PATLOTCH / CIVILISATION CHANGE / COMMUNISME, SEXE, et POÉSIE

dans la DOUBLE CRISE du CAPITAL et de l'OCCIDENT, LUTTES COMMUNISTES, FÉMINISTES, DÉCOLONIALES et ÉCOLOGIQUES
 
AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  
Rechercher
 
 

Résultats par :
 
Rechercher Recherche avancée
Derniers sujets
» COMMUNISME : chemins de traverse
Hier à 22:55 par Patlotch

» ÉCONOMIE POLITIQUE, quand tu nous tiens : et la CRISE ? NOUVELLE RESTRUCTURATION du CAPITALISME ?
Hier à 21:58 par Patlotch

» ALIÉNATION des INDIVIDUS, et CAPITALISME
Hier à 21:33 par Tristan Vacances

» sur l'OCCIDENT, son histoire, son concept, et sa CRISE
Hier à 20:01 par Admin

» 'PROGRÈS', SCIENCES, HUMAIN, SANTÉ et capital... TRANSHUMANISME et dés-humanité
Hier à 19:11 par Patlotch

» VA-SAVOIR : chronique à la com, la dialectique du quotidien en propotion magique
Hier à 16:07 par Patlotch

» MACRONISME, ÉTAT (français) et RESTRUCTURATION (mondiale) du CAPITALISME
Hier à 15:32 par Patlotch

» PROLÉTARIAT : je t'aime, un peu, beaucoup... à la folie... pas du tout ?
Hier à 15:18 par Patlotch

» Vers un MARXISME DÉCOLONIAL / des marxistes s'emparent de la pensée décoloniale
Hier à 13:48 par Patlotch

» DÉCOLONISER le MARXISME, l'ANARCHISME, l'ULTRAGAUCHE et la "COMMUNISATION"... Histoire et nécessité actuelle d'un clivage, pour en finir avec les dogmes universels eurocentrés
Hier à 13:29 par Patlotch

» DÉCOLONISER les ESPRITS, les SAVOIRS, les THÉORIES et les 'FAIRE' : CRITIQUE DE L'EUROCENTRISME y compris 'POST-COLONIAL'
Hier à 12:38 par Patlotch

» les "BLANCS" forment-il une 'race' à part ? Whiteness ? BLANCHITÉ ?... le COLORISME... le 'RACISME ANTI-BLANCS'
Lun 21 Aoû - 11:22 par Patlotch

» 9 - QUE SE PASSE-T-IL ? hypothèses et validations empiriques... Quelles contradictions, quelle dynamique historique ?
Lun 21 Aoû - 11:11 par Patlotch

» POPULISME de GAUCHE : CHANTAL MOUFFE et ERNESTO LACLAU théoriciens transclassistes, PÉRONISME... TONI NEGRI, ses ambiguïtés et les limites de l'OPÉRAÏSM
Lun 21 Aoû - 10:06 par Patlotch

» des MOTS que j'aime et d'autres pas
Lun 21 Aoû - 9:45 par Patlotch

» RACISMES : DES CHIFFRES
Dim 20 Aoû - 19:22 par Patlotch

» BIDONVILLES : SLUMS : BARRIOS DE TUGURIOS
Ven 18 Aoû - 11:27 par Patlotch

» DIALECTIQUE COMPLEXE et MÉTHODOLOGIE : DÉPASSEMENTS À PRODUIRE
Jeu 17 Aoû - 18:27 par Patlotch

» LA RÉVOLUTION vers LA COMMUNAUTÉ HUMAINE
Jeu 17 Aoû - 17:02 par Admin

» COMMUNISME(S), RELIGION(S), FOI, et RÉVOLUTION (étude)
Jeu 17 Aoû - 16:59 par Admin


Partagez | 
 

 PAUVRETÉS et RICHESSES : produit de l'exploitation et des dominations capitalistes

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : Précédent  1, 2, 3, 4  Suivant
AuteurMessage
Invité
Invité



MessageSujet: Re: PAUVRETÉS et RICHESSES : produit de l'exploitation et des dominations capitalistes   Lun 16 Nov - 7:01



L'achat d'une voiture neuve est devenu un luxe réservé aux seniors Maxime Amiot / Journaliste | Le 12/11 à 01:00



En France, l'âge moyen des acheteurs s'élève désormais à 55,3 ans, selon une enquête confidentielle du secteur.
Plus du quart des particuliers qui acquièrent une voiture neuve ont plus de 66 ans.


Maxime Amiot a écrit:
Le marché automobile français est-il désormais dédié aux seniors ? La question se pose franchement, comme l'atteste l'enquête de référence du secteur communiquée aux « Echos » par une source industrielle. Selon cette enquête, baptisée NCBS (New Car Buyer Survey) et réalisée par un organisme indépendant sur le marché des particuliers (hors flottes et loueurs), l'âge moyen des acheteurs de voitures neuves a battu un nouveau record en France en 2014 pour atteindre 55,3 ans (contre 54,6 ans en 2014, 49,7 ans en 2005, et 43,7 ans en 1991)... Le changement est impressionnant : pas moins de 26 % des acheteurs ont plus de 66 ans. Les moins de 25 ans ? Ils sont quasiment absents (3 %).

Les marques françaises sont particulièrement concernées par le phénomène. Si Citroën a les acheteurs les plus âgés en moyenne (lire ci-contre), Peugeot (58 ans) n'est pas loin, tout comme Renault (56 ans) et Dacia (55 ans). « Il est logique de retrouver les marques françaises en haut du panier vu leur poids historique sur le marché (elles détiennent 50 % du marché). Mais ces données rappellent aussi que les plus jeunes générations hésitent moins à aller sur des marques étrangères que leurs aînées », souligne un industriel. On le voit notamment dans le haut de gamme, où Audi (51 ans) et BMW (52 ans), parviennent à attirer des catégories plus jeunes et aisées, tandis que Mercedes, bien qu'en plein rajeunissement de ses gammes, reste décroché (57 ans). A l'inverse, Seat est la seule marque, avec Mini (49 ans), à afficher une moyenne d'âge inférieure à 50 ans. Elle profite de son image décontractée et de son positionnement prix, d'autant plus que l'essentiel de ses ventes se fait sur de petits modèles (Ibiza et Leon).

Un prix de vente moyen payé à 22.100 euros

Certes, ces données peuvent cacher d'importantes disparités en fonction des modèles, de l'actualité du plan produit (une marque en phase de renouvellement fait baisser son âge moyen), et des segments de marché. On note ainsi de fortes différences entre le segment des citadines de type Clio ou 208 (54 ans) et celui des grandes routières « à la papa » (59 ans.) Les berlines des marques généralistes affichent même un âge canonique, qu'il s'agisse de la C5 (66 ans), de la 508 (63 ans) et de la Laguna (63 ans), remplacée par la Talisman.

Au global, la photographie ne fait pas rire les constructeurs. « Quand on voit ces chiffres dans la durée, c'est franchement inquiétant » juge l'un d'eux. « Tout ceci est le résultat du décalage grandissant de l'offre automobile avec la demande réelle des particuliers », souligne Bernard Jullien, du Gerpisa, un centre de recherche sur l'automobile. Entre inflation des normes - sécurité, émissions de CO2 -, progrès technologiques et volonté de montée en gamme, les prix moyens gonflent.

Alors que le prix catalogue d'une Clio 2 du début des années 2000 était entre 11.300 et 16.000 euros, la Clio 4 actuelle démarre à 13.500 euros et va jusqu'à 25.400 euros. Dans la pratique, les acheteurs bénéficient quasi systématiquement de rabais. Mais même les prix réels sont en hausse, malgré la tendance des acheteurs à aller vers des modèles plus petits ou plus accessibles (Dacia). En 2014, le prix de vente moyen payé du neuf s'est établi à 22.100 euros. Le niveau le plus élevé depuis dix ans. Une petite fortune pour nombre de foyers, notamment pour les jeunes. « La priorité pour eux, c'est l'immobilier. La voiture neuve ne vient qu'après », juge Flavien Neuvy, de l'Observatoire Cetelem.

Le marché de l'occasion est plus accessible

Pas étonnant que ces catégories désertent le marché du neuf. Avec 1,79 million de voitures en 2014, celui-ci reste inférieur de 11 % à son niveau de 2005. Surtout, les particuliers n'y pèsent plus que 52 %, le solde étant issu des flottes et des loueurs. Le gros des ménages se rabat sur le marché de l'occasion - 5,4 millions de voitures en 2014 -, plus accessible. « Pour les constructeurs, le risque c'est de ne plus parler qu'à une clientèle de niche et de perdre pour de bon le contact avec leurs clients », juge Bernard Jullien. Surtout à l'heure où de nouveaux acteurs (Apple, Google) frappent à la porte...




La voiture neuve, produit de luxe réservé aux personnes âgées ? Frédéric Bianchi 12 novembre


L'âge moyen d'un acheteur de voiture neuve atteint désormais 55,3 ans en France alors qu'il n'était que de 43,7 ans en 1991. Plus du quart des acquéreurs a aujourd'hui plus de 66 ans



Citation :
Et ce phénomène de vieillissement ne touche pas que la France. Les Américains aussi s'inquiètent de cette tendance qui tend à faire de l'automobile un produit de niche. Outre-Atlantique, l'acquéreur d'un véhicule neuf a en moyenne 51,7 ans et des revenus annuels de 80.000 dollars (74.600 euros). "La génération actuelle est plus pauvre que celle des baby-boomers, estime Steven Szakaly, le chef économiste de la fédération américaine des vendeurs d'automobiles sur le site Autonews. Il faut 4 personnes issus de la génération Y pour remplacer un baby-boomer en terme de poids économique. Mais nous pensons qu'ils finiront aussi par acheter des véhicules, mais plus tard." Quand ils seront vieux...


Revenir en haut Aller en bas
Admin
Admin


Messages : 6317
Date d'inscription : 29/04/2015
Localisation : trop loin

MessageSujet: Re: PAUVRETÉS et RICHESSES : produit de l'exploitation et des dominations capitalistes   Dim 22 Nov - 12:15



Comment la crise a modifié le paysage social en Europe 4/11/15


L’Espagne fait partie des pays les plus touchés par la crise.
Cette jeune mère de famille a été expulsée car elle ne pouvait plus payer son loyer

Selon l’Insee, la crise économique a provoqué des conséquences sociales d’une ampleur très différente selon les pays européens

Citation :
La crise économique n’a épargné aucun des pays européens, mais elle n’a pas du tout produit les mêmes transformations sociales, assure une étude de l’Insee publiée mardi 3 novembre. « L’ampleur de la crise a varié d’un pays à l’autre et les politiques sociales ont plus ou moins amorti les conséquences de cette crise », résume Laurence Rioux, chef de la division études sociales de l’Insee

Trois catégories de pays

Pour mesurer les effets de la crise, l’étude examine l’évolution de quatre critères entre 2008 et 2014 : emploi, taux de pauvreté, dépenses de santé, fécondité. Il en ressort un découpage des pays européens en trois catégories. Ceux où la crise a frappé fort et provoqué des brusques changements sociaux (Portugal, Grèce, Italie, Espagne, Irlande). Ceux qui ont traversé l’épreuve sans en être trop affectés, Allemagne, Luxembourg, Autriche.

À mi-chemin, le dernier groupe rassemble ceux qui ont limité les dégâts sans toutefois les éviter, comme la France, le Royaume-Uni ou les pays du Nord. L’évolution entre les différents pays a parfois connu des variations extrêmes.

Ainsi, en matière d’emploi, seule l’Allemagne affichait en 2014 un taux de chômage inférieur à celui d’avant la crise. À l’inverse, celui-ci a triplé en Grèce et doublé en Espagne. La France, elle, campe dans la moyenne européenne, avec un chômage en hausse de 4 points.

Une espérance de vie en baisse


Le même phénomène se retrouve dans les dépenses de santé marquées par « une baisse parfois soudaine et prononcé dans les pays les plus durement touchés », avec une diminution record de 26 % en Grèce, note l’étude. Les coupes claires dans les budgets ont alors provoqué une envolée des taux de renoncement aux soins dans certains pays. Avec des effets déjà mesurables sur l’espérance de vie, en baisse de presque deux ans depuis 2007 en Grèce comme en Italie. Un mouvement auquel la France a échappé.

L’évolution du taux de pauvreté parmi les travailleurs précaires révèle également des mouvements disparates. Si, globalement, le taux est resté stable au niveau de l’Union européenne (autour de 18 %), il a augmenté dans certains pays, en Grèce ou au Portugal.

Dans d’autres, le fait que le conjoint conserve son emploi (Pays-Bas, Belgique, Allemagne) ou le versement de prestations sociales (Irlande, France) a permis d’éviter la montée de la pauvreté.

Fécondité en recul


L’étude s’attache enfin à mesurer les effets de la crise sur la fécondité. Celle-ci semble bien marquer un « recul dans les pays les plus touchés par la crise », comme la Grèce, l’Espagne ou le Portugal. Selon l’Insee, c’est surtout l’évolution du taux de chômage, plus que celle du revenu disponible, qui serait le facteur déclenchant de cette baisse.

De plus, l’étude remarque que, dans ce contexte, la hausse des budgets alloués à la politique familiale, comme ce fut le cas au Royaume-Uni ou en Irlande, se révèle incapable de renverser la tendance à la baisse. Deux pays, toutefois, se singularisent. En Allemagne, où les ravages de la crise sont restés mesurés, la natalité ne s’est nullement redressée. En France, où la crise fut plus aiguë, elle n’a pas chuté.

MATHIEU CASTAGNET


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://patlotch.com/text/index.html
Invité
Invité



MessageSujet: Re: PAUVRETÉS et RICHESSES : produit de l'exploitation et des dominations capitalistes   Dim 22 Nov - 22:29


Soudan : près de deux millions d’enfants souffrent de malnutrition le 22 novembre 2015 Par AFP

Près de deux millions d'enfants soudanais souffrent de malnutrition chaque année, a indiqué dimanche à l'AFP le représentant de l'Unicef au Soudan en appelant la communauté internationale à débloquer des fonds supplémentaires pour résoudre ce problème.


Citation :
« Plus de 38% des enfants âgés de moins de cinq ans souffrent de malnutrition chronique au Soudan. C’est un nombre incroyable d’enfants qui sont affectés », a souligné le représentant du Fonds des Nations unies pour l’enfance (Unicef), Geert Cappelaere, dans une interview.

Sur ces deux millions d’enfants, 550.000 souffrent de malnutrition si sévère qu’elle met leur vie en danger, a-t-il précisé. La plupart d’entre eux vivent dans l’est du pays, une des régions les plus pauvres du Soudan, et dans la région occidentale du Darfour.

Un conflit oppose depuis 2003 des rebelles du Darfour au gouvernement central de Khartoum. Cette guerre a causé la mort de 300.000 personnes et forcé des millions de personnes à fuir leur foyer, selon l’ONU.

L’Unicef aide 150.000 enfants parmi les plus exposés au manque de nourriture

Mais M. Cappelaere a pressé le gouvernement soudanais et la communauté internationale d’augmenter leurs contributions pour mettre fin à cette situation. « Des milliards et non des millions » de dollars sont nécessaires pour faire baisser le nombre d’enfants souffrant de sous-alimentation, selon lui.

« Nous devons encourager le gouvernement soudanais à investir davantage pour résoudre ce problème mais il y a aussi une responsabilité collective et la communauté internationale doit s’impliquer davantage si elle est sérieuse dans son engagement envers les Soudanais », a-t-il conclu.


Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité



MessageSujet: Re: PAUVRETÉS et RICHESSES : produit de l'exploitation et des dominations capitalistes   Jeu 26 Nov - 5:17

Les enfants européens toujours plus menacés de pauvreté Manuel Fritsch Le Monde.fr 29.10.2015

Malgré une amélioration en 2015, la Roumanie est parmi les pays européens dont la jeunesse est la plus exposée à la pauvreté


Citation :
Tandis que l’Europe s’interroge face aux flux migratoires sur la question de ses frontières, d’autres frontières, à l’intérieur même de l’Union, continuent de se dessiner de plus en plus nettement. Dans son étude annuelle sur la situation sociale des pays de l’Union européenne (UE), intitulé « Social Justice Index », le cercle de réflexion allemand Bertelsmann Stiftung met en garde contre les fractures qui se creusent de plus en plus nettement en Europe entre pays du sud et du nord et entre générations.

Le rapport, publié mardi 27 octobre, classe les pays membres de l’UE selon six critères de « justice sociale » : pauvreté, éducation, le marché du travail, santé publique, la justice entre les générations et la cohésion sociale. En tout, 35 indicateurs sont utilisés.

Les résultats les plus frappants concernent les enfants et les adolescents de moins de 18 ans. Le rapport recense 26 millions de mineurs en Europe menacés de pauvreté ou d’exclusion sociale, soit 27,9 % en 2015, contre 26,4 % en 2007. La situation est particulièrement difficile dans les pays en crise d’Europe du Sud – Espagne, Italie, Grèce, Portugal –, où le chiffre est passé de 28,7 % en 2007 à 33,8 % en 2015, soit une hausse totale de 1,16 million d’enfants et adolescents concernés. En Grèce, ce chiffre atteint 36,7 % (ce qui constitue tout de même une baisse par rapport aux 38,1 % de 2014). En Hongrie, ce même chiffre atteint même 41,4 %. Seules la Roumanie et la Bulgarie obtiennent des scores plus élevés, mais en repli.

Depuis la crise de 2008, la part des personnes âgées menacées de pauvreté est, elle, passée de 24,4 % à 17,8 %. Le niveau de vie des Européens à la fin de leur carrière ou à la retraite a donc été moins touché par la crise, qui frappe plus fortement ceux qui sont au début de leur carrière. Le fossé entre les générations continue ainsi de se creuser dans une grande partie de l’Europe.

Un modèle qui a perdu son pouvoir d’intégration

La France se situe au milieu de ce classement européen de la justice sociale. Elle en occupe le douzième rang, un peu au-dessus de la moyenne européenne. Les enquêteurs soulignent le bon niveau du système de santé publique français, qui figure parmi les dix meilleurs en Europe. Avec 10 % du PIB dépensés pour la politique de santé, la France consacre l’un des budgets les plus élevés dans ce domaine en Europe.

Autre point fort de l’Hexagone : la prévention de la pauvreté, catégorie où la France se place sixième, avec seulement 13,7 % de la population disposant d’un revenu inférieur à 60 % du revenu moyen. Les enquêteurs estiment en revanche nécessaire d’agir dans les domaines de l’intégration, de l’éducation et de l’accès au marché du travail.

La France se place notamment au 26e rang sur 28 pour ce qui est du rapport entre situation économique des individus et niveau d’éducation, autrement dit la capacité d’offrir aux enfants issus de milieux défavorisés l’accès à une éducation de qualité. Seules la Bulgarie et la Slovaquie font pire.

La France figure aussi parmi les six dernières en Europe pour l’intégration des travailleurs issus de l’immigration. L’étude constate que « le modèle traditionnel français, basé sur une politique ouverte à l’égard des immigrés qui acquièrent la nationalité française et sur le principe d’égalité quelle que soit l’origine ethnique ou la religion, a perdu son pouvoir d’intégration au cours des trente dernières années ».

Des dettes publiques qui pèsent sur la jeunesse

Au niveau européen, Jean­-Claude Junker évoquait en 2014, avant son élection à la présidence de la Commission, une Europe classée « triple A » dans le secteur social – en référence aux classements des agences financières. L’étude de la Bertelsmann Stiftung estime cet objectif loin d’être atteint. Les injustices sociales pourraient avoir des effets négatifs à long terme pour l’économie, avertissent encore ses auteurs.

Ceux-ci estiment notamment que « la lutte contre la pauvreté des enfants doit devenir une priorité pour l’UE et ses pays membres », citant en exemple les pays d’Europe du Nord, qui arrivent systématiquement en tête dans le classement. Concrètement, ils préconisent des investissements dans l’éducation des enfants dès le premier âge et le soutien direct des familles socialement faibles. Ils recommandent aussi une politique résolue de réduction des dettes publiques, qui pèseront de plus en plus lourdement sur l’avenir des jeunes générations.


Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité



MessageSujet: Re: PAUVRETÉS et RICHESSES : produit de l'exploitation et des dominations capitalistes   Jeu 26 Nov - 21:56

_____________
J'ai inséré un passage du poignant ouvrage d'Engels - La situation de la classe laborieuse en Angleterre - qui est toujours d'une brûlante actualité. On pourrait le publier de nos jours tel quel, il suffirait de changer les noms de Londres ou Manchester par ceux de Manille, Bombay, Saõ Paulo et autres, mais aussi en France, par exemple à Calais.
_____________



Manille



New-Delhi



Philippines



Bombay


Calais

Engels a écrit:

Cependant, passons maintenant à un examen plus détaillé de l'état où la guerre sociale plonge la classe qui ne possède rien. Voyons quel salaire la société paye au travailleur en échange de son travail, sous forme d'habitation, d'habillement et de nourriture, quelle exis­tence elle assure à ceux qui contribuent le plus à l'existence de la société; considérons d'abord les habitations.

Toute grande ville a un ou plusieurs « mauvais quartiers » - où se concentre la classe ouvrière. Certes, il est fréquent que la pauvreté réside dans des venelles cachées tout près des palais des riches, mais en général, on lui a assigné un terrain à part, où, dérobée au regard des classes plus heureuses, elle n'a qu'à se débrouiller seule, tant bien que mal. Ces « mauvais quartiers » sont organisés en Angleterre partout à peu près de la même manière, les plus mauvaises maisons dans la partie la plus laide de la ville; le plus souvent ce sont des bâti­ments à deux étages ou à un seul, en briques, alignés en longues files, si possible avec des caves habitées et presque toujours bâtis irrégulièrement. Ces petites maisons de trois ou quatre pièces et une cuisine s'appellent des cottages et elles constituent communément dans toute l'Angle­terre, sauf quelques quartiers de Londres, les demeures de la classe ouvrière. Les rues elles-mêmes ne sont habituellement ni planes, ni pavées; elles sont sales, pleines de détritus végétaux et animaux, sans égouts ni caniveaux, mais en revanche, parsemées de flaques stagnantes et puantes. De plus, l'aération est rendue difficile par la mauvaise et confuse construction de tout le quartier, et comme beaucoup de personnes vivent ici dans un petit espace, il est aisé d'imaginer quel air on respire dans ces quartiers ouvriers. En outre, les rues servent de séchoir, par beau temps; on tend des cordes d'une maison à celle d'en face, et on y suspend le linge humide.

Examinons quelques-uns de ces mauvais quartiers. Il y a d'abord Londres  [2] , et à Londres, la célèbre « Nichée de Corbeaux » (Rookery), St Giles, où l'on va seulement percer quelques larges rues et qui doit ainsi être détruit. Ce St Giles est situé au milieu de la partie la plus peuplée de la ville, entouré de rues larges et lumineuses, où s'affaire le beau monde londo­nien - tout près de Oxford Street, de Regent Street, de Trafalgar Square et du Strand. C'est une masse de maisons à trois ou quatre étages, bâties sans plan, avec des rues étroites, tortueuses et sales où règne une animation aussi intense que dans les rues principales qui traversent la ville, à cela près qu'on ne voit à St Giles que des gens de la classe ouvrière. Le marché se tient dans les rues : des paniers de légumes et de fruits, naturellement tous de mauvaise qualité et à peine comestibles, réduisent encore le passage, et il en émane, comme des boutiques de boucher, une odeur écœurante. Les maisons sont habitées de la cave aux combles, aussi sales à l'extérieur qu'à l'intérieur, et ont un aspect tel que personne n'éprouve­rait le désir d'y habiter. Mais cela n'est rien encore auprès des logements dans les cours et les venelles transversales où l'on accède par des passages couverts et où la saleté et la vétusté dépassent l'imagination; on ne voit pour ainsi dire pas une seule vitre intacte, les murs sont lépreux, les chambranles des portes et les cadres des fenêtres sont brisés ou descellés, les portes - quand il y en a - faites de vieilles planches clouées ensemble; ici, même dans ce quartier de voleurs, les portes sont inutiles parce qu'il n'y a rien à voler. Partout des tas de détritus et de cendres et les eaux usées déversées devant les portes finissent par former des flaques nauséabondes. C'est là qu'habitent les plus pauvres des pauvres, les travailleurs les plus mal payés, avec les voleurs, les escrocs et les victimes de la prostitution, tous pêle-mêle. La plupart sont des Irlandais, ou des descendants d'Irlandais, et ceux qui n'ont pas encore sombré eux-mêmes dans le tourbillon de cette dégradation morale qui les entoure, s'y enfoncent chaque jour davantage, perdent chaque jour un peu plus la force de résister aux effets démoralisants de la misère, de la saleté et du milieu.

Mais St Giles n'est pas le seul « mauvais quartier » de Londres. Dans ce gigantesque labyrinthe de rues, il existe des centaines et des milliers de voies étroites et de ruelles, dont les maisons sont trop misérables pour quiconque peut encore consacrer une certaine somme à une habitation humaine, et c'est bien souvent tout près des luxueuses maisons des riches que l'on trouve ces refuges de la plus atroce misère. C'est ainsi que récemment, au cours d'un constat mortuaire, on a qualifié un quartier tout proche de Portman Square, place publique très convenable, de séjour « d'une foule d'Irlandais démoralisés par la saleté et la pauvreté ». C'est ainsi que l'on découvre dans des rues comme Long-Acre etc... qui, sans être « chic », sont malgré tout convenables, un grand nombre de logements dans des caves, d'où surgissent des silhouettes d'enfants maladifs et des femmes en haillons à demi mortes de faim. Aux alentours immédiats du théâtre Drury-Lane - le second de Londres -, on trouve quelques-unes des plus mauvaises rues de toute la ville (rues Charles, King et Parker) dont les maisons aussi, ne sont habitées des caves aux combles que par des familles pauvres. Dans les paroisses de St John et de St Margaret, à Westminster habitaient en 1840, selon le journal de la Société de statistiques  [d] , 5,366 familles d'ouvriers dans 5,294 « logements » - si on peut leur donner ce nom - hommes, femmes et enfants, mêlés sans souci d'âge ou de sexe, au total 26,830 individus  [e] , et les trois quarts du nombre des familles citées ne disposaient que d'une pièce. Dans la paroisse aristocratique de St George, Hanover Square, habitaient, selon la même autorité  [f] , 1,465 familles ouvriè­res, au total environ 6,000 personnes, dans les mêmes conditions; et là aussi plus des deux tiers des familles entassées chacune dans une seule pièce. Et de quelle façon les classes possédantes n'exploitent-elles pas légalement la misère de ces malheureux chez qui les voleurs eux-mêmes n'espèrent plus rien trouver ! Pour les hideux logements près de Drury-Lane, que nous venons de mentionner on paye les loyers suivants : deux logements à la cave : 3 shillings (1 taler); une chambre au rez-de-chaussée, 4 shillings; au 1° étage 4,5 shillings; au 2° étage 4 shillings; mansardes, 3 shillings par semaine. Si bien que les habitants faméli­ques de Charles Street payent aux propriétaires d'immeubles un tribut annuel de 2,000 livres sterling (14,000 talers) et les 5,366 familles de Westminster déjà citées, un loyer total de 40,000 livres sterling par an (Soit 270,000 talers).

Le plus grand quartier ouvrier cependant se trouve à l'est de la Tour de Londres, à White­chapel et Bethnal Green, où la grande masse des ouvriers de la cité est concentrée. Écoutons ce que dit M. G. Alston, prédicateur de St Philip, à Bethnal Green, de l'état de sa paroisse :

   Elle compte 1,400 maisons habitées par 2.795 familles soit environ 12,000 per­son­nes. L'espace où habite cette importante population n'atteint pas 400 yards (1,200 pieds) carrés, et dans un tel entassement il n'est pas rare de trouver un homme, sa femme, 4 ou 5 enfants et parfois aussi le grand-père et la grand'mère dans une seule chambre de 10 à 12 pieds carrés, où ils travaillent, mangent et dorment. Je crois qu'avant que l'évêque de Londres n'eût attiré l'attention du public sur cette paroisse si misérable elle était tout aussi peu connue à l'extrémité ouest de la ville que les sauvages d'Australie ou des îles des mers australes. Et si nous vou­lons connaître personnellement les souffrances de ces malheureux, si nous les obser­vons en train de prendre leur maigre repas et les voyons courbés par la maladie et le chômage, nous découvrirons alors une telle somme de détresse et de misère qu'une nation comme la nôtre devrait avoir honte qu'elles soient possibles. J'ai été pasteur près de Huddersfield durant les trois ans de crise, au pire moment de marasme des usines, mais je n'ai jamais vu les pauvres dans une détresse aussi profonde que depuis, à Bethnal Green. Pas un seul père de famille sur dix dans tout le voisinage qui ait d'autres vêtements que son bleu de travail, et celui-ci est aussi mauvais et aussi déguenillé que possible; beaucoup même, n'ont pas, pour la nuit d'autres couvertures que ces guenilles et pour lit n'ont qu'un sac rempli de paille et de copeaux


Qu'est-ce qu'il est vrai, c'est à dire poignant, révolté, invitant à la lutte, et même poétique dans sa morbidité ce petit opuscule d'Engels. "Aux classes laborieuses de Grande-Bretagne : Travailleurs, c'est à vous que je dédie un ouvrage où j'ai tenté de tracer à mes compatriotes allemands un tableau fidèle de vos conditions de vie, de vos peines et de vos luttes, de vos espoirs et de vos perspectives. (...)".
Revenir en haut Aller en bas
Admin
Admin


Messages : 6317
Date d'inscription : 29/04/2015
Localisation : trop loin

MessageSujet: Re: PAUVRETÉS et RICHESSES : produit de l'exploitation et des dominations capitalistes   Jeu 26 Nov - 23:05

corinne cerise a écrit:
J'ai inséré un passage du poignant ouvrage d'Engels - La situation de la classe laborieuse en Angleterre - qui est toujours d'une brûlante actualité. On pourrait le publier de nos jours tel quel, il suffirait de changer les noms de Londres ou Manchester par ceux de Manille, Bombay, Saõ Paulo et autres, mais aussi en France, par exemple à Calais.

Qu'est-ce qu'il est vrai, c'est à dire poignant, révolté, invitant à la lutte, et même poétique dans sa morbidité ce petit opuscule d'Engels. "Aux classes laborieuses de Grande-Bretagne : Travailleurs, c'est à vous que je dédie un ouvrage où j'ai tenté de tracer à mes compatriotes allemands un tableau fidèle de vos conditions de vie, de vos peines et de vos luttes, de vos espoirs et de vos perspectives. (...)".


La situation de la classe laborieuse en Angleterre un livre extraordinaire, que j'ai lu tardivement. Édité en 1845, il détermine l'amitié d'Engels avec Marx et leur collaboration jusqu'à la morte de celui-ci

c'est un livre qui fait changer le cap de Marx, déclenche sa rupture avec l'humanisme-théorique et Feuerbach, et l'engage dans l'étude des "rapports sociaux" et économiques qui débouchera sur Le Capital, Critique de l'économie politique




à la même époque, Flora Tristan écrit, en 1840, L’Union ouvrière et Le Tour de France. Journal 1843-44, publié à titre posthume






« L’affranchissement des travailleurs sera l’œuvre des travailleurs eux-mêmes.

L’homme le plus opprimé peut opprimer un être, qui est sa femme.
Elle est le prolétaire du prolétaire même »


Flora Tristan


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://patlotch.com/text/index.html
Admin
Admin


Messages : 6317
Date d'inscription : 29/04/2015
Localisation : trop loin

MessageSujet: Re: PAUVRETÉS et RICHESSES : produit de l'exploitation et des dominations capitalistes   Sam 28 Nov - 16:29



Les Restos du cœur lancent lundi leur campagne d'hiver Le Point AFP 28/11/2015

La 31e campagne pour les Restos du cœur commence. La distribution des repas pourrait cette année atteindre le triste record d'un million de bénéficiaires


Depuis trente ans, les Restos du cœur distribuent des millions de repas
Image d'illustration. © AFP/ JOEL SAGET

Citation :
C'est une rentrée dont ils se seraient bien passés. Pourtant, comme chaque année depuis 30 ans, les Restos du cœur entament leur nouvelle campagne d'hiver. Ce lundi, la 31e campagne est centrée sur l'encouragement du bénévolat, l'élargissement de la loi Coluche sur la défiscalisation des dons, et l'indépendance des associations.

Dans un contexte de sécurité renforcée deux semaines après les attentats, l'association avait dû suspendre pendant quatre jours la distribution de repas chauds dans les rues de Paris avec ses camions, en raison de l'interdiction de rassemblement décidée au lendemain des tueries.

128 millions de repas distribués

Lors de cette campagne, les Restos vont distribuer au moins 128 millions de repas jusqu'en mars à près d'un million de personnes démunies, au sein de leurs 2 111 centres qui ouvriront quotidiennement. Le reste de l'année, le dispositif est allégé et recentré sur les plus précaires. Atteindront-ils, comme à l'hiver 2013-2014, le record d'un million de bénéficiaires ? L'année dernière, ils avaient culminé à 950 000 personnes. Bien loin des 70 000 personnes accueillies en 1985, lors de la création des Restos par Coluche.

Pour subvenir aux besoins des plus démunis, les Restos s'appuient sur un réseau de 69 200 bénévoles, « la principale force sur laquelle repose notre action », souligne Olivier Berthe, le président. « Le rempart contre la barbarie, c'est le lien humain. L'engagement associatif en fait partie », martèle-t-il. « Mais plus on avance, moins il devient facile de s'engager, parce qu'il y a des contraintes administratives, des règlements. On peine à recruter les plus jeunes et les actifs, et à trouver des bénévoles qui acceptent de prendre des responsabilités », note-t-il, demandant aux pouvoirs publics des mesures pour encourager et faciliter le bénévolat et « simplifier la vie associative ».


Élargir la loi Coluche

Les Restos sont nés d'« une petite idée » lancée par Coluche à la radio le 26 septembre 1985. Malgré le décès de l'humoriste un an plus tard, les Français ont toujours soutenu l'association, devenue l'une des plus connues du paysage de la solidarité. Avec plus de 93 millions d'euros en 2014-2015, les dons et les legs représentent toujours près de la moitié des ressources de l'association, qui s'appuie également sur les recettes générées par les concerts des Enfoirés et les subventions. Elle recherche aussi de nouvelles ressources, notamment des dons en nature, qui permettent également de lutter contre le gaspillage alimentaire, rappelle Olivier Berthe. Après avoir obtenu que la loi Coluche sur les exonérations fiscales soit étendue aux dons des producteurs de lait (7 millions de litres de lait récoltés l'an dernier) et d'œufs, ainsi qu'aux fruits et légumes retirés du marché et transformés, les Restos réclament désormais d'« aller jusqu'au bout », en l'élargissant au secteur de la viande et des céréales.

Outre le combat pour l'aide alimentaire, les Restos ont développé depuis 30 ans leurs palettes d'actions : Restos bébés du cœur, aide à l'hébergement et au logement, cours de français, atelier d'insertion, etc. Ces actions sont souvent soutenues par les collectivités locales, qui ont conscience du rôle devenu indispensable des Restos au sein de la société. Mais « on constate que certaines d'entre elles ont un comportement méprisant ou intrusif » vis-à-vis du travail fourni par les bénévoles, déplore Olivier Berthe, citant le cas de deux départements qui ont retiré leurs subventions, alors que « sur le terrain on fait le boulot à leur place ».

Il souligne que selon une étude de septembre 2015, « lorsque la puissance publique donne 1 euro aux Restos du cœur, les Restos font six fois plus d'actions sociales sur le terrain. En clair, lorsqu'un département nous retire 14 000 euros de subvention, c'est plusieurs dizaines de milliers d'euros d'actions concrètes qu'il détruit ». Cette campagne sera portée par le concert des Enfoirés qui aura lieu à Bercy en janvier 2016.



Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://patlotch.com/text/index.html
Admin
Admin


Messages : 6317
Date d'inscription : 29/04/2015
Localisation : trop loin

MessageSujet: Re: PAUVRETÉS et RICHESSES : produit de l'exploitation et des dominations capitalistes   Mar 8 Déc - 10:26



“Vous devez être riches pour entrer”



Le logement social de Londres s'écroule Traduction publiée le 1 Septembre 2015 20:25 GMT


Manifestation contre l'embourgeoisement de Brixton, 2013. Photo : John Lubbock

De 2013 à 2014, j'ai travaillé en tant qu'organisateur communautaire dans un quartier de logements sociaux dans le sud de Londres. Si vous n'avez jamais vu la pauvreté dans le “Premier Monde”, vous pensez probablement qu'être pauvre en Occident n'est pas un si gros problème. Vivre à Londres coûte cher. Si votre travail vous paye mal, il va vous falloir être incroyablement bien organisé et attentif à votre argent (en plus des travaux ménagers, de votre travail et de l'éducation de vos enfants) pour pouvoir payer toutes vos factures et obtenir les aides auxquelles vous avez droit

Citation :
Le vieux système de logement social de Londres est en train de s'effondrer. Depuis que le gouvernement Thatcher a encouragé les locataires à devenir propriétaires de leur logement social dans les années 80, le nombre de logements sociaux a chuté mais l'argent que le gouvernement a reçu de ces achats n'a pas été réinvesti dans la construction de nouveaux logements. Depuis cette époque, les gouvernements se sont basés sur l'hypothèse que le secteur privé pouvait répondre à cette demande.

Sauf que ce dernier en est incapable. Les entreprises privées veulent faire du profit, et les marges à court terme sur les logements sociaux sont faibles. A la place, la location privée a explosé et la facture des aides au logement avec elle. Au lieu de loger ces gens lui-même, le gouvernement transfère maintenant l'argent directement dans les poches des propriétaires. Certains politiciens ayant soutenu cette politique sont eux-mêmes propriétaires immobiliers.

Le coût de la vie s'élève à travers tout Londres, surtout pour les locataires et beaucoup, incapables de suivre, se sont retrouvés à vivre sous le seuil de pauvreté. Cet effet a été exacerbé par l'impôt sur la sous-occupation des logements (“Bedroom Tax“), qui supprime 25 % d'une aide au logement d'un locataire de logement social si celui ou celle-ci vit dans un logement dont au moins deux pièces sont inoccupées. Lors d'une réunion publique à laquelle j'ai assisté à l'Hôtel de Ville de Brixton, une femme a ainsi expliqué comment ses aides avaient été réduites après qu'elle a été diagnostiquée d'un cancer en phase terminale, parce que sa fille avait quitté la maison pour aller à l'Université et qu'elle avait donc une chambre libre. Son association d'aide au logement lui a proposé un nouvel appartement dans une ville à plusieurs heures de Londres.

Ceci est en train d'arriver dans toute la ville, dans un mouvement que les gens appellent du “nettoyage social”. Alors que l'argent coule à flot dans les quartiers centraux de Londres, les gens aux revenus réduits sont poussés dehors quand de riches investisseurs achètent des propriétés dans ces quartiers. Parmi ces achats, beaucoup sont une forme de “réserve d'argent internationale” utilisés pour blanchir de l'argent. Ce problème est largement reconnu, comme dans le cas d'officiels étrangers douteux venant de dictatures partout dans le monde, qui enfouissent leurs gains mal acquis dans d'immenses portfolios immobiliers. La plupart de ces propriétés restent vacantes.


Les murs humides d'un appartement de Clapham Park Estate, dans le sud de Londres
Photo : John Lubbock

Les conséquences de l'embourgeoisement génèrent une colère en grande partie dirigée contre les autorités locales. Ceci frustre les élus locaux à qui j'ai parlé et pour qui cette colère se trompe de cible. Les mairies sont à court d'argent et doivent faire des choix douloureux, disent-ils. Et en l'absence de tout mécanisme de contrôle des loyers, les conseillers municipaux ne peuvent pas faire grand chose quand un quartier devient à la mode et que les loyers privés montent en flèche.

Il n'est donc pas surprenant que le Fonds Trussel, qui aide à gérer un réseau d'environ mille trois cent banques alimentaires dans le Royaume Uni (qui représente environ 40% des banques alimentaires du pays) ait vu une énorme augmentation du nombre de gens qui les utilisent. Selon Trussel, le nombre total d'utilisateurs des banques alimentaires qu'ils aident a augmenté de 25 899 en 2008-2009 à plus de un million en 2014-2015.

Untitled

Aujourd'hui, la compagnie d'électricité nPower travaille avec le Fonds Trussel pour fournir des bons aux gens vivant dans la pauvreté énergétique afin qu'ils puissent chauffer leur maison l'hiver. Les essais des banques énergétiques ont déjà aidé environ sept cent cinquante personnes qui avaient déjà été envoyées aux banques alimentaires. NPower considère cette initiative comme faisant partie de sa responsabilité d'entreprise et de l’Energy Company Obligation, sous laquelle il a dépensé soixante-cinq millions de livres sterling l'hiver dernier en travaux d'amélioration de l'isolation et de réparations de chaudières.

Mais cette aide n'est disponible que pour les locataires du secteur privé et les propriétaires. J'ai vu moi-même la façon dont la pauvreté énergétique affecte les gens vivant dans des logements sociaux à cause du coût élevé du chauffage d'appartements sans isolation. Souvent, les associations de logements privées veulent démolir les vieux immeubles pour construire de nouveaux appartements. Certains pourraient être vendus comme investissement locatif pour financer les unités à bas coût qu'elles sont obligées d'offrir. Les locataires sont des années sans savoir si ou quand leurs maisons vont être démolies ou s'ils seront relogés de façon adéquate. Logement, nourriture, pauvreté énergétique sont imbriqués et rendent les vies de ceux qui vivent dans la pauvreté insoutenable.

Le directeur du réseau de banques alimentaires du Fonds Trussel, Adrian Curtis, explique que l'objectif de son organisation n'est pas de remplacer les aides sociales, et que le Fonds cherche à influencer les politiques uniquement à travers la publication de données sur l'utilisation des banques alimentaires. Mais on peut vraiment se demander si le nouveau gouvernement conservateur est capable d'identifier, et encore moins de s'attaquer aux causes de la pauvreté. Leur politique actuelle consiste à continuer de vendre les logements sociaux et espérer que le secteur privé construira davantage de “logements abordables”, qui peuvent coûter jusqu'à 80% du taux du marché immobilier.

Mais ceci ne serait pas d'une grande aide à tous ceux qui vivent dans des logements de mauvaise qualité. Le gouvernement du New Labour de Tony Blair avait promis un standard de “maisons décentes”, lequel imposait aux autorités locales de s'assurer que leurs logements sociaux atteignaient le niveau minimum en 2010. Cette promesse n'a jamais été tenue.

Si les gouvernements qui ont suivi s'étaient un tant soit peu préoccupés d'investir dans des logements à bas coût, il n'y aurait pas autant de gens à faibles revenus qui luttent pour payer leur loyer. Vivre à Londres coûte maintenant tellement cher que cette ville pourrait tout aussi bien être un parc d'attractions pour oligarques et afficher des pancartes avertissant que “Vous devez être riches pour entrer”.


Creative Commons License

Photo de John Lubbock
Ecrit par John Lubbock
Traduit par Gwenaëlle Lefeuvre


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://patlotch.com/text/index.html
Invité
Invité



MessageSujet: Re: PAUVRETÉS et RICHESSES : produit de l'exploitation et des dominations capitalistes   Dim 13 Déc - 17:49

WSWS.org

Social inequality and the disintegration of the American middle class

12 December 2015

Citation :

The implications of the changes in American social life indicated by the findings recently published by the Pew Research Center on the sharp decline in the number of middle-income households are enormous. The data revealed that, by Pew’s definition, middle-income households for the first time no longer constituted the majority of American society.

The figures are remarkable. The share of the national wealth accruing to middle-income households, the study reported, was 43 percent in 2014, down from 62 percent in 1970. The median wealth of middle-income households has fallen by 28 percent over the past decade and a half. The share of income going to upper-income households has risen from 29 percent to 49 percent over the same period.

The Pew report is only the latest in a series of studies pointing to the malignant class divide in American society. The US economy has been transformed over the past four decades entirely to the benefit of the corporate-financial aristocracy. Only the very, very rich have prospered. America is now a full-blown plutocracy.

The great majority of the population has experienced an unrelenting deterioration in income, benefits and conditions of life.

The very poorest have suffered the most. Many survive on next to nothing. One in 50 Americans has no income at all and lives on food stamps. Fifty million people are food insecure on an annual basis. Fifteen million people in the US earn $10 an hour or less. In terms of purchasing power, the annual income of a minimum wage earner has declined by 32 percent since 1968.

A “fair day’s pay” and a “decent job” are things of the past for most of the population. Workers in industry, union or nonunion, have been pummeled in recent decades. The experience of the autoworkers, whose starting pay has been halved and benefits eviscerated, is one of the sharpest expressions of a generalized process.

A sizable portion of what was once considered the solid American middle class, as the Pew data suggests, faces increasingly precarious and straitened circumstances: managers, administrators, technicians, health care professionals, high-tech workers, office workers of every type and description.

To provide only a few examples of some of the once better-off groups:

The Coalition on the Academic Workforce reports that as of 2009, 75 percent of the instructional workforce of nearly 1.8 million in two- and four-year institutions of higher education in the US “were employed in contingent positions off the tenure track… Although most faculty members serving in contingent positions hold a master’s degree or higher and almost all hold at least a baccalaureate degree, their earnings are not remotely commensurate with their training and education.”

One commentator refers to the “growing proletarianization of legal careers.” He continues: “Little by little, the professional in the liberal tradition leaves the scene. The legal professional is increasingly an employee—of the state as a judge, a prosecutor, or a public defender; of large business; or of a law firm.” Another speaks of physicians’ “loss of political, economic, and cultural authority.”

The ruling elite in the US and its apologists in the media and the trade unions have been peddling the myth of the “great American middle class” since the 1950s. This was part of the struggle against the influence of socialism. One cultural commentator notes that the fact that the American middle class was large and would continue to get larger “was one of the nation’s proudest achievements” and was “also ammunition against communism.”

At the height of American capitalism’s affluence, a host of shallow, self-serving observers proclaimed the failure of Marxism. Ben Wattenberg, an author and commentator associated with leading Democratic politicians in the 1960s and 1970s, smugly claimed that contrary to Marx, “the American working class…became the middle class.”

Stewart Alsop, a Newsweek columnist, commented in 1969, “Something has happened in this country which, as any good Marxist will tell you, can’t happen…the proletariat has become bourgeois.”

This line of reasoning, of course, was also the basis for “New Left” protest politics and remains a staple of the pseudo-left today.

The argument that America was a middle class-dominated society was always a lie, even at the height of the postwar boom, concealing the brutalities of the class struggle. Now such claims stand completely exposed by the course of social evolution.

Marxists have long analyzed these developments and foreseen their consequences. Almost exactly 17 years ago, on December 21, 1998, in response to the impeachment of Bill Clinton, the World Socialist Web Site editorial board posted a statement, “Is America drifting towards civil war?” The statement argued that the crisis in Washington arose “from an interaction of complex political, social and economic processes,” and that bourgeois democracy was “breaking down beneath the weight of accumulated and increasingly insoluble contradictions.”

The editorial board pointed, above all, to “the proletarianization of vast strata of American society, the decay in the size and economic influence of the traditional middle classes, and the growth of social inequality, reflected in the staggering disparities in the distribution of both wealth and income.” Large numbers “of white-collar, professional and middle management workers have been affected by corporate downsizing and restructuring, with their salaries, benefits and job security dramatically eroded.”

The WSWS statement continued: “The unprecedented degree of social inequality imparts terrific tensions to society. There is a vast chasm between the wealthy and the working masses that is hardly mediated by a middle class. The intermediate layers which once provided a social buffer, and which constitute the main base of support for bourgeois democracy, can no longer play that role.”

This analysis was absolutely correct, and more than a decade-and-a-half of ever greater appropriation of the national wealth by the top fraction of the super-rich, under both the Bush and Obama administrations, has only imparted greater ferocity and bitterness to those “terrific tensions.”

The seismic socioeconomic shifts have objectively and decisively undermined the basis for bourgeois democracy. It is a commonplace that a stable middle class is the necessary foundation of any parliamentary system.

As part of the general unraveling, the American ruling elite has itself undergone a transformation. It relies more and more for its wealth and privileges on financial swindling and manipulation. A relatively small section of the upper-middle class has also benefited from the stock market bonanza and other forms of parasitism.

Ruthlessly determined to defend every penny of their ill-gotten gains, the ruling elite and its political representatives in the two major parties have moved dramatically to the right. The American establishment, openly in some cases, more discreetly in others, is actively working to establish authoritarian, police state dictatorship. This reactionary drive goes hand in hand with militarism and a policy of endless global warfare.

The rise of a fascistic element is personified by the ignoramus-billionaire Donald Trump. His xenophobia and occasional populist demagogy are part of an effort to channel the outrage and fears of desperate, unstable sections of the petty-bourgeoisie, in particular, in a deeply reactionary direction. The emergence of such a tendency is a serious warning to the working class, against whom its blows will ultimately be aimed.

The polarization of American society into a fabulously wealthy elite, at one end, and broad sections of the population who depend on a wage (at best), at the other, sets the stage for convulsive struggles. The Pew statistics and all the figures on deepening social inequality lead to one overwhelming political reality: there is no reform solution to the crisis of American capitalism.

The putrefaction of American capitalism is producing not only Trumps and Carsons, and, for that matter, Obamas, it is preparing a mass revolt by the working population. What is becoming an open rebellion of autoworkers against the companies and the union, behind which stands the state, belongs to the same historical moment. The bourgeoisie offers poverty, dictatorship and war. The working class will find a way out of its impasse through revolution.

David Walsh


Admin a écrit:
WSWS.org : Social inequality and the disintegration of the American middle class 12 December 2015

version française parue aujourd'hui 14 décembre 2015


L’inégalité sociale et la désintégration de la classe moyenne américaine David Walsh

dans "CLASSES MOYENNES" : encadrement, prolétarisation, transclassisme, prolophobie


Revenir en haut Aller en bas
Admin
Admin


Messages : 6317
Date d'inscription : 29/04/2015
Localisation : trop loin

MessageSujet: Re: PAUVRETÉS et RICHESSES : produit de l'exploitation et des dominations capitalistes   Mer 16 Déc - 15:27

Indre-et-Loire, Tours

La réalité de la précarité 04/12/2015


Deux fois par mois, les bénévoles distribuent des denrées non-périssables
Un contact direct avec la réalité des étudiants

Julien Proult a écrit:
Les Halles de Rabelais ont repris leurs distributions alimentaires aux étudiants en situation de précarité. La demande augmente, l’association veut évoluer

" Essentiel pour beaucoup d'étudiants "  

Six euros par mois. C'est la limite au-delà de laquelle un étudiant tourangeau bascule officiellement dans la précarité. C'est du moins le plancher fixé pour pouvoir bénéficier des distributions de colis alimentaires des Halles de Rabelais.

« Ces 6 €, c'est ce qu'on appelle le " reste à vivre " : ce qu'il reste sur le budget d'un étudiant chaque mois une fois qu'il a payé toutes ses charges », explique la présidente de l'association, Halima Mounir. « Il est calculé avec une assistante sociale du Crous ou de l'université. S'il est égal ou inférieur à 6 €, l'étudiant reçoit un bon et peut bénéficier de nos colis en présentant sa carte d'étudiant et en s'acquittant d'une cotisation de 8 € par semestre. »

" Nous n'avons pas pu fournir tout le monde "

Les distributions ont lieu deux mardis par mois, à la Maison de l'étudiant, sur le site de Grandmont. Elles ont repris début novembre. Après un mois, l'association compte déjà 95 bénéficiaires inscrits, contre 187 sur l'ensemble de l'année dernière. Une hausse de la demande qui a pris de cours les bénévoles. « Lors des deux premières distributions, nous n'avons pas pu fournir de colis à tous les demandeurs. Une trentaine sont malheureusement repartis sans rien », regrette Halima Mounir.

 « La précarité des étudiants, on n'en parle pas forcément beaucoup, mais c'est une réalité », constate la présidente, étudiante en biologie. A Tours, le phénomène touche principalement des étudiants étrangers – qui, à ce titre, ne peuvent pas toucher les bourses. « Mais nous avons également des étudiants français en situation de rupture familiale ou qui ont perdu leurs bourses suite à un redoublement. Toutes les catégories d'âge sont représentées, de la L1 jusqu'au master. »

A ces étudiants en difficulté, les bénévoles des Halles de Rabelais fournissent un colis contenant diverses denrées non-périssables (conserves, pâtes, riz, lait, eau…). Les distributions sont aussi l'occasion de partager un café et un moment d'échange. « Ils sont souvent hésitants, alors, on essaie de détendre l'atmosphère. Beaucoup ont honte, alors qu'il n'y a aucune honte à avoir besoin d'aide à un moment de sa vie. »

Pour Halima Mounir, les structures manquent pour résoudre un problème qu'elle voit s'aggraver. Les Halles de Rabelais ont donc un but : s'agrandir, pour monter une véritable épicerie solidaire. « Ce serait comme un petit supermarché, mais en moins cher et uniquement réservé aux étudiants, dit la présidente. Nous cherchons actuellement un local où nous installer. »

Prochaine distribution : mardi 8 décembre de 18 h à 20 h, à la Maison de l'étudiant.

repères
Citation :
Fondée en 2009, l'association Les Halles de Rabelais est soutenue par l'université, qui lui accorde une subvention annuelle de 2.000 € (sur un budget de 4.000 €), met à sa disposition la Maison de l'étudiant et un véhicule pour aller chercher les denrées chaque mois à la Banque alimentaire. L'année dernière, entre 650 et 700 colis ont été distribués, avec une moyenne de 50 étudiants lors de chaque distribution.



Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://patlotch.com/text/index.html
Admin
Admin


Messages : 6317
Date d'inscription : 29/04/2015
Localisation : trop loin

MessageSujet: Re: PAUVRETÉS et RICHESSES : produit de l'exploitation et des dominations capitalistes   Mer 16 Déc - 15:34


25% des Européens risquent de franchir le seuil de pauvreté en 2016 © AFP 2015. Boris Horvat 16.12.2015

La banque danoise Saxo Bank, en la personne de son économiste en chef de Steen Jakobsen, a présenté une série de "prévisions choquantes" pour 2016

Citation :
L'analyste estime que l'année prochaine sera déterminante pour la proposition d'un revenu garanti en tant que remède contre l'inégalité et la pauvreté. La banque relève cependant que ces "prévisions choquantes pour 2016" n'étaient pas ses propres prévisions officielles.

Steen Jakobsen a écrit:
Depuis le début de la crise financière mondiale, la pauvreté a progressé en Europe suite à une récession économique et à des restrictions fiscales. Selon les estimations de l'Organisation internationale du travail, 123 millions d'habitants de l'Union européenne risquent de se retrouver au-dessous du seuil de pauvreté. En 2008, cet indice était inférieur à 116 millions. Face aux inégalités croissantes et à un taux de chômage de plus de 10%, l'Europe se propose d'introduire un revenu de base universel qui garantirait à ses habitants la possibilité de satisfaire leurs besoins fondamentaux, indépendamment du fait qu'ils aient ou non un emploi


Des Danois continuaient à toucher le chômage tout en faisant le djihad en Syrie
Il note que des mesures similaires sont discutées partout en Europe. Ainsi, en Espagne, le revenu de base est prôné par le parti de gauche Podemos. En 2016, la Finlande l'introduira en régime de test, la Suisse y consacrera un référendum et la France l'envisage aussi.

Steen Jakobsen trouve que les dépenses pour des articles de luxe sont dénuées de bon sens car cet argent aurait pu être destiné à des fins d'infrastructure, d'instruction et de lutte contre la misère. Selon lui, une baisse des ventes d'articles de luxe s'observe déjà dans certaines "sociétés plus égalitaires".


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://patlotch.com/text/index.html
Admin
Admin


Messages : 6317
Date d'inscription : 29/04/2015
Localisation : trop loin

MessageSujet: Re: PAUVRETÉS et RICHESSES : produit de l'exploitation et des dominations capitalistes   Mer 16 Déc - 15:39



Un limousin sur sept vit en-dessous du seuil de pauvreté
Jérôme Edant France Bleu Limousin 15 décembre 2015


La précarité touche 1 habitant sur 7 en Limousin © Maxppp - Xavier de Feynol

Citation :
Dans sa dernière étude, l'INSEE confirme une tendance qui se dessine depuis plusieurs années. Plus de 15% des habitants vivent en-dessous du seuil de pauvreté en Limousin, soit avec moins de 990 euros par mois et par foyer. Certains territoires sont bien plus touchés que d'autres.

Ce sont les deux extrêmes : les villes-centres et les zones très rurales sont les plus concernées par la pauvreté en Limousin.

Parmi les villes les plus touchées : Limoges et Aubusson, mais Brive et Guéret ne sont pas beaucoup mieux loties. Dans les villes, la pauvreté concerne surtout les jeunes ménages. Quant aux zones très rurales, l'immense majorité de la Creuse est concernée, mais aussi le nord de la Haute-Vienne, Eymoutiers et sa région et en Corrèze, la Xaintrie. Ici, le revenu est bien souvent inférieur à 900 euros par mois.

Tout cela concerne la pauvreté monétaire. Mais l'INSEE relève également une grande pauvreté sociale dans ces zones rurales et dans des villes comme Limoges, Brive, Saint Junien ou Egletons. Il y a plus de chômage, des emplois moins stables et, quand habite loin des villes, un accès difficile aux services et aux équipements qu'ils soient commerciaux, de santé ou autres.

A l'inverse, les couronnes des principales villes sont les zones les moins pauvres, voire les plus riches, de la région.


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://patlotch.com/text/index.html
Admin
Admin


Messages : 6317
Date d'inscription : 29/04/2015
Localisation : trop loin

MessageSujet: Re: PAUVRETÉS et RICHESSES : produit de l'exploitation et des dominations capitalistes   Mer 16 Déc - 15:44



Le rapport sur la pauvreté minimise le nombre de pauvres, selon un organisme Times of Israel 13 décembre 2015

Latet affirme que le vrai nombre de personnes pauvres en Israël est de 2,6 milions, et pas 1,7 million cité dans l’étude officielle


Photo illustrative d'une femme pauvre demandant la charité à Jérusalem
Crédit photo: Nati Shohat/Flash90

Citation :
Un organisme de bienfaisance affirme qu’il y a près d’un million de personnes de plus vivant en dessous du seuil de pauvreté en Israël que le nombre cité dans une étude officielle publiée la semaine dernière.

Selon l’enquête sur la pauvreté en Israël en 2014 que l’Institut national d’assurance (INA) a publié mercredi dernier, 1,7 million de personnes en Israël vivent en dessous du seuil de pauvreté, dont 776 000 enfants, soit près d’un enfant sur trois.

Recevez gratuitement notre édition quotidienne par mail pour ne rien manquer du meilleur de l'info Inscription gratuite!

Mais l’organisation Latet, qui travaille avec des ONG pour aider les pauvres en Israël, dit que ce chiffre serait de plus de 2,6 millions de personnes, a rapporté la radio publique.




Il y a environ 8,4 millions d’habitants en Israël.

Le rapport publié récemment l’INA montre que l’économie d’Israël perd quelque 50 milliards de shekels (11,8 milliards d’euros) par an, principalement en raison de la perte de capacité de gain ainsi que des dépenses directes et indirectes dûes à la pauvreté.

Selon Latet, un investissement de 76 milliards de shekels (18 milliards d’euros) sur 10 ans pourrait ramener le taux de pauvreté en Israël au niveau des autres pays de l’OCDE.


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://patlotch.com/text/index.html
Admin
Admin


Messages : 6317
Date d'inscription : 29/04/2015
Localisation : trop loin

MessageSujet: Re: PAUVRETÉS et RICHESSES : produit de l'exploitation et des dominations capitalistes   Ven 18 Déc - 12:12



La France compte 3,8 millions de personnes mal-logées Le Figaro Immobilier 18/12/15


Crédit: Luc Legeay. (Flickr)

En tout, c’est 12,1 millions de personnes fragilisées par rapport au logement et 1,1 million de Français qui vivent dans des copropriétés en difficulté, selon un rapport de la Fondation Abbé Pierre
 
Citation :
Le chiffre est en constante hausse, et le constat est alarmant. La France compte actuellement 3,8 millions de personnes mal-logées et 12,1 millions de personnes fragilisées par rapport au logement, a révélé jeudi la Fondation Abbé Pierre (FAP), qui se base sur l’exploitation de la dernière édition de l’enquête nationale logement (Enl) 2013 de l’Insee.

Le chiffre de 3,8 millions de mal-logés comprend notamment 894.500 personnes «privées de logement personnel» et 2,9 millions de «personnes vivant dans des conditions de logement très difficiles», a expliqué Manuel Domergue, directeur des études à la Fondation, lors d’une conférence de presse à Paris.

Mais ce chiffre de 3,8 millions de mal-logés ne peut pas être comparé à celui du précédent rapport sur le mal-logement de la Fondation, établi à 3,5 millions, car les critères de l’Insee ont changé depuis la précédente enquête de 2006, a-t-il précisé. Parmi les «personnes privées de logement personnel», la FAP comptabilise 141.500 sans domicile (+50% entre 2001 et 2012), 25.000 personnes logées en hôtel, 85.000 personnes en habitations de fortune, et 643.000 en logements contraints chez des tiers (+19%, entre 2002 et 2013).

Parmi les «personnes vivant dans des conditions de logement très difficiles», sont notamment recensées 2,1 millions de personnes privées de confort car leur logement ne possède pas d’eau courante, de WC intérieurs, de douche, de moyen de chauffage ou de coin cuisine, ou leur façade est très dégradée avec des fissures profondes. Et 934.000 personnes vivent en «surpeuplement accentué» c’est-à-dire qu’il leur manque deux pièces par rapport à la norme de peuplement (+17% entre 2006 et 2013).

Privation du confort sanitaire de base

Ce n’est pas tout. Par ailleurs, la FAP compte aussi dans les mal-logés 44.000 «gens du voyage» en manque de places dans des aires d’accueil aménagées, et 41.000 migrants vivant dans des foyers de travailleurs migrants non réaménagés. Autour de ce noyau dur de 3,8 millions de mal-logés, la FAP comptabilise 12,1 millions de personnes «fragilisées par rapport au logement», et qui pourraient «basculer dans le mal-logement», a expliqué Christophe Robert, délégué général de la Fondation.

Il s’agit de 4,4 millions de personnes modestes «en surpeuplement modéré» (il leur manque une pièce par rapport à la norme d’occupation), de 1,2 million de personnes en impayés de loyers ou de charges (+2% entre 2006 et 2014), et 1,1 million de personnes vivant dans des copropriétés en difficulté. S’ajoutent aussi deux nouvelles formes de «fragilité»: les 5,7 millions de personnes qui consacrent un effort financier excessif à leur logement (plus de 35% des revenus, avec un faible reste à vivre), et les 3,5 millions de personnes modestes qui disent avoir eu froid pour cause de privation de chauffage pour raisons financières (+44% entre 2006 et 2014).

Sur la plupart des indicateurs, la situation du mal-logement s’est aggravé, a souligné Christophe Robert. Seul motif de satisfaction, le nombre de personnes privé du confort sanitaire de base (absence de WC à l’intérieur, de douche, etc.) a diminué de 41% entre 2006 et 2013. La Fondation Abbé Pierre présentera son nouveau rapport annuel sur le mal-logement le 28 janvier, qui sera axé notamment sur «le mal-logement qui rend malade», a précisé Christophe Robert.




Dernière édition par Admin le Sam 7 Mai - 23:38, édité 2 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://patlotch.com/text/index.html
Invité
Invité



MessageSujet: Re: PAUVRETÉS et RICHESSES : produit de l'exploitation et des dominations capitalistes   Sam 19 Déc - 8:04


à Paris, hier soir, Bastille - Nation








source, Patlotch, les gens 12 images + une à Paris, de Saint-Paul à Bastille et Nation, hier soir

Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité



MessageSujet: Re: PAUVRETÉS et RICHESSES : produit de l'exploitation et des dominations capitalistes   Mer 23 Déc - 9:15



Les inégalités se creusent en France Source AFP Le Point.fr 23/12/2015

En 2014, le taux de pauvreté a grimpé de 0,2 point à 14,2 % de la population française. Une légère hausse due principalement à l'absence de croissance


Photo d'illustration. Des bénévoles, installés devant le portrait de Coluche, humoriste et fondateur des Restos du coeur, procèdent à la distribution de denrées alimentaires dans l'un des onze centres, le 30 novembre 2009 à Marseille. © AFP/ MICHEL GANGNE

Citation :
Mauvaise nouvelle à la veille de Noël. Le taux de pauvreté s'établirait à 14,2 % de la population en France en 2014, soit une hausse de 0,2 point, après deux années consécutives de baisse, selon une estimation provisoire de l'Insee publiée mercredi 23 décembre. Ce taux est estimé à partir d'une méthode expérimentale fondée sur un modèle de microsimulation permettant pour la première fois de publier une estimation du taux de pauvreté d'une année (N) dès la fin de l'année suivante (N + 1), précise l'Insee. "La baisse des inégalités constatées en 2012 et 2013 ne se poursuivrait pas en 2014", avance également cette estimation précoce.

Une croissance en berne et la hausse du chômage expliqueraient en grande partie la légère hausse du pourcentage de la population en situation de pauvreté. "La situation macroéconomique globalement peu dynamique en 2014 aurait davantage touché les moins aisés", analyse l'Insee. En 2014, le PIB n'a progressé que de 0,2 % et le nombre de demandeurs d'emploi en catégorie A avait augmenté de près de 190 000.

"Nowcasting"


L'Insee publiait jusqu'à présent le taux de pauvreté plus d'un an et demi après la fin de l'année considérée. Ce délai de 21 mois est dû pour les trois quarts à la récupération de données administratives, indispensables pour établir cet indicateur de la façon la plus fiable. Le taux de pauvreté de l'année 2013 a ainsi été publié en septembre 2015 : il était de 14 %, en recul de 0,3 point par rapport à celui de 2012 (corrigé pour tenir compte de modifications introduites en 2013). Le taux de pauvreté définitif continuera d'être publié suivant cette méthode et dans ce calendrier. Ainsi, l'estimation définitive du taux de pauvreté de 2014 sera publiée en septembre 2016.

"Pour évaluer plus rapidement la situation et l'efficacité des politiques publiques de lutte contre la pauvreté et les inégalités, il est souhaitable de disposer d'indicateurs plus précoces", explique l'Insee. Et la demande de réduction des délais pour les indicateurs phares est forte, au niveau tant national qu'européen. Les résultats provisoires produits dans le cadre de la microsimulation, ou "nowcasting", continueront d'être évalués et pourront faire l'objet d'ajustements, précise l'institut. La croissance du quatrième trimestre 2015 et l'inflation du mois de janvier 2016 seront également publiées dans des délais plus courts, le 29 janvier 2016, ainsi que le taux de chômage au sens du BIT du premier trimestre 2016 autour du 20 mai 2016, indique l'Insee.



France : le taux de pauvreté recommence à augmenter latribune.fr 23/12/2015


Le rapport entre le niveau de vie des dix pour cent les plus aisés et des dix pour cent les plus modestes resterait toutefois stable à 3,5. (Crédits : reuters.com)

Plus de 14% des Français vivent désormais sous le seuil de pauvreté, c'est-à-dire avec moins de 1.002 euros par mois. Les politiques en faveur des ménages modestes n'ont pas réussi à compenser le ralentissement de la croissance

Citation :
"La baisse des inégalités constatées en 2012 et 2013 ne se poursuivrait pas en 2014". C'est ce que relève l'Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) sur la base d'une estimation provisoire publiée mercredi 23 décembre. Le nombre de Français vivant sous le seuil de pauvreté (seuil qui se situe à 60% du niveau de vie médian) s'établirait notamment à 14,2% de la population en France en 2014, soit une hausse de 0,2 point après deux années consécutives de baisse, précise l'Insee.

Toujours selon l'institut, le niveau de vie médian et le seuil de pauvreté auraient augmenté l'an passé de 0,2% en euros courants. Le seuil de pauvreté s'élèverait ainsi à 1.002 euros par mois, ce qui correspond à un revenu disponible de 2.104 euros pour une famille composée d'un couple avec deux enfants de moins de quatorze ans.

Les ménages les plus pauvres davantage frappés par la crise

L'Insee souligne que les inégalités ont augmenté depuis le début des années 2000, plus particulièrement depuis la crise de 2007-2008, avant de régresser en 2012 et 2013. Mais en 2014 le coefficient de Gini, qui mesure le degré d'inégalité sur une échelle de zéro à un, augmenterait légèrement, de 0,004 point à 0,295. Le rapport entre le niveau de vie des dix pour cent les plus aisés et des dix pour cent les plus modestes resterait toutefois stable à 3,5.

Pour expliquer cette évolution, l'Insee souligne que le ralentissement de la croissance française en 2014 (0,2% après 0,7% en 2013) aurait davantage touché les ménages les moins aisés, du fait notamment de la montée du chômage qui les a davantage frappés. Les baisses d'impôts et les revalorisations de certaines prestations pour les ménages modestes, la hausse de l'impôt sur le revenu ciblée sur les plus aisés, si elles ont diminué le niveau de vie médian et les inégalités, n'ont pas permis de compenser l'impact de la conjoncture.

L'estimation définitive du taux de pauvreté de 2014 sera publiée en septembre 2016.

L'Insee confirme une croissance de 0,3%


Par ailleurs, la croissance du produit intérieur brut (PIB) a bel et bien atteint 0,3% au troisième trimestre en France, après avoir stagné lors du trimestre précédent, confirme l'Insee dans une estimation détaillée.


Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité



MessageSujet: Re: PAUVRETÉS et RICHESSES : produit de l'exploitation et des dominations capitalistes   Mer 23 Déc - 10:17



La faible croissance et la progression du chômage accentuent la pauvreté Guillaume de Calignon 23/12



En 2014, le taux de pauvreté a grimpé de 0,2 point, à 14,2 % de la population. L’absence de croissance explique qu’environ 125.000 Français se soient retrouvés pauvres l’an dernier

Citation :
Croissance en berne et hausse du chômage ont caractérisé l’économie française en 2014. Avec un corollaire : l’augmentation de la pauvreté. L’Insee estime, dans une étude publiée ce mercredi, que 14,2 % des Français, soit 8,5 millions de personnes environ, vivaient sous le seuil de pauvreté l’année dernière, contre 14 % l’année précédente. Environ 125.000 personnes se seraient retrouvées pauvres en un an. Cette hausse met fin à deux années de baisse de la pauvreté dans l’Hexagone.

Le taux de pauvreté correspond à la part de la population vivant avec moins de 60 % du niveau de revenu médian (revenu qui sépare la population en deux, la moitié ­perçoit plus, la moitié moins). L’an dernier, le seuil de pauvreté estimé atteignait 1.002 euros net mensuels pour une personne seule et un revenu disponible de 2.104 euros net par mois pour une famille ­composée d’un couple avec deux enfants de moins de quatorze ans.

Selon l’Insee, « la situation macroéconomique globalement peu dynamique en 2014 aurait davantage touché les moins aisés ». L’an passé, le PIB n’a progressé que de 0,2 % et le nombre de demandeurs d’emploi en catégorie A recensés par Pôle emploi a grimpé de près de 190.000.

Les inégalités s’accroissent

« Cette légère hausse du taux de pauvreté s’explique par la baisse des revenus salariaux des personnes qui gagnent le moins », décrypte Marie Reynaud, responsable des études démographiques et sociales de l’Insee. « Il s’agit souvent de personnes qui enchaînent des contrats courts, mal rémunérés ou occupent un emploi à temps partiel. Quand le marché du travail est plus difficile, les arrêts entre deux contrats peuvent se prolonger et les revenus salariaux baissent. Le taux de chômage a d’ailleurs augmenté pour les 30 % de la population dont le niveau de vie est le plus bas », poursuit-elle. Le niveau de vie des 30 % des individus les plus pauvres a baissé davantage que celui des 70 % au niveau de vie plus élevé – qui lui est resté quasi stable –, ce qui a fait basculer des personnes dans la pauvreté.

Alors qu’elles avaient reculé entre 2011 et 2013, les inégalités ont aussi légèrement progressé en 2014, malgré plusieurs mesures gouvernementales visant à les réduire. La baisse d’impôt exceptionnelle pour les bas revenus et les revalorisations de certains minima sociaux ont profité aux ménages défavorisés. Et la diminution du plafond du quotient familial a touché les ménages les plus aisés. Mais cela n’a pas suffi à réduire les inégalités. Pis, « ces réformes intervenues en 2014 auraient diminué le niveau de vie médian de 0,5 point », selon l’Insee. Sans leur mise en œuvre, les prélèvements auraient été plus faibles et les prestations légèrement plus élevées.

« Les inégalités se sont accrues du fait de la conjoncture économique dans un contexte où les mesures fiscales et sociales tendaient à les réduire », résume Marie Reynaud. Plus que jamais, il apparaît difficile de réduire les inégalités et la pauvreté sans croissance.


Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité



MessageSujet: Re: PAUVRETÉS et RICHESSES : produit de l'exploitation et des dominations capitalistes   Ven 22 Jan - 20:21


pas terrible comme message politique, ni même comme analyse, c'est toujours un peu comme ça, chez Michel Collon. Mais les données sont intéressantes, et puis hein, ici c'est la catégorie PAUVRETÉS et RICHESSES : produit de l'exploitation et des dominations capitalistes...




Un monde de plus en plus inégalitaire Tarik Bouafia 22 janvier 2016

Victor Hugo a un jour écrit : « C'est de l'enfer des pauvres qu'est fait le paradis des riches ». Ce glaçant constat dressé il y a plus d'un siècle par l'auteur des Misérables est plus que jamais d'actualité. Pendant que de plus en plus de gens font face à la précarité, au chômage, à la pauvreté, à l’exclusion, l'élite mondiale des ultra-riches, elle, ne connaît pas la crise, mieux, elle en profite pour s'enrichir.


Citation :
Un constat alarmant

L’organisation non gouvernementale (ONG) Oxfam a publié cette semaine un rapport sur l’état des inégalités dans le monde. Autant dire tout de suite que les riches ne se sont jamais aussi bien portés qu’aujourd’hui. Les chiffres ont de quoi donner le tournis. En effet, l’ONG prévoit qu’en 2016, les fameux 1% les plus riches posséderont plus de la moitié de la richesse mondiale. Les 99% restants devront se partager le reste du gâteau. Les 80 plus grosses fortunes de la planète détiennent ainsi autant de richesses que les 3,5 milliards des plus pauvres.

Chaque adulte de cette élite possède personnellement plus de 2,7 millions de dollars. Des inégalités qui au fil des années ne cessent de se creuser. En 2010, les 1% détenaient 44% de la richesse mondiale contre 56% pour le reste. En 2020, on estime que la part de leur richesse atteindra 52,5%.

Par ailleurs, selon une étude réalisée par la banque suisse UBS en partenariat avec le cabinet de recherche singapourien Wealth X, le nombre de milliardaires dans le monde s’élève en 2014 à 2.235, soit une augmentation de 7% par rapport à 2013. La crise économique de 2008 n’a en rien affecté l’élite mondiale, bien au contraire. Alors que des millions de personnes se retrouvaient sur le carreau du jour au lendemain, renvoyés de leur travail après de bons et loyaux services, pendant que des millions d’Européens, d’Etats-uniens sombraient brusquement dans la pauvreté et la précarité et que des pays du Sud subissaient des famines toujours plus dévastatrices, l’élite capitaliste mondiale faisait exploser ses comptes en banques. Cette énième crise du capitalisme a mis une nouvelle fois à nu ce système injuste et cruel. Et aucun pays de l’OCDE n’est épargné par cette dérive inégalitaire.


En France par exemple, tandis que les grands patrons et les actionnaires se goinfraient de dividendes, de stock options et de retraites chapeau, la masse de la population recevait et continue de recevoir les foudres de ce système basé sur l’hyper profit de quelques-uns et l’exploitation du plus grand nombre. Les statistiques sont là pour en témoigner. Alors que, dans toute son histoire, la France n’a jamais été aussi riche, on compte plus de 140.000 sans domicile fixe. Selon l’Insee, le taux de pauvreté était de 12,6% en 2004, il a grimpé à plus de 14% en 2012. De plus, ce sont plus de 3,5 millions d’individus qui bénéficient de l’aide alimentaire et 3,8 millions de personnes qui perçoivent les minimas sociaux. Et les riches dans tout ça ? Ne nous inquiétions surtout pas pour eux, ils vont très bien ! L’Europe est en récession mais par contre la croissance des milliardaires, elle, est affolante. En effet, selon le magazine Challenges ils étaient 55 en 2013. En 2014, ils étaient 12 de plus. Leur patrimoine lui aussi se porte bien. Ce dernier a augmenté de 15% en un an, atteignant ainsi les 390 milliards d’euros. Après, on vient nous raconter que l’État est ruiné et qu’il n’a plus d’argent pour assurer les services publics.

Aux États-Unis, pays de l’argent-roi, le constat est encore plus inquiétant. 22%, c’est la part de la richesse nationale détenue par...0,1% de la population alors qu’en 1970, cette oligarchie en possédait « seulement » 7%.

Les 75.000 individus les plus riches détiennent, tenez vous bien, 10.265 milliards de dollars soit plus de deux tiers du PIB du pays
. Depuis quelques mois, tous les médias dominants encensent l’économie états-unienne qui affiche un taux de croissance de l’ordre de 3 à 4%. Mais croissance économique ne rime pas avec réduction des inégalités. Cette croissance est en effet accaparée par les plus riches. Par ailleurs, les classes laborieuses ne profitent pas des fruits de cette croissance. Le salaire moyen stagne, voire régresse, et atteint un niveau à peine plus élevé qu’en...1964. Le salaire minimum, lui, reste bloqué à un maigre 7,25 dollars de l’heure malgré les nombreuses protestations des salariés, notamment de chaînes de fast-food qui réclament des hausses de salaires.


Un problème éminemment structurel- L’Etat au service des riches

Après la seconde guerre mondiale, les États ont joué un rôle prépondérant dans la conduite de l’économie permettant aux puissances occidentales d’afficher des taux de croissance annuels avoisinant les 10%. L’État se posait alors en arbitre des conflits de classes entre le capital et le travail et veillait à que les inégalités n’explosent pas. Ces taux de croissance ont permis de développer des services publics performants dans le domaine de la santé, de l’éducation, des transports, de l’énergie. Néanmoins, malgré les avancées sociales dues notamment à l’important rapport de force qu’entretenaient les syndicats et les partis communistes avec les bourgeoisies nationales, les structures économiques, sociales, politiques et culturelles ne furent pas modifiées. La domination capitaliste s’étatisa. Voilà pourquoi on parle de « capitalisme d’État » pour définir cette période des « trente glorieuses ». Cependant, il ne faut pas oublier que la prospérité qu’ont connue les pays capitalistes occidentaux au lendemain de la seconde guerre mondiale s’est faite sur le dos des peuples du Sud. Colonialisme, impérialisme, pillage des ressources naturelles, imposition par le « Nord » de dettes « odieuses »...

La richesse des uns a provoqué la misère des autres, tout comme aujourd’hui. Puis tout a commencé à basculer avec le virage néolibéral initié aux États-Unis par Ronald Reagan et en Angleterre par Margaret Tchatcher, avant de se propager dans le reste du monde occidental et finalement dans toute la planète. Le néolibéralisme se caractérise par l’ouverture de nouveaux domaines à la loi du marché, par une financiarisation croissante de l’économie et surtout par un désengagement important de l’État dans sa participation à la gestion de l’économie. Ce désengagement est l’une des causes majeures de cette recrudescence des inégalités. Prenons quelques exemples très concrets : depuis maintenant près de 30 ans, une petite musique lancinante s’impose aux oreilles des citoyens européens. C’est la fameuse musique de la « dette ». « La dette explose ! », « L’État n’a plus les moyens » « Il faut dégraisser le mammouth », l’ « État est obèse ».

Principaux dirigeants politiques, économistes, « experts », chroniqueurs, éditorialistes... Ils ont appris la chanson par cœur et la chantent à merveille. Alors, on nous répète à longueur de journée que l’ « État a trop dépensé » (pour les services publics), que l’ « État vit au-dessus de ses moyens » et qu’il faut donc baisser les dépenses sociales dans la santé, l’éducation, les allocations... Puis, on nous répète qu’il faut privatiser les entreprises appartenant à l’État et donner plus de marges aux entreprises, baisser l’impôt des plus riches...Bref, il faut libéraliser radicalement notre économie. Notons au passage que le mot « radical » n’est pas connoté de la même manière quand il s’agit de prôner un radicalisme de « gauche » ou un radicalisme de « droite ».

Dans le vocabulaire de la noble pensée, le premier est connoté péjorativement tandis que le second est qualifié positivement. Ainsi, il faut « se serrer la ceinture ». Mais lorsqu’on regarde les chiffres de plus près, surprise, la réalité s’avère bien différente. En effet, selon un rapport du Collectif citoyen de la dette (CAC), 59% de la dette française est purement et simplement illégitime. Pourquoi ? Parce que cette dette n’est pas le fruit d’un emprunt contracté par l’État français pour financer l’économie et ainsi œuvrer à servir à l’intérêt général. Non ! Cette dette est due à une politique extrêmement avantageuse menée en faveur des plus riches. Autrement dit, l’État s’est volontairement privé de rentrées fiscales pour satisfaire la classe des plus riches. Niches fiscales, « boucliers fiscaux » (600 millions d’euros donnés aux plus riches), exonérations d’impôt, baisse de la fiscalité pour les ménages les plus aisés et les grandes entreprises comme Total (qui ne paye pas un centime d’impôt en France) … Autant de cadeaux fiscaux qui ont vidé les caisses de l’État.

Ainsi, la part du PIB lié à ces recettes fiscales a fondu de 5 points, de 22% dans les années 1980, elle est passée à 17% au cours des trois dernières années. Et les dépenses publiques, ont-elles vraiment explosé comme aiment à nous le répéter les prédicateurs néolibéraux ? Eh bien encore une fois, le système médiatique a menti. Les dépenses publiques ont diminué en part du produit intérieur brut (PIB) passant en moyenne de 22,7% en 1980 à 20,7%. Nous avons ici l’exemple type du genre de politiques économiques qui ont favorisé l’aggravation des inégalités. L’État a donc artificiellement créé les conditions pour qu’émerge une forte inégalité entre les très riches et le reste de la société. Les messagers de la sacro-sainte parole libérale nous avait pourtant assuré que cette politique en faveur des riches profiterait à la population. Résultat ? La France connaît un chômage de masse qui touche plus de 5 millions de personnes et le nombre de travailleurs pauvres ne cesse d’augmenter. Malgré ce cuisant échec, les serviteurs politiques au service de la classe possédante persistent et signent.

Un autre exemple très concret montre comment l’État participe à l’accroissement des inégalités. C’est le cas de l’Angleterre. Les grands patrons, qu’ils soient français, allemands, espagnols appuyés par les médias et les dirigeants politiques ne manquent jamais l’occasion de dénoncer « l’assistanat », les « assistés » autrement dits les chômeurs, les bénéficiaires d’allocations et parfois même les étudiants ou les retraités. Ces gens qui, nous dit-on, « profitent du système », ces personnes qui vivent aux « crochets de la société »... Vraiment, ces individus sont-ils vraiment les assistés du système ? Ne sont-ils pas au contraire les premières victimes de cette société injuste et inégalitaire ? Allons, remettons les choses à l’endroit et un peu d’ordre dans toute cette confusion entretenue par l’oligarchie au pouvoir. Les « assistés », les vrais, ce sont les plus riches, les grandes entreprises, les grandes fortunes, ceux qui vivent grâce à l’État, cet État « prédateur » qu’ils dénoncent quand il intervient dans l’économie et qu’ils vénèrent lorsqu’il sauve les banques de la faillite. En Angleterre donc, l’État investit dans des infrastructures qui profiteront non pas à la population mais au secteur privé. Dans le secteur ferroviaire, la situation est inédite. Depuis que le réseau a été privatisé en 1993, les dépenses publiques ont été multipliées par six ! Le réseau est privatisé mais c’est l’État qui continue à payer les frais d’entretien car les compagnies privées n’investissent pas assez. Entre 2007 et 2011, les cinq principales compagnies ferroviaires ont reçu 3 milliards de livres de l’État. C’est ce qu’on appelle communément se faire « plumer ».

Enfin, dernier exemple : l’État exonère annuellement de 88 millions de livres sterling les familles qui envoient leurs enfants dans les écoles privées. Ces écoles étant réservées aux plus riches, les familles aisées bénéficient de la grande générosité de l’État anglais. Pendant ce temps-là, le gouvernement ultra-libéral de David Cameron a décidé de réduire les prestations attribuées aux chômeurs et aux travailleurs. C’est plus de trois millions quatre cents mille personnes qui vivent avec le salaire de subsistance soit 7,20 de l’heure. Les budgets alloués au logement, à la santé ont diminué considérablement. Cette situation où l’État veille au bien-être des riches et néglige le reste de la société a été formulée de la manière suivante par l’écrivain Owen Jones : « socialisme pour les riches, capitalisme pour les autres ».

Que dire également de ce grave phénomène qu’est l’évasion fiscale ? Là aussi, les États font mine de ne rien voir. Pourtant, ils sont en capacité d’agir et de punir ceux qui décident de déposer leur argent dans des paradis fiscaux. On estime qu’en France l’évasion fiscale représente un coût d’environ 60 milliards de dollars par an. Ce serait entre 80 et 100 milliards d’euros en Espagne, sans compter les 40 milliards détournés par la corruption. Au total, ce sont plus de 1000 milliards d’euros qui échappent aux pays de l’Union Européenne. Enfin, les gouvernements occidentaux ont trouvé la solution pour venir en aide aux pauvres : le développement de la philanthropie et de la charité. A défaut de servir l’intérêt général, l’État délègue ces fonctions à des milliardaires comme Bill Gates par exemple. Santé, école, alimentation, ces bienfaiteurs de l’humanité s’occupent des plus démunis. L’État se dirige vers des fonctions régaliennes (sécurité, justice) et laisse la « main invisible » du marché réguler l’économie.

On demande à l’État d’intervenir de moins en moins dans la sphère économique tout en comptant sur lui au cas où il faudrait sauver des banques en faillite ou envoyer son arsenal répressif pour tuer de jeunes manifestants pacifiques... L’essor de la charité a également pour but de légitimer la richesse des riches en les rendant indispensable. Voilà comment la société dans laquelle nous vivons s’éloigne de ses responsabilités sociales, économiques pour faire émerger la figure du riche-sauveur et ainsi le légitimer alors que c’est lui le véritable responsable des maux dont souffrent nos économies.


Mondialisation et accroissement des inégalités

Alors bien sûr, on ne peut évoquer le thème des inégalités sans pointer du doigt la mondialisation. Cette mondialisation sauvage qui crée un fossé toujours plus abyssal entre les pays très développés et les pays les plus pauvres. Prenons deux exemples qui mettent en exergue la fabrication économique, sociale et géographique des inégalités.

Premièrement, les délocalisations. Ces dernières ont pour but de transférer les activités d’une entreprise dans un pays où le prix du travail est inférieur et où les matières premières sont moins chères... Ces délocalisations ont certes apporté du travail aux pays concernés mais pour quel salaire ? De véritables salaires de misère, voilà la réalité. Pendant ce temps, l’entreprise ou la multinationale multiplie son coût de revient par 5, 10, 15... L’exemple le plus connu est celui des maquiladoras au Mexique.

Ces usines proches de la frontière états-unienne qui produisent jours et nuits des jeans pour la marque Levis, GAP... Un jean coûte peut être à la fabrication 10 dollars, 4 seront donnés au travailleur et le reste pour payer les matières premières. A peine sorti d’usine, il sera exporté vers les États-Unis pour être vendu dans les magasins de New York ou Miami à 70, 80, 90 dollars. L’exploitation du travailleur permet au patron de tirer une marge conséquente et ainsi de faire croître rapidement sa richesse pendant que l’ouvrier lui, n’aura pas assez d’argent pour subvenir à ses besoins les plus élémentaires. Voilà comment se crée l’inégalité entre l’employeur et l’employé. L’appauvrissement du second conditionne l’enrichissement du premier. Et puis, il ne faut pas oublier les salariés qui ont été licenciés dans le pays d’origine afin que l’usine puisse être délocalisée. Ils se retrouvent au chômage pendant que leur ancien patron s’enrichit. Ce dernier rejoignant doucement les 1% et eux glissant sûrement vers les 99%.

Deuxième exemple, les politiques agricoles notamment mises en place aux États-Unis et en Europe, comme la politique agricole commune en vigueur en Europe. Cette dernière subventionne la production agricole mais pas seulement. Elle subventionne aussi les exportations. Une politique qui ne manque pas de créer des désastres économiques et humains. En effet, prenons un agriculteur espagnol qui reçoit des subventions pour exporter ses poulets au Sénégal. Étant donné qu’il a reçu des subventions de la part de l’Union Européenne, il peut se permettre de baisser le prix de son poulet pour ainsi être plus compétitif sur le marché local. Cependant, l’agriculteur sénégalais, lui, n’a pas reçu de subventions, il ne peut donc pas se permettre de baisser le prix de son produit. Mais, pour les consommateurs à faible revenu, il est plus économique d’acheter le poulet européen, moins cher. Conséquence : l’agriculteur africain ne vend plus, il fuit vers la ville pour trouver un emploi et, comme dans la majorité des cas il n’en trouve pas, il décide de prendre le chemin de l’émigration pour venir parfois mourir en méditerranée. C’est encore un exemple qui démontre comment le Nord tente de maintenir certains pays du Sud dans la soumission et la domination. Des politiques injustes et inéquitables qui provoquent de graves conséquences et qui participent au creusement des inégalités entre le Nord et le Sud.


Malheur aux pays du Sud qui osent se développer en toute indépendance...

Dans son célèbre ouvrage, L’ Impérialisme, stade suprême du capitalisme, Lénine montre comment le capitalisme, avide de nouveaux territoires, de nouveaux espaces, de nouvelles ressources pour se développer et écouler ses marchandises tente à travers l’exportation de capitaux de conquérir de nouvelles terres et de nouveaux marchés.

L’histoire du capitalisme est intimement liée au colonialisme et à l’impérialisme. En effet, ce sont les ressources naturelles d’Amérique, d’Afrique et d’Asie qui ont permis au capitalisme de voir le jour, ce que Marx a appelé l’ « accumulation originaire ». Les siècles ont passé, les colonies ont acquis leur indépendance mais l’impérialisme, lui, est loin d’avoir disparu. Et les disparités, les inégalités de richesses entre le Nord et le Sud sont la conséquence de ces siècles d’exploitation et de pillage.

Les inégalités restent toujours importantes à cause de cet héritage du passé mais également parce que certains pays sont aujourd’hui devenus des néo-colonies
. Certes, ils ne sont plus occupés militairement mais l’économie, elle, profite à la bourgeoisie du pays en question et à la bourgeoisie des pays du Nord. Ces inégalités sont la conséquence du pillage des ressources naturelles et des accords de libre-échange extrêmement défavorables aux pays du Sud tels que l’ALENA entre le Canada, les États-Unis et le Mexique. Cette quête des ressources naturelles et énergétiques sont essentielles pour assurer la survie des grandes puissances. C’est pourquoi les gouvernements capitalistes occidentaux sont prêts à tout pour empêcher un pays du Sud de se développer de manière indépendante et autonome. Les puissances occidentales ont tellement été habituées à piller les ressources des pays du Tiers Monde en toute quiétude que lorsque des présidents progressistes, voire révolutionnaires, arrivent au pouvoir pour améliorer la vie de leur peuple, ils sont prêts à tout pour les renverser. L’indépendance économique est perçue comme un crime par les 1%. C’est pourquoi on a tenté de faire tomber Hugo Chavez, Fidel Castro, Evo Morales, Thomas Sankara, Patrice Lumumba, Gamal Abdel Nasser avec plus ou moins de succès. L’enjeu est clair : soit les pays du Sud se développent de manière souveraine et indépendante et ainsi les inégalités Nord-Sud diminueront, soit les puissances impérialistes continuent à mettre la main sur les ressources naturelles des pays en développement et, là, le fossé risque de grandir à une vitesse phénoménale.


Circulez y’a rien à voir

Il serait intéressant d’analyser le traitement ou plutôt le non traitement médiatique suite au rapport sur les inégalités. En effet, ce rapport a été traité de manière très timide, voire silencieuse, de la part des médias dominants. Quelques annonces et articles dans les JT, à la radio et dans les journaux, et puis plus rien. Pourtant, le sujet est particulièrement grave et mérite qu’on s’y arrête bien plus longuement. Mais rien à faire, l’élite journalistique, corollaire et complice de l’élite économique et financière n’a pas l’air très intéressée par ce sujet, pourtant d’une importance capitale pour l’avenir de l’humanité. On avait connu plus grande indignation de la part des médias... Un constat alarmant sur les inégalités évoqué vite fait bien fait et puis on en parle plus. Pas de véritable débat au sens démocratique du terme, c’est à dire des débats où s’affrontent des pensées, des idéologies et des projets (vraiment) contradictoires. Car en effet, nos médias nous ont plutôt habitués à des simulacres de « débats » où chaque intervenant prend la parole pour dire à la virgule près ce que son « opposant » a affirmé quelques minutes plus tôt. Pas d’édition spéciale non plus. Aucune recherche approfondie pour trouver les véritables raisons de ce fossé qui se creuse entre les hyper-riches et le reste de la société.

Au fond, le message des médias est plutôt clair : pourquoi s’attarder sur des sujets auxquels on ne plus pas changer grand-chose ? En effet, les libéraux considèrent presque l’économie comme une science exacte et les problèmes comme les « inégalités » sont quasiment perçus comme des sujets d’ordre « naturel » contre lesquels on ne peut rien. Par conséquent, il est inutile de polémiquer sur ces derniers puisque le cours des choses ne changera pas. Voilà en substance la vision des médias, ces dignes porte-paroles de la classe dominante. Et puis, on peut trouver la raison de ce silence coupable des médias en cherchant à qui appartiennent ces fameux organes de propagande. Et là, on y trouve peut-être une explication.

La plupart des organes de presse appartiennent à de puissants industriels, banquiers et hommes d’affaires. Et, comme par hasard, certains de ces patrons de presse comme M. Dassault, M. Pinault, M.Lagardère ou M.Arnault sont multi milliardaires. Pas étonnant alors que les médias, aux ordres de leurs patrons évoquent subrepticement ces chiffres sur les inégalités. Il ne faut surtout pas donner une mauvaise image des milliardaires. Ne surtout pas montrer comment ces nantis se sont enrichis, en exploitant des travailleurs, en les licenciant pour augmenter leurs profits et parfois en influant sur des gouvernements pour lancer la guerre à un pays et ainsi lui piller ses ressources naturelles.

Et puis enfin, ne surtout pas montrer que ces inégalités ne sont pas les fruits du hasard mais que ces dernières sont structurelles et inhérentes au système capitaliste. Dire cela pousserait sans doute plus de citoyens à se poser des questions sur le sujet et ainsi les pousserait éventuellement à la révolte. « Il y a toujours eu des riches, toujours eu des pauvres, la guerre a toujours existé, la faim a toujours existé, c’est comme ça, c’est la vie on n’y peut rien ». Pour résumer, « subissez et fermez-là ». Voilà le constat et les orientations que proposent les « nouveaux chiens de garde ».


Faire face à la résignation

Alors bien sûr, cette situation est loin d’être une fatalité. L’ONG Oxfam qui a réalisé l’enquête a avancé plusieurs pistes afin de lutter contre ces inégalités. Parmi elles, le retour de l’État Providence, un revenu garanti pour les plus pauvres, une lutte acharnée contre l’évasion fiscale, la gratuité des services publics ou encore une plus grande taxation des revenus du capital. Des mesures qui vont bien évidemment dans le bon sens, qui pourraient donner un bol d’air frais à l’économie et qui permettraient également de réduire les inégalités. Néanmoins, ces solutions ne sont pas du goût de tout le monde. En effet, pour Nicolas Doze, chef du service économie de la très libérale chaîne française d’information BFMTV, les solutions proposés par l’ONG sont « dogmatiques ». Encore une manière de pousser les gens à la résignation en leur faisant comprendre que des solutions progressistes ou radicales sont bonnes pour la poubelle.

Mais au fait qui fait preuve de dogmatisme ? Les propositions formulées par l’ONG sont-elles vraiment « dogmatiques » ou bien tout simplement réalistes et adaptées à la gravité de la situation ? Taxer plus fortement le capital, c’est être dogmatique maintenant ? Assurer des services publics pour tous, c’est être irresponsable ? Allons, les vraies dogmatiques dans l’histoire ce sont ces fanatiques de la religion libérale qui ne connaissent aucun autre discours que celui qui prône le désengagement de l’État, la suppression des 35 heures et l’autorisation du travail dominical. Et même les échecs patents de leurs politiques ne les font pas changer d’avis. Ils promettent plein emploi et croissance. Résultat, les pays sont en récession et le chômage ne cesse de bondir jour après jour. Mais, pas grave, ils persistent et signent. Si ça, ce n’est pas être dogmatique, il faut alors m’expliquer ce qu’est le dogmatisme. Une chose est sûre dans cette histoire, c’est que les citoyens n’ont strictement rien à attendre des partis dominants, et plus généralement de l’État, en tout cas de cet État. Les responsables politiques ne sont pas la solution, ils sont le problème. Cet Etat, quant à lui, n’est là que pour servir les intérêts de la classe dominante. La classe politique n’étant que la garante institutionnelle et politique de la classe possédante.

Les solutions avancées par l’ONG vont dans le bon sens mais ne doit-on pas être plus radical ? Là est toute la question. La sortie du modèle néolibéral est une urgence absolue, partagée par des millions de citoyens européens. Mais après ? Laisse-t-on au capital le rôle de diriger l’économie ? Doit-on continuer à subir la dictature d’une petite élite parasite qui ne représente personne sinon elle-même ?

Après la crise de 2008, Nicolas Sarkozy avait plaidé pour une « moralisation du capitalisme ». Mais peut-on moraliser l’immoral ? Le capitalisme est par essence un système extrêmement violent. Les crises, les bouleversements, les catastrophes qu’il provoque font de lui le principal danger pour la survie même de l’espèce humaine. Réguler le capitalisme est une idée partagée par de nombreuses personnes, mais cela reste une idée largement inoffensive. Ne doit-on pas au contraire confier au travail, c’est à dire aux salariés, aux créateurs de richesses, la gestion même de l’économie ? Et puis n’oublions pas la question centrale de la démocratie. Celle-ci est complètement noyée dans le capitalisme. Elle n’existe pas. La preuve, si elle existait, les richesses seraient déjà beaucoup mieux partagées.

Alors voilà, le monde est aujourd’hui à un carrefour essentiel de son histoire. Les bouleversements politiques, économiques, géopolitiques qui jalonnent le monde sont en train de façonner la planète de demain. De grandes puissances sont en déclin, d’autres montent en puissance. De nouveaux acteurs, de nouveaux pays viennent frapper à la porte du concert des nations du monde. Nous avons la chance de vivre la fin d’un monde, la fin d’une époque, la fin d’une hégémonie (occidentale). Reste maintenant à savoir quels chemins nous choisirons pour créer un nouveau modèle de civilisation. Continuerons-nous à suivre ce même système, dans cette même société impitoyable, inhumaine, ou bien dirigerons-nous vers des sociétés plus égalitaires et définitivement libérées du joug de l’argent ?

Les inégalités peuvent être des facteurs de fragilisation de la cohésion sociale. Elles peuvent également être l’élément déclencheur d’une lutte entre les différentes composantes de la société, lassées d’un système injuste et qui ne les représente pas.

Le combat sera long mais il vaut la peine d’être vécu !


Revenir en haut Aller en bas
Admin
Admin


Messages : 6317
Date d'inscription : 29/04/2015
Localisation : trop loin

MessageSujet: Re: PAUVRETÉS et RICHESSES : produit de l'exploitation et des dominations capitalistes   Ven 6 Mai - 13:25


Japon: la pauvreté cachée des femmes prend de l'ampleur


Dominique Cettour Rose@GeopolisFTV 04/05/2016

« 70% des femmes occupent un emploi précaire »
« Les mères célibataires rencontrent souvent des difficultés pour décrocher une activité professionnelle
à plein temps, souvent incompatible avec leur vie de mère »



Au Japon, face à la pauvreté, les femmes et les enfants sont les plus vulnérables
© STR / JIJI PRESS / AFP

Si la pauvreté des Japonais n’est pas visible au premier coup d’œil, elle a pourtant progressé ces dix dernières années, «jusqu’à des niveaux supérieurs à la moyenne des pays de l’OCDE». Elle concerne surtout les femmes dont 70% occupent un emploi précaire. Depuis 2012, le Japon fait figure de mauvais élève, au sein de l'OCDE, affichant un taux de pauvreté infantile supérieur à celui des adultes.

Citation :
En 2012, le ministère japonais des Affaires sociales recensait 16,1% des nippons vivant sous le seuil de pauvreté, contre 11% à la même période dans les pays de l'OCDE. Cette population vivait alors avec 1,22 million de yens (8 629 euros) soit moins de la moitié du revenu médian annuel. Et pour la première fois, la part des enfants pauvres dépassait celle des adultes, atteignant 16,3%.

«Autour de moi, personne n'est pauvre, c'est à peu près ce que pensent tous les Japonais. Car la pauvreté est honteuse, on la cache et on se cache, ce qui aboutit aussi à une pauvreté relationnelle, à l'isolement», constate l'essayiste Atsuko Hida, qui enquête depuis quinze ans sur la pauvreté cachée au Japon.

Les familles monoparentales, environ un million au Japon, sont particulièrement touchées. Selon le ministère japonais des Affaires sociales, le taux de pauvreté de ces foyers s’élève à 54%, contre 12,3% quand les deux parents sont présents. Ce qui laisse penser à Mme Hida que certaines prestations sociales «n'ont pas de sens» : une mère célibataire perçoit «une allocation mensuelle d'environ 42.000 yens (336 euros) pour le premier enfant, mais seulement 5.000 yens (40 euros) supplémentaires pour le deuxième et 3.000 yens pour le troisième», regrette-t- elle.

Être mère célibataire est symbole d'échec


Elle ajoute qu'«en cas de divorce, une femme qui vivait sur le salaire de son mari se retrouve soudain démunie, tend à s'exclure elle-même du cercle de "mama-tomo" (des mamans-amies au sein d'une école) car elle n'ose pas avouer sa situation nouvelle de mère seule», symbole d'échec au Japon.

Cette pauvreté cachée s'est trouvée être à l'origine de faits divers tragiques dans l'archipel. «Récemment, une mère a tué sa fille quand elle a appris que toutes les deux allaient être expulsées de leur HLM de la banlieue de Tokyo. Comment vivrait-elle avec sa fille sans logement ? Elle a préféré épargner cela à son enfant lycéenne, qui paraissait pourtant heureuse, avait un smartphone, signe extérieur de normalité. La mère n'a pris conseil auprès de personne», raconte Atsuko Hida.

En février 2015, un adolescent de 13 ans, livré à lui-même pendant que sa mère travaillait jour et nuit pour élever ses cinq enfants, a été poignardé dans la banlieue de Tokyo. Sa mère s'est publiquement reproché sa mort.



Les mères célibataires rencontrent souvent des difficultés pour décrocher une activité professionnelle à plein temps, souvent incompatible avec leur vie de mère. Pour la énième fois, l'OCDE a invité autorités et entreprises nipponnes à faciliter le couplage travail et vie privée, tant pour les femmes que pour les hommes. Ces derniers, qui ont l'habitude de passer plus de temps dans l'entreprise qu'à la maison, doivent changer cette habitude. Pour les femmes, l'organisme international préconise d'augmenter les crèches.

Avec l'allongement de la durée de vie, la pauvreté des personnes âgées devient également problématique: 40% de la population aura plus de 65 ans en 2050.


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://patlotch.com/text/index.html
Invité
Invité



MessageSujet: Re: PAUVRETÉS et RICHESSES : produit de l'exploitation et des dominations capitalistes   Ven 13 Mai - 18:23


les pauvres ? En prison !

Un SDF écope de deux mois de prison ferme pour avoir volé des pâtes et du riz


Libération, 13 mai 2016

Citation :
A Cahors, un SDF de 18 ans a été condamné à deux mois de prison ferme pour avoir volé des pâtes, du riz et une boîte de sardines dans une maison de Figeac, raconte France 3 Midi-Pyrénées. Le jeune homme a expliqué qu'il s'était introduit dans la maison parce qu'il «avait faim».

Comme il n'a rien volé d'autre que ces denrées et n'a pas fait de dégâts, le propriétaire de la maison n'avait pas porté plainte. Pour ce vol avec effraction, le procureur avait réclamé 5 mois de prison ferme.

L'avocate du prévenu avait demandé la relaxe, rappelant la jurisprudence en matière «d'état de nécessité», elle avait cité Les misérables de Victor Hugo et la condamnation de Jean Valjean à 20 ans de bagne pour avoir volé du pain. Elle compte faire appel de la condamnation de son client.


Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité



MessageSujet: Re: PAUVRETÉS et RICHESSES : produit de l'exploitation et des dominations capitalistes   Ven 3 Juin - 6:41


mieux vaut être jeune et riche que pauvre et vieille
Mauritanie

La distribution d'aide aux pauvres se finit en drame
Les victimes, des femmes âgées, n'ont pas survécu à la bousculade générale


Crédit: Quid.fr

Huit personnes ont péri et une vingtaine ont été blessées mercredi à Nouakchott lors d'une bousculade survenue durant une distribution d'aumône aux pauvres, a indiqué à l'AFP une source hospitalière dans la capitale mauritanienne.

Citation :
Les personnes décédées sont «toutes des femmes âgées», leurs corps ont été transportés à l'hôpital principal de Nouakchott, où ont également été évacués «deux dizaines» de blessés, a affirmé cette source ayant requis l'anonymat.

La bousculade est survenue dans le quartier de Tevragh Zeina, au centre de Nouakchott, dans une cour clôturée appartenant à un particulier, où des centaines de personnes se pressaient pour recevoir la «zakat» - l'aumône légale en islam - distribuée par un homme d'affaires, selon des témoins ayant fait état de plusieurs morts et blessés.

Faiblesse du mur

Une source de sécurité jointe par l'AFP a indiqué qu'il y avait «quelques dizaines» de pauvres venus chercher la zakat, en refusant cependant de se prononcer sur le bilan.

«C'est le groupe de l'homme d'affaires (mauritanien) Zeine El-Abidine Ould Cheikh Ahmed qui a organisé la cérémonie de la zakat, conformément aux préceptes de l'islam»,
a précisé cette source sous couvert d'anonymat.

«L'activité était autorisée» et les organisateurs ont «accompli toutes les procédures administratives nécessaires», a-t-elle dit.

Selon la même source, «le manque d'organisation et la faiblesse du mur devant lequel se déroulait la distribution» font partie des facteurs «à l'origine du drame».

Après l'annonce de la bousculade, «le ministre de l'Intérieur (Ahmedou Ould Abdallah) s'est immédiatement rendu sur les lieux pour s'enquérir de la situation», a encore indiqué la source de sécurité, sans autre précision.

Enveloppes d'argent

Jusqu'à mercredi soir, aucun commentaire n'avait pu être obtenu de source officielle ou de l'entourage de l'homme d'affaires donateur, actif dans le commerce général et la promotion immobilière.

D'après des témoins, les candidats à l'aumône - des enveloppes d'argent - étaient surtout des hommes et femmes nécessiteux venus des zones pauvres de Nouakchott. Des civils chargés de gérer la sécurité durant la distribution ont été surpris par un mouvement de foule, qu'ils n'ont pu contenir, a précisé un des gardes à l'AFP.

Ce garde a indiqué avoir ensuite vu plusieurs personnes évacuées par des ambulances vers l'hôpital principal.

En Mauritanie, des riches redistribuent directement la zakat, mais dans beaucoup de pays musulmans, ces fonds sont collectés par des institutions étatiques pour de petits projets en faveur des plus démunis.

(nxp/afp)




Revenir en haut Aller en bas
Admin
Admin


Messages : 6317
Date d'inscription : 29/04/2015
Localisation : trop loin

MessageSujet: Re: PAUVRETÉS et RICHESSES : produit de l'exploitation et des dominations capitalistes   Mer 8 Juin - 0:10



C'est toujours en Suisse et au Liechtenstein que se trouve la plus forte densité de millionnaires.
Crédits photo : Jean-Christophe MARMARA/Le Figaro

INFOGRAPHIE - Selon le dernier rapport du Boston Consulting Group sur la richesse dans le monde, le nombre de millionnaires a augmenté de 6 % en 2015. Ils détiennent 47 % du patrimoine mondial[/b].

Citation :
La richesse dans le monde a encore progressé l'an dernier, mais à un rythme moins soutenu qu'en 2014 (5,2 % au lieu de 7,5 %), selon le dernier rapport du Boston Consulting Group. Le ralentissement de la croissance mondiale et la forte baisse des rendements des actifs financiers n'ont pas permis aux ménages de s'enrichir aussi vite que l'année précédente.

C'est dans les pays développés que le coup de frein est le plus marqué. Si les États-Unis demeurent le pays le plus riche du monde, le patrimoine (hors résidence principale) des habitants d'Amérique du Nord n'a par exemple augmenté que de 2 % en 2015, trois fois moins vite qu'un an plus tôt. Il dépasse désormais 60.000 milliards de dollars mais reste très concentré dans les mains des plus aisés: les millionnaires en détiennent 62%.

En Europe de l'Ouest, le ralentissement est plus modeste. La richesse des ménages a même finalement augmenté plus vite qu'outre-Atlantique en 2015. Elle s'est arrondie de 4 % en un an (contre 6 % en 2014), grâce à des marchés financiers assez cléments dans certains pays.

En dépit de sa faible croissance économique, la France a bien tiré son épingle du jeu. La richesse y a progressé de plus de 5 % l'an dernier, selon le BCG, un des taux les plus élevés du Vieux Continent. Si les détenteurs d'un patrimoine inférieur à 1 million de dollars n'ont en moyenne vu leurs actifs s'arrondir que de 2 %, ceux qui détiennent entre 1 et 20 millions ont vu le leur bondir de plus de 10 %. «Il est prévu que ce segment reste très dynamique cette année», indique Benoît Macé, directeur associé du Boston Consulting Group.

Malgré la baisse des cours du pétrole, des matières premières et la crise ukrainienne, l'Europe de l'Est s'est bien défendu, avec des actifs en hausse de 6 % l'an dernier. C'est quand même presque moitié moins qu'en 2014 (11%).

Mais, sans surprise, c'est en Asie-Pacifique que l'année a été la plus florissante. Le Japon est le seul pays où la richesse a progressé plus vite en 2015 qu'en 2014 (4 % au lieu de 3 %), grâce à la bonne tenue de la Bourse nipponne. Mais le reste de la région a été bien plus dynamique que l'Archipel, puisque le patrimoine des foyers y a bondi de 13 %, pour atteindre 37 000 milliards de dollars, grâce surtout à la hausse des revenus des individus, puisque les marchés financiers locaux n'ont guère été porteurs.

L'Europe reléguée à la troisième place en 2017 ?

À ce rythme, prédit le BCG, les cartes risquent d'être très vite rebattues. L'Europe pourrait perdre son statut de deuxième région la plus riche du monde dès 2017 et l'Amérique du Nord se voir ravir par l'Asie à son tour sa place de numéro un après 2020. À cette date, les millionnaires, qui détiennent aujourd'hui dans le monde 47 % des richesses, en posséderont plus de la moitié (52 % selon le BCG). Car leurs fortunes continuent de prospérer plus vite que la moyenne. C'est le segment des plus riches d'entre eux - ceux qui sont à la tête de plus de 100 millions de dollars - qui a vu son patrimoine s'envoler le plus vite l'an dernier, au rythme de 7 % en moyenne. Dans la région Asie-Pacifique, ces très grandes fortunes ont même enregistré une croissance de 21 % en un an. De plus, le cercle des millionnaires dans le monde continue de s'élargir. Leur nombre a augmenté de 6 % en un an, grâce notamment à la Chine et l'Inde, grands pourvoyeurs de nouvelles fortunes. Mais c'est toujours en Suisse et au Liechtenstein que se trouve la plus forte densité de millionnaires.




Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://patlotch.com/text/index.html
Admin
Admin


Messages : 6317
Date d'inscription : 29/04/2015
Localisation : trop loin

MessageSujet: Re: PAUVRETÉS et RICHESSES : produit de l'exploitation et des dominations capitalistes   Jeu 16 Juin - 19:20


On parle souvent du vieillissement rapide de la population au  Japon, mais moins de la précarité telle qu’elle affecte la vie quotidienne des seniors dans le pays le plus vieux du monde.


Citation :
Logement et soins médicaux : les seniors japonais ont de plus en plus de mal à trouver un garant

Au Japon, pour louer un appartement, il faut pouvoir justifier d’un garant (mimoto hoshōnin), qui s’engage si besoin à payer le loyer à la place du locataire. Il ou elle est généralement choisi(e) parmi la famille proche, car le Code Civil japonais formalise les liens familiaux. Ce système de garantie touche également le milieu de la santé. Aussi, les hôpitaux, de même que les établissements de soins se refusent à accueillir des personnes âgées sans garant. Car au-delà de l’aspect financier, le garant a également la responsabilité de prendre des décisions médicales lorsque le patient n’est pas en mesure de le faire, et d’organiser d’éventuelles funérailles.

Dans le passé, le système de garantie ne posait généralement pas de problèmes, car les familles remplissaient cette fonction. Aujourd’hui, 6 millions de seniors japonais vivent seuls et n’ont plus de famille proche. Ces derniers ne peuvent donc justifier d’un garant.

Pour pallier ce problème, de nombreuses entreprises privées ou publiques se sont lancées dans la prestation de services de garantie aux seniors, généralement en échange d’une coquette somme. Leur offre inclue également d’autres services, comme un suivi médical basique.

Parmi elles, Nihon Life Kyohai, qui avait reçu le statut officiel d' »entreprise d’intérêt publique », et comptait 2600 membres a fait faillite en mars 2016. Suite à cette faillite, nombre d’adhérents seniors se sont retrouvés sans garants. Certains d’entre eux craignent de se retrouver à la rue tandis que d’autres se dépêchent d’investir chez un autre prestataire de garantie afin de continuer à bénéficier d’une couverture.

Les seniors vivant sur des îles isolées se plaignent de la difficulté d’accès aux soins médicaux

Au du Japon par exemple, seule une des sept îles habitées composant le village de Toshima dans la préfecture de Kagoshima possède un centre de soins pour les personnes âgées. Ces îles ne sont desservies que deux fois par semaine par un service de ferry, rendant l’accès aux soins médicaux difficile.



Ferry Toshima Suwanosejima island Kagoshima Japan Source : tsuda

Le Ministère des Terres a récemment annoncé qu’il prévoyait cet été d’organiser un sondage sur la situation des soins offerts personnes âgées vivant sur des îles isolées ; cette décision fait suite à de nombreuses plaintes de résidents, qui estimaient anormal de devoir financer  le programme d’assurance nationale sans avoir accès aux soins qu’il prévoie, faute d’infrastructures à proximité de leur domicile.

Un fonctionnaire du Ministre des Terres a néanmoins souligné que dans certains cas, les services de soin, une fois mis en place, n’étaient même pas utilisés. « Dans le cadre de ce sondage, nous aimerions encourager les gens à utiliser ces services », déclare-t-il.


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://patlotch.com/text/index.html
Admin
Admin


Messages : 6317
Date d'inscription : 29/04/2015
Localisation : trop loin

MessageSujet: Re: PAUVRETÉS et RICHESSES : produit de l'exploitation et des dominations capitalistes   Jeu 16 Juin - 19:43


note : dans le monde, "l'extrême pauvreté" est de 13 %

Selon une récente étude de l’ONG diaNEOsis, 15% des Grecs étaient en état d’extrême pauvreté en 2015. Une hausse de plus de 70% par rapport aux chiffres de 2011 (8,9%) et de près de 580% par rapport à ceux de 2002 (2,2%).


(Photo Flickr/ Giacomo Gasperini)

Citation :
Ils auraient perdu l’équivalent d’un tiers de leur pouvoir d’achat et d’un quart de leurs revenus d’avant la crise. Selon une nouvelle étude conduite par l’ONG grecque diaNEOsis et dénichée par les journalistes du Greek Reporter, bien que nettement moins médiatisée qu’au début de la décennie, la situation des Grecs ne s’est guère améliorée ces dernières années.

Ainsi, on y apprend qu’en 2014, environ 95% de la population estimaient avoir du mal à joindre les deux bouts. Plus inquiétant encore, les chiffres de l’extrême pauvreté, une catégorie qui inclut ici les personnes dont les revenus sont inférieurs ou égaux à 182€ par mois pour une personne seule habitant en zone urbaine, ou encore inférieurs ou égaux à 905€ par mois pour un couple avec deux enfants louant un appartement à Athènes.

De 2,2% en 2009, la part de ces personnes serait montée à 8,9% en 2011 et seraient même allée jusqu’à franchir le palier des 15% l’année dernière. Résultat : ce sont 1 647 703 citoyens grecs qui étaient concernés en 2015.

À noter que le taux d’extrême pauvreté chez les enfants est particulièrement élevé (17,6%), de même que chez les jeunes adultes (24,4%). À l’inverse, seuls 2,7% des plus de 65 ans sont concernés. Sans surprise, les chômeurs représentent le groupe le plus à risque. De 70 à 75% d’entre eux auraient été concernés en 2015, alors qu’ils n’étaient encore que 50% en 2011.



Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://patlotch.com/text/index.html
Admin
Admin


Messages : 6317
Date d'inscription : 29/04/2015
Localisation : trop loin

MessageSujet: Re: PAUVRETÉS et RICHESSES : produit de l'exploitation et des dominations capitalistes   Sam 18 Juin - 15:02


« morts de la rue »
un titre décalé comme un rappel au désordre des temps

"la rue" est aujourd'hui synonyme de manifs, "casseurs", "violences policières"... Pourtant, en trois mois de luttes et "tirs tendus", zéro mort à zéro, une score qui tranche avec les émeutes un peu partout ailleurs (récemment au Vénézuela par exemple), et cela signifie qu'un pas dans la violence des affrontements de classe n'est pas franchi, et qu'il ne l'est pas non plus en termes d'enjeux, par les contenus qui font la dynamique de ce moment français de la lutte des classes

raisonnement cynique et par l'absurde dira-t-on, mais c'est comme ça, et les passions verbales de la phraséologie gauchiste à la française n'y changeront rien



Samedi de 12h à 16 heures, le Collectif «Les morts de la rue» rend hommage aux 497 sans-abri décédés partout en France en 2015.


Le + jeune est mort-né, le + âgé avait 80 ans...

Citation :
Comme tous les ans depuis 2002, le Collectif «Les Morts de la rue» va rendre hommage aux 497 SDF qui ont perdu la vie en 2015. Un à un, leurs noms vont être lus, samedi 18 juin, place Joachim-du-Bellay dans le Ier arrondissement de Paris. Cet hommage se déroulera entre 12h et 16h en présence des familles endeuillées, des copains de rue et beaucoup d'anonymes. Le nom du défunt, souvent accompagné d'une anecdote, pourra être lu par un membre du Collectif, un proche ou un membre de sa famille.

Il y a par exemple Louis, dit «Petit Loulou», mort à 47 ans le 2 février 2015 à Paris, après avoir passé vingt ans dans la rue. Il y a aussi Daniel Clerc, dit «Papy Daniel». Lui aimait le foot. Il est mort à 60 ans dans le XVIIIe arrondissement parisien, un matin de février. Il y a André, qui est mort en octobre à l'âge de 41 ans, alors qu'il tentait de traverser le périphérique à Cean. Mais aussi Alexandre, Pascal, Alban, Chérif... En réalité, ils sont bien plus que 497 à avoir trouvé la mort dans la rue, mais tous ne sont pas recensés.

«On estime que la réalité est six fois plus importante», explique Cécile Rocca, coordinatrice du Collectif. Cette lecture, suivie d'un rassemblement, est un hommage mais aussi une manière d'interpeller sur le sort de ces hommes et femmes qui ont perdu la vie. Ils étaient mécanicien, boulanger, infirmière, policier, ingénieur ou cracheur de feu. Tombés dans la précarité, ils sont morts à l'hôpital, dans un squat, sur le quai d'un métro ou dans un hall d'entrée.

Certains de ces sans-abri dont les noms seront cités samedi avaient par ailleurs tissé des liens avec les habitants du quartier dans lequel ils avaient trouvé refuge. «Il y mille histoires», raconte Cécile, qui se souvient d'un homme mort dans le XVIIe arrondissement de Paris. Un jeune en lien avec le Collectif, qui exerçait son service civique, avait collé une affiche pour annoncer le décès. En tombant dessus, une femme s'est effondrée. «Ils étaient devenus des voisins», dit Cécile.

Une espérance de vie de 49 ans

Ce qui frappe avant tout en parcourrant cette liste de noms, c'est la très grande majorité d'hommes qui la compose. «Les femmes sont plus souvent accueillies en hôtel ou en centre d'hébergement d'urgence, on apprend donc moins leur décès que celui des hommes», note Cécile Rocca. La coordinatrice explique aussi que l'espérance de vie d'un homme dans la rue ne s'élève pas au-delà de 49 ans. Soit 30 ans de moins que la moyenne française pour un homme.

Pour recenser les morts de la rue, le Collectif s'appuie sur de nombreuses associations, les médias mais aussi les institutions, ou encore des particuliers, des copains de rue qui annoncent le décès d'un compagnon. Samedi, la lecture concernera surtout les morts de 2015, «mais on apprend des décès tous les jours», assure Cécile. «Malgré ce que l'on croit, le chaud ou le froid n'ont rien avoir là-dedans, des SDF meurent tous les jours, toute l'année», souligne Cécilé. Donner leur prénom, leur nom, leur âge, et un élément de leur personnalité permet de «réhumaniser» ces femmes et ces hommes.

Pour consulter l'intégralité des noms des défunts [...]


en relation : le TRAVAIL TUE plus que les violences policières... et les attentats

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://patlotch.com/text/index.html
 
PAUVRETÉS et RICHESSES : produit de l'exploitation et des dominations capitalistes
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 3 sur 4Aller à la page : Précédent  1, 2, 3, 4  Suivant
 Sujets similaires
-
» Shampooing : produit, mode opératoire
» autres produit de bobbi brown ???
» quel serait le premier produit MAC a acheter
» Mon premier produit Shu Uemura !!
» ''LE'' produit Mac selon vous.....

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
PATLOTCH / CIVILISATION CHANGE / COMMUNISME, SEXE, et POÉSIE :: ENTRÉES THÉMATIQUES : CAPITALISME, MONDE, COLONIALITÉS... LUTTES :: CLASSES et CAPITAL comme économie politique/exploitation du prolétariat-
Sauter vers: