PATLOTCH / le COMMUNISME, un ART de la RÉVOLUTION

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 DOMESTIQUES (travailleuses et travailleurs) / DOMESTICS WORKERS / Servants

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MessageSujet: Re: DOMESTIQUES (travailleuses et travailleurs) / DOMESTICS WORKERS / Servants    Dim 18 Sep - 8:48


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MessageSujet: Re: DOMESTIQUES (travailleuses et travailleurs) / DOMESTICS WORKERS / Servants    Mer 8 Fév - 5:28





Citation :
« Grand domaine dans le Var cherche gardiens. » C’est cette petite annonce qui a changé la vie de Lydia et de son mari. Recrutée en tant que gardienne et gouvernante pour s’occuper d’une superbe bastide du sud de la France et servir ses propriétaires fortunés, Lydia passera ensuite quinze ans de sa vie au service des riches. Banquiers, châtelains, grands noms de la mode : des patrons différents mais tous semblables quant à l’exigence. Horaires à rallonge, port de l’uniforme, tyrannie de la sonnette, mépris, injures, surveillance à outrance… Un classique, le piège du Petit Poucet : Madame cache un grain de riz sous un tapis, un noyau de cerise dans un tiroir, un coton-tige au fond du dressing pour mieux pouvoir accuser son employée de négligence.

L’argent rend-il fou ? Dans un domaine où elle a travaillé, Lydia avait interdiction de marcher sur les allées de graviers pour qu’on ne voie pas les traces de ses pas et devait s’esquiver quand Monsieur arrivait, car il ne supportait pas de voir les domestiques. Quand on travaille chez les riches, on doit être discret, voire invisible. Si invisible que certains n’ont même pas de contrat…
Aujourd’hui, Lydia ne veut plus se taire. Et elle parle ici au nom de tous ces serviteurs que personne ne voit.




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MessageSujet: Re: DOMESTIQUES (travailleuses et travailleurs) / DOMESTICS WORKERS / Servants    Sam 27 Mai - 16:09


Le calvaire invisible des femmes de ménage

Anne Crignon L'Obs 26 mai 2017

Cet essai remarquable est l'épilogue d'une vie professionnelle consacrée aux travailleuses «invisibles», celles que l'on remarque à peine tant leur tâche peut sembler insignifiante.

Karen Messing, ergonome et spécialiste mondialement reconnue de la santé des femmes au travail, vient en effet de prendre sa retraite. Pendant quarante ans à œuvrer pour «une science du travail à l'écoute des gens», elle aura observé des caissières, des serveuses, des vendeuses, des balayeuses. Le monde du nettoyage, en particulier, l'a beaucoup préoccupée. Ce qu'accomplissent les personnes qui rangent, trient, nettoient, frottent, récurent, astiquent, encaustiquent ou désinfectent est colossal mais ne se remarque que lorsque c'est mal fait. On ne s'étonnera pas, dès lors, que les souffrances de ce «petit» personnel soient elles aussi «invisibles».


Citation :
Karen Messing a découvert «l'invisible qui fait mal» dans les années 1980 lors d'ateliers où siégeaient des syndiquées.

Comme bien des gens, j'avais l'idée que les femmes faisaient du travail léger, écrit-elle. Mais j'ai plutôt entendu parler d'ouvrières enceintes sur leur machine à coudre qui se démenaient pour atteindre leur quota de production ou d'autres en blanchisserie qui s'évanouissaient sous l'effet de la chaleur.

Dans la littérature scientifique d'alors, il n'y a rien ou presque sur ces risques. Karen Messing observe aussi l'indifférence réitérée des chercheurs à l'égard des travailleuses de basse condition. Sur ce mépris social elle pose un concept: le «fossé empathique».

Sa vocation éclot à Paris où elle séjourne en 1990 et 1991 en tant qu'«ergonome novice». La France a trois coudées d'avance et de jeunes chercheurs qui montent comme Christophe Dejours, qui fera bientôt de la psychologie du travail un sport de combat, ou Catherine Teiger, figure de la pensée ergonomique.

La "danse" douloureuse


Gare de l'Est, des femmes d'Afrique du Nord font le ménage dans les trains. Leurs grands seaux bleus sont trop lourds, chargés de choses inutiles imposées par le règlement. Karen Messing suit l'une d'entre elles, Nina Khaled, qui nettoie 200 toilettes chaque jour et court d'un quai à l'autre parcourant ainsi quotidiennement 24 kilomètres en moyenne. Pour gagner du temps, elle lave le sol en faisant glisser un chiffon savonneux sous ses pieds tandis qu'elle frotte le lavabo et le miroir, exécutant ainsi ce qu'elle appelle sa «danse».

La première guerre du Golfe jette dans les trains les militaires en permission. Les cuvettes portent la trace de leurs beuveries mais le matériel ne convient pas pour nettoyer la matière coagulée. Nina use d'un racloir qu'elle dissimule aux agents de la RATP car il pourrait endommager la porcelaine. Par ses travaux, Karen Messing a démontré que les concepteurs de train ne pensent pas à la façon dont il faudra les nettoyer. Elle a aussi rédigé des rapports sur le mal de dos de celles qui s'accroupissent pour nettoyer sous les sièges des wagons.

De retour au Québec, la voici en milieu hospitalier à observer les familles qui offrent des cadeaux aux infirmières en oubliant que la femme de ménage, avec son chariot plein de produits toxiques, a passé bien plus de temps dans la chambre.

Les employées du nettoyage avaient douloureusement conscience de leur statut au plus bas de l'échelle professionnelle, écrit-elle.

Vider les poubelles des chambres, retirer le sac en plastique plein et le remplacer par un vide, n'est pas si anodin. Il n'y a qu'un modèle de sac qu'il faut ajuster par un nœud aux différentes poubelles. Avec plus de cent nœuds par jour, certaines femmes ont de graves problèmes de mains et de poignets. Mais en 2007, encore, aucun personnel de nettoyage n'était associé à la réflexion quand il s'agissait de choisir le revêtement d'un sol ou d'un mur.

Pour faire connaître les tribulations du personnel de ménage, cette chercheuse pourtant réputée, auteur d'un essai traduit en six langues intitulé «Comprendre le travail des femmes pour le transformer», a eu autant de difficultés au Québec qu'elle n'en avait eu à Paris. Le fossé empathique, là encore.



A Bordeaux, en 2010 (Jobard/Sipa)

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MessageSujet: Re: DOMESTIQUES (travailleuses et travailleurs) / DOMESTICS WORKERS / Servants    Sam 3 Fév - 13:34


H&M : Historical Materialism ?

le reprise des domestiques "dans le besoin"

Wikipédia a écrit:
La reprise individuelle est une forme d’action directe consistant pour un individu à voler des biens dans le but d’obtenir une redistribution des richesses des riches vers les pauvres. Ce concept a pris une importance particulière au début du xxe siècle à la suite d'actes d’anarchistes tels que Ravachol et Clément Duval, pour qui de telles expropriations étaient légitimes à cause de l’exploitation de la société par les capitalistes. Le soutien à cette théorie est particulièrement localisé en France, en Belgique et en Suisse.

En 1840, l’anarchiste français Pierre-Joseph Proudhon écrit Qu’est-ce que la propriété ?, question à laquelle il répond par la formule devenue célèbre : « la propriété c'est le vol ». [...]


Pendant deux ans, des centaines de vêtements et produits de maquillage se sont mystérieusement évaporés des rayons de la boutique de Grand Littoral


Après deux ans d'enquête interne, la direction a fini par se pencher sur les femmes de ménage.
PHOTO N.V.

Citation :
On connaissait "le gang des postiches", un commando de braqueurs originaires du quartier parisien de Belleville qui auraient attaqué, toujours grimés, 27 banques dans les années 80, on connaissait aussi celui des "termites", des Marseillais qui creusaient des trous dans un mur mitoyen de bureaux de poste ou bijouteries pour mieux surprendre leurs victimes à la fin des années 2000... Et voici donc "le gang des nettoyeuses" ! Une équipe structurée qui a mis sens dessus dessous la sécurité de la boutique H&M de Grand Littoral pendant presque deux ans...

C'est à cette époque que la direction a remarqué des "trous" dans ses stocks et donc dans sa comptabilité. "Ils ont essayé de débusquer les auteurs, précise un enquêteur. Ils ont d'abord surveillé à fond les clients, grâce à leurs caméras de surveillance, puis se rendant compte que ça ne venait a priori pas d'eux, ils se sont concentrés sur leurs vendeurs. Et en faisant chou blanc aussi, ils ont fini par s'intéresser aux femmes de ménage."

C'est finalement le 12 janvier qu'un vigile a mis fin au manège en surprenant trois de ces femmes employées par une société de nettoyage ayant pignon sur rue. Plainte déposée dans la foulée, le groupe "vols effractions" de la division Nord était chargé de déterminer l'ampleur des dégâts et l'organisation de ce trio, "qui s'avérera en fait être un quatuor comme le montrent les images de vidéosurveillance où on les voit agir depuis le 5 décembre dernier. Mais pas avant puisqu'il y a une limite de conservation de ces enregistrements".

Près de 100 000 € de préjudice !

Reste que selon nos informations, deux de ces quatre employées, âgées de 32 à 37 ans, ont avoué aux policiers avoir volé des vêtements, sous-vêtements et produits de maquillage depuis février 2016 ! "Les deux autres étaient leurs dernières complices en date, mais sans doute que d'autres femmes de ménage, passées au cours de ces deux années, y ont participé", continuait notre source policière. Ces deux femmes de ménage auraient avoué la commission de trois à quatre vols par semaine, pour, à chaque fois, entre 100 et 200 euros. "Du coup, on serait sur une fourchette haute de près de 100 000 euros de préjudice", calcule un proche de ce dossier.

Le mode opératoire était aussi simple qu'imparable : "Elles se servaient discrètement dans les rayons, puis dissimulaient les produits dans leurs chiffons, et en faisant semblant de nettoyer les caisses, elles en profitaient pour faire sauter l'antivol." Les suspectes ont été placées en garde à vue mercredi. Lors des perquisitions, de nombreux produits H&M ont été découverts aux domiciles de ces femmes installées dans les 3e, 14e et 15e arrondissements et dont les casiers judiciaires étaient jusque-là vierges. "Elles ont expliqué qu'elles étaient dans le besoin, et au vu des stocks qu'elles sont parvenues à faire sortir, elles ont dû en revendre une bonne partie", assure un enquêteur.

Les quatre suspectes ont été relâchées, mais seront jugées prochainement par le tribunal correctionnel de Marseille.

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MessageSujet: Re: DOMESTIQUES (travailleuses et travailleurs) / DOMESTICS WORKERS / Servants    

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