PATLOTCH / NOUVELLE THÉORIE du COMMUNISME et de la RÉVOLUTION

LA CONSTITUTION EN CLASSE CONTRE LE CAPITAL DES LUTTES PROLÉTARIENNES, FÉMINISTES, DÉCOLONIALES et ÉCOLOGISTES
 
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 la DOMINATION MASCULINE dans le monde : un MACHISME STRUCTUREL

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MessageSujet: la DOMINATION MASCULINE dans le monde : un MACHISME STRUCTUREL   Mer 6 Mai - 14:54

note du 26 novembre 2015 : j'ai rajouté "MACHISME STRUCTUREL" au titre de ce sujet, parce que "DOMINATION MASCULINE" ne me satisfait pas entièrement, dans la mesure où le machisme me semble intériorisé par toute la société : il structure les rapports sociaux et recoupe le rapport de classe


peut-être est-ce ceci que Théorie communiste entendait pas « Tous les hommes dominent toutes les femmes », expression un peu malheureuse qui se lit « chaque homme domine toutes les femmes », alors que cette "domination" n'est pas, pas toujours, ou pas seulement, un rapport d'individu à individu. Théorie Communiste parlait au demeurant de « contradiction de genre » ne renvoyant pas à une somme de pratiques des hommes pris séparément contre les femmes, mais comme on dit que le concept de classe concerne une catégorie particulière dans son rapport au capital, et n'est pas affaire de sociologie

à ce stade ce n'est pas très clair pour moi, mais j'ai vérifié (Google, 50 entrées...) que « machisme structurel » n'est pas une nouveauté conceptuelle...


Mère ou domestique, le rôle de la femme à Singapour reste soumis aux valeurs patriarcales AlterAsia 4 mai

Citation :
Mère ou domestique’… l’exemple d’une campagne qui défend une cause au détriment d’une autre.

La dernière campagne de l’agence de communication internationale Ogilvy and Mather, ‘Mums Vs Maids’ (Mères vs Domestiques) révèle dans une vidéo des mères soumises à un test destiné à évaluer la connaissance qu’elles ont de leurs propres enfants. Que ce soit leur plat ou leur couleur préférés, ou bien le nom de leur meilleur ami, ces mères interrogées obtiennent invariablement une mauvaise réponse, alors que leurs domestiques sont capables de répondre avec une précision étonnante. La vidéo se conclut avec le message suivant : « les mères devraient accorder à leur femme domestique une journée de congé et passer plus de temps avec leurs enfants ».

Mais cette vidéo, réalisée par Ogilvy pour l’organisation humanitaire pour les migrations économiques HOME pour défendre le droit des domestiques à bénéficier d’une journée de congé hebdomadaire, ne se veut-elle pas, en ne choisissant que des mères, culpabilisante et sexiste ?

Une étude conduite par HOME et publiée en mars dernier révèle en effet que seules 40% des travailleuses domestiques qui ont été interrogées bénéficiaint d’une journée de congé par semaine. Et, plus encore, beaucoup de ces femmes ne bénéficient certainement pas de 24 heures d’affilée de repos, puisqu’une grande majorité d’entre elles sont de nouveau de corvées domestiques une fois chez elles.

Mais bien que l’intention première de la vidéo soit louable, elle apparaît au détriment des mères travailleuses dans leur ensemble, qui vivent constamment sous pression : non seulement on attend d’elles qu’elles réalisent une carrière, qu’elles contribuent financièrement aux besoins de leur famille, mais également qu’elles restent parfaitement dévouées à leurs enfants. Dans une culture patriarcale, par contre, il est parfaitement accepté que les pères soient absents ou très peu présents dans le développement de ces derniers.

La vidéo échoue donc à montrer que la situation critique de ces mères travailleuses est en réalité directement liée au faible statut du travail domestique et à la dévaluation de ce travail sur le marché de l’emploi. La société considère en effet que s’occuper des enfants ne requiert aucune compétence et qu’il s’agit d’un travail naturel pour la femme. C’est donc le lien qui est fait entre la femme traditionnelle et le rôle historique de mère qui permet l’exploitation financière des femmes domestiques et le manque de régulation de leur travail.

Pour bien comprendre les raisons pour lesquelles le travail domestique n’est pas jugé à sa juste valeur, il faut déconstruire les idées préconçues, qui sont le fruit d’un système patriarcal. En montant les femmes de la classe moyenne contre celles qui sont domestiques, la vidéo génère une fausse dichotomie alors que la vraie cible est la culture qui privilégie les rôles masculins sur les rôles féminins.

Renforcer le sexisme pour libérer la classe des femmes domestiques revient à faire un pas en avant mais aussi deux pas en arrière. Parler des droits des travailleuses domestiques implique d’au moins reconnaître la façon dont le sexisme et le patriarcat oppressent la classe moyenne et la classe des femmes qui travaillent, ce que la campagne Mums Vs Maids échoue à faire, ne faisant à la place que renforcer certains stéréotypes.

La solidarité requiert avant tout de reconnaître la façon dont nos vies et nos expériences sont intrinsèquement liées à l’identité du genre, aux origines, aux compétences et à d’autres aspects de l’identité sociale de chaque individu. Nous ne pouvons extraire un seul aspect de notre identité sans traiter la question dans sa globalité.

En tant qu’ONG ou individus concernés par le changement social, nous avons tendance à ne nous concentrer que sur nos propres problématiques, ou sur la cause que nous défendons. La solidarité envers son prochain requiert un sens de l’ouverture qui va au-delà. Il n’est pas facile d’y parvenir quand nous sommes nous-mêmes dominés par des normes sociétales qui requièrent une pensée critique afin de se défaire des clichés et des codes culturels. Ces derniers nous empêchent souvent de trouver des points communs avec d’autres groupes marginalisés et faire le lien entre les causes que nous défendons et d’autres types d’oppression. Comment plaider ensemble si nous habitons des lieux différents, représentons des causes différentes, ou venons de milieux socio-économiques différents? Comment faire le lien et trouver de la solidarité parmi nos différentes causes?

L’oppression est complexe, multi-facette et la façon dont un groupe de personnes est marginalisé est souvent lié à une conjonction de plusieurs facteurs. C’est seulement une fois que nous aurons identifié les points communs entre toutes les oppressions que nous pourrons commencer à travailler ensemble pour plus d’équité et de liberté.

Résumé : Emeline Mainy
Source (Jolovan Wham/The Online Citizen) : Mums vs maids fails to show plight of the working mother who juggles work and child minding


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MessageSujet: la DOMINATION MASCULINE dans le monde   Sam 23 Mai - 10:57


balayer, laver, nettoyer
les gens


recension d'articles d'AlterAsia Les droits des femmes en Asie du Sud-Est

La place d’une femme en Indonésie
Dire que la place des femmes est à la maison semble aujourd'hui obsolète en Indonésie. Du moins pour la jeunesse instruite des villes.
26 avril 2015

Histoires de femmes en Malaisie

Wong Soak Koon* commente un recueil de nouvelles de 13 femmes encouragées à écrire sur la douleur qu'elles portent au fond de leur cœur...
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Rendre les femmes visibles : un véritable défi en Indonésie
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Lettre ouverte en Malaisie : s’habiller décemment n’arrêtera pas le viol !
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L’Indonésie a obtenu des résultats mitigés pour les objectifs du millénaire pour le développement (OMD) 4 et 5, liés à la santé..
8 mars 2015

Trafic humain au Cambodge : près d’une cinquantaine de mariées rapatriées en 2014
Le nombre de femmes cambodgiennes prisonnières de mariages forcés en Chine a augmenté de manière dramatique, selon les ONG des droits..
9 février 2015

Visite aux Philippines d’Eve Ensler, auteure des Monologues du vagin devenue militante
Une victime de viol a surmonté ses souffrances en étant à la tête d’un mouvement pour mettre fin à toutes les formes de violences..
30 janvier 2015

Malaisie : l’ONG « Sisters in Islam » conteste une fatwa des autorités religieuses
Les Sisters in Islam (SIS) s’investissent pour aider les femmes musulmanes à connaître et à faire respecter leurs droits depuis..
26 janvier 2015

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Cela arrive régulièrement à Rangoon : une femme qui se rend au travail ou à l’université monte dans un bus bondé et sent soudain un..
16 janvier 2015

La vie des femmes militantes au Cambodge
Pour marquer le début de la campagne mondiale, "Good wives", 16 jours d’activisme contre la violence sexiste, la LICADHO a..
30 novembre 2014

[...]





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MessageSujet: la femme est-elle la honte des hommes du forum ? For Men ?   Dim 24 Mai - 22:05

ici aussi la femme est dominée  scratch

un constat des plus attristants est que de ce forum, la catégorie FEMMES, CLASSES et COLONIALITÉS : pas de révolution sans ABOLIR la DOMINATION MASCULINE => auto-organisation des femmes... soit la moins lue

on ne reprochera pas à ces dames de ne point s'y intéresser. A n'en point douter elles peuvent le faire plus efficacement ailleurs, pour autant qu'elle ne restent pas qu'entre elles, comme sur le forum-féministe aussi sectaire, identitaire et ignorant de la situation de classe et de 'race' que les homo-logues militants à domination mâle, du foot-ball à la communisation, en passant par le jazz

une raison de plus pour soutenir l'indispensable auto-organisation des femmes

queen
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MessageSujet: L’économie politique du sexe : transactions sur les femmes et systèmes de sexe/genre, Gayle Rubin 1998   Mar 30 Juin - 12:33

L’économie politique du sexe : transactions sur les femmes et systèmes de sexe/genre Gayle Rubin 1998 Texte intégral

Plan

Marx

Engels

La parenté

« Marchandises viles et précieuses » — Monique Wittig

Plus loin dans le labyrinthe

Malaises dans la psychanalyse

Le maléfice d’Œdipe

La parenté, Lacan et le phallus

Retour sur Œdipe

Les femmes s'unissent pour ôter le résidu œdipien de la culture

« Daddy, salaud, Daddy, c’est fini » — Sylvia Plath

L'économie politique du sexe
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MessageSujet: un changement dans la division du travail entre les hommes et les femmes   Dim 5 Juil - 12:59


Les « petites bonnes » au Maroc : nouveau visage de l’esclavagisme Siham Mengad / Hicham El Moussaoui

« un changement dans la division du travail entre les hommes et les femmes. Ces dernières se retrouvent de plus en plus à travailler à l’extérieur et n’ont plus suffisamment de temps pour assurer certaines tâches ménagères. Le besoin croissant pour les femmes d’avoir un «substitut» domestique qui permet à un plus grand nombre d’entre elles d’accéder au marché du travail, mais aussi de permettre à d’autres filles de poursuivre tranquillement leurs études, a accru la demande de bonnes »


Siham Mengad a écrit:
Selon le « collectif pour l’éradication du travail des petites bonnes », entre 60 000 et 80 000 fillettes de 8 à 15 ans sont exploitées comme domestiques au Maroc. Une forme de traite humaine perdurant dans ce pays demeuré très inégalitaire, et qui touche la majorité des pauvres. Comment en est-on arrivés là ? Et comment s’en sortir ?

Appréhender un tel phénomène n’est pas chose aisée, mais l’on peut structurer les principaux déterminants autour de deux aspects : l’offre et la demande du travail domestique. Du côté de l’offre, le chômage (9,9% en 2014) et son corollaire la pauvreté (15% en 2014), conduisent les parents à devenir incapables de subvenir aux besoins de base de leurs enfants, ce qui les contraint à donner leurs petites filles à des familles plus aisées afin, d’une part, de se décharger du fardeau de subvenir à leurs besoins, et d’autre part, avoir un revenu supplémentaire, quoique modeste, pour être capable d’assumer la charge des autres enfants. Dans les familles nombreuses, les parents en position de faiblesse n’ont pas vraiment les moyens de négocier des conditions dignes pour l’accueil de leurs filles, ce qui explique aussi que les familles d’accueil ont tendance à abuser de leur pouvoir, surtout devant le silence des petites filles. Celles-ci deviennent en quelque sorte le bouc émissaire de l’incapacité des parents à assumer leurs responsabilités. La rareté des opportunités d’emplois et d’activités génératrices de revenus, rend le travail des petites filles dans les villes inéluctable. L’endettement des parents les pousse à donner leurs filles sans se préoccuper des conditions de leur travail.

Par ailleurs, l’analphabétisme des petites filles (53% des analphabètes) résultant de leur exclusion de la scolarisation, limite l’horizon des opportunités à leur disposition, ce qui rend le travail dans les foyers des autres « une opportunité ». La division sexuelle du travail (hommes à l’extérieur/femmes à l’intérieur), enracinée encore dans la société marocaine, justifie encore cette situation aux yeux de plusieurs personnes, puisque d’après eux la cuisine est le lieu « normal » pour la gente féminine. Et ce n’est pas le chef du gouvernement marocain, M. Benkirane, qui dira le contraire.

Cette culture résultant de l’ignorance des familles a « normalisé » le travail de la « fille mineure ». Elle a permis même, vu le contexte de rareté, de la considérer comme une source légitime de revenu complémentaire. Certains parents y voient même une chance pour leurs petites filles car elles vont être sauvées de la misère et ça leur ouvrira d’autres portes, notamment celles du mariage. Le statut des jeunes filles inférieur à celui du garçon, dans un pan important de la société marocaine, accentue sa vulnérabilité et les rende sujette à tous les « débordements » et à tous handicaps sociaux (déscolarisation, exploitation).

Du côté de la demande, si aujourd’hui les petites filles, de parents pauvres, sont sollicitées c’est parce que le mode de vie des Marocains a évolué. Ainsi, le taux d’urbanisation est passé à 60%, ce qui implique un changement dans la division du travail entre les hommes et les femmes. Ces dernières se retrouvent de plus en plus à travailler à l’extérieur et n’ont plus suffisamment de temps pour assurer certaines tâches ménagères. Le besoin croissant pour les femmes d’avoir un «substitut» domestique qui permet à un plus grand nombre d’entre elles d’accéder au marché du travail, mais aussi de permettre à d’autres filles de poursuivre tranquillement leurs études, a accru la demande de bonnes. Un besoin qui a été amplifié par l’absence d’horaires aménagés pour qu’elles puissent assurer quelques tâches domestiques, mais aussi par la rareté des crèches, le déficit dans des services aussi comme le transport scolaire. Autrement dit, la femme marocaine n’est pas du tout aidée logistiquement parlant, d’autant qu’elle n’a pas toujours les moyens d’acquérir les équipements électroménagers lui permettant de gagner en temps et en énergie.

Si les facteurs susvisés expliquent les raisons d’être du travail des petites bonnes, c’est le vide juridique qui permet à des familles de les exploiter. L’absence de contrat explicite entre les parents et la famille d’accueil ouvre la porte à tous les abus et fragilise la position des petites filles, qui deviennent soumises au bon vouloir et parfois aux pires sévices de leurs employeur(e)s. Aussi, l’absence de définition de la traite des personnes en droit interne ne peut permettre de sanctionner ces abus et encourage l’impunité. Le manque de protection juridique des petites filles qui subissent cette exploitation, les dissuadent de révéler les sévices qu’elles subissent. D’où la nécessité, de mettre en place une loi spécifique définissant la traite des personnes, car le code du travail marocain laisse en dehors de son champ d’application le travail domestique dont les conditions d’emploi et de travail doivent être fixées par une loi spéciale (article 4). Après la publication du code de travail, la loi spéciale prévue par le code n’a jamais vu le jour, alors que des agences de placement du personnel de maison commencent à s’installer au Maroc en l’absence de réglementation de la profession. De même, le code ne régit pas le travail informel qui constitue avec le travail à domicile les domaines privilégiés du travail des mineurs, notamment les filles pour le travail à domicile et les garçons dans les ateliers. Il est besoin d’une loi qui interdit le travail des mineurs. Elle doit être accompagnée bien évidemment d’un grand travail de sensibilisation de tous les maillons de la chaine judiciaire et toutes les parties prenantes afin de la rendre effective.

Parallèlement à cette loi, il est bien évidemment incontournable de traiter les facteurs qui favorisent l’offre et la demande du travail des petites bonnes. La scolarisation des filles est incontournable pour leur offrir des perspectives d’emploi plus intéressantes que les tâches ménagères. La lutte contre la pauvreté dans le monde rural est une nécessité pour permettre aux parents de subvenir aux besoins de leurs enfants. De même, fournir aux femmes qui travaillent la logistique et les prestations sociales leur permettant de concilier leur vie professionnelle avec leur vue personnelle, est une nécessité. Enfin, pour un suivi efficace et un ajustement des mesures à prendre, un observatoire de ce phénomène est incontournable.

Somme toute, le travail domestique n’est pas à combattre en soi, mais c’est contre le travail domestique assuré par des filles mineures et toutes les formes d’exploitation qu’elles subissent, qu’il faudrait lutter.

Hicham El Moussaoui Maitre de conférences en économie à l’université Sultan Moulay Slimane (Maroc) & Siham Mengad, docteur en droit public. Le 24 juin 2015
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MessageSujet: Mère ou domestique, le rôle de la femme à Singapour reste soumis aux valeurs patriarcales   Dim 2 Aoû - 23:59


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Mère ou domestique, le rôle de la femme à Singapour reste soumis aux valeurs patriarcales AlterAsia 4 mai

Citation :
Mère ou domestique’… l’exemple d’une campagne qui défend une cause au détriment d’une autre.

La dernière campagne de l’agence de communication internationale Ogilvy and Mather, ‘Mums Vs Maids’ (Mères vs Domestiques) révèle dans une vidéo des mères soumises à un test destiné à évaluer la connaissance qu’elles ont de leurs propres enfants. Que ce soit leur plat ou leur couleur préférés, ou bien le nom de leur meilleur ami, ces mères interrogées obtiennent invariablement une mauvaise réponse, alors que leurs domestiques sont capables de répondre avec une précision étonnante. La vidéo se conclut avec le message suivant : « les mères devraient accorder à leur femme domestique une journée de congé et passer plus de temps avec leurs enfants ».

Mais cette vidéo, réalisée par Ogilvy pour l’organisation humanitaire pour les migrations économiques HOME pour défendre le droit des domestiques à bénéficier d’une journée de congé hebdomadaire, ne se veut-elle pas, en ne choisissant que des mères, culpabilisante et sexiste ?

Une étude conduite par HOME et publiée en mars dernier révèle en effet que seules 40% des travailleuses domestiques qui ont été interrogées bénéficiaint d’une journée de congé par semaine. Et, plus encore, beaucoup de ces femmes ne bénéficient certainement pas de 24 heures d’affilée de repos, puisqu’une grande majorité d’entre elles sont de nouveau de corvées domestiques une fois chez elles.

Mais bien que l’intention première de la vidéo soit louable, elle apparaît au détriment des mères travailleuses dans leur ensemble, qui vivent constamment sous pression : non seulement on attend d’elles qu’elles réalisent une carrière, qu’elles contribuent financièrement aux besoins de leur famille, mais également qu’elles restent parfaitement dévouées à leurs enfants. Dans une culture patriarcale, par contre, il est parfaitement accepté que les pères soient absents ou très peu présents dans le développement de ces derniers.

La vidéo échoue donc à montrer que la situation critique de ces mères travailleuses est en réalité directement liée au faible statut du travail domestique et à la dévaluation de ce travail sur le marché de l’emploi. La société considère en effet que s’occuper des enfants ne requiert aucune compétence et qu’il s’agit d’un travail naturel pour la femme. C’est donc le lien qui est fait entre la femme traditionnelle et le rôle historique de mère qui permet l’exploitation financière des femmes domestiques et le manque de régulation de leur travail.

Pour bien comprendre les raisons pour lesquelles le travail domestique n’est pas jugé à sa juste valeur, il faut déconstruire les idées préconçues, qui sont le fruit d’un système patriarcal. En montant les femmes de la classe moyenne contre celles qui sont domestiques, la vidéo génère une fausse dichotomie alors que la vraie cible est la culture qui privilégie les rôles masculins sur les rôles féminins.

Renforcer le sexisme pour libérer la classe des femmes domestiques revient à faire un pas en avant mais aussi deux pas en arrière. Parler des droits des travailleuses domestiques implique d’au moins reconnaître la façon dont le sexisme et le patriarcat oppressent la classe moyenne et la classe des femmes qui travaillent, ce que la campagne Mums Vs Maids échoue à faire, ne faisant à la place que renforcer certains stéréotypes.

La solidarité requiert avant tout de reconnaître la façon dont nos vies et nos expériences sont intrinsèquement liées à l’identité du genre, aux origines, aux compétences et à d’autres aspects de l’identité sociale de chaque individu. Nous ne pouvons extraire un seul aspect de notre identité sans traiter la question dans sa globalité.

En tant qu’ONG ou individus concernés par le changement social, nous avons tendance à ne nous concentrer que sur nos propres problématiques, ou sur la cause que nous défendons. La solidarité envers son prochain requiert un sens de l’ouverture qui va au-delà. Il n’est pas facile d’y parvenir quand nous sommes nous-mêmes dominés par des normes sociétales qui requièrent une pensée critique afin de se défaire des clichés et des codes culturels. Ces derniers nous empêchent souvent de trouver des points communs avec d’autres groupes marginalisés et faire le lien entre les causes que nous défendons et d’autres types d’oppression. Comment plaider ensemble si nous habitons des lieux différents, représentons des causes différentes, ou venons de milieux socio-économiques différents? Comment faire le lien et trouver de la solidarité parmi nos différentes causes?

L’oppression est complexe, multi-facette et la façon dont un groupe de personnes est marginalisé est souvent lié à une conjonction de plusieurs facteurs. C’est seulement une fois que nous aurons identifié les points communs entre toutes les oppressions que nous pourrons commencer à travailler ensemble pour plus d’équité et de liberté.

Résumé : Emeline Mainy
Source (Jolovan Wham/The Online Citizen) : Mums vs maids fails to show plight of the working mother who juggles work and child minding
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MessageSujet: « paternalisme lubrique », un concept qui va faire un tabac... et pas seulement chez les fumeurs   Lun 3 Aoû - 0:01

« paternalisme lubrique », un concept qui va faire un tabac... et pas seulement chez les fumeurs

la domination masculine n'est pas qu'une affaire de domination de classe. Si elle lui est nécessaire, elle ne se réduit pas à l'exploitation capitaliste. Ici des journalistEs, ailleurs des cadrEs ou des artistEs, ou des bourgeoises... Jusqu'à changer la donne, mieux vaudra, même riche ou privilégié par son emploi voire quelque célébrité, être un homme qu'une femme

Des femmes journalistes dénoncent le «paternalisme lubrique» de certains hommes politiques, Libération 4 mai

autres informations à paternalisme lubrique

AFP / Libération a écrit:
Remarques grivoises, mains baladeuses ou invitations pressantes à dîner sont monnaie courante chez une partie des hommes politiques, déplorent une quarantaine de femmes journalistes dans une pétition parue sur le site Libération.fr.

Les signataires, dont certaines ont tenu à conserver l’anonymat, et qui couvrent l’actualité politique pour de grands médias, rapportent une kyrielle d’exemples vécus dans l’exercice de leur métier auprès d’élus, de cadres de partis ou de ministres, sans citer le nom des intéressés.

Autant d’illustrations du «paternalisme lubrique» de certains hommes politiques, expliquent-elles.

«C’est un député qui nous accueille par un sonore: +ah mais vous faites le tapin, vous attendez le client+. Ou un autre qui nous passe la main dans les cheveux en se réjouissant du retour du printemps. Au Sénat, c’est un parlementaire qui déplore bruyamment que nous portions un col roulé et pas un décolleté»,
témoignent les journalistes.

«C’est l’étoile montante d’un parti qui insiste pour nous voir le soir (...), c’est un élu dont les avances ne s’arrêteront qu’avec la menace d’une main courante pour harcèlement», ajoute la pétition, signée par des journalistes de plus de vingt médias, dont France Inter, Le Monde, l’AFP, Libération, Le Parisien ou TF1.

«Un ténor nous propose d’interrompre notre reportage et de filer à l’hôtel. Pour rire. Dans une usine, c’est un ministre qui s’amuse de nous voir porter des chasubles bleues réglementaires et glisse que +ce serait mieux si vous n’aviez rien en dessous. C’est un poids lourd de la vie politique française qui (...) se tourne vers nous: "et vous, vous rêvez de moi la nuit"?» ou un ministre qui pose sa main tout au bas de notre dos en murmurant "ah mais qu’est-ce que vous me montrez là ?»,
poursuivent les journalistes, qui expliquent qu’il vaut mieux éviter les tête-à-tête et porter des tenues passe-partout.

«Nous pensions que l’affaire DSK avait fait bouger les lignes et que les habitudes machistes étaient en voie d’extinction. Las…», déplorent-elles.

«Ces pratiques, qui sont le décalque de ce qui se passe tous les jours dans la rue, les usines ou les bureaux, impliquent des élus (...) issus de toutes les familles politiques», souligne la pétition. «Tant que la politique sera très majoritairement aux mains d’hommes hétérosexuels plutôt sexagénaires, rien ne changera».

Elles expliquent aussi que certaines ne peuvent pas signer la pétition de leur nom car leur vie professionnelle pourrait en pâtir.

Le sexisme en politique avait déjà été dénoncé le mois dernier dans un documentaire mordant par plusieurs femmes politiques, qui rapportaient de nombreux exemples d’attaques machistes dans ce milieu.

il n'y a pas que le sexe en excès, dans la vie : pour la théorie de la communisation, est-ce quelque chose « changera, tant qu'elle sera très majoritairement aux mains d’hommes hétérosexuels plutôt sexagénaires » ?

montage Patlotch
Une 6e République oui, mais féministe métroNews 2 décembre
Delphy-Mélenchon, le couple idéal pour dépasser le patriarcat et le capital, qui sera aboli par une Constitution..

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MessageSujet: Sexisme : la colère gronde à Hollywood   Lun 3 Aoû - 0:07

Sexisme : la colère gronde à Hollywood CultureBox avec AFP 29 mai 2015


CultureBox a écrit:
Salaires qui déclinent avec l'âge, actrices déclarées "trop vieilles" à 37 ans, discrimination contre les réalisatrices... Le sexisme ordinaire de Hollywood passe de moins en moins et certaines femmes haussent le ton.

Les actrices mises précocement hors-jeu

C'est la comédienne américaine Maggie Gyllenhaal, 37 ans, qui a lancé la dernière alerte en date, affirmant dans une interview à The Wrap qu'elle s'était récemment vu refuser un rôle parce qu'elle était "trop vieille" pour jouer la maîtresse d'un acteur de 55 ans.

Les "James Bond" sont une bonne illustration de ce phénomène où une héroïne romantique peut difficilement franchir la trentaine: récemment, Margot Robbie, 24 ans, séduisait Will Smith, 46 ans, dans "Diversion", et Johnny Depp, 51 ans, tombait amoureux d'Amber Heard, 26 printemps, dans "Rhum express".

Un rapport du Centre d'études sur les femmes à la télévision de l'Université de San Diego constatait par ailleurs récemment que sur les 100 films aux plus fortes recettes aux Etats-Unis l'an dernier, seuls 12% des premiers rôles étaient attribués à des femmes.

Inégalité de salaires

Sans compter que les salaires des actrices s'amenuisent avec le temps: une récente étude montre également que les émoluments des actrices chutent après 34 ans.

Lors de la cérémonie des Oscars fin février, Patricia Arquette avait ainsi défrayé la chronique en dénonçant l'inégalité des salaires entre hommes et femmes à Hollywood. Sous les applaudissements de Meryl Streep, 65 ans, l'une des actrices les plus respectées d'Hollywood, qui vient de lancer un laboratoire de femmes scénaristes de plus de 40 ans, The Writers' Lab.

Les réalisatrices discriminées

De l'autre côté de la caméra, les choses sont presque pires... La puissante organisation américaine des droits civiques ACLU a vilipendé il y a deux semaines les "disparités spectaculaires" entre le nombre de metteurs en scène masculins et féminins en demandant aux pouvoirs publics d'enquêter sur "cet échec systématique".
   
La sélection des Oscars cette année avait aussi fait polémique car aucune femme n'avait été sélectionnée pour le prix du meilleur réalisateur malgré la présence du très acclamé "Selma", d'Ava DuVernay, dans les finalistes pour le meilleur film.

Catherine Hardwicke, metteur en scène de la saga romantique à succès des "Twilight", racontait récemment dans le magazine The Frame qu'après le succès de ces films, elle s'attendait à "recevoir ces fameux contrats pour trois films d'un coup, ou un bureau dans un studio, ou une voiture comme ils donnent à tous ces réalisateurs. Au final, je n'ai rien reçu, à part un mini-cupcake".

Toute l'industrie est concernée

Pour Sarah de Gaudemar, qui travaille dans le studio de dessins animés en stop-motion Stoopid Buddy Stoodio, un domaine particulièrement masculin, toute l'industrie du divertissement est concernée. "Les hommes qui dirigent les studios ne se rendent pas compte qu'il y a un problème. Ils associent juste telle position hiérarchique à un homme. Quand une femme arrive dans l'équation, elle n'est pas traitée de la même façon", ajoute-t-elle.

Un avis partagé par la réalisatrice Becky Smith, qui enseigne à la UCLA School of Theatre film and television: "Ce n'est pas clairement formulé mais il y a une perception selon laquelle les hommes sont plus à même de gérer une grosse équipe et d'avoir une conversation technique. Ou que les femmes pleurent sur les plateaux. Ce qui est totalement faux".

Des femmes passent à l'action


En réaction, des réalisatrices ont monté une page Tumblr,Shit People Say To Women Directors (and Other women in Film),pour permettre aux femmes dans le cinéma de partager publiquement leurs témoignages sur le sexisme ordinaire du milieu. Ici c'est une dessinatrice de film d'animation à qui on demande de rendre le personnage âgé de 8 ans "plus sexy". Une autre qui s'entend dire qu'elle ne pourra pas se servir d'une caméra parce que sa poitrine la gênerait. Mais le témoignage le plus courant est celui d'une réalisatrice qu'un membre de la production cherche forcément parmi les hommes...

Des comédiennes prennent aussi les devants, comme l'oscarisée Reese Witherspoon, 39 ans, qui a fondé sa maison de production avec pour ambition de créer "des rôles forts" pour les femmes. Elle a déjà cofinancé "Gone Girl" et "Wild", tous deux salués par le public et la critique.
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MessageSujet: Re: la DOMINATION MASCULINE dans le monde : un MACHISME STRUCTUREL   Lun 3 Aoû - 0:55

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une série de vidéos de Patric Jean, 2009




"La Domination masculine" : enquête sur le patriarcat Jean-Luc Douin Le Monde | 24.11.2009

Jean-Luc Douin a écrit:
Les femmes à la cuisine et les hommes au pouvoir ? Cette enquête sur les rôles prédestinés, le culte du mâle dominant, s'ouvre sur l'opération d'un pathétique garçon qui se fait rallonger le pénis afin de se sentir "mieux dans [son] slip" et plus à même de clamer son identité. Suivent les témoignages d'adeptes du "speed-dating" qui avouent chercher un homme protecteur, possessif, mieux payé qu'elles, "stéréotype de l'ancien temps". Et l'interview d'un vendeur dans un magasin de jouets commentant la raison d'être des rayons garçons et filles : aux uns, les machines et tout ce qui implique un rôle de chef, aux autres, les poupées, balayettes, rêves de princesses et clonage des tâches ménagères dévolues aux mamans.

Aussi consternants que soient ces reportages, ils reflètent une réalité : une culture de la domination silencieuse des hommes, entretenue par les livres, les pubs, l'art de la représentation du phallus, l'intégrisme religieux, et rabaissant les femmes au statut de spectatrices. Insert accablant pour ses admirateurs(-trices) : un document montre Léo Ferré exhalant sa haine des femmes cultivées, clamant que les femmes ont "leur intelligence dans les ovaires".

A cette première partie qui enfonce un peu des portes ouvertes succèdent deux gros sujets, essentiellement tournés au Québec où se relancent un courant féministe et un contre-courant réactionnaire qu'elles appellent "backlash" ou "ressac" : l'un sur les violences conjugales, les femmes battues, l'autre sur le massacre de l'Ecole Polytechnique de Montréal où un élève tua quatorze de ses camarades, pour la seule raison qu'elles étaient femmes.

Patric Jean s'est infiltré sous un nom d'emprunt chez des "masculinistes", ces hommes qui considèrent le féminisme comme "un crime contre l'humanité". Il exhume des archives une interview du journaliste Eric Zemmour qui défend "l'homme comme prédateur".

Tout cela est à la fois passionnant et accablant, mais l'ensemble souffre d'une construction contestable et tient plus du docu télé.

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MessageSujet: "La domination masculine", Pierre Bourdieu    Lun 3 Aoû - 1:12




wikipédia a écrit:
La Domination masculine est un livre de Pierre Bourdieu, publié en 1998. Pierre Bourdieu y développe une analyse sociologique des rapports sociaux entre les sexes, qui cherche à expliquer les causes de la permanence de la domination des hommes sur les femmes dans toutes les sociétés humaines. Le livre s'appuie en particulier sur une étude anthropologique de la société berbère de Kabylie.

suite

préambule du livre, Le Monde Diplomatique, août 1998

La domination masculine est tellement ancrée dans nos inconscients que nous ne l’apercevons plus, tellement accordée à nos attentes que nous avons du mal à la remettre en question. Plus que jamais, il est indispensable de dissoudre les évidences et d’explorer les structures symboliques de l’inconscient androcentrique qui survit chez les hommes et chez les femmes. Quels sont les mécanismes et les institutions qui accomplissent le travail de reproduction de l’« éternel masculin » ? Est-il possible de les neutraliser pour libérer les forces de changement qu’ils parviennent à entraver ?

Pierre Bourdieu a écrit:
La lutte féministe au cœur des combats politiques

Je ne me serais sans doute pas affronté à un sujet aussi difficile si je n’y avais pas été entraîné par toute la logique de ma recherche

(1). Je n’ai jamais cessé, en effet, de m’étonner devant ce que l’on pourrait appeler le paradoxe de la doxa

(2) le fait que l’ordre du monde tel qu’il est, avec ses sens uniques et ses sens interdits, au sens propre ou au sens figuré, ses obligations et ses sanctions, soit  grosso modo respecté, qu’il n’y ait pas davantage de transgressions ou de subversions, de délits et de « folies » (il suffit de penser à l’extraordinaire accord de milliers de dispositions - ou de volontés - que supposent cinq minutes de circulation automobile sur la place de la Bastille ou sur celle de la Concorde, à Paris).

Ou, plus surprenant encore, que l’ordre établi, avec ses rapports de domination, ses droits et ses passe-droits, ses privilèges et ses injustices, se perpétue en définitive aussi facilement, mis à part quelques accidents historiques, et que les conditions d’existence les plus intolérables puissent si souvent apparaître comme acceptables et même naturelles.

Et j’ai aussi toujours vu dans la domination masculine, et dans la manière dont elle est imposée et subie, l’exemple par excellence de cette soumission paradoxale, effet de ce que j’appelle la violence symbolique, violence douce, insensible, invisible pour ses victimes mêmes, qui s’exerce pour l’essentiel par les voies purement symboliques de la communication et de la connaissance - ou, plus précisément, de la méconnaissance, de la reconnaissance ou, à la limite, du sentiment.


Cette relation sociale extraordinairement ordinaire offre ainsi une occasion privilégiée de saisir la logique de la domination exercée au nom d’un principe symbolique connu et reconnu par le dominant comme par le dominé, une langue (ou une prononciation), un style de vie (ou une manière de penser, de parler ou d’agir) et, plus généralement, une propriété distinctive, emblème ou stigmate, dont la plus efficiente symboliquement est cette propriété corporelle parfaitement arbitraire et non prédictive qu’est la couleur de la peau.

On voit bien qu’en ces matières il s’agit avant tout de restituer à la doxa son caractère paradoxal en même temps que de démonter les mécanismes qui sont responsables de la transformation de l’histoire en nature, de l’arbitraire culturel en naturel. Et, pour ce faire, d’être en mesure de prendre, sur notre propre univers et notre propre vision du monde, le point de vue de l’anthropologue capable à la fois de rendre au principe de vision et de division (nomos) qui fonde la différence entre le masculin et le féminin telle que nous la (mé)connaissons, son caractère arbitraire, contingent, et aussi, simultanément, sa nécessité sociologique.

Ce n’est pas par hasard que, lorsqu’elle veut mettre en suspens ce qu’elle appelle magnifiquement « le pouvoir hypnotique de la domination », Virginia Woolf (3) s’arme d’une analogie ethnographique, rattachant génétiquement la ségrégation des femmes aux rituels d’une société archaïque : « Inévitablement, nous considérons la société comme un lieu de conspiration qui engloutit le frère que beaucoup d’entre nous ont des raisons de respecter dans la vie privée, et qui impose à sa place un mâle monstrueux, à la voix tonitruante, au poing dur, qui, d’une façon puérile, inscrit dans le sol des signes à la craie, ces lignes de démarcation mystiques entre lesquelles sont fixés, rigides, séparés, artificiels, les êtres humains. Ces lieux où, paré d’or et de pourpre, décoré de plumes comme un sauvage, il poursuit ses rites mystiques et jouit des plaisirs suspects du pouvoir et de la domination, tandis que nous, »ses« femmes, nous sommes enfermées dans la maison de famille sans qu’il nous soit permis de participer à aucune des nombreuses sociétés dont est composée sa société (4). »

« Lignes de démarcation mystiques », « rites mystiques », ce langage, celui de la transfiguration magique et de la conversion symbolique que produit la consécration rituelle, principe d’une nouvelle naissance, encourage à diriger la recherche vers une approche capable d’appréhender la dimension proprement symbolique de la domination masculine.

Une stratégie de transformation

Il faudra donc demander à une analyse matérialiste de l’économie des biens symboliques les moyens d’échapper à l’alternative ruineuse entre le « matériel » et le « spirituel » ou l’« idéel » (perpétuée aujourd’hui à travers l’opposition entre les études dites « matérialistes », qui expliquent l’asymétrie entre les sexes par les conditions de production, et les études dites « symboliques », souvent remarquables mais partielles). Mais, auparavant, seul un usage très particulier de l’ethnologie peut permettre de réaliser le projet, suggéré par Virginia Woolf, d’objectiver scientifiquement l’opération proprement mystique dont la division entre les sexes telle que nous la connaissons est le produit, ou, en d’autres termes, de traiter l’analyse objective d’une société de part en part organisée selon le principe androcentrique (5) - la tradition kabyle - comme une archéologie objective de notre inconscient, c’est-à-dire comme l’instrument d’une véritable socioanalyse (6).

Ce détour par une tradition exotique est indispensable pour briser la relation de familiarité trompeuse qui nous unit à notre propre tradition. Les apparences biologiques et les effets bien réels qu’a produits, dans les corps et dans les cerveaux, un long travail collectif de socialisation du biologique et de biologisation du social se conjuguent pour renverser la relation entre les causes et les effets et faire apparaître une construction sociale naturalisée (les « genres » en tant qu’ habitus sexués) comme le fondement en nature de la division arbitraire qui est au principe et de la réalité et de la représentation de la réalité, et qui s’impose parfois à la recherche elle- même.

Ainsi n’est-il pas rare que les psychologues reprennent à leur compte la vision commune des sexes comme ensembles radicalement séparés, sans intersections, et ignorent le degré de recouvrement entre les distributions des performances masculines et féminines, et les différences (de grandeur) entre les différences constatées dans les divers domaines (depuis l’anatomie sexuelle jusqu’à l’intelligence). Ou, chose plus grave, ils se laissent maintes fois guider, dans la construction et la description de leur objet, par les principes de vision et de division inscrits dans le langage ordinaire, soit qu’ils s’efforcent de mesurer des différences évoquées dans le langage - comme le fait que les hommes seraient plus « agressifs » et les femmes plus « craintives » -, soit qu’ils emploient des termes ordinaires, donc gros de jugements de valeur, pour décrire ces différences (7).

Mais cet usage quasi analytique de l’ethnographie qui dénaturalise, en l’historicisant, ce qui apparaît comme le plus naturel dans l’ordre social, la division entre les sexes, ne risque-t-il pas de mettre en lumière des constances et des invariants - qui sont au principe même de son efficacité socioanalytique -, et, par là, d’éterniser, en la ratifiant, une représentation conservatrice de la relation entre les sexes, celle-là même que condense le mythe de « l’éternel féminin » ?

C’est là qu’il faut affronter un nouveau paradoxe, propre à contraindre à une révolution complète de la manière d’aborder ce que l’on a voulu étudier sous les espèces de « l’histoire des femmes » : les invariants qui, par-delà tous les changements visibles de la condition féminine, s’observent dans les rapports de domination entre les sexes n’obligent-ils pas à prendre pour objet privilégié les mécanismes et les institutions historiques qui, au cours de l’histoire, n’ont pas cessé d’arracher ces invariants à l’histoire ?

Cette révolution dans la connaissance ne serait pas sans conséquence dans la pratique, et en particulier dans la conception des stratégies destinées à transformer l’état actuel du rapport de force matériel et symbolique entre les sexes.

S’il est vrai que le principe de la perpétuation de ce rapport de domination ne réside pas véritablement - ou, en tout cas, principalement - dans un des lieux les plus visibles de son exercice, c’est-à-dire au sein de l’unité domestique, sur laquelle un certain discours féministe a concentré tous ses regards, mais dans des instances telles que l’Ecole ou l’Etat, lieux d’élaboration et d’imposition de principes de domination qui s’exercent au sein même de l’univers le plus privé, c’est un champ d’action immense qui se trouve ouvert aux luttes féministes, ainsi appelées à prendre une place originale, et bien affirmée, au sein des luttes politiques contre toutes les formes de domination.

Pierre Bourdieu

Sociologue, professeur au Collège de France.


* Ce texte est le préambule du livre La Domination masculine, à paraître au Seuil, Paris, en octobre 1998.


(1) Faute de savoir clairement si des remerciements nominaux seraient bénéfiques ou maléfiques pour ceux et celles à qui j’aimerais les adresser, je me contenterai de dire ici ma profonde gratitude pour ceux et surtout celles qui m’ont apporté des témoignages, des documents, des références scientifiques, des idées, et mon espoir que ce travail sera digne, notamment dans ses effets, de la confiance et des attentes qu’ils ou elles ont mises en lui.

(2) NDLR : La doxa est l’ensemble des croyances ou des pratiques sociales qui sont considérées comme normales, comme allant de soi, ne devant pas faire l’objet de remise en question.

(3) NDLR : Virginia Woolf (1882-1941), romancière et théoricienne anglaise, auteure, en particulier, de  Mrs Dalloway (1925),  La Promenade au phare (1927) et  Orlando (1928).

(4) Virginia Woolf,  Trois guinées, traduit par Viviane Forrester, éditions Des femmes, Paris, 1977, p. 200.

(5) NDLR : Qui place au centre l’homme, et non la femme.

(6) Ne serait-ce que pour attester que mon propos présent n’est pas le produit d’une conversion récente, je renvoie aux pages d’un livre déjà ancien et dans lequel j’insistais sur le fait que, lorsqu’elle s’applique à la division sexuelle du monde, l’ethnologie peut « devenir une forme particulièrement puissante de socioanalyse » (Pierre Bourdieu,  Le Sens pratique, Minuit, Paris, 1980, pp. 246 et 247).

(7) Voir, entre autres, J.A. Sherman,  Sex-Related Cognitive Differences : An Essay on Theory and Evidence, Thomas, Springfield (Illinois), 1978 ; M.B. Parlee, « Psychology : Review Essay », Signs : Journal of Women in Culture and Society, n° 1, 1975, pp. 119-138 (à propos notamment du bilan des différences mentales et comportementales entre les sexes établi par J.E. Garai et A. Scheinfeld en 1968) ; M.B. Parlee, « The Premenstrual Syndrome », Psychological Bulletin, n° 80, 1973, pp. 454-465.

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MessageSujet: Iran : 47000 femmes renvoyées à leur retour de congé maternité   Lun 3 Aoû - 2:25



Iran : 47.000 femmes renvoyées à leur retour de congé maternité 31 Juil. 2015

Les femmes iraniennes sont souvent licenciées à l'issue de leur congé maternité, et une nouvelle loi fixant à 9 mois ce congé risque de les  précariser encore plus.  AFP


AFP a écrit:
Le chiffre est vertigineux... Quelque 47000 mères actives en Iran ont été récemment renvoyées par leurs employeurs qui préfèrent engager des employés moins coûteux, alors qu'une nouvelle loi allongeant le congé maternité attend toujours les fonds nécessaires pour son application, a affirmé un responsable ce vendredi.

Les familles ainsi que le gouvernement iranien connaissent d'importantes difficultés financières, en dépit de l'accord sur le nucléaire conclu le 14 juillet entre les grandes puissances et l'Iran qui devrait ouvrir la voie à une reprise de l'économie iranienne. Les ministères clés, notamment l'Education et le Pétrole, peinent à payer les salaires des employés en raison notamment d'un budget d'austérité adopté en mars, après une importante chute des cours de pétrole.

Une nouvelle loi a instauré un congé maternité rémunéré de neuf mois, mais les fonds prévus pour son application --quelque 3200 milliards de rials (890 millions d'euros)-- se font attendre, selon des responsables de la sécurité sociale.

«Pour l'instant, pas un rial n'a été alloué», explique Mohammad Hassan Zeda, un cadre de l'Organisation de la sécurité sociale iranienne, dans un entretien avec l'agence Isna. Selon lui, des études ont montré que parmi les 145000 femmes ayant pris un congé maternité de six mois au cours des derniers 18 mois, 47000 - près du tiers-- ont été renvoyées lorsqu'elles ont voulu revenir travailler.

Une épée de Damoclès au-dessus de la tête

«De nombreux diplômés sont prêts à travailler pour des salaires moins importants», affirme Hassan Zeda. «Si le congé maternité est porté à 9 mois, le nombre de femmes qui risquent d'être renvoyées à leur retour au travail, devrait considérablement augmenter.»

Selon le Centre iranien des statistiques, le taux de chômage était de 10,8% en 2014, des sources officieuses estimant qu'il atteint les 20%. Ce taux est particulièrement important pour les femmes (19,2%) et les jeunes (25%).

Le sous-emploi est également très répandu en Iran, selon la Banque mondiale. Le marché du travail est faible et seul 36,7% de la population est économiquement active. Hassan Zeda souligne que dès que les fonds nécessaires seront fournis par le gouvernement, le congé maternité de neuf mois pourra entrer en vigueur. Quelque 160.000 femmes sur le marché du travail seraient concernées par la nouvelle loi prévoyant un congé maternité de neuf mois, précise-t-il.

Après une profonde récession, l'Iran a renoué avec la croissance l'an dernier, en partie en raison d'une levée partielle des sanctions internationales prévue par un accord intérimaire conclu entre Téhéran et les grandes puissances. Un accord définitif conclu le 14 juillet à Vienne devrait entraîner la levée des sanctions imposées par l'ONU, les Etats-Unis et l'Union européenne, permettant une amélioration de l'économie et des perspectives d'emploi.


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MessageSujet: Rendre visibles les femmes invisibles grâce aux statistiques   Lun 3 Aoû - 2:55




Rendre visibles les femmes invisibles grâce aux statistiques, le TEDx passionnant d’Anne-Laure Humbert 31 juillet 2015 par Lea Bucci

Montrer que les inégalités hommes-femmes sont réelles, ça peut passer uniquement par des chiffres. La chercheuse Anne-Laure Humbert en fait la démonstration dans un TEDx génial. Rendre visibles les femmes invisibles grâce aux statistiques, le TEDx passionnant d’Anne-Laure Humbert


Lea Bucci a écrit:
Anne-Laure Humbert est une chercheuse en statistiques, qui travaille à l’université de Cranfield, au Royaume-Uni. Dans ses travaux, elle s’intéresse particulièrement à la place des femmes. Récemment, elle a donné une conférence TEDx, dans laquelle elle explique comment les statistiques permettent de mettre en valeur les inégalités homme-femme, afin de travailler à les réduire :

Citation :
« Les statistiques sont un pouvoir. Quand vous voyez les chiffres, vous voyez les preuves. Et quand vous avez les preuves, c’est plus dur pour les gens de détourner les yeux. »

Son discours est absolument passionnant, et balaye, en une vingtaine de minutes, différentes problématiques.


Statistics That Make The Invisible Visible

Anne-Laure Humbert s’intéresse d’abord au Code civil, mis en place par Napoléon, et sur lequel s’est basée la législation en France pendant près de 200 ans. Ce document, rappelle-t-elle, donnait aux hommes des droits sur leur femme.

Tout a changé en 1965 : pour la première fois, une femme mariée pouvait travailler, ouvrir un compte bancaire et posséder des biens sans la permission de son mari.

Citation :
« Le moment où j’ai lu ça est à jamais gravé dans ma mémoire, à cause de la façon dont je me suis sentie. Je trouvais ça si injuste. J’ai pensé à ma mère, qui avait quatorze ans à l’époque, et à comment ça aurait changé les possibilités de sa vie. Je me souviens avoir pensé à mes grand-mères, qui en 1965, auraient eu une quarantaine d’années, et qui n’ont jamais eu les opportunités que j’ai aujourd’hui. […] Les inégalités de genre ne sont jamais aussi réelles que lorsque que vous réalisez qu’un droit que vous tenez pour acquis ne l’était pas il y a encore une génération. »

Dans les quatre pays européens où Anne-Laure Humbert a habité, elle a constaté les mêmes inégalités de genre, explique-t-elle. Mais pendant longtemps, ces inégalités étaient invisibles à ses yeux.

Elle raconte le slutshaming dont elle a été victime à l’école, les injonctions qu’elle avait intériorisé en temps que fille. Une fois diplômée en statistiques et mathématiques, elle a voulu axer son travail sur les inégalités de genre.

Et les statistiques qu’énonce la chercheuse, les voici : une femme sur trois a été ou sera victime de violences à cause de son genre. Anne-Laure Humbert explique aussi en quoi 2015 est une année-clé : différentes actions internationales, qui ont un impact sur l’égalité des sexes, arrivent à leur fin ou démarrent un renouveau.

Elle fait partie de l’équipe qui a développé le Gender Equality Index auprès de l’Institut européen pour l’égalité des genres, un outil qui mesure les inégalités dans trois aspects importants du développement humain. Il s’intéresse à six domaines-clés : le travail, l’argent, la connaissance, le temps, le pouvoir et la santé.

• En 2012, 62% de femmes, contre 74% d’hommes de 20 à 64 ans sont dans la vie active, et ce chiffre décroît plus vite pour les femmes si on prend en compte le temps partiel.

• Toujours en 2012, l’écart de salaire entre hommes et femmes est estimé à 16%, et il s’agrandit lorsqu’on considère les retraites.

• La tendance s’inverse dans l’Union Européenne, et les femmes sont plus nombreuses à être diplômées de l’université en premier cycle.

• Mais hommes et femmes ne sont pas aussi nombreux suivants les domaines d’études

• En 2010, 41% des femmes passaient au moins une heure à s’occuper de leur enfants

Passer plus de temps à s’occuper des tâches ménagères « prive beaucoup de gens de l’opportunité de se réaliser », explique la chercheuse.

Citation :
« Il n’y a pas de meilleure façon de s’accomplir que de pouvoir choisir de faire ce qu’on veut ou d’obtenir une position de leadership quand vous avez l’opportunité de changer les choses. »

• Dans toutes les sphères de pouvoir, les hommes sont largement plus représentés que les femmes.

Elle expose enfin comment fonctionne l’agrégation de ces chiffres, qui permet de mesurer l’inégalité des sexes. Résultat : dans l’Union Européenne, nous ne sommes qu’à la moitié du chemin pour atteindre l’égalité, et la progression entre 2005 et 2012 a été mineure.

« Serons-nous encore très loin de l’égalité des sexes dans 50 ans ? […] L’égalité des sexes est beaucoup plus qu’un problème de femmes. Je leur souhaite d’avoir l’opportunité de s’accomplir en tant qu’êtres humains, libérées des attentes et des discriminations liées au genre. »


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MessageSujet: Re: la DOMINATION MASCULINE dans le monde : un MACHISME STRUCTUREL   Lun 3 Aoû - 3:10



Journée panafricaine de la femme : les femmes exigent l'application des conventions signées en leur faveur. Studio Tamani  - Date: 31 Juillet 2015  


Le Mali a célébré ce vendredi 31 juillet la journée panafricaine de la femme. Le thème retenu cette année est l'autonomisation des femmes et la lutte contre la pauvreté. L'événement a été marqué au Mali par une rencontre des femmes présidée par la première dame. Selon les défenseurs des droits de la femme, en dépit de quelques progrès notés, le Mali est toujours à la traîne en termes d'amélioration des conditions de la femme.

Citation :
Au Mali, les femmes représentent 52% de la population. Cette frange importante reste malheureusement confrontée à d'énormes difficultés telles que : les violences conjugales, les violences domestiques, le mariage précoce ou forcé entre autres. Dans les contrées rurales, l'accès aux services sociaux de base demeure difficile.

Les femmes sont aussi faiblement représentées dans les instances de prises de décisions. Au sein du parlement elles représentent moins de 10% des députés, alors qu'elles ne sont que trois dans l'actuel gouvernement de la République. Selon une étude de la Banque africaine de développement sur l'égalité du genre, le Mali occupe la 50e place sur 52 états africains.

Les opportunités économiques permettant l'épanouissement de la gente féminine restent encore minimes. Certains féministes estiment que « le statut de la femme reste très faible au Mali. En plus de la pesanteur sociale, la condition de la femme se heurte parfois à des textes discriminatoires ». Selon elles, « Il faut une mise en œuvre des conventions signées en faveur de la femme afin de permettre son épanouissement ».

Lors de la journée panafricaine, la ministre de la promotion de la femme a annoncé la mise en place des mécanismes pour la mise en œuvre de la politique nationale genre. Cette annonce a soulagé certaines organisations féminines qui demandent que les propos soient traduits en actes.

Madame Doumbia Mama Koita, présidente de la plate forme des femmes du Mali est au micro de Assétou Kanté.

Doumbia Mama Koita a écrit:
« La femme malienne est très engagée, mais malheureusement les politiques ne prennent pas beaucoup en compte la femme. La ministre de la femme a annoncé que la politique nationale genre a été adoptée par le gouvernement. Mais depuis quelques années cette politique n’arrive pas à se mettre en place et que c’est maintenant seulement qu’on en train de mettre le mécanisme en place, c’est maintenant seulement qu’on est en train d’impliquer les différents départements ministériels pour qu’ils intègrent la dimension genre dans leur politique et leur programme, et je pense que dans les années à venir nous saurons si vraiment cette volonté politique est vraiment réelle et que cette volonté passe de la promesse à l’action. Aujourd’hui il est grand temps que les hommes puissent compter avec les femmes. Ce continent ne pourra jamais se développer sans la participation effective des femmes. Et nous savons très bien le défi auquel les femmes sont confrontées. C’est pourquoi nous demandons aux décideurs que tous les engagements qu’ils ont pris à travers les différentes conventions et traités, qu’on les applique ».

Pour la présidente de la Coordination des associations et ONG féminines (CAFO), la journée panafricaine des femmes doit aussi interpeller sur la condition de la femme rurale. Selon elle, il est impératif que la femme rurale soit associée aux combats d'aujourd'hui.

Oumou Touré, présidente de la CAFO, au micro de Assétou Kanté.

Oumou Touré a écrit:
« La condition de la femme rurale est une réalité. Tant que ces femmes ne décollent pas, tant que la grande majorité des femmes qui vivent, qui survivent, qui se surpassent, qui se dépassent dans un environnement hostile à leur promotion, tant que nous ne joignions pas notre combat à leurs besoins, à leurs priorités, à leurs préoccupations, je pense que ça sera un vain mot. Il va toujours avoir le fossé qui va nous séparer. Des femmes qui crient en haut, des femmes qui souffrent en bas. Et je pense que c'est le moment aujourd'hui de lier la base au sommet pour que les femmes puissent continuer ».

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MessageSujet: Les écoles d’ingénieurs peinent à s’ouvrir aux femmes   Lun 3 Aoû - 3:27

Les écoles d’ingénieurs peinent à s’ouvrir aux femmes Eric Nunès  Le Monde.fr | 23.07.2015


Trois rangées d'élèves de l'Ecole polytechnique défilent sur les Champs-Elysées le 14 juillet

Plus les écoles d’ingénieurs sont prestigieuses, moins elles comptent de femmes dans leurs rangs. C’est un des constats d’un rapport du Contrôle général économique et financier (CGEF) remis mi-juillet au ministère de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche et dévoilé le 21 par l’agence de presse spécialisée AEF info. Polytechnique, Ecole des mines, Centrale… les auteurs ont passé au crible les 59 écoles publiques françaises avec pour mission de mesurer « la diversité des étudiants par genre et par origine socioprofessionnelle ».

Eric Nunès a écrit:
La conclusion est « sans surprise » expliquent les auteurs : qu’il s’agisse des origines sociales des étudiants ou de leur sexe, les élèves de ces établissements connaissent une « diversité limitée ». En effet, le taux de féminisation est de 28,2 % parmi les élèves ingénieurs. Mais cette moyenne cache des disparités : certains types d’écoles comptent moins d’un cinquième de femmes dans leurs rangs, comme les écoles nationales d’ingénieurs (ENI) ou l’Ecole nationale des arts et métiers (Ensam) où le taux de présence féminine s’écroule à 14 %.

Stratégie d’évitement des femmes

Les établissements les plus illustres ne sont pas les plus féminisés. L’Ecole polytechnique – qui a attendu 1972 pour accepter d’intégrer des femmes – ne compte que 18 % d’étudiantes. Sur le cursus d’ingénieur, ses grandes rivales, l’Ecoles des mines ParisTech ou l’Ecole nationale des ponts et chaussées, font à peine mieux avec 20 % de filles.

Selon les auteurs du rapport, les étudiantes auraient également moins de goût que leurs homologues masculins pour la concurrence :

Citation :
« Une explication plausible, de nature sociologique, est celle d’une stratégie consciente d’évitement des options les plus compétitives de classes préparatoires, même de la part de nombreuses filles ayant eu d’excellents résultats au bac S (…).  Un important gisement des compétences des jeunes femmes est nettement sous-utilisé. »


Des écoles peu ouvertes à la diversité sociale [élégante façon de dire la sélection sociale]

« Le constat d’inégalité est encore plus accentué s’agissant des origines socioprofessionnelles des élèves », peut-on lire dans le rapport. Quel est le pourcentage d’élèves dont les parents sont employés ou issus d’un milieu ouvrier et qui pourront atteindre les bancs de ces établissements ? Seulement 13 %. Dans cette catégorie, l’Ecole polytechnique se distingue de la plus mauvaise façon avec seulement un peu plus de 1 % de ses élèves issus d’un milieu socioprofessionnel modeste. [modeste ?]

Toutefois, le CGEF souligne que le taux moyen de boursiers dans les écoles d’ingénieurs publiques atteint 33 %. Un tiers des étudiants est donc issu de familles à faibles revenus. Mais, là encore, ce taux reste faible dans les écoles les plus prestigieuses, lesquelles restent peu ouvertes à la diversité sociale. Centrale Paris accueille 17 % de boursiers, Polytechnique 16,5 % et Mines ParisTech 15,5 %.

Pour que ses écoles s’ouvrent à davantage de diversité et jouent un rôle d’ascenseur social, le CGEF préconise l’élargissement des classes préparatoires intégrées, un moyen efficace pour apporter un soutien à des candidats d’origine modeste dans le cadre de leur préparation à différents concours. Il suggère également de favoriser l’admission sur titre (dossier, diplôme…) dans les grandes écoles, avec comme objectif une diversification des recrutements.
 



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MessageSujet: Aux Etats-Unis, les républicains font "la guerre aux femmes"   Ven 14 Aoû - 2:16



Aux Etats-Unis, les républicains font "la guerre aux femmes" Catherine Gouëset 12/08/2015


Organisé par Fox News, le premier débat républicain dans la perspective de la primaire pour 2016
a opposé 10 des 16 candidats hommes sur 17 postulants.

Depuis plusieurs années, le parti républicain est à la peine auprès de l'électorat féminin aux Etats-Unis. Au-delà des provocations de Donald Trump, le début de la campagne ne semble pas inverser la tendance.

Catherine Gouëset a écrit:
Les républicains sont les premiers choqués par la dernière des provocations de Donald Trump, lors du premier débat télévisé des candidats aux primaires républicaines, le 6 août: le tonitruant milliardaire s'en est pris à une journaliste vedette de la chaîne conservatrice Fox News, Megyn Kelly, qu'il a fait mine d'accuser de lui avoir posé des questions musclées parce qu'elle avait ses règles. Ces propos ont valu au candidat d'être exclu, ce week-end, d'un rassemblement politique des conservateurs républicains. Pourtant, aussi outrancières soient-elles, les mufleries du magnat ne peuvent masquer une tendance lourde chez les républicains: le désamour mutuel qu'ils entretiennent avec les femmes.  

Une candidate femme sur 17


Ce n'est pas ce début de campagne pour la présidentielle de 2016 qui changera l'image du Grand Old Parti (GOP), depuis plusieurs années qualifié de parti des "vieux mâles blancs". Bien que le nombre de candidats à la primaire ait atteint un record cette année, les 17 prétendants ne comptent qu'une seule femme, Carly Fiorina. Fidèle aux positions droitières de son parti, l'ex-PDG de Hewlett-Packard prouve que la défense des droits des femmes n'est pas sa priorité: "Je ne suis pas opposée au congé maternité payé", a-t-elle répondu lors d'une interview sur CNN. "Je suis opposée à l'idée que le gouvernement fédéral oblige chaque entreprise à payer pour le congé maternité". Les Américaines ont droit à 12 semaines d'absence pour une naissance -moins que les femmes afghanes qui en ont 13, relève le Huffington Post, et les Françaises,16- mais les employeurs ne sont pas tenus de payer leurs salariées pendant cette absence.  

Le parti des "vieux mâles blancs"

Depuis 1988, aucun candidat républicain à la présidentielle ne l'a emporté face à son rival démocrate dans l'électorat féminin.  

Lors de la première élection de Barack Obama, en 2008, 56% des femmes avaient voté pour lui, un record. A l'occasion des élections de mi-mandat de l'automne 2014, remportées par les républicains, les femmes ont encore voté à 51% en faveur du parti d'Hillary Clinton contre 47% pour le parti de Jeb Bush, prenant le contre-pied du vote masculin (41% pour les démocrates, 57% pour les républicains), selon l'institut Pew Research. L'écart n'est pas nouveau, mais il ne cesse de se creuser: en 2006, la différence entre hommes et femmes susceptibles de voter pour le GOP était de 4 points, de 6 points en 2010 et de 10 en 2014, complète l'institut de sondage.  

Le candidat républicain Mitt Romney a bien eu la faveur de 56% des femmes blanches en 2012, mais 44% seulement de l'ensemble de l'électorat féminin a voté pour lui, contre 55% pour Barack Obama.


Ecart des préférences de vote hommes/femmes
Pew Research Center

Les raisons du désamour


Les raisons de cet écart sont multiples. De manière générale, les femmes se disent plus favorables, d'après un autre sondage de Pew Research, à des politiques de redistribution en faveur des pauvres, des enfants et des personnes âgées, ainsi qu'à la protection de l'environnement, des causes plus souvent défendues par les démocrates que par les républicains. Et elles sont bien entendu plus attachées au droit à la contraception et au contrôle des naissances.  

Or, la plupart des candidats républicains sont hermétiques à ces préoccupations. Les primaires font toujours l'objet, aux Etats-Unis, d'une surenchère conservatrice destinée à attirer les électeurs les plus engagés dans cette pré-bataille électorale, ceux de la frange traditionaliste du parti. Le temps du recentrage vient après la sélection du candidat qui affrontera l'adversaire démocrate. C'est ce qui a poussé Marco Rubio et Scott Walker à se déclarer hostiles à l'IVG, y compris en cas de viol ou d'inceste, pour le premier, ou de danger pour la santé de la mère pour le second. Quand bien même sept républicains sur dix se disaient, lors d'un sondage en 2012, partisans du droit à l'avortement dans ces cas extrêmes. Pour la même raison, plusieurs des candidats à la primaire se sont engagés avec insistance à mettre fin au financement fédéral du planning familial, objet d'une controverse récente. Même le 'centriste' Jeb Bush s'est vanté d'avoir coupé les fonds du planning familial lorsqu'il était gouverneur de Floride.

Une aubaine pour les démocrates

Pourtant, "le retour de la question de l'avortement au coeur de la campagne présidentielle est potentiellement aussi désastreuse pour le parti républicain qu'il est satisfaisant pour sa frange socialement conservatrice", observe le site Vox. A l'inverse, les démocrates voient la menace que le Congrès contrôlé par les républicains ne coupe, à l'automne, le financement du planning familial, comme une aubaine. Au cours de la campagne présidentielle de 2012, le GOP avait été stigmatisé par les démocrates pour sa "guerre contre les femmes", en raison de ses positions sur l'égalité des salaires, la protection contre la violence familiale et l'accès aux services de planification familiale.


Deux ans plus tard, souligne un éditorial du Baltimore Sun, un sondage commandé par les républicains révélait que l'électorat féminin estimait le GOP "englué dans le passé", "intolérant" et "manquant de compassion". Au lieu d'en tirer les leçons, à quelques mois du début des primaires, le parti républicain semble céder une fois de plus aux sirènes de son électorat le plus fidèle, celui des "hommes blancs en colère".



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MessageSujet: Brésil: 35.000 femmes manifestent et soutiennent Dilma Rousseff   Ven 14 Aoû - 2:23



Brésil: 35.000 femmes manifestent et soutiennent Dilma Rousseff 13/08/2015 à 15h15  


La présidente brésilienne Dilma Rousseff (g) et une dirigeante de la Confédération des travailleurs agricoles
déploient un drapeau lors de la clôture de la marche des femmes des zones rurales, le 12 août 2015 à Brasilia

Une foule réunissant 35.000 femmes de zones rurales du Brésil ont défilé ce mercredi dans la capitale Brasilia en soutien à la présidente de gauche Dilma Rousseff. La chef de l'Etat est actuellement confrontée à une grave crise de popularité liée au scandale de corruption Petrobras.

Citation :
Une marche en l'honneur d'une leader syndicale assassinée

"Nous ne permettrons aucun retour en arrière dans les conquêtes sociales et démocratiques de notre pays", a affirmé Rousseff lors d'un discours à l'issue de la manifestation, suscitant des applaudissements, une image inhabituelle alors que, selon un récent sondage, 66% des personnes interrogées souhaitent la destitution de la dirigeante.

La marche de mercredi, organisée tous les quatre ans, était dédiée à Margarita Alves, leader syndicale rurale brutalement assassinée en 1983 pour avoir réclamé des améliorations des conditions de travail dans les campagnes. Dilma Rousseff a annoncé à cette occasion plusieurs mesures en faveur de la santé des communautés rurales, dont des examens préventifs du cancer du sein et un plan de vaccination, ainsi que des programmes de traitement des intoxications par produits chimiques et des plans de crédit.

Dilma Rousseff, présidente la plus impopulaire depuis 30 ans

Le soutien du public mercredi contraste avec le désamour des Brésiliens pour leur présidente de gauche, qui est désormais la présidente du pays la plus impopulaire depuis la fin de la dictature militaire en 1985, avec 71% d'opinions défavorables selon un sondage de Datafolha diffusé la semaine dernière. Le scandale de corruption entourant le géant public pétrolier Petrobras a fait plonger la popularité de Dilma Rousseff, déjà mise à mal par les difficultés économiques du pays et la crise politique au sein de la majorité.

Le volet politique de ce scandale éclabousse de plein fouet la coalition de centre gauche au pouvoir, dont le Parti des travailleurs (PT, gauche) de la présidente. Une nouvelle manifestation pour demander le départ de Dilma Rousseff est prévue dimanche.



Caricatura da presidente Dilma Rousseff feita por Antoni Dagostino Filho

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MessageSujet: Re: la DOMINATION MASCULINE dans le monde : un MACHISME STRUCTUREL   Dim 23 Aoû - 18:09



Women in Agriculture

Citation :
Although the IAASTD firmly warns us against hoping for any kind of ‘silver bullet’ solutions, it leaves no doubt that respecting the basic rights of women, especially in rural areas in Asia and Africa, is by far the most effective means of fighting hunger and poverty in a sustainable way. This ranges from the fundamental right to bodily integrity, to the freedom to choose whether to marry and if/when to have children. Whether women can exercise their right to learn to read and write, to own land, to have access to water, livestock and machinery; or whether they are allowed to open a personal bank account or take a loan can be a decisive factor in women’s chances of being able to provide for themselves and their families. If women have the opportunity to self-organise and take part in decision-making, often the whole community will benefit.


Gender equality – the best solution for hunger

Compared to men, women and girls are still more severely affected by poverty, hunger and disease. When food is scarce, female family members often get the smallest portions. On the labour market, women are literally paid starvation wages. Mothers also suffer most from lack of medical care and balanced diets. The responsibility for the survival of their children commonly demands additional sacrifices from them. Original source In Africa and large parts of Asia, women in rural areas bear the main responsibility for taking care of children and elderly. They also constitute the majority of the agricultural labour force in small-scale and subsistence farming. Since official statistics do not capture unpaid work, be it in the garden, in the field or in the household, they insufficiently represent women’s actual share in agricultural work. Women in Africa and Asia who live in rural areas are often doubly affected by discrimination.


The feminisation of agriculture

The number of female-headed households is increasing as a result of civil wars, AIDS and the migration of men to cities in search of paid work. The IAASTD describes this as ‘the feminisation of agriculture’ that is having profound and far-reaching effects, both positive and negative. Original source Offering qualification opportunities, extension services and agricultural training to women therefore needs to be a priority of future development policies. Initially, the number of women in agricultural extension and research needs to be increased. >>more



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MessageSujet: Re: la DOMINATION MASCULINE dans le monde : un MACHISME STRUCTUREL   Mer 2 Sep - 0:16

je disais que même le choix de ce Pape argentin fut adéquat à la double crise de l'Occident et du Capital... Pour le coup, il est des vannes anti-papistes qui prennent un coup de vieux, du bon temps où la calotte et la capote ne faisaient pas bon ménage. Les anti-avortements n'ont plus qu'à se bien tenir...



Le pape François demande aux prêtres de pardonner l’avortement  01 septembre 2015  

Le pape François a annoncé mardi avoir décidé donner le pouvoir à tous les prêtres d’accorder le pardon, durant l’Année sainte extraordinaire voulue par lui, à tous les catholiques repentis ayant avorté ou provoqué un avortement.
 
Citation :
Dans une lettre adressée au prélat italien Rino Fischella, l’organisateur de l’ « Année Sainte » extraordinaire (qui se déroulera du 8 décembre prochain au 20 novembre 2016), le pape François a ainsi détaillé diverses dispositions pour que la possibilité de voir ses fautes pardonnées bénéficie au plus grand nombre.

Outre les malades ou détenus incapables de se rendre dans les cathédrales et les églises jubilaires pour faire la démarche de repentir, le souverain fait également un pas vers les catholiques ayant subi ou provoqué un avortement.

Il déclare notamment avoir « décidé, nonobstant toute chose contraire, d’accorder à tous les prêtres, pour l’Année jubilaire, la faculté d’absoudre du péché d’avortement tous ceux qui l’ont provoqué, et, qui, le cœur repenti, en demandent pardon ». Pour les femmes ayant avorté, « le pardon de Dieu à quiconque s’est repenti ne peut être nié », ajoute le pape.

Officiellement, et bien que la mobilisation d’associations et de l’opinion publique ait pu faire bouger les lignes dans certains cas, « qui procure un avortement direct encourt l’excommunication latae sententiae » l’Église catholique, c’est-à-dire une exclusion automatique du simple fait que l’acte ait été commis.

« Drame de l’avortement »

« Le drame de l’avortement est vécu par certains avec une conscience superficielle, qui semble ne pas se rendre compte du mal très grave qu’un tel acte comporte. (…) Beaucoup d’autres, en revanche, bien que vivant ce moment comme un échec, considèrent ne pas avoir d’autres voies à parcourir. Je pense à toutes les femmes qui ont eu recours à l’avortement », explique cependant François.

« Je connais bien les conditionnements qui les ont conduites à cette décision. Je sais qu’il s’agit d’un drame existentiel et moral. J’ai rencontré de nombreuses femmes qui portaient dans leur cœur la cicatrice de ce choix difficile et douloureux. Ce qui a eu lieu est profondément injuste »,
ajoute-t-il encore.




François le premier menaçant François le second d'un coup de bulle du Pape,
s'il traitait sa mère de vierge
source Exhibit Charlie, un roman d'après, feuilleton sans fin

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MessageSujet: Re: la DOMINATION MASCULINE dans le monde : un MACHISME STRUCTUREL   Sam 5 Sep - 10:48



OMS. Une femme sur trois victime de violences dans le monde

Une femme sur trois est victime de violences dans le monde, la plupart du fait de leur conjoint, ont souligné des spécialistes lors d'une conférence organisée à Paris


Citation :
« Les violences faites aux femmes, aux enfants et singulièrement aux petites filles, ne sont pas des violences comme les autres », a déclaré la ministre de la santé Marisol Touraine qui s'exprimait lors de la conférence Violence et sexualité, organisée par la Chaire UNESCO Santé sexuelle et droits humains.

« Elles n'ont qu'un seul et même objectif, un seul et même résultat : reproduire, génération après génération, les inégalités entre les femmes et les hommes, maintenir la soumission des femmes et - disons-le clairement - la domination masculine », a affirmé Mme Touraine.

23% dans les pays riches

Dans le monde, près d'un tiers (30%) des femmes qui ont eu une relation de couple disent avoir subi des violences physiques et/ou sexuelles de leur partenaire, selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS). Ce chiffre est de l'ordre de 35% des femmes si l'on prend en compte d'autres agresseurs que le partenaire, selon le Dr Claudia Garcia-Moreno, chargée de recherches contre les violences faites aux femmes à l'OMS, qui intervenait lors de cette conférence. Il existe néanmoins des variations selon les régions ou pays, qui peuvent être importantes, relève-t-elle.

En Asie du Sud Est, le taux de prévalence de ces violences conjugales est de 37,7%, de 37% en Méditerranée orientale (Moyen Orient...), de 36,6% en Afrique et de 23% dans les pays riches.

Comportement reproduit

38% des meurtres de femmes sont commis dans le monde par leur partenaire.

Les violences peuvent entraîner divers maux : dépression, états de stress post-traumatiques, suicides, transmission de MST (dont le VIH ou la syphilis), abus d'alcool... La spécialiste de l'OMS plaide pour le développement de la formation des professionnels de santé, de la prévention, qui doit en particulier « mieux prendre en compte les enfants ».

Près d'un tiers des garçons qui ont été témoins de violences sur leur mère, ou qui ont été abusés ont un risque accru de reproduire ces comportements, tandis que les filles risquent de se retrouver plus souvent engagées dans des « relations abusives ». Ce qui les expose à des violences, selon le Dr Garcia-Moreno qui plaide aussi pour le développement de l'indépendance financière des femmes, qui peut leur permettre de quitter un partenaire violent.

Violences sexuelles

Pour sa part, Joanna Herat de l'Unesco insiste sur le rôle de l'éducation au sein des écoles pour « combattre les normes qui conduisent à trouver normal de battre une femme, un enfant ou les violences sexuelles ».

« Les violences dans les écoles sont restées un sujet tabou pendant des années, surtout la violence sexuelle, mais ça existe dans tous les pays », dit-elle. « En Afrique australe, une enquête récente montrait que 40% des directeurs des établissements scolaires avouaient l'existence de harcèlement dans leurs écoles ». En France, 40% des élèves (lycées, collèges) indiquent être victimes de cyberharcèlement.

Toutes les couches de la société touchées

« En Amérique Latine, les filles sont soumises régulièrement au harcèlement sexuel et au chantage sexuel de la part de leurs enseignants », note encore cette spécialiste de l'Unesco.

C'est pourquoi « les relations des enseignants avec leurs élèves doivent être très, très bien cadrées à travers des codes de conduites », dit-elle en ajoutant qu'« il y a là un énorme travail à faire ». Le fléau touche toutes les couches de la société, comme le montre une enquête récente auprès de 1474 sages-femmes françaises en activité: 21% ont été victimes de violence sexuelle et 20% de violences au sein du couple.


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MessageSujet: Re: la DOMINATION MASCULINE dans le monde : un MACHISME STRUCTUREL   Ven 11 Sep - 16:40


Crise des migrants : les femmes, premières victimes ? Le Monde

La crise des migrants concerne-t-elle au premier chef les femmes ? Face à la détresse des milliers d’individus qui tentent de rejoindre l’Europe chaque jour, on a tendance à ne plus distinguer les différents types de violences qui s’exercent sur les réfugiés. Pourtant, une violence spécifique s’exerce sur les migrantes, de plus en plus nombreuses à tenter de rejoindre l’Europe.

Jane Freedman, sociologue et professeure à La Sorbonne-Paris VIII, explique en vidéo de quels types de violences les femmes sont victimes et comment nous pourrions y remédier.
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MessageSujet: Re: la DOMINATION MASCULINE dans le monde : un MACHISME STRUCTUREL   Ven 11 Sep - 17:02


féminicide


Tuées, parce que femmes

Photographies de Cristóbal Olivares


« Féminicide » est un mot utilisé pour décrire le meurtre d'une femme, parce qu'elle est femme. Les trois dernières années, quelque 200 cadavres de femmes ont été retrouvés au Chili, victimes de violence conjugale. En juin dernier, en Argentine, des centaines de milliers de personnes ont manifesté pour que ne soient plus tus ces meurtres et assassinats. Tous ces crimes se ressemblent et sont bien vite rangés dans les statistiques. Avec ses triptyques et leurs froides légendes, le photographe chilien Cristóbal Olivares parvient à redonner à chacune de ces femmes sa propre histoire.
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MessageSujet: Re: la DOMINATION MASCULINE dans le monde : un MACHISME STRUCTUREL   Ven 25 Sep - 3:34




Trop jeunes, pas assez nombreuses… Quelle est la place des femmes à la télé américaine ? Par Allyson Jouin-Claude 24 septembre 2015

LE SCAN TÉLÉ - La parité est-elle respectée dans les fictions américaines ? Pas exactement, à en croire une étude qui met notamment en exergue la place et la représentation des femmes devant et derrière la caméra.


Allyson Jouin-Claude a écrit:
Selon une étude du Dr Martha Lauzen (directrice du centre pour l'étude des femmes à la télévision et au cinéma, à l'université de San Diego), les femmes auraient représenté 42 % des personnages (ayant du texte à prononcer) dans les programmes américains sur la saison 2014-2015. Même pas la moitié. Et ce n'est pas la seule statistique en défaveur des femmes.

Les programmes américains, qui ont à leur tête au moins une femme productrice exécutive, font travailler plus d'actrices: dans cette configuration, les femmes représentent en effet 43 % du casting. A contrario, les séries n'ayant aucune femme productrice exécutive à leur tête embauchent moins d'actrices: celles-ci ne représentent alors que 37% du casting. La différence dans l'inégalité est encore plus flagrante concernant le genre des auteurs: pour un programme, 32 % des auteurs sont des femmes quand au moins une femme siège parmi les producteurs exécutifs. En revanche, il n'y a que 6% de femmes parmi les auteurs d'une série, quand il n'y a que des hommes à direction, dans le rôle de showrunners.

Les séries de Shonda Rhimes, showrunner prolifique, sont un bon reflet de cette étude puisque ses fictions rendent hommage aux femmes dans des rôles importants, que ce soit dans Grey's Anatomy, Scandal ou Murder. Idem pour Jenji Kohan, showrunner à qui l'on doit Orange is the new Black et Weeds.

Cette étude révèle aussi que c'est la chaîne ABC qui met en avant le plus de femmes (45 % des personnages) suivi par CW (43%), NBC et la Fox (40%). Le genre télévisuel qui mettrait le plus les femmes à l'honneur serait la téléréalité avec une parité quasiment parfaite (47 % de femmes) contre seulement 40% pour les drames.

La discrimination dont sont victimes les femmes se manifeste également dans l'âge des personnages puisque les femmes y sont en général présentées comme jeunes. Plus jeunes que leurs collègues. Les personnages féminins représentés sont souvent plus jeunes que les personnages masculins: 60% des personnages féminins ont une vingtaine ou une trentaine d'années, alors que la majorité des personnages masculins (55%) ont une trentaine ou une quarantaine d'années.

D'un point de vue démographique, les plus de 65 ans représenteraient environ 15 % de la population américaine mais cette réalité n'est pas retransmise à l'écran puisque selon le rapport, 2% des femmes et 4% des hommes sont dans cette tranche d'âge dans les programmes américains. Autre information de ce rapport, 77 % des personnages féminins seraient blancs, 15% seraient afro-américains, 3% seraient d'origine latine, 4% d'origine asiatique et 1% d‘une autre ethnie.

La télé américaine a encore quelques efforts à faire pour être fidèle à la démographie réelle du pays.


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MessageSujet: Re: la DOMINATION MASCULINE dans le monde : un MACHISME STRUCTUREL   Dim 27 Sep - 2:03



Harcèlements

L’ONU alerte : la cyberviolence contre les femmes augmente Thierry Noisette | Journaliste Rue89 26/09/2015


Une commission des Nations unies, le groupe de travail sur les questions de genre, publie un rapport : « Lutter contre la violence en ligne à l’égard des femmes et des jeunes filles – appel à une prise de conscience mondiale ».

Thierry Noisette a écrit:
Les auteurs du rapport [PDF, en anglais – résumé, PDF en français] estiment que « 73% des femmes ont déjà été confrontées, d’une manière ou d’une autre, à des violences en ligne ou en ont été victimes ».



Les femmes âgées de 18 à 24 ans sont les plus exposées aux violences en ligne ; en particulier elles sont « de loin le plus souvent victimes de harcèlement criminel ou sexuel ». Dans les 28 pays de l’Union européenne, 18% de femmes ont subi une forme grave de violence sur Internet dès l’âge de 15 ans, ce qui représente environ 9 millions de femmes, note le rapport.

Il souligne que ce n’est pas un phénomène propre aux pays riches : il va de pair avec le développement d’Internet, et l’essor de l’accès par mobile l’aggrave encore. En 1995, moins de 1% de la population mondiale était connectée à Internet, note le rapport, contre 40% maintenant, avec plus de 3 milliards d’internautes.

L’application de messagerie instantanée WhatsApp, par exemple, est devenue selon plusieurs rapports « un instrument de choix du harcèlement dans des pays comme l’Inde et la Malaisie ».

De plus, la plupart des cyberviolences ne sont pas ou mal signalées : dans 74% de 86 pays étudiés par la WWW Foundation, « les instances judiciaires et les tribunaux ne prennent pas les mesures voulues pour lutter contre les cyberviolences faites aux femmes et aux jeunes filles ».

Nombreux faits divers

En mai, cite le rapport, le hashtag Twitter #MyTroll a été lancé en Amérique du Nord par des femmes pour raconter comment elles étaient harcelées en ligne – menaces de mort, de viol, incitation au suicide, ou encore doxing (recherche puis divulgation d’informations personnelles : adresse, téléphone, mail etc. pour inciter d’autres internautes à participer au harcèlement, ou pour des pseudo-canulars comme le swatting, envoi de la police chez quelqu’un en se faisant passer pour lui et en avouant un prétendu meurtre).

Parmi les nombreux faits divers évoqués dans le rapport, celui d’un auteur de menaces de viols répétées contre une députée travailliste britannique, via Twitter : il a été condamné en septembre 2014 à 18 semaines de prison.

A grande échelle, le Gamergate (déchaînement de joueurs sexistes de jeux vidéo) a beaucoup fait parler de lui en 2014, et un an après, cette violente controverse n’est pas près de s’éteindre, relevait en août USA Today ; le journal américain notait également que les jeunes filles noires (51%) ou hispaniques (54%) sont davantage harcelées en ligne que les Blanches (34%), selon une étude du Pew Research Center publiée en octobre 2014.

Un appel aux entreprises high tech

Les auteurs du rapport de l’ONU estiment que les professionnels du secteur ont un rôle important à jouer : fournisseurs d’accès, opérateurs de téléphonie mobile, de réseaux sociaux, de sites de rencontres et de jeux, sites web et concepteurs de logiciels.

Le rapport recommande que les entreprises high tech améliorent leur coopération avec les forces de l’ordre, aient des procédures de retrait plus efficaces des contenus préjudiciables, rendent possible la fermeture d’un compte en cas de comportement répréhensible et exposent de façon claire leurs mesures dans ce domaine.

Dans un mémorandum interne divulgué en février, le PDG de Twitter admettait : « On est nuls quand il s’agit de gérer le harcèlement et les trolls sur notre plateforme et on est nuls depuis des années ».


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MessageSujet: Re: la DOMINATION MASCULINE dans le monde : un MACHISME STRUCTUREL   Lun 5 Oct - 15:17



Les entreprises japonaises bloquent la promotion des femmes, malgré les aides du gouvernement lundi 5 octobre 2015

C’est aujourd’hui le dernier jour de la tournée de Manuel Valls au Japon, l’un des pays les plus fermés au monde en ce qui concerne l’accession des femmes aux postes à responsabilité. Même les mesures incitatives du Premier Ministre japonais Shinzo Abe font un flop.

Citation :
Pour résumer la situation en Japonais, j’ai envie de vous dire : « mendokusaï », « trop compliqué » en japonais.

Trop compliqué d’augmenter le pourcentage de femmes aux postes de direction, il y a pourtant comme qui dirait une marge de manœuvre puisqu’elles n’en occupent que 11,2 %, l’un des taux les plus bas des pays développés.


Soirée japonaise

En arrivant au pouvoir, Shinzo Abe avait donc prévu de porter à 30% le nombre de femmes cadres d’ici 2020.

Pour ça, il a proposé un programme de subventions: toute entreprise qui jouerait le jeu aurait droit à un coup de pouce: 300 000 yens pour les PDG qui jouerait le jeu de la féminisation, ce qui représente environ 2.200 euros.

La cagnotte totale de l’opération: 90 millions d'euros. Depuis 1 an environ, le gouvernement attendait donc le retour des fiches d’inscription des entreprises souhaitant participer à l’opération.

Savez-vous combien d’entreprises ont répondu? Pas une seule.

Un bide. Un échec sur toute la ligne pour le Premier Ministre qui en avait fait une mesure phare de son Abenomics ou Womenomics.

Dimanche dernier, aux Nations-Unies, il a de nouveau pris des engagements fermes pour relancer la promotion des femmes et il a annoncé que le montant de la subvention pour les femmes serait multipliée par deux.

Pourtant, les femmes apparaissent comme la seule réserve de force vive du Japon.

C’est tout le paradoxe. Le pays vieillit, manque de main d’œuvre et ne veut pas d’immigrés, il ne reste plus que les femmes.

Les femmes dont 40% ne travaillent pas. Dès qu’elles ont des enfants, c’est un renoncement, tant travail et vie de famille son cauchemardesques.

Pour beaucoup de jeunes femmes aujourd’hui, la carrière passe donc par un autre sacrifice…celui de devenir mère.

L’an dernier, lors d’un sondage effectué par l’institut japonais des populations et de la sécurité sociale, 90% des jeunes femmes japonaises ont répondu qu’elles préféraient restaient célibataires que de se marier.

Pas sûr que ça relance la natalité au pays du Soleil-levant… Aujourd’hui, le Japon, c’est 126 millions de Japonais… ils seront 1/3 de moins en 2060

Heureusement, le Ministère de la condition féminine japonais veille également aux améliorations de la vie quotidienne des femmes.

En lançant un concours des meilleures toilettes dans les municipalités japonaises, jet d’eau musique, papier, l’hygiène féminine c’est le BA ba du bien être féminin, a expliqué la Ministre.

Sur les réseaux sociaux, évidemment, un torrent de critiques lui a répondu, notamment, que le progrès des femmes dans la société japonaise passait par… des crèches.

C’est si Mendokusai ça?



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MessageSujet: Re: la DOMINATION MASCULINE dans le monde : un MACHISME STRUCTUREL   Jeu 29 Oct - 5:25

États-Unis

Oui, les hommes ont bel et bien peur des femmes intelligentes Constance Assor 28/10/2015 | Le Point.fr

Les hommes recherchent-ils vraiment une compagne brillante ? Désolée, mesdames, mais une nouvelle étude tend à prouver le contraire...


Décidément, tous les hommes ne sont pas comme George Clooney
qui se présente comme le "trophée" de son épouse aussi belle que brillante


Citation :
Contrairement à George Clooney qui aime dire qu'il n'est que "l'homme trophée" de sa cérébrale épouse (l'avocate Amal Alamuddin), les hommes seraient rebutés par les capacités intellectuelles des femmes dans le processus de séduction. C'est une toute nouvelle étude à paraître dans le Personality and Social Psychology Bulletin du mois de novembre 2015 qui l'affirme. Son but : quantifier l'impact des facultés intellectuelles sur le choix de la partenaire.

Résultat : les hommes, bien qu'initialement attirés par des femmes plus brillantes, optent finalement pour des alter ego à l'activité cérébrale moins éclatante. Par peur, consciente ou non, que leur compagne ne leur fasse de l'ombre ? C'est bien possible…

Cupidons virtuels

Pour aboutir à cette conclusion, les chercheurs de l'université américaine ont d'abord joué les cupidons entre 105 célibataires et des conquêtes imaginaires. Plus précisément, ils ont élaboré plusieurs scénarios selon lesquels une femme avait obtenu des résultats plus ou moins bons à différents examens. Les hommes devaient alors hiérarchiser ces femmes selon leur degré d'attractivité. À l'issue de cette première phase d'expérimentation, le résultat était sans appel : sur le papier, les garçons valorisent les neurones.

Dans un second temps, les participants ont été soumis à un test de QI. Une fois les résultats obtenus, ils étaient invités à rencontrer plusieurs femmes ayant passé le même examen. Les chercheurs ont alors constaté, à leur grande surprise, que les hommes se montraient alors moins attirés et significativement plus distants envers les femmes qui ont obtenu de meilleurs résultats qu'eux.

Virilité en danger ?

Finalement, selon les chercheurs, la peur du rejet, couplée à la remise en cause de la virilité que procurerait le contact d'une femme plus intelligente, expliquerait ce bien étrange écart entre théorie et pratique. Les chercheurs précisent toutefois que d'autres études doivent maintenant être menées pour corroborer cette discrimination intellectuelle. En attendant, l'adage "sois belle et tais-toi" semble être encore la meilleure arme de séduction, quitte à le modifier en un "sois intelligente, mais ne le montre pas trop". Vous avez dit sexiste ?


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