PATLOTCH / NOUVELLE THÉORIE du COMMUNISME et de la RÉVOLUTION

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 "le PRÉCARIAT définit le SALARIAT" : 25% des travailleurs du monde ont un emploi stable / travail et anti-travail

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MessageSujet: Re: "le PRÉCARIAT définit le SALARIAT" : 25% des travailleurs du monde ont un emploi stable / travail et anti-travail   Sam 9 Juil - 7:00


Pour les femmes, être en couple ou travailler à temps complet, il faut choisir

Europe 1
8 juillet 2016


Pour les femmes, être en couple ou travailler à temps complet, il faut choisir@ AFP

Parmi les salariés, ce sont les femmes qui sont le plus à temps partiel et en particulier celles qui vivent en couple, quels que soient l'âge et la génération, selon une étude du ministère du Travail publiée vendredi.

Citation :
Une forte augmentation du temps partiel. "Les dernières décennies ont été marquées par une forte augmentation de l'emploi à temps partiel", relève cette étude du service des statistiques du ministère (Dares), basée sur un panel de 9.900 personnes nées entre 1935 et 1979. La part de temps partiel dans l'emploi s'établissait à 8% en 1975, dépassait 10% au milieu des années 1980 et atteignait 19% en 2013. Les femmes représentent 80% des salariés à temps partiel. Mais "les taux de temps partiels des femmes en couple sont supérieurs à ceux de l'ensemble des femmes, quasiment à tous les âges et pour toutes les générations", souligne la Dares, ajoutant que "pour les femmes, plus longue est la durée passée en couple, plus grande est la distance à l'emploi à temps complet".

"Cette situation opposée à celle des hommes rend compte de la spécificité des comportements d'activité des femmes, qui lient vie professionnelle et vie familiale, et affecte leur progression sur le marché du travail", explique le service. Côté hommes, quelle que soit leur génération, qu'ils soient en couple ou seuls, leur taux d'emploi dépassent les 80% passé l'âge de 30 ans. Celui des femmes se situe sous ce taux.


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MessageSujet: Re: "le PRÉCARIAT définit le SALARIAT" : 25% des travailleurs du monde ont un emploi stable / travail et anti-travail   Jeu 14 Juil - 13:55


l'illégitimité du travail à temps complet

qu'en termes délicats ces choses-là sont dites


« dans une économie ouverte et de croissance modérée,
la précarité est la transition indispensable pour éradiquer le chômage de masse »


Le travail entre salariat et précariat

Philippe Escande  LE MONDE ECONOMIE 06.07.2015

Citation :
Des chauffeurs de taxi furieux renversent des voitures pour défendre leur profession. Des migrants s’échouent en masse sur les côtes pour trouver un emploi en Europe. En France, la prochaine élection présidentielle se jouera en grande partie sur le chômage. Partout la question du travail occupe les esprits et préoccupe les politiques.

Normal, depuis que les sociétés humaines se sont affranchies de l’esclavage, puis de la féodalité, qui reléguaient le travail aux couches basses de la société, cette notion s’est retrouvée au cœur de nos existences. Elle se déploie dans trois dimensions. Economique, bien sûr, on travaille pour subvenir à ses besoins, mais aussi sociale et philosophique. Un emploi est le plus sûr moyen de s’insérer dans une communauté et de trouver, le plus souvent, un sens à son existence.

C’est la raison pour laquelle le Cercle des économistes a choisi ce thème cette année pour ses rencontres d’Aix, qui se sont achevées dimanche 5 juillet. Avec une idée qui taraude les esprits en ce moment : sommes-nous à la veille d’un changement majeur du mode de travail, de sa répartition, de sa qualité ?

Révolution copernicienne

La situation européenne nous montre que le chômage n’est pas une fatalité. Des pays majeurs comme l’Allemagne ou la Grande-Bretagne sont retournés au plein-emploi après avoir connu des récessions plus profondes que celle de la France. Mais à quel prix ? Celui du développement de ce que l’on pourrait appeler le « précariat ». Ce travail aléatoire et faiblement rémunéré, souvent indépendant, qui a fait sortir de l’inactivité des millions d’individus. A l’inverse, les pays qui ont freiné ce mouvement vers les « mini-jobs » allemands ou les « contrats zéro heure » britanniques, comme la France ou l’Italie, continuent de connaître des taux de chômage à deux chiffres. Précarité et emploi contre stabilité et chômage.

La Grande-Bretagne a fait son choix, et va plus loin en revoyant entièrement le rôle de l’Etat. Chacun sa réponse. La France en trouvera une autre, plus conforme à son histoire, à sa culture. Il reste que, dans une économie ouverte et de croissance modérée, la précarité est la transition indispensable pour éradiquer le chômage de masse. Et, dans nos sociétés largement tertiarisées, le stock d’emplois disponibles se trouve dans les services à basse qualification.

Comme l’ont préconisé les économistes à Aix, pour contrer le développement d’une société à deux vitesses, il est impératif de revoir toute la chaîne de l’emploi, du stage au CDI en passant par le travail indépendant. Mais aussi de fluidifier le marché à l’échelle européenne, et d’investir massivement en formation. Cette révolution copernicienne de la mobilité sociale est en train de se faire, officiellement et sous le manteau. Il est de notre intérêt d’accompagner le mouvement, plutôt que d’avoir à le subir.

En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/economie/article/2015/07/06/le-travail-entre-salariat-et-precariat_4672374_3234.html#4RAZkICZt0sxYrql.99



Précarité au travail : la voie du plein-emploi ?

Valérie Segond LE MONDE ECONOMIE | 28.06.2015


Des salariés d’un McDonald’s manifestent, en avril, au centre de Sheffield, en Angleterre.  

Citation :
« Et si le travail était la solution ? », interrogent cette année les Rencontres économiques d’Aix, qui se dérouleront du 3 au 5 juillet. Le travail à tout prix ? Dit autrement, vaut-il mieux être un travailleur pauvre ou un chômeur pauvre ? Un travailleur précaire, incertain sur son lendemain, ou un chômeur certain de ne jamais revenir dans l’emploi protégé ?

Des questions qui ont inspiré toutes les réformes du marché du travail depuis quinze ans en Europe : en Allemagne dès le début des années 2000, en Irlande et au Royaume-Uni, où l’on a laissé les « contrats zéro heure » se développer. Mais aussi dans des pays où les règles ont toujours été très protectrices des salariés, comme l’Espagne, le Portugal et l’Italie.

La France, elle, n’a « pas choisi de développer les recrutements précaires et les très bas salaires », dit Véronique Deprez Boudier, chef du département travail et emploi chez France Stratégie. « On a cherché à privilégier la qualité et la quantité de travail pour qu’un maximum de personnes occupe des emplois de qualité. L’objectif était d’assurer un niveau de revenus plus homogène. Est-ce que le prix à payer est d’avoir plus de 10 % de chômage ? »

Devant l’échec de la stratégie française, tandis que l’Allemagne, le Royaume-Uni, l’Autriche sont revenus au plein-emploi, la question ne peut plus être éludée : la précarité au travail est-elle la nouvelle voie du plein-emploi ? Outre-Rhin, l’assouplissement du recours aux CDD, intérim et autres contrats courts de toute nature a été au cœur des réformes...

En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/economie/article/2015/06/28/precarite-au-travail-la-voie-du-plein-emploi_4663437_3234.html#Gf9d6qdwvuK6DcJd.99


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MessageSujet: Re: "le PRÉCARIAT définit le SALARIAT" : 25% des travailleurs du monde ont un emploi stable / travail et anti-travail   Mar 13 Sep - 20:05


Collector Quoi de neuf ?


rien de nouveau sous le soleil ?!

« Sous le travail, l’activité » réédition

Citation :
Publié initialement à l’été 1986 dans la revue n° 4 « La Banquise »
http://archivesautonomies.org/spip.php?article306

Collectif. Sous le travail, l’activité (Under the work, the activity)  
(Réédition, Postface de Gilles Dauvé).

(Republication, Gilles Dauvé’s afterword) 8 €  96 p.



Sortie le 8 septembre 2016

Le travail n’est pas la liberté, c’est certain. Pour autant, si le travail implique effectivement coercition et soumission, cela ne suffit pas à le définir. Le travail animé par un collectif de producteurs associés reste du travail, tant que l’activité ainsi autogérée demeure séparée de l’ensemble de la vie.

Plus que jamais un renouveau de la critique du travail s’impose, et c’est pourquoi nous republions dans la collection « Réverbération », ce texte vieux de trente ans qui n’a pas pris une ride. Ce texte est suivi d’une postface de Gilles Dauvé.


le problème est triple :

1) la critique du travail n'épuise pas celle du capital
2) en trente ans, il s'est passé des choses tant sur le plan de l'économie politique, que du travail, puisqu'alors le fait s'est révélé massif, relevé par Théorie Communiste il y a une quinzaine d'années "le précariat définit le salariat"... tous les rapports au travail salarié en sont chamboulés, inutile de faire un dessin, les luttes aussi en ont été chambardées
3) une théorie qui se juge "sans ride" trente ans après n'est plus qu'un dogme

ce qui ne signifie pas que ce livre, ou d'autres bien plus anciens, ne contiennent rien de valable... Même Le Capital de Marx a pris des rides, et lui savait qu'il en prendrait

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MessageSujet: Re: "le PRÉCARIAT définit le SALARIAT" : 25% des travailleurs du monde ont un emploi stable / travail et anti-travail   Mer 14 Sep - 14:05


rides intemporelles

à propos de la réédition "trente ans après" de "Sous le travail, l’activité", RS a réagi comme moi ci-dessus, en plus court

RS a écrit:
dndf 13/09/2016 à 22:48 #1

« Ce texte n’a pas pris une ride », il est aussi intemporel qu’il y a trente ans


pour ma défense, il y a 30 ans je n'étais pas né à la lecture de Dauvé, RS & Cie, et j'ai depuis perdu mes rides

PS : je n'imagine pas être l'inventeur de toutes mes trouvailles, et j'ai vérifié que "rides intemporelles" fut utilisé par des photographes, poètes...

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MessageSujet: Re: "le PRÉCARIAT définit le SALARIAT" : 25% des travailleurs du monde ont un emploi stable / travail et anti-travail   Mar 20 Sep - 9:10


pour en finir avec la paresse théorique

je le place ici puisque dndf le republie « En contrepoint du texte de la Banquise, publié ci-dessous, il nous a paru pertinent de proposer à la réflexion ce texte de Théorie Communiste N°17, sorti en septembre 2001.»

« Pour en finir avec la critique du travail »

conclusion
RS/TC a écrit:
Comme toute critique, la critique de la « critique du travail » ne peut se contenter de critiquer l’objet de cette critique : le travail. Il faut montrer les conditions de production de cette critique. La « critique du travail » devient une expression idéologique et une pratique spécifique dans le nouveau cycle de luttes, parce qu’elle est la résolution des contradictions de l’ancien cycle, en même temps (et pour la même raison) qu’elle trouve dans le nouveau cycle, comme nous  le voyons avec la lutte des chômeurs et précaires, une raison d’être renouvelée. Ce qui était le point extrême de l’ancien cycle, devient une fois la contradiction entre les classes de ce cycle dépassée dans la restructuration du capital, la forme idéologique et la pratique qui se donnent immédiatement pour le dépassement du capitalisme.

A la fois expression finale de l’ancien cycle et de son impossibilité, la « critique du travail » apparaît comme ayant eu raison par rapport à toutes les formes d’affirmation du prolétariat incluses dans cet ancien cycle et comme, dans le capital restructuré, la forme immédiate de son dépassement. Immédiate, car elle fait l’économie de reconnaître la restructuration pour elle-même, de façon positive, comme une nouvelle configuration de la contradiction entre les classes. Elle se contente de la considérer comme la crise de l’ancienne phase de la subsomption réelle et comme l’échec de l’ancien cycle de luttes.

La « critique du travail » se croit en adéquation avec la période historique et celle-ci lui donne immédiatement raison, la légitime et la confirme par la disparition, dans le cours immédiat des luttes, de toute identité ouvrière confirmée dans la reproduction du capital. Il ne s’agit pas de faire une archéologie du concept, ce qui ne mène jamais à rien, mais de montrer comment dans sa nouvelle légitimation, cette idéologie recycle des problématiques issues de l’ancien cycle. Cela, dans la mesure où la « critique du travail », semblant résoudre et dépasser l’échec de cet ancien cycle de luttes, apparaît en adéquation avec la situation nouvelle
.

la critique de la critique du travail se croit en adéquation
avec la période historique et celle-ci lui donne immédiatement tort

même impression que lorsque dndf a republié en 2014, de 2002, Encore sur le FN et la disparition de l’identité ouvrière : « Puisque le succès du FN aux dernières élections européennes font causer et défiler quelques milliers de jeunes étudiants, nous redonnons à lire un article paru initialement sur le blog « LAngleMort », blog qui n’est plus accessible »

on trouve une analyse théorique du populisme sur la base de cette montée du FN, mais la montée actuelle du populisme de gauche (Syrisa, Brexit, Mélenchon, Nuit Debout... Chantal Mouffe) ne peut plus s'analyser sur cette seule base



de même, les luttes actuelles autour du mouvement anti-loi travail, ne me semblent plus porter essentiellement cette "critique du travail", même si c'en est ici ou là une limite. Il suffit de voir la teneur des slogans sur les murs, avec au moins dans les mots, une remise en cause du capital et de l'État, bien sûr pour en finir avec le travail




autrement dit, même si ce texte de TC, qui a 15 ans, s'ancrait à l'époque dans les luttes des précaires comme « expression finale de l’ancien cycle et de son impossibilité, la « critique du travail » apparaît comme ayant eu raison par rapport à toutes les formes d’affirmation du prolétariat incluses dans cet ancien cycle et comme, dans le capital restructuré, la forme immédiate de son dépassement », il me semble que cette période est dépassée, et d'ailleurs dépassée par les analyses de TC depuis (Où en sommes-nous dans la crise, etc.), plus "pertinentes" même si elles ne concernent pas explicitement le travail et sa critique. Par exemple, le précariat, qui est encore un travail salarié, donc exploitation, ne rend pas compte des "expulsés" de Saskia Sassen, auquel RS se réfère lui-même

Pepe@dndf est peut-être fatigué (attention au burnout), mais à moins que Théorie communiste n'ait rien d'autre à dire de plus pertinent sur le mouvement anti-loi travail, ce n'est pas une raison pour bégayer ces références théoriques aujourd'hui datées

à quoi sert que RS ait trouvé le texte de Dauvé « aussi intemporel qu’il y a trente ans » si c'est pour en revenir à un texte de 15 ans ? Tout cela sent le rance de polémiques entre théoriciens d'un autre âge, plus que le souci de « se demander, presque chaque semaine, ce qui se passe » (Debord, 2014)

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MessageSujet: Re: "le PRÉCARIAT définit le SALARIAT" : 25% des travailleurs du monde ont un emploi stable / travail et anti-travail   Mar 15 Nov - 16:03


More than 7m Britons now in precarious employment

Robert Booth The Guardian 15 November 2016


Deliveroo relies on 8,000 self-employed workers in the UK to deliver takeaway meals by bicycle
Composite: Getty images
   
The number of workers in the UK in precarious positions where they could lose their jobs at short or no notice has grown by almost 2 million in the past decade, as businesses insist on using more self-employed workers and increasingly recruit staff on temporary and zero-hours contracts, analysis for the Guardian has revealed.

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MessageSujet: Re: "le PRÉCARIAT définit le SALARIAT" : 25% des travailleurs du monde ont un emploi stable / travail et anti-travail   Lun 30 Jan - 13:08


Guy Standing, économiste spécialiste du monde du travail, invité au Forum économique mondial 2017 de Davos.
Selon les travaux de l'économiste Guy Standing, l'homme précaire d'aujourd'hui est une forme moderne du salarié d'hier, et du prolétaire d'antan.


Citation :
Guy Standing participait l'autre semaine au Forum économique mondial 2017 de Davos. L'été dernier, le Cercle des économistes l'avait invité à ses rencontres d'Aix-en-Provence. Henri de Castries, l'ex-patron d'Axa et président de l'Institut Montaigne, juge «fondamental ce qu'il dit», et le premier secrétaire du PS, Jean-Christophe Cambadélis, s'inspire de ses travaux.

À 68 ans, dont plus de trente passés à l'Organisation internationale du travail de Genève, ce professeur d'économie à l'université de Londres est universellement respecté, à droite comme à gauche. Et pourtant ses recommandations sont clivantes : n'est-il pas le fondateur du Basic Income Earth Network, un mouvement international qui promeut le revenu de base sans conditions ?

Son titre de gloire est d'avoir conceptualisé le «précariat» bien avant qu'Uber ne parte à la conquête du monde et que l'«ubérisation» n'obsède patrons et salariés. Son...

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MessageSujet: Re: "le PRÉCARIAT définit le SALARIAT" : 25% des travailleurs du monde ont un emploi stable / travail et anti-travail   Ven 10 Fév - 5:15


L'article n'est pas très récent mais intéressant pour ce point de vue capitaliste sur le précariat dont les chiffres confirment, si besoin en était, le titre du sujet.



Le thème est au programme cette année de la célèbre conférence Bilderberg.


Un checkpoint sur la route menant à L’interalpen-Hotel, où s’est tenue la conférence Bilderberg de 2015, en Autriche.
AFP PHOTO / CHRISTIAN BRUNA

Citation :
Chaque année depuis 1954, le groupe Bilderberg réunit une centaine de membres parmi les personnages les plus influents du monde occidental. Née après la Seconde Guerre mondiale, l'organisation poursuit l'objectif de promouvoir le système d’économie de marché capitaliste, considéré comme le seul à même de maintenir la paix dans le monde.

Cette année, la réunion des membres du célèbre groupe Bilderberg aura lieu près de la ville allemande de Dresde. 130 personnes venant de 20 pays représenteront les élites politiques, industrielles, financières, académiques et médiatiques. Le site Quartz nous apprend que parmi les thèmes qui seront abordés –et ont été mis en ligne tout comme la liste des participants– figure outre la Chine, les migrations et la cybersécurité, «le précariat et la classe moyenne».

Terme popularisé par l’économiste britannique Guy Standing, le précariat désigne une portion croissante de la population dont la situation économique et sociale se caractérise par la précarité, et donc l’insécurité et l’incertitude. En 2015, Guy Standing écrivait dans le Globe and Mail qu’au Canada, cette classe représentant désormais 40% des adultes était «composée de millions de personnes qui luttent pour des vies de travail et des conditions de vie instables, dépourvues d’une identité professionnelle ou d’une carrière».

L'économiste définissait les membres du précariat comme étant «les salariés perpétuellement à temps partiel, au salaire minimum, les travailleurs étrangers temporaires, le marché gris des services domestiques payés cash, les jeunes [Canadiens] qui n’auront jamais d’emploi sécure [stable, ndlr], les travailleurs appauvris par la technique, dont le travail fragmenté n’a pas de lieu ni de fin, les seniors qui luttent avec des pensions en baisse, les peuples indigènes maintenus à l’écart, les mères célibataires isolées, les travailleurs à la tâche qui n’ont pas d’économie […]».

Les invités du Bilderberg ont pour consigne de garder secrets les propos échangés lors des débats, et aucun journaliste n’est accepté lors des rencontres. Cette atmosphère de secret a installé une réputation sulfureuse autour du Bilderberg, qui culmine avec certaines théories conspirationnistes qui lui attribuent de décider en secret de l’avenir du monde. Le Bilderbeg ne serait, à entendre ses organisateurs, qu’un forum de discussions informelles à la bonne franquette entre grands de ce monde. Entre autres «CEO» et responsables politiques de premier plan, l’édition 2016 accueillera sous la présidence du Français Henri de Castries, PDG du groupe d’assurances AXA, un ancien chef des services secrets britanniques, Sir John Sawers et un ancien directeur de la CIA, le général David Petraeus.

A noter que parmi les rares Français présents, on ne compte que deux responsables politiques. L'actuel président du Conseil constitutionnel Laurent Fabius et le député-maire du Havre Edouard Philippe. L'homme joue également un rôle-clé dans l'équipe de pré-campagne d'Alain Juppé, au titre de porte-parole. De quoi faire tourner à plein régime la machine à complot puisque le Bilderberg a la réputation d'apporter son soutien à un des candidats de chaque élection présidentielle américaine –de préférence le gagnant, et d'apporter un sérieux coup de pouce aux carrières en pleine ascension. Christine Lagarde, Herman Van Rompuy, Manuel Valls ou Emmanuel Macron ont eu le privilège d'être sur la liste des invités des éditions précédentes.

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MessageSujet: Re: "le PRÉCARIAT définit le SALARIAT" : 25% des travailleurs du monde ont un emploi stable / travail et anti-travail   Lun 10 Avr - 18:00


Au Japon, on manque de chômeurs

Alexis Feertchak Le Figaro 10/04/2017

Avec 143 offres pour 100 demandeurs d'emploi et un taux de chômage de 2,8%, le Japon fait face à une pénurie de main-d'œuvre sur fond de crise démographique. La forte croissance du nombre de robots dans l'archipel nippon ne suffit pas à compenser la raréfaction des travailleurs.


Citation :
Comment faire augmenter le chômage? Voici une question qui ne viendrait pas à l'esprit des gouvernements européens, mais qui se pose pourtant explicitement au Japon, où la baisse du chômage, tombé au plus bas depuis juin 1994, entraîne une pénurie de main-d'œuvre dans certains secteurs de l'économie. Dans l'archipel nippon, le plein-emploi, atteint en 2014, coïncide selon les experts avec un taux de chômage de 3,5%. En effet, il y a dans toute économie une part de «chômage incompressible» (dit encore «frictionnel») qui correspond concrètement à la durée entre l'arrêt d'un emploi et le début d'un autre. En février, le taux de chômage a reculé de 0,2 point pour atteindre 2,8% de la population active, en deça du plein-emploi.

Cette performance en matière de chômage se transforme donc en une contre-performance pour l'emploi. Selon les données publiées par le gouvernement, il y a aujourd'hui 143 offres d'emploi pour 100 chômeurs, du jamais vu en plus d'un quart de siècle. D'après les résultats de l'enquête Tankan, étude trimestrielle phare de la Banque du Japon depuis 1957, publiée lundi dernier, l'indice de confiance des entreprises pour l'emploi, négatif depuis 2012, continue de dégringoler et se rapproche dangereusement de son plus bas historique de 1991. Comme le révèle Les Échos, il est désormais «plus difficile de dîner entre 2h et 7h du matin dans les grandes villes japonaises». Alors que de nombreuses enseignes avaient pour habitude de servir des repas 24h sur 24h, le personnel fait gravement défaut pour ouvrir toute la nuit. Cette pénurie ne concerne d'ailleurs pas seulement la restauration et les services. Elle touche maintenant l'industrie.

Le déficit démographique est la cause principale de cette pénurie de main-d'œuvre, d'après l'économiste Jean-Yves Colin, chercheur et trésorier de l'Asia Centre. Entre 2010 et 2015, la population nippone a diminué d'un million de têtes pour atteindre 127 millions d'habitants. Une population composée pour un tiers de seniors de plus de 65 ans. BNP Paribas dresse le même constat. Selon une note de son chef économique pour le Japon, Ryutaro Kono, la population des plus de 15 ans devrait diminuer de 1,92 million en 2017 par rapport à 2016. Si les taux d'emploi par catégorie d'âge demeurent identiques, la force de travail devrait baisser dans le même temps de 570.000, soit une contraction de 0,9% en un an.

Face au déficit démographique, le gouvernement de Shinzo Abe encourage les personnes âgées et les femmes à travailler davantage. «Les Japonais considèrent l'immigration comme une solution secondaire au manque de main-d'œuvre. Travailler plus demeure la solution privilégiée dans la culture japonaise», explique Jean-Yves Colin, qui a été vice-président d'Amundi Japan. Mais si les résultats de cette politique sont là, cette solution n'est pas durable à terme. En effet, les seniors de la génération du baby-boom entreront à partir de 2017 dans la catégorie des plus de 70 ans. Alors qu'ils étaient au coeur de la stratégie de Shinzo Abe, les 65-69 ans encore actifs devraient mécaniquement devenir moins nombreux, estime Tyutaro Kono, de BNP Paribas.

Paradoxalement, cette pénurie de main-d'œuvre ne pèse pas à la hausse sur les salaires alors que les chômeurs, moins nombreux que les offres d'emploi, pourraient profiter de cette occasion pour exiger des salaires plus élevés. «Même si les données sur le marché du travail montrent que les pénuries de main-d'œuvre se sont intensifiées, les pressions sous-jacentes sur les prix restent très faibles», explique ainsi Marcel Thieliant, économiste spécialiste du Japon chez Capital Economics. Pour Jean-Yves Colin, cette atonie des salaires s'explique par un défaut global de confiance, qui se traduit par des investissements insuffisants et une perspective de croissance faible à long terme. Les industriels japonais se sont d'abord enthousiasmés pour la politique économique, dite «Abenomics», de Shinzo Abe, qui s'était donné pour tâche de relancer l'inflation. Mais aujourd'hui, «à mi-chemin de l'objectif de 2% fixé par la banque centrale japonaise, le verre est à moitié plein ou à moitié vide», précise Jean-Yves Colin. Celui qui a été par le passé conseiller financier auprès de l'Ambassade de France à Tokyo ajoute que «l'économie nippone ne parvient pas à passer à la vitesse supérieure». Le gouvernement tente de faire pression à la hausse sur les salaires dans les grands groupes, mais il s'agit plutôt de «hausses de courtoisie» pour satisfaire a minima les pouvoirs publics et les syndicats. Aucune hausse suffisante pour entraîner la consommation des ménages et créer «un cercle vertueux».

En revanche, au pays de la technologie, les robots ne font pas peur. Comme l'explique Nicolas Barré, le directeur des Échos, à Europe 1, «au moment où certains candidats à la présidentielle [Benoît Hamon ndlr.] parlent de la fin du travail et s'inquiètent des effets de la robotisation, le Japon, qui est une des économies les plus sophistiquées, les plus automatisées du monde, manque de bras». L'automatisation du Japon est ancienne. Depuis les années 1970-1980, «l'archipel privilégie le capital au travail», explique Jean-Yves Colin. Pour le chercheur de l'Asia Centre, il n'y a pas de sentiment hostile aux robots dans les pays asiatiques, en particulier au Japon, contrairement aux pays européens où la peur des «machines qui volent l'emploi» est présente dès le XIXe siècle. «En France, le travail est considéré comme un monde fini, au contraire du Japon où il est vu en expansion permanente», précise Jean-Yves Colin. Autrement dit, même s'il est possible que les robots détruisent certains emplois, cet effet négatif est compensé par la création de nouvelles formes de travail. Comme l'explique Nicolas Barré, «le Japon est le deuxième pays le plus robotisé du monde: plus de 300 robots pour 10.000 employés dans l'industrie, trois fois plus qu'en France (le premier pays est la Corée du Sud avec plus de 400)». Et la croissance des robots (20% par an) ne raréfie pas le travail. Pis, les robots ne suffisent pas à compenser la raréfaction des travailleurs.

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MessageSujet: Re: "le PRÉCARIAT définit le SALARIAT" : 25% des travailleurs du monde ont un emploi stable / travail et anti-travail   Jeu 25 Mai - 12:07


Le chômage a baissé de 1 % en avril. Il existe aussi d'autres personnes sans emploi, qui échappent aux statistiques. On parle à leur sujet de "halo du chômage".

Le nombre de demandeurs d'emploi inscrits à Pôle emploi en catégorie A a baissé de 1 % en avril par rapport au mois de mars. Mais il existe aussi d'autres personnes sans emploi, qui échappent aux statistiques. Elles ne sont pas inscrites à Pôle Emploi. Elles ne cherchent plus de travail. On parle à leur sujet de "halo du chômage".



Un bureau Pôle Emploi à Dunkirk (Nord). (PHILIPPE HUGUEN / AFP)

Citation :
Cas typique, une femme qui ne peut pas se rendre aux convocations de son conseiller Pôle Emploi parce qu'elle ne peut pas faire garder ses enfants. Elle n'a pas d'emploi, elle souhaiterait travailler, mais elle va disparaître des statistiques. Les jeunes et les seniors nourrissent eux aussi le halo du chômage. Les jeunes parce qu'ils ne comptent pas sur Pôle Emploi pour leur trouver du travail. Et les plus âgés parce qu'ils arrivent en fin de droit et qu'ils cessent donc de s'actualiser. Que ce soit à cause d'une désincription ou d'une radiation, il y a de plus en plus de personnes qui ne sont plus comptabilisés. Le phénomène est en augmentation depuis la crise de 2008. C'est ce que dit le SNU Pôle Emploi et ce que confirme l'OFCE, l'observatoire français des conjontures économiques. Fait nouveau, si le chômage a globalement tendance à baisser, le halo du chômage, lui, ne diminue pas.

Un nombre en augmentation

Ces chômeurs qui n'apparaissent pas dans les statistiques, l'Insee les a comptées, ils sont 1,5 million. En augmentation de 350 000 depuis 2008. Le halo du chômage regroupe des populations très différentes. Il y a ceux qui cherchent activement, mais qui ne sont pas tout de suite disponibles, parce qu'ils sont en formation, en congés ou en maladie, par exemple. Il y a ceux qui sont disponibles, mais qui ne cherchent pas activement du travail. Ce sont les découragés, qui pensent ne pas pouvoir trouver du travail. Parce qu'ils s'estiment trop vieux ou parce qu'ils pensent qu'il n'y a pas d'emploi dans leur domaine. Et il y a aussi ceux qui voudraient travailler mais qui ne cherchent pas et ne sont pas disponibles, par exemple parce qu'ils s'occupent d'enfants ou de personnes dépendantes. Mais attention, il ne faut pas ajouter ce million et demi aux 5,5 millions de chômeurs comptés par Pôle Emploi. Il faut les ajouter aux 2,7 millions recensés tous les trois mois par l'Insee. Ce qui revient à 4,2 millions de chômeurs.

C'est sans compter les personnes en sous-emploi. C'est une couche de la population qui s'ajouter au halo du chômage : ce sont les catégories B et C de Pôle Emploi. Parmi elles, du temps partiel subi, des personnes qui aimeraient travailler davantage. On en compte 1,7 million, en augmentation très régulière.

En bref


Le nombre de contrats de plus de six mois est en hausse. Sur un an, la part des offres publiées par Pôle Emploi portant sur des contrats de plus de six mois augmente de 2,7 %.

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