ou burn-out susceptibles d'être évités, les entreprises pourraient avoir de meilleures performances en combattant le "présentéisme" (présence excessive au travail). Quant aux boulomanes, il parait difficile de leur conseiller le sevrage ou l'abstinence totale. On leur propose une thérapie comportementale les incitant à "réinvestir la phase privée", souligne le psychiatre. Son conseil: avoir deux agendas, l'un professionnel et l'autre privé et faire en sorte "que les temps intimes soient aussi respectés que les temps professionnels".



en relation
Stress, to-do lists, deadlines : au travail, la vraie richesse se mesure en minutes L'Obs 10-10-2015

un peu mieux...

La sieste au travail, la solution pour être productif vidéo 2min 41s


Face à la recrudescence des burn-out et à la course à la productivité, de nombreuses entreprises misent sur l’installation de lits dans leurs locaux afin que les employés puissent faire des siestes. Autrefois signe de paresse elle est aujourd'hui utilisée par les professionnels, et est même devenue un business à part entière.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://patlotch.com/text/index.html
Admin
Admin


Messages : 6317
Date d'inscription : 29/04/2015
Localisation : trop loin

MessageSujet: Re: TRAVAIL et EXPLOITATION : Tous au boulot !? Précaires, chômeurs, expulsés, morts... mais...   Dim 11 Oct - 9:15

La Redoute : les horaires des salariés à la loterie Baudouin Eschapasse 08/10/2015 | Le Point.fr

La direction des ressources humaines de l'entreprise de vente à distance envisage de tirer au sort les noms des salariés appelés à travailler en soirée


Baudouin Eschapasse a écrit:
C'est une méthode de management peu orthodoxe que s'apprête à adopter la direction du personnel de La Redoute. La DRH de cette entreprise de vente à distance, dont le siège est installé à Roubaix depuis 1837, envisage en effet le plus sérieusement du monde de recourir à des tirages au sort pour désigner les salariés qui seront appelés à travailler en soirée.

La mesure ne devrait pas entrer en vigueur avant l'été 2016, date à laquelle le groupe inaugurera un nouvel entrepôt logistique à Wattrelos (Nord), mais l'évocation de ce mode de gestion des ressources humaines, sous la forme d'une loterie, fait grincer des dents auprès des syndicats.

Des négociations difficiles

Contrainte de se réinventer pour faire face à des concurrents (Cdiscount, Ventes privées ou Amazon, notamment) qui fonctionnent vingt-quatre heures sur vingt-quatre, La Redoute s'est attelée au mois de juillet à une refonte complète de son mode d'organisation. La direction souhaite adopter des horaires étalés pour allonger la durée de travail de 20 heures (aujourd'hui) à 21 h 20 en septembre 2016. "L'idée est qu'un client qui passe commande jusqu'à 20 heures soit assuré d'être livré le lendemain", déclare au Point.fr un membre de l'équipe de communication.

L'instauration de deux créneaux de travail, l'un en matinée, de 6 heures à 13 h 20, et le second l'après-midi, entre 14 heures et 21 h 20, se heurte cependant à l'hostilité du personnel. "C'est parce que les volontaires pour travailler en soirée ne sont pas suffisamment nombreux que nous envisageons aujourd'hui de laisser faire le hasard", argue la direction du groupe. "On se passerait bien de cette innovation, surtout dans le contexte actuel où près de 1 200 salariés viennent d'être visés par un plan social (le groupe comptait 2 400 salariés l'an dernier et il ne reste plus que 1 200 employés depuis septembre, NDLR)", énonce Jean-Christophe Leroy, délégué syndical CGT. "Pour les salariés parents qui devront travailler jusqu'à 21 heures, voire plus, se pose le problème de la garde d'enfants", poursuit le représentant du personnel, qui relève une dégradation significative des conditions de travail depuis six mois.

Rien de définitif à ce stade

Cinq cents salariés de l'entreprise, oeuvrant au sein du pôle logistique, sont potentiellement concernés. Une pétition portant la signature de 340 d'entre eux a été déposée au DRH, le 7 octobre, après un débrayage organisé la veille. Les représentants du personnel n'excluent pas de durcir le ton dans les semaines qui viennent. Les négociations, qui semblent aujourd'hui dans l'impasse, après une quarantaine de réunions, doivent se poursuivre d'ici à la fin de l'année entre les syndicats et la direction, avant une éventuelle concrétisation du projet.

Cette transformation est présentée par la direction comme une condition sine qua non pour permettre le redressement du groupe qui a perdu, depuis plusieurs années, d'importantes parts de marché dans le secteur très concurrentiel du e-commerce. Là où La Redoute réalisait un chiffre d'affaires de plus de 1,5 milliard d'euros il y a une dizaine d'années, son volume de ventes a décru pour s'établir à moins de 800 millions d'euros cette année. Le groupe affiche un résultat négatif : une perte de 50 millions, provisionnée au moment de la revente de La Redoute par le groupe Kering (propriétaire du Point, NDLR) à Nathalie Balla et Éric Courteille l'an dernier. Ce nouveau mode d'organisation doit permettre à l'entreprise roubaisienne de revenir à l'équilibre en 2017.


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://patlotch.com/text/index.html
Admin
Admin


Messages : 6317
Date d'inscription : 29/04/2015
Localisation : trop loin

MessageSujet: Re: TRAVAIL et EXPLOITATION : Tous au boulot !? Précaires, chômeurs, expulsés, morts... mais...   Dim 18 Oct - 13:08


"C'est quoi ce travail ?" un documentaire sur le travail ouvrier Francetv info 16/10/2015


Luc Joulé et Sébastien Jousse ont suivi le quotidien des salariés de l'usine PSA de Saint-Ouen. Une équipe de France 3 vous en donne un aperçu

Citation :
Le documentaire "C'est quoi ce travail" vient de sortir au cinéma. Les réalisateurs ont pris leurs quartiers dans l'usine PSA de Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis) où les employés fabriquent des pièces automobiles. Le travail ouvrier est mis en lumière par Luc Joulé et Sébastien Jousse. Les réalisateurs ont saisi les paroles des ouvriers et leur rapport intime à leur travail, au milieu du raffut des outils. "C'est difficile dans une usine de réfléchir à sa liberté individuelle parce qu'on est tenu par un travail, par des horaires donc c'est difficile de sortir une parole libre", confie Abdelaziz Blilik, ouvrier de l'usine PSA de Saint-Ouen.

Une composition originale

Pour Luc Joulé ces paroles sont "le souffle d'une humanité qui dit 'moi le travail, je veux rester sujet dans mon travail, je ne veux pas que le travail m'asservisse'".
En résidence deux ans dans l'usine, un artiste, le compositeur Nicolas Frize a créé une oeuvre musicale à partir du bruit des pièces fabriquées et des mots des ouvriers. De cette liberté de l'artiste sont nés un spectacle et un dialogue entre ceux qui créent et ceux qui fabriquent.


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://patlotch.com/text/index.html
Admin
Admin


Messages : 6317
Date d'inscription : 29/04/2015
Localisation : trop loin

MessageSujet: Re: TRAVAIL et EXPLOITATION : Tous au boulot !? Précaires, chômeurs, expulsés, morts... mais...   Ven 23 Oct - 1:52



Près d'un salarié sur cinq a travaillé le dimanche en 2014 LEXPRESS.fr avec AFP 22/10/2015


4,2 millions de salariés ont travaillé au moins un dimanche sur un mois en 2014, révèle une étude du ministère du Travail

Citation :
Selon une étude du ministère du Travail publiée jeudi 22 octobre, 18% des salariés ont travaillé "au moins un dimanche" sur une période d'observation d'un mois en 2014.

Qui travaille le dimanche ? Les résultats d'une étude du ministère du travail publiée le 22 octobre dressent un premier portrait des travailleurs dominicaux. Près d'un salarié sur cinq a travaillé "au moins un dimanche" sur une période d'observation d'un mois en 2014.

24% des employés, 18% des cadres et 12% des ouvriers sont concernés par cette pratique. Sans surprise, la fréquence varie en fonction des secteurs. Les activités liées aux services regroupent un peu plus de 25% des salariés, et près de 50% de ceux qui disent avoir travaillé "au moins un dimanche par mois."


Les salariés de la sécurité et de la santé, principaux appelés

Les salariés du secteur de la sécurité (gendarmes, policiers, agents civils de sécurité, surveillants de prison, pompiers) sont parmi les plus appelés à exercer leur activité le dimanche. Sur un mois, 54% d'entre eux sont concernés par le travail dominical, dont 35% qui travaillent "au moins deux dimanches".

Les professionnels de la santé et du médico-social (aide-soignants, infirmiers, ambulanciers, médecins et agents de services hospitaliers, aides médico-psychologiques) sont également très concernés: 45% travaillent au moins un dimanche par mois, dont 31% au moins deux.

Par ailleurs, 32% des salariés de l'hôtellerie-restauration, des transports, des commerces, des activités culturelles ou de loisirs travaillent le dimanche, dont 24% au moins deux dimanches sur un mois.

37% des salariés des arts, spectacles et activités récréatives (moniteurs sportifs, assistants techniques de réalisation de spectacles, animateurs socioculturels et de loisirs) ont travaillé le dimanche, dont 27% au moins deux.

Les salariés du public et les indépendants également concernés

Les jeunes et les femmes travaillent davantage le dimanche, car les domaines d'activité les plus concernés sont plutôt féminins, à l'exception du secteur de la sécurité.

35% des salariés qui travaillent au moins deux dimanches par mois relèvent d'employeurs publics (État, collectivités locales, hôpitaux publics), alors que ceux-ci n'emploient que 22% des salariés.

38% des non salariés sont aussi concernés par le travail dominical (1,1 million de personnes). Ils exercent dans les mêmes secteurs que les salariés, mais aussi dans l'agriculture et l'élevage.


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://patlotch.com/text/index.html
Invité
Invité



MessageSujet: Re: TRAVAIL et EXPLOITATION : Tous au boulot !? Précaires, chômeurs, expulsés, morts... mais...   Ven 23 Oct - 15:00



The Working dead

L’éternelle nuit des morts vivants Anne Archet

Anne Archet a écrit:
Je suis une morte vivante comme les autres car de nos jours, peu de gens vivent vraiment – c’est-à-dire font l’expérience de leur propre vitalité dans le moment présent. Peu de gens saisissent l’énergie de leurs désirs pour devenir ce qu’ils sont. Nous sommes beaucoup trop occupés à travailler.

Je suis une somnambule. Il m’arrive de rêver d’un monde rempli d’êtres uniques et tragiques de beauté occupent et traversent les rues et les plaines en dansant, faisant de leur vie un jeu, une aventure sans fin. Un monde où la vie est enfin possible, faite d’intentions spontanées, de complicités et de conflits créatifs. Chaque fois que je me laisse aller à ces rêveries, je suis brutalement ramenée à la réalité quand mon esprit retourne dans mon pauvre corps zombifié, juste à temps pour éviter de percuter un autre somnambule qui avance sur son chemin déjà tracé à l’avance.

Le monde du travail est un monde laid et sans joie. C’est un monde fait d’engrenages grinçants et de procédures administratives qui mènent tranquillement, presque sans histoire, à la mort. Un monde de survie, régi par l’habitude, où les somnambules progressent dans des chemins strictement balisés en assumant des rôles qu’ils n’ont pas écrits et sur lesquels ils n’ont aucun mot à dire. Un monde où chacun est tué dès sa naissance en étant transformé en engrenage, en outil, en marchandise, un objet inerte – en mort vivant.

« Si quelqu’un ne veut pas travailler, qu’il ne mange pas non plus », nous dit la Bible depuis des millénaires. Ainsi se résume parfaitement l’odieuse éthique du travail : étroite d’esprit et de cœur, pitoyable et miséreuse. L’éthique du travail, c’est la morale de l’épicier terrorisé par le voleur affamé de pain. C’est celle de l’animateur de talk radio fustigeant les oisifs, les fainéants, les étrangers voleurs de job parasitant l’assistance sociale. C’est celle qui justifie la matraque et le fouet. S’il est facile de rejeter les bigots qui s’époumonent pour nous l’asséner, il est beaucoup plus difficile d’en saisir la logique et surtout d’échapper à ses rouages.

N’allez pas croire que vous n’êtes pas un esclave parce que vous avez vos weekends. La distinction entre le travailleur et l’esclave en est une de degré, pas de nature. Je sais qu’il est rassurant de s’imaginer être un sujet rationnel et indépendant, un citoyen libre d’une société démocratique régie par l’état de droit, mais tout cela n’est que la paravent d’une réalité beaucoup plus prosaïque : celle de notre esclavage. La plupart du temps l’horreur mortifère du travail nous échappe parce que sa logique est voilée, incrustée dans notre inconscient.

Le travail se perpétue grâce à l’activité aliénée. Lorsque nous agissons par habitude, sans réfléchir, en répétant les mêmes gestes banals – c’est-à-dire, comme nous le faisons pendant l’essentiel de notre temps dit de veille – nous sommes des somnambules. Et lorsque nous vendons notre corps et nos gestes à une cause que nous ignorons et qui n’est pas la nôtre, nous sommes des esclaves somnambules. Le travail fait de nous des zombies errant en titubant d’un sommeil à l’autre dans une éternelle nuit des morts vivants.

Le contraire du travail, ce n’est pas la paresse. Travail et paresse ne sont que les deux visages d’une même réalité, celle de la nuit éternelle des morts vivants. S’attaquer au travail en réclamant plus de purée dans sa gamelle, une diminution des coups de fouets, une hausse de salaire ou une diminution des heures de travail est parfaitement compatible avec la logique du travail. Même quand Lafargue défendait courageusement le droit à la paresse, la logique du travail, le règne de la survie et l’éternelle nuit des morts vivants restaient solidement assis sur leur socle plurimillénaire. Opposer les loisirs au travail, ce n’est que faire valoir la préservation de l’usure prématurée des corps contre l’oppression. Tout maître intelligent sait qu’il a intérêt à ce que ses machines soient entretenues et que ses esclaves rentent en bon état de marche. Le contraire du travail, c’est la vie.

Toute activité qui a moindrement de la valeur doit avoir une finalité ; telle est la logique du travail. Ce qui signifie que chaque geste doit être évalué et jugé selon son résultat final. La fin justifiant les moyens, le produit a préséance sur le processus créatif et donc, le futur – par définition non-existant – domine l’instant présent. La satisfaction immédiate que procure la joie de créer n’a aucune valeur ; seuls comptent le succès ou l’échec. Et ce n’est que ce qu’on peut compter qui a de la valeur dans un monde dominé par le travail. Quand l’efficacité est une valeur en soi, votre valeur doit pouvoir être comptée, sinon elle ne comptera pour rien et sera placée dans la colonne de débit de la grande comptabilité sociale universelle. De bien peu de choses, nous sommes toutes et tous destinés à devenir des zéros à la fin de notre interminable marche au bout de la nuit des morts vivants.

Ne pas être au turbin ne vous met pas à l’abri du travail, puisque sa logique de la finalité gouverne tous les rôles qu’on vous a assignés. Les impératifs sociaux liés au genre, à la race, à la religion et tutti quanti existent toujours pour des fins qui nous dépassent et nous écrasent, dans le but d’obtenir des résultats qui servent à la reproduction sociale. On m’a attribué le rôle « femme » à ma naissance et remplir ce rôle correspond en tout point à un travail par la dépossession de ma propre vie que cette activité implique. Même notre sexualité – qui pourtant a le potentiel d’être un jeu fou et gratuit – n’est pas une fin en soi ; elle doit servir à assurer la survie de l’espèce, de votre couple, de votre rang social.

Le travail est une façon polie de nommer le vol de la vie. Les yeux rivés sur les résultats, sur les fins, sur le produit, la vie immédiate disparait. L’avenir cannibalise notre devenir jusqu’à l’ultime sacrifice de notre vie au nom de la production et de la reproduction sociale. Le flux chaotique et protéiforme de nos relations interpersonnelles est perverti, amputé et dépecé pour mieux le canaliser dans des rôles qui ne sont rien d’autres que des engrenages dans la machinerie sociale. Voilà l’essence même de l’aliénation : le vol de mon activité et de ma vie, le vol des vôtres et de tous ceux et celles qui pourraient être vos amants ou vos ennemis magnifiques et qui en sont réduits à être moins qu’eux-mêmes, des objets, des marchandises, des fonctions sociales, des somnambules, des morts vivants.

Si au moins ce que je produisais m’appartenait… ce serait une dérisoire, mais réelle, consolation. Si au moins j’avais un mot à dire au sujet des fins. Si au moins je pouvais m’approprier les succès qui couronnent les efforts que je fournis à mon corps plus ou moins défendant. Je me dirais que cette chienne d’existence n’est pas tout à fait inique. Cette demande bien limitée et dérisoire (en ce sens que je me fais quand même voler ma vie) est hélas inconcevable aux yeux des Maîtres. Tout ce que je mérite, de part ma naissance, ce sont les miettes, les ratages et les échecs – et par-dessus tout, l’impossibilité de vivre.

Toutes les révolutions ont « libéré » les individus en les remettant illico au travail. Travailler pour la révolution, c’est encore travailler, parce que la révolution est une tâche avec un but précis : celui de produire une société parfaitement fonctionnelle. Une révolution a un début et une fin. Elle est réussie ou elle est un échec, elle peut être gagnée comme elle peut être perdue. Reste qu’elle a toujours des fins et elle a toujours une fin. Si on suit cette logique, il n’existe que du travail révolutionnaire et de la paresse révolutionnaire. Je pourrais devenir militante et travailler pour la révolution et me sacrifier pour sa victoire. Ou alors, je pourrais ne rien faire et attendre que l’Histoire, le Prolétariat, les contradictions du Capitalisme, la destruction de l’Environnement le Messie ou tout autre abstraction fasse le travail à ma place. Dans les deux cas, je sacrifierais mon devenir pour un avenir, je laisserais ma vie glisser entre mes doigts et poursuivrais mon éternelle marche dans la nuit des morts vivants. Enfermées dans la logique du travail, toutes les révolutions ont failli, même celles qui ont été victorieuses. Surtout celles qui ont été victorieuses, en fait ; leur échec a été inscrit dès le début en adoptant la logique des gagnants et des perdants, de la réussite et de l’échec – parce qu’elles ont laissé le passé déterminer le futur et le futur déterminer le présent.

Briser la logique du travail est la seule option qui nous reste aux somnambules que nous sommes. Il faut résister aux engrenages du travail qui nous broient, non pas pour ce que ce geste nous rapportera dans un futur plus ou moins prévisible (car la nuit des morts vivants est éternelle), mais bien pour ce qu’on en retire immédiatement, ici et maintenant. Contrairement au travail, la vie est un jeu, pris dans son sens le plus noble : une exploration, une expérience qui ne se justifie jamais autrement que par elle-même et le plaisir qu’elle procure, une ouverture infinie à l’aventure et à la transformation perpétuelle. La vie ne peut pas être un échec. Elle ne peut pas non plus être défaite, parce qu’elle est sans fins et sans but, elle n’est que conflits et complicité, destruction et création.

Basculer dans le monde des vivants, c’est mettre notre existence en jeu à chaque moment pour la simple joie d’exister.


Revenir en haut Aller en bas
Admin
Admin


Messages : 6317
Date d'inscription : 29/04/2015
Localisation : trop loin

MessageSujet: Re: TRAVAIL et EXPLOITATION : Tous au boulot !? Précaires, chômeurs, expulsés, morts... mais...   Jeu 29 Oct - 4:43



Le stress au travail augmente le risque d'AVC Anne Prigent 28/10/2015

Les femmes sous pression et ayant peu de maîtrise sur leur travail sont particulièrement exposées.


Le risque de faire un accident vasculaire cérébral augmenterait de 22 %,
et même de 33 % pour les femmes

Citation :
En Europe, un travailleur sur cinq se plaint de problèmes de santé liés à du stress au travail : hypertension, nervosité, fatigue, dépression sont les signes cliniques le plus souvent décrits. Mais être sous pression au travail pourrait également augmenter le risque d'attaque cérébrale, révèle une étude publiée dans l'édition en ligne de la revue Neurology. Les chercheurs chinois ont synthétisé les résultats de six études cliniques ayant suivi 138.782 participants au total, sur des périodes allant de trois à dix-sept ans. Les emplois étaient classés en fonction du niveau de stress, déterminé par la combinaison de la pression psychologique et de la maîtrise de la personne sur son travail. Le temps et la dimension physique du travail n'entraient pas en ligne de compte.

Surrisque de 22 %

Quatre catégories d'emplois ont été définies: les emplois passifs comme ceux des concierges ou des travailleurs manuels, peu stressants comme ceux des architectes, à stress élevé comme ceux des serveurs et infirmières, et les emplois actifs comme ceux des médecins et des enseignants. Parmi les personnes suivies, entre 11 et 27 % entraient dans la catégorie d'emplois stressants. Leur risque de faire un accident vasculaire cérébral augmenterait de 22 %, et même de 33 % pour les femmes.

«Cette étude nous montre qu'il y a plus d'accidents vasculaires ischémiques (liés à l'obstruction d'une artère cérébrale, NDLR) chez ceux qui exercent un métier avec à la fois une forte contrainte psychologique et peu de maîtrise sur le travail, en particulier chez les femmes. Mais elle ne nous éclaire par sur les mécanismes responsables », constate le Pr Serge Timsit, neurologue au CHU de Brest.

Messages de prévention

Les auteurs de l'étude émettent cependant plusieurs hypothèses. Le fait d'avoir un emploi stressant augmente la probabilité de fumer, d'avoir une alimentation déséquilibrée, de faire moins d'activité physique ou encore de développer une hypertension, autant d'éléments qui favorisent les attaques cérébrales. Les chercheurs soulignent cependant que même les personnes avec un mode de vie sain voyaient leur risque d'AVC augmenter, mais dans une proportion moindre…

Autre explication possible, le stress au travail est connu pour être associé à des facteurs de risques cardiovasculaires comme le surpoids, les dyslipidémies ou le diabète, qui eux aussi favorisent l'AVC. Enfin, dernière hypothèse: sur le long terme, le stress pourrait conduire directement à des perturbations du système nerveux sympathique, entraînant une réponse inflammatoire élevée avec une déstabilisation des plaques d'athérosclérose, un vieillissement cellulaire accéléré.

«Pour le moment, il est difficile d'aller plus loin que le simple constat dressé par cette étude. Il est néanmoins important de renforcer les messages de prévention. Nous devons être particulièrement attentifs à ce que les personnes occupant un emploi stressant ne négligent pas leur hygiène de vie», conclut le Pr Mathieu Zuber, neurologue à l'hôpital Saint-Joseph à Paris.


Un tiers des patients meurent dans l'année

Près de 200.000 personnes ont été hospitalisées pour un accident vasculaire cérébral en France en 2008 et 2009, selon un rapport de la Drees (Direction de la recherche, des études, des évaluations et des statistiques) publié mercredi. Un tiers avaient de 18 à 64 ans, et la moitié de 65 à 84 ans. «Les AVC sont une cause importante de décès», 28 % des patients étant morts dans l'année suivant leur hospitalisation, notent les auteurs. Ils sont aussi «une cause majeure de handicap, deuxième cause de démence après la maladie d'Alzheimer». La survie est meilleure chez les patients pris en charge en soins intensifs, notamment depuis le plan national de 2010, qui a multiplié les lits dédiés au sein d'unités neurovasculaires.


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://patlotch.com/text/index.html
Admin
Admin


Messages : 6317
Date d'inscription : 29/04/2015
Localisation : trop loin

MessageSujet: Re: TRAVAIL et EXPLOITATION : Tous au boulot !? Précaires, chômeurs, expulsés, morts... mais...   Jeu 29 Oct - 4:47



Travail : malgré la crise, l’emploi salarié et la part des CDI se maintiennent Derek Perrotte  27/10


Travail : crise, l’emploi salarié part CDI maintiennent

L’Insee publie l’état des lieux 2014 du marché du travail.La France compte 29,4 millions d’actifs et de plus en plus de femmes et de seniors.

Citation :
L’Insee publie ce mercredi la « photographie du marché du travail en 2014 ». Cette étude annuelle apporte un éclairage complémentaire au chiffre du chômage et rappelle qu’en dépit de la crise et des débats sur les nouvelles formes d’emploi, le marché reste caractérisé par l’importance du salariat et le poids des CDI.

TOUJOURS PLUS NOMBREUX SUR LE MARCHÉ

C’est un atout à long terme pour l’économie, mais une difficulté de plus pour faire baisser le chômage : la population active croît nettement et régulièrement. Fin 2014, en métropole, elle atteignait 28,6 millions de personnes (dont 2,8 millions au chômage au sens du BIT) en hausse de 1,3 million en dix ans. En incluant les DOM, la population active atteint même 29,4 millions (dont 3 millions de chômeurs). ­Conséquence, la France doit créer quelque 130.000 emplois par an pour simplement contenir le chômage. La hausse de la population active est soutenue par la participation croissante des femmes. Leur taux d’activité a gagné un gros point en dix ans et atteint 52 %, contre 61 % chez les hommes.

DEUX SENIORS SUR TROIS TRAVAILLENT DÉSORMAIS

C’est l’un des points noirs des chiffres du chômage chaque mois : le nombre de chômeurs de plus de 50 ans progresse non-stop depuis huit ans. Mais l’étude de l’Insee pointe une autre réalité : dans le même temps, les seniors sont aussi de plus en plus nombreux à travailler . Sous l’effet des réformes des retraites de 2010 et 2013, le taux d’activité des 50-64 ans est passé de 56 % en 2009 à 63 % en 2014, soit un bond de 1,6 million d’actifs.

PRÈS DE NEUF ACTIFS SUR DIX SONT SALARIÉS

La « fin du salariat », vraiment ? Très en vogue sur fond de mutation du travail et de révolution numérique , l’expression est encore très loin de traduire une réalité : en 2014, 88,5 % des personnes en emploi en métropole étaient salariées, « une proportion stable ces dernières années ». Cela représente près de 23 millions de personnes, désormais à parts égales entre hommes et femmes. Malgré des progrès, celles-ci restent minoritaires chez les cadres (40 %). Sur dix personnes en emploi, on compte « un non salarié, deux ouvriers, trois employés et quatre cadres ou professions intermédiaires », schématise l’Insee.

VINGT MILLIONS DE CDI

Dépassé et anachronique, le CDI ? Il concerne encore 86,4 % des salariés, soit 19,7 millions de personnes, et cette part est même quasi stable sur une dizaine d’années. En 2008 par exemple, au début de la crise, on comptait déjà 86,8 % des salariés en CDI. Cela rappelle qu’une éventuelle réforme du contrat de travail, réclamée par le patronat mais écartée par le gouvernement, ne transformerait pas le marché du travail du jour au lendemain. Les chiffres de l’Insee permettent aussi de mieux cerner la montée de la précarité dénoncée par les syndicats : 9,7 % des salariés sont en CDD, 2,4 % en intérim et 1,6 % en apprentissage. La moitié d’entre eux ont moins de 29 ans. Là aussi, ces parts s’avèrent quasi stables sur la durée. La montée de la précarité dans l’emploi ne se traduit pas par une part plus importante des actifs touchés, mais par un durcissement des conditions de travail des déjà précaires, qui ont vu ces dernières années les durées moyennes des contrats chuter.

OUTRE-MER : DES ÎLOTS DE PRéCARITÉ

Pour la première fois, l’Insee a étendu son enquête aux départements d’outre-mer (sauf Mayotte), confirmant que le marché du travail y est bien plus précaire : plus d’un jeune actif sur deux est au chômage, près d’un poste sur quatre est à temps partiel et la part d’actifs en sous-emploi atteint 13 %, deux fois plus qu’en Métropole. Le taux de chômage y était de 24,1 % l’an passé (9,9 % en Métropole).

En savoir plus sur http://www.lesechos.fr/economie-france/social/021435778277-travail-malgre-la-crise-lemploi-salarie-et-la-part-des-cdi-se-maintiennent-1169728.php?eWgVca3MSt3Ez22o.99




Dernière édition par Admin le Sam 7 Nov - 11:42, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://patlotch.com/text/index.html
Admin
Admin


Messages : 6317
Date d'inscription : 29/04/2015
Localisation : trop loin

MessageSujet: Re: TRAVAIL et EXPLOITATION : Tous au boulot !? Précaires, chômeurs, expulsés, morts... mais...   Jeu 29 Oct - 5:30



Pourquoi le chômage touche désormais moins les femmes que les hommes Julien MARION

Les taux d'activité des Françaises a nettement augmenté en 10 ans
   
En 1990, les hommes étaient bien plus à l'abri du chômage que les femmes. Un quart de siècle plus tard, les Françaises peuvent crier victoire. Sauf que leur plus grande résistance à ce fléau a un prix: elles occupent davantage de postes à temps partiel

Citation :
En l'espace d'un quart de siècle, les Françaises ont complètement renversé la vapeur. En 1990, elles étaient bien plus touchées par le chômage que les hommes (17,1% contre 9,1% soit près du double, selon le ministère du Travail).

Mais la tendance a bien changé. Selon la photographie du marché du travail publiée par l'Insee ce mercredi 28 octobre, le taux de chômage des femmes est désormais inférieur à celui des hommes (9,6% contre 10,2% fin 2014). L'écart en faveur de la gent féminine s'est ainsi encore accru par rapport à 2013 (9,7% contre 10%).

Une baisse d'autant plus remarquable qu'elle s'accompagne d'une augmentation de la proportion de femmes dans la vie active. En 2014, 51,8% des Françaises avaient un emploi ou en recherchaient un (contre 50,5% en 2005). A l'inverse la population active masculine a, elle, reculé (-1,4 point à 61,2% sur la même période).

Ainsi les femmes ne représentaient en 2014 "que" 46,5% des demandeurs d'emploi, alors qu'elles comptaient pour 48% de la population active et 50% des salariés.

La force du diplôme

En fait, depuis 1990, le taux de chômage des femmes n'a cessé de se rapprocher de celui des hommes pour arriver au presque même niveau dès 2009, puis passer en dessous fin 2012. Cela est notamment dû au fait que les femmes s'en tirent mieux que les hommes dans les jeunes catégories (15-24 ans), où la différence avec leurs congénères masculins est nette (un taux de chômage 22,2% contre 24,2%, toujours fin 2014.

Ce dernier point s'explique surtout parce que les femmes sont, en début de carrière mieux armées, en raison de leurs diplômes."L’écart croissant au fil des générations entre le niveau de diplôme des hommes et des femmes au bénéfice de ces dernières permet  aujourd’hui à celles-ci d’être nettement moins exposées au chômage en début de vie active", expliquait dans un document de mars 2015, la Dares, la branche statistique du ministère du Travail dans un document de mars dernier. Elles ont ainsi davantage de facilités à trouver un emploi dans les quatre années qui suivent l'obtention de leur diplôme.

Cet avantage s'étiole un peu avec l'âge puisque le taux de chômage des femmes âgées de 25-49 ans est presque le même que celui des hommes (9,2% contre 9,4%). "Au-delà de dix années d’ancienneté sur le marché du travail, le taux de chômage des hommes et des femmes est identique", souligne la Dares.

Par ailleurs, toujours selon la Dares, les femmes sont moins touchés que les hommes en période de récession et de hausse du chômage: "lorsque l’emploi se retourne à la baisse, les hommes sont plus affectés car l’intérim et plus généralement l’industrie et la construction, secteurs où ils sont le plus présents, sont les premiers touchés", explique-t-elle.

Fort taux de sous-emploi

Et derrière ce tableau plutôt réjouissant se cache une dure réalité. Le nombre de femmes en situation dite de "sous-emploi", c'est-à-dire travaillant à temps partiel, faute de trouver un emploi à plein temps. En 2014, elles étaient 1,18 million dans cette situation contre "seulement" 464.000 hommes. "Le sous-emploi affecte surtout les femmes, celles-ci occupant près de quatre emplois à temps partiel sur cinq", relève ainsi l'Insee. Et dans la même veine, la proportion de femmes travaillant à temps partiel est quatre fois supérieure à celle des hommes (30,8% contre 7,8%).

Dernier chiffre prouvant un peu plus le constat de l'Insee: 3 CDD sur 5 sont occupés par des femmes.

Evolution comparée des deux taux de chômage (1994-2014)






Dernière édition par Admin le Lun 2 Mai - 15:25, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://patlotch.com/text/index.html
Admin
Admin


Messages : 6317
Date d'inscription : 29/04/2015
Localisation : trop loin

MessageSujet: Re: TRAVAIL et EXPLOITATION : Tous au boulot !? Précaires, chômeurs, expulsés, morts... mais...   Jeu 29 Oct - 17:30

Le taux de chômage approche 0% aux USA ! 29 octobre 2015 actualites des 7 (Robert Bibeau)
 

SOURCE :  Charles Sennat.  4.10.2015 Titre original : «C’est le plein emploi aux Etats-Unis et bientôt en France ! » http://insolentiae.com/2015/10/04/cest-le-plein-emploi-aux-etats-unis-et-bientot-en-france-ledito-de-charles-sannat/


Citation :
En gros aux Etats-Unis il n’y a plus de chômeur ou presque.

Il n’y a que des « not in labour force » ce qui se traduit par « pas comptés dans la population active ».  Pourquoi ? Parce qu’ils n’ont droit à rien donc, comme ils n’ont droit à rien au niveau des « Paul Emploi » locaux, inutile d’y aller remplir des formulaires pour rien.

Si les USA ont créé donc 142 000 emplois de plus au mois de septembre 2015, les analystes s’attendaient à tout de même un poil plus genre plus de 200 000 créations mais peu importe entre nous.

Car l’important ce n’est pas les jobs plus ou moins pourris, mal payés et à temps partiel subi créés qui sont importants et significatifs en nombre.

Ce qui est significatif en nombre c’est cette fameuse catégorie « not in labour Force » puisqu’en un mois elle progresse de 579 000 nouveaux arrivants dans cette catégorie des « je ne fais même plus partie de la population active »…
Aux Etats-Unis il y a donc officiellement 7.915.000 chômeurs…. Et 94.610.000 personnes qui ne sont plus comptabilisés dans la population active (mais en âge de travailler) VOILÀ LE VÉRITABLE CHIFFE DES SANS EMPLOIS AUX USA 94 MILLIONS + 8 MILLIONS = 102 MILLIONS d’individus … et plus le chômage baisse en Amérique plus cette catégorie augmente et depuis le début de la crise en 2007, chaque année, le « taux de participation de la population à la vie active » baisse. Nous allons de records en records.


C’est dans cette ligne-là que se cache le mensonge du chômage américain.

Et je le dis sans détour à nos dirigeants, si les américains en sont rendus à de tels artifices comptables pour donner l’illusion d’une reprise économique et d’un dynamisme, alors franchement en France nos mamamouchis peuvent décréter sans soucis que tout va pour le mieux ce qui devrait finir par arriver puisque si la fièvre est trop haute, il suffit de changer de thermomètre.

Enfin pour avoir une bonne vision de la réalité sociale aux Etats-Unis, pays ayant fait tout plein de « rêêêfooormes » structurelles expliquant son insolente prospérité et son retour au plein emploi (cette phrase étant évidemment ironique) raison pour laquelle nous devrions faire la même chose ici en France, vous devez également ne pas oublier de regarder un chiffre très important qui est celui des adhérents au programme des Food Stamps US. Pour ceux qui ne le savent pas c’est l’équivalent des « soupes populaires » ou des restos du cœur chez nous.

45.510.153 millions de personnes en mai 2015 source officielle directement du programme national des food stamps (lien en bas).

26.316.000… millions c’était le nombre de bénéficiaires en 2007… au début de la crise.

S’il y a effectivement une baisse de moins d’un million entre 2014 et 2015 ce n’est pas parce que la situation économique est redevenue transcendante aux Etats-Unis, c’est parce que les règles pour en être bénéficiaire et la durée de prise en charge ont été réduits…

Les cadavres de la crise sont cachés dans deux placards

La catégorie « not in labor force » pour les chômeurs.

La catégorie food stamps pour tous les ruinés et les miséreux
.

Cette réalité est factuelle. Vous avez tous les liens ci-dessous pour vérifier cela par vous-même non pas en consultant des sites « complotistes », mais le plus simplement du monde en faisant l’effort de ne pas vous contenter des « une » des titres des articles de presse (ce qui prouve d’ailleurs au choix, soit le niveau de nos journalistes soit leur degré de liberté de nous informer).

Non, vous allez juste prendre quelques minutes de votre temps et aller sur le BLS américain (qui est l’équivalent on ne peut plus officiel de notre ministère de l’emploi), puis sur le site du tout aussi officiel SNAP qui signifie « Supplemental Nutrition Assistance Program » et qui s’occupe d’empêcher de laisser de mourir de faim plus de 45 millions d’américains qui n’arrivent plus à faire face à cette croissance économique diabolique et à ce plein emploi phénoménal.

Le pire dans tout cela mes chers camarades impertinents, ce n’est pas de trouver ces chiffres. Le plus difficile ce n’est pas de les expliquer. Non ce qui est tout bonnement hallucinant, c’est que lorsque vous dites cela, personne ne veut vous croire, on préfère vous prendre au mieux pour un « doux dingue », au pire pour un « illuminé »… Puisqu’on vous dit que la croissance est là, la reprise aussi et que le taux de chômage baisse aux Etats-Unis… « oui mais ce n’est pas vrai »… complotiste va ! Tenez prenez vos pilules… »

Et pourtant « elle tourne », pas rond ces derniers temps, mais elle tourne et le chômage aux USA ne baisse pas il monte.

Alors, en attendant, préparez-vous, il est déjà trop tard !

Charles SANNAT


« À vouloir étouffer les révolutions pacifiques, on rend inévitables les révolutions violentes » (JFK)


http://www.bls.gov/news.release/empsit.nr0.htm

http://www.bls.gov/news.release/empsit.t01.htm

http://www.fns.usda.gov/sites/default/files/pd/29SNAPcurrPP.pdf


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://patlotch.com/text/index.html
Admin
Admin


Messages : 6317
Date d'inscription : 29/04/2015
Localisation : trop loin

MessageSujet: Re: TRAVAIL et EXPLOITATION : Tous au boulot !? Précaires, chômeurs, expulsés, morts... mais...   Mer 4 Nov - 0:41



Les trajets domicile-travail ont augmenté de 10 minutes en France Loïc Besson 03/11/2015


Crédits photo : Jean-Christophe MARMARA/Le Figaro

Citation :
Les trajets se sont allongés depuis 1998. La Darès, le service d'études et de statistiques du ministère du Travail, a publié ce lundi des chiffres concernant les habitudes des Français pour rejoindre leur lieu de travail.

50 minutes

C'est la durée quotidienne moyenne de l'aller-retour entre chez soi et son travail. Une moyenne qui cache des différences importantes entre la province et la région parisienne où le trajet dure en moyenne 68 minutes. Les distances ont beau être plus courtes, la vitesse l'est aussi à cause des embouteillages. Ce temps de trajet varie également en fonction de la durée journalière de travail. Plus la vacation est courte, plus le trajet l'est aussi.

29 % rentrent déjeuner

29% des travailleurs effectuent chaque jour plus d'un aller-retour domicile-travail. La plupart du temps, c'est la pause déjeuner qui en est la cause. Ainsi, plus cette dernière est longue, plus les allers-retours sont fréquents. Toutefois, le nombre d'allers-retours s'est réduit depuis quinze ans. Simplement car la durée des trajets entre domicile et lieu de travail s'est allongée avec le temps au fil des années. Les Français mettent 10 minutes de plus pour se rendre et repartir de leur lieu de travail qu'en 1998.

Trois Français sur quatre vont travailler en voiture

Conséquence de cet allongement du trajet: le véhicule personnel est de plus en plus privilégié. 74% des actifs utilisent la voiture pour se rendre au bureau. Les actifs aux horaires décalés sont davantage encore à utiliser leur propre voiture. Seul un peu plus d'un travailleur sur dix prend les transports en commun et seulement 7% préfèrent la marche à pied. Le choix du mode de transport ne dépend pas seulement de la durée du trajet mais aussi de l'offre de transport, de la taille du ménage et du stationnement. Dans la capitale, les constats sont différents.

6 minutes

C'est la différence moyenne qui distingue les déplacements des femmes de ceux des hommes. Ces derniers sont souvent plus longs. 46 minutes pour les unes contre 52 pour les autres. Les femmes travaillent en moyenne plus près de leur domicile mais réalisent plus de déplacements au quotidien, en dehors du trajet vers le lieu de travail.

15% fatigués par ces trajets

Plus d'un actif sur trois se déclare toujours fatigué après une journée de travail. Une proportion qui a augmenté entre 1998, date du précédent recensement, et 2010. Pour la moitié d'entre eux, la source de cette fatigue, c'est le voyage. C'est là où les temps de trajet sont les plus longs, à Paris et dans sa région, que les personnes se déclarent le plus souvent fatiguées par les trajets. La durée des trajets influent sur le sentiment de fatigue tout comme le mode de transport qui a lui aussi son impact. C'est les transports en commun et plus particulièrement le train qui semblent le plus fatiguant selon les sondés.


Le temps de travail effectif est défini comme le «temps pendant lequel le salarié est à la disposition de l'employeur et se conforme à ses directives sans pouvoir vaquer à ses occupations personnelles». Il ne comprend pas les trajets pour se rendre sur le lieu de travail. Les conventions collectives prévoient toutefois un régime particulier pour les déplacements qui excéderaient le temps normal de trajet entre le domicile et le lieu habituel de travail. Différent du temps de travail effectif, il doit quand même faire l'objet d'une contrepartie soit sous forme de repos, soit financière.


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://patlotch.com/text/index.html
Admin
Admin


Messages : 6317
Date d'inscription : 29/04/2015
Localisation : trop loin

MessageSujet: Re: TRAVAIL et EXPLOITATION : Tous au boulot !? Précaires, chômeurs, expulsés, morts... mais...   Mer 4 Nov - 0:46

Scientisme et perte de la valeur humaine dans le cadre du travail 03 novembre 2015 | Par Ana Dumitrescu


La thématique du chômage est une des plus présentes dans notre société. Divers plans sont annoncés, un jour cela ira mieux. Sauf que malheureusement ce jour n'est pas près d'arriver. Et je vais vous expliquer pourquoi à mon sens.

Ana Dumitrescu a écrit:
On attaque souvent la problématique de la perte d'emploi sous l'angle du capitalisme. Or il me semble intéressant pour une fois de mettre un peu le capitalisme de côté et de se concentrer sur d'autres facteurs dont la destruction du capital humain qui n'est pas dû au capitalisme en lui-même.

On parle souvent de perte d'emploi, de diminution du travail, or tout cela n'est que la conséquence visible de la perte de la valeur individuelle au sein du travail. Pour comprendre le mécanisme il faut un peu remonter dans l'histoire.

Taylorisme, le fruit du scientisme


Tout a commencé en apparence avec l'ingénieur américain Frederick Winslow Taylor qui a mis en place l'organisation scientifique du travail, ou OST, en 1880. C'est là où la destruction de manière visible. C'est quoi l'OST ? C'est la division extrême du travail. Donc l'OST c'est un rapport scientifique au travail ou plus précisément à son organisation. Le taylorisme définit la meilleure manière pour produire de façon dite "efficace".

Le taylorisme comprend :

•la division verticale du travail
•la division horizontale des tâches
•salaire au rendement et contrôle du temps
•la coordination du travail au moyen de la hiérarchie fonctionnelle.

Pour résumer grossièrement, on sépare travail manuel de travail intellectuel, on fragmente les tâches pour les rendre le plus facile possible, on verse des bonus histoire de faire passer la pilule d'un emploi non gratifiant instauré par les points 1 et 2, et on super-hiérarchise le tout, histoire de diluer les responsabilités.

Le taylorisme est une des composante du travail à la chaine qui s'appelle le Fordisme, du nom de Henry Ford et de sa marque de voiture. Donc à Taylor, Ford rajoute le travail à la chaine, la standardisation des produits et le salaire moyen.

Mais Taylor n'est que le pur produit de son siècle. Il s'encadre dans une idéologie née quelques décennies plus tôt : le scientisme.

Scientisme et positivisme

Le scientisme est un courant de pensée apparu au XIXème siècle en opposition à tout ce qui était croyance (notamment religieuse). Plus qu'un courant, le scientisme est une idéologie selon laquelle tous les problèmes qui concernent l'humanité pourraient être réglés suivant le paradigme de la méthode scientifique.

En gros la science sait tout mieux que les autres. Dans cette idéologie on n'entrevoit jamais la possibilité que la science soit erronée et on admet encore moins que la science n'est qu'une vision humaine des choses, donc avec ses failles et sa dangerosité pour l'homme en lui-même. L'humain doit s'effacer au profit de la science. Le scientisme existe dans toutes les disciplines : santé, agriculture, économie, travail (d'où l'organisation scientifique du travail de Taylor...), etc.

En France vers 1820 naît le positivisme scientifique, une doctrine créée par Auguste Comte qui rejoint l'ère du temps : seules l'analyse et la connaissance des faits vérifiés par l'expérience peuvent expliquer les phénomènes du monde. Auguste Comte était philosophe mais aussi précurseur de la sociologie. Il finit mal en créant au final une religion (alors même qu'il se battait contre les religions) ce qui donna le positivisme religieux... en somme la science comme religion. Nous ne sommes plus à une contradiction près dans ce bas monde... Malheureusement Auguste Comte influença beaucoup la suite de la pensée française.

Le scientisme se décline dans plusieurs courants dont le transhumanisme et l'eugénisme.

L'eugénisme c'est la pensée qu'il faut créer l'enfant parfait, éliminer de la sphère humaine tout handicap (exemple la Trisomie 21), éradiquer "tout défaut" tout ce qui ne rentre pas dans la norme. Le transhumanisme est l'ensemble des éléments pouvant modifier l'humain afin qu'il soit "parfait".

Et qui donc est le père de ces théories ? Je vous laisse deviner...

C'était le premier directeur de l'UNESCO et de WWF... Ça laisse songeur, non?

Donc le père de l'eugénisme et du transhumanisme n'est autre que... Julian Huxley, frère d'Aldous Huxley qui dans sont livre "Le Meilleur des Mondes" ne fait que dénoncer les principes catastrophiques prônés par son frère. Si vous n'avez pas encore lu ce livre je vous invite à le lire d'urgence. On est loin de la science fiction et il ne faut pas oublier que Aldous n'a fait que s'inspirer du travail familial.

Et pour une fois Hollywood a fait un très bon film sur le sujet avec "Bienvenue à Gattaca" qui montre la dangerosité des dérives du scientisme. A voir d'urgence aussi pour ceux qui ne l'ont pas vu. Cette facette là du scientisme est la plus connue du grand public.


Donc pour résumer la situation le XIXème siècle voit la naissance des courants scientiste et positiviste qui déploient leurs ramifications à l'ensemble des disciplines dont le travail, qui se doit d'être parfait. Vous aurez compris que le scientisme se moque totalement de l'humain. Il est dans une vison normative de ce dernier. Il est à noter que nous ne devons pas faire l'amalgame entre sciences et scientisme. Tous les scientifiques ne sont pas scientistes. Et heureusement.

Scientisme et totalitarisme

Le terme eugénisme a été longtemps associé au nazisme. On se rend compte que le scientisme a eu une implication dans plusieurs types de régimes dont les totalitaires.

Ce courant de pensée n'est donc pas seulement lié au système capitaliste. C'est une erreur de le rattacher au seul capitalisme. Tzvetan Todorov, philosophe et historien en parle dans le chapitre XVIII ("Scientisme et totalitarisme") de "Quand tombe la nuit. Origines et émergences des régimes totalitaires en Europe 1900-1934" :

« L'une des principales difficultés auxquelles on se heurte, lorsqu'on veut inclure dans le concept de totalitarisme les régimes communistes et nazi, concerne leurs origines intellectuelles en apparence si différentes. C'est peu dire les pensées auxquelles se réfèrent les dirigeants de l'Etat, ici et là, ne sont pas les mêmes:chacun méprise et exècre les idoles de l'autre. Si l'on se fonde là dessus, on est amené à renoncer à toute assimilation. Je reprends à Leszek Kolakowski la formulation de ce lieu commun : « Le communisme fut un descendant bâtard des Lumières, le nazisme un descendant bâtard du romantisme. (ndla : à lire ici mon billet sur le romantisme)» Bâtard peut-être, mais descendant quand même ; or Lumières et romantisme s'opposent. Dès lors, comment pourrait-on, malgré leurs caractéristiques communes, inclure les deux régimes dans un genre commun ?Je voudrais proposer une réponse à cette question. Elle consiste à dire qu'il ne faut pas trop s'attarder sur les déclarations explicites des uns et des autres, et que les régimes possèdent bien un cadre idéologique commun, à savoir le scientisme. »

Il continue dans "Le totalitarisme, encore une fois" paru dans la revue "Communisme", en 2000.

« Même si elle utilise une rhétorique égalitaire, la société totalitaire est en réalité hiérarchique, comme les sociétés traditionnelles. Et pourtant, c'est aussi une société qui favorise des choix que nous jugeons habituellement moderne : l'industrialisation, la globalisation, les innovations techniques. L’électricité est pour Lénine, au même titre que le pouvoir des soviets, un ingrédient essentiel du communisme ; Hitler se fait le promoteur de la voiture individuelle et des autoroutes (les aspirations modernistes ne visent donc pas seulement l'efficacité militaire). Tout ce passe comme si, à l'encontre de ce qui caractérise les sociétés traditionnelles, les relations aux choses venaient se mettre à la place des relations entre personnes. »

Concrètement le scientisme se trouve appliqué à un ensemble de régime du plus totalitaire au plus libéral. Il est donc utopique de croire qu'en reversant le seul système capitalisme sans renverser l'idéologie scientiste qui le conduit qu'il y aurait un quelconque changement.

Un autre effet du scientisme est la dépolitisation des masses. Matthieu Calame est ingénieur agronome. Il a écrit un livre intitulé "Lettre ouverte aux scientistes". Dans le chapitre "Le scientisme, idéologie de démobilisation politique" on peut lire :

« La foi exclusive dans le progrès technique comme mode de résolution des problèmes, écarte toute solution sociopolitique (fiscale, législative, éducationnelle). Elle rend inutile l'action sociale et politique elle-même, tant le syndicalisme que l'engagement dans un parti, une association. Les problèmes étant toujours définis exclusivement dans leur dimension technique, il faut trouver des solutions techniques. C'est là que le scientisme se compromet ouvertement avec l'ordre social existant et agit comme un leurre. »

Scientisme au XXIème siècle

On voit donc qu'aujourd'hui au XXIème siècle, la pensée dominante reste la même, nous ne sommes jamais sortis du scientisme ni du positivisme.

Pour donner un exemple qui parle à la majorité on peut citer les lobbying d'OGM, du nucléaire, etc. qui font des pieds et des mains à Bruxelles au sein de l'UE pour démontrer que le transgénique c'est bon et que le nucléaire c'est propre.

Donc pour le travail et l'économie c'est pareil. Les plans d'austérité ne sont que le fruit d'une politique économique scientiste : les chiffres disent que il faut appliquer telle mesure alors on l'applique. Michel Husson en parle très bien dans cet article :

Michel Husson a écrit:
La crise, et la montée des inégalités qui l’a précédée, auraient dû réduire à néant ces idées : mais elles se survivent à elles-mêmes, comme en témoigne l’absence de mesures significatives de régulation financière ou de réduction des inégalités. La raison en est que le dogme néolibéral est constamment renouvelé selon un processus de production permanent, au sein de véritables fabriques : institutions internationales, universités, think tanks. Ces « appareils idéologiques » sont richement dotés en moyens et tendent à marginaliser tout programme de recherche hétérodoxe. Leur légitimité repose sur l’idée que l’économie est une science dont on ne saurait contourner les lois, aussi intangibles que celles de la physique. Ce scientisme est le socle sur lequel peut se construire la croyance économique. Voilà pourquoi certains économistes peuvent sincèrement se penser comme les dépositaires de la raison économique.


Le texte complet ici : http://hussonet.free.fr/sf78.pdf

On note ici que le pouvoir de l'argent influe la science. Plus vous avez les moyens d'imposer une certaine vision scientifique, plus vous ferez taire les autres visions hétérodoxes. Science contre science, un chose est sure c'est que seule la science financière l'emporte. En gros, avec quelques moyens, on peut faire dire ce que l'on veut aux tests et analyses, tout dépend de qui commandite et finance la dite recherche.

La thérapie économique scientiste qu'on applique est en train de tuer le malade : l'humain, or on ne cherche pas à guérir le malade on cherche à obtenir des chiffres qui rentrent dans des équations.

Pour revenir au travail, en quoi le scientisme détruit aujourd'hui notre société ?

Pour les plus âgés d'entre vous, vous devez vous rappeler sûrement de votre ancien conseiller financier, celui qui vous accordez un crédit car il connaissait vos comptes et votre fonctionnement par cœur. Maintenant vous devez tous avoir eu affaire à un jeune commercial qui n'a aucune notion de qui vous êtes et qui tape quelques chiffres dans un programme qui lui va dire si vous avez droit ou non à un crédit. Ça s'appelle le fameux scoring bancaire. La machine sait mieux. La machine c'est la science.

Un jour vous vous rappellerez que quand vous faisiez vos courses il y avait une ou un caissier(e). Maintenant la scanette c'est mieux, c'est plus rapide et puis elle ne se trompe pas. On retrouve ce schéma partout même dans le cinéma. Aujourd'hui on dissèque les films à succès afin d'analyser dans le scénario ce qui fonctionne ou pas afin que le film soit rentable et fasse des entrées. Le regard du cinéaste ? On s'en fout !

On va vous parler de progrès et de progrès technologique. C'est comme cela que bientôt on vous vendra une voiture qui roule toute seule. Et ainsi de suite. Or l'ensemble de ce que l'on vous vend comme du progrès n'est que l'application d'un scientisme omniprésent dans tout. Le travail humain n'a plus de valeur. Le bonjour de la caissière et l'expertise de votre ancien conseiller financier vont directement à la poubelle. On est toujours dans l'organisation scientifique du travail de Taylor. Rien n'a changé.

Ce schéma nous envoie directement dans le mur car il occulte l'aspect humain de l'approche économique. On a volontairement effacé la singularité de chacun pour que chaque individu puisse être remplaçable par un autre voire être remplacé par la machine. En rapprochant l'ensemble des éléments cités, on se rend compte que le scientisme est une idéologie dominante qui guide la société à plusieurs échelons et cela depuis deux siècles.

Alors que faire ? La seule issue envisageable est de partir sur une société construite sur un courant humaniste. Nous ne devons pas arrêter le progrès mais nous poser les bonnes questions. Une machine qui ne sert qu'à remplacer l'humain sert-elle réellement à quelque chose ? Prenons un exemple concret : l'aspirateur remplace le balai. Un outil performant en remplace un autre moins. On peut parler de progrès et de qualité de vie. Une caisse automatique remplace la caissière, quel est donc le gain et pour qui ?

Aujourd'hui nous sommes face à la destruction de la valeur humaine, d'une taylorisation de masse et ce à tous les échelons de la société. Pour lutter contre le chômage mais aussi la désespérance induite par l'inutilité que la plupart d'entre nous ressentent et vivent il est impératif quel que soit le modèle économique d'abandonner un système qui nous dirige directement vers une catastrophe.

La 25e heure : ce n'est pas la dernière heure c'est une heure après la dernière heure

Je finirai par ce paragraphe issu de "La 25e Heure" de Virgil Gheorgiu, écrit en 1949, qui devrait vous porter à la réflexion:

« Tous les événements qui se déroulent, à cette heure, sur la surface de la terre, et tous ceux qui se dérouleront au cours des années à suivre, ne sont que les symptômes et les phases de cette même révolution, la révolution des « esclaves techniques ».

Pour finir les hommes ne pourront plus vivre en société en gardant leurs caractères humains Ils seront considérés comme égaux, uniformes et traités suivant les mêmes lois applicables aux esclaves techniques, sans concession possible à leur nature humaine. Il y aura des arrestations automatiques, des condamnations automatiques, des distractions automatiques, des exécutions automatiques.
(...)
- Sur toute la surface du globe aucun homme ne demeurera libre, dit Traian
- Nous périrons donc dans les prisons sans être coupables ? Demanda le procureur
- Non. répondit Traian. L'homme se trouvera enchainé par la société technique pendant de longues années. Mais il ne périra pas dans les chaines. La société technique peut créer du confort. Mais elle ne peut pas créer de l'Esprit. Et sans Esprit il n'y a pas de génie. Une société dépourvue d'hommes de génie est voué à la disparition. »

Une société où l'homme, de l'ouvrier à l'artiste, n'a plus de valeur, où l'homme est interchangeable, où l'homme est dirigé par la machine, où l'homme n'a plus droit à sa différence, à sa force ou à ses faiblesses, est une société portée à disparaître. Ne nous trompons pas de combat. Redonnons un sens au travail de chacun, c'est la seule façon de créer de l'emploi. Mettons sur le tapis politique et syndical l'idéologie scientiste, remettons en question un ordre établi depuis des siècles qui ne nous conduit qu'au gouffre social et humain. Il y a urgence !


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://patlotch.com/text/index.html
Admin
Admin


Messages : 6317
Date d'inscription : 29/04/2015
Localisation : trop loin

MessageSujet: Re: TRAVAIL et EXPLOITATION : Tous au boulot !? Précaires, chômeurs, expulsés, morts... mais...   Mer 4 Nov - 1:44



Face au chômage, la fonction publique d'Etat attire nombre de candidats AFP 04/11/2015

63% des cadres interrogés craignent une augmentation du nombre de chômeurs dans les prochains mois


afp.com/Philippe Huguen

Paris - La fonction publique d'Etat (FPE) qui employait 2,4 millions d'agents fin 2014, attire de plus en plus de candidats en raison de la hausse du chômage et de la précarité de l'emploi dans le privé, selon l'Insee.

Citation :
Cet intérêt accru pour la FPE s'est traduit par une hausse des candidats aux concours: en 2012, près de 240.000 personnes ont ainsi passé un concours externe de la FPE pour l'un des 23.000 postes offerts, précise l'Insee dans son Portrait social annuel de la France publié mercredi.

En période de chômage élevé, ce sont surtout les concours visant à pourvoir les postes les moins qualifiés (catégories B et C) ou ceux d'enseignants, qui sont les plus prisés, par opposition aux postes de catégorie A (hors enseignants), plus qualifiés.

Dans le même temps, les candidats potentiels sont de "plus en plus diplômés", souligne l'étude, qui précise que le nombre de candidats susceptibles d'intégrer les postes les plus qualifiés (Bac + 3) "a été multiplié par trois depuis 1980".

"L'entrée dans la fonction publique peut à l'instar de ce qui est observé dans le secteur privé, revêtir les contours du déclassement",
poursuit l'étude qui parle dans ce cas d'emplois pouvant être considérés comme "surqualifiés".

Les concours de la fonction publique constituent également "une perspective d'embauche en fin d'études initiales. Un plus grand nombre de sorties du système scolaire (ayant) mécaniquement tendance à générer un afflux de candidatures aux concours".

Au-delà des motivations personnelles, rappelle l'étude, le statut de fonctionnaire reste synonyme de sécurité du point de vue de l'emploi et du salaire, généralement plus élevé à l'embauche que dans le privé.


bon courage à mes anciens collègues du bureau organisant les concours nationaux dans l'administration centrale d'un certain ministère : ses effectifs n'ont pas cessé de diminuer dans les années 2002-2012 où j'y "travaillais", puisque j'y vécus cinq ans de placard

par contre l'augmentation découverte par cet article n'a pas cessé dans cette période, avec le phénomène bien connu de "sur-diplômés" passsant des concours de niveaux inférieurs à leurs diplômes, pour "assurer" : une fois au travail, ils s'emmerdent pour des salaires de merde !

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://patlotch.com/text/index.html
Invité
Invité



MessageSujet: Re: TRAVAIL et EXPLOITATION : Tous au boulot !? Précaires, chômeurs, expulsés, morts... mais...   Ven 6 Nov - 16:50

Alpes-Maritimes: augmentation du temps de travail des agents Lefigaro.fr 06/11/2015

Citation :
Le conseil départemental des Alpes-Martimes va voter l'augmentation du temps de travail de ses agents aujourd'hui, selon RTL. L'annonce de ce vote a été faite depuis plus d'un mois mais depuis la colère ne faiblit pas. Notamment à cause de deux mesures: la supression de trois jours de congés par an et le nombre de RTT qui sera réduit de moitié.

Si la réforme est votée, les agents ne pourront poser que 11 jours maximum. Le Conseil départemental des Alpes-Martimes serait le premier département de France à augmenter le temps de travail de ses agents si la réforme est adoptée.  




Dernière édition par Patlotch le Ven 6 Nov - 17:01, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité



MessageSujet: Re: TRAVAIL et EXPLOITATION : Tous au boulot !? Précaires, chômeurs, expulsés, morts... mais...   Ven 6 Nov - 17:01



Arrêtez tout: le travail peut vous enlever 33 ans d'espérance de vie LEXPRESS.fr 06/11/2015


Travailler dans de mauvaises conditions peut vous faire perdre des années d'espérance de vie
Crédits: Andrey Popov / iStock

Une étude démontre que l'un des facteurs qui influencent le plus notre durée de vie est le stress engendré par le travail. Plus celle-ci est précaire, ou exigeante en termes d'horaires ou de conditions de travail, plus jeunes ils mourront.

Citation :
Se tuer au travail. Une réalité très concrète d'après une étude réalisée par des chercheurs des universités de Stanford et Harvard. Tout a commencé par le projet de ces scientifiques de cartographier la durée de vie des américains.

>> Lire aussi notre dossier: "Comment gérer le stress au travail ?"

Le travail nous tue, son absence aussi

A l'issue de cette première étape, les chercheurs ont remarqué que la différence d'espérance de vie pouvait aller jusqu'à 33 ans suivant les zones géographiques.

Pour expliquer cette disparité considérable, ils ont donc repassé leurs données au tamis de critères très variés -sexe, origine ethnique, niveau d'étude, mais aussi dix critères liés au travail: horaires décalés, précarité, équilibre famille-travail...

Jusqu'à 33 ans de baisse d'espérance de vie

Les chercheurs de Stanford et d'Harvard ont alors établi que l'un des facteurs influant le plus l'espérance de vie n'est pas la fortune personnelle, les origines sociales, ou le lieu de vie, mais le stress éprouvé dans la sphère professionnelle. Les horaires de travail décalés, le chômage, les licenciements, ou un environnement de travail hostile et stressant peuvent ainsi contribuer à diminuer la durée de vie de certains salariés jusqu'à 33 ans. Sachant que l'espérance de vie des femmes est davantage impactée par les horaires décalés, et celle des hommes par la précarité professionnelle au sens large.

>> Lire aussi: "Travailler en horaires décalés accélère le vieillissement cognitif"

Conclusion (attendue) des chercheurs: pour préserver l'espérance de vie des travailleurs, il faut leur proposer des conditions de travail qui préservent davantage leur santé, avec moins d'horaires décalés, une meilleure couverture santé, moins de précarité. Reste à en persuader les employeurs.


Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité



MessageSujet: Re: TRAVAIL et EXPLOITATION : Tous au boulot !? Précaires, chômeurs, expulsés, morts... mais...   Ven 6 Nov - 17:04



Nuisances au travail : la situation se dégrade MARIE-SOPHIE RAMSPACHER Les Échos 06/11/2015



Seuls 18 % actifs travaillent sein d’un espace décloisonné tandis 11 % bénéficient d’un bureau taille « humaine »

Tendance | Alors que le baromètre Actineo révèle que les Français résistent aux open-space, l’enquête montre en revanche que le sentiment de gêne au travail, causé notamment par les nuisances sonores, est de plus en plus partagé. Avec des effets nocifs sur la santé.

Citation :
Contrairement aux idées reçues, moins de deux actifs français sur dix travaillent dans un open space en 2015. Selon le dernier baromètre Actineo-CSA, thermomètre annuel de la qualité de vie au bureau, 73 % des actifs exercent en bureau fermé, seuls ou à plusieurs. Dans le détail, seuls un tiers travaillent dans un espace collectif. Bonne nouvelle donc, le bureau individuel semble faire de la résistance et davantage encore chez les dirigeants qui sont 71 % à disposer d’un espace privatif. L’open-space, dont on pouvait attendre une percée dans l’Hexagone _sous l’impulsion notamment des grandes entreprises qui s’y convertissent en masse pour des raisons d’optimisation financière et foncière_ reste donc minoritaire. Seuls 18 % des actifs travaillent au sein d’un espace décloisonné tandis que 11 % bénéficient d’un bureau à taille humaine (entre 4 et 9 personnes).

Année après année, l’aménagement des bureaux reste cité comme un facteur de bien-être, d’efficacité et de motivation, voire de santé physique : 9 actifs sur 10 considèrent que leur espace de travail a un impact sur leur état général, or c’est là que le bât blesse puisque ces mêmes salariés confient que les nuisances sonores sont en forte hausse. Près de 6 actifs sur 10 déplorent les nuisances causées par leurs collègues (conversations téléphoniques, rangements bruyants, sonneries diverses, réunions spontanées dans les couloirs etc.) alors qu’ils n’étaient que 3 sur 10 en 2011 ! 51 % se disent gênés par des problèmes de climatisation (phénomène de chaud et froid), une proportion de mécontents qui a doublé par rapport à l’enquête 2011. La moitié des salariés évoquent également des problèmes d’attention liés à la circulation constante dans les bureaux, mais aussi aux abords des espaces vitrés de réunion. Sont également citées les nuisances liées au bruit dégagé par les appareils, aux ondes électromagnétiques, et aux éclairages inappropriés.

De façon surprenante, l’Observatoire de la qualité de vie au bureau souligne la nouvelle notoriété des bureaux assis-debout. Si l’on en croit le baromètre _émis par des professionnels de l’aménagement et du mobilier de bureau_, ces nouvelles organisations jouissent d’une image favorable en dépit d’un usage modeste (15 %). 69 % des actifs jugent même que ce type de bureau a un effet booster sur leur productivité....



Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité



MessageSujet: Re: TRAVAIL et EXPLOITATION : Tous au boulot !? Précaires, chômeurs, expulsés, morts... mais...   Ven 6 Nov - 17:07

Dur équilibre entre travail et famille quand les parents travaillent Le Parisien 05 Nov. 2015


Citation :
(AFP) - Les deux parents travaillent désormais dans près de la moitié des foyers américains, si bien que l'équilibre entre travail et famille est "difficile" à trouver, estime la majorité de ces foyers à double revenu, rapporte une étude du Pew Research Center.

Avec l'arrivée grandissante des mères sur le marché du travail, la part des foyers où les deux conjoints travaillent atteint 46%, au lieu de 31% en 1970, précise cette étude publiée mercredi.

La part des foyers où le père travaille à plein temps et la mère ne travaille pas à l'extérieur a sur la même période diminué, passant de 26% au lieu de 46% en 1970, selon Pew.

Dans les foyers où mère et père travaillent à plein temps, 56% des parents (60% des mères et 52% des pères) estiment que l'équilibre entre leurs responsabilités familiales et celles au travail est "très" ou "assez difficile" à trouver.

Cet équilibre est d'autant plus difficile à trouver que les parents sont diplômés et blancs, selon Pew.

Les mères qui travaillent sont 41% à estimer qu'être parent les a freinées dans leur carrière. Seuls 20% des pères disent la même chose.

La moitié de ces parents se plaignent de ne pas avoir assez de temps libre, surtout les mères qui travaillent à plein temps (59%) davantage que celles qui sont à temps partiel (48%).

Pour autant, les tâches ménagères et parentales sont davantage partagées au sein des couples où les deux travaillent, souligne Pew.

Certes plus de la moitié de ces parents (54%) affirment que ce sont davantage les mères qui s'occupent des activités des enfants, quand 39% pensent que la tâche est également partagée, et 6% pensent que ce sont davantage les pères.

Mais ils sont 47% à penser que s'occuper des enfants quand ils sont malades est une tâche partagée et autant à penser que cette tâche est davantage remplie par les mères (6% pensent que ce sont davantage les pères).

Quant aux tâches ménagères et aux responsabilités, ils sont 59% à penser que ces tâches sont partagées équitablement (31% pensent que ce sont davantage les mères qui s'en occupent, 9% que ce sont davantage les pères).

L'autorité sur les enfants ou encore jouer avec eux sont des activités partagées (pour respectivement 61% et 64% d'entre eux).

Ces foyers où les deux parents travaillent sont aussi plus riches que les autres, avec un revenu médian de 102.400 dollars par an, au lieu de 84.000 dollars pour les foyers où seul le père travaille à plein temps.

Ce sondage a été mené du 13 au 15 octobre auprès de 1.807 parents américains ayant un enfant ou plus de moins de 18 ans.


Revenir en haut Aller en bas
 
TRAVAIL et EXPLOITATION : Tous au boulot !? Précaires, chômeurs, expulsés, morts... mais...
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 2 sur 5Aller à la page : Précédent  1, 2, 3, 4, 5  Suivant
 Sujets similaires
-
» priere du matin (pour ceux qui travail mais qui on pas envie d'aller travailler )
» L'exploitation au travail
» pas de travail pas de problème
» sevrage partiel , diversification alimentaire reprise de travail
» travail saisonnier en Ecosse...

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
PATLOTCH / CIVILISATION CHANGE / COMMUNISME, SEXE, et POÉSIE :: ENTRÉES THÉMATIQUES : CAPITALISME, MONDE, COLONIALITÉS... LUTTES :: CLASSES et CAPITAL comme économie politique/exploitation du prolétariat :: TRAVAIL et EXPLOITATION : QUID DU 'PROLÉTARIAT' ?-
Sauter vers: