PATLOTCH / NOUVELLE THÉORIE du COMMUNISME et de la RÉVOLUTION

LA CONSTITUTION EN CLASSE CONTRE LE CAPITAL DES LUTTES PROLÉTARIENNES, FÉMINISTES, DÉCOLONIALES et ÉCOLOGISTES
 
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 7 - LA FRANCE EN GUERRE... « nos armées »... « nos soldats »... « nos ventes d'armes »...

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MessageSujet: 7 - LA FRANCE EN GUERRE... « nos armées »... « nos soldats »... « nos ventes d'armes »...   Jeu 30 Avr - 15:24

ex : GUERRES, «nos» armées... Guerres pour l'économie, guerres idéologiques...


textes et articles sur mon blog la police et l'armée des États contre les populations

basiquement "marxiste", avec en tête la célèbre phrase de Jaurès, qui n'a pas dit que des conneries : « Le capitalisme porte la guerre comme la nuée porte l'orage », la guerre est nécessaire aux capitalistes dans leur concurrence pour le maintien du taux de profit par branches, secteurs géographiques etc. fabriquer, vendre et détruire des armes est un moyen de remonter la pente qui tend à descendre (cf loi de la baisse tendancielle du taux de profit)

les capitalistes cassent des armes pour en refabriquer, ou les réparer, exploiter des ouvriers/ouvrières qui travaillent dans ce secteur

les capitalistes cassent aussi des populations en surplus, inutiles, sous-prolétaires, ou non-prolétaires, mais sûrement pas «non-sujets» (Woland Blaumachen mars 2012 l'émergence du (non-)sujet). Précision utile par temps de mauvaises polémiques, noter à décharge que non est entre parenthèses, laissant entendre que la contrainte extérieure de l'appartenance de classe peut se retourner en subjectivation révolutionnaire

penser donc aux migrant.e.s, ou populations entières détruites par la guerre (Libye, Syrie... Afrique particulièrement Congo, Gaza, Haïti... et "peuples" de moindre nombre voués à disparaître comme les «Indiens d'Amérique» chers au cœur de Tintin. Destruction par la maladie aussi, la santé est un terrain guerrier par excellence, cf le battage médiatique autour de certaines parce qu'elles menacent d'arriver «chez nous » et d'autres non : Henri Simon dans le monde une classe en lutte / les crimes du capital mars 2015

Henri Simon a écrit:
Monde  – Question : Pourquoi tant de bruit autour du virus Ebola avec moins de 50 000 victimes alors que presque rien n’est fait pour les 600 000 victimes annuelles de la malaria ? La réponse est simple : la malaria est transmise par un moustique qui ne prolifère que dans les zones tropicales et équatoriales, le virus Ebola peut sévir partout pas simple contagion, sans aucun vecteur.

une question donc se pose pour comprendre la/les guerres d'aujourd'hui, mais en relation avec les stratégies capitalistes, des capitaux, croisées avec la géostratégie des États ou alliances d'État, ce qui n'est pas évident à comprendre. Merci aux stratèges de nous éclairer  Idea

cf restructuration du capital mondial : et la Chine ? ? Qui dit la Chine dit aussi l'Inde, les évolution en Afrique et en Amérique du Sud, les « Pays émergents»...

bref, la guerre, c'est la continuation de l'économie politique par d'autres moyens, et les mêmes à la fois  Twisted Evil


Dernière édition par Admin le Dim 29 Nov - 20:44, édité 10 fois
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MessageSujet: Re: 7 - LA FRANCE EN GUERRE... « nos armées »... « nos soldats »... « nos ventes d'armes »...   Mer 19 Aoû - 22:59

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MessageSujet: Re: 7 - LA FRANCE EN GUERRE... « nos armées »... « nos soldats »... « nos ventes d'armes »...   Mer 19 Aoû - 23:02

importé 14 mai

Inde Airbus Actualités

Le Parisien a écrit:
Après la commande de 36 avions de chasse français Rafale début avril, l'Inde a choisi ce jeudi le groupe européen Airbus pour remplacer sa flotte d'avions cargos militaires avec la commande de 56 appareils Casa C-295 pour la somme de 1,6 milliard d'euros.

Le conseil d'acquisition du ministère de la Défense, organisme chargé d'approuver les contrats les plus importants, a donné son feu vert à l'avionneur européen et à Tata Advanced Systems pour la fabrication de ces appareils destinés à remplacer des modèles vieillissants.

Airbus avait répondu en octobre 2014 à l'appel d'offre pour ce contrat, en alliance avec le groupe indien Tata Advanced Systems. Selon Bloomberg, 16 appareils prêts à voler seront fabriqués dans les usines européennes d'Airbus, et les 40 autres seront produits dans la ville d'Hyderabad (au sud de l'Inde) par Tata, ce qui permettrait un transfert de technologies.

En outre, l'Inde a passé commande pour environ 765 millions d'euros pour 145 mortiers ultra-légers de BAE Systems, des missiles de croisières indo-russes BrahMos et 197 hélicoptères russes Kamov.

Au total, depuis l'arrivée au pouvoir de Narendra Modi, le cabinet du Premier ministre a approuvé plus de 35 milliards de dollars d'achats d'armements avec pour objectif affiché de rattraper la Chine dont les dépenses militaires annuelles représentent plus de 105 milliards d'euros.

Sur le même sujet

Rafale: deux succès d'affilée... après des années d'attente
Le porte-avions "Charles de Gaulle" quitte le golfe Persique et se dirige maintenant vers l'Inde


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MessageSujet: Re: 7 - LA FRANCE EN GUERRE... « nos armées »... « nos soldats »... « nos ventes d'armes »...   Mer 19 Aoû - 23:04

importé 24 mai

Plus de la moitié des Français favorable à une intervention en Syrie Challenge, 23 mai 2015

si on avait ajouté « ceux qui sont pour partiront en premier » aurait-on eu ce résultat ?

Challenge-Reuters a écrit:


Selon un sondage BVA pour Orange et iTélé publié samedi, 55% des Français sont favorables à une intervention militaire de la France en Syrie contre l'Etat islamique, qui s'est emparé cette semaine de la ville antique de Palmyre

François Hollande a déclaré jeudi à Riga, après la chute de Palmyre, qu'il fallait agir contre l'Etat islamique en Syrie.

Il s'agit d'un renversement de tendance par rapport à ce que BVA mesurait en août 2013, lorsque la France était prête à des frappes contre le régime de Bachar al Assad, le refus américain ayant dissuadé François Hollande de faire cavalier seul.

A l'époque 64% des Français y étaient opposés.

Aujourd'hui, les sympathisants du parti socialiste (66%) et d'Europe Ecologie-Les Verts (65%) sont les plus fervents partisans de cette intervention contre l'EI en Syrie.

Renversement de tendance

Les sympathisants du centre et de la droite, moins enthousiastes, soutiennent cependant également le principe de cette intervention (60% des sympathisants de l'UMP, 55% de ceux de l'UDI). Les sympathisants du Front national sont quant à eux partagés (48% pour et 47% contre) tandis que ceux des partis situés à gauche du PS y sont majoritairement opposés.

Mais les Français sont divisés sur le fait que la France renoue avec le régime de Bachar al Assad (48% dans chaque camp) et ceux qui veulent une intervention militaire y sont majoritairement opposés, rendant la lecture du sondage délicate.

François Hollande a déclaré jeudi à Riga, après la chute de Palmyre, qu'il fallait agir contre l'Etat islamique en Syrie.

Agir contre l'Etat islamique


"Nous devons agir, parce qu'il y a un péril (...) pour des monuments qui sont inscrits au patrimoine de l'humanité et en même temps nous devons agir pour lutter contre Daesh", acronyme arabe du groupe Etat islamique, avait-il dit.

La situation en Irak, où l'Etat islamique poursuit sa progression malgré les frappes aériennes de la coalition internationale, fera l'objet d'une réunion le 2 juin à Paris et il est probable qu'on y parle de la Syrie.

Réunion à Paris le 2 juin

En septembre 2014, BVA avait mesuré un soutien de 67% des Français pour l'intervention menée en Irak depuis l'an dernier.

L'enquête publiée samedi a été réalisée auprès d'un échantillon représentatif de la population française âgée d'au moins 18 ans de 1.103 personnes interrogées par internet les 21 et 22 mai 2015.

À lire aussi
Quand Nicolas Sarkozy appelle à la mobilisation pour sauver Palmyre

(Avec Reuters)

à lire en relation, Jean Meckert, La marche au canon
Citation :
« On votait pour la paix, on payait pour la guerre. Partout les innocents, enfournés par wagons, roulaient dans les nuits calmes. Et ceux qui pleuraient le faisaient en silenceInhumain. C'est l'adjectif qui revient le plus souvent à l'esprit lorsqu'on lit ce texte. La marche au canon, c'est la lente dégradation de l'honneur, la guerre que l'on fait à coups de canons (celui qui tue et celui que l'on boit pour oublier les atrocités). Le narrateur n'est pas né pour être un héros. Très vite, il se rend compte que tous les militaires, les non-gradés, ne sont bons qu'à faire de la chair à canon pour ceux qui gouvernent, pour les patrons. Ils essaient d'oublier, à coups de mauvaises plaisanteries mais la réalité est là qui leur colle aux basques. C'est l'horreur de la guerre, écrite avec sobriété, mais où la cruauté des faits emplit le lecteur d'une mélancolie infinie.

Jean Meckert naît à Paris le 24 novembre 1910. Mobilisé en 1939, il est interné en Suisse en 1940 à la suite de la débâcle, et y écrit son premier roman, Les coups, que Gallimard accepte immédiatement. Suivront plusieurs autres romans admirés par Gide, Roger Martin du Gard, Queneau ou plus récemment Manchette et Annie Lebrun. Dès 1950, Marcel Duhamel le fait venir à la Série Noire où il s'impose comme l'un des meilleurs auteurs de polar français. Certains de ses romans seront adaptés au cinéma.

Ne lisez pas Claude Guillon Lisez Jean Meckert

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MessageSujet: Re: 7 - LA FRANCE EN GUERRE... « nos armées »... « nos soldats »... « nos ventes d'armes »...   Jeu 20 Aoû - 17:45



Ventes d’armes : le grand boom des exportations françaises Pierre ALONSO  et  BIG  14 juin 2015

Tensions mondiales, volontarisme du gouvernement : en 2015, les industriels français multiplient les contrats.



Les exportations d'armement de la France entre 2010 et 2014

Pierre ALONSO a écrit:
C’est un record que l’exécutif ne boude pas. Alors que François Hollande, avant de décoller pour l’Algérie, inaugure ce lundi le salon de l’aéronautique, civile et militaire, du Bourget, il pourra s’enorgueillir d’être le premier président à avoir exporté le Rafale. Doublant, au minimum, le montant annuel des commandes d’armement cette année. 2014 avait déjà été prospère pour les industriels de la défense, 2015 devrait battre tous les records : 15 milliards d’euros.

Hugo Meijer, chercheur au King’s College de Londres et rattaché à Sciences-Po, nuance un peu ce bilan : «Les exportations françaises d’armement sont 30 % plus basses en 2010-2014 que sur la période précédente, entre 2005 et 2009.» Ce qui accentue, par contraste, le «record» de 2015 et la bonne performance en 2014. Il n’empêche, l’armement français se vend mieux depuis 2013.

Plan B des pays arabes

Le millésime est lié au regain de tensions dans le monde, observe Lucie Béraud-Sudreau, doctorante à Paris-II-Panthéon-Assas sur les politiques d’exportation d’armement : «Les dépenses militaires augmentent partout dans le monde, surtout au Moyen-Orient et en Asie.» C’est dans ces deux régions que se trouvent les plus gros clients de la France ces cinq dernières années (Arabie Saoudite, Inde, Emirats arabes unis) et les acquéreurs du Rafale. Un «effet image» joue aussi, avance Hugo Meijer : lorsqu’un Etat se dote d’un système d’armes performant, ses voisins sont tentés de s’aligner. Auprès des pays arabes, la France jouit également de son statut de plan B : contrariés par la politique américaine au Moyen-Orient (le refus de «punir» Bachar al-Assad par exemple), ils choisissent le «made in France». Lucie Béraud-Sudreau parle d’une «stratégie contre les Etats-Unis».

«Le Drian a pris le dessus»

Mais les succès français s’expliquent aussi par des facteurs internes. L’exécutif vante «l’équipe France», la collaboration vertueuse entre le ministère de la Défense, l’Elysée et les industriels. La stratégie du gouvernement s’est traduite par des réformes de la politique de soutien à l’exportation. Le ministère de la Défense, éclipsé par l’Elysée sous Sarkozy, a retrouvé son rang. Un Comed (comité ministériel exportations de défense), placé sous l’autorité du ministère de la Défense, a été créé en 2013, souligne Hugo Meijer. «Jean-Yves Le Drian a pris le dessus. L’Elysée a toujours son mot à dire, mais le centre de coordination est revenu au ministère de la Défense», abonde Lucie Béraud-Sudreau. Et puis, il y a les réformes du mandat précédent, dont profite l’exécutif actuel. L’assouplissement des ventes d’armes intra-européennes, par exemple, instauré par une directive européenne de 2008.

«La France est aujourd’hui contrainte de soutenir les exportations. Dans un contexte de restrictions budgétaires, c’est un impératif», analyse Hugo Meijer. Pour conserver une industrie de la défense performante et des armées bien dotées, il faut trouver des débouchés à l’étranger. La loi de programmation militaire 2014-2019 faisait ainsi le pari de l’exportation du Rafale. Sans ces ventes, le budget des armées ne pouvait être bouclé. Avec, la France pourrait bien décrocher la médaille de bronze des marchands de canons.

Rafale : les dividendes de la guerre


Dassault ne compte pas s’arrêter en si bon chemin. Depuis le début de l’année, l’avionneur engrange les commandes de Rafale comme jamais. Il y a, bien sûr, ces deux contrats signés l’un avec l’Egypte, qui prend aussi une frégate multimission Fremm pour l’occasion, l’autre avec le Qatar. Un escadron chacun, soit 24 appareils. Et cet autre contrat avec l’Inde, qui serait sur le point d’être signé - le Premier ministre indien a annoncé mi-avril qu’il comptait acheter 36 Rafale. «Nous pensons que les besoins de l’armée de l’air indienne dépassent les 36 avions», a répondu vendredi, lors d’une conférence de presse, Eric Trappier, patron de Dassault Aviation, interrogé sur l’avenir du mégacontrat initialement envisagé de 126 appareils, après la déclaration du chef du gouvernement indien. Eric Trappier ne veut pas s’arrêter là. «Tout pays utilisateur du Mirage 2000 est une cible pour vendre des Rafale, donc les Emirats arabes unis aussi», a-t-il ainsi ajouté, ragaillardi par les commandes de l’année, inespérées après des années d’échecs. «Depuis la guerre en Libye en 2012, les Français peuvent faire des Power Point avec les performances du Rafale au combat», explique la chercheuse Lucie Béraud-Sudreau. C’est ce que d’autres appellent «combat proven». Rien de mieux qu’une bonne guerre pour vendre des armes.

Rotor gagnant


Les hélicoptères français séduisent aussi. L’Elysée a annoncé jeudi que le Koweït voulait acquérir 24 Caracal, des hélicoptères lourds de transport de troupes fabriqués par Airbus. Tout comme la Pologne, qui lorgne dessus. Airbus a été sélectionné pour en fournir 50 exemplaires à Varsovie. Des tests vont être conduits avant la signature finale du contrat, espérée d’ici la fin de l’année. Le montant de la commande polonaise s’élèverait à 2 ou 3 milliards d’euros. Celle du Koweït à 1 milliard. De quoi faire sauter, un peu plus encore, tous les compteurs.




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MessageSujet: Re: 7 - LA FRANCE EN GUERRE... « nos armées »... « nos soldats »... « nos ventes d'armes »...   Jeu 20 Aoû - 17:51




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MessageSujet: Re: 7 - LA FRANCE EN GUERRE... « nos armées »... « nos soldats »... « nos ventes d'armes »...   Ven 9 Oct - 16:42


http://www.europalestine.com/
par Afrique.Asie.fr

Les "dommages collatéraux" des bombardements sur l’Afghanistan et le Yémen Investig’Action et EuroPalestine 8/10/15


Citation :
Après un mariage bombardé au Yémen par la coalition US-Arabie saoudite, faisant 131 victimes civiles le 28 septembre, c’est un hôpital de MSF qui vient d’être bombardé en Afghanistan par l’OTAN. "Bavures" ? Oui, nos gouvernements sont de grosses bavures permanentes et leurs attaques sur des pays souverains détruisent et appauvrissent les pays où ils "interviennent" en perpétrant régulièrement des crimes de guerre.


L’Hôpital de Kunduz, bombardé par l’OTAN dans la nuit de vendredi à samedi.

Plus de 37 personnes, dont 19 employés de MSF, ont été grièvement blessées. « De nombreux patients et membres du personnel manquent toujours à l’appel », a indiqué MSF.

Au moment du bombardement, 105 patients et 80 membres du personnel, des Afghans et des étrangers, étaient présents dans ce centre de soins, situé à proximité du centre-ville de Kunduz.

L’ONG affirme que « les bombardements se sont poursuivis pendant plus d’une demi-heure » après qu’elle a averti les armées afghane et américaine que son établissement avait été touché par une première frappe. MSF assure avoir transmis préventivement les coordonnées géographiques de son hôpital à « toutes les parties » du conflit, et « notamment à Kaboul et Washington ».

Alors ?

De quel droit et pour quels résultats ?

Au Yémen, 30 morts par jours depuis six mois

La coalition US-Arabie Saoudite a tué 131 civils, dont plus de 80 femmes lors d’un mariage, la semaine dernière au Yémen.

Et selon l’association "Médecins sans Frontières" il n’y avait aucune présence militaire à proximité de cette cérémonie.

Mais cela fait 6 mois, depuis le 26 mars dernier très exactement que l’Arabie saoudite, appuyée par les Etats-Unis massacre au Yémen dans le silence médiatique le plus total.

Plus de 4500 tués et plus de 23.000 blessés, dans ce pays le plus pauvre du Moyen-Orient, attaqué par les plus riches de la planète, selon l’ONU, sans compter les destructions.

Et ce n’est pas la première fois qu’un mariage est bombardé, rappelle le site Mondoweiss, car en décembre 2013, un drone américain avait largués des missiles sur un convoi de mariage, tuant une douzaine de personnes.

Sans compter les bombes à fragmentation, censées être illégales, larguées en permanence par les deux alliés sur de multiples régions et frappant aussi bien des entrepôts de l’association humanitaire Oxfam.

Source :

http://mondoweiss.net/2015/09/coalition-killing-civilians?utm_source=Mondoweiss+List&utm_campaign=194ce0ca76-RSS_EMAIL_CAMPAIGN&utm_medium=email&utm_term=0_b86bace129-194ce0ca76-398519573#sthash.xlpQ3t98.dpuf

Le site Investig’Action commente :

"Avions larguant des bombes sur des civils yéménites, population exsangue, assiégée et affamée, enfants déchiquetés, routes, ponts, écoles, hôpitaux, zones résidentielles, cimetières, aéroports détruits, patrimoine archéologique dévasté. Depuis le 25 mars dernier, le Yémen est agressé et envahi par l’Arabie saoudite, ce pays ami qui nous livre du pétrole et qui achète nos armes. D’après l’ONU, en moins de 200 jours de guerre, le régime wahhabite a tué près de 5.000 fois au Yémen dont près de 500 enfants.

Sans compter l’imposition d’un blocus terrestre, maritime et aérien qui selon Médecins Sans Frontières (MSF) tue autant les civils que la guerre. 20 millions de Yéménites risquent en effet de mourir de faim et de soif à cause de la guerre et de l’embargo saoudiens.

Nous avons laissé notre ami le Roi Salmane fabriquer une guerre sunnite/chiite au Yémen alors que la plupart des musulmans du Yémen prient ensemble dans des mosquées dépourvues d’étiquette confessionnelle. Nous avons diabolisé et interdit le mouvement rebelle Ansarullah en le qualifiant de "chiite" ou de "houthi" pour faire plaisir à notre ami le Roi Salmane alors qu’Ansarullah est une coalition patriotique qui compte de nombreuses personnalités sunnites comme le mufti Saad Ibn Aqeel ou des formations non religieuses comme le parti Baath arabe socialiste du Yémen. Nous avons exclu Ansarullah des pourparlers de paix alors que le mouvement rebelle négociait avec ses adversaires politiques y compris avec Abderrabo Mansour al Hadi, agent saoudien qui était alors assigné à résidence.

Nous avons laissé le Yémen redevenir l’arrière-cour du Roi Salmane alors que cette nation rêvait d’indépendance. Nous avons détourné le regard quand les hommes de main du Roi Salmane (Al Qaeda et Daech) ont brûlé l’église Saint-Joseph à Aden et bombardé la mosquée chiite d’Al Moayyad à Jarraf. Nous n’avons pas versé une seule larme pour les enfants du Yémen brûlés vifs par les bombardiers de notre ami le Roi Salmane.

Durant les années 60 et 70, le Vietnam connut à peu près le même scénario que le Yémen aujourd’hui....Aujourd’hui, le mouvement international pour la paix refuse non seulement de défendre le droit du peuple yéménite à la résistance entre autres sous prétexte qu’il est soutenu par l’Iran et la Syrie, mais en plus, il ne défend même plus ce qui constitue sa raison d’être, à savoir la paix.

Il n’y a pas si longtemps, en 1991 et en 2003, les USA ont utilisé le sol saoudien pour mener leur guerre contre l’Irak.A l’époque, nous étions des millions à crier "Pas de sang pour du pétrole" (No Blood for Oil). Aujourd’hui, ni l’Empire US, ni l’Arabie saoudite, ni les motifs de la guerre n’ont changé. Qui plus est, le sang continue de couler pour du pétrole."

Source : Investig’Action

CAPJPO-EuroPalestine


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MessageSujet: Re: 7 - LA FRANCE EN GUERRE... « nos armées »... « nos soldats »... « nos ventes d'armes »...   Sam 17 Oct - 19:15



Charlie s'en va t'en guerre



Après "Charlie Hebdo": hausse sensible des vocations dans l'armée 17/10/2015  

Les candidatures pour entrer dans l'armée de terre sont en hausse depuis les attentats terroristes commis les 7 et 9 janvier à Paris, indique Le Figaro


Citation :
En 2014, ils étaient 120.000 à remplir le formulaire sur le site pour se mettre en contact avec un conseiller en recrutement. "Fin 2015, on sera à 170.000", indique le colonel Éric de Lapresle au Figaro qui l'interprète comme "un sursaut patriotique".

L'effet des attentats

Les objectifs de recrutement 2015, pourtant augmentés à 15.000 au lieu des 10.000 annuels - en raison notamment de la pérennisation de l'opération Sentinelle décidée au lendemain des attentats de janvier -, sont "déjà presque atteints, avec plus de 12.000 engagés", indique le colonel de Lapresle, chef du bureau marketing et communication de recrutement de l'armée de terre.

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"Les engagements effectifs ne sont pas plus faciles mais il est manifeste que l'intérêt pour l'armée et le recrutement a été porté par l'effet des attentats", qui ont notamment visé la rédaction de Charlie Hebdo, commentent de nombreux gradés.

Des profils surprenants

Les candidats ont des profils variés. Certains sont diplômés, d'autre sans qualification. De nombreux aspirants surprennent par leur âge. "Un phénomène nouveau, on n'avait jamais vu ça avant", commente un militaire en région. "Parfois certains candidats dépassent même les 45 ans, souligne le lieutenant-colonel Frédéric. Souvent, ils veulent s'engager pour protéger la population, spécifiquement dans le dispositif Vigipirate, devenu Sentinelle.

Sur Facebook, 513.371 personnes suivent la page du recrutement de l'armée de terre, soit 110.000 de plus qu'en 2014.

Lancement du SMV

L'armée a aussi beaucoup communiqué auprès des jeunes cette année. Jeudi, le service militaire volontaire (SMV), un dispositif inédit lancé par l'Elysée après les attentats de janvier, a ouvert ses portes à Montigny-lès-Metz, en Moselle. Les 100 premières recrues, des jeunes de 18 à 25 sans diplôme ou en difficulté ont adopté treillis et habitudes militaires pour bénéficier d'une formation professionnelle pendant 6 à 12 mois.


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MessageSujet: Re: 7 - LA FRANCE EN GUERRE... « nos armées »... « nos soldats »... « nos ventes d'armes »...   Dim 8 Nov - 0:38



Balard, le «Pentagone» à la française Jean-Marie Decorse 06/11/2015

On a commencé par l'appeler le «Pentagone à la française» pour le rebaptiser l'Hexagone Balard ou le Balardgone. Le nouveau siège du ministère de la Défense qui était inauguré hier est un géant architectural, sans doute le plus grand chantier français de ces dernières années


C'est le plus grand toit photovoltaïque de Paris : 5000 m 2 en tout
AFP et Armée de l'air  


Citation :
Un énorme vaisseau de verre et de béton qui veut décliner tous les superlatifs, tant sur le plan de la technologie, de la sécurité, que de la protection de l'environnement. Un triple défi pour réunir sous le même toit la Défense tricolore avec les états-majors des trois armes, terre, air et mer. C'est bien ici que s'est installé leur cœur opérationnel : le Centre de planification et de commandement des opérations (CPCO) placé au centre des processus de gestion des crises.

Forteresse de verre


C'est donc dans cette forteresse à l'architecture transparente que s'organisent les grandes manœuvres, que se prennent les décisions de la grande muette sous le contrôle du Président de la République, chef des Armées. Mais les futurs bâtiments abritent également la Direction générale de l'armement et plusieurs services rattachés au ministère, dont la Direction du renseignement militaire composée de représentants des trois armées, de la gendarmerie et de la DGA.

Si le gros des troupes a déjà rejoint ses nouveaux quartiers, à terme, dix mille personnes viendront s'installer dans près de 145 000 m2 de bâtiments neufs, auxquels s'ajoutent 135 000 m2 d'une architecture rénovée. Quant au ministre Jean-Yves Le Drian, il demeure dans ses bureaux de l'hôtel de Brienne, près de l'Elysée et de Matignon.

Partenariat public-privé

Mais l'autre originalité de ce nouvel ensemble lancé en 2007 sous l'ère Sarkozy, c'est son financement. L'Hexagone Balard obéit à un montage financier particulier qui est passé par la formule très à la mode du partenariat public privé. Un PPP qui, à l'instar des autres grands chantiers comme les lignes à grande vitesse, a l'avantage de soulager les dépenses de l'État, mais peut réserver quelques surprises (mauvaises) quant aux coûts de fonctionnement !

En 2011, dans cette course au PPP, concouraient les trois majors du BTP : Bouygues Construction, Eiffage et Vinci. Finalement, après contrôle des différentes étapes par neuf commissions associant 130 experts, le ministère de la Défense a retenu Bouygues dans le groupement Opale Défense où on retrouve aussi Thales pour l'informatique, Sodexo pour les services et la Caisse d'Epargne et Natixis pour les investissements.

1,2 milliard d'euros


Au final, le « Balardgone » représente 1,2 milliard d'euros. Le ministère s'est engagé à verser un loyer annuel de 154 millions d'euros sur une durée de 30 ans, au terme de laquelle l'État deviendra propriétaire de l'infrastructure. Le loyer élevé comprend à la fois la redevance immobilière, l'ensemble des systèmes d'information et les services (restauration, entretien...)

Mais, relevait ces jours-ci le magazine Challenges, la moindre modification demandée aux installations entraîne des devis incroyables, comme ces 2 274 euros qui auraient été réclamés pour la pose de ... deux prises de courant.

Alors qu'on approche de la Conférence climat (COP21) qui s'ouvre le 30 novembre, le chef de l'État ne pouvait que mettre en avant dans son discours inaugural la prouesse technologique et écologique que constitue le nouveau site de Balard. Le bâtiment de haute qualité environnementale (HQE) est surmonté du plus grand toit solaire de Paris, avec quelque 5 000 m2 de panneaux photovoltaïques. Il dispose aussi d'un système de ventilation entièrement autonome, sans recours à aucune autre source énergétique.

Côté sécurité, le bâtiment a été conçu de façon à ne pas s'effondrer si un véhicule venait à exploser sur le périphérique tout proche, ou le long du boulevard Valin où se trouve l'entrée.


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MessageSujet: Re: 7 - LA FRANCE EN GUERRE... « nos armées »... « nos soldats »... « nos ventes d'armes »...   Mar 10 Nov - 2:05


L’Afrique de Hollande, c’est la guerre 9 novembre 2015 | Par Lénaïg Bredoux et Clément Fayol Médiapart

Lundi et mardi se tient à Dakar le deuxième Forum sur la paix et la sécurité. La France y est représentée par le ministre de la défense Jean-Yves Le Drian, le « ministre de l’Afrique » du quinquennat. Depuis 2012, ce sont les militaires qui ont pris la main sur la politique africaine de la France. Premier volet de notre série sur la politique africaine de François Hollande

Citation :
Ce sera son 8e voyage en Afrique depuis le début de l’année. Lundi et mardi, Jean-Yves Le Drian est à Dakar pour le Forum sur la paix et la sécurité en Afrique, initié par la France. Plusieurs chefs d’État du continent ont prévu de faire le déplacement, tant le ministre français de la défense est devenu le « ministre de l’Afrique » de François Hollande.

Il n’y était pourtant pas prédestiné. Le Drian, qui se représente à la tête de la Région en Bretagne lors du scrutin de décembre, n’était pas un spécialiste de l’Afrique. Il ne la connaissait que comme élu local. Rien de plus. Là encore, il ressemble à son ami, François Hollande. Lui non plus ne s’était jamais particulièrement intéressé à l’Afrique, avant d’arriver à l’Élysée. « Le Drian et Hollande en Afrique, c'était le néant. Cela ne les intéressait pas du tout », se souvient Guy Labertit, le monsieur Afrique du PS jusqu'en 2006. Et ils ne s’attendaient pas à ce que le continent devienne une de leurs priorités. De celles qui marquent et bousculent un quinquennat.

Tout a changé avec la guerre au Mali. Déclenchée le 11 janvier 2013, neuf mois seulement après l’élection présidentielle, elle marque un véritable tournant dans la politique étrangère du chef de l'État. Elle a été suivie de l’intervention militaire en Centrafrique (RCA) puis, surtout, de l’installation durable de l’opération Barkhane, forte de 3 000 hommes, qui couvre une région très vaste : le Mali, le Niger, le Tchad, la Mauritanie et le Burkina Faso. Sans compter les coopérations avec le Cameroun et le Nigeria dans la lutte contre Boko Haram.


Jean-Yves Le Drian, François Hollande et Laurent Fabius
avec les soldats français à Bangui, le 28 février 2014

« Hollande devient Imperator. (…) Après Serval, la realpolitik va reprendre tous ses droits »,
explique le journaliste Christophe Boisbouvier, auteur d’un ouvrage complet sur le sujet, Hollande l’Africain (La Découverte, 2015) 3. « Avec le Mali, la politique africaine de la France change et commence “Hollande 2”. (…) Le fait militaire est central dans la politique africaine de la France », estiment également les deux chercheuses de l’Ifri Aline Lebœuf et Hélène Quénot-Suarez, dans une des rares études universitaires consacrées à la politique africaine de François Hollande 3.

À l’Élysée comme au gouvernement, ce sont les militaires qui ont pris la main. À tu et à toi avec les chefs d’État du continent, Jean-Yves Le Drian a vite été identifié comme l'interlocuteur privilégié des Africains, d'où le surnom évocateur de « ministre de l’Afrique », en remplacement du ministre des affaires étrangères Laurent Fabius. Par glissement progressif et pour combler un vide, plutôt que par stratégie préétablie. « Le Drian ne devient pas ministre de la défense avec le projet de devenir ministre de l’Afrique, témoigne un diplomate. Mais il s’est trouvé embarqué sur ces dossiers, jusqu’à intervenir sur les questions politiques. »

« Pour s’intéresser à l’Afrique, il faut une sorte de passion, confie aussi François Loncle, député PS très introduit dans certains pays du continent. Jean-Yves Le Drian l’a, Fabius, non. En plus, les Africains l’aiment bien : ils l’ont adoubé comme ministre de l’Afrique. Y compris ceux qui ne sont pas en guerre. »

Il a été d’autant plus vite reconnu comme leur interlocuteur privilégié qu’il est très proche du président de la République. « C’est l’homme de François Hollande », glisse un visiteur de l’Élysée, spécialiste de l’Afrique. À l’inverse, Laurent Fabius a la réputation de ne pas s’intéresser beaucoup au continent africain et, depuis le début du quinquennat, il est déjà bien occupé par deux gros dossiers – la Syrie et les négociations sur le nucléaire iranien – et par sa volonté de réorienter le réseau diplomatique français vers le volet économique.

Au Quai, il a fait un grand ménage en remplaçant plusieurs spécialistes de l’Afrique. « Laurent Fabius ne connaît rien à l’Afrique et s’en désintéresse complètement, affirme Laurent Bigot, ancien sous-directeur Afrique du Quai, évincé par Fabius et reconverti dans le privé. Sa seule obsession, c’est la diplomatie des affaires. » « Les militaires ont pris la place. Les positions ne sont plus proposées par les diplomates ; ils suivent », poursuit ce fin connaisseur du Sahel, débarqué en 2013 à cause de son franc-parler.

Car Jean-Yves Le Drian va bien au-delà de la conduite des opérations militaires engagées par François Hollande. Au Tchad, au Mali ou en Centrafrique, il ne se contente pas d’évoquer la situation sécuritaire et le déploiement des forces françaises. Il se mêle de politique. Même quand Fabius est en désaccord – ce qui est assez rare, selon de nombreuses sources. Mais c’est le cas sur la Centrafrique, où les deux ministres n’ont pas la même appréciation de la présidente de la transition Catherine Samba Panza, poussée dès le début par le Quai d’Orsay, mais peu en cour chez les militaires. Selon plusieurs sources, au ministère de la défense, on la juge « pas fiable », voire « menteuse », quand Fabius continue de la défendre.

Dans ce pays déchiré par l'horreur de la guerre civile, la ligne politique de la France suit une logique militaire : « Le besoin des moyens déployés en RCA pour le dispositif Barkhane fait que la Défense est très volontariste pour partir. C’est la raison pour laquelle Paris insiste autant sur la tenue d’élections », décrypte le spécialiste du pays Thierry Vircoulon.

Jean-Yves Le Drian est également celui qui incarne de façon la plus spectaculaire le rapprochement avec certains autocrates de la région, au nom de la lutte antiterroriste. En premier lieu, le Tchadien Idriss Déby, dont il est devenu proche. Les deux hommes s’apprécient et se voient très régulièrement. « Nous avons une relation de coopération ancienne avec le Tchad. Et une relation solide et précieuse avec Déby », nous expliquait déjà en 2014 le député Gwendal Rouillard, coauteur d’un rapport sur les opérations françaises en Afrique 3.

Les diplomates, y compris à l’Élysée, sont souvent moins allants avec le régime tchadien, dont ils expliquent qu’il ne tient qu’à un fil et qu’il ne peut donc être perçu comme un pôle durable de stabilité. Quant à Laurent Fabius, sa première rencontre avec Déby, en 2012, a été un fiasco – selon un diplomate, le président l’a fait attendre une demi-heure et le ministre français, vexé, est parti avant le dîner…

Selon nos informations, le ministre de la défense a également critiqué, suivi de près par Laurent Fabius, le communiqué de l’Élysée préparé par la cellule diplomatique, qui prenait ses distances avec le référendum de Denis Sassou-Nguesso au Congo-Brazzaville, lors du conseil des ministres du 28 octobre. « Et Hollande leur a donné raison », affirme une source socialiste.

Le duo au ministère de la défense

L’influence de Le Drian s’est illustrée à Dakar, en 2014, lors du premier Forum sur la paix et la sécurité 3. C’était une idée de la France, lancée lors du sommet de l’Élysée en décembre 2013. Mais ce ne sont pas que les ministres de la défense qui sont venus : quatre chefs d’État étaient présents, et non des moindres. Aux côtés de Macky Sall, le président sénégalais hôte de la manifestation, il y avait le Malien Ibrahim Boubacar Keïta, le Mauritanien Mohamed Ould Abdelaziz, et le Tchadien Idriss Déby. « C’est une très belle marque de confiance », sourit Gwendal Rouillard, député du Morbihan et très proche de Le Drian.


Capture d'écran du Forum sur la paix et la sécurité de 2014

Et les hommes forts du Sahel, nouveaux (et anciens) alliés de la France, avaient aussi saisi l’occasion pour récolter les fruits politiques de leur collaboration dans cette « guerre contre la terreur » que Paris estime mener. Idriss Déby s’était notamment fait remarquer par une sortie sur le rôle déstabilisateur de la France dans la chute de Mouammar Kadhafi. La deuxième édition du Forum est prévue les 9 et 10 novembre, cette fois encore en présence de plusieurs chefs d’État.

En Afrique, nombre de présidents connaissent aussi le directeur de cabinet du ministre de la défense : Cédric Lewandowski. Arrivé avec son patron, il est aussi craint que respecté, lui qui peut se targuer de la plus grande longévité à la tête d’un cabinet ministériel depuis 2012. Il n’est pourtant ni énarque ni polytechnicien – une véritable rareté dans le monde politique d’aujourd’hui, qui lui vaut parfois le mépris de ses pairs. « Ils forment un duo. Cédric déleste le ministre de beaucoup de choses. C’est une très bonne répartition des rôles », témoigne le député Gwendal Rouillard. « Au cabinet, les dossiers sont bouclés à 95 % par Lewandowski. C’est le meilleur directeur de cabinet de la République, mais qui n’a pas le soutien des réseaux étatiques. Il compense par ses réseaux industriels », affirme aussi un militaire.


Capture d'écran du site d'EDF en 2010

Lewandowski, c’est surtout « un homme d’influence et de réseaux », tissés dans les milieux industriels et parmi les élus locaux, selon une source de la défense. Ancien chef de cabinet d'Alain Richard sous Lionel Jospin, c'est sous l'aile de François Roussely à EDF qu'il se fabrique un carnet d'adresses impressionnant. Responsable des relations avec les élus pour l'électricien, il démontre sa capacité de travail et rencontre beaucoup de monde. Lui qui n'est pas haut fonctionnaire apprend à compenser.

« Il cherche ses propres solutions en utilisant tout le spectre de son relationnel, y compris dans le secteur privé, rapporte une source militaire. Parce que, dans la zone grise du renseignement, des forces spéciales ou des exportations, il faut trouver des solutions hors des sentiers battus… Et Cédric, lui, ne s’interdit rien. » Le tandem a souvent secoué la Grande Muette. « Leur force, c'est qu'après une série de ministres de de la défense insignifiants et un état-major qui prenait toute la place, ils ont fait comprendre qu'ils étaient les patrons », analyse un ancien haut responsable des renseignements français.

Pourtant, Lewandowski va parfois trop loin : souvent jugé brutal, il s’est fait quelques ennemis solides, et ses choix suscitent parfois de vives critiques. Ainsi, dans la guerre secrète que se livrent les intermédiaires en tous genres, le directeur de cabinet qui fait peur aux généraux est accusé de favoritisme à l’égard des entreprises de sécurité privées proches de son courant politique et particulièrement du directeur d'Amarante, Pierre-Antoine Lorenzi, ancien espion et homme d'affaires très connecté.

Dès 2012, Lewandowski va ainsi provoquer les foudres de la DGSE 3, en parrainant Lorenzi pour lancer ses propres pistes en vue de libérer les otages français d’Areva au Niger. L’épisode aurait pu le fragiliser durablement si les réseaux Roussely et les interventions militaires n'avaient renforcé l'assise du binôme le plus efficace du quinquennat.


François Hollande et le général Puga le 17
décembre 2014, à l'Elysée © Reuters

Mais l’influence de la Défense ne s’arrête pas là : elle se niche jusqu’au cœur de l’Élysée où le général Puga, le chef d’état-major particulier du président de la République, est parvenu à tisser une relation de grande proximité avec François Hollande (Mediapart lui a déjà consacré un long portrait). Par son histoire et sa carrière, il connaît très bien l’Afrique. « C’est le vice-roi d’Afrique, persifle un militaire. Il connaît tout le monde. » Et il n’a pas de contrepoids à l’Élysée, où la conseillère Afrique, la diplomate Hélène Le Gal, concentre de nombreuses critiques (y compris parfois très machistes), dans les cercles militaires, affairistes mais aussi parmi les socialistes partisans de la “realpolitik”, qui la jugent trop critique à l’encontre de certains autocrates. « Puga a de l’importance parce qu’il n’y a rien entre lui et Hollande. C’est la faillite de la diplomatie et des conseillers », estime un ancien directeur des services français.

Depuis le début du quinquennat, les rapports ont parfois été tendus entre Puga, à l’Élysée, et la Défense. En cause : des désaccords – sur le budget des armées ou la guerre au Mali – et d’habituels jeux de pouvoir et d’influence. Mais au-delà de la place centrale occupée par le général Puga et par Cédric Lewandowski, « à la fin, c’est Jean-Yves Le Drian et François Hollande, et c’est tout, tranche le député Gwendal Rouillard, proche des deux hommes. C’est leur relation qui permet de tout réguler depuis le début ».

« L’Afrique, ce n’est pas le Gabon, le Congo et la Guinée-Equatoriale »

Cette « clef de voûte » a plusieurs conséquences de fond : une vision très sécuritaire avec une gestion militaire des crises, et la réhabilitation d’un certain nombre d’autocrates de la région, dont François Hollande avait juré qu’il voulait se tenir à distance. Le même schéma fonctionne désormais aussi dans d’autres régions du monde, en Égypte ou en Arabie saoudite. Sans que cette politique ait été pensée en amont – c’est une des marques de fabrique de François Hollande, réticent à toute théorisation de son action.

La politique africaine de la France reste donc marquée par un « impensé stratégique », qui s’appuie d’autant plus sur les tendances lourdes de la politique étrangère de la France qu’il n’a pas été réfléchi en amont, estime Aline Lebœuf, chercheuse à l’Ifri. Et elle s’appuie plus encore sur ceux qui étaient facilement mobilisables, et déjà implantés sur le terrain : les militaires. Ils ont aussi l’immense avantage de donner au président et à la France un sentiment de puissance – y compris sur la scène internationale. À l’ONU, le poids de Paris dépend largement de son influence en Afrique. « Le sujet compte notamment dans nos relations avec les États-Unis et les Nations unies », explique-t-on dans l'entourage de Laurent Fabius.

Les premiers mois du quinquennat, quand François Hollande tançait publiquement Kabila en République démocratique du Congo, semblent en tout cas bien loin. Les militaires assument. Les diplomates, eux, s’agacent. À l’Élysée comme au Quai d’Orsay, on entend souvent la même phrase : « Hollande voit plus souvent Zuma [le président sud-africain] que Biya [le président camerounais]. » Une manière de dire que l’Afrique ne peut pas se résumer à l’ancien pré carré français, que la France a tissé des liens étroits avec l’Union africaine – Hollande était l’invité de son 50e anniversaire 3 –, avec le Nigeria – le président français était l’invité d’honneur du 100e anniversaire de la création du pays – ou encore avec l’Afrique du Sud.

« L’Afrique, ce n’est pas le Gabon, le Congo et la Guinée-Équatoriale ; c’est un tout. On redécouvre l’Afrique australe et de l’Est. Et là, c’est beaucoup d’économie », explique un diplomate. « Quand on dit que le pré carré de la France n’existe plus, c’est vrai et faux à la fois, tempère Aline Lebœuf, à l’Ifri. Si on parle de la diplomatie économique et culturelle, il y a une vraie volonté de déconcentrer. Mais dès que l’on touche aux questions stratégiques et de sécurité, on y revient. D’autant plus que la France n’a pas les moyens d’intervenir partout. »

Les “diplos” rappellent aussi que la politique au Mali ne se résume pas à la guerre, certes spectaculaire. « C’est aussi une politique de développement et des négociations politiques », plaide-t-on au Quai d’Orsay. La secrétaire d’État au développement Annick Girardin se rend d’ailleurs régulièrement en Afrique – mais les cafouillages sur son budget, à comparer aux rallonges accordées à la Défense, en disent long sur l’échelle des priorités du gouvernement.


Le discours à Dakar de François Hollande, en 2014 (vidéo dans l'original)

L’Élysée et le Quai se targuent aussi de soutenir les processus démocratiques. En octobre 2014, l’Élysée a fait fuiter la lettre envoyée par le président français au Burkinabè Blaise Compaoré pour le dissuader de se maintenir au pouvoir à tout prix. Quelques semaines plus tard, le chef de l’État français avait repris le même credo. « Là où les règles constitutionnelles sont malmenées, là où la liberté est bafouée, là où l’alternance est empêchée, j’affirme ici que les citoyens de ces pays sauront toujours trouver dans l’espace francophone le soutien nécessaire pour faire prévaloir la justice, le droit et la démocratie », avait-il déclaré en novembre 2014 à Dakar.

Il a fait quelques gestes sur la mémoire des crimes commis par la France sous la colonisation – il a par exemple remis une partie des archives du massacre de Thiaroye au Sénégal. Il continue de défendre certains dossiers de défenseurs des droits de l’homme emprisonnés, tout en restant très souvent publiquement silencieux. « C’est la politique des petits gestes », résume Clément Boursin, responsable des programmes Afrique de l’ONG Acat.

Mais au premier test important qui s’est présenté, fin octobre, François Hollande a reculé, soutenant le président du Congo-Brazzaville Denis Sassou Nguesso dans son projet de référendum pour lui permettre de se maintenir au pouvoir. Et même s’il a depuis fait machine arrière, le double jeu de la France n’a trompé personne. « Sassou s’en est amusé », sourit un Français qui l’a rencontré il y a peu. Il sait que tant que Paris aura besoin de lui, pour la Centrafrique ou la COP21, il peut compter sur son vieil allié. Comme les autres.


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MessageSujet: Re: 7 - LA FRANCE EN GUERRE... « nos armées »... « nos soldats »... « nos ventes d'armes »...   Ven 20 Nov - 1:39



Après les attentats, les jeunes Français se ruent vers l'armée LEXPRESS.fr  19/11/2015 à 22:15  


Des militaires français près de l'établissement La Belle Equipe rue de Charonne
à Paris frappé par une attaque terroriste le 14 novembre 2015 afp.com/PIERRE CONSTANT

Le site de l'armée de terre a connu un record d'affluence depuis les attentats du 13 novembre. 15 000 jeunes devraient être recrutés cette année, notamment pour sa nouvelle mission de défense du territoire national, l'opération Sentinelle

Citation :
Un regain de patriotisme. Une semaine après les attentats de Paris, le site de recrutement de l'armée de Terre connaît un afflux inédit de visiteurs. Plus de 1400 internautes se sont connectés chaque jour sur sengager.fr, contre 200 à 300 en moyenne ces derniers mois, a précisé le Bureau du recrutement. Ils s'inscrivent en ligne en laissant leur nom, prénom et adresse e-mail, pour une première prise de contact.  

"Les gens se demandent comment être utile. On voit réapparaitre des valeurs comme le drapeau, les symboles nationaux, qui étaient un peu oubliées", relève-t-on au marketing du recrutement de l'armée.


Un intérêt plus grand qu'après les attentats de janvier

L'intérêt pour l'armée avait déjà augmenté après les attentats de janvier contre Charlie Hebdo et le magasin Hyper Cacher mais l'élan avait été moins consensuel et les commentaires parfois "très agressifs" en raison des caricatures controversée du journal. "Sur les réseaux sociaux c'était très partagé. Charlie ne faisait pas l'unanimité. Cette fois on n'a rien sur nos sites et pages Facebook remettant en question cette unité nationale", note-t-on au Bureau.


L'armée française à la frontière italienne, le 16 novembre 2015.
REUTERS/Eric Gaillard

Sur l'ensemble de l'année, le nombre de contacts enregistrés sur le site devrait atteindre 160 000 personnes, contre 120 000 en 2014. L'armée de Terre a prévu de recruter 15 000 jeunes cette année, notamment pour sa nouvelle mission de défense du territoire national, l'opération Sentinelle. Elle a bon espoir d'atteindre son objectif. L'armée de Terre recrute des personnes de sans qualification à bac+5 et de 17 à 29 ans au plus, indique le site.

Un recrutement moins tourné vers l'extérieur

Sur dix personnes ayant manifesté un intérêt, seul un recrutement sera effectif, en moyenne. A l'issue du premier contact, les candidats passent une série de tests physiques, psychologiques et d'entretiens, soit un parcours de trois à quatre mois jusqu'au recrutement final.

Les jeunes recrues sont formées au métier des armes aussi bien pour les opérations extérieures que pour Sentinelle. Contrairement à leurs aînés, qui s'engageaient surtout pour "voir du pays", ces futurs soldats seront en revanche beaucoup plus mobilisés sur le territoire national



la France, mon brave, a besoin de toi
(traficatotage photo Patlotch)

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MessageSujet: Re: 7 - LA FRANCE EN GUERRE... « nos armées »... « nos soldats »... « nos ventes d'armes »...   Lun 23 Nov - 8:41


engagez-vous, rencagez-vous



S'engager dans l'armée après les attentats : "60 demandes par jour" à Bordeaux 20/11/2015 à SudOuest.fr avec AFP

Depuis les attentats, plus de 1 400 internautes se manifestent chaque jour sur le site de recrutement de l'armée de terre contre 200 à 300 habituellement. Le point en Gironde  


S'engager dans l'armée après les attentats : "60 demandes par jour" à Bordeaux
Selon ses capacités et son niveau de diplôme, un jeune peut se voir proposer
différents métiers ou formations dans l'armée.
© AFP THOMAS SAMSON  

Citation :
Le site de recrutement de l'armée de Terre française connaît un afflux inédit de visiteurs depuis les attentats de vendredi dernier. L'intérêt pour l'armée avait déjà augmenté après ceux de janvier contre Charlie Hebdo et le magasin Hyper Cacher mais l'élan avait été moins consensuel.

"Sur les réseaux sociaux c'était très partagé. Charlie ne faisait pas l'unanimité. Cette fois on n'a rien sur nos sites et pages Facebook remettant en question cette unité nationale", note-t-on au Bureau marketing et communication du recrutement.


Plus de 1 400 internautes se manifestent chaque jour sur sengager.fr, contre 200 à 300 en moyenne ces derniers mois. A l'issue du premier contact, les candidats passent une série de tests physiques, psychologiques et d'entretiens, soit un parcours de trois à quatre mois jusqu'au recrutement final.

A Bordeaux : "ceux qui nous contactent sont émus"

A Bordeaux, le Centre d'Information et de Recrutement des Forces Armées (CIRFA) a lui aussi noté une hausse des demandes depuis une semaine. "On a eu un gros pic entre samedi et mercredi, explique le capitaine responsable du recrutement pour l'armée de terre. Habituellement, on tourne autour de 20 demandes par jour, là on est monté jusque 60 demandes quotidiennes".

Depuis quelques jours, la moyenne est redescendue autour de 30 demandes mais le capitaine reste étonné de l'engouement des jeunes. "Ceux qui nous contactent sont émus par ce qui s'est passé à Paris. Ce ne sont pas des jeunes qui veulent en découdre, ils veulent simplement savoir comment être utile pour défendre les intérêts et les valeurs de leur pays".

La majorité des contacts établis cette semaine avec le Cirfa de Bordeaux sont faits par des jeunes "entre 17 et 29 ans" qui vont ensuite échanger avec les recruteurs avant de pouvoir déposer un dossier.

Mais la tranche des 30-40 ans est aussi touchée par ce nouvel élan d'engagement : "Ils nous demandent les possibilités de faire partie de la réserve, continue le capitaine. Ce sont d'anciens militaires qui reviennent vers nous ou de simples citoyens qui veulent se rendre utile".

Objectif : 15 000 jeunes recrutés

L'armée de Terre, qui a prévu de recruter 15 000 jeunes cette année, notamment pour sa nouvelle mission de défense du territoire national (opération Sentinelle), a bon espoir d'atteindre son objectif.  Sur l'ensemble de l'année, le nombre de contacts enregistrés sur le site sengager.fr devrait atteindre 160 000 personnes, contre 120 000 en 2014.

244 recrutements en Gironde en 2015

En moyenne, une personne est recrutée sur dix ayant manifesté au départ un intérêt. En Gironde, depuis le 1er janvier 2015, sur les 2 500 contacts réalisés avec échanges, 850 jeunes ont ouvert un dossier et 244 ont été recrutés sur le département.

Les jeunes recrues sont formées au métier des armes aussi bien pour les opérations extérieures que pour Sentinelle. Contrairement à leurs aînés, qui s'engageaient surtout pour "voir du pays", ces futurs soldats seront en revanche beaucoup plus mobilisés sur le territoire national.




En France, l’engouement pour l’armée augmente après les attentats RFI 20-11-2015


Les CIRFA de France n'ont pas chômé cette semaine © Maxppp

Armée de Terre : recrutement record dans les deux Charentes en 2016 Romain Asselin, France Bleu La Rochelle 21 novembre 2015



Dernière édition par Patlotch le Sam 26 Mar - 19:15, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: 7 - LA FRANCE EN GUERRE... « nos armées »... « nos soldats »... « nos ventes d'armes »...   Lun 23 Nov - 9:15

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MessageSujet: Re: 7 - LA FRANCE EN GUERRE... « nos armées »... « nos soldats »... « nos ventes d'armes »...   Mar 1 Déc - 10:57

LE TERRORISME ARME DU CAPITAL POUR SON INDUSTRIE DE GUERRE Gérard Bad, 30 novembre 2015  
                                               
Tout d' abord, il nous faut rappeler que tout état est arrivé au pouvoir par la terreur. La terreur, ensuite se stabilise sous la forme d' un état et considère à son tour tout opposant comme un futur terroriste.


Citation :
Pour la France il suffit de se souvenir du FLN algérien passé du statut de terroriste au statut d' ami de la France depuis la paix en Algérie. Ceux qui furent opposés à la paix, allaient devenir des terroristes, et l' OAS organisation de l' armée secrète un ennemi de l' état gaulliste...Des histoires de ce type il y en a des centaines, notamment les groupes Irgoun et Stern qui allaient être à la tète de l' état d' Israël. Le terrorisme n' est jamais qu'un embryon d' état en devenir qui cherchera une reconnaissance à l' international. La aussi les exemples ne manquent pas, exemple les kurdes, les sarahouis qui reviennent sur le devant de la scène, les kabyles contre l' état algérien...

L'IRA face à la Grande Bretagne,les indépendantistes basques et tous les petits nationalistes en herbes voulant une reconnaissance. Le franchouillard Hollande le sait, c' est pour cela qu'il a pris soin de dire qu'il ne fallait pas dire Etat Islamique mais Daesh.

Daesch est directement ou indirectement une production des rivalités capitalistes autour de la rente pétrolière et de son recyclage, rivalités qui peuvent être atténuées si les principaux acteurs de l' ordre mondial et le capital financier globalisé y trouvent leur compte et parviennent à masquer et colmater l'émergence d'une nouvelle crise financière. La chute du prix du pétrole1, est en quelque sorte un choc pétrolier à l' envers qui permet de réduire les dettes des pays « désindustrialisés » aux frais des peuples de certains pays de l' OPEP. L' Arabie saoudite, nous dit on serait devenue le mauvais élève de l' oncle Sam  refusant de réduire sa production de pétrole pour maintenir les cours. De plus elle serait l' accoucheuse de Daesch dont elle ne maîtriserait plus les actes.

La réalité est tout autre et tourne toujours autour de la rente pétrolière, du capital financier, et le bloc militaro-industriel mondial. Quelques auteurs comme Luc Manpaey et claude Serfati ont amplement démontrer la place de la finance dans la transformation du système militaro-industriel (SMI) américain depuis les attentats du 11 septembre 2001.

Récemment encore Luc Mampaey 2 indiquait que

Luc Mampaey a écrit:
« l’indice boursier du secteur de l’armement (DFI) n’intéressait que très peu les investisseurs, surtout braqués sur le Nasdaq. C’est ce que l’on a appelé la « bulle Internet ». Celle-ci a explosé en avril 2000 et nombre d’investisseurs se sont rabattus sur le DFI, qui a connu un envol, accentué par les attentats du 11 septembre 2001 et l’agression contre l’Irak en 2003. La valeur du DFI a ensuite chuté, comme toutes les autres, lors de l’automne 2008, avant de reprendre et de ne plus cesser d’augmenter depuis. Actuellement, elle représente 2000 % de ce qu’elle était en 1996, alors que celle du Nasdaq ne représente que 300 %. Ce qui montre qu’il y a bel et bien militarisation de l’économie. Le travail s’annonce très difficile pour le mouvement pour la paix. »

Ceci démontre qu' au delà des rivalités apparentes au sein même du capital , celui-ci à un intérêt commun, celui de maintenir et de développer son secteur le plus parasitaire celui de la « sécurité » en fabriquant un climat de terreur de plus en plus généralisé. Climat visant à justifier la militarisation de l' économie, l' union sacrée, et le recrutement de militaires, avec bien sur la note à la clef pour le citoyen contribuable. Pour rappel c' est la 1ére guerre mondiale qui a justifiée l'impôt sur le revenu. Mais aujourd'hui il y à mieux, les dirigeants américains, dans la pure tradition des nazis qui s'attaquaient au biens des juifs, s' attaquent aux biens de ceux qui s'opposent à leur politique :

« Depuis 2007, les Etats-Unis ont procédé la confiscation des biens de personnes qui s’opposent à leur politique en Irak et au Liban. Cette mesure a été appliquée aussi bien à des nationaux qu’à des étrangers ; que leur opposition ait pris une forme violente ou non. Ces dispositions, prises par l’administration Bush, ont été prorogées par l’administration Obama. Elles violent aussi bien la Constitution des Etats-Unis que le Pacte des droits civils et politique de l’ONU, dont Washington est pourtant signataire. » (Les Etats-Unis ont confisqué les biens d’opposants à leur politique en Irak et au Liban )

Il faut sauver le soldat Daesch et tuer les islamo-fascistes. Comme le dit Michel Chossudovsky :

Citation :
« Ceux qui ont ordonné les bombardements sont ceux qui sont derrière le projet de califat.Les milices de l’EI, qui sont actuellement la cible présumée d’une campagne de bombardements des États-Unis et de l’OTAN en vertu d’un mandat de « lutte au terrorisme », ont été et sont toujours soutenues clandestinement par les États-Unis et leurs alliés.

Autrement dit, l’État islamique a été créé par le renseignement étasunien , avec le soutien du MI6 britannique, du Mossad israélien, de l’Inter-Services Intelligence (ISI) pakistanais et l’Al Mukhabarat Al A’amah de l’Arabie saoudite (ou General Intelligence Presidency (GIP) en anglais). Par ailleurs, selon des sources du renseignement israélien (Debka), l’OTAN, en liaison avec le haut commandement turc, était impliqué dans le recrutement de mercenaires djihadistes dès le début de la crise syrienne en mars 2011.

En ce qui concerne l’insurrection syrienne, les combattants de l’État islamique ainsi que le Front Al-Nosra, des forces djihadistes affiliées à d’Al-Qaïda, sont les fantassins de l’alliance militaire occidentale. Ils sont secrètement soutenus par les États-Unis, l’OTAN et Israël. Leur mandat consiste à mener une insurrection terroriste contre le gouvernement de Bachar al-Assad. Les atrocités commises par les combattants de l’État islamique en Irak sont similaires à celles commises en Syrie
. »

Dans le chaos qui règne au moyen orient, les effets d' annonces et l'intox généralisée dans les médias (occidentales et orientales) sont si courantes qu' il est bien difficile de savoir qui est avec qui et pourquoi. Même Machiavel doit se retourner dans son tombeau. Michel Chossudovsky a raison de dénoncer une mascarade de guerre entretenue volontairement :

Michel Chossudovsky a écrit:
« Les meurtres de civils innocents par les terroristes de l’État islamique en Irak sont utilisés afin de créer un prétexte et une justification en faveur d’une intervention militaire étasunienne pour des raisons humanitaires. Les bombardements ordonnés par Obama, cependant, ne sont pas destinés à éliminer l’État islamique, qui constitue un « atout du renseignement » étasunien. Bien au contraire, les États-Unis visent la population civile ainsi que le mouvement de résistance irakien. »

Ce n' est certes pas une nouveauté d' apprendre que les Etats-Unis, ont toujours collaboré avec les forces les plus réactionnaires du monde arabe :

Timothy Mitchell a écrit:
« En règle générale, les régimes les plus laïcs du moyen-Orient sont ceux qui se sont montrés les plus indépendants vis-à-vis des États-Unis. Plus un régime est allié avec Washington, plus il est islamique. L’Égypte de Nasser, l'Irak républicain, le mouvement national palestinien, l'Algérie d'après l'indépendance, la République du Yémen du Sud, la Syrie baasiste : tous ces pays ont choisi une trajectoire indépendante des États-Unis. Aucun d'eux ne s'est proclamé État islamique, et ils sont nombreux à avoir réprimé chez eux les mouvements islamiques. En revanche, les gouvernements dépendants des États-Unis ont toujours revendiqué une autorité islamique, qu'ils soient gouvernés par un monarque affirmant descendre du prophète, comme en Jordanie, au Yémen du Nord et au Maroc, ou prétendant à un rôle particulier de protecteur de la foi, comme dans le cas de l'Arabie saoudite. Quand d'autres gouvernements se sont rapprochés des États-Unis – l’Égypte de Sadate dans les années 1970, le Pakistan de Zia ul-Haq dans les années 1980 -, leur rhétorique politique et leur mode de légitimation se sont faits ouvertement plus islamiques. »

(Carbon democracy, Timothy Mitchell, p. 240/241,ed. La découverte.)
Le New Deal militaro-industriel

Nombreux sont ceux qui ont entendu cette histoire que durant le New Deal, on faisait creuser des trous par des chômeurs qu'ils devaient ensuite reboucher pour simplement les occuper. L' affaire Daesh est du même tabac. Les occidentaux et les pétromonarchies comme nous venons de le voir ont mis sur pied Daesh à grand renfort de vente d' armes de part et d' autre, comme l' indique René Naba : Le croquemitaine n’est peut pas celui que l’on croit:

Rena Naba a écrit:
« A l’Iran s’est superposée depuis la créature saoudo américaine, Da’ech. Ses prises de guerre sur l’ennemi notamment le matériel de guerre pris à l’armée irakienne conduit au renouvellement des stocks. Le jackpot est ainsi assuré pour l’industrie américaine d’armement avec l’appauvrissement consécutif des pays arabes et l’accentuation de leur dépendance.

Par un subterfuge que les politologues américains désignent du vocable de «Politics of Fears, l’Iran sert depuis trente ans de prétexte pour éponger le surplus de pétrodollars arabes en alimentant le complexe militaro-industriel américain, et Israël, un prétexte pour maintenir la dépendance technologique arabe.

Alors que le Monde arabe accuse un retard manifeste tant au niveau de la recherche scientifique que du développement des nouvelles technologies et que le chômage atteint des proportions rarement égalées ailleurs dans le monde, quatre pétromonarchies auront débloqué la colossale somme de 253 milliards de dollars en cinq ans (123 milliards en 2010+130 milliards en 2014-2015), pour résorber le chômage…. des Etats-Unis.

Force est pourtant de constater que l’unique intervention militaire iranienne contre les pétromonarchies s’est produite à l’époque où l’Iran se situait dans la mouvance occidentale dans la décennie 1970 sans que la protection américaine n’ait été d’un grand secours aux protégés arabes qui se sont vus amputer ce jour là de trois îlots appartenant à l’Émirat d’Abou Dhabi: (la grande et la petite Thomb et l’île d’Abou Moussa. Il est vrai que le Chah d’Iran Mohamad Reza Pahlevi faisait office à l’époque de gendarme du Golfe pour le compte des Américains et que les princes arabes ne pouvaient qu’obtempérer, sur injonction américaine, au super gendarme régional qui leur avait été assigné.
»

(Renè Naba « Vers une révision des priorités saoudiennes en matière de désignation de l’ennemi principal : L’Iran ou Da’ech ? » extrait.)


Le rôle de l' état français dans la guerre au moyen orient et ailleurs

Il est bien connu que le rôle de la France dans le cadre de l' alliance atlantique et de l' OTAN est sous contrôle américain. Que les Etats Unis s' occupent du ciel et la France du sol , ceci est toujours d' actualité pour la présence française en Afrique. Mais la donne a quelque peu changé sous la présidence de Sarkosy, ce dernier s' est lancé dans l' opération Harmattan4 contre la Libye de Kadhafi sous les conseils de BHL bernard henri lévy,

L'Etat français nous l' avons sans cesse souligné, veut être la tête de pont de l' armée européenne, tous les conflits se doivent de montrer la capacité de la France d' intervenir...Derrière chaque opération il y a cette volonté de faire fonctionner le complexe militaro-industriel européen, avec l' autorisation américaine qui s’octroi la gestion informatique des théâtres de guerre. Chaque intervention française est à ce titre, un présentoir de sa panoplie guerrière, et doit se traduire par des commandes, les éternels achats puis annulation de la vente du rafale, l' affaire des Mistral; finalement vendus à l’Égypte.

Bien entendu toutes les occasions sont bonnes pour faire un appel aux armes et au drapeau et entraîner tous les gogos des stades aux églises à chanter la Marseillaise « aux armes citoyens » mais il n' est nullement question de l' armement du peuple dans cette affaire ; mais de son adhésion à la guerre et à l 'état d'urgence. Quand la mayonnaise du national sera bien prise , l' État passera aux frais de la guerre5 vis à vis de la classe moyenne, les autres sont déjà bien plumés (prolétaires, retraités, chômeurs et indigents de toute sorte), Là, ils ne chanteront plus la « Marseillaise » ni la « Carmagnole » mais l' Ave Maria pour enterrer les morts.

A ce titre, Daesh fait figure d' un nouveau fascisme « les islamo-fascistes » que la démocratie prétend combattre sur le plan militaire et idéologique. Comme toujours on fabrique un ennemi extérieur pour créer un réflexe national et occidental aujourd'hui, la dichotomie au sein de laquelle on veut placer le prolétariat mondial est « démocratie ou barbarie ».

Nous devons combattre les deux ,car ils sont du même moule : la terreur capitaliste , celle des « marchands de canons »

GERARD BAD


1 - Au 19 novembre 2015 il est à son cours le plus bas 41,47 USD le baril WTI

2- directeur du GRIP depuis mai 2012.Il a publié de nombreux travaux et articles et collaboré à plusieurs ouvrages sur l’évolution de l’industrie de l’armement aux États-Unis et dans l’Union européenne et plus généralement sur les questions liées à l’économie de l’armement. Il coordonne au GRIP les travaux de recherche relatifs à la production d'armements et à la gouvernance dans les grands groupes de l'industrie de l'armement.

3 - Michel Chossudovsky est un économiste canadien, professeur à la faculté des sciences sociales de l'université d'Ottawa, fondateur et directeur du Centre de recherche sur la mondialisation à Montréal.

4 - Les noms de codes des interventions d'armées étrangères sont l'opération Harmattan pour la France19, l'opération Ellamy pour le Royaume-Uni, l'opération Odyssey Dawn pour les États-Unis, l'opération Mobile pour le Canada20 et l'opération Unified Protector pour l'OTAN.

5- l'heure de vol d'un Rafale est estimée à 13 000 euros et l'heure d'intervention du porte-avions Charles-de-Gaulle à 50 000 euros. Une dizaine de millions d'euros concerne enfin les primes versées aux militaires.» Le Monde FR 05 05 2011


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MessageSujet: Re: 7 - LA FRANCE EN GUERRE... « nos armées »... « nos soldats »... « nos ventes d'armes »...   Mer 2 Déc - 15:34


la Sainte-Alliance




Le congrès de Vienne Philippe de Saint Robert 2 décembre 15

Depuis que la diplomatie française a été confiée à Laurent Fabius en 2012, elle ne cesse, comme on dit familièrement, de « manger son chapeau »… 15:15:39


Il est vrai qu’elle n’a eu, parfois – notamment en Syrie –, qu’à suivre le mouvement engagé par Alain Juppé. Elle aurait pu le rectifier. Elle l’a accentué. Puis l’affaire ukrainienne a permis à M. Fabius de déployer son génie en organisant à Kiev, avec son camarade allemand, un véritable coup d’État qui aboutit à la fuite étrange du président démocratiquement élu. Le récit de cette opération reste à écrire



Philippe de Saint Robert a écrit:
Il est de bon ton, dans la presse française, d’accuser le président américain de tous les maux et de toutes les faiblesses. En politique étrangère, il aura au moins réussi deux choses : libérer Cuba d’un embargo aussi ridicule qu’inutile qui a asphyxié ce pays pendant plus de cinquante ans sans le moindre autre effet ; conclure une négociation difficile avec l’Iran – négociation que Laurent Fabius, on ne sait pourquoi, fit tout pour faire échouer. On se demande parfois les intérêts de quel pays il sert.

Donneurs de leçons

Reste à savoir pourquoi les États-Unis tiennent tant à ranimer la guerre froide aux dépens des pays européens, réputés être leurs alliés. La France vient de faire les frais de cette politique que rien ne l’obligeait à suivre. Dans le conflit de l’Ukraine, la responsabilité initiale revient de toute évidence aux puissances occidentales, qui, ne respectant pas leurs engagements, ont manœuvré à masque tombé pour arrimer l’Ukraine non seulement à l’Union européenne, mais aussi à l’Otan. Les Américains auraient pu se souvenir de leur réaction lorsque les Soviétiques voulurent installer leur matériel militaire offensif à Cuba. Quelle différence ?

Le problème de François Hollande est qu’il est devenu chef de l’État sans avoir jamais mis les pieds hors de France, sinon peut-être pour des vacances. Élève qu’il fut politiquement dans les idées poussiéreuses de la vieille SFIO, dont les grands idéologues furent Guy Mollet et Christian Pineau, c’est-à-dire dans l’atlantisme de papa et le syndrome de Suez. Sur ce terreau, Laurent Fabius n’a eu qu’à développer son génie néfaste – néfaste du moins aux intérêts de la France et aux fondamentaux de sa politique depuis qu’existe la Ve République. Mais Laurent Fabius pense être en mission. C’est du moins ce qui ressort des propos de comptoir que rapporte le Journal du dimanche du 1er novembre 2015 : « Je suis très bien là où je suis. » Notons qu’ainsi il sacrifie sa carrière, car au Conseil constitutionnel il serait tranquille pour près de dix ans. Nous devinons qu’il y a des impératifs supérieurs.

D’où vient l’obsession de Laurent Fabius de s’en prendre si personnellement au chef de l’État syrien ? On a entendu des propos sans précédent dans les usages diplomatiques, qui ne conduisaient pas la France à jouer un grand rôle dans la solution du conflit. De fait, elle est de plus en plus isolée, alors qu’en tant qu’ancienne puissance mandataire, elle aurait dû être au premier rang. Pas malin. Il paraît, à lire certaines gazettes, que tout le malheur vient de ce que les États-Unis nous ont lâchés, ainsi que les prudents Anglais, lorsque nous étions prêts à déclarer la guerre non pas à l’« État islamique », mais à l’État syrien. Ensuite, nous avons donné des armes à des rebelles prétendument modérés, dont Carla del Ponte, vite réduite au silence, a révélé qu’ils ne se privaient pas eux-mêmes d’utiliser les armes chimiques. Ce qui nous renvoie à l’époque où Donald Rumsfeld en livrait à Saddam Hussein pour « pacifier » la région kurde. Malheureusement, tout le monde se tient mal, à commencer par ceux qui donnent des leçons aux autres.

Connaît-on beaucoup de pays arabes recommandables du point de vue de nos critères humanitaires – que nous ne respectons pas toujours ? Nous voilà au mieux avec l’Arabie saoudite, dont le régime et les usages sont loin de nos principes
démocratiques. Au mieux avec l’Égypte du président Al-Sissi qui nous a débarrassés, par un coup d’État qui nous a ravis, de son prédécesseur élu démocratiquement. Quant à l’Iran, n’est-ce pas nous qui avons jeté les mollahs dans les jambes du Shah ? Pour ce qui est de l’Irak, nous l’avons soutenu tel qu’il était pour l’aider à venger les Américains, précisément des mauvaises manières à l’époque de l’Iran des mollahs… Le seul pays de cette région relativement démocratique dans le fonctionnement apparent de ses institutions serait peut-être le Liban : surpris, le système s’est paralysé lui-même.

Reste la Syrie. Il fut un temps où M. Kissinger célébrait Hafez al-Assad comme le Bismarck du Proche-Orient, ce qui dans son esprit était flatteur. Il n’en reste pas moins qu’au lieu de soutenir et d’aider les Palestiniens, la Syrie entretint, avec son voisin irakien, des querelles partisanes qui les conduisirent à se neutraliser réciproquement, pour le grand bonheur et la tranquillité des Israéliens, ainsi encouragés à ne jamais faire aboutir le « processus de paix ».

Quant à Bachar al-Assad, il s’est trouvé à la tête de la Syrie sans l’avoir voulu. Au début, il voulut « libéraliser » et eut aussitôt tous les comploteurs contre lui. On ne se demande pas de quelle liberté il dispose. Il a tout de même évacué le Liban. Agressé par des contestataires vite transformés en rebelles par les agences secourables de l’Occident, il a sans doute sombré dans une ivresse défensive dont la violence ne lui est pas propre dans ce Proche-Orient livré à tous les malheurs depuis que la « communautéinternationale » non seulement se refuse à régler leseul problème qui se pose, celui du conflit israélo-palestinien,mais aussi encourage sa pérennité par l’irresponsabilitéde son comportement.

Grenouilles de bénitier

Alors se réunit le congrès de Vienne aux relents de Sainte-Alliance. D’après la grande presse, il s’agit moins de rechercher une paix durable, ou même provisoire, que de décider du « sort de Bachar », pour parler comme Fabius. Les Syriens n’y sont pas représentés, bien qu’il s’agisse de leur avenir. Ce qui sera décidé, si on décide quelque chose, leur sera imposé. Les grandes puissances sont décidément incapables de sortir du XIXe siècle. On saluera le retour de l’Iran sur la scène internationale, au moins un acte positif du président américain, même s’il n’a cessé, comme ses prédécesseurs, de mener au Proche-Orient une « politique de gribouille » (Henry Laurens).

La diplomatie française finira-t-elle par sortir de ses postures ? Il existe toujours un État syrien, représenté aux Nations unies, avec un président reconnu même lorsqu’il est contesté. Faire de son départ un préalable à toute solution relève de l’ingérence et du déni de souveraineté, ce qui est contraire à la Charte desdites Nations unies. Cette querelle est inutile, comme le souligne un spécialiste du monde arabe et de la Méditerranée, Frédéric Pichon, dans un entretien à La Croix (du 2 novembre 2015) : « La politique intransigeante adoptée par Washington et Paris obéit plus à la morale qu’à la réalité. Qu’on le veuille ou non, Bachar al-Assad n’est pas isolé dans son pays et dans la région. Exiger son départ, c’est méconnaître le Moyen-Orient et se heurter aux intérêts de Moscou. »

Ban Ki-moon a de son côté déclaré, avec bon sens : « Il est totalement injuste et irrationnel que le sort d’une personne prenne en otage tout le processus de négociation politique. C’est inacceptable. ». Ajoutant : « L’avenir du président Assad doit être décidé par le peuple syrien. » Je remarque que ces propos n’ont pas été repris par ce qu’il est convenu d’appeler la grande presse, du moins en France, où elle semble de plus en plus aux ordres du Quai d’Orsay.

Le monde engendré par les guerres a de tout temps été affreux. Au temps de la guerre d’Algérie, la France a aussi commis des exactions. Je les ai naguère évoquées lors de mes entretiens avec Pierre Messmer, qui était un soldat. La seule façon de les arrêter, me dit-il, était de mettre fin à la guerre : ce que fit le général de Gaulle. Il y a malheureusement des guerres auxquelles on est forcé. Dans les guerres civiles, le monopole de la violence appartient aux États. Ceux qui, de l’extérieur, nourrissent ces guerres civiles aux fins de leurs intérêts ou de leur idéologie partagent la responsabilité de ces États dans leurs excès mêmes. La France, avec sa politique de grenouille de bénitier, s’est malheureusement trop éloignée des réalités.  

Tribune à retrouver dans le numéro d’Afrique Asie de décembre 2015.


wikipédia a écrit:
le Congrès de Vienne est une conférence des représentants diplomatiques des grandes puissances européennes qui eut lieu à Vienne du 18 septembre 1814 au 9 juin 18151. Les pays vainqueurs de Napoléon Ier ainsi que les autres États européens se réunissent pour rédiger et signer les conditions de la paix et donc déterminer les frontières et tenter d'établir un nouvel ordre pacifique. Le congrès de Vienne permet également la discussion sur la libre circulation navale, l'abolition de la traite des Noirs (et non pas de l'esclavage, qui persiste cependant), et la mise en avant de la neutralité de la Suisse et de la neutralité de la Savoie.


le genre sans théorie...



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MessageSujet: Re: 7 - LA FRANCE EN GUERRE... « nos armées »... « nos soldats »... « nos ventes d'armes »...   Jeu 3 Déc - 11:27





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MessageSujet: Re: 7 - LA FRANCE EN GUERRE... « nos armées »... « nos soldats »... « nos ventes d'armes »...   Jeu 3 Déc - 11:55



La Grande-Bretagne frappe en Syrie Daech, Hollande salue ses premiers bombardements Challenges.fr 03-12-2015 à 07h15

Quelques heures seulement après le feu vert du Parlement, la Grande-Bretagne a conduit tôt jeudi matin ses premières frappes aériennes en Syrie contre les positions du groupe Etat islamique



La Grande-Bretagne a frappé l'Etat islamique en Syrie. AFP

Citation :
Le Kremlin a salué jeudi les premières frappes britanniques contre les positions de l'organisation État islamique (EI) en Syrie, mais a rappelé la nécessité de former une "coalition unifiée" pour lutter contre le groupe djihadiste. "Comme toujours, nous saluons toutes les actions qui ont pour but de lutter contre le terrorisme, contre l'EI", a déclaré le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, lors d'une conférence de presse.

Cependant, Moscou "considère que la coordination de ces actions et interventions au sein d'une coalition unifiée peut améliorer considérablement leur efficacité", a-t-il ajouté, soulignant que la Russie garde "la porte ouverte pour qu'une coalition unifiée de ce type prenne forme". Les frappes britanniques interviennent quelques heures seulement après que le Parlement a approuvé l'extension à la Syrie des raids aériens que la Grande-Bretagne effectuait déjà en Irak contre l'EI, dans le cadre de la coalition internationale menée par les États-Unis.

Moscou appelle depuis plusieurs mois à la création d'une coalition élargie, qui réunirait les Occidentaux, les pays de la région mais aussi l'armée syrienne, ce à quoi s'oppose Washington. Depuis le début fin septembre de son intervention en Syrie, la Russie dit exclusivement s'en prendre à l'organisation État islamique et à d'autres groupes "terroristes" à la demande du régime de Damas. Washington et ses alliés affirment que les raids russes sont plutôt destinés à sauver le régime du président Bachar al-Assad et visent les groupes rebelles plutôt que les jihadistes de l'EI.

Quelques heures seulement après le feu vert du Parlement, la Grande-Bretagne a conduit tôt jeudi matin ses premières frappes aériennes en Syrie contre les positions du groupe Etat islamique. Des Tornado de la Royal Air Force ont "effectué la première opération offensive au-dessus de la Syrie lors de laquelle ils ont conduit des frappes", a souligné un porte-parole du ministère de la Défense.


Un Tornado de la Royal Air Force (hors article)

Le ministère a dans un premier temps refusé de détailler les cibles visées. Quatre Tornado ont décollé dans la nuit de la base d'Akrotiri à Chypre où la RAF dispose de huit appareils de ce type. Des chasseurs-bombardiers supplémentaires devraient être déployés dans les jours qui viennent, alors que la Grande-Bretagne devient le sixième pays à bombarder l'EI à la fois en Irak et en Syrie.

François Hollande a salué les premières frappes aériennes britanniques sur la Syrie contre les positions du groupe Etat islamique, menées tôt jeudi matin, "nouvelle réponse à l'appel à la solidarité des Européens" lancé par la France après les attentats de Paris. "Le président de la République salue les premières opérations aériennes britanniques sur la Syrie intervenues ce matin immédiatement après le vote obtenu hier soir par une large majorité au parlement", a indiqué l'Elysée dans un communiqué. "Après la décision du Conseil des ministres allemand, qui doit être confirmée par le Bundestag demain, c'est une nouvelle réponse à l'appel à la solidarité des Européens qu'il avait lancé le 16 novembre", poursuit le communiqué.

La coalition internationale, qui compte une soixantaine de membres, a effectué environ 8.300 raids aériens au-dessus de ces deux pays, dont plus de 80% ont été assurés par les Etats-Unis. Les frappes britanniques interviennent quelques heures seulement après que le Parlement a approuvé l'extension à la Syrie des raids aériens que la Grande-Bretagne effectuait déjà en Irak contre l'EI.

La présence des avions de la RAF en Irak et le fait qu'ils effectuaient déjà des vols de reconnaissance au-dessus de la Syrie expliquent la rapidité avec laquelle ils sont entrés en action jeudi. Le vote au Parlement, vers 22h30 GMT, a été acquis par 397 voix pour, 223 voix contre. La majorité de 174 a été rendue possible notamment par les voix de 67 députés travaillistes, qui se sont joints aux conservateurs du Premier ministre David Cameron, selon le décompte des médias britanniques.

"La bonne décision"

Partisan de cette extension, David Cameron a déclaré que les députés avaient pris "la bonne décision pour préserver la sécurité du Royaume-Uni". Le président américain Barack Obama, qui dirige la coalition alliée en Syrie, a également salué la décision du Parlement. Le vote s'est déroulé après plus de dix heures d'un débat passionné, dans une chambre bondée.

David Cameron a plaidé pour que le pays prenne ses responsabilités et soutienne ses alliés. En particulier la France, sous le choc des attentats ayant fait 130 morts à Paris le 13 novembre, et qui a elle-même intensifié ses frappes en Syrie depuis.

"L'action que nous proposons est légale, nécessaire et c'est la bonne chose à faire pour la sécurité de notre pays", a-t-il martelé.

Selon lui, la contribution militaire du pays pourrait "faire une vraie différence", grâce notamment à l'utilisation de missiles Brimstone.

Le parlement britannique avait une première fois rejeté, en 2013, des frappes aériennes contre le régime de Bachar al-Assad en Syrie, échaudé par les opérations en Afghanistan et en Irak en 2003 lancées sous l'ex Premier ministre travailliste Tony Blair.

"Nous ne sommes pas en 2003. Nous ne devons pas utiliser les erreurs du passé comme excuse à l'indifférence et à l'inaction", a plaidé M. Cameron.

Le leader pacifiste du Labour Jeremy Corbyn, bien qu'opposé aux frappes, avait décidé de ne pas imposer de consigne de vote pour éviter une rébellion ouverte de ses troupes, dont plus d'un quart a finalement voté pour cette intervention.

Les frappes ne font pas l'unanimité

Jeremy Corbyn a néanmoins accusé le gouvernement de précipiter le vote. "Étendre les frappes aériennes britanniques ne va probablement pas faire de différence", a-t-il estimé.

Le soutien de l'opinion publique, fort au lendemain des attentats meurtriers à Paris, est en recul: d'après un sondage de l'institut YouGov, publié mercredi, 48% des sondés soutiennent une intervention en Syrie, contre 59% une semaine auparavant.

"Ne bombardez pas la Syrie!" "Nous voulons la paix!", ont scandé quelque 2.000 manifestants présents devant le Parlement jusqu'au vote tard dans la soirée, et qui ont hué son résultat.

En début de soirée, quelque 200 d'entre eux s'étaient allongés par terre devant le Parlement, bloquant toute une rue, pour une action censée simuler la mort de civils sous les bombes britanniques.

Même le quotidien conservateur The Times publiait jeudi un éditorial de Matthew Parris relevant amèrement que la seule justification donnée était "que la Grande-Bretagne ne doit pas rester de côté", sans tirer les leçons de l'Irak et la Libye, où une victoire militaire a été suivie du chaos par manque de préparation sur l'après intervention.

Pour Malcolm Chalmers, directeur de recherche à l'institut RUSI, "la volonté de se déployer va calmer les craintes que (le Royaume-Uni) n'est pas un partenaire fiable". Mais si "une participation aux frappes sera importante symboliquement et utile opérationnellement, elle ne changera pas le cours de la guerre".

(Avec AFP)


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MessageSujet: Re: 7 - LA FRANCE EN GUERRE... « nos armées »... « nos soldats »... « nos ventes d'armes »...   Sam 5 Déc - 22:23





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MessageSujet: Re: 7 - LA FRANCE EN GUERRE... « nos armées »... « nos soldats »... « nos ventes d'armes »...   Ven 11 Déc - 5:14





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MessageSujet: Re: 7 - LA FRANCE EN GUERRE... « nos armées »... « nos soldats »... « nos ventes d'armes »...   Ven 11 Déc - 5:33






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MessageSujet: Re: 7 - LA FRANCE EN GUERRE... « nos armées »... « nos soldats »... « nos ventes d'armes »...   Mar 15 Déc - 12:45



Après les attentats de Paris, le NPA soutient la guerre et l’Etat policier Alex Lantier 15 décembre 2015

A la suite des attaques terroristes du 13 novembre à Paris, le Nouveau Parti anticapitaliste (NPA) s’adapte à l’état d’urgence imposé par le gouvernement du Parti socialiste (PS) et réclame l’intensification de la guerre au Moyen-Orient. Il signale son soutien à l’escalade draconienne du militarisme et des attaques contre les droits démocratiques préparées par la classe dirigeante en France et au plan international
.

Citation :
C’est ce que contient sa déclaration du 27 novembre « Les attentats du 13 novembre à Paris : la terreur de l’État islamique, l’état d’urgence en France, nos responsabilités », écrite par François Sabado et Pierre Rousset. Sabado est un dirigeant et stratège de longue date du NPA et de son prédécesseur la Ligue communiste révolutionnaire (LCR). Il a joué un rôle central dans la dissolution de la LCR et la formation du NPA, abandon final et public de la part de cette organisation de toute association avec une politique socialiste.

Sabado et Rousset ne s’en prennent pas à la menace de guerre et de dictature. C’est bien plutôt les adversaires de la guerre impérialiste en Syrie qu’ils dénoncent, bien que ce soit cette guerre qui ait donné naissance à la milice de l’État islamique (EI) ayant commis les attentats de Paris.

Sabado et Rousset a écrit:
« Quel que soit le rôle de l’impérialisme, l’État islamique est responsable de ses actes, » affirme le NPA qui poursuit: « Sous le choc des événements, des organisations de gauche, associations et syndicats ont plié devant l’appel à l’union nationale; d’autres comme en réaction ont tellement souligné les très réelles responsabilités politiques et historiques de l’impérialisme occidental que la dénonciation de l’État islamique en est devenue inaudible. »

L’affirmation que les critiques de l’impérialisme sont en train d’étouffer les critiques, devenues inaudibles, de l’EI est absurde. Hystérie effrénée de loi et d’ordre et fièvre guerrière contre l’EI et le régime syrien prédominent au sein de l’establishment politique français, comme chez les alliés du NPA au Front de Gauche et dans la bureaucratie syndicale. La principale préoccupation du NPA est de bloquer toute opposition à cela depuis la gauche.

Sabado et Rousset dénoncent ensuite des groupes de gauche, restés sans nom, s’opposant à l'impérialisme. Ils écrivent:

Citation :
« [On] lit encore bien des articles jugeant que si les attentats ‘n’avaient aucune excuse’, il fallait avant tout prendre en compte ‘le contexte’ – l’analyse dudit contexte se réduisant pour l’essentiel à l’énumération des méfaits impérialistes, on pourrait en conclure que les mouvements fondamentalistes ne font que réagir à l’action des grandes puissances et que nous devrions en quelque sorte leur accorder des circonstances atténuantes... Étrangement, bien des plumes de gauche dénoncent vigoureusement les attentats fondamentalistes, mais se refusent à condamner nommément, explicitement, les mouvements qui les commettent. »


Il s’agit là d’une provocation visant à intimider l’opposition aux initiatives de l’impérialisme français pour pousser la population dans la guerre et la dictature. Sabado et Rousset n’identifient aucun article, auteur ou citation pour justifier leur attaque des points de vue anti-impérialistes. Sans aucune base factuelle, ils insinuent tout simplement que l’opposition à l’impérialisme revient à excuser ou à soutenir l’EI.

Dans le contexte actuel, c’est une menace sinistre. Même si Sabado et Rousset le passent sous silence, 100 000 soldats et policiers patrouillent dans les villes françaises et utilisent les lois d’urgence pour arrêter des centaines de personnes de toutes tendances, même des manifestants écologiques, sur des charges antiterroristes.

Leur affirmation qu’il faille traiter l’EI isolément de l’impérialisme vise à désorienter le public, à dissimuler qui est finalement responsable des attentats de Paris et à faciliter la propagande pro-guerre des médias. L’EI s’est développé à partir de la tentative irresponsable des puissances impérialistes de recoloniser le Moyen-Orient par la guerre, utilisant des milices islamistes, dont l’EI, comme mandataires. Si l’EI est responsable de ses actes, les puissances impérialistes sont responsables de l’émergence de l’EI. La lutte pour prévenir de nouvelles atrocités comme celles du 13 novembre ne peut que prendre la forme de l’opposition à la guerre impérialiste.

Les guerres menées par l’impérialisme ont eu le soutien enthousiaste du NPA. Pendant des années, il a salué comme des « révolutionnaires » les mandataires de l’impérialisme -- d’abord contre le régime du colonel Mouammar Kadhafi en 2011 dans la guerre de l’OTAN en Libye, puis dans la guerre en Syrie contre le régime du président Bachar al-Assad. Ce fut pourtant un groupe de personnes issu de ces milices islamistes et opérant sous l’étroite surveillance des services de renseignement français, qui a finalement monté les attentats de Paris. Prêt à tout pour couvrir son propre rôle, le NPA attise l’hystérie militariste régnante de loi et d’ordre.

Alors que la classe dirigeante française cherche à abroger les droits démocratiques, l’opposition depuis la gauche voulue par des millions de personnes ne pourra s’exprimer à travers les organisations politiques existantes. Les organisations réactionnaires de la classe moyenne aisée comme le NPA qui ont pendant des décennies monopolisé ce qui passait pour une politique « de gauche », soutiennent des politiques draconiennes contre la classe ouvrière.

Les tentatives de Sabado et Rousset de prendre la pose de critiques de l’état d’urgence sont pleines de mauvaise foi. Leurs commentaires démoralisés visent principalement à assurer la population que le PS et sa périphérie politique, dont le Front de gauche et le NPA, défendent toujours les droits démocratiques et le cadre de la Cinquième République.

« Les résistances à la prolongation de l’état d’urgence ont été très faibles dans la gauche parlementaire, » déclarent-ils, ajoutant: « L’état des forces progressistes en France est assez désastreux. »

Leur remarque que l’état de la gauche est « désastreux » est une tentative mensongère d’excuser la responsabilité du NPA dans ce qui se passe. Les partis comme le Front de gauche et le PS – vers lesquels s’oriente le NPA, avec lesquels il a travaillé durant des décennies et pour lesquels il revendique toujours l’appellation de « progressiste » -- sont en train de mettre en place un État policier en France.

En fait, il n’y pas eu de résistance, « faible » ou autre, à l’état d’urgence parmi les alliés parlementaires du NPA. L’Assemblée nationale a adopté l’état d’urgence à 551 voix contre 6 ; 3 députés PS et 3 Verts ayant voté pour protester symboliquement. Tous les députés du Front de gauche ont voté pour – cette coalition inclut le Parti communiste français stalinien (PCF), le Parti de Gauche (PG) et des fractions issues du NPA lui-même, comme la Gauche unitaire et la Gauche anti-capitaliste.

Il est significatif que les députés aient voté ainsi alors même que le PS avait déjà annoncé qu’il recherchait un amendement constitutionnel permettant au président de déclarer l’état d’urgence permanent. Une telle mesure permet à la police de détenir des individus, d’effectuer perquisitions et saisies à leur domicile, de les assigner à résidence et de dissoudre les organisations dont ils sont membres, si leur comportement, déclarations ou associations induisent la police à soupçonner qu’ils pourraient constituer « une menace pour la sécurité et l’ordre public. »

Cela signifierait la transformation de la France en Etat policier. Armée des moyens modernes de l’espionnage électronique de masse, la police aurait d’énormes pouvoirs pour attaquer toute personne, y compris les travailleurs et leurs organisations, dont les points de vue pourraient être interprétés comme critiques, voire potentiellement critiques, de la politique sociale ou étrangère de l’État. La liberté d’opinion serait effectivement abolie.

La réponse du NPA montre que l’establishment « de gauche » défend la guerre, la dictature et la promotion de la haine anti-musulmane pour diviser la classe ouvrière. Sabado et Rousset écrivent complaisamment : « l’émotion a submergé le pays – ce qui est évidemment parfaitement normal. Les actes islamophobes se sont multipliés, mais ils sont le fait d’une frange seulement de la population. »

Ils exigent qu’on fasse porter toute la responsabilité des attaques du 13 novembre à l’EI. « Cette organisation » écrit le NPA, « a construit un protoÉtat sur un territoire équivalent à celui de la Grande-Bretagne. » Et de poursuivre: « Elle gère une administration, accumule d’immenses richesses (évaluées à près de 1,8 milliard de dollars), organise la contrebande de pétrole ou de coton. Elle mène des opérations de guerre sur de multiples théâtres d’opérations, a recruté des informaticiens du plus haut niveau… Elle n’est pas une marionnette! Elle est responsable de ces actes — totalement responsable des attentats qu’elle commet en tant de lieux. »

La tentative de transformer l’EI en colosse indépendant sur le plan militaire et économique, en un ennemi de la taille de la Grande-Bretagne ou de la France, est absurde. L’EI est issu de l’invasion illégale de l’Irak en 2003 et des guerres impérialistes par procuration au Moyen-Orient depuis 2011, où les milices islamistes financées par les émirats pétroliers du Golfe ont servi de forces terrestres à l’OTAN. Si l’EI a effectivement amassé 1,8 milliard de dollars grâce à son commerce de pétrole avec la Turquie, membre de l’OTAN, cela signifierait qu’il a moins de 0,02 pour cent des $12 billions qui constituent la richesse nationale de la France.

Le rôle de l’État dans les attaques du 13 novembre ne peut d’ailleurs pas être écarté et Sabado et Rousset ne disent pas qui sont leurs sources quand ils affirment que l’EI est « totalement » responsable. Une longue expérience montre qu’Al-Qaïda et l’EI sont infiltrés par les agences de renseignements et sont sujets à manipulations. Quelques mois seulement après les attentats contre Charlie Hebdo et l’Hyper Cacher, la presse a rapporté que les attaquants avaient obtenu des armes auprès d’indicateurs de la police – un fait que le ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve, a tenté de couvrir en invoquant le secret d’État.

Sur un plan plus fondamental cependant, les marxistes n’expliquent jamais l’importance d’une attaque terroriste purement du point de vue de l’événement en soi. La capacité de l’EI à gagner une influence dans certaines couches de la jeunesse française, ainsi que la décision de l’impérialisme français à répudier son opposition de 2003 à la guerre contre l’Irak pour soutenir les guerres de changement de régime de l’OTAN, sont liées à des changements profonds dans les rapports de classe.

Depuis 2003, les fondements socio-économiques du capitalisme français ont été détruits, en particulier par l’éruption de la crise capitaliste mondiale de 2008, la plus grave depuis la Grande Dépression des années 1930. On a supprimé des dizaines de millions d’emplois, mis en pièces les droits sociaux et l’élite dirigeante de toute l’Europe a réalisé de vastes profits, mais le capitalisme français continue de s’effondrer. Alors qu’il lui est impossible d’être compétitif sur les marchés mondiaux, ses propres économistes lui prédisent une « croissance zéro » et l’intensification des conflits sociaux.

L’élite dirigeante a réagi en recourant aux guerres de pillage à l’étranger et à l’intensification à l’intérieur de la répression policière dans les banlieues ouvrières, notamment celles à forte population immigrée musulmane. Cela va de pair avec les mesures discriminatoires contre les musulmans – depuis l’interdiction du foulard dans les écoles publiques en 2003 jusqu’à l’interdiction de la burqa en 2009.

Sabado et Rousset veulent parler de la responsabilité de l’EI, mais quelle est la responsabilité du NPA ? Comment peut-on expliquer l’absence, dans ces conditions, de tout mouvement anti-guerre en France ou celle de tout mouvement de gauche ayant du soutien chez les jeunes?

Le NPA, le Front de gauche et leurs alliés ont joué un rôle trompeur et réactionnaire, se présentant comme « de gauche » tout en soutenant toutes les politiques réactionnaires de l’impérialisme français: guerres, mesures anti-musulmanes et programme d’austérité d’un gouvernement PS qu’ils ont appuyé dans les élections de 2012. Ils ont tout fait pour créer une atmosphère politique surréelle où toute opposition à la guerre se fondant sur la classe ouvrière a été supprimée. Cela a ouvert la porte à ce que l’EI ait une influence parmi les couches les plus désorientées de la jeunesse musulmane en France.

Le NPA, en particulier, a joué un rôle central en tant que promoteur le plus agressif des guerres en Libye et en Syrie, saluant les forces islamistes mandataires de l’OTAN comme des « révolutionnaires ».

Alors que commençaient les bombardements, Gilbert Achcar du NPA faisait l’éloge de la résolution de l’ONU autorisant la guerre en Libye. Tout en admettant qu’« il n’y avait pas suffisamment de garanties dans le texte de la résolution d’interdire son utilisation à des fins impérialistes, » il a dit : « Mais étant donné l’urgence de prévenir le massacre qui aurait inévitablement résulté d’un assaut sur Benghazi par les forces de Kadhafi, et l’absence de tout autre moyen d’atteindre l’objectif de protection, personne ne peut raisonnablement s’y opposer... Vous ne pouvez pas au nom de principes anti-impérialistes vous opposer à une action qui va empêcher le massacre des civils. »

Lorsque les frappes aériennes de l’OTAN et les raids menés par les islamistes et les milices tribales ont fait tomber le régime libyen et que Kadhafi fut capturé, torturé et assassiné dans les ruines de Syrte bombardée, le NPA a salué l’événemen t: « La chute du dictateur Kadhafi est une bonne nouvelle pour les peuples. Le NPA est entièrement solidaire du processus révolutionnaire qui continue dans la région arabe. »

Pendant que la Libye s’effondrait dans une guerre civile entre diverses milices islamistes que l’OTAN avait soutenues contre Kadhafi, Achcar a rencontré en octobre 2011 les instruments syriens de la CIA pour discuter du renversement d’Assad. Il se vanta dans les pages d’Al Akbar de Londres qu’il avait été invité à la conférence en Suède « afin de parler sur le sujet de l’intervention militaire étrangère dans la situation actuelle en Syrie. »

Des combattants islamistes réunis pour un changement de régime en Libye ont été intégrés à un réseau international de camps d’entraînement pour préparer les opérations contre le régime Assad. Sous la supervision de la CIA et des renseignements européens, ils ont été formés pour mener la guérilla urbaine et monter des attentats à la voiture piégée. Les polices et les services de renseignements de l’Europe ont autorisé et encouragé des milliers de jeunes d’origine musulmane à partir au Moyen-Orient afin d’y recevoir cette formation.

Quand des dizaines d’attentats terroristes ont frappé les villes syriennes, le NPA les a saluées comme faisant partie d’une lutte révolutionnaire contre Assad, exigeant que la France arme l’opposition syrienne. Olivier Besancenot du NPA a dit en 2013:

Besancenot a écrit:
« [le ministre français des Affaires étrangères Laurent] Fabius est un disque rayé. Il a dit la même chose pendant des mois. Il devrait gracieusement donner des armes aux révolutionnaires syriens. »


Besancenot rejeta les préoccupations dans les agences de renseignements que cela signifiait armer des terroristes :

Citation :
« Ceux qui disent, ‘nous devons surtout ne pas donner des armes parce qu’elles vont se retrouver avec les djihadistes,’ bien, c’est déjà le cas [qu’ils sont armés]. »


L’EI a profité de l’effondrement du régime d’Assad dans l’est de la Syrie et de l’aide de forces sunnites d’Irak hostiles au régime chiite fantoche de Washington à Bagdad. Il a été en mesure d’exporter du pétrole à partir de ces zones vers les marchés mondiaux grâce à ses liens avec la Turquie, État membre de l’OTAN.

Lorsque les puissances de l’OTAN ont commencé à bombarder l’EI en Irak pour soutenir le régime de Bagdad, le NPA les a soutenues et a commencé à attaquer l’EI. Mais l’EI a servi d’outil de la politique impérialiste et de justification pour l’intensification de la guerre. L’an dernier, Paris a encore refusé de bombarder l’EI en Syrie, disant qu’éliminer son plus fort adversaire aiderait Assad.

Lorsque des recrues françaises et belges de l’EI ont lancé leurs attaques terroristes à Paris, alors qu’elles étaient sous étroite surveillance policière, c’était le résultat tragique et sanglant de politiques impérialistes soutenues agressivement par le NPA. Ce qui n’était pas dû à une confusion passagère ou une erreur tactique de la part du NPA, mais était le produit de sa nature de classe de parti petit-bourgeois et pro-impérialiste. Voilà pourquoi, même dans leur présent article, Sabado et Rousset exigent l’armement de davantage de milices mandataires et la poursuite de l’escalade militaire en Syrie.

L'article pointe les
Citation :
« forces qui sur le terrain méritent le plus notre soutien: Kurdes, Yezidis, composantes progressistes et non confessionnalistes [sic] de la résistance au régime. Il faut leur apporter notre solidarité politique et matérielle et exiger qu’ils reçoivent notamment un armement adéquat... C’est aux peuples de décider pas aux coalitions impérialistes. Mais, et c’est une dimension particulière de cette guerre, les Kurdes comme les démocrates syriens ont demandé et demandent une aide sanitaire et militaire, y compris aux gouvernements occidentaux. Il faut la leur donner. »


Ce sont là des sophismes politiques éhontés exploitant les attaques du 13 novembre pour donner un nouveau vernis « populaire » à leur soutien de la guerre impérialiste des grandes puissances en Syrie. Ce ne sont pas « les peuples » du Moyen-Orient, mais les forces armées et les services de renseignements des pays de l’OTAN qui décideront quelles milices de l’opposition recevront des armes de l’OTAN.

Quant aux milices kurdes soutenues par les impérialistes et au mélange de déserteurs, de groupes criminels et de milices islamistes que le NPA célèbre comme opposition « laïque », ils ne représentent pas plus les masses du Moyen-Orient que l’EI.

Sabado et Rousset parlent pour le compte des restes loqueteux d'un parti de la pseudo-gauche petite-bourgeoise qui se sert de formules malhonnêtes pour couvrir son programme pro-impérialiste et le fait qu'il se rue vers la droite. Le NPA est allé du soutien à la guerre impérialiste au soutien à l’Etat Policier dans le but de réprimer l'opposition à la guerre.

(Article paru d’abord en anglais le 11 décembre 2015)


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MessageSujet: Re: 7 - LA FRANCE EN GUERRE... « nos armées »... « nos soldats »... « nos ventes d'armes »...   Mer 16 Déc - 9:06

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MessageSujet: Re: 7 - LA FRANCE EN GUERRE... « nos armées »... « nos soldats »... « nos ventes d'armes »...   Mer 16 Déc - 9:18



Propagandistes « de gauche» pour l’escalade de la guerre impérialiste Bill Van Auken 16 décembre 2015

Dans une situation où l'establishment politique américain est secoué par un débat de plus en plus acrimonieux sur la façon d'intensifier l'intervention militaire américaine en Irak et en Syrie et où un pouvoir européen occidental après l'autre se lance dans la bataille, le sentiment dominant de larges masses de la population, tant en Europe qu'en Amérique, reste résolument hostile à la guerre.

Citation :
Malgré les efforts frénétiques des élites politiques aux États-Unis, en Grande-Bretagne, en France, en Allemagne et ailleurs et malgré la campagne des médias pour attiser la peur et la haine en réponse aux récentes attaques terroristes, des millions de travailleurs sont conscients qu’une fois de plus on leur ment à propos d'une intervention militaire au Moyen-Orient.

Malgré le nombre étourdissant des prétextes invoqués pour cette guerre, depuis la lutte contre le terrorisme par le bombardement de l'Etat islamique (EI) au soutien des «droits humains» par le financement et l’armement de milices djihadistes salafistes du même type dans une guerre de changement de régime, la suspicion populaire bien fondée demeure que les objectifs réels ont à voir avec la campagne de l'impérialisme américain et de ses alliés pour assurer leur hégémonie sur le Moyen-Orient et ses vastes réserves de pétrole.

C'est dans ces conditions qu'un assemblage d'organisations de la pseudo-gauche d’Europe, des Etats-Unis et d’ailleurs a publié une déclaration commune qui sert de propagande en faveur d’un élargissement spectaculaire de la campagne impérialiste.

Les signataires de cette déclaration comprennent le Nouveau Parti anticapitaliste français (NPA), le Socialist Workers Party (SWP) britannique, Socialist Alternative d'Australie, le Nava Sama Samaja Party (NSSP) du Sri Lanka et l'International Socialist Organization (ISO) des Etats-Unis. Ils ont tous un long et honteux bilan pour ce qui est de fournir des justifications «de gauche» aux interventions impérialistes et d’habiller en «révolutions» les guerres de changement de régime orchestrées par Washington.

Le NPA français a été à la tête de ces organisations soi-disant de «gauche» ayant applaudi la guerre impérialiste de changement de régime en Libye. Son principal porte-parole pour le Moyen-Orient et l'Afrique du Nord, Gilbert Achcar, a salué l'intervention des Etats-Unis et de l’OTAN ayant renversé et assassiné Mouammar Kadhafi et qui a tué au moins 30.000 Libyens, laissant le pays dans un état de guerre civile permanente.

Au début de la guerre, Achcar a écrit ces lignes tristement célèbres: « Chaque règle générale admet des exceptions. Cela inclut cette règle générale que les interventions militaires des puissances impérialistes autorisées par l'ONU sont purement réactionnaires et ne peuvent jamais atteindre un but humanitaire ou positif ».

Lui et le NPA ont ensuite apporté leur soutien à la guerre orchestrée par les Etats-Unis pour renverser le président syrien Bachar al-Assad, allant jusqu'à rencontrer la bande d’instruments des services de renseignement occidentaux ayant constitué le Conseil national syrien pour les conseiller sur la meilleure façon d'entraîner une intervention impérialiste directe.

De même, la Socialist Alternative australienne a attaqué toute mise en garde concernant l'intervention occidentale en Syrie et déclaré que la «gauche» devait rejeter les « réflexes anti-impérialistes ».

L'International Socialist Organization des Etats-Unis elle, a défendu le «droit» des «r évolutionnaires syriens » de recevoir des armes et de l'aide de la CIA et de rechercher une intervention militaire directe des États-Unis.

La transformation de ces organisations, toutes sorties principalement des mouvements de protestation petits bourgeois anti-guerre des années 1960 et du début des années 1970 et devenues des partisans ouverts de la guerre impérialiste, fait partie d'un long processus. Ses racines matérielles se trouvent dans la prospérité croissante des sections de la classe moyenne qui sont devenues une nouvelle base de soutien pour l'impérialisme.

Après avoir soutenu avec enthousiasme la « révolution syrienne » en 2012 et 2013, la plupart de ces organisations est restée plutôt silencieuse lorsqu’il fut de plus en plus évident que les soi-disant «révolutionnaires» étaient des milices islamistes sunnites sectaires financées et armées par les régimes arabes réactionnaires de l'Arabie Saoudite et des Etats arabes du Golfe et par le gouvernement islamiste en Turquie – collaborant tous avec la CIA.

Ils ont maintenant relancé leur campagne parallèlement à la campagne impérialiste pour une escalade commencée sous prétexte de riposter aux attentats de Paris et de Californie inspirées apparemment par l’Etat islamique (EI).

La ligne de leur intervention apparaît clairement dans le 2e paragraphe de la déclaration: « En Syrie, la première forme de la contre-révolution se manifeste dans le soutien au régime d’Al-Assad, que ce soit à travers les raids meurtriers menés par la Russie et l’intervention de la République islamique d’Iran, du Hezbollah, des milices confessionnelles réactionnaires irakiennes. Assad est aussi soutenu par la méfiance des puissances occidentales vis-à-vis des forces démocratiques et révolutionnaires syriennes… »

Il n'y a pas un mot dans cette déclaration sur les décennies de guerre impérialiste américaine qui ont ébranlé toute la région, entraînant plus d'un million de morts et la destruction de sociétés entières. Le problème, du point de vue de ces organisations, est l'agression russe, l'intervention iranienne et « les milices irakiennes sectaires», à quoi s’ajoute le fait que les États-Unis et leurs alliés n'accordent pas assez de « confiance » et de soutien aux soi-disant « forces démocratiques et révolutionnaires en Syrie ».

Cette dernière phrase est employée de la même façon que les gouvernements occidentaux utilisent le terme de «rebelles modérés ». Dans les deux cas, démocrates, révolutionnaires et modérés ne sont pas nommés. Ceci pour la simple raison que les véritables forces combattant le régime d’Assad se composent de milices sectaires sunnites liées à Al-Qaïda, dont l’Etat islamique, le Front al-Nosra et Ahrar al-Sham.

La position de ces organisations est rendue encore plus explicite par l'International Socialist Organization américaine (ISO) dans un article publié sur son site le 9 décembre et dénonçant la Russie -- d’une manière semblable à celle du ministère américain des Affaires étrangères – pour avoir bombardé non pas l’Etat islamique (EI), mais « les groupes d'opposition non EI », qui encore une fois, pour des raisons évidentes, ne sont pas nommés.

L'article déclare : «Même si la politique officielle des États-Unis demande le départ d’Assad, l'intervention de la Russie a renforcé la position du régime, créant ainsi une nouvelle série de calculs sur l'avenir de la Syrie, qui ont été presque immédiatement adoptés par un courant important de l'establishment de la politique étrangère américaine ».

Il poursuit: « En termes pratiques, les militaires américains ont déjà fait la paix avec Assad. Leur opposition à des frappes aériennes russes sur les forces terrestres soutenues par les Etats-Unis a été au plus de nature symbolique... »

L'idée maîtresse de l'argument de l'ISO vise le débat en cours au sein de l'establishment politique américain et du complexe militaire et de renseignement sur la politique à adopter en Syrie. Cette soi-disant organisation de gauche apporte son soutien aux factions les plus belliqueuses de l'élite dirigeante et du Pentagone et exige que Washington continue à poursuivre la guerre de changement de régime en affrontant la Russie.

Mettant la réalité à l’envers, l'ensemble de ces organisations présentent la Russie comme une puissance impérialiste et l'agresseur principal au Moyen-Orient et dépeignent l'impérialisme américain comme une force de plus en plus malheureuse n’ayant plus d’influence.

Si l'intervention du gouvernement de Vladimir Poutine en Syrie est dénuée de tout contenu progressiste, menée qu’elle est en défense des intérêts des oligarques criminels qui gouvernent la Russie, elle est de caractère défensif, conçue pour protéger le dernier allié de la Russie au Moyen-Orient et empêcher que sa seule base militaire hors de l'ancienne Union soviétique ne soit saisie dans une autre intervention agressive de l'impérialisme américain. Celui-ci a lui-même plus de 800 bases militaires à l'étranger, sans mentionner un revenu national brut 39 fois supérieur à celui de la Russie.

La fixation particulière de la pseudo-gauche sur la fiction de « l'impérialisme russe » a un sens sinistre. Après avoir promu et défendu les interventions impérialistes en Libye et en Syrie sous le faux drapeau des « Droits de l'homme », elle apporte à présent son appui à la promotion de conflits bien plus sanglants y compris celle d’une guerre potentielle entre Etats-Unis et Russie, les deux plus grandes puissances nucléaires du monde.

La construction d'un véritable mouvement anti-guerre de masse ne peut se faire qu'à travers une lutte acharnée pour démasquer ces organisations de la pseudo-gauche et éradiquer leur influence politique comme partie de la lutte pour mobiliser la classe ouvrière internationale pour mettre fin au militarisme et à sa source, le système capitaliste.

(Article paru en anglais le 15 décembre 2015)


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MessageSujet: Re: 7 - LA FRANCE EN GUERRE... « nos armées »... « nos soldats »... « nos ventes d'armes »...   Mer 16 Déc - 14:23



Unité 732 – Des mercenaires envoyés par la France en Irak

Publié le 16 décembre 2015 par do

Volontaires, les gens dont parle l’article ? à voir ! Pas payés ? Mon oeil ! Quand la France dit très officiellement qu’elle n’enverra pas de troupes au sol, alors qu’elle en a pourtant très envie, elle envoie des mercenaires. Et il faut bien les faire passer pour des « volontaires » !


Citation :
Le traducteur kurde se précipite vers le modeste préfabriqué qui abrite des volontaires français venus aider les peshmergas dans leur lutte contre le groupe Etat islamique (EI) en Irak : « Venez vite, le général veut vous voir. Et prenez votre hélicoptère ! ».

Le général Araz Abdelkader, commandant des combattants kurdes de la base de Daqouq, à environ 200 kilomètres au nord de Bagdad, a reçu des informations faisant état de mouvements suspects de véhicules près de la ligne de front.

Il a besoin de la meilleure arme des Français engagés à Daqouq, cet « hélicoptère » transportable dans un sac à dos, en réalité un petit drone commercial.

Pascal, Fred, Kim… Ils sont six au total, sans oublier la chienne « Bella », la mascotte du groupe, et ont pris comme nom « Unité 732″.

Ils ont tous une solide expérience militaire et des armes fournies par les peshmergas mais sont tenus éloignés du front et n’ont encore jamais directement affronté les jihadistes.

« Nous faisons surtout de la reconnaissance et du renseignement, en plus de travailler à un programme de formation » explique Pascal, un Corse à la moustache poivre et sel.

« Des barbus, à part à la télé, on n’en verra pas beaucoup », concède Pascal, le vétéran de la bande avec ses 25 ans d’expérience dans la sécurité privée en France, en Afrique et au Moyen-Orient.

Le petit contingent a été bien accueilli par les peshmergas, les combattants du Kurdistan irakien, qui reçoivent une part importante de l’aide militaire occidentale dans la guerre contre l’EI.

Les liens de la France avec cette région autonome sont forts et le front de Daqouq est l’une des zones où les avions de chasse français participant à la coalition internationale antijihadistes ont été les plus actifs.

« Ces six hommes en valent beaucoup plus, ils maîtrisent des technologies qui nous font défaut », affirme le général Abdelkader. « Leur drone nous sert beaucoup ». Ce jour-là, le petit appareil a pu traverser un grand terrain découvert pour observer des déplacements ennemis sans faire prendre de risques aux peshmergas.

L’EI, qui s’est emparé d’environ un tiers de l’Irak en 2014, est en repli mais contrôle encore d’importants territoires.

- ’Pas des croisés’ -


Les volontaires qui constituent l’Unité 732 se sont contactés sur les réseaux sociaux dans la foulée des attentats de janvier 2015 à Paris. « Ça a commencé avec Charlie Hebdo… ça m’a fait quelque chose », raconte Pascal, dont le treillis arbore le drapeau français sur un bras et celui du Kurdistan irakien sur l’autre.

Il y a d’autres volontaires français en Irak, notamment dans les rangs de la milice assyrienne Dwekh Nawsha formée fin 2014 par des chrétiens irakiens ayant fui lors de l’offensive jihadiste.

« Les attentats du Bataclan, ça a créé une nouvelle vague… Beaucoup de gens veulent nous rejoindre », témoigne Pascal, qui met cependant en garde contre un afflux massif.

Les six Français insistent sur le caractère areligieux et apolitique de leur groupe, malgré le nom de leur unité (732 étant la date de la « bataille de Poitiers », remportée par les Francs, des chrétiens, contre les Sarrasins, des musulmans).

« Nous ne sommes pas des croisés »,
affirme Fred, un Vosgien qui a servi une dizaine d’années dans l’armée française. « On n’est pas venu parce qu’on n’a pas de boulot et qu’on s’emmerde. On est là pour défendre nos valeurs ».

Les membres de l’Unité 732 revendiquent aussi leur goût de l’aventure et aimeraient « s’investir plus ». Mais ils admettent qu’ils ne sont pas là pour suppléer l’absence de troupes françaises combattantes au sol et que leur action est avant tout symbolique.

La plupart ne resteront d’ailleurs pas plus de trois mois.

Le fait qu’ils soient nourris et logés mais pas payés ne leur permettrait pas de rester plus longtemps dans un pays où ils sont arrivés avec seulement quelques euros en poche.

Parce qu’ils n’ont pas combattu au sein d’une organisation classée « terroriste », ils ne devraient pas être inquiétés par la justice à leur retour en France.

Un autre membre de l’équipe, qui se fait appeler Kim, souligne que la vague de Français ayant rejoint l’EI en Syrie et en Irak a motivé son choix. Ils seraient 1.700, selon un récent rapport de l’institut Soufan Group.

« Ces gens-là ne sont pas des musulmans, ce sont des porcs », renchérit Kim, musulman pratiquant. « Je voulais montrer qu’il y avait aussi des Français de l’autre côté ».

(15-12-2015 – Avec les agences de presse)

______________________________________________

Unité 732 – 15 décembre 2015 – Des mercenaires envoyés par la France en Irak – 732, date de la bataille de Poitiers où « Charles Martel arrêta les « Arabes » » !

Citation :
Bonjour à toutes et à tous,

Volontaires, les gens dont parle l’article ? à voir ! Pas payés ? Mon oeil ! Quand la France dit très officiellement qu’elle n’enverra pas de troupes au sol, alors qu’elle en a pourtant très envie, elle envoie des mercenaires. Et il faut bien les faire passer pour des « volontaires » !

Tous ces prétendus « volontaires » sont d’« anciens » soldats aguerris, ou d’anciens membres de sociétés de « sécurité privée »… où viennent systématiquement se reposer les mercenaires pendant les moments où ils n’ont pas de vrai boulot sur le terrain, en Afrique ou ailleurs.

Les entreprises de sécurité privée, il faut bien le savoir, sont des réservoirs de mercenaires à qui elles servent en quelque sorte de casernes, et où ils continuent de toucher un petit salaire en faisant un boulot facile, comme des transports de fonds, en attendant d’avoir un vrai boulot sur le terrain, et un vrai salaire.

Il y avait les pirates et les corsaires. Les pirates pirataient pour leur propre compte, et les corsaires agissaient au nom du roi. Les mercenaires, c’est pareil, il en existe aussi de deux sortes : ceux qui se vendent au plus offrant et qui n’ont absolument rien à voir avec l’État, et qui sont totalement illégaux ; et ceux qui ont un ordre de mission qu’ils ont reçu de la part de l’État. Ces derniers agissent légalement, quoique non officiellement, et permettent au gouvernement d’envoyer des hommes sur le terrain tout en prétendant à la face du monde qu’il « n’envoie pas de troupes au sol. ».


Bien à vous,
do
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MessageSujet: Re: 7 - LA FRANCE EN GUERRE... « nos armées »... « nos soldats »... « nos ventes d'armes »...   Sam 19 Déc - 11:54


le Grand Charles va se retourner dans sa tombe...


Le chef du Pentagone se rend sur le Charles de Gaulle  AFP  19/12/2015  Le Point.fr

C'est la première fois qu'un secrétaire américain à la Défense monte sur ce porte-avions. Il a été accueilli par le secrétaire d'État Jean-Marc Todeschini



Citation :
Le chef du Pentagone, Ashton Carter, s'est rendu samedi sur le porte-avions français Charles de Gaulle, une première pour un secrétaire américain à la Défense, a annoncé le ministère français de la Défense. Ashton Carter, qui effectue une tournée au Moyen-Orient, a rejoint en hélicoptère le bâtiment, stationné depuis vendredi dans le Golfe pour participer aux opérations contre le groupe État islamique (EI) en Irak et en Syrie. Cette visite hautement symbolique intervient alors que le groupe aéronaval (GAN) constitué autour du Charles de Gaulle vient de prendre le commandement de la composante navale de la coalition anti-EI emmenée par les États-Unis.

Ashton Carter a été accueilli sur le porte-avions par le secrétaire d'État français aux Anciens Combattants Jean-Marc Todeschini. Son homologue français, le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian, élu vendredi président de la région Bretagne, était retenu samedi par un séminaire gouvernemental à Paris, a-t-on précisé dans son entourage. Il s'est entretenu par téléphone avec Ashton Carter alors que celui-ci était à bord.


Coopération militaire avec la Russie

Jean-Yves Le Drian doit se rendre dimanche et lundi à Moscou pour parler d'un renforcement de la coopération militaire avec la Russie dans la lutte contre l'EI. Le Charles de Gaulle va rejoindre dimanche sa zone de déploiement opérationnel dans le Golfe, après une première phase d'opérations contre l'EI en novembre et décembre en Méditerranée orientale, a précisé le porte-parole de l'état-major français des armées, le colonel Gilles Jaron. Les 26 chasseurs-bombardiers embarqués - 18 Rafale et 8 Super Etendard - pourraient alors aussitôt reprendre leurs vols, au plus près du théâtre irakien, a-t-il ajouté.

Le contre-amiral français René-Jean Crignola, qui dirige le GAN, a pris le 7 décembre pour plusieurs semaines les fonctions de commandant de la coalition navale anti-EI, la Task Force 50 (TF 50), une première pour un non-Américain. Il travaille en étroite collaboration avec l'état-major naval régional américain de la coalition, l'USNAVCENT, basé à Bahreïn, qui opère sur une zone très stratégique, de la mer Rouge au Golfe. Concrètement, le contre-amiral Crignola gère les opérations au niveau tactique. Il assigne des zones, des positions et des missions aux bateaux de la coalition, en lien avec l'état-major américain.


8 912 frappes contre l'EI

Le Charles de Gaulle, parti le 18 novembre de Toulon (France), a d'abord été engagé deux semaines en Méditerranée pour intensifier la campagne française de frappes contre l'EI après les attentats de Paris. Il a ensuite passé le 7 décembre le canal de Suez en direction du Golfe. Ses 26 appareils s'ajoutent aux 6 Rafale et 6 Mirage 2000 français basés respectivement aux Émirats arabes unis et en Jordanie. Le GAN - soit 2 600 militaires - comprend un sous-marin nucléaire d'attaque, la frégate de défense aérienne Chevalier Paul, la frégate anti-sous-marine La Motte-Picquet, le ravitailleur Marne, la frégate belge Léopold Ier et la frégate allemande Augsburg.

Cette escorte observe ce qui se passe autour du porte-avions, bien plus loin que ses propres radars, et lui donne ainsi une plus grande liberté de manoeuvre. La coalition emmenée par les États-Unis (opération Inherent Resolve) a effectué 8 912 frappes contre l'EI depuis l'été 2014, dont 5 856 en Irak et 3 056 en Syrie, selon le département américain à la Défense. La France représente, avec 347 frappes selon l'état-major français, environ 5 % de ce total avec des pics à 20 % lors de l'engagement du porte-avions.


Wikipédia a écrit:
Le 21 février 1966, de Gaulle annonce sa volonté de se retirer du commandement militaire de l'OTAN, tout en restant membre de l'Alliance. C'est la fin d'un processus de désengagement qui avait débuté en 1959, après le rejet britannique de sa proposition de cogestion par les États-Unis, le Royaume-Uni et la France de l'état major de l’OTAN.

Cela annule le traité établi en 1948 visant à la libre circulation des troupes américaines sur le sol français. Le président des États-Unis redéploie les 70 000 hommes installés en France, vers la RFA, le Royaume-Uni, la Belgique et l’Italie.


La France quitte l'OTAN
Radio-Canada, diffusion : 12 mai 1966



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MessageSujet: Re: 7 - LA FRANCE EN GUERRE... « nos armées »... « nos soldats »... « nos ventes d'armes »...   

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