PATLOTCH / NOUVELLE THÉORIE du COMMUNISME et de la RÉVOLUTION

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 PAUVRETÉS et RICHESSES : produit de l'exploitation et des dominations capitalistes

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MessageSujet: Re: PAUVRETÉS et RICHESSES : produit de l'exploitation et des dominations capitalistes   Sam 25 Juin - 17:24


paupérisation en Europe

87,2 millions de pauvres dans l'Union Européenne

NicePremium 24 juin 2016

Citation :
Le dernier rapport de l'OIT (Organisation Internationale du Travail) sur la pauvreté ne fait pas la part belle à l'Union Européenne. Malgré les avancées et les politiques de lutte contre la pauvreté entamées ces dernières années partout dans le monde, le nombre de pauvres semble augmenter... dans les pays industrialisés. La pauvreté touche quasiment 1 personne sur 5 dans l'UE

L’OIT, dans son rapport, étudie la "pauvreté relative". Une personne est dans une situation de "pauvreté relative" si son revenu est inférieur à 60 % du revenu médian du pays concerné. Le taux de personnes en pauvreté relative n’avait quasiment pas bougé, selon l’OIT, entre 2005 et 2008 dans l’Union Européenne s’établissant à 16,5 %.

Depuis la crise de 2008, par contre, les choses vont de pire en pire. Déjà en 2012 ce taux avait augmenté de 0,3 % pour atteindre 16,8 % de la population en pauvreté relative et, en 2014, encore 0,4 % de plus s’étaient rajoutés. Fin 2014, selon l’OIT, 17,2 % de la population de l’Union Européenne se trouvait en situation de "pauvreté relative". En 2014, cela représentait 87,2 millions de personnes.

La situation mondiale s’améliore doucement


Si la situation dans l’Union Européenne se dégrade, certains pays s’en sortent mieux et les politiques de lutte s’avèrent efficaces. Ainsi, selon l’étude de l’OIT, "seulement" 36 % de la population mondiale se trouvait en situation de "pauvreté relative" en 2014 et vivait avec moins de 3,10 dollars par jour. En 1990 la part de cette population dans la population mondiale était de 67 %.

Mieux : l’extrême pauvreté (moins de 1,90 dollars par jour) ne touche plus que 15 % de la population mondiale (chiffre de 2012) contre 46,9 % en 1990. Par contre, pour éliminer la pauvreté, la facture risque d’être salée.

L’OIT estime à 10 000 milliards de dollars la somme nécessaire pour que, d’ici 2030, il n’y ait plus de pauvreté extrême ou modérée. Une somme qui représente 5 fois le PIB de la France et plus de la moitié du PIB des Etats-Unis.



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MessageSujet: Re: PAUVRETÉS et RICHESSES : produit de l'exploitation et des dominations capitalistes   Mar 5 Juil - 14:27

déplacé, hors sujet

Vlad2 a écrit:
L'ONU dit :

Plus d'un milliard d'êtres humains vivent avec moins d'un dollar par jour.

• 2,8 milliards de personnes, soit près de la moitié de la population mondiale, vivent avec moins de 2 dollars par jour.

• 448 millions d'enfants souffrent d'insuffisance pondérale.

• 876 millions d'adultes sont analphabètes, dont deux-tiers sont des femmes.

• Chaque jour, 30 000 enfants de moins de cinq ans meurent de maladies qui auraient pu être évitées

• Plus d'un milliard de personnes n'ont pas accès à de l'eau salubre.

• 20% de la population mondiale détient 90% des richesses

http://www.atd-quartmonde.org/qui-sommes-nous/faq/combien-y-a-t-il-de-pauvres/

Tant que ces données ne seront pas enseignées dans les écoles occidentales ,ni affichées dans les mairies et lieux publics,rien ne changera...


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MessageSujet: Re: PAUVRETÉS et RICHESSES : produit de l'exploitation et des dominations capitalistes   Jeu 14 Juil - 11:48


Selon que vous serez...

Découvrez le "graphique éléphant" qui résume TOUT


Le graphique qui résume la mondialisation (DR)

Pascal Riché·Publié L'Obs 11 juillet 2016

Très commenté par les économistes, il raconte l'explosion de la Chine, l'enrichissement des plus fortunés et la stagnation des classes moyennes inférieures des pays industrialisés.

Citation :
Que s'est-il passé sur la planète terre depuis un quart de siècle ? Un graphique, établi par les deux économistes de la Banque mondiale, Branko Milanovic et Christopher Lakner, raconte une grande partie de la mutation économique vécue par l'humanité depuis 1988 : la mondialisation, l'essor de la Chine, le recul de la pauvreté dans le Sud, l'explosion d'une classe de "super riches" dans le Nord, la stagnation dans les pays industrialisés...

Surnommé, à cause de sa forme, "The elephant graph" (la courbe de l'éléphant), il circule énormément entre économistes depuis la sortie en avril d'un livre signé par Milanovic : "Global Inequality".



avril 2016 ça voir plus


Voici d'abord son mode d'emploi :

• En abscisses (échelle horizontale), la distribution des terriens en fonction de leur revenus. A gauche, les plus pauvres, à droite, les plus riches. Ainsi, entre 95 et 100, ce sont les 5% les plus riches.

• En ordonnées (échelle verticale), la progression du revenu entre 1988 et 2008. Par exemple, hors inflation, les revenus médians (au centre) ont progressé de 80%.

Que nous dit ce graphique ? Quatre choses :

La pauvreté a reculé dans le monde : les revenus des 2% les plus pauvres ont augmenté de 20%, les revenus des 30% les plus pauvres ont augmenté entre 20 et 50%.

Les classes moyennes chinoise et indiennes se sont enrichies. Sur le graphique, on voit que les revenus des humains se situant à la médiane ont progressé de 80% (point A). Or, 90% des personnes autour du revenu médian mondial sont originaires de ces deux pays. Cette poussée de la classe moyenne de ces derniers n'est pas étonnante : pendant cette période 1988-2008, le PIB par tête d'habitant a été multiplié par 5,6 en Chine et par 2,3 en Inde. Branko Milanovic constate qu'en 1988, une personne ayant un revenu proche de la médiane à l'échelle de la Chine était également proche de la médiane à l'échelle du monde (50e centile), mais qu'il s'est vite enrichi : elle se situait en 2008 au 63e centile et en 2011 au 70e centile !  Cette personne "a sauté, en termes de revenu, par dessus 1,5 milliard d'individus. Un changement aussi spectaculaire, sur une période aussi courte, n'a jamais eu lieu depuis la révolution industrielle il y a deux siècles".

Certes, ce "saut" n'en fait pas une personne très riche si on compare ses revenus à ceux des pays industrialisés : elle se place encore sous le seuil de pauvreté des pays riches.

La classe populaire des vieux pays riches a stagné. Observez maintenant les revenus situés entre le 80e centile et le 85e centile : ils n'ont pas bougé (point B). Ce sont des gens qui vivent dans les pays riches pour la plupart : 70% d'entre eux sont situés dans les pays de l'OCDE. La plupart sont en dessous du salaire médian de leur pays. Ce que nous dit ce point B, c'est que les moins riches, dans les pays industrialisés, n'ont pas profité du tout de la mondialisation.

Question : la progression des revenus des Chinois du point A explique-t-elle la stagnation des ouvriers et employés des pays riches du point B ? Milanovic refuse de répondre, mais souligne que la coïncidence temporelle de ces deux phénomènes autorise une telle hypothèse.

Les 1% les plus riches sont encore beaucoup plus riches. C'est  la trompe de l'éléphant . Leurs revenus ont progressé de 70% (point C). Ce sont des personnes vivant pour la plupart dans les pays aux économies avancées : la moitié sont des Américains. Autre façon de voir les choses : 12% des Américains appartiennent à ces 1% les plus hauts revenus.



Milanovic et Lakner ont travaillé à partir d'études sur les revenus de 120 pays différents pays, couvrant 90% de la population. Puis Lakner a mis à jour leur travail, intégrant des données allant jusqu'à 2011, et les tendances constatées se renforcent, comme on le voit ici :


Cette période doit-elle être considérée comme un échec ou un succès économique global ? D'un côté, une petite minorité, les 1%, s'est accaparée une grosse part de la richesse produite, aggravant les inégalités et les tensions à l'intérieur de chaque pays.

De l'autre, constate Milanovic, 20% de la population terrestre a vu ses revenus augmenter de plus de moitié (ceux qui sont entre le 45e et le 65e centile) et l'inégalité globale des revenus a décru "pour la première fois depuis la révolution industrielle".



La Fontaine

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MessageSujet: Re: PAUVRETÉS et RICHESSES : produit de l'exploitation et des dominations capitalistes   Mar 9 Aoû - 16:00



photographe ?

source : Marwan Mohammed ‏@marwanormalzup  · il y a 4 heures via Sihame Assbague @s_assbague
La gentrification d'Harlem à N Y n'amuse pas tout le monde. La colère plus que palpable dès qu'on aborde le sujet

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MessageSujet: Re: PAUVRETÉS et RICHESSES : produit de l'exploitation et des dominations capitalistes   Mar 23 Aoû - 9:21


loin du burkini

ni l'«injuste répartition des richesses», ni «le profit aux actionnaires» diminuant «la part des investissements dans la production» (une «saine économie») ne définissent le capitalisme, et leur dénonciation un anticapitalisme radical mettant en cause son fonctionnement fondé sur l'exploitation (appropriation de la plus-value)

les tenants d'un meilleur partage du gâteau nous racontent des histoires. Preuve en est que des économistes libéraux le font, Thomas Piketty par exemple (L'économie des inégalités, 1997) : c'est le sens du titre PAUVRETÉS et RICHESSES : produit de l'exploitation et des dominations capitalistes. Comme bien des dirigeants capitalistes, il s'inquiète davantage de conséquences telles que l'augmentation des inégalités de répartition ne puisse dégénérer en révolte des plus mal servis

pourtant, dans la concurrence inter-capitalistes, qui a aussi des aspects inter-nationaux, cette répartition des profits n'est pas sans impacts dans la possibilité que se donnent les uns ou les autres de dépasser leurs challengers. À cet égard, l'article ci-dessous n'est pas inintéressant pour expliquer, loin du burkini, une dimension de plus dans la singularité de la France


Les dividendes ont bondi de plus de 11% en France

Laurence Boisseau Les Échos 23/08

Selon Henderson Global Investors, les entreprises françaises ont versé 40 milliards de dollars au deuxième trimestre. Une progression de plus de 10 % que seuls les Pays-Bas et la Corée du Sud ont réussi à surpasser.


Citation :
Voilà déjà trois ans que la France est le champion d'Europe des dividendes. C'est le pays qui en verse le plus. Cette année encore, elle occupe la première place du podium, avec 40 milliards de dollars distribués (35,35 milliards d'euros) au cours du deuxième trimestre, selon un rapport publié Henderson Global Investors. Chaque année, le gérant d'actifs analyse les dividendes versés par les 1.200 plus importantes sociétés en termes de capitalisation boursière.

Les banques françaises généreuses

Cette année, la France se démarque aussi des autres pays dans le monde, en raison de la progression des dividendes versés : +11,2 % (après ajustement des taux de change, des changements effectués au sein de l'indice et après des variations de dividendes exceptionnels). Conséquence, elle se hisse à la troisième place dans le monde en termes de hausse, derrière les Pays -Bas et la Corée du Sud.

Dans le détail, toujours selon l'étude d'Henderson, quasiment neuf sociétés françaises sur dix ont augmenté leurs dividendes ou les ont maintenu [«notamment dans le secteur du luxe ou bancaire», précise Le Progrès]. Les banques françaises, la Société Générale, BNP Paribas et Crédit Agricole ont notamment continué de reconstruire leurs paiements de dividendes suite à la crise financière, avec des distributions en hausse de 50 à 70 %. La situation a été aussi bonne sur une vaste gamme de secteurs, des sociétés aussi variées que Renault, LVMH, et Safran ont toutes augmenté leurs dividendes.

Ailleurs, les Pays-Bas devancent la France avec la croissance la plus rapide. Les dividendes versés ont bondi de 28,3 % pour atteindre 7,6 milliards de dollars. A l'échelle internationale, seule la Corée du Sud a réussi à surpasser cette générosité à l'égard des actionnaires (+33 %) Toutes les sociétés hollandaises de l'indice ont augmenté leurs dividendes, mais ING a été le principal contributeur à la croissance globale et a été de loin le plus gros payeur au cours de la période. La société a plus que triplé son dividende. De son côté, la compagnie d'assurance NN a augmenté son dividende total de quasiment 75 %.

L'Allemagne à la traîne

L'Allemagne a été à la traîne au cours du trimestre et le pays devrait laisser la place à la Suisse et tomber au rang de troisième plus gros payeur européen cette année, selon Henderson Global. Cette performance médiocre (à peine +2 % après ajustements des effets change et périmètre de l'indice) est liée à deux grandes sociétés. Volkswagen a réduit son dividende de 98 %, suite au scandale des émissions de carbone tandis que Deutsche Bank, en perte de vitesse, a carrément annulé le sien.

Au niveau mondial, ce sont 421,6 milliards de dollars (372 milliards d'euros) de dividendes qui ont été versés aux actionnaires entre avril et juin, en hausse de 1,2 % par rapport au deuxième trimestre 2015. Cette croissance est moins importante que celle du premier trimestre, en raison des tendances saisonnières, et d'une performance mitigée aux Etats-Unis. Les dividendes américains enregistrent leur plus faible augmentation depuis 2013, en raison notamment, de la solidité du dollar.

Au titre des principaux payeurs, Nestlé est en tête du podium, suivi par Sanofi et HSBC, puis par Daimler et Allianz. BNP arrive en dixième position, Axa en 17e.

Pour le second semestre 2016, Henderson Global Investors prévoit que les dividendes seront moins élevés qu'au cours du premier, la majorité provenant alors de régions où la progression est moins rapide.

on appréciera la morale de l'article : «être à la traîne», réaliser une «performance médiocre», c'est servir moins les actionnaires, ce qui ne signifie pas que les salariés le soient davantage...



dividendes pour régner





économie d'un vocabulaire

NOTE

Citation :
Vous trouverez ci-après la définition des termes utilisés :

Marge libre – Méthode selon laquelle la capitalisation boursière des sociétés sous-jacentes d’un indice est calculée
Dividendes totaux – Montant total des dividendes
Croissance des dividendes totaux – Evolution du montant total des dividendes bruts
Dividendes des grandes capitalisations – Dividendes payés par les sociétés dont la valorisation boursière est supérieure à 5 milliards de dollars US
Dividendes extraordinaires – Il s’agit, en général, de paiements exceptionnels versés par les sociétés à leurs actionnaires et déclarés en dehors du cycle de dividendes réguliers
Croissance des dividendes sous-jacents – Croissance des dividendes bruts ajustés des dividendes extraordinaires, des fluctuations de change, des facteurs temps (période de paiements) et des changements dans l’indice.
Dividendes sous-jacents : Dividendes bruts ajustés des dividendes extraordinaires, des fluctuations de change, des facteurs temps (période de paiements des dividendes) et des changements dans l’indice.


« Qu'en termes bien choisis ces choses-là sont dites »

Molière, Le Misanthrope

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MessageSujet: Re: PAUVRETÉS et RICHESSES : produit de l'exploitation et des dominations capitalistes   Lun 29 Aoû - 6:39


un revenu dont on reviendra

"revenu minimum garanti", "revenu universel", "revenu minimum universel garanti ", "revenu de citoyenneté" (sic) etc. ces formules magiques ne sortent pas d'un salaire socialisé (ce que sont les impôts) seul le principe de redistribution étant différent. Pas de sortie de l'économie donc, ni du capitalisme, ce que dit bien le nom du blog "alternatives économiques"

ce texte n'est donc pas une critique théorique de cette réforme qui fut longtemps portée par Toni Negri et ses émules, dont les Français dont Yann Moulier Boutang et sa revue Multitudes (voir Au-delà de Gorz Travail et revenu garanti de Futur Antérieur 1993)

il est néanmoins intéressant pour ses données et les limites qu'il montre à l'efficacité de cette "arnaque", comme l'écrit le camarade Bibeau (voir en bas)






Jeannine, ouvrière a la retraite en situation de surendettement,
déjà expulsée une fois, est menacée d'une nouvelle expulsion.
© Marta NASCIMENTO/REA

Citation :
En France comme dans la plupart des pays de l'Union européenne, le chômage progresse, tirant dans son sillage la pauvreté. L'Insee estime que le taux de pauvreté pourrait atteindre 14,2 % en 2014 (contre 14 % l'année précédente, les chiffres sont toujours publiés avec un certain retard). Quant au Conseil national du numérique, il craint, dans son rapport remis à la ministre du Travail le 6 janvier dernier, que l'essor de l'économie numérique "contribue à un raccourcissement général des cycles d'emploi au détriment des contrats de travail longs (voire à durée indéterminée) et au profit de statuts temporaires, "intermittents", "auto-entrepreneurs" ou plus informels encore, comme le travail "gratuit" des internautes sur les grandes plates-formes du Net". Leurs auteurs ont suggéré que soit étudiée la faisabilité d'un "revenu d'existence" (ou "revenu de base"), c'est-à-dire un revenu mensuel versé à chacun, sans démarche ni condition aucune, si ce n'est de résidence1.

Des gagnants, mais aussi des perdants

L'idée paraît simple, mais sa mise en oeuvre l'est bien moins. En raison de son coût : verser chaque mois à tous une somme qui ne soit pas dérisoire aboutit vite à un coût élevé. De l'ordre de 400 milliards par an en France pour un montant mensuel de 500 euros par personne. Inévitablement, il faudrait donc tailler dans le vif de la protection sociale existante (environ 600 milliards) et compléter par des majorations d'impôts, notamment au détriment de ceux dont les revenus actuels sont nettement au-dessus de la moyenne.

Plus on vise l'amélioration du sort des plus pauvres, plus cela coûte, et plus c'est difficile à financer

Chacun est réceptif à la suggestion de percevoir un revenu supplémentaire, mais reste réservé à l'idée de devoir être privé de certaines prestations ou d'être taxé davantage. Certains seront en effet gagnants et d'autres perdants, et l'ampleur des gains ou des pertes dépendra des modalités de mise en oeuvre de ce revenu de base. Quant à savoir si un tel revenu est générateur d'une moindre pauvreté, comme beaucoup l'affirment, cela dépend largement de son niveau. Plus on vise l'amélioration du sort des plus pauvres, plus cela coûte, et plus c'est difficile à financer.

450 euros par mois et par adulte

Jusqu'ici, le revenu de base était plus une utopie qu'un projet sérieux. Mais la proposition "Liber" (nom donné au revenu de base), élaborée notamment par Marc de Basquiat et Gaspard Koenig2, fournit pour la première fois un chiffrage détaillé. Il repose sur l'hypothèse de prélèvements globaux inchangés, mais répartis très différemment. Le revenu de base serait de 450 euros mensuels par adulte3 et 225 euros par enfant ou jeune à charge, mais en contrepartie, les minima sociaux (sauf l'allocation adulte handicapé) et les prestations familiales disparaîtraient. Les prélèvements sur les revenus d'activité ou de remplacement (CSG, CRDS, etc.) et l'impôt sur le revenu seraient remplacés par une taxe à taux uniforme de 35,5 % pour financer le Liber et l'assurance maladie. Les employeurs prendraient en charge la totalité des cotisations retraite et chômage, à l'exclusion de toute autre "charge". Au total, les prélèvements sur les revenus bruts seraient plus lourds (35,5 %, contre 22 % à 23 % pour les salariés actuellement, 10 % sur les allocations chômage et 7,4 % sur les retraites), mais cela serait plus que compensé pour les plus modestes par le revenu de base.




Niveau de vie moyen de chaque dixième de la population française en 2012

N. B. : le niveau de vie tient compte du revenu mensuel disponible du ménage : après impôts et prestations sociales et de la taille du ménage : la première personne compte pour 1, les suivantes pour 0,5, sauf les enfants de moins de 14 ans (0,3).

Dans ce schéma, il est indéniable que les personnes faisant partie du premier dixième de la distribution (les 10 % les plus modestes) seraient globalement gagnantes : le total des revenus de base qui leur seraient versés (soit 28 milliards pour 6,5 millions de personnes) représenterait le double de ce qu'ils perdraient en prélèvements supplémentaires et en suppression des aides sociales et familiales. Mais quelques-unes d'entre elles, néanmoins, pourraient y perdre parmi celles qui perçoivent actuellement des aides sociales.

Selon les auteurs, seul le cinquième le plus aisé de la distribution (les 5 % les plus riches) serait globalement perdant, du fait de la hausse des prélèvements sur les revenus du patrimoine (qui passeraient à 35,5 %, comme ceux du travail). Mais pour arriver à ce résultat, les auteurs postulent implicitement que la totalité des bénéfices des sociétés, aujourd'hui captés par le fisc au titre de l'impôt sur les sociétés, serait affectée aux ménages actionnaires grâce à la suppression de cet impôt. Une hypothèse douteuse, qui sert surtout à équilibrer le système sans augmentation de la masse des prélèvements.

Du pour et du contre

Le revenu de base ainsi conçu permettrait incontestablement une simplification considérable d'une protection sociale devenue d'une complexité redoutable, ce qui nourrit un non-recours important et des fantasmes aberrants du genre "les gens au RSA gagnent plus qu'en travaillant". Mais renoncer à tout impôt progressif, c'est laisser le marché décider seul de la répartition des revenus. En outre, l'une des raisons de l'intérêt suscité par le revenu de base est l'insuffisance et la mauvaise qualité des emplois qui se créent. Le revenu de base servirait alors à adoucir les effets de cette situation plutôt qu'à s'attaquer à ses causes. Et le résultat pourrait être alors d'éloigner un peu plus du marché du travail ceux qui sont le plus en difficulté aujourd'hui.

Or, l'emploi n'est pas seulement gage de revenu mais aussi d'estime de soi, de formation, et plus encore de liens sociaux. Le remplacer par un revenu de base pourrait "dualiser" un peu plus la société, entre inclus et exclus, ces derniers devant se contenter d'un minimum à peine moins spartiate que le revenu de solidarité active. Cela ne signifie pas que le revenu de base soit une mauvaise idée, mais seulement que le diable est dans les détails et qu'il peut faire basculer la société aussi bien dans le libéralisme le plus absolu que dans la convivialité. N'oublions pas que Friedrich Hayek et Milton Friedman, aussi bien qu'André Gorz, en étaient partisans.

1. Le gouvernement finlandais s'est engagé à expérimenter et à évaluer un dispositif de ce type en 2017 (voir "La Finlande teste le revenu de base", Alternatives Economiques n° 353, disponible dans nos archives en ligne).

2. Voir sur www.generationlibre.eu/etudes/liber-un-revenu-de-liberte-pour-tous

3. A peu près l'équivalent de l'actuel RSA pour une personne isolée, une fois déduit le forfait logement. Mais dans une famille, le Liber de tous les membres réunis serait nettement plus élevé que le RSA.


les7duQuébec diffuse cet article sous le titre Revenu minimum garanti – l’arnaque !

Robert Bibeau a écrit:
Le capital a lancé sa horde d’experts, d’économistes et de réformistes gauchisants, à l’assaut de la populace afin de lui faire avaler l’idée d’un revenu minimum garanti, qu’en France on appel le revenu de base ou « liber » (!)

Quel que soit l’appellation c’est le même principe partout – L’État « providence » – distribuerait un montant forfaitaire de base à chaque adulte et à chaque enfant résidant légalement dans un pays.  Ici, l’auteur propose 450 euros par adulte et 225 euros par enfant. Qui peut s’objecter à une telle générosité quémander à l’État policier ? Nous, nous objectons à cette mystification réformiste dans laquelle la gauche bourgeoise entraine le prolétariat. Au Forum Social Mondial de Montréal – 2016 ils étaient des dizaines à diffuser cette salade sur les tribunes officielles. http://www.les7duquebec.com/7-au-front/le-forum-social-mondial-de-montreal-2016-un-bilan/ à propos de laquelle, dans un article à venir,  nous présenterons quelques réflexions contradictoires.  Robert Bibeau. Éditeur.  http://www.les7duquebec.com


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MessageSujet: Re: PAUVRETÉS et RICHESSES : produit de l'exploitation et des dominations capitalistes   Sam 3 Sep - 12:01


le mets là, pour le CAC40 en image, et par ordre alphabétique, svp : révision générale pour la rentrée des classes


La loi Travail, c’est pour augmenter encore leurs profits

Dividendes et profits du CAC40 en hausse de 11%.
Pour la jeunesse et les salariés, c’est la précarité pour tous !


Damien Bernard Révolution permanente 2 septembre 2016

On se rappelle tous du « ça va mieux » de Francois Hollande. Une phrase qui n’était d’ailleurs pas passée inaperçue pour une partie importante de la jeunesse et des salariés qui souffrent du chômage de masse et de la précarité. Il avait ensuite rectifié le tir en précisant que « ça va effectivement mieux pour la France, pas forcément pour tous les Français, j’en conviens ». En effet, pour certains, tout va vraiment bien. Selon un article, publié par les Echos, les profits des multinationales du CAC40 ont progressé de 11,1% par rapport à l’année dernière. De là à faire le lien entre la paupérisation des uns et l’accroissement des richesses pour d’autres, il n’y a qu’un pas.


Damien Bernard a écrit:
En dépit de la crise économique ouverte depuis 2008, les profits des multinationales du CAC40 au premier semestre 2016 atteignent 42,3 milliards d’euros, soit 4 milliards de plus (+11,1%) par rapport à l’année dernière. Le temps est au beau fixe quasiment pour toutes les valeurs : « Sur 38 des valeurs du CAC 40, 37 ont réalisé des bénéfices » rapportent les Echos. Seule fausse note à signaler, le groupe Bouygues Télécom qui accuse une perte nette de 12 millions d’euros sur le début de l’année, tout en divisant par cinq ses pertes. Celle-ci est cependant bien moindre qu’en 2015, où elle s’élevait alors à 66 millions d’euros. Pour résoudre au plus vite cette perte, le groupe a d’ailleurs été le premier à supprimer les RTT pour l’ensemble de ses salariés.

Un autre chiffre est tombé la semaine d’avant. Parallèlement aux profits, cette année, la France a vu la progression des dividendes versés de +11,2 %. Une sacrée coïncidence. Voilà déjà trois ans que la France est le champion d’Europe des dividendes. C’est le pays qui en verse le plus. Les grandes entreprises françaises savent choyer leurs grands actionnaires, ce n’est pas forcément étonnant d’autant que les mêmes qui dirigent les entreprises, sont le plus souvent actionnaire de leur propre entreprise, ou de concurrente. Chez les dirigeants, dans l’adversité de la crise, on sait se serrer les coudes. Cette année encore, la France occupe la première place du podium, avec 35,35 milliards d’euros distribués au cours du deuxième trimestre pour les 1.200 plus importantes sociétés en termes de capitalisation boursière.

Pourtant, ça ne va pas mieux pour tous. Et c’est une des raisons pour lesquelles la jeunesse et le monde du travail, la loi travail a été le verre d’eau qui a fait déborder le vase. Pendant près de 4 mois de mobilisation, une avant-garde large et déterminée a lutté malgré l’adversité et la très forte répression du gouvernement et de sa police. Et ce n’est pas pour rien si la majorité de la population a soutenu le mouvement. Cette loi vise à remettre en cause une partie des acquis du mouvement ouvrier, le tout au service du MEDEF et des grandes entreprises, notamment celles du CAC40. Comme pour leur voisin allemand, ou anglais, la solution du gouvernement au chômage de masse, c’est la précarité pour tous, le tout au service du grand patronat français et de ses multinationales, qui même si elles ne font pas la majorité de leur profit en France, ont la nécessité de restructurer profondément le marché du travail. Pour leur infliger une première défaite, pour gagner cette bataille de classe qui s’annonce notamment avec la droite en 2017, il s’agit dès maintenant de commencer à construire le rapport de force et ce dès le 15 septembre pour l’abrogation de la loi travail, son monde, son chômage et sa précarité de masse !


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MessageSujet: Re: PAUVRETÉS et RICHESSES : produit de l'exploitation et des dominations capitalistes   Mar 6 Sep - 11:43




Dans les foyers les plus modestes, 64% indiquent avoir eu des difficultés
au moment de payer des actes médicaux mal remboursés par la Sécurité sociale

RelaxNews - kokouu/Istock.com

Citation :
AFP - Manger sainement, prendre rendez-vous chez le dentiste ou l'ophtalmo... Des comportements indispensables pour rester en bonne santé mais dont se privent les plus pauvres en raison de leur coût, révèle une étude publiée mardi pour le Secours populaire.

Parmi les Français les plus pauvres (ceux qui appartiennent à un ménage dont le revenu mensuel net est inférieur à 1.200 euros), la moitié a déjà renoncé ou repoussé une consultation chez le dentiste, soit un bond de 22 points par rapport à 2008, et près de 4 sur 10 un rendez-vous chez un ophtalmologiste (39%, +9 points), selon le 10e baromètre Ipsos/Secours populaire.

Dans les foyers les plus modestes, 64% indiquent avoir eu des difficultés au moment de payer des actes médicaux mal remboursés par la Sécurité sociale.

Disposer d'une mutuelle santé est financièrement compliqué pour 53% des ménages modestes, et 48% d'entre eux n'ont pas les moyens de se procurer une alimentation saine.

"Dans ses permanences d'accueil, le SPF (Secours populaire français, NDLR) perçoit une dégradation de l'état de santé de familles, de mères seules, de jeunes, de retraités, de beaucoup d'enfants. Fait récent, le travail n'apporte plus forcément la garantie d'une autonomie financière: certains salariés ne sont plus à l'abri des privations et peinent également à se soigner".

Sur l'ensemble des Français interrogés, 68 % estiment que les inégalités en matière d'accès à la santé se sont aggravées au cours des dernières années.

Plus du tiers des sondés (38%) a déjà connu la pauvreté et cette proportion augmente (3 points de plus par rapport à 2015, selon le baromètre Ipsos)

"Comme le pointait déjà le baromètre Ipsos-SPF en 2013, les femmes sont souvent le plus affectées (39%). Emplois précaires, temps partiel subi, chômage : ces dernières paient un lourd tribut à la crise mais aussi aux persistantes inégalités de genre. Les ouvriers et employés comptent aussi parmi la catégorie la plus exposée", explique l'association.

Les Français anticipent un avenir sombre pour eux comme pour leurs proches: plus d'un sur deux (55 %) juge que sa vie quotidienne est menacée par la pauvreté, un peu moins que l'année dernière mais 10 points de plus qu'en 2007 (45%), avant la crise économique.

Les Français sont également 83% à penser que les risques que leurs enfants connaissent une situation de pauvreté sont plus élevés que pour leur génération.


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MessageSujet: Re: PAUVRETÉS et RICHESSES : produit de l'exploitation et des dominations capitalistes   Mar 13 Sep - 20:49


Le recours au découvert bancaire gagne du terrain. Près de 20% des Français reconnaissent finir leurs mois dans le rouge, selon le baromètre annuel du CSA pour Cofidis.


Un Français sur cinq reconnaît finir le mois à découvert, selon un sondage
Photo d'illustration Joel Saget

Citation :
Il manquerait 464 euros, en moyenne, aux Français pour "vivre confortablement". C'est ce qui ressort du 5e baromètre Cofidis/CSA sur les Français et leur pouvoir d'achat, dont les contours ont été rendus publics ce mardi par Le Figaro, RTL et que L'Express a consulté. Une somme qui a peu évolué par rapport à l'année dernière, affichant une très légère baisse de trois euros (467 euros en 2015).  

Pas moins d'un Français sur quatre (26%) n'arrive pas à "boucler les fins de mois". Selon cette étude, 20% des ménages se disent contraints, chaque mois, de "puiser dans leurs réserves" et 6% de "creuser plus dangereusement leur endettement".

Le découvert se généralise

Si 46% des personnes interrogées déclarent être au moins une fois par an à découvert, un Français sur cinq (19%) affirme l'être à chaque fin de mois. "Une plus grande part des Français est concernée par le découvert (+3 points) et notamment par le découvert chronique", est-il précisé dans le baromètre. Montant moyen du découvert: 360 euros, selon les calculs de l'institut de sondage.  

Dernier enseignement de cette enquête, la peur de la précarité, bien qu'en diminution, est toujours aussi présente. Un quart des Français s'estiment en train de "glisser vers la pauvreté", et 8% des Français se classent dans la catégorie des ménages pauvres. Malgré tout, assure le rapport, près de 6 Français sur 10 "continuent d'avoir des projets" d'avenir, nécessitant des "dépenses importantes". Et pour les financer, l'intention d'avoir "recours au crédit gagne du terrain" (+3 points), conclut cette étude financée... par un spécialiste du crédit.


Ce sondage a été réalisé sur internet du 23 au 25 août auprès d'un échantillon de 1001 personnes représentatif de la population française âgée d'au moins 18 ans.


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MessageSujet: Re: PAUVRETÉS et RICHESSES : produit de l'exploitation et des dominations capitalistes   Jeu 22 Sep - 19:31



© 2017 – Routledge

Edited by Suzan Lewis, Deirdre Anderson, Clare Lyonette, Nicola Payne, Stephen Wood    

Citation :
This book reflects the enormous interest in work-life balance and current pressing concerns about the impacts of austerity more broadly. It draws on contemporary research and practitioner experiences to explore how work-life balance and related workplace and social policy fare in turbulent economic times and the implications for employees, employers and wider societies. Authors consider workplace trends, practices and employment relations and the impacts on work, care and well-being of diverse workers. A guiding theme throughout the book is a dual agenda of supporting employee work-life balance, workplace effectiveness and social justice. The final chapters present case studies of innovative processes and organizational practices for addressing the triple agenda, note the important role of social policy context and discuss the challenge of extending debates on work-life balance to include a social justice dimension.

This book will be of interest to academics and postgraduate students of organisational psychology, sociology, human resource management, management and business studies, law and social policy, as well as employers, managers, HR managers, trade unions, and policy makers.


via @traceyw_soc

Tracey Warren a écrit:
Do the working class have more balanced 'work-lives' than the middle class? (hint: nope).

La classe ouvrière a-t-elle "vie-travail" plus équilibrée que la classe moyenne ? (hmm... nan)


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MessageSujet: Re: PAUVRETÉS et RICHESSES : produit de l'exploitation et des dominations capitalistes   Mar 18 Oct - 14:36


TEMOIGNAGES A l’occasion de la Journée mondiale du refus de la misère, « 20 Minutes » donne la parole à ceux qui n’ont pas les moyens de manger sainement, ni parfois même à leur faim…



Illustration d'une femme faisant ses courses dans un supermarché
A. Gelebart/20 Minutes/SIPA

Citation :
Comment se nourrit-on lorsque l’on vit avec moins de 1.000 euros par mois* ? Autrement dit, lorsque l’on est pauvre, comme c’est le cas de 8,6 millions de personnes en France ? A l’occasion de la Journée mondiale du refus de la misère, 20 Minutes se penche sur cette réalité du mal-manger, analysée dans une nouvelle étude publiée par ATD Quart-Monde**.

« On boit un verre d’eau, un verre de café »

Premier constat : si se nourrir est un besoin fondamental, ce n’est pas la première préoccupation des personnes pauvres. « Elles veulent avant tout payer leurs factures, leurs dettes et leurs loyers », assure le mouvement ATD Quart-Monde.

L’alimentation vient après et, bien souvent, le budget se limite à 1 euro par jour et par personne. Alors, au supermarché, « on calcule tout, on n’a pas le choix », explique Catherine**.

La priorité, c’est de nourrir les enfants. « On a un devoir envers eux, on est dans cette situation [de pauvreté], ils la subissent mais ils n’ont pas tout à subir. C’est notre faute s’ils sont comme ça… », souffle une maman. Une autre confie n’avoir jamais assez de nourriture pour se servir. Souvent, elle espère que l’un de ses enfants ne finira pas son assiette… Ce qui arrive rarement. Alors, « on boit un verre d’eau, un verre de café et puis… Les enfants, ils n’ont pas demandé à être là… Nous non plus, mais bon… »

« On n’a pas envie de se mettre à table ensemble »

Si le repas est un moment de convivialité et de partage dans de nombreuses familles françaises, il est pour les plus démunies une source quotidienne de stress et de peur. Quand on demande à Marie-France ce que signifie pour elle le mal-manger, elle répond : « C’est quand on n’a pas de plaisir à se mettre ensemble… C’est trop dur dans les regards. Quand on a des problèmes, on s’engueule, on se fuit, on se regarde par en dessous et on n’a pas envie de se mettre à table ensemble pour constater qu’on n’a pas les moyens de manger. »

Dîner en famille n’est parfois même pas possible. Soit parce que le logement ne dispose pas d’un espace suffisant pour que tout le monde puisse s’attabler en même temps. Soit parce que les parents, et le plus souvent les mères célibataires, doivent quitter leur foyer au moment des repas pour aller travailler, salariées qu’elles sont de la grande distribution ou des entreprises de nettoyage.

Pour se sentir moins coupables de laisser leurs enfants dîner seuls, elles leur préparent les mets qu’ils aiment le plus. C’est souvent « des chips et du thon », parce que « c’est pas cher, que ça coupe la faim et qu’il n’y a rien à réchauffer… C’est sans danger ! », insiste Marie-France.

Si la nourriture crée souvent du lien social, a fortiori dans un pays comme la France, elle peut aussi isoler, comme en témoigne ce couple qui « refuse toutes les invitations, parce qu’on ne peut rien apporter et qu’on ne peut pas inviter les gens et rendre la pareille, renvoyer l’ascenseur… ».

« Mes dents tombent comme les feuilles des arbres en automne »

Les témoignages le prouvent : les personnes pauvres savent que le mal-manger nuit à la santé. Et même, elles le voient, comme en témoigne Marie*** : « Mes dents tombent toutes seules comme les feuilles des arbres en automne, et ça me handicape tellement pour parler aux gens, ou même sourire, ou manger… ».

Pour autant, elles sont excédées d’être pointées du doigt : « On est matraqués sur notre poids ! On nous dit qu’on a qu’à acheter des fruits et des légumes et de la viande rouge. Mais avec ce qu’on a pour vivre, ils rigolent, non ? ». Une autre raconte comme elle a « peur de manger », parce qu’elle sait que les plats à 1 euro rendent « les gens malades », mais qu’elle n’a pas le choix.

Et puis, la nourriture est parfois source de réconfort : « Quand ça va plus – tous ces problèmes, mon homme au chômage, ma vie qui part en vrille –, je me relève pour manger de la mayo. Ça me calme, ça calme mon angoisse. Je me rendors après, je prends des kilos… Si la vie était juste “normale”, je suis sûre que je maigrirais », confie Oriane.

« Moi, je n’ai pas ri »

Pour les plus démunis des démunis, il y a aussi l’épreuve de l’aide alimentaire. Elle est précieuse, bien sûr, mais pour la plupart, la demander exige de s’asseoir sur sa « dignité ». « Ma fille avait un an quand j’ai commencé à aller aux Restos du cœur », témoigne Marie-France.

« La première fois que mes enfants sont venus dans un vrai restaurant avec moi, la patronne a demandé à ma fille, alors âgée de quatre ans : “C’est la première fois que tu viens au restaurant ?”. Ma fille a répondu : “Non, on va aux Restaurants du cœur !”. Les gens autour ont rigolé. Moi, je n’ai pas ri. »

* 1.000 euros pour une personne seule. Le seuil de pauvreté est de 1.310 euros pour un parent isolé, de 1.500 euros pour un couple sans enfant ou encore de 2.520 euros pour un couple avec deux enfants de plus de 14 ans.

** Tous les témoignages proviennent de l’ouvrage réalisé par ATD Quart-Monde et intitulé : « Se nourrir lorsqu’on est pauvre. Analyse et ressenti de personnes en situation de précarité ». Disponible pour 10 euros par ici ou en librairie.

*** Prénom d’emprunt.


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MessageSujet: Re: PAUVRETÉS et RICHESSES : produit de l'exploitation et des dominations capitalistes   Dim 23 Oct - 16:15


Citation :
Beaucoup d’entre vous ont sans doute entendu dire que le marché immobilier à Hong Kong était le plus cher au monde. Comment un coût de propriété si élevé affecte-t-il la vie quotidienne des gens ?

Eh bien, la majeure partie de la classe ouvrière urbaine est obligée de vivre dans des appartements subdivisés de médiocre qualité, communément décrits comme étant de « taille moustique ». Pire encore, les gens fortunés achètent des appartements luxueux de taille moustique pour faire des investissements, aidés par la politique immobilière favorable au marché du gouvernement de Hong Kong. Ceci, bien sûr, n’arrange pas vraiment les plus pauvres.

[...]


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MessageSujet: Re: PAUVRETÉS et RICHESSES : produit de l'exploitation et des dominations capitalistes   Dim 23 Oct - 16:22


il existe un monde d'idéologie entre informer et dénoncer, ce qui échappe d'une façon générale aux démocrates radicaux, au pied de l'impuissance politique

cela dit, chacun son impuissance, il s'agit simplement de ne pas les confondre en de vains objectifs politiques

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MessageSujet: Re: PAUVRETÉS et RICHESSES : produit de l'exploitation et des dominations capitalistes   Ven 4 Nov - 21:45



Les locataires de HLM, de plus en plus nombreux à être expulsés

Europe 1 31 octobre 2016

Des logements sociaux de plus en plus chers...

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MessageSujet: Re: PAUVRETÉS et RICHESSES : produit de l'exploitation et des dominations capitalistes   Ven 11 Nov - 16:03


La rémunération globale des dirigeants des 120 plus grandes entreprises françaises a grimpé de 20 % en 2015 et atteint un record de 3,5 millions d'euros en moyenne, selon les calculs publiés par Proxinvest.

Citation :
La rémunération moyenne annuelle totale des présidents exécutifs du CAC 40 atteint quant à elle 5 millions d'euros, en hausse de 18 %, « ce qui excède désormais la rémunération maximale socialement acceptable définie à 240 Smic par Proxinvest (soit 4,8 millions d'euros) », indique mercredi le cabinet de conseil aux investisseurs dans un communiqué.

Cette rémunération plafond souhaitée par Proxinvest est désormais dépassée par 26 présidents exécutifs du SBF 120, contre 16 en 2014, ajoute-t-il.

Pour ses calculs, Proxinvest tient compte de l'ensemble des formes de rémunération : salaire fixe, bonus annuel, jetons, avantages en nature, stock-options et actions gratuites de performance à leur date d'attribution et intéressement en numéraire.

Plus de 10 millions d'euros pour les cinq premiers

Au sein du SBF 120, la hausse est principalement venue des actions gratuites de performance (+33 %) et des rémunérations variables de court terme (+23 %), tandis qu'elle a été de 4 % pour les rémunérations fixes.

Le cabinet fait état de ses réserves sur ces augmentations au regard des performances économiques des sociétés en 2015. L'indice CAC 40 a progressé de 8,5 % en 2015, le chiffre d’affaires cumulé a baissé de 3 %, quand le résultat opérationnel et les bénéfices nets cumulés ont reculé de 7 % et 11 % respectivement, souligne-t-il.

Pour la première fois depuis 2005, les cinq premiers du classement bénéficient d'une rémunération supérieure à 10 millions d'euros. Le directeur général de Sanofi, Olivier Brandicourt, arrive en tête avec 16,8 millions, dont 7,2 millions de « primes de bienvenue » octroyées sous la forme d'indemnités et d'actions gratuites de performance.

31 % d'augmentation pour le DG de Dassault

Gilles Gobin, fondateur de Rubis arrive en deuxième position (16,4 millions), devant Carlos Ghosn, PDG de Renault et Nissan (15,6 millions). Le niveau de rémunération que ce dernier a touché à la tête de Renault a été rejeté au printemps dernier par les actionnaires, amenant le constructeur automobile français à en réduire de 20 % la part variable au titre de 2016.

Bernard Charlès, directeur général de Dassault Systèmes (5e), voit sa rémunération totale augmenter de 31 % et atteindre 14,1 millions d'euros grâce à un programme « d'association au capital ». Il est le plus gros bénéficiaire d'actions gratuites parmi les dirigeants du SBF 120.

Jean-Pascal Tricoire, PDG de Schneider Electric arrive en cinquième place en raison de l'abandon de son régime de retraite supplémentaire. En effet, l'augmentation de 86 % de sa rémunération totale, qui a atteint 10,4 millions d'euros, pour 2015, s'explique principalement par la compensation financière liée à cette renonciation.


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MessageSujet: Re: PAUVRETÉS et RICHESSES : produit de l'exploitation et des dominations capitalistes   Lun 5 Déc - 0:17


L’association publie jeudi son 34e rapport statistique annuel. Et constate que la pauvreté ne cesse d’augmenter. Aux premières loges, les femmes et les étrangers.


Un camp de migrants près de la station de métro Stalingrad à Paris
le 3 novembre 2016. LIONEL BONAVENTURE / AFP

Citation :
La pauvreté ne faiblit pas en France. En 2015, le Secours catholique-Caritas France a ainsi rencontré 608 500 ménages en situation de pauvreté, soit une augmentation de 2,7 % par rapport à l’année 2014. En grande difficulté, la majorité (78 %) de ces familles ou personnes seules ont poussé les portes de l’association après avoir été orientées par les services sociaux ou d’autres organismes privés.Ce rapport qui dresse un état des lieux de la pauvreté en France en 2016 repose sur l’analyse de 85 179 fiches statistiques que remplissent les bénéficiaires au moment de leur inscription. Voici les enseignements que l’on peut en tirer :

Toujours plus de femmes et d’étrangers

Depuis 2000, l’augmentation de la part des femmes est « nette et régulière ». Cette hausse s’observe aussi bien chez les personnes de nationalité française (+ 8 points) que d’une autre nationalité (+ 10 points). Tandis que, parmi les étrangers, la part des hommes dominait nettement en 2000 (60 %), l’équilibre homme-femme a été atteint entre 2010 et 2013.

En 2015, les étrangers représentent un tiers (36,4 %) des personnes accueillies par le Secours catholique. Leur proportion a augmenté de près de 9 points entre 2000 et 2004 pour, ensuite, se stabiliser avant d’augmenter après la crise de 2008 (+ 8 points). De plus, ceux ci sont de plus en plus surreprésentés parmi la population pauvre, par rapport à toute la population : alors que leur part était près de quatre fois plus élevée en 2000, elle est, en 2015, six fois plus élevée. « Non seulement les étrangers représentent une population extrêmement fragile, au regard de leur forte surreprésentation, mais leur vulnérabilité à la pauvreté n’a cessé de croître depuis quinze ans », constatent les auteurs du rapport.




Des personnes de plus en plus diplômées

Le niveau d’études des personnes accueillies par l’association « augmente d’année en année ». En 2015, la plupart des personnes accueillies (45 %) avaient fait des études secondaires (lycée et formation technique), 16 % avaient un niveau supérieur, 28 % ont quitté l’école avant 16 ans et 11 % déclarent avoir des difficultés à lire ou à écrire.

Cette évolution montre, selon le rapport, « un profond changement dans le profil des personnes rencontrées par le Secours catholique ces dernières années ». Elles présentent « un niveau d’éducation de plus en plus élevé ». Les raisons : l’amélioration du niveau d’études des jeunes en général et un appauvrissement des personnes ayant un niveau d’études supérieur.

Autre enseignement, les diplômés étrangers (20,5 %) sont plus nombreux que les diplômés de nationalité française (13,6 %) à avoir recours au Secours catholique. « Cette forte part de personnes hautement éduquées parmi les étrangers révèle une fragilité plus importante pour ceux-ci, par rapport aux Français ayant atteint un niveau d’études équivalent. »




Près de 70 % du public accueilli est au chômage

Le taux de chômage des personnes accompagnées par le Secours catholique est très élevé et atteint 69,9 % en 2015, alors qu’il touche 10,2 % de la population française en 2015. La quasi-totalité des chômeurs accueillis se trouvent, par ailleurs, sous le seuil de pauvreté à 60 % – revenus mensuels inférieurs à 1 008 euros.

Cela s’explique vraisemblablement par le grand nombre de chômeurs non indemnisés qui poussent la porte de l’association : leur part (26,3 %) est deux fois plus importante que celle des chômeurs indemnisés (12,3 %). La part des personnes actives occupées reste quant à elle toujours moins importante, avec 15,5 % des personnes rencontrées qui disposent d’un emploi.




38 % des personnes éligibles au RSA socle n’en font pas la demande

Plus d’un tiers des ménages (38 %) éligibles au RSA socle n’en bénéficient pas bien que ce complément financier soit « très significatif ». Cela s’explique en partie parce qu’il est nécessaire de disposer d’une adresse pour bénéficier de cette aide. « Si les services sociaux sont à même d’aider ces ménages à obtenir une domiciliation, beaucoup ne le font pas », explique le rapport.

L’association constate également une grande différence dans le recours au RSA socle entre les ménages inactifs « dont aucun des conjoints n’est en recherche d’emploi » et les ménages en recherche d’emploi « dont au moins l’un des conjoints cherche un travail ». Chez les premiers, le taux de non-recours atteint 47 % alors qu’il est de 27 % chez les seconds. « Cela s’explique sans doute par le fait que les ménages en recherche d’emploi sont aussi plus informés et proactifs pour accéder à leurs droits. »

Le taux de non-recours au RSA activité est encore plus élevé, puisqu’il atteint 66 %



Plus de la moitié des ménages ont besoin d’écoute et de conseils

Cinquante-sept pour cent des personnes qui se tournent vers l’association expriment un besoin d’écoute et de conseil, notamment dans les démarches administratives. Ce besoin est plus souvent exprimé par de jeunes hommes, étrangers ou vivant seuls, sans aucune ressource. « Les personnes les plus démunies viennent avant tout chercher une écoute, un lien social, alors que les personnes aux ressources plus élevées ont des demandes plus précises, matérielles principalement, et liées à un mode de vie plus stable », note le rapport.

Arrivent ainsi en deuxième place les besoins alimentaires (55 %), en augmentation nette entre 2010 et 2012. « On peut non seulement y voir une conséquence potentielle de la crise économique de 2008, et de l’augmentation concomitante des prix des denrées alimentaires qui a touché plus directement les personnes les plus fragiles, mais également le rôle essentiel joué par le Secours catholique dans la provision d’une aide alimentaire que ne fournissent plus les services sociaux », relève l’association. Parmi les profils qui en bénéficient, une majorité de femmes, de familles et de personnes sans ressources.

Depuis 2010, de nouveaux types de besoins émergent : l’aide pour le paiement du loyer et des factures (20 %), l’aide relative aux transports, l’aide pour le remboursement d’un crédit ou pour la souscription à une assurance.




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MessageSujet: Re: PAUVRETÉS et RICHESSES : produit de l'exploitation et des dominations capitalistes   Lun 5 Déc - 0:21


Les catastrophes vont créer 26 millions de pauvres

Tribune de Genève 14.11.2016


Banque Mondiale
L'impact matériel est estimé à 520 milliards de dollars par an, surtout au détriment des plus pauvres.


Le rapport a pris l'exemple d'Haïti et du cyclone Matthew en 2016.
Image: Keystone

Citation :
Les catastrophes naturelles génèrent des pertes de 520 milliards de dollars par an et font basculer chaque année 26 millions de personnes dans la pauvreté, estime la Banque mondiale dans un rapport publié lundi.

Cette évaluation financière est supérieure de 60% à celle des Nations unies (300 milliards environ), précise la Banque mondiale, qui explique avoir voulu mieux prendre en compte les dégâts subis par les plus pauvres, dans des travaux publiés en marge de la conférence de l'ONU sur le climat à Marrakech (COP22).

«L'impact économique et humain des catastrophes naturelles est nettement plus important qu'on ne le pensait jusqu'ici», écrit la Banque.

Pauvres et fortement touchés

Les auteurs du rapport n'ont pas basé leur estimation sur les seules pertes matérielles (bâtiments, maisons, routes, etc.) mais aussi sur les pertes de «bien-être» des populations (incapacité à assumer les dépenses de santé, nourriture, éducation, etc).

«Les pertes matérielles ne sont pas un bon indicateur car elles ne prennent pas suffisamment en compte les plus pauvres», explique à l'AFP Stéphane Hallegatte, le coordonnateur du rapport.

A titre d'exemple, l'économiste cite le tout récent cyclone Matthew: «les dégâts ont été estimés à 2 milliards à Haïti et à 7 milliards aux Etats-Unis alors que la gravité du choc a été bien plus forte en Haïti».

En prenant en compte «les pertes de bien-être», le rapport montre que «les plus pauvres sont plus fortement touchés: les 20% les plus pauvres ne subissent que 11% des pertes matérielles mais 47% des pertes de bien-être».

«Le cyclone Nargis, qui a frappé la Birmanie en 2008, a contraint la moitié des agriculteurs pauvres touchés à vendre leurs biens - y compris leurs terres - pour rembourser des dettes», souligne la Banque mondiale.

Moins de 1,90 dollar par jour

Pour 26 millions de personnes, l'impact de ces catastrophes est tel qu'elles les font basculer sous le seuil de pauvreté, fixé à 1,90 dollar par jour.

Les plus vulnérables n'ont pas accès au même soutien de la part de leurs proches, des autorités ou des assurances, explique la Banque.

Ce constat doit modifier la conception des projets visant à limiter les catastrophes, plaident les auteurs.

«Si nous sélectionnons des projets basés sur des pertes matérielles, nous favorisons les zones riches et les populations aisées», met en garde Stéphane Hallegatte.

Or, «des pays, comme les Philippines ou le Vietnam, souhaitent un meilleur équilibre entre l'efficacité de la dépense publique (pour la gestion des risques naturels) et l'aide aux plus défavorisés» pour y faire face, explique-t-il.

Des innovations voient le jour

Au-delà des mesures classiques (normes de construction plus robustes, renforcement des bâtiments publics, digues, plan d'urbanisation, etc.), d'autres outils peuvent cibler les populations vulnérables.

L'accès immédiat à des ressources financières lors d'une crise est par exemple un facteur clé, mais l'aide a du mal à arriver jusqu'aux moins privilégiés (pas de compte en banque, ni de protection sociale et encore moins d'assurance).

Pour contourner ces difficultés, le Pakistan, après le séisme de 2010, a choisi de distribuer de l'aide à plusieurs millions de personnes via des cartes de crédit préchargées qui permettaient de retirer de l'argent dans un distributeur.

En 2015, le Kenya a mis en place un système de soutien aux agriculteurs en amont d'une sécheresse, en utilisant les téléphones portables pour créditer des aides à 100'000 personnes.

Ce rapport alimentera à Marrakech les difficiles débats sur le financement de l'adaptation au changement climatique, très insuffisant au regard des besoins.

(afp/nxp)


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MessageSujet: Re: PAUVRETÉS et RICHESSES : produit de l'exploitation et des dominations capitalistes   Lun 5 Déc - 0:26


"Les chiffres de la faim dans le monde sont à jeter à la poubelle"

INTERVIEW. Professeur à l'université de Yale, Thomas Pogge explique pourquoi nous ne pouvons pas croire ces statistiques servant la propagande politique.

Propos recueillis par Thomas Durand

Le Point.fr
20/11/2016

Spécialiste de la philosophie politique, disciple de John Rawls dont il a étudié en profondeur Théorie de la justice, Thomas Pogge s'est intéressé aux critères permettant d'évaluer la faim dans le monde ainsi que l'extrême pauvreté. Sa dernière étude se base sur les chiffres de la FAO (Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture) et les OMD (objectifs du millénaire pour le développement). Il explique pourquoi nous ne pouvons pas croire que la faim, qui a tué 450 millions de personnes en 25 ans, tend à disparaître dans le monde, comme l'affirme l'ONU.

Citation :
Le Point.fr : Vos recherches montrent l'inefficacité des indices permettant d'évaluer la faim dans le monde. Sont-ils faux ?

Thomas Pogge : Pour les institutions internationales et les dirigeants politiques, le plus important est de montrer un progrès. Or, ils ne sont probablement pas aussi bons qu'ils le prétendent. Le problème, c'est justement que l'on ne sait pas, car les mesures ne sont pas fiables.

Pourquoi ?

Il y a deux choses. D'abord, c'est une erreur de mesurer l'indice de sous-alimentation de façon binaire, entre les sous-alimentés et les bien alimentés. Cette évaluation est trop simpliste. La FAO ne prête attention qu'à ceux qui, selon elle, sont sous-alimentés (soit les personnes en dessous de 1 800 calories par jour). Mais mesurer l'énergie disponible pour un humain par jour n'est pas efficace. Il faut aussi savoir si cette alimentation contient suffisamment de protéines, de vitamines, de minéraux. De plus, tous les êtres humains, en fonction de leur corpulence, de leur travail, n'ont pas les mêmes besoins en termes de quantité d'énergie par jour.

Ensuite, il faut changer notre échelle d'évaluation, mettre en place des échelons, ne pas chercher combien de personnes souffrent de la faim mais comment les personnes sont affectées. Sinon, les dirigeants se contenteront de réduire la faim chez les plus proches du seuil, ceux qui passeront 1 800 calories seront considérés comme bien alimentés, alors que ce n'est pas forcément le cas. Je ne serais pas étonné que le nombre de personnes sous-alimentées soit le double de ce qu'annonce actuellement la FAO.

Ce manque de précision des statistiques démontre-t-il un manque de volonté politique pour réduire la faim dans le monde ?


Les dirigeants politiques ne sont pas impliqués dans cette lutte. Ils veulent juste qu'on pense qu'ils sont concernés par ces enjeux. Les objectifs du millénaire pour le développement montrent bien cela. Ce ne sont que de vains mots. Lorsque vient le moment de prendre des décisions, les politiques ne sont concernés que par leurs propres intérêts et leur réélection. La définition des outils de mesure de ces indices ne devrait donc pas être confiée aux politiciens.

Pourquoi cette définition est-elle polluée par l'action politique ?

Car ils cherchent le meilleur moyen d'avoir des indices corroborant l'efficacité de leurs actions. C'est pour ça que la définition se base simplement sur « au-dessus ou en dessous de 1 800 calories ». Cela concerne toutes les définitions des indices permettant d'évaluer la réalisation des objectifs du millénaire. Les gouvernements s'engagent dans ces grands compromis mondiaux à condition qu'ils puissent contrôler les données, que cela serve leur propre propagande.

La distorsion des chiffres de la faim dans le monde ne sert pas simplement la propagande politique, elle freine l'action 

À qui pourrait-on confier la conception de ces indices ?

Aux universitaires ! Ils pourraient s'organiser pour financer ces recherches auprès de fondations. Nous souhaitons donner une seconde appréciation sur ces chiffres, même si les gouvernements ne nous soutiendront certainement pas dans cette démarche. Si nous avons des données précises, on peut combattre ces problèmes de manière plus efficace. La distorsion des chiffres ne sert pas simplement la propagande des gouvernements ou des institutions, elle freine l'action. Il suffit de penser à Hitler. À partir du moment où ses généraux, par peur de sa réaction, ne lui ont plus donné les informations réelles, il ne pouvait plus gagner la guerre. Ce fut une bonne chose dans le cas de Hitler. Mais pas aujourd'hui dans le cas de la lutte contre la faim.

Alors que doit-on faire des données existantes ? Comment avoir des indices plus précis ?

Les chiffres de la faim dans le monde publiés par la FAO sont à jeter à la poubelle. L'analyse de la FAO se base sur la production agricole annuelle du pays, à laquelle on ajoute la différence entre exportation et importation de nourriture dans le pays, puis ils essayent de deviner comment cette nourriture est répartie. Une méthode efficace consisterait à prendre un groupe réduit de 2 000 à 5 000 personnes, choisies de manière aléatoire, et à examiner en détail ce qu'elles mangent, leur poids, leur taille, leurs prises de sang. Au lieu d'utiliser des macrodonnées, plutôt utiliser une information détaillée sur un échantillon précis. Il faudrait que cette méthode devienne la norme au niveau mondial.

Même avec des outils précis, peut-on vraiment mettre un terme à la faim dans le monde ?

Oui ! La moitié pauvre du monde représente 4,4 % des revenus mondiaux, 0,6 % de la propriété mondiale. Si l'on doublait leur poids et leurs revenus, on pourrait résoudre le problème de la faim. Je ne dis pas que c'est simple. Mais cela montre l'étendue du problème. Si l'on avait mis la même volonté et les mêmes investissements dans la lutte contre la faim que dans la guerre en Irak, le problème serait résolu.


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MessageSujet: Re: PAUVRETÉS et RICHESSES : produit de l'exploitation et des dominations capitalistes   Lun 5 Déc - 0:40


25 millions d’enfants menacés d’exclusion sociale en Europe

Jean-Jacques Régibier Humanite.fr 17 Novembre 2016


Photo Anne-Christine Poujoulat / AFP

D’après le rapport de l’office de statistiques de l’Union européenne Eurostat, plus d’un enfant sur quatre est menacé de pauvreté ou d’exclusion sociale en Europe. Une situation qui s’est particulièrement dégradée au cours des 5 dernières années en Grèce et en Italie.

Citation :
C’est un de ces chiffres qui nous rappelle au réel comme un coup de massue.

Plus du quart des enfants qui vivent dans l’Union européenne sont en voie d’exclusion sociale: très exactement 26,9% de la population âgée de 0 à 17 ans. Cette menace d’exclusion est mesurée par Eurostat à partir de critères très précis et quantifiables que sont les revenus et les conditions de vie des ménages dans lesquels vivent ces enfants. Elle concerne tout d’abord la pauvreté.

25 millions d’enfants européens vivent dans une famille pauvre, c’est-à-dire une famille dont les revenus ne dépassent pas 60% du niveau de vie moyen des familles du pays concerné.

Ce sont aussi des enfants qui, selon l’expression employée par Eurostat, sont « en situation de privation matérielle grave », c’est-à-dire que leurs conditions de vie sont fortement dégradées en raison des difficultés qu’affronte la famille. Concrètement, cela signifie par exemple que leurs parents ne peuvent plus payer leur loyer ou les factures de consommation courante dans les délais, ou bien qu’ils ne peuvent plus faire face à une dépense imprévue. Ce sont aussi des familles qui ne peuvent plus chauffer convenablement leur foyer, qui ne peuvent plus consommer de viande, de poisson, ou un équivalent protéiné tous les deux jours, ou bien qui ne peuvent pas accéder à des biens courants comme la machine à laver, le téléviseur ou le téléphone.

Encore faut-il préciser que cette moyenne qui mesure l’exclusion sociale des enfants dans l’Union européenne masque des inégalités très fortes entre pays. D’un côté les pays très pauvres comme la Roumanie, où c’est presque la moitié des enfants qui vivent dans la pauvreté ( 46,8% ), ou bien la Bulgarie ( 43,7% ), de l’autre, certains pays du nord de l’Europe où le nombre d’enfants frappés par l’exclusion ne concerne guère plus d’un enfant sur 10, comme la Suède ( 14% ), la Finlande ( 14,9% ) ou le Danemark ( 15,7%.)

On remarquera aussi la situation particulièrement difficile de l’enfance en Grèce ( 37,8% des enfants en situation de pauvreté ), ainsi qu’en Espagne ( 34,4% ) et en Italie ( 33,5% ), ce qui signifie que dans ces pays, c’est plus d’un enfant sur 3 qui est menacé d’exclusion.

A noter qu’au Royaume-Uni, que l’on n’aurait pas tendance à considérer spontanément comme un pays en difficulté au vue de ses autres indicateurs économiques, le sort des enfants n’est guère plus enviable puisque plus d’un sur 3 ( 30,3% , à égalité avec l’Irlande ) est concerné par l’exclusion, une situation qui s’est d’ailleurs aggravée au cours des 5 dernières années ( 29,7% en 2010 .)

On ne remerciera jamais assez Ken Loach de continuer à nous montrer dans la réalité britannique de tous les jours, cette lente décomposition sociale qui résulte, depuis Tatcher, du creusement forcené des inégalités dans un pays riche qui ne jure que par la Bible libérale et la guerre aux droits sociaux, dont les victimes les plus fragiles sont, au bout du compte, les enfants. Il est vrai qu’au Royaume-Uni, cette réalité ne date pas d’hier puisqu’au XIXème siècle déjà, l’exploitation des enfants, contraints de travailler dans la grande industrie dès leur plus jeune âge, avait été porté à un tel niveau que la survie même de la classe ouvrière apparaissait menacée aux institutions médicales de l’époque, qui avaient tiré la sonnette d’alarme.

La France, comme l’Allemagne, ne figurent pas parmi les plus mauvais élèves du tableau, même si un enfant sur cinq continue à y être menacé, ce qui est encore beaucoup. Mais - et c’est un indice rassurant - dans ces deux pays, la situation s’est un peu améliorée au cours des 5 dernières années.

Elle s’est également très sensiblement améliorée en Pologne, pays qui vient de repasser légèrement au dessus de la moyenne européenne.

Ce n’est malheureusement pas le cas partout. On remarquera de ce point de vue la dégradation alarmante de la situation en Grèce , pays d’Europe où l’on enregistre la plus forte augmentation des indices qui mesurent la pauvreté des enfants depuis 2010 : près de 10 points en plus en 5 ans, faisant de la Grèce le 3ème pays d’Europe où le sort des enfants est le moins enviable. On jugera, d’après ces chiffres, les résultats délétères de la politique d’austérité imposée par l’Union européenne à la Grèce depuis plusieurs années.

A noter également la situation difficile pour les enfants en Espagne et en Italie, pays où la situation s’est également aggravée au cours des 5 dernières années, contre la tendance générale qui prévaut en Europe, et qui est légèrement en amélioration.

Rôle crucial de l’éducation des parents

Bien sûr, cette tendance à la marginalisation sociale des enfants est en lien direct avec le chômage des parents, mais pas seulement, et c’est l’un des enseignements majeurs de cette enquête de l’organisme européen des statistiques.

Le niveau d’éducation des parents joue aussi un rôle déterminant.

On remarque ainsi que plus le niveau d’éducation des parents augmente et plus le risque d’exclusion sociale et de pauvreté des enfants diminue. Ce constat est valable dans absolument tous les pays européens.

Ce qui tendrait à prouver qu’une forte politique éducative est un puissant rempart contre la dégradation sociale, notamment - c’est ce que montre les chiffres - pour la génération qui vient. Moins les parents sont éduqués, et plus grand est le risque de voir leurs enfants sombrer eux aussi dans le déclassement.

Aujourd’hui, près des deux tiers (65,5%) des enfants dont les parents ont un faible niveau d’éducation ( premier cycle de l’enseignement secondaire, au mieux) sont menacés de pauvreté dans l’Union européenne. Cette menace ne touche qu’un tiers des enfants dont les parents ont un niveau d’éducation qu’on peut qualifier de moyen ( second cycle de l’enseignement secondaire ), et seulement 10% des enfants dont les parents ont suivi un enseignement supérieur.

Ce constat, évident pour les acteurs de terrain qui travaillent tous les jours dans le secteur social, est entièrement confirmé par les mesures et informations collectées au niveau européen par Eurostat. La Journée mondiale de l’enfance aura lieu dimanche prochain 20 novembre.


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Tristan Vacances



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MessageSujet: Re: PAUVRETÉS et RICHESSES : produit de l'exploitation et des dominations capitalistes   Sam 21 Jan - 16:14


La misère du prolétariat en Grande-Bretagne

Les7duQuébec R.Bibeau 14 janvier 2017

Titre original : Pour assurer leurs dépenses quotidiennes, de plus en plus de familles britanniques sont obligées d’emprunter… PLANETES360 13.01.2017


De plus en plus de familles britanniques sont obligées d’emprunter de l’argent pour assurer leurs dépenses au jour le jour, a révélé une étude publiée dimanche.

Citation :
Le Congrès des Syndicats (Trade Union Congress, ou TUC), la principale organisation syndicale du pays, a déclaré que de nouvelles analyses montraient que la dette des ménages avait brusquement augmenté en 2016, avec notamment une hausse record des dettes non garanties, c’est-à-dire des dettes autres que celles liées au remboursement d’un emprunt immobilier.

Les dettes non garanties ont ainsi atteint une moyenne de 12 877 livres (15 900 dollars américains) par foyer au cours du troisième trimestre 2016. Cette somme représente une augmentation de 1 117 livres (1 375 dollars américains) par rapport à l’année précédente, et constitue la plus forte hausse annuelle depuis au moins 1997, a ajouté le TUC.

L’organisation syndicale, qui représente des millions de travailleurs, a averti que des augmentations salariales limitées, doublées d’une forte inflation, allaient plonger de plus en plus de familles dans l’endettement en 2017 si le gouvernement n’intervenait pas.

Selon le TUC, la faiblesse des augmentations salariales a forcé de plus en plus de familles à recourir à des emprunts pour maintenir leur niveau de vie.

L’analyse a également révélé que le total national des dettes non garanties était monté à 349 milliards de livres (429 milliards de dollars américains) à travers le pays au troisième trimestre 2016, un chiffre record qui dépasse de très loin les 290 milliards de livres (357 milliards de dollars américains) de dettes enregistrés en 2008 pendant la crise financière.

Les dettes non garanties représentent désormais 27,4 % des revenus moyens des ménages, soit le taux le plus élevé en huit ans.

Le TUC a souligné que les résultats de l’étude publiée dimanche recoupaient les chiffres du Bureau de la responsabilité budgétaire (OBR), qui a récemment montré que les ménages n’avaient jamais économisé aussi peu d’argent. Les données publiées par la Banque d’Angleterre ont également révélé que les crédits à la consommation n’avaient jamais augmenté aussi vite en onze ans.


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Tristan Vacances



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MessageSujet: Re: PAUVRETÉS et RICHESSES : produit de l'exploitation et des dominations capitalistes   Ven 3 Fév - 1:50


Bruxelles : Quatre enfants sur dix naissent pauvres

Le Soir 2 février 2017


© Le Soir (St)

Citation :
La secrétaire d’Etat bruxelloise en charge de l’Egalité des chances, Bianca Debaets (CD&V), a souligné que le gouvernement régional mettait l’accent sur l’emploi et l’enseignement pour lutter contre la pauvreté des enfants à Bruxelles. « Nous investissons dans deux remèdes : des emplois pour les parents et des soins et un enseignement de qualité pour les enfants », a-t-elle commenté, en réaction à des articles publiés mercredi dans De Standaard et La Libre. A Bruxelles, plus de quatre enfants sur 10 (43 %) naissent dans une famille vivant sous le seuil de pauvreté (revenus en dessous de 867 euros par mois si le parent est seul), rapportent les quotidiens. Ces chiffres proviennent d’une étude de l’école de santé publique de l’ULB, soutenue par la Fondation Roi Baudouin (FRB). Parmi les ménages en situation de précarité au moment de la naissance, 80 % concernent des mères d’origine non européenne.

A Bruxelles, plus de quatre enfants sur dix (43 %) naissent dans une famille vivant sous le seuil de pauvreté (revenus en dessous de 867 euros par mois si le parent est seul), selon une étude de l’école de santé publique de l’ULB, soutenue par la Fondation Roi Baudouin. Une situation qui a un impact sur la santé de ces nouveau-nés et qui est liée à certains facteurs de risque, comme la monoparentalité ou l’origine migratoire des mères.

Des calculs ont été effectués dans le cadre de cette recherche, à partir des données disponibles (poids du bébé lors de l’accouchement et taux de mortalité périnatale) pour l’ensemble des naissances recensées à Bruxelles entre 2004 et 2010. Sur cette période, 75 % des mères qui ont donné la vie dans la capitale sont issues de l’immigration, dont 38,8 % ont une autre nationalité et 36,2 % une autre origine.

Les chiffres varient d’une nationalité à l’autre : 70 % des petits Bruxellois dont la mère est originaire d’Afrique subsaharienne naissent sous le seuil de pauvreté. C’est la communauté la plus « à risque », avant les petits Maghrébins (65 %), les enfants dont la mère vient d’Europe de l’Est (61 %) ou de Turquie (60 %). Le taux de pauvreté des petits Bruxellois d’origine belge est lui comparable à la moyenne nationale : 18,3 %.

Si les enfants de mères immigrées ont un risque plus élevé de décéder entre la 22e semaine de grossesse et le 7e jour de vie que les bébés belgo-bruxellois, ils ont en revanche moins de risques (à autres conditions égales) d’afficher un poids faible, révélateur de conditions défavorables au développement. Les auteurs de la recherche avancent plusieurs hypothèses pour expliquer ce constat : des habitudes de vie telles que l’alimentation ou le tabagisme pendant la grossesse, qui pourraient être moins bonnes dans certaines communautés, ou d’autres facteurs culturels tels que le rôle de l’entourage familial, qui peuvent réduire la charge de travail, le stress et l’anxiété.

La proportion de nouveaux parents en situation sociale précaire est plus élevée en Région bruxelloise qu’en Wallonie ou en Flandre, ressort-il par ailleurs de cette étude. Cependant, si l’on compare entre elles les cinq plus grandes villes de Belgique, les indicateurs les moins favorables se rencontrent à Charleroi et à Liège. Autre chiffre marquant : un nourrisson bruxellois sur six naît dans une famille monoparentale, un facteur qui augmente très nettement le risque de pauvreté : 72 % de ces ménages vivent en effet sous le seuil de pauvreté et près de la moitié des mères isolées sont inactives.

Pour la Fédération Roi Baudouin, il est dès lors essentiel d’augmenter les revenus des familles avec enfants, y compris pendant la grossesse. Ce qui peut se faire via l’amélioration de l’accès à l’emploi (de qualité) des adultes non européens. Les politiques familiales et de lutte contre la pauvreté doivent être mieux articulées et gagner en cohérence, argue-t-elle. Cela passe par un investissement massif dans les services à la petite enfance.

La pauvreté étant le principal facteur qui explique la grande vulnérabilité de certains groupes face aux issues défavorables de la grossesse, l’attention doit donc se porter en priorité sur les conditions socio-économiques des mères plutôt que de vouloir privilégier une approche ciblant l’origine ethnique, conclut la Fédération.





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MessageSujet: Re: PAUVRETÉS et RICHESSES : produit de l'exploitation et des dominations capitalistes   Mer 5 Avr - 5:50



février 2017

Citation :
La massification scolaire, la désindustrialisation, les transformations du paysage politique et culturel ont provoqué une crise de reproduction de longue durée des classes populaires, dont les « jeunes des cités ;» constituent le point focal. Sans les exclure ni se réduire à leur cas, les enquêtes rassemblées dans ce livre analysent les inadaptations et les tentatives d’ajustement, les engagements et les désengagements, les espoirs et les déboires, les quêtes de compensation et les conversions, mais aussi les formes de reproduction au sein des nouvelles générations de jeunes des classes populaires. La menace du chômage, la précarité et le chantage à la docilité qu’elle permet, l’emprise des valeurs consuméristes, ont d’autant plus détérioré leurs capacités de mobilisation que beaucoup se vivent comme « de passage ». Faut-il en conclure qu’à la culture de rébellion de la « génération ouvriérisée » des années 1970 s’opposerait aujourd’hui « l’individualisme négatif » d’une « génération désouvriérisée » ?

La postface de Florence Weber revient sur le tabou du déclassement qui enferme depuis quinze ans les perdants de la mondialisation dans la colère, le retrait et la honte. La croissance des inégalités territoriales s’est aggravée en France depuis la crise économique de 2008, tandis que la course au diplôme sans création d’emplois qualifiés, notamment dans le secteur de la culture, minait la confiance dans l’école, jusque chez les jeunes des classes moyennes sans patrimoine.

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MessageSujet: Re: PAUVRETÉS et RICHESSES : produit de l'exploitation et des dominations capitalistes   Jeu 4 Mai - 9:34


LVMH détrône le pétrolier Total et devient la plus grosse entreprise cotée en France.

Citation :
Depuis des années, Total était l'entreprise la plus cher de la Bourse de Paris, la mieux valorisée.
Hier, pour la première fois, LVMH est passée devant.

L'action a gagné 27% depuis le début de l'année, ce qui permet à LVMH d'afficher une valeur boursière de 117 milliards d'euros juste devant Total à 116 milliards.

La France est plus connue pour son savoir-faire dans le luxe que dans le pétrole !

Oui, mais Total fait plus de bénéfice !
Si les Boursiers préfèrent LVMH, c'est qu'ils jugent que le luxe français a plus d'avenir que le pétrole.
Et de fait, les groupes de luxe français, que ce soit LVMH, Louis Vuitton ou Moet Henessy (qui possède également Dior ou Fendi).

Parce que les Groupes français, et ça agace beaucoup les Italiens, ont racheté toutes les griffes italienne, l'autre pays du luxe.
Puisqu'à côté de LVMH, on a le groupe Kering (l'Ancien PPR, Pinault Printemps-Redoute), qui possède Gucci, par exemple, dont les ventes explosent dans le monde avec plus 51% sur un an dans le monde.

Pourtant, on nous explique que le luxe a moins la cote, notamment chez les jeunes, qui préfèrent vivre des "expériences" plutôt que de s'acheter une cravate Hermès.

On dit ça même si, les excellents résultats de LVMH aux États-Unis par exemple, près d'un quart des ventes du groupe, montrent que les femmes et les hommes aiment toujours se faire plaisir avec une jolie Montre, une jolie robe ou un beau bijou.
Et puis, on oublie que chaque année, dans le monde, des dizaines de millions de Chinois, d'Indiens, d'Indonésiens entrent dans la classe moyenne et veulent assoir leur réussite sociale en s'offrant un article de luxe, un parfum ou un accessoire.

Et c'est là où, effectivement, nous Français, avons une chance immense dans la mondialisation, c'est que l'ADN du luxe, du savoir vivre, de l'élégance est ici en France. C'est un héritage de notre histoire, reconnu mondialement.

Un secteur capital puisque le luxe est devenu le deuxième plus gros contributeur de notre commerce extérieur, après l'aéronautique.

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MessageSujet: Re: PAUVRETÉS et RICHESSES : produit de l'exploitation et des dominations capitalistes   Mar 12 Sep - 22:04


pauvreté globalement positive

reçu par mail, d'un 'Jean-Marc'

Jean-Marc a écrit:
La situation s'améliore: grâce à l'INSEE, nous savons que "l'intensité de la pauvreté a (...) diminué". En effet, la "moitié des personnes pauvres avaient ainsi un niveau de vie inférieur à 815 euros par mois" en 2015 alors qu'en "2014, elles avaient un revenu inférieur à 807 euros par mois".

L'intensité de la pauvreté s'est donc réduite du fait d'une hausse de revenu ébouriffante de... 8 euros par mois, soit +0,991%. On a failli dépasser les 1% de hausse!

Heureusement, Jupiter va mettre bon ordre à cette gabegie: "Macron veut amplifier la baisse des APL". "Ces baisses seraient modulées selon les territoires et les logements, mais pourraient atteindre jusqu'à 50 euros par mois"...


Citation :
Taux de pauvreté stable en 2015, à 14,2%

Par Le Figaro.fr avec AFP

Mis à jour le 12/09/2017 à 19:04
Publié le 12/09/2017 à 18:26

Le taux de pauvreté est resté stable en France en 2015 par rapport à 2014, à 14,2% de la population, soit 8,9 millions de personnes, mais le niveau de vie s'est légèrement amélioré pour certaines d'entre elles, selon une étude de l'Insee publiée mardi. Les personnes touchées sont celles vivant en-dessous du seuil de pauvreté monétaire de 1.015 euros par mois, seuil égal à 60% du niveau de vie médian de la population. Ce niveau de vie médian s'établissait lui à 1.692 euros mensuels, la moitié de la population disposant d'un niveau de vie inférieur, l'autre moitié d'un niveau de vie supérieur.

Le taux de pauvreté enregistré en 2015 est supérieur de 0,2 point à celui de 2014, mais cet écart n'est "pas significatif d'un point de vue statistique", d'après les auteurs de l'étude. "Fait notable" de 2015, en revanche, l'intensité de la pauvreté a selon eux diminué, c'est-à-dire que le niveau de vie de la population pauvre (sous le seuil de pauvreté) s'est légèrement amélioré. La moitié des personnes pauvres avaient ainsi un niveau de vie inférieur à 815 euros par mois, (19,6% de moins que le seuil de pauvreté), alors qu'en 2014, elles avaient un revenu inférieur à 807 euros par mois (20,1% de moins que le seuil de pauvreté d'alors, de 1.010 euros par mois). Un résultat "en partie" imputable à des mesures sociales "ciblées sur les populations les plus fragiles" comme "la majoration de 9% du complément familial versé aux familles nombreuses les moins aisées" ou encore la "nouvelle revalorisation de 2% du revenu de solidarité active (RSA)". La pauvreté reste "très liée au statut d'activité" : 37,6% des chômeurs sont pauvres, contre 17,3% des indépendants et 6,5% des salariés, l'Insee recensant par ailleurs un peu plus de 7% de retraités pauvres.

Plus généralement, le niveau de vie médian de l'ensemble de la population, de 20.300 euros par an, a poursuivi la stagnation observée depuis le début de la crise en 2008 malgré une légère augmentation. Les niveaux de vie des 10% les plus aisés (au-delà de 37.510 euros par an) sont repartis à la hausse après trois années de baisse, tandis que ceux des moins aisés ont stagné, à part pour les 10% les plus modestes, qui ont bénéficié d'une légère augmentation (+0,3%, en dessous de 10.860 euros par an). Après une forte baisse en 2013, "les inégalités globales" restent stables depuis 2014.


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MessageSujet: Re: PAUVRETÉS et RICHESSES : produit de l'exploitation et des dominations capitalistes   Mer 13 Sep - 17:27


Le niveau de vie des Français encore inférieur à celui de 2008

Grégoire Normand La Tribune 13/09/2017
   

En 2015, les 10 % de personnes les plus modestes ont un niveau de vie inférieur à 10 860 euros. Les 10 % les plus aisées ont un niveau de vie au moins 3,5 fois supérieur, au-delà de 37 510 euros. (Crédits : DARREN STAPLES)

les graphiques ne sont pas importables, les voir dans l'original
Citation :
[Graphiques] La stagnation du niveau de vie des Français peut en partie s'expliquer par une faible revalorisation des salaires depuis la crise. En revanche, la situation des plus aisés s'est nettement améliorée depuis 2014 après plusieurs années de baisse.
Les effets de la crise se font encore ressentir. Malgré la bonne santé de plusieurs indicateurs relatifs au marché du travail et à l'activité publiés ces dernières semaines, le niveau de vie médian des Français est toujours en deçà de 2008. Selon les chiffres publiés par l'Insee ce mardi 12 septembre, le niveau de vie médian stagne encore plusieurs années après le pic de la crise. Il existe néanmoins de forts contrastes selon les catégories sociales.

Un niveau de vie médian à 1.692 euros par mois

D'après l'institut de statistiques, le niveau de vie médian des personnes vivant dans un ménage en France métropolitaine est de 20.300 euros, soit 1.692 euros par mois. "Pour une famille composée d'un couple avec deux enfants de moins de quatorze ans, ce montant correspond à un revenu disponible de 42.630 euros par an, soit 3.553 euros par mois."

Pour 2015, le niveau de vie médian (voir la courbe D5 sur le graphique ci-dessous) est en hausse de 0,4% en euros constants. Mais cette augmentation "de faible ampleur ne remet pas en cause le constat de longue stagnation du niveau de vie médian depuis 2008, après la progression soutenue d'avant la crise. Il reste notamment toujours en deçà du niveau de 2008".

Hausse du niveau de vie des plus aisés

Après plusieurs années de baisse, le niveau de vie des plus aisés est reparti à la hausse. Le neuvième décile (D9) et le 95e centile (C95), qui correspondent aux catégories les mieux loties, ont augmenté respectivement de 1,4% et 2,3%. Les experts de l'Insee expliquent que cette inversion de tendance peut s'expliquer par le dynamisme des salaires et des pensions dans le haut de la distribution en 2015.

Lecture : les déciles D1 à D9 partagent la population en dix : 10 % des personnes ont un niveau de vie inférieur à D1, 20 % à D2, etc. Le vingtile C95 est le niveau de vie plancher des 5 % de personnes les plus aisées. En 2015, le niveau de vie médian (D5) augmente de 0,4 %.

A l'inverse, les niveaux de vie ont tendance à stagner dans le bas de l'échelle. Et malgré les revalorisations de prestations sociales comme la majoration de 9% du complément familial versé aux familles nombreuses les moins aisées ou  la revalorisation de 2% du revenu de solidarité active (RSA), cela n'a pas permis d'améliorer les niveaux de vie des catégories sociales inférieures. "Les hausses de prestations sociales étant en moyenne compensées par une baisse des revenus salariaux."

Un taux de pauvreté relativement stable

Même si le taux de pauvreté a légèrement augmenté entre 2014 et 2015 (de 14% à 14,2%), cet écart n'est pas significatif d'un point de vue statistique pour les auteurs de l'étude. "On ne peut pas conclure à une hausse du taux de pauvreté en 2015."


Lecture : en 2015, 14,2 % de la population vit avec un niveau de vie au-dessous du seuil de pauvreté (taux de pauvreté).

L'autre fait notable de la publication de l'Insee est la baisse de l'intensité de la pauvreté* entre 2014 et 2015 passant de 20,1% à 19,6%. Cette diminution est liée selon les statisticiens à la montée en puissance des mesures sociales évoquées précédemment.

Une légère hausse des inégalités

Les inégalités mesurées par le coefficient de Gini** n'ont pas connu de hausse remarquable entre 2014 et 2015. Pour les auteurs de la note, "les principaux indicateurs d'inégalités sont stables ou suggèrent une faible hausse des inégalités, les niveaux de vie augmentant davantage dans le haut de la distribution que dans le bas". Mais cette hausse "n'est pas significative d'un point de vue statistique". L'indicateur d'inégalités a retrouvé une valeur proche de l'indice de 2006 mais est encore loin des niveaux atteints à la fin des années 90.

Les chômeurs s'appauvrissent

La paupérisation des chômeurs en France s'explique par "une augmentation du nombre de chômeurs auparavant ouvriers (+ 2 %) ou n'ayant jamais travaillé (+ 1 %) alors que l'effectif diminue pour les chômeurs issus de professions mieux rémunérées". Le taux de pauvreté a ainsi atteint 15,3% chez les ouvriers en 2015 contre 14,4% en 2014.

Par ailleurs, la hausse du chômage durant les années qui ont suivi la crise n'a pas eu les mêmes effets selon les catégories sociales. Les ouvriers représentent la catégorie sociale la plus frappée par le chômage avec un taux de 14,6% en 2015 contre 4% pour les cadres en 2015 et cette situation se dégrade régulièrement pour les ouvriers qualifiés et non qualifiés depuis une dizaine d'années comme le rapporte le centre d'observation de la société. Entre 2008 et 2015, "le taux de chômage des ouvriers non qualifiés est passé de 14,7 % à 20,3 %, celui des cadres de 2,8 à 4 %".

___________________________

(*)L'intensité de la pauvreté est un indicateur qui permet d'apprécier à quel point le niveau de vie de la population pauvre est éloigné du seuil de pauvreté. L'Insee mesure cet indicateur comme l'écart relatif entre le niveau de vie médian de la population pauvre et le seuil de pauvreté.

(**)L'indice (ou coefficient) de Gini est un indicateur synthétique d'inégalités de salaires (de revenus, de niveaux de vie...). Il varie entre 0 et 1. Il est égal à 0 dans une situation d'égalité parfaite où tous les salaires, les revenus, les niveaux de vie... seraient égaux. A l'autre extrême, il est égal à 1 dans une situation la plus inégalitaire possible.

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PAUVRETÉS et RICHESSES : produit de l'exploitation et des dominations capitalistes
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