PATLOTCH / COMMUNISME / un ART de la RÉVOLUTION

LA CONSTITUTION EN CLASSE CONTRE LE CAPITAL DES LUTTES PROLÉTARIENNES, FÉMINISTES, DÉCOLONIALES, ÉCOLOGISTES... et POÉTIQUES !
 
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 TRAVAIL et EXPLOITATION : Tous au boulot !? Précaires, chômeurs, expulsés, morts... mais...

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MessageSujet: Re: TRAVAIL et EXPLOITATION : Tous au boulot !? Précaires, chômeurs, expulsés, morts... mais...   Sam 9 Juil - 9:40


licenciements : ça ne chôme pas !

Continental, Intel, Sidel, Transdev, Fimec, Micron, Sogeti High Tech, SFR, eDreams, Oracle France (sic)...



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MessageSujet: Re: TRAVAIL et EXPLOITATION : Tous au boulot !? Précaires, chômeurs, expulsés, morts... mais...   Jeu 1 Sep - 20:59


Dans son roman Le Roi pâle, David Foster Wallace met en scène un employé d’un centre de traitement de déclarations fiscales qui meurt à son poste de travail. Il y restera plusieurs jours avant qu’on s’aperçoive de son décès. Cette satire critiquant la futilité d’un travail monotone et déshumanisant est d’autant plus inquiétante qu’il ne s’agit pas vraiment d’une satire. En 2004, un employé du bureau des impôts en Finlande est mort de la même façon. Il aura fallu deux jours aux cent employés qui travaillaient à son étage pour s’en apercevoir.


Citation :
Dans « Le Roi pâle » (éd. Au Diable Vauvert), David Foster Wallace critique la futilité d’un travail monotone et déshumanisant. L’histoire a attiré l’attention du sociologue suédois Roland Paulsen. Alors qu’on ne fait que parler de l’intensification du travail, de pratiques managériales coercitives, de burn-out et d’excès de stress, comment expliquer l’existence de ce cadavre passant inaperçu pendant quarante-huit heures sur son lieu de travail ?

Paresse ou révolte ?

Le chercheur suédois a son explication : le système capitaliste est bien moins efficace qu’on ne croit. Il suffit de se pencher sur la façon dont les employés occupent leurs heures de travail pour s’en rendre compte. C’est pourquoi dans son ouvrage Empty Labor (Cambridge University Press, 2014), Roland Paulsen s’intéresse à un phénomène étonnant : le travail inoccupé.

Différentes enquêtes suggèrent que les salariés consacrent entre 1,5 heure et 3 heures par jour à des activités autres que le travail : coups de fils, courriels personnels, achats sur Internet, consultation des réseaux sociaux… C’est cette réalité que décortique cet ouvrage nourri d’entretiens avec des employés de secteurs variés, du marketing à la finance, en passant par l’industrie manufacturière ou pharmaceutique. Tous consacrent la moitié de leur temps de travail, voire plus, à des activités qui ne sont pas liées à leur emploi. Pourquoi ? S’agit-il de paresse, de mécontentement, de révolte ?

Se réapproprier le temps

Le chercheur livre son analyse au Monde : dans la plupart des cas, l’inactivité au travail est liée au manque de sens, ou à une frustration à l’égard de l’entreprise ou d’un manageur. « J’ai interrogé des personnes dans le secteur des soins, personne ne néglige l’aide aux patients. En revanche, on évite les tâches administratives. La démarche peut devenir politique : ces employés se réapproprient du temps qu’ils sont obligés de vendre pour avoir une vie décente. C’est une solution individuelle à des problèmes structurels. »

Mais ce qui a le plus surpris le sociologue dans son enquête, ce sont les employés oisifs malgré eux. « On ne se disputait jamais sur un excès de travail, mais sur comment je pouvais avoir d’autres tâches à faire », raconte ainsi une fleuriste, remontée contre son employeur. Faute de travail, elle passe ses après-midi au café et à jouer sur son téléphone.

Six ans d’absence incognito

Le cas est loin d’être isolé, soutient Roland Paulsen, exemples à l’appui. Dernier en date : Joaquin Garcia, employé du service des eaux d’une ville espagnole. Ce fonctionnaire s’est absenté pendant six ans de son travail sans que personne ne s’en rende compte, en continuant de toucher son salaire. Lorsque, en février, l’affaire éclate, voilà comment M. Garcia justifie son absence : il n’avait rien à faire au bureau… Alors même que le travail en Europe s’intensifie, avec des employés contraints de faire plus en moins de temps.

Mais le travail salarié est une institution inégale, économiquement, mais aussi en termes de stress et de rythme, rappelle Roland Paulsen : « Pendant que certains, d’ailleurs souvent ceux qui sont le mois bien payés, s’échinent au travail avec des rythmes impossibles, d’autres tournent au ralenti. » Le travail inoccupé pointerait donc les limites et les contradictions du système capitaliste, soutient le sociologue.

Alors, comment lutter contre les incohérences du système ? D’abord, par la révolte collective. Pour le sociologue, il faut militer pour la réduction des heures de travail et la prolongation des vacances, « des questions pour lesquelles les syndicats ont toujours manifesté, mais qui semblent avoir été oubliées ces dernières années ».

La lutte peut être aussi plus personnelle : il s’agit alors de minimiser l’impact du travail dans sa propre vie. « Choisir librement des moments d’inactivité au travail est une solution. Malheureusement, elle n’est viable que pour les privilégiés qui ne sont pas strictement encadrés comme la majorité. »

En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/emploi/article/2016/08/17/et-si-ne-rien-faire-c-etait-resister_4984047_1698637.html#Js00FFWjgQAdMK1B.99


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MessageSujet: Re: TRAVAIL et EXPLOITATION : Tous au boulot !? Précaires, chômeurs, expulsés, morts... mais...   Mer 7 Sep - 11:42


les absents ont toujours tort ?

L'absentéisme coûte chaque année 60 milliards aux entreprises françaises

Anne de Guigné Le Figaro 07/09/2016

VIDÉO - Selon une étude réalisée auprès de 26.230 entreprises en 2015, les salariés français ont été absents en moyenne 16,6 jours par an, soit plus de deux semaines. Un niveau proche de celui du début du quinquennat Hollande.



Les services souffrent d'un taux d''absentéisme plus élevé que la moyenne française.

Citation :
L'absentéisme affecte toujours durement les entreprises françaises. En 2015, selon une étude du cabinet Ayming (ex-Alma Consulting), réalisée en partenariat avec AG2R La Mondiale, les salariés du privé se sont absentés en moyenne 16,6 jours par an, soit un taux d'absentéisme (nombre de jours calendaires d'absence sur l'année sur le nombre de jours théoriques de présence calendaire) de 4,55%. La tendance est globalement stable ces dernières années. Après une légère amélioration en 2013 et 2014, le cru 2015 revient au niveau de 2012. L'étude a été menée sur une base de 26.230 entreprises employant plus de 960.000 salariés.

L'absentéisme (absence pour maladie, accident du travail, accident de trajet, maladie professionnelle... ) est très variable selon les secteurs. Les BTP tirent leur épingle du jeu, avec un taux d'absentéisme de 3,90%, tandis que les services affichent un taux très élevé à 5,65%. La taille des entreprises n'a que très peu d'influence sur la fréquence des absences.

L'absentéisme progresse avec l'âge

L'absentéisme progresse en revanche clairement avec l'âge. Il est de 11 jours par an chez les moins de 30 ans mais de plus de trois semaines chez les plus de 55 ans. Les femmes, plus sensibles aux affections professionnelles comme les troubles musculo-squelettiques et plus souvent plus impliquées auprès de leur foyer que leur conjoint, sont aussi en moyenne plus absentes que les hommes (18 jours par an contre 13,6).

L'étude évalue le coût global de l'absentéisme au travail à 60 milliards d'euros. Ses coûts directs -maintien du salaire de l'employé absent, coût de son remplacement temporaire éventuel...- atteindraient 45 milliards d'euros. Avec les coûts indirects (prévention, prévoyance, cotisations dédiées aux accidents du travail et aux maladies professionnelles), la facture grimperait à 60 milliards d‘euros.


pour un patron et quelles que soient les raisons de son absence, un salarié absent a toujours tort, mais

1) gageons que cette "perte" est payée par le prix des marchandises ou services

2) ce serait 60 milliards de perte à rapporter aux bénéfices des entreprises françaises du CAC40, bien que notés en 2015 à « 53 milliards d'euros de profits pour le CAC 40 » (Les Échos 17 mars 2016), « 73,8 milliards de bénéfices en 2011 » (ClairActu 12 mars 2012)

mais : « Le chiffre d’affaire de l’ensemble des actions du CAC40 avoisine les 75 % du PIB Français mais seul 30% est réalisé en France. » (Le CAC40 déconnecté de l'économie française  CentralCharts). Le PIB de la France est de 2181,1 milliards d'euros en 2015 (Le Figaro 30 mai 2016). Ben oui, les Français payent des impôts... (définition du PIB par l'INSEE : « Le PIB est la somme des valeurs ajoutées brutes des différents secteurs institutionnels ou des différentes branches d'activité, augmentée des impôts moins les subventions sur les produits »)

sauf erreur de ma part, la perte de 60 milliards due à l'absentéisme représente 0,02% du PIB de la France...

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MessageSujet: Re: TRAVAIL et EXPLOITATION : Tous au boulot !? Précaires, chômeurs, expulsés, morts... mais...   Ven 9 Sep - 3:56




Nous vous surveillons, Simpkins !

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MessageSujet: Re: TRAVAIL et EXPLOITATION : Tous au boulot !? Précaires, chômeurs, expulsés, morts... mais...   Lun 19 Déc - 4:23



La durée légale du travail au Japon est de 40h. Mais dépasser largement ce chiffre est la norme.
REUTERS/Kim Kyung-Hoon


Citation :
Les salariés japonais effectuent en moyenne 40 heures supplémentaires de travail par mois. Or, près de la moitié de ce temps de travail n'est pas rémunéré car pas pris en compte par les employeurs. La Confédération des syndicats japonais, à l'initiative d'une étude sur cette question, dénonce l'écart entre les statistiques officielles et la réalité.

Au Japon, le pays du « karoshi », ou décès par excès de travail, la durée légale hebdomadaire est de 40 heures. Mais la loi ne fixe pas le plafond d'heures supplémentaires qu'un salarié peut effectuer. D'où l'équivalent d'une semaine supplémentaire de travail par mois, soit 40 heures en moyenne, mise en évidence par cette étude.

Mais ni le patronat ni les syndicats ne semblent vraiment s'en préoccuper car c'est traditionnellement la contrepartie de la garantie de l'emploi à vie et ce temps est soumis à la pression de l'environnement, employeurs et même collègues.

Santé en danger


Les syndicats préfèrent négocier des salaires qui englobent plus ou moins des dépassements d'horaires, mais très inférieurs à la réalité.

Or, selon les spécialistes de la santé au travail, au-delà de 20 heures supplémentaires par mois, ajoutées aux 40 heures hebdomadaires, on entre dans une zone à risque où le sommeil ne suffit plus à la récupération. D'autant plus que les Japonais ne prennent en moyenne que la moitié de leurs trois semaines de congés payés par an.


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MessageSujet: Re: TRAVAIL et EXPLOITATION : Tous au boulot !? Précaires, chômeurs, expulsés, morts... mais...   Mar 31 Jan - 12:34


l'abolition du salariat en version patronale

VERS LA FIN DU SALARIAT ?

FocusRH 23/01/2017

L’abolition du salariat, « le mot d’ordre révolutionnaire » selon Karl Marx, serait-elle en passe de devenir une réalité ? Alors qu’aux Etats-Unis, un actif sur quatre n’est pas salarié et que cette proportion pourrait atteindre 40% en 2020, la question est plus que jamais d’actualité. L’apparition de nouvelles formes de travail autour des notions de flexibilité et de collaboration semble être une véritable tendance de fond. Décryptage de Stéphane Madoeuf, professeur à HEC, paru dans la revue RH&M.


Citation :
Mais ce que l’on oublie souvent, c’est que l’abolition du salariat pourrait se traduire par la disparition des entreprises telles que nous les connaissons aujourd’hui.

Alors que nombre de Français souhaitent profiter de la révolution digitale pour bénéficier d’une vie professionnelle riche et innovante, les entreprises doivent impérativement anticiper ces tendances afin de s’adapter avant qu’il ne soit trop tard.

Les nouvelles formes de travail font reculer le salariat

Les formes de travail évoluent aujourd’hui vers plus d’indépendance. Ainsi, de 2006 à 2011, le nombre de travailleurs non-salariés français a progressé de 26%. Peu à peu, le statut de freelance pourrait devenir la norme et non plus l’exception. Les nouvelles générations ont un rapport totalement nouveau au travail. Ce nouveau paradigme s’articule autour de trois tendances principales : flexibilité spatio-temporelle, travail collaboratif et management participatif.

Flexibilité spatio-temporelle avec l’apparition du télétravail, d’espaces de coworking et d’une nouvelle relation aux horaires : le mode de vie impacte la journée de travail plutôt que l’inverse. L’entreprise doit tendre à satisfaire au maximum les collaborateurs en s’appuyant sur les nouvelles technologies (cloud, virtualisation…) pour faire cohabiter la liberté avec la rigueur nécessaire. Buffer privilégie le nomadisme. Chaque membre de l’équipe décide du lieu où il souhaite travailler aux quatre coins du monde, tout en exerçant ses responsabilités. Deux fois par an, toute l’équipe se réunit dans un endroit choisi de manière participative. Cela permet de supprimer la monotonie et stimule la créativité des salariés.

Le travail collaboratif est possible grâce aux outils technologiques et permet de développer la création de valeur en montant des équipes pluridisciplinaires. Les solutions comme Slack, Trello ou Github permettent d’organiser simplement le travail en équipe et à distance.

Le management devient participatif via la responsabilisation de tous les collaborateurs au sein d’entreprises libérées. L’exemple de l’écosystème de freelances Mangrove est parlant. Chaque Mangrove Friend travaille en indépendant dans un espace de travail partagé. 2 ou 3 jours par semaine sont consacrés à ses projets personnels et le reste de la semaine à un projet collectif propre à Mangrove. Les espaces de coworking sont également caractéristiques des attentes d’indépendance propres aux nouvelles générations : ce sont des lieux de vie et de travail favorisant la sociabilisation et les échanges. [...]

L’organisation de l’entreprise remise en question


L’entreprise traditionnelle telle que nous la connaissons semble être en voie de disparition à moyen-terme. En effet, sa structure actuelle, verticale et hiérarchique, est de plus en plus remise en question. L’émergence du numérique permet d’expliquer ce phénomène au travers de la question des coûts de transaction.

Les coûts de transaction permettent en effet de justifier l’existence de l’entreprise verticalement intégrée. Dans "The nature of the firm" (1937), Ronald Coase l’explique ainsi : tout recours au marché a un coût et les entreprises existent pour réduire ces coûts. Les coûts de transaction sont de trois ordres : les coûts de démarchage ; les coûts de négociation ; les coûts de coordination et d’exécution.

Traditionnellement, l’entreprise réduit ses coûts en sous-traitant une partie de sa production. Une entreprise tend donc à accroître sa taille jusqu’au moment où le coût de produire en interne devient égal au coût pour effectuer la même transaction sur le marché. Ronald Coase met également en évidence l’importance de l’information, qui est à la base de la notion de coût de transaction. Il rappelle que si l’information était gratuite et parfaite, l’incertitude disparaîtrait, les coûts de transaction deviendraient nuls et la justification de l’existence des entreprises serait beaucoup plus difficile. Or, l’émergence des nouvelles technologies permet un accès simplifié à l’information, ce qui se traduit par une chute des coûts de transaction. [...]

Les entreprises doivent s’adapter aux nouvelles formes de travail

Pour continuer à attirer des salariés et ne pas disparaître, les entreprises doivent s’adapter aux attentes des digital natives.

Le rapport de force entre l’entreprise et le potentiel salarié a basculé. C’est au tour de l’entreprise de convaincre un candidat qu’elle a tous les atouts pour son développement personnel et un projet adapté à ses attentes. Chez Zappos, un nouvel employé n’intègre pas l’équipe pour obtenir un salaire mensuel mais bien pour contribuer à un projet collectif.

Une fois de nouveaux talents attirés, il s’agit de les valoriser. Pour ce faire, l’entreprise doit tout faire pour permettre l’innovation. La structure idéale en ce sens est l’open allocation, autrement théorisée sous le nom d’adhocratie par Henry Mintzberg. L’organisation serait alors horizontale avec une formation solide de la part des experts, regroupés dans des équipes ad hoc conduisant des projets divers. [...]

Les limites

Pour reprendre notre introduction, l’abolition du salariat, nous avons pu suivre certains exemples cet été qui montrent certaines limites (exemple de Take Eat Easy dont les coursiers ne devraient pas être indemnisés après liquidation judiciaire ou exemple des chauffeurs Uber qui risquent d’être remplacés par des véhicules autonomes…). Nous pouvons donc penser qu’elle ne sera sans doute que partielle et correspond plus à un mindset qu’à un effet mode : tout le monde n’est pas prêt à travailler à son compte, entreprendre, se détacher du milieu sociabilisant qu’est l’entreprise qui doit rester, pour certaines personnes, le nœud social professionnel qu’ils attendent. Pour conclure, le numérique soutient plus une évolution des modes de travail, qu’une révolution du travail.


Cet article est extrait de la Revue RH&M n°63 d'octobre 2016. Vous pouvez retrouver l’intégralité de cet article dans la revue RH&M.

La Revue RH&M, créée en janvier 2001 par Edgard Added, président du groupe RH&M, directeur de la revue et co-auteur du « DRH du 3ème Millénaire », la Revue RH&M à parution trimestrielle se veut être un véritable espace d’expression et d’échanges d’expériences entre les professionnels, les différents acteurs des ressources humaines et les experts du management. Elle se distingue fortement des autres supports par son concept et sa spécificité. La Revue RH&M est une revue professionnelle rédigée par des professionnels RH pour des professionnels RH, favorisant l’échange de bonnes pratiques.


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Tristan Vacances



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MessageSujet: Re: TRAVAIL et EXPLOITATION : Tous au boulot !? Précaires, chômeurs, expulsés, morts... mais...   Ven 3 Fév - 2:08


La raréfaction du travail, vieux débat et faux problème

Benoît Georges Les Échos 25/01 à 15:55  

Le revenu universel porté par Benoît Hamon est présenté comme une réponse à l’inexorable raréfaction des emplois, menacés par le numérique. Mais cette approche fait l’impasse sur la principale mutation en cours : la montée en puissance des formes d’emploi alternatives au salariat.


Dessin Boll Les Echos

Citation :
Demain, la plupart de nos emplois seront-ils assurés par des robots ? La question peut paraître digne d'une série de science-fiction. Pourtant, après avoir divisé économistes et experts de l'emploi pendant des années, elle a fait son irruption dans le débat politique à l'occasion de la présidentielle : Benoît Hamon a fait de la « raréfaction du travail » l'argument principal de son projet de revenu universel d'existence. Son bon score à la primaire de dimanche dernier prouve que, désormais, ce discours porte auprès d'une partie de l'électorat de gauche.

Après tout, cela n'a rien de surprenant : la robotisation et l'intelligence artificielle progressent à grande vitesse. Les caisses de supermarché sont de plus en plus automatisées, l'ordinateur sait reconnaître la voix et répondre aux clients par e-mail ou téléphone, et tous les constructeurs automobiles promettent pour bientôt des voitures autonomes. Dans ces conditions, comment ne pas s'inquiéter pour l'avenir des caissières, des téléconseillers ou des conducteurs ? La question n'est pourtant pas tout à fait nouvelle : il y a plus de vingt ans, l'économiste américain Jeremy Rifkin prophétisait déjà « la fin du travail » sous les coups portés par les robots et l'informatique. Un best-seller planétaire dont la version française, publiée en 1996 et préfacée par Michel Rocard, inspira en partie la réforme des 35 heures.

Etude alarmiste

En septembre 2013, deux universitaires de l'Oxford Martin School, Carl Benedikt Frey et Michael Osborne, ont remis le sujet sous les feux de l'actualité avec une étude très alarmiste . En se basant sur les progrès annoncés de la robotique et de l'apprentissage automatique, qui autorisent les machines à accomplir des tâches moins routinières et jadis réservées au cerveau humain, les deux chercheurs prévoyaient que jusqu'à 47 % des emplois américains étaient « à haut risque », c'est-à-dire « potentiellement automatisables à une échéance non spécifiée, peut-être une décennie ou deux ».

Depuis, la méthode utilisée par Osborne et Frey a été remise en question. En s'attachant à détailler plus finement, au sein d'une même profession, les tâches automatisables et celles qui ne le sont pas, les derniers travaux sur le sujet ont revu nettement la menace à la baisse. En mai 2016, l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) évaluait à 9 % en moyenne la part des emplois « à risque » dans ses pays membres. Il y a dix jours, le Conseil d'orientation pour l'emploi (COE) avançait dans sa propre étude un chiffre similaire pour la France : « moins de 10 % » des métiers seraient mis en danger par l'automatisation. Un chiffre plus rassurant, même si, rétorqueront les adeptes de la raréfaction, cela représente 1,5 million de postes détruits dans l'Hexagone - pas vraiment de quoi se réjouir.

Reste que toutes ces études font l'impasse sur deux éléments majeurs dans le débat. D'abord, pour reprendre un argument aussi vieux que la fameuse « destruction créatrice » de Joseph Schumpeter (1883-1950), elles ne parlent que des emplois disparus, jamais de ceux nés grâce aux technologies. Un peu comme si l'on totalisait le nombre de fabricants de diligences, de maréchaux-ferrants et de cochers disparus il y a un siècle sans prendre en compte l'émergence des constructeurs automobiles, des fabricants de pneus et des taxis de la Marne. Dans une étude parue l'an dernier, France Stratégie mettait ainsi en parallèle les quelque 200.000 postes de secrétaires disparus en France depuis les années 1990 et les 250.000 postes d'ingénieurs et cadres de l'informatique et des télécoms apparus sur la même période.

Travailleurs « à la demande »

Le deuxième argument, plus récent, est que la révolution numérique en cours - comme d'ailleurs les révolutions technologiques passées - n'aura pas pour seul effet de créer ou de détruire des emplois : elle transformera aussi la nature même du travail. Cette mutation-là est déjà perceptible. C'est celle qui permet, grâce à l'informatique mobile, au cloud et aux plates-formes de mise en relation, de remplacer les salariés non pas par des robots ou des logiciels, mais par des travailleurs externes à l'entreprise - qu'il s'agisse d'intérimaires, de prestataires sous contrat ou d'indépendants employés « à la demande ».

Après avoir reculé tout au long de la décennie 1990, la part de l'emploi non salarié en France remonte depuis 2008 - elle est passée de 10,7 % à 11,5 % en 2014. Le phénomène est certes lié à la mise en place du statut d'autoentrepreneur, mais pas seulement : il s'observe aussi, entre autres, en Grande-Bretagne ou aux Pays-Bas. Et aux Etats-Unis, il s'accélère : un rapport du National Bureau of Economic Research estime que les « formes alternatives d'emploi » concernaient 15,7 % des travailleurs fin 2015, contre 10,7 % en 2005, et ont représenté « 94 % des créations d'emplois de l'économie américaine » sur la période. Cela va bien au-delà des chauffeurs Uber ou des coursiers Deliveroo : selon une étude du cabinet EY publiée en janvier, le recours des grandes entreprises aux emplois de courte durée a augmenté de 49 % au cours des cinq dernières années.

Demain, votre emploi ne sera peut-être pas remplacé par un robot, mais il sera plus fréquemment à durée déterminée, à la demande ou réparti entre de multiples employeurs. Ce qui représente un défi majeur pour un monde du travail encore régi par près d'un siècle de salariat dominant. S'y adapter nécessitera de remodeler en profondeur notre droit du travail et notre protection sociale, pour recréer un filet de sécurité adapté à ces nouvelles formes d'emploi. Un chantier sans doute tout aussi ambitieux que la création d'un revenu universel, mais qui, jusqu'à présent, ne mobilise pas la classe politique.

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MessageSujet: Re: TRAVAIL et EXPLOITATION : Tous au boulot !? Précaires, chômeurs, expulsés, morts... mais...   Mer 12 Avr - 20:49


Dejian Zeng a profité de ses vacances d’été pour se faire engager sur une chaîne d’assemblage en Chine, afin d’enquêter sur les conditions de travail des ouvriers chinois. Il a raconté son quotidien à Business Insider.


Citation :
La curiosité mène à tout. Quand certains profitent de leurs vacances d’été pour migrer vers le soleil, d’autres se font embaucher dans une usine de fabrication en Chine. Plus précisément sur une chaîne d’assemblage d’iPhone, celle de Petagron près de Shanghai.

Pendant six semaines l’an dernier, 12 heures par jour, Dejian Zeng, étudiant new-yorkais, s’est mêlé aux ouvriers chinois de l’usine, comme il le raconte à Business Insider.

Des journées longues et monotones

Son travail commençait à 7h30 et se poursuivait pendant 12h, repas et pauses compris. Un travail routinier et monotone, puisque chaque travailleur effectue le(s) même(s) geste(s) chaque jour sur la chaîne de montage. Dans le travail à la chaine, la productivité est la clé. Bref, ce qu’Henri Ford a appliqué dans ses usines en 1908 pour la production de ses Ford T et qui fut théorisé en amont par Gramsci et Taylor. « Pour Zeng, cela pourrait se traduire par insérer une vis dans le dos d’un iPhone pendant 12 heures », indique The Next Web. Zeng a ainsi travaillé sur une chaîne d’assemblage d’iPhone 6S puis est passé sur une chaîne d’assemblage d’iPhone 7.



Une usine Apple en Chine – BBC

Ce n’est déjà pas très enviable, mais ce n’est pas le pire. Les conditions de travail sur les tests de production s’apparentent à de la « torture » selon Zeng. Lors de la production expérimentale, seuls 5 téléphones sont généralement produits. Il peut se passer des heures avant de se voir confier un autre téléphone. Durant ce laps de temps, il n’est pas souvent permis de parler ou de bouger de son poste, même pour aller aux toilettes. Un téléphone est assemblé et les ouvriers doivent attendre deux heures, en silence, qu’un autre téléphone leur soit confié. Un véritable supplice pour Zeng, d’autant qu’il est difficile de ne pas s’endormir. Si un ouvrier cède à la tentation, il est réprimandé et sa chaise lui est ôtée, le forçant à rester debout en attendant l’arrivée du prochain téléphone.

Des conditions qui flirtent parfois avec « la torture »

Zeng explique également que les mesures de sécurité ont été renforcées sur ces chaines de tests : la sensibilité des détecteurs de métaux a été augmentée, ce qui a conduit certaines femmes à devoir se changer lorsque l’armature de leur soutien-gorge déclenchait les dispositifs. Les objets contenant du métal, tel que les briquets ou les téléphones, sont confisqués à l’entrée



Un dortoir à Petagron – Dejian Zeng

Une fois la journée de travail terminé, les ouvriers retournent à leur dortoir pour dormir. Zeng partageait le sien avec 7 autres travailleurs. Les bons jours, ils avaient de l’eau chaude pour pouvoir se doucher. Certains jours, ils n’avaient pas d’eau chaude, d’autres jours pas d’eau du tout.

Pas de quoi s’offrir un iPhone

Et comme le précise The Next Web, si les repas sont corrects ils coûtent tout de même entre 5 et 8 yuans, soit entre 0,76 et 1,16 dollar (entre 0,71 et 1,1 euro), et jusqu’à 2,90 dollars (2,7 euros) si les ouvriers prennent leurs repas à l’extérieur de l’usine. Si ces coûts peuvent nous paraître dérisoires, ils sont significatifs sur le salaire mensuel de ses ouvriers. Sans compter les coûts supplémentaires, comme l’internet au sein du dortoir ou l’examen médical à passer avant de commencer à travailler.

Interrogé par Business Insider, Apple assure que dans 99 % des cas les ouvriers ne travaillent pas plus de 60 heures par semaine et ceux fabriquant les produits Apple, pas plus de 43 heures en moyenne.



Les douches collectives – Dejian Zeng

Comme Zeng l’explique à Business Insider, une grève imminente couvait à Petagron, mais rien ne s’est produit pendant son séjour dans l’usine. Les salaires à Pegatron ont augmenté de plus de 50 % au cours des cinq dernières années, et ils sont plus élevés que le salaire minimum à Shanghai, indique un représentant d’Apple à BI.

Le rêve irréaliste de Trump

Quoi qu’il en soit, avec de tels couts du travail, on imagine mal Apple rapatrier ses usines aux États-Unis comme le requiert Donald Trump (déduction d’impôts à la clé). Pour Zeng, ce souhait est complètement irréaliste, les États-Unis ne pourront jamais s’aligner sur de tel prix et rapatrier quelques usines sur le territoire US ne créera pas nécessairement plus d’emplois : la plupart des tâches effectuées en usine d’assemblage peuvent l’être par des machines.

Pour ce travail, Dejian Zeng a été rémunéré 3100 yuan mensuels, soit 450 dollars (environ 424 euros), ce qui représente plus que le salaire de base en Chine qui s’élève à 2320 yuans (336 dollars). Pas de quoi s’offrir un iPhone en somme.

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MessageSujet: Re: TRAVAIL et EXPLOITATION : Tous au boulot !? Précaires, chômeurs, expulsés, morts... mais...   Mer 26 Juil - 23:23


Encadrés par un code du travail peu regardant sur le nombre d’heures supplémentaires réalisées, les travailleurs japonais ont des airs d’ouvriers anglais du XIX e siècle, selon le quotidien nippon « Asahi Shimbun ».


Début 2017, le gouvernement japonais a limité le nombre d’heures supplémentaires à cent par mois. - SIPA

Citation :
La « question sociale » est loin d'être une nouveauté au Japon. Les intellectuels japonais se sont depuis très longtemps intéressés au marxisme, et le Parti communiste récolte toujours depuis un demi-siècle environ 10 % des voix. Mais la remise en cause du modèle du salarié extrêmement dévoué à son entreprise, à la fois par les difficultés économiques, et par la prise de conscience du surmenage au travail, justifie un intérêt nouveau pour certains travaux de Marx explique le quotidien tokyoïte « Asahi Shimbun» .

Avant de renoncer devant la difficulté du « Capital », le lecteur s'étonnera ainsi que les descriptions du surmenage des ouvriers anglais du XIXe, rappellent tant celui des travailleurs japonais aujourd'hui explique l'éditorial du journal. Les cas de décès dus à un « karoshi » (ou burn-out) se multiplient en effet. « En mars, un ouvrier du chantier du nouveau stade Olympique s'est suicidé », « le mois précédant sa mort, il avait fait 211 heures supplémentaires », raconte le quotidien.

Des droits du travail rétrogrades

La législation japonaise éloigne peu les salariés japonais du travail presque en continu des ouvriers de l'Angleterre victorienne. Si la durée réglementaire est en effet fixée à 40 heures par semaine, ce n'est qu'en début d'année que le gouvernement a décidé de plafonner les heures supplémentaires... à cent par mois. Et le principal syndicat japonais, Rengo, a récemment accepté que certains spécialistes ne soient même plus surpayés durant leurs heures supplémentaires.

Le journal centriste, regrette que la conclusion de Karl Marx qui plaide pour « une législation puissante empêchant les travailleurs de "se vendre'' ainsi que leur famille pour "l'esclavage et la mort''», soit encore pertinente au Japon.

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MessageSujet: Re: TRAVAIL et EXPLOITATION : Tous au boulot !? Précaires, chômeurs, expulsés, morts... mais...   Ven 29 Sep - 21:19


mobilités ? c'est louche

Technicentre SNCF à Périgueux : nouvelle salve de suppressions d'emplois

France.Info FR3 Nouvelle-Aquitaine 29/09/2017


Après avoir subi une suppression de 60 postes l'an dernier, les salariés du Technicentre du Toulon, à Périgueux s'inquiétaient pour leur avenir. Ce vendredi 29 septembre, ils ont appris que 30 postes ne seraient pas renouvelés après des départs en retraite, d'ici 2019.


Le technicentre SNCF à Périgueux emploie actuellement 510 personnes. / ©️ Google streetview

Citation :
La nouvelle a été annoncée lors d'une troisième réunion du comité de suivi du technicentre, à la préfecture de Dordogne.
D'ici 2019, 30 postes seront supprimés, essentiellement par le non-remplacement de départs à la retraite.
C'est moins que ce que craignaient les syndicats, car c'est le Technicentre de Saintes, en Charente-Maritime, qui paie un tribut beaucoup plus lourd avec la suppression de 150 emplois.

Technicentre SNCF de Saintes : 150 postes en moins

Néanmoins la survie à moyen-terme du technicentre de Périgueux est loin d'être assurée. En effet, le centre est en charge de l'entretien des trains Corails, lesquels ne rouleront plus en 2020.
Actuellement, le technicentre de Périgueux emploie 510 personnes.





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MessageSujet: Re: TRAVAIL et EXPLOITATION : Tous au boulot !? Précaires, chômeurs, expulsés, morts... mais...   Mer 11 Oct - 12:45


Alstom risque des milliers de suppressions de postes

Matthieu Pechberty BFMTV 11/10/2017

Le marché ferroviaire français va s’effondrer de 30% d’ici 2020. Le mariage d’Alstom et Siemens pourrait générer entre 2000 et 3000 doublons entre les deux entreprises.


Le ministre de l'Économie Bruno Le Maire chez Alstom le 29 septembre dernier
FRANCOIS LO PRESTI / AFP

Citation :
L’avenir s'assombrit pour Alstom. Le marché français du ferroviaire entame cette année une dégringolade plus forte que prévu. Il y a un an, les industriels du secteur, parmi lesquels Alstom, Bombardier et Siemens, anticipaient une baisse de 20% des commandes de trains, métros et tramway à horizon 2020. Une forte baisse pourtant atténuée par les commandes de l’État pour alimenter l’usine d’Alstom à Belfort. Mais ces prévisions s’avèrent aujourd’hui trop optimistes. Retards d’appels d’offres de RER, commandes non sécurisées de trains régionaux… Bruno Le Maire a souligné que les 20 locomotives que SNCF Réseau devait commander n’étaient toujours pas financées.

Les mauvaises nouvelles s’accumulent. Au point que la Fédération des industries ferroviaires (FIF) publiera dans quelques semaines une forte révision de ses perspectives. Elle anticipe désormais une baisse d’au moins 25% et jusqu’à 30% à l’horizon 2020. Une chute vertigineuse qui a sûrement poussé Alstom à accélérer son mariage avec Siemens. Et qui fait peser une réelle menace sur l’emploi.

D’importantes synergies sur les effectifs

La réalité est bien là: "Il y aura évidemment des réductions de postes car le marché est en crise pour les dix prochaines années, confie un proche d’Alstom. C’est pour cela que les deux groupes se sont engagés à maintenir l’emploi en France et en Allemagne pendant quatre ans". Entre 2000 et 3000 postes pourraient être touchés selon le niveau de charge des usines en France, estime cette source. À ce jour, la charge est assurée pour les deux années à venir, notamment grâce aux commandes de 15 TGV de l’État il y a un an. "Nous saurons en 2019 quelle sera la charge des usines à l’horizon 2022", explique un autre cadre d’Alstom. 2022 sera la date limite de l’engagement du groupe pour préserver les sites français.

Les ambitions financières d’Alstom et Siemens parlent d’elles-mêmes. Les fameuses synergies cachent inévitablement des coupes dans les emplois. "L’essentiel des 470 millions d’euros de synergies seront réalisées sur les baisses d’effectifs, décrypte un bon connaisseur. À 150.000/200.000 euros d’économies de coûts par poste supprimé, on atteint vite les 2000 suppressions de postes". En ligne de mire, la pérennité de l’usine de Belfort n’est toujours pas assurée. Il y a un an, Alstom prévoyait de transférer la production de ce site à Reichshoffen, en Alsace. "Depuis, l’activité s’est dégradée, note un proche du groupe. Il n’y a pas de raison que ce projet ne se justifie plus".

Des départs volontaires

Il y a deux semaines, le PDG d’Alstom s’est engagé à ne pas licencier pendant quatre ans. "Mais en fonction des plans de charge, l’emploi pourrait baisser dans certains sites, a reconnu Henri Poupart-Lafarge sur BFM Business. Si ça arrive, nous le ferons de manière volontaire et pas forcée". Auditionné ce mercredi à l’Assemblée nationale et au Sénat, il répondra aux parlementaires, échaudés par le vif échange entre Bruno Le Maire et le député de gauche Boris Vallaud, mercredi dernier.

Le ministre de l’Économie avait assuré début octobre lors d’un déplacement sur un site d’Alstom à Valenciennes qu’il n’y aurait "aucune suppression d’emplois et aucune fermeture de site". Une promesse que le député de gauche Boris Vallaud a farouchement critiquée. "Il y a des études à Bercy qui chiffrent précisément le nombre d’emplois potentiels menacés" a lâché celui qui était directeur de cabinet d’Arnaud Montebourg entre 2012 et 2014 puis secrétaire général adjoint de l’Elysée. "Les vrais doublons sont davantage avec Bombardier qu’avec Siemens" a répondu Bruno Le Maire, sous-entendant qu’il y en avait tout de même avec le groupe allemand.

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Tristan Vacances



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MessageSujet: Re: TRAVAIL et EXPLOITATION : Tous au boulot !? Précaires, chômeurs, expulsés, morts... mais...   Jeu 15 Mar - 20:21


Sous-évaluer un collaborateur pour remplir des quotas de mauvais salariés et pouvoir les licencier pour insuffisance professionnelle est illégal. Didier Bille a été DRH dans l'industrie et témoigne sur ces pratiques en France.


Employés de bureau dans les locaux de leur entreprise (illustration) (MAXPPP)

Citation :
Officiellement, le "ranking forcé" n'existe pas. Sous-évaluer un collaborateur pour remplir des quotas de mauvais salariés et pouvoir les licencier pour insuffisance professionnelle est illégal, mais aucune entreprise n'a jamais été condamnée. Didier Bille fait pourtant état de ces pratiques en France.

Didier Bille a été directeur des ressources humaines pendant 22 ans dans des filiales françaises de multinationales anglo-saxonnes dans l'industrie de pointe ou l’industrie automobile. Il publie son témoignage dans DRH : la machine à broyer, publié aux éditions Le Cherche midi le 15 mars. Laetitia Cherel, de la Cellule investigation de Radio France, a recueilli ses propos en avant-première. David Bille témoigne par ailleurs dans un reportage diffusé dans "Envoyé spécial" jeudi 8 mars.



franceinfo : Vous témoignez sans détour avoir pratiqué le "ranking forcé " ou la "sous-notation forcée" au cours de votre carrière. Dans quelles entreprises cela s’est-il passé ?

Didier Bille : Dans quasiment toutes les sociétés de culture anglo-saxonne et basées en France dans lesquelles j’ai travaillé j’ai eu à faire de la sous-notation forcée, d’une manière ou d’une autre. Cela a commencé en 2000 en France à Châteaudun, dans la société Nortel Networks [équipementier canadien en télécommunications qui a déposé son bilan en 2009] où j’étais DRH. C’était très clairement affiché - j’ai des documents : 5% des salariés devaient être des "low performers", autrement dit des "mauvais" qui n’atteignaient pas les objectifs.

On avait des objectifs très clairs : on devait veiller à ce que 90% de ces "mauvais" soient éliminés immédiatement. Le terme exact que j’ai retrouvé dans des documents était "licencier de manière agressive". Agressive, cela ne voulait pas dire "méchant", cela signifiait que cela devait être tout en haut de nos priorités. On devait licencier ces gens sur le champ et ne pas reporter cela au lendemain. On considérait qu’on devait avoir en permanence 5% de mauvais qui étaient éliminés, par licenciement.

Ces 5% étaient des consignes de la direction que j’ai eues directement. Quand nous faisions les évaluations annuelles, les managers recevaient les instructions que 5% de leur équipe devaient être dans les mauvais. J’ai même des présentations dans lesquelles on montre que dans la répartition de la population, il y a 5% de moins bons qui doivent être écrémés en permanence. Il fallait trouver ces 5% coûte que coûte. On devait en permanence avoir les 5% les moins bons à écarter. On nous recommandait même de faire du "sur-recrutement" [à l’époque, la société se portait très bien], comme cela, les managers ne pouvaient pas dire qu’ils ne pouvaient pas licencier telle personne ou tel autre qui allait leur manquer.

Une des méthodes pour arriver à trouver ces 5%, c’était la sous-notation forcée. C’était la méthode la plus efficace qui procurait le plus grand nombre de "candidats". Bien entendu, à un moment, vous n’évaluez pas les gens selon leur véritable mérite, mais vous cherchez d’abord à remplir votre quota de "mauvais". Et chaque année, c’est de plus en plus difficile. Parce que vous avez viré ceux qui étaient vraiment dans les "pas bons", et vous commencez à taper dans ceux qui ont fait leur travail, alors qu’ils ne l’ont pas moins bien fait que l’année d’avant. Chez Nortel, cela représentait environ 200 à 250 personnes à l’époque.

Avez-vous mis en place la sous-évaluation forcée dans d’autres entreprises ?

Oui, fin 2009-2010, chez General Electric France [entreprise qui a inventé la sous notation forcée aux États-Unis dans les années 90], il y avait quasiment le même système. C’est-à-dire qu’en permanence, à chaque évaluation, vous étiez obligé en tant que manager d’avoir un pourcentage de collaborateurs dans la catégorie la plus basse. Tous les managers étaient obligés de respecter ces quotas, qui variaient d’une année sur l’autre.

Les "mauvais" collaborateurs étaient soit virés tout de suite, soit à la deuxième occurrence du mauvais classement. Il arrivait qu’ils nous aient fourni un prétexte, qu’ils aient fait une bêtise qui en d’autres temps ne leur aurait valu qu’un mail réprobateur de leur manager. Mais là, on faisait feu de tout bois. On montait en épingle la première bêtise et on licenciait la personne pour faute. Mais la plupart du temps, on utilisait le fait que ces personnes avaient été classées dans les "mauvais" pour les licencier pour incompétence ou absence de résultats.

NXP [fabricant de semi-conducteurs] pratique également la sous-notation forcée. Cela s’est passé fin 2016 début 2017. Je n’ai pas de preuves, parce que je n’y ai pas directement participé, donc je n’ai pas eu à mettre cette pratique en place. Mais peu avant mon arrivée, il y avait eu des entretiens, donc je voyais le résultat de ce qu’on appelle les "consolidations". Les "consolidations", c’est quand les revues de performance sont montées à l’échelon supérieur. Cela ne se passait pas en France, c’était fait à l’échelon supérieur, aux États-Unis. Je me souviens d’un manager français qui m’avait raconté : "Mon manager américain vient de m’appeler en me demandant de noter toute ma population dans la catégorie des "mauvais" sous prétexte que nous en France, mon équipe, on est déjà condamnés et qu’on va tous partir dans un plan social. Ça l’arrange de concentrer tous ces "mauvais" en France, comme ça il n’a plus besoin de trouver des mauvais additionnels aux États-Unis." Le manager français s’est exécuté. Il y avait moins de 10 personnes concernées.

Était-ce un exemple isolé dans cette entreprise ?

Non, il y a un climat social catastrophique, ils veulent se retirer de bon nombre d’activités en France, donc tous les moyens sont bons pour réduire les effectifs. La sous-notation forcée en est un parmi d’autres.

La pratique du "ranking forcé" est illicite en France depuis un arrêt de la Cour de Cassation de 2013. Ces pratiques étaient donc dissimulées, selon vous ?

Contrairement à ce qui s’est fait au début des années 2000 chez Nortell Networks, aujourd’hui bien entendu, on ne fait plus de présentations où on montre clairement qu’on va éliminer 5% des gens, sauf peut-être dans des entreprises moins prudentes que les autres. Et si jamais ces entreprises se font avoir, elles vont prétendre que c’est un cas isolé, l’initiative d’un manager aidé par une personne des ressources humaines qui elle-même a pris une initiative malheureuse, mais bien entendu que cela ne fait pas partie de leurs valeurs. Aujourd’hui, les entreprises sont beaucoup plus prudentes sur ces communications en France. Même si jusqu’à présent aucune entreprise n’a été condamnée, la cour de Cassation a quand même été très claire. Même aux États-Unis où il y a la possibilité de le faire, ce n’est pas très populaire, donc ils ne communiquent pas trop sur ce genre de pratiques.

Quel est l’objectif des entreprises qui pratiquent le "ranking forcé" ?

Il peut y en avoir plusieurs. Pour certaines d’entre elles, c’est une croyance dans le fait qu’en supprimant régulièrement les éléments qualifiés de "moins bons" et en réembauchant des meilleurs, ils vont améliorer leur cheptel salarial. C’est du darwinisme. On élimine ceux qu’on considère être les moins bons, on écrème en permanence, on les remplace forcément par des meilleurs, donc on améliore le cheptel salarial. La deuxième raison, c’est que cela permet aussi d’exercer une pression sur l’ensemble des salariés qui vivent dans la peur et l’angoisse de se retrouver un jour parmi les "mauvais". Ils savent que chaque année, l’entreprise met la barre plus haut. Il suffit qu’il y ait un gars dans l’équipe qui, parce qu’il est célibataire, peut se consacrer à 100% à son métier et va mettre la barre très haut, pour que cela devienne la norme. Et donc des salariés qui étaient bons dans leur boulot et à qui on ne reprochait rien, tout à coup, deviennent "mauvais" par rapport à celui-là. Donc ça met une pression sur les salariés et ça les force à se surpasser, à constamment vouloir dépasser les objectifs. C’est ce que les entreprises veulent.

Il y a aussi un phénomène que j’ai vu très souvent : dans les entreprises où les salariés connaissent le système, le simple fait d’être classé dans les "moins bons" les pousse directement à chercher un emploi. C’est incitatif. Si on veut regarder les effets ou les dégâts de la sous-notation forcée, il ne suffit pas de regarder le nombre de gens qui ont été licenciés pour défaut de performance. Il faudrait également pouvoir regarder combien de démissions il y a eu et savoir combien sont des gens qui avaient vraiment envie de faire autre chose, ou si ce sont des gens qui ne voulaient pas vivre la peur au ventre tous les jours en attendant le moment où ils seraient convoqués par les ressources humaines et qui ont préféré prendre les devants et tenter de chercher un autre emploi.

Aux États-Unis, la mode du "ranking forcé" serait terminée, suite à de nombreux procès perdus et parce que les dirigeants se seraient aperçus que c’était contre-productif...

Officiellement, General Electric n’a mis en place cette pratique que pendant cinq ans. Mais en tout cas, quand j’y étais, ils le faisaient toujours. Ils le font avec d’autres méthodes, c’est-à-dire qu’ils utilisent des outils informatiques qui font que, le manager, à un moment, va être obligé de classer ses collaborateurs dans les mauvais. C’est l’outil informatique lui-même qui va lui dire : "Tu ne peux plus mettre des gens dans la catégorie des 'bons', tu as déjà utilisé ton quota", et là, il n’a plus le choix, il doit mettre des gens en "mauvais". Effectivement, vous ne trouverez plus aujourd’hui de documents "corporate", qui viennent de tout en haut et qui évoque cette pratique. On pourra peut-être trouver des mails qui circulent, mais rien qui permettra de faire remonter cette politique au sommet des entreprises.

*Sollicitée sur ce sujet par la Cellule investigation de Radio France, General Electric France dément ces pratiques. Dans une réponse écrite, le groupe précise avoir "toujours utilisé un système d’évaluation individuelle reposant sur l’évaluation de la contribution et des comportements professionnels". Le groupe a lancé il y a deux ans un nouveau système, "sans notation, basé sur une évaluation continue, plus agile et plus motivant pour les équipes". De son côté, NXP confirme avoir bien mis en place des outils d'évaluation de la performance de ses salariés, mais rejette les accusations de Didier Bille. Le groupe précise avoir mis fin à sa mission pour "manquements professionnels graves". Quant à l'entreprise Nortel, elle a déposé le bilan en 2009.

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PEUTÊTRE



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MessageSujet: Re: TRAVAIL et EXPLOITATION : Tous au boulot !? Précaires, chômeurs, expulsés, morts... mais...   Jeu 9 Aoû - 23:40


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exploitation et racisme

Dans les champs de tomates d’Italie, la révolte des travailleurs africains
SudOuest.fr avec AFP 09/08/2018

Après deux drames en quelques heures, ayant coûté la vie à 16 travailleurs agricoles, des ouvriers ont manifesté mercredi dans le sud de l’Italie.


"Nous sommes des travailleurs, pas de la viande", "contre toute forme de ghetto, pour travailler dans la dignité" : des travailleurs agricoles, essentiellement africains, ont manifesté mercredi. ROBERTO D'AGOSTINO / AFP

Citation :
"Plus jamais des esclaves". Des centaines de travailleurs agricoles, essentiellement africains, ont délaissé mercredi les champs de tomates du Sud de l’Italie pour réclamer plus de respect, de considération, d’humanité, après la mort de seize d’entre eux dans deux accidents de la route samedi et lundi.

Dans la chaleur et la poussière, les manifestants ont marché pendant trois heures sur les petites routes défoncées des Pouilles pour gagner Foggia, où d’autres les ont rejoints devant la préfecture. Dans cette région, des milliers d’ouvriers agricoles africains mais aussi polonais, bulgares ou roumains passent l’été à ramasser les tomates sous un soleil de plomb.

Bien qu’ils soient quasiment tous en situation régulière – avec un permis de séjour ou une demande d’asile en cours d’examen -, les ramasseurs de tomates bénéficient rarement des conditions de travail et de rémunération requises par la loi et beaucoup sont contraints de loger dans des squats ou des bidonvilles en rase campagne.

30 euros par jour pour 10 heures de travail

Si certains ont un contrat de travail, ils n’ont quasiment jamais de fiche de paie. Et beaucoup sont obligés de s’en remettre à des intermédiaires, souvent mafieux, pour se rendre sur les exploitations.

"Je travaille 8 à 10 heures par jour pour 30 euros, avec seulement 30 minutes de pause à midi, et je dois encore verser 5 euros chaque jour pour le transport", dénonce un Malien de 22 ans, dont la rémunération apparaît dans la moyenne des témoignages recueillis par l’Agence-France-Presse et par des associations.

En principe, le salaire minimum dans l’agriculture italienne s’élève à 48 euros brut pour des journées de 7 heures maximum.
Si les étés derniers ont été marqués par la mort de plusieurs ouvriers agricoles italiens ou étrangers dans les champs, cette semaine c’est la question du transport qui a fait la Une des journaux.

Samedi puis lundi, deux fourgonnettes qui ramenaient des ouvriers agricoles à la fin de la journée sont entrées en collision frontale avec des camions de tomates : bilan 16 morts et 4 blessés graves, tous d’Afrique noire à l’exception du conducteur marocain de la seconde fourgonnette.


Seize ouvriers agricoles étrangers sont morts en 48 heures dans deux collisions entre des fourgonnettes revenant des champs et des camions transportant des tomates. CRÉDIT PHOTO : AFP PHOTO

"Ici, nous ne sommes rien"

Mercredi matin, les manifestants arboraient des casquettes rouges, comme celles distribuées ces dernières semaines par des syndicats et des associations pour les protéger du soleil. L’une de ces casquettes a été retrouvée ensanglantée sur la chaussée après l’accident de samedi.

Beaucoup portaient aussi des caisses de tomates : "Tu sais combien coûtent les tomates italiennes ? Le prix du sang des Africains", lance Kogyate Diakine, un Ivoirien de 41 ans installé en Italie depuis 12 ans.

"Nous sommes découragés et mal accueillis. Ici, nous ne sommes rien", témoigne Barri Alfa, un autre Ivoirien arrivé il y a 15 ans.


AFP

"Un problème de mafia"

La Coldiretti, le principal syndicat agricole, a pour sa part dénoncé les pressions du marché, expliquant que dans une bouteille de coulis de tomates vendue 1,30 euro dans les supermarchés italiens, la tomate représentait 8% du prix, contre 10% pour la bouteille, 18% pour le traitement industriel et 53% pour la distribution.

Mardi, le ministre de l’Intérieur, Matteo Salvini (extrême droite), venu rencontrer les autorités mais aussi des représentants des ouvriers agricoles, a promis une multiplication des contrôles : "C’est un problème de mafia. Dans la province de Foggia, il y a une criminalité mafieuse que j’ai l’intention d’éradiquer rue par rue, village par village, par tous les moyens légaux"

Le procureur de Foggia, Ludovico Vaccaro, a confirmé à la presse que les enquêtes autour de la main-d’œuvre agricole révélaient "parfois une gestion par des groupes mafieux" mais qu’il n’y avait "pour l’instant pas d’élément allant dans ce sens" dans l’enquête sur les deux accidents mortels.


tu vois, mon petit camarade racialiste positif ou antiracialisateur négatif*, là, tu te prends pas le choux avec des pseudos-théories, t'es dans l'articulation immédiate du racisme capitaliste ou du capitalisme raciste, le brut épais, le matériau qui cause, t'as pas plus besoin du PIR que des anarchistes immatériels. C'est la vraie vie, quoi... Et la lutte qu'ils mènent contre la mort au travail, elle est décoloniale, que ça te plaise ou non

* cf derniers développements dans RACISME et rapports de CLASSES

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MessageSujet: Re: TRAVAIL et EXPLOITATION : Tous au boulot !? Précaires, chômeurs, expulsés, morts... mais...   

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