PATLOTCH / NOUVELLE THÉORIE du COMMUNISME et de la RÉVOLUTION

LA CONSTITUTION EN CLASSE CONTRE LE CAPITAL DES LUTTES PROLÉTARIENNES, FÉMINISTES, DÉCOLONIALES et ÉCOLOGISTES
 
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 PAUVRETÉS et RICHESSES : produit de l'exploitation et des dominations capitalistes

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MessageSujet: Re: PAUVRETÉS et RICHESSES : produit de l'exploitation et des dominations capitalistes   Sam 1 Aoû - 18:48

repris d'actualités, 4 mai

souvenons-nous que depuis Marx, dont un tournant majeur de l'œuvre critique est inspiré par La situation de la classe laborieuse en Angleterre Engels 1845, la Grande-Bretagne a toujours eu une longueur d'avance en matière de capitalisme, d'économie politique, d'exploitation et de pauvreté. Voilà sans doute, en dehors du "paradigme" grec de Syrisa, de la situation en Irlande, en Espagne, ou en Italie... ce qui attend l'Europe entière et n'épargnera pas la France

En Grande-Bretagne, le travail c’est la misère... L'Humanité 30 avril l'article plus bas

L’archevêque de Cantorbéry tire la sonnette d’alarme sur la faim en Grande-Bretagne Agence pour les droits de l'homme
Citation :
Dans un article publié par le journal Mail on Sunday, l’archevêque a comparé la situation de réfugiés dans un camp en République démocratique du Congo à celle d’une famille qu’il a rencontrée dans une banque alimentaire de Grande-Bretagne. «J’ai trouvé leur situation plus choquante, a souligné le chef spirituel des 80 millions d’anglicans dans le monde. C’était moins grave, mais c’était ici.»
Au Royaume-Uni, la faim s’installe La Vie
La Vie a écrit:
Son bébé dans les bras, Jo, 35 ans, franchit le seuil de l’église Elim. C’est l’un des centres de distribution de la banque alimentaire Trussell Trust, à Salisbury. À la main, un papier rouge : le bon délivré par une assistante sociale référente, qui l’autorise à recevoir 25 kg d’aliments. De quoi tenir à quatre une dizaine de repas. Des retraitées souriantes, bénévoles, la reçoivent dans un local convivial, où Jo boit un thé, le temps de quelques confidences. Fleuriste, elle travaille depuis l’âge de 16 ans. Elle vit avec ses trois enfants et son frère chômeur dans le quartier défavorisé de Bemerton Heath. Elle l’avoue : la première fois qu’elle est venue ici, la semaine dernière, elle a pleuré.

« Toute ma vie, j’ai pu me débrouiller seule, insiste-t-elle. En fin de congé maternité, mes allocations ont été interrompues brusquement. Avec le nouveau système, dès qu’un changement se produit, les prestations sociales ne sont plus versées le temps d’un nouveau calcul ! Si je n’étais pas venue à Trussell Trust la semaine dernière, il n’y aurait pas eu de nourriture à la maison. »
En Grande-Bretagne, le travail c’est la misère
L'Humanité a écrit:
Photo Toby Melville/Reuters
De nombreuses manifestations anti-austérité ont ponctué le mandat de David Cameron, tant les coupes budgétaires ont été conséquentes. Comme cette famille monoparentale dans une épicerie sociale, une grande partie de la population est en situation de paupérisation.

Alors que des élections générales ont lieu en Grande-Bretagne le 7 mai, retour sur le « miracle économique » claironné. Des emplois ultraflexibles, des travailleurs appauvris et des banques alimentaires plus sollicitées que jamais: voilà la recette et quelques-unes des conséquences de la politique ultralibérale des conservateurs au pouvoir.

Correspondance particulière. Abbie travaille depuis plusieurs mois dans une chaîne de magasins de vêtements d’Oxford Street, la plus célèbre des avenues commerciales de Londres. Avant de débuter, ses employeurs lui ont fait signer un contrat zéro heure. Elle ne savait pas trop ce qu’il contenait de particulier et eux l’ont vendu « comme une liberté pour moi de travailler quand je veux. Ils ont évidemment omis de me préciser qu’ils ne me donneraient pas assez d’heures de travail pour vivre». Ces contrats lient en effet l’employé à son employeur sans lui assurer la moindre heure de travail et donc le moindre revenu.

SECOUSSES DE 2008

« Pour nous empêcher de nous plaindre, ils nous font miroiter un contrat de 8 ou 12 heures minimum »,
témoigne la presque trentenaire. « Nous ne recevons en effet notre planning qu’au dernier moment alors qu’il est réalisé longtemps à l’avance. Ils veulent juste nous garder sous la main en cas de nécessité de dernière minute, par exemple pour couvrir l’un de nous tombé malade. » Les employés qui ont fait savoir leur mécontentement ou qui ont exprimé leur désir de cumuler un second travail en parallèle ne se sont plus vu offrir d’heures. Mais, officiellement sous contrat, ils n’ont pas pu percevoir d’allocation de chercheur d’emploi.

Selon le Bureau de la statistique nationale britannique, 1,8 million de salariés sont concernés par ce contrat zéro heure (soit 5,5 % de la population active), qui sévit en particulier dans la grande distribution et la restauration rapide. Ils travaillent en moyenne 23 heures par semaine et 58 % d’entre eux sont rémunérés par leur actuel employeur depuis plus d’un an.

2,2 MILLIONS DE BRITANNIQUES SONT PAYÉS MOINS DE 6,63 EUROS L’HEURE

Voilà l’une des réalités du miracle économique britannique vanté par le premier ministre conservateur David Cameron et son responsable des finances George Osborne.

Certes, les statistiques macroéconomiques semblent donner raison à leur politique ultralibérale: une croissance de 2,8 % du produit intérieur brut en 2014, soit la meilleure des membres du G7, un chômage tombé à 5,6 % après avoir atteint 8,4 % fin 2011, et une inflation à 0 %, loin de son sommet de 5,2 % enregistré en septembre 2011.

La hausse de l’emploi s’est pourtant avant tout appuyée sur la précarisation des travailleurs, un iceberg dont les contrats zéro heure ne représentent que la partie émergée. Plus d’un million et demi d’emplois ont été créés depuis les premières secousses engendrées par la crise économique en avril 2008. Ils concernent 381 000 salariés à temps plein, dont 200 000 employés temporaires, 430 000 salariés à temps partiel et 692 000 autoentrepreneurs, dont 423 000 à temps partiel.

De plus, 1,2 million de Britanniques possèdent au moins un second emploi, soit 100 000 de plus qu’il y a 7 ans.

MOINS D’INFLATION GRÂCE À LA CHUTE DU PÉTROLE

Parallèlement, le pouvoir d’achat moyen des Britanniques n’a progressé, pour la première fois depuis le début de la crise financière, qu’à la fin 2014. Le couple Cameron-Osborne n’a pas joué un grand rôle dans cette amélioration: elle est due au passage de l’inflation sous les 0,5 % à la suite de l’effondrement du cours du pétrole.

Entre mai 2010, date de leur arrivée au pouvoir, et janvier 2015, l’augmentation du salaire moyen dans le secteur public (10 %) et dans le secteur privé (6 %) reste néanmoins inférieure à l’inflation enregistrée au cours de ces 5 années (11,4%). Selon la Resolution Foundation, un centre de recherche indépendant, 5,2 millions de Britanniques étaient payés moins de 8,85 euros l’heure à la mi-2013, dont 2,2 millions moins de 6,63 euros l’heure.

Est-ce donc une surprise si le Trussell Trust, une association caritative chrétienne devenue la plus importante banque alimentaire du pays, a révélé la semaine dernière avoir fourni 1 084 604 colis de 3 jours de nourriture entre avril 2014 et avril 2015 ? Soit des dons en hausse de 19 % en un an.

L’organisation a indiqué qu’un tiers de l’aide apportée par ses 445 espaces nationaux est allée à des enfants. Comme nous l’avait expliqué il y a quelques mois Guy Beckingham, responsable de l’un de ces centres de la lointaine banlieue sud de Londres, « le nonversement d’allocations sociales est leur principale motivation mais nous voyons progresser le nombre de visiteurs salariés. Leurs revenus sont tout simplement trop faibles pour faire vivre toute leur famille ou pour faire face à un incident, ou tout simplement à un arrêt maladie». À quelques jours de l’élection générale du 7 mai, et malgré ce sombre tableau, certains s’étonnent pourtant que les Britanniques hésitent à prolonger l’expérience Cameron-Osborne. Et les empêchent de « terminer le travail », comme les deux dirigeants conservateurs le réclament avec insistance depuis un an.

PENDANT CE TEMPS LÀ, LES MILLIARDAIRES DISENT: MERCI QUI ? MERCI CAMERON

Si les Britanniques avaient encore un doute sur le résultat des politiques menées par David Cameron, le dernier classement des plus grandes fortunes du pays établi par le journal « Sunday Times » contribuera à le dissiper: depuis 2009, la fortune cumulée des 1 000 personnes les plus riches vivant au Royaume-Uni, nationaux et étrangers compris, a tout simplement doublé en atteignant l’équivalent de 763 milliards d’euros. Pour l’anecdote, la reine d’Angleterre est de son côté sortie du classement des 300 Britanniques les plus riches: sa fortune n’a augmenté « que » de 14 millions d’euros en un an ...


VERS LA CHUTE DE LA MAISON CAMERON ?

48 millions de Britanniques sont donc appelés aux urnes le 7 mai pour choisir les 650 membres de la Chambre des communes, lors d’un scrutin à un seul tour qui pourrait être fatal à l’actuel premier ministre conservateur David Cameron. Au coude-à-coude dans les sondages, conservateurs et travaillistes devront vraisemblablement nouer des alliances pour obtenir une majorité, comme David Cameron lors des législatives de 2010 qui s’était s’associé avec les libéraux-démocrates de Nick Clegg. En cas d’une victoire étriquée des travaillistes, leur chef de file Ed Miliband s’alliera-t-il avec les nationalistes écossais du SNP, qui espèrent décrocher entre 40 et 50 sièges de députés sur les 59 dévolus à l’Écosse ?

À quelques jours du vote, Ed Miliband semblait décliner la proposition de la dirigeante du SNP, Nicola Sturgeon, prête à soutenir le Labour (Parti travailliste) « pour chasser David Cameron du 10 Downing Street »: « Je me bats pour un gouvernement travailliste majoritaire, je ne suis pas d’accord avec le SNP sur l’indépendance de l’Écosse, sur la défense, sur le déficit », a-t-il déclaré sur la chaîne BBC One. L’autre inconnue concerne le score du parti anti-immigration UKIP (crédité autour de 15 % dans les sondages), qui milite pour la sortie de l’Union européenne, et dont les thématiques se sont largement imposées dans la campagne pour les législatives. Aux dernières élections européennes, l’UKIP avait réalisé le score historique de 27,5%. M. DE M.

en relation :

- un fil de discussion que j'avais ouvert sur dndf en décembre 2013
« L’EXPLOITATION CAPITALISTE, c’est aussi la PAUVRETÉ qu’elle produit » dndf

- mon dossier sur le blog Patlotch
pauvreté, bidonvilles... poubelles du capital
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MessageSujet: la France est l'un des pays développés où les inégalités se sont le plus creusées avec la crise    Sam 1 Aoû - 18:56

Rapport de l'OCDE «Tous concernés, Pourquoi moins d'inégalité bénéficie à tous»

La France est l'un des pays développés où les inégalités se sont le plus creusées avec la crise Le Figaro 21 mai 2015

Le Figaro a écrit:
LE SCAN ÉCO - La montée des emplois précaires, qui a fait pression sur les salaires, a aggravé les écarts entre les ménages les plus aisés et les plus pauvres entre 2007 et 2011, selon un rapport de l'OCDE publié ce jeudi. Les femmes sont particulièrement vulnérables.

Qui a le plus souffert de la crise en France ? Entre 2007 et 2011, les inégalités ont augmenté plus nettement dans l'Hexagone que dans les autres pays de l'OCDE, d'après le rapport «Tous concernés, Pourquoi moins d'inégalité bénéficie à tous» publié par l'organisation ce jeudi. Le coefficient de Gini* de la France, qui mesure les écarts de patrimoine et de revenus entre les individus, est passé de 0,293 à 0,309 sur cette période. «Il s'agit d'une rupture importante par rapport à la tendance de long terme, puisque depuis les années 1980, les inégalités étaient relativement stables en France, alors qu'elles étaient en augmentation dans un certain nombre de pays, comme l'Allemagne ou les États-Unis», constatent les auteurs. En 2013, la situation s'est légèrement améliorée, l'indice ayant reculé à 0,306. Les inégalités en France sont proches de la moyenne de l'OCDE.

Concrètement, pendant la crise, les inégalités en termes de «revenus marchands», c'est-à-dire avant impôts et prestations sociales, ont grimpé de 2,9%. Il s'agit de la cinquième hausse la plus importante parmi les 36 pays de l'OCDE. La France se place non loin derrière le trio de tête - l'Espagne, l'Irlande et la Grèce durement touchées par la crise - et juste après l'Estonie. Le système de redistribution à la française, en particulier les hausses de prestations sociales déployées dès 2009, ont toutefois atténué cette hausse. Résultat, en termes de revenu disponible des ménages, les inégalités ont augmenté de 1,6%. La France se situe toujours dans le top 5 des plus fortes hausses, loin derrière l'Espagne, mais dans un mouchoir de poche avec la Suède (qui a rogné sur ses allocations et autres prestations), la Slovaquie et la Hongrie.

Grahique Les inégalités de revenus marchands et disponibles se sont creusées plus vite en France que dans la majorité des autres pays de l'OCDE. Crédit: OCDE.

«Les 10% de personnes ayant les revenus les plus faibles ont plus sévèrement subi la crise», relève l'OCDE. Leur revenu a baissé de 1% par an en moyenne. À l'inverse, les 10% de personnes ayant les revenus les plus élevés ont vu leur revenu augmenter de 2% par an en moyenne entre 2007 et 2011. Soit une cadence deux fois plus rapide que dans l'ensemble de l'OCDE (+1%).

Comment expliquer ce fossé? «Les inégalités des revenus primaires, dont la principale source sont les revenus du travail, ont augmenté (...) davantage sous la pression des salaires que de celle de la montée du chômage», répond l'organisation. Le marché du travail s'est totalement redessiné durant la crise, avec l'émergence des «emplois non standards», c'est-à-dire des contrats temporaires, du temps partiel et des travailleurs indépendants. Un tiers de la population en emploi en France était dans l'une de ces situations en 2013, d'après le rapport. Ces personnes, ajoute l'OCDE, «sont pénalisées en termes de rémunération par rapport aux personnes occupant des emplois standards». Un travailleur temporaire gagne, par exemple, 40% de moins en moyenne par an qu'un travailleur à temps plein en CDI.

L'emploi non standard, et plus particulièrement l'emploi temporaire, présente la particularité en France d'être plus rarement un tremplin vers un emploi standard

Les femmes et les jeunes en temps partiel

Et la chance de se sortir de cette forme de précarité est assez restreinte. «L'emploi non standard, et plus particulièrement l'emploi temporaire, présente la particularité en France d'être plus rarement un tremplin vers un emploi standard.» Ainsi, 20% des employés en intérim ou CDD en 2008 avaient évolué vers un emploi en CDI en 2011. Un taux qui atteint 30% en Autriche et 48% en Grande-Bretagne.

Outre les travailleurs précaires, les femmes souffrent particulièrement de ces inégalités. D'abord parce qu'elles occupent la grande majorité (à 63%) de ces fameux emplois non standards. La moyenne est plus équilibrée au sein de l'OCDE: 55% de femmes pour 45% d'hommes. Le contingent de ces travailleurs en France est également plus jeune, 46% étant âgés de 15 à 29 ans. «L'écart salarial entre femmes et hommes ne s'est pas réduit en France depuis 2000», relève par ailleurs le rapport. Les femmes gagnent 14% de moins que les hommes en France. Soit un écart beaucoup plus flagrant qu'en Norvège (7%), au Danemark (8%), en Espagne (9%) ou en Italie (11%). La France peut toutefois se réjouir de faire mieux que l'Allemagne (17%) sur ce point.

* Le coefficient de Gini vaut 0 dans les cas d'égalité parfaite (tout le monde a le même revenu) et 1 dans une situation d'inégalité extrême (une personne détient tout le revenu, les autres n'ont rien).

La rédaction vous conseille :

- Les rémunérations des patrons du CAC 40 ont bondi de 10% l'an dernier
- Quels sont les départements les plus pauvres de France?
- Pauvreté, chômage: les écarts se creusent entre pays européens
- La crise a fait basculer 440.000 enfants dans la pauvreté en France
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MessageSujet: Re: PAUVRETÉS et RICHESSES : produit de l'exploitation et des dominations capitalistes   Sam 1 Aoû - 18:56





bidonville près de Paris mai 2013. 400 en France


Patlotch a écrit:
« L’EXPLOITATION CAPITALISTE, c’est aussi la PAUVRETÉ qu’elle produit » dndf décembre 2013

La lutte de la classe capitaliste contre le prolétariat détruit ce qui plombe le taux de profit et entrave la reproduction du système

Sur le pourquoi de cette paupérisation organisée, voir « Ceux d’en bas »
https://dndf.org/?p=11981

FRANCE

En France, des banlieues pauvres toujours plus pauvres
http://www.rfi.fr/france/20131219-france-banlieues-pauvres-toujours-plus-pauvres

La pauvreté gagne du terrain sur la Côte d’Azur
http://www.nicematin.com/nice/la-pauvrete-gagne-du-terrain-sur-la-cote-dazur.1546107.html

Pauvreté dans l’Aude du Cabardès aux Corbières : « On a sa pudeur, la misère reste cachée »
http://www.midilibre.fr/2013/12/14/aude-pauvres-campagnes,797112.php

Gard : enquête sur les nouveaux pauvres à Pont-Saint-Esprit
http://www.midilibre.fr/2013/12/13/avec-les-nouveaux-pauvres,796737.php

Midi Libre livre une radioscopie de la pauvreté en Languedoc-Roussillon
http://www.midilibre.fr/2013/12/11/midi-libre-livre-une-radioscopie-de-la-pauvrete-en-languedoc-roussillon,795738.php

La région Champagne-Ardenne parmi les plus pauvres
http://www.lunion.presse.fr/accueil/la-region-champagne-ardenne-parmi-les-plus-pauvres-ia0b0n267512

Les pauvres sont de plus en plus pauvres en Ile-de-France
http://www.francebleu.fr/infos/pauvrete/les-pauvres-sont-de-plus-en-plus-pauvres-en-ile-de-france-1091358

Décryptage: la pauvreté en France, mal des villes ou des campagnes ?
http://www.lavoixdunord.fr/france-monde/decryptage-la-pauvrete-en-france-mal-des-villes-ou-des-ia0b0n1710949

Pauvreté : les impasses du RSA et de la « solidarité active »
http://blogs.rue89.com/chez-les-economistes-atterres/2013/12/04/pauvrete-les-impasses-du-rsa-et-de-la-solidarite-active-231851

Observatoire des inégalités Huit millions de pauvres, un chiffre exagéré
http://www.inegalites.fr/spip.php?article936

« La France des oubliés »: terrible portrait de la pauvreté rurale
http://www.bfmtv.com/societe/la-france-oublies-terrible-portrait-pauvrete-rurale-652388.html

Les enfants, parents pauvres de la vie collective
http://www.liberation.fr/societe/2013/11/19/les-enfants-parents-pauvres-de-la-vie-collective_948180

Les enfants de plus en plus touchés par la crise en France
http://www.20minutes.fr/economie/1251935-20131119-enfants-plus-plus-touches-crise

Les couples avec enfants, nouvelles victimes de la grande pauvreté en France
http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2013/11/07/01016-20131107ARTFIG00460-les-couples-avec-enfants-nouvelles-victimes-de-la-grande-pauvrete-en-france.php

Pauvreté : les associations tirent la sonnette d’alarme
http://www.bienpublic.com/actualite/2013/11/23/les-associations-tirent-la-sonnette-d-alarme

Un faux bidonville pour touristes en mal… de pauvreté
http://observers.france24.com/fr/content/20131125-faux-bidonville-touristes-afrique-sud-bloemfontein-shanty-town-emoya-hotel

Une nouvelle carte des quartiers pauvres pour réorienter les aides publiques
http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2013/11/22/20002-20131122ARTFIG00296-une-nouvelle-carte-des-quartiers-pauvres-pour-reorienter-les-aides-publiques.php

Une nouvelle carte de la pauvreté en France contre l’échec de la politique de la ville
http://www.youphil.com/fr/article/07013-fran%C3%A7ois-lamy-nouvelle-carte-pauvrete-liberation-politique-de-la-ville?ypcli=ano

Pauvreté, crise et urbanisme : les citadins vont-ils devoir jardiner pour survivre ?
http://leplus.nouvelobs.com/contribution/977273-pauvrete-crise-et-urbanisme-les-citadins-vont-ils-devoir-jardiner-pour-survivre.html

Aliot FN : les Restos du Cœur deviennent un «service public» palliant l’Etat
http://www.liberation.fr/politiques/2013/11/25/aliot-les-restos-du-coeur-deviennent-un-service-public-palliant-l-etat_961796

En bleu les riches, en rouge les pauvres… Faites le test dans votre quartier
http://www.rue89.com/2013/12/19/bleu-les-riches-rouge-les-pauvres-faites-test-quartier-248481

France : ces Algériens pauvres qui “meurent de froid”
- See more at: http://www.algerie-focus.com/blog/2013/12/france-ces-algeriens-pauvres-qui-meurent-de-froid/#sthash.QiyBqoUd.dpuf
http://www.algerie-focus.com/blog/2013/12/france-ces-algeriens-pauvres-qui-meurent-de-froid/

Les 10 chiffres noirs de la pauvreté en France
http://www.lexpress.fr/actualite/societe/les-10-chiffres-noirs-de-la-pauvrete-en-france_1297679.html

Taux de pauvreté selon l’âge et le sexe en 2011 INSEE
http://www.insee.fr/fr/themes/tableau.asp?reg_id=0&ref_id=NATTEF04416

AILLEURS

UE. le niveau de pauvreté est proche de celui de la Seconde Guerre Mondiale !!
http://www.lesobservateurs.ch/2013/12/19/ue-le-niveau-de-pauvrete-est-proche-de-celui-de-la-seconde-guerre-mondiale/

Un quart des Européens menacés de pauvreté ou d’exclusion en 2012
http://www.lemonde.fr/europe/article/2013/12/05/un-quart-des-europeens-menaces-de-pauvrete-ou-d-exclusion-en-2012_3526165_3214.html

Un quart des Européens menacés par la pauvreté en 2012
http://www.challenges.fr/economie/20131206.CHA8056/un-quart-des-europeens-menaces-par-la-pauvrete-en-2012.html

Allemagne Le chômage baisse, la pauvreté augmente
http://www.courrierinternational.com/breve/2013/12/19/le-chomage-baisse-la-pauvrete-augmente

Au Liban, les réfugiés syriens s’enfoncent dans la pauvreté
http://www.france24.com/fr/20131121-liban-refugies-syriens-senfoncent-pauvrete/

Israel RAPPORT PAUVRETÉ 2012 : 1,8 million d’Israéliens sont pauvres
http://www.israelvalley.com/news/2013/12/18/42038/rapport-pauvrete-2012-1-8-million-disraeliens-sont-pauvres
Une Veritable Honte pour Israël : Un Taux de Pauvreté Record.
http://www.israelvalley.com/news/2013/12/13/42001/une-veritable-honte-pour-israel-un-taux-de-pauvrete-record
Israël: la pauvreté reste élevée malgré une économie forte
http://www.france24.com/fr/20131208-israel-pauvrete-reste-elevee-malgre-une-economie-forte/

USA Pendant ce temps,les Etats-Unis s’enfoncent dans la pauvreté…
http://www.lesobservateurs.ch/2013/12/19/pendant-ce-tempsles-etats-unis-senfoncent-dans-la-pauvrete/
Etude : Toujours plus de pauvres aux Etats-Unis
http://franceusamedia.com/2013/12/etude-toujours-plus-de-pauvres-aux-etats-unis/

En Russie, il y a moins de pauvres qu’en Europe (TABLEAU COMPARATIF)
http://larussiedaujourdhui.fr/multimedia/infographics/2013/12/19/en_russie_il_y_a_moins_de_pauvres_quen_europe_27113.html

CHIFFRES

OBSERVATOIRES DES INEGALITES
La pauvreté dans le monde
http://www.inegalites.fr/spip.php?article381

BANQUE MONDIALE
http://donnees.banquemondiale.org/theme/pauvrete

PNUD
http://www.teamstoendpoverty.org/wq_pages/fr/visages/chiffres.php

ATD QUARTMonde
http://www.atd-quartmonde.org/Combien-y-a-t-il-de-pauvres.html


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MessageSujet: Ces riches étrangers qui privatisent des lieux d'exception français   Lun 3 Aoû - 10:33



Ces riches étrangers qui privatisent des lieux d'exception français Jade Grandin de l'Eprevier 25/07/2015


Pour 100.000 euros, une marque étrangère a fait arrêter un chantier place Vendôme pour donner une fête privée de 2000 invités

Jade Grandin de l'Eprevier a écrit:
Visiter, mais pas comme «monsieur Tout-le-monde». A l'image du roi d'Arabie saoudite qui s'est accaparé une plage publique à Vallauris, les riches étrangers veulent découvrir la France dans un cadre unique et intime, peu importe le prix. Musées et propriétaires chanceux exploitent le filon.

Le patrimoine français n'est pas à vendre, mais se l'approprier le temps d'une soirée n'est qu'une question de moyens. Une morale sûrement partagée par la famille royale saoudienne, qui s'est accaparée sans autorisation une plage publique des Alpes-Maritimes, s'attirant au passage la foudre des habitants et des élus locaux. La pilule serait peut-être passée plus en douceur si le monarque et sa délégation de 500 personnes avaient fait appel à l'un des nombreux prestataires qui privatisent des lieux français d'exception pour des montants souvent secrets. Car tous l'assurent: «rien n'est impossible».

«Le prestige de la France est énorme, on ne se rend pas bien compte», s'exclame Sophie Rastoin Sandoz, créatrice de l'agence de lieux et de décors L'Invitation, qui parle de «demandes sans fin» de lieux d'où l'on voit la Tour Eiffel. Asiatiques, Russes, Sud-américains, anglophones... très riches, ils veulent une expérience taillée sur mesure, dans un cadre à la fois prestigieux et intime. Pour des clients coréens souhaitant résider dans la maison d'un écrivain, Sophie Rastoin Sandoz a cherché du côté des écrivains vivants. «La maison de Balzac se loue mais n'a plus le peps d'une maison d'un écrivain contemporain. Je lui demande de rester un quart d'heure, de dédicacer quelques livres».

Au préalable, il a fallu présenter ses ouvrages aux Coréens, qui ne le connaissaient pas. Mais attention, n'importe quel logement ne leur convient pas: «il faut que la maison soit jolie, emblématique, avec de grandes bibliothèques», souligne Sophie Rastoin Sandoz. «Si c'est un petit appartement de 80 mètres carrés ça ne marche pas». D'autant que «les écrivains ne sont pas forcément ceux qui ont du goût: l'art des mots n'est pas celui des tissus, des meubles et des couleurs».


Ancienne carrosserie de voitures transformée en atelier de sculpteur

Une manne financière indispensable aux musées

Dans le marché de «l'expérience unique», il y a pourtant un grand classique: les musées et monuments du patrimoine culturel, privatisés pour une visite, un concert, une réception... C'est même un axe incontournable de leurs revenus. En 2014, la location d'espaces a rapporté 1,5 million d'euros de chiffre d'affaires au groupe Paris Musées, qui gère les 14 musées de la ville de Paris parmi lesquels le musée d'Art moderne, le Petit Palais, la maison de Victor Hugo, les catacombes... Soit plus que le mécénat (1,37 million), et 15% de la billeterie (9,7 millions), «les deux autres grands axes de contribution au budget», relate Marina Santelli, directrice adjointe à la direction des publics, partenariats et communication de Paris Musées. Dans chaque musée, un département chargé de remplir des objectifs chiffrés de privatisations vante auprès de la clientèle ce qui le différencie de la concurrence. Interrogé par Le Figaro, le musée Cernuschi, en bordure du parc Monceau, met en avant son côté «caché, peu connu du grand public».


La salle du Grand Buddha du musée Cernuschi, qui donne sur le Parc Monceau

En privatisant les lieux, les riches étrangers «ont le privilège de pouvoir en profiter en toute tranquillité sans l'inconvénient de la foule. Cela leur permet de sentir que le patrimoine français leur appartient un peu», explique Anne Carpentier, directrice du contenu pour la conciergerie de luxe John Paul, qui exauce les désirs des clients de ses entreprises partenaires. «Pour un client asiatique passionné de gastronomie française et notamment de viande, nous avons privatisé une grande boucherie parisienne pour créer un atelier autour des découpes de la viande», raconte Anne Carpentier. «Un client chinois était passionné de chaussures, nous avons organisé une rencontre avec un cireur dans son atelier».


Cocktail privé dans la salle du Grand Buddha du musée Cernuschi

L'argent n'est pas un souci

Dans ces cas-là, les propriétaires du lieu ne sont pas familiers avec la démarche de privatisation. On leur vante l'opportunité de communiquer, d'acquérir des clients fortunés. Sans oublier la fameuse compensation financière, une «négociation entre la proposition du lieu et le budget alloué par le client». Sachant qu'il n'y a «généralement pas de souci d'argent du côté du client», qui accepte souvent des propositions supérieures à son budget inital. La conciergerie a régulièrement des budgets illimités, comme lorsqu'il a fallu privatiser l'Île Sainte-Marguerite, en face de Cannes, pour la clientèle étrangère VIP d'une maison de haute couture.

Pour bénéficier de cette manne financière, il suffit de disposer d'un bel espace «d'au moins 150 mètres carrés, un garage, un ancien laboratoire ou bureau - plus c'est insolite, mieux c'est», explique Sophie Rastoin Sandoz. Les propriétaires empochent «1500 à 2500 euros par jour sans avoir rien à faire», sauf loger quelques jours à l'hôtel au frais du client. Pour un appartement - très demandé - de 200 mètres carrés avec terrasse sur les Champs Elysées, le tarif monte à 8000 euros par jour.

La difficulté: se renouveler. «Les gens vous demandent un lieu que personne ne connaît en plein centre de Paris», observe Sophie Rastoin Sandoz. Lorsqu'on lui a demandé «un lieu inconnu place Vendôme pouvant accueillir 2000 personnes», elle a arrêté un chantier. Le coût: 100.000 euros. «Et vous n'avez pas les fleurs, pas le DJ, juste le lieu». Face à cette envolée dans le toujours plus original, Anne Carpentier se veut rassurante. «Le patrimoine français est intemporel, les gens ne s'en lassent pas. Les plus riches du bout du monde, même s'ils connaissent les lieux, veulent revenir».



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MessageSujet: Re: PAUVRETÉS et RICHESSES : produit de l'exploitation et des dominations capitalistes   Ven 7 Aoû - 0:31





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MessageSujet: Re: PAUVRETÉS et RICHESSES : produit de l'exploitation et des dominations capitalistes   Dim 9 Aoû - 21:09



Retraités, jeunes diplômés, cadres supérieurs, riches : petite sociologie de ceux qui quittent la France 9 Août 2015

Les expatriations ont bondi de 40% en 2013, révèle les Echos qui précisent que la hausse a démarré en 2011 avec l'adoption des première mesures d'austérité. Entre retraités, jeunes actifs qui vont tenter leur chance ailleurs et "rentiers", les raisons qui poussent des Français de tout âge et de toutes catégories socio-professionnels à quitter l'Hexagone sont multiples.



Les expatriations ont bondi de 40% en 2013

Citation :
Atlantico : Parmi les Français qui s'expatrient, quelle est la part d'actifs (jeunes diplômés, cadres supérieurs, etc...) ? Combien sont-ils et quelles sont les raisons qui les poussent à partir ? Quelles pertes cela représente en termes économiques ?

Philippe Crevel : En 2013, plus de 3700 personnes se sont exilées pour des raisons fiscales en 2013. Ce nombre s’est accru de 40 % par rapport à 2012. Pour le seul ISF, 714 départs ont été enregistrés toujours en 2013, soit 15 % de plus que l’année précédente. Mais attention, il ne faut pas trop se fier à ses chiffres. En effet, l’administration ne suit les expatriations que depuis peu d’années. Nous manquons cruellement de recul en la matière. Les personnes non imposables ne sont pas obligatoirement répertoriées.

Il s’agit en particulier les jeunes diplômés ou pas, qui partent voir si l’herbe est plus grasse ailleurs. Il y a ceux qui s’exilent à titre principal mais conservent une résidence secondaire en France.

Néanmoins, nous pouvons considérer qu’il y a trois catégories d’exilés fiscaux.

Il y a ceux qui pratiquent l’exode professionnel. Ce sont avant tout les jeunes qui partent au Royaume-Uni, aux Etats-Unis, en Chine, en Allemagne… D’autres, plus âgées pratiquent l’exode patrimonial. C’est avant tout les dirigeants d’entreprise, de PME qui cèdent leurs parts ou qui transfèrent le siège social dans un pays plus clément fiscalement. Enfin, il y a l’exode de commodités ou de loisirs. Cela concerne essentiellement les retraités qui partent dans des pays ensoleillés pouvant offrir un climat fiscal sympathique.

Les jeunes sont certainement majoritaires mais leur nombre n’est pas facilement évaluable. Il est certain que les mesures prises en 2012 en ce qui concerne le régime fiscal des plus-values et l’assujettissement des dividendes aux cotisations sociales ont incité de nombreux dirigeants de PME de partir.

L’augmentation du nombre de départs est sans nul doute la conséquence de la mondialisation, mais ce facteur n’explique qu’une partie du phénomène. Les Français bougent de plus en plus. Il y a un effet crise. Face au risque du chômage, les jeunes actifs partent de plus en plus. Mais, il y a évidemment un effet ras-le-bol. L’exode fiscal a commencé a fortement progressé à partir de 2011, années des premiers alourdissements de l’impôt sur le revenu.

Qu'en est-il des retraités ? Combien sont-ils à partir et pourquoi ?

Les retraités ayant la seule nationalité française qui choisissent de vivre à l’étranger seraient 250.000. Ce nombre serait en augmentation de 4% depuis 2007.

En effet, il n’y a pas que les jeunes qui émigrent, il faut souligner que de plus en plus de retraités s’installent en-dehors des frontières à la recherche d’un havre fiscal ou ensoleillé. Depuis plusieurs années, les retraités français s’expatriant abandonnent les destinations les plus lointaines et privilégient le Portugal. Ce pays est fiscalement attractif avec une exonération fiscale des revenus durant dix ans. Au sein de la zone euro et relativement préservé des menaces d’attentats, ce pays apparaît plus sûr que le Maroc qui est l’autre grande destination des retraités. La qualité du système de soins et la proximité avec la France constituent des atouts de choix pour la péninsule ibérique. Une enquête réalisée en janvier par le site Opinion Way montre que sur le tiers des plus de 50 ans désireux de passer leur retraite à l’étranger, une majorité place le Portugal en tête avec 18% des suffrages contre 16% pour l’Espagne et 13% pour le Maroc. Dans la pratique, selon la Chambre de commerce et d’industrie franco portugaise, 4.000 retraités s’y seraient installés en 2014, et entre 6.000 et 20.000 sont attendus cette année.

Même question pour les "riches", les rentiers : pourquoi s'en vont-ils et combien sont-ils à faire ce choix ?

Il y a longtemps que les détenteurs de patrimoine important ont cherché légalement des pays fiscalement plus sympathiques. Les chanteurs, les sportifs et les dirigeants d’entreprises de bonne taille ont, de longues dates, choisi la Suisse ou la Belgique. Certains ont préféré Saint-Barth'. Parmi les 500 plus grandes fortunes françaises, une centaine a opté pour la Belgique. Cela correspond à un patrimoine d’au moins 17 milliards d’euros.

Y a-t-il d'autres catégories de la population concernées ?


Il y a de plus en plus de personnes qui n’ont pas de qualification et qui cherchent leur bonheur Outre-Manche ou même en Allemagne. Il y a aussi des cadres supérieurs qui commencent par s’expatrier et qui après quelques années décident de s’exiler fiscalement. Cela concerne en particulier des cadres qui travaillent à Londres ou à New York. Il y a 300.000 Français à Londres et 300.000 aux Etats-Unis dont un tiers dans la région de New York.

Quel manque à gagner cela représente-t-il pour les finances publique? Et quelles conséquences cela a-t-il pour l'économie française ?

En 2013, l’Etat a, au minimum, perdu entre 250 et 300 millions d’euros du fait de l’exil fiscal. C’est une goutte d’eau par rapport au 380 milliards d’euros de dépenses de l’Etat, environ 0,1 % des dépenses et même par rapport au déficit public qui est de plus de 75 milliards d’euros. Mais, année après année, le manque à gagner n’est pas négligeable.  Et puis, ce montant est certainement un minima. Par ailleurs, cette perte fiscale n’est pas la seule. Il faut ajouter le manque à gagner en matière de création de richesses. En effet, ce sont bien souvent des éléments dynamiques qui partent et créent de l’activité à l’étranger. Il y a un manque à gagner fiscal et un manque à gagner en termes d’activité qui est sans nul doute plus important.

Certains de ces expatriés reviennent-ils ? Au bout de combien de temps ? Et qu'est-ce qui pourrait les inciter à le faire ?

C’est évident, il y a des aller-retour avec l’étranger. Les jeunes actifs qui tentent leurs chances à l’étranger, au Royaume-Uni, aux Etats-Unis ou en Chine ont tendance à un moment ou à un autre à revenir. En revanche, les contribuables qui liquident toute leur fortune avant de partir ont plutôt l’idée de partir de France. Il s’agit, avant tout des dirigeants de PME.

Mais, il ne faut pas sous-estimer le mal du pays. En outre, les retraités peuvent également revenir afin de pouvoir accéder à des services de santé de qualité et bénéficier de l’appui de leur famille.

Par ailleurs, le ministère des Finances a communiqué certains chiffres : la "cellule de Bercy" a enregistré 37.703 retours depuis juin 2013, mais ce chiffre concerne plutôt des rapatriements de compte que des retours d’exil fiscal.



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MessageSujet: ISF : les riches peuvent dire merci au Conseil constitutionnel   Ven 14 Aoû - 1:29


ISF : les riches peuvent dire merci au Conseil constitutionnel Ivan Best La Tribune 13/08/2015,


Ivan Best a écrit:
Le bouclier fiscal version Hollande a coûté plus cher aux finances publiques que celui mis en place par Nicolas Sarkozy. En cause: l'annulation par le conseil constitutionnel du dispositif visant à limiter l'optimisation fiscale

Les "sages" du Palais Royal en avaient-ils conscience? Fin 2013, le Conseil constitutionnel avait censuré le dispositif visant à lutter contre l'optimisation fiscale des contribuables assujettis à l'ISF, via le système de plafonnement de cet impôt. Le résultat de cette décision favorable aux "riches" est aujourd'hui connu. Le bouclier fiscal version Hollande, soit le plafonnement de l'ISF et des autres impôts directs à 75% des revenus- est plus coûteux que le bouclier conçu par Nicolas Sarkozy, pourtant plus favorable, en théorie, aux contribuables. Sous Sarkzoy [belle coquille], le total des impôts ne pouvait dépasser 50% des revenus. Comment expliquer que le plafonnement à 75% des revenus ait engendré en 2014 un manque à gagner pour les finances publiques de plus de 900 millions d'euros, alors que le coût du bouclier à 50% était sous Sarkozy d'environ 700 millions?

Une brèche ouverte par le Conseil constitutionnel

L'explication est simple. Les contribuables se sont engouffrés dans une brèche favorisant l'optimisation fiscale, ouverte par le Conseil constitutionnel. Imaginez un très riche contribuable à la retraite, à la tête d'un patrimoine important. Son objectif est de réduire autant que faire se peut la facture d'ISF. Comment? En faisant jouer le mécanisme de plafonnement. Pour que celui-ci entre en jeu, il faut payer beaucoup d'impôts -ce n'est pas l'objectif- ou afficher des revenus limités. Voire nuls. Le plafonnement joue quand les impôts représentent 75% des revenus?  75% de zéro, cela fait bien zéro. Celui qui n'a aucun revenu à déclarer ne paie par définition aucun ISF, même si sa fortune est considérable. Mais les riches ont nécessairement des revenus... sauf s'ils investissent tout ou presque en assurance vie.

Car les rendements tirés de ce placement ne sont pas considérés comme imposables. D'un point de vue fiscal, ce ne sont pas donc pas de revenus. Un contribuable très fortuné bénéficiant d'un rendement de 500.000 euros annuels, issus de ces placements en assurance vie, n'aura pas à les déclarer. Et si ce sont ces seules ressources, son revenu fiscal de référence (RFR) sera égal à zéro. Tout comme son ISF: 75% de zéro égalent zéro. Comment vivre alors? N'importe quelle banque privée accorde des prêts à des taux d'intérêt très faibles à ces riches clients, comme le soulignent les gestionnaires de patrimoine. L'existence de ce type de montage est confirmé par nombre d'entre eux, dont les spécialistes de la banque Lazard.

Le gouvernement Ayrault censuré


Bien sûr, ce cas est extrême, nombre de bénéficiaires du bouclier version Hollande affichent tout de même des revenus. Mais c'est bien là la logique qui est à l'œuvre. Cette logique d'optimisation, le gouvernement Ayrault avait voulu la contrer fin 2013 en faisant en sorte que les intérêts issus des contrats d'assurance vie dits en euros - ces intérêts une fois encaissés sont définitivement acquis- soient assimilés à des revenus. Le montage décrit ci dessus ne pouvait donc plus fonctionner, en l'occurrence. Mais le Conseil constitutionnel n'a pas vu les choses ainsi, annulant cette mesure prévue par la loi de finances pour 2014. Et, comme prévu dès l'annonce de cette décision, les contribuables ont mis cette occasion d'optimisation fiscale à profit.

8.872 contribuables ont ainsi plafonné leur ISF en 2014, soit 16% de plus qu'en 2013. En moyenne, ils se sont vu restituer une somme de 104.415 euros.

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MessageSujet: Re: PAUVRETÉS et RICHESSES : produit de l'exploitation et des dominations capitalistes   Ven 14 Aoû - 23:22

Le plus vieux bidonville d'Île-de-France bientôt évacué 14 août 2015

Installé à La Courneuve depuis 2008, il pourrait être évacué à partir de samedi suite à une décision de la mairie.


Citation :
Des ruelles et des rues, une place et même une église… Le Samaritain a tout l'air d'un village. Mais avec ses maisons faites de tôles et son absence de tout à l'égout, il est en réalité un bidonville. Installé à La Courneuve en Seine-Saint-Denis depuis 2008 entre l'A86, une usine Airbus et une voie du RER B, il regroupe 80 familles venues pour la plupart de Roumanie. La mairie, qui ne veut pas voir la situation s'éterniser, veut son évacuation dans les plus brefs délais.

Une piqûre de rappel le 6 août dernier. Les habitants du camp "Le Samaritain", appelé ainsi appelé en référence à l'église du même nom qui y a été construite, ne dorment plus tranquillement. Et pour cause, ils semblent bien avoir perdu le bras de fer qui les opposaient à la mairie. Le 6 août dernier, les forces de l'ordre sont même passés prévenir que la situation ne pouvait plus durer. Théoriquement, le bidonville pourrait être évacué à partir du samedi 15 août.

Amoncellement d'ordures et absence de sanitaires. C'est en 2013 que le maire communiste de La Courneuve, Gilles Poux, a exprimé une première demande d'évacuation. Il faut dire que sa commune est une habituée des bidonvilles puisque, cette même année, elle comptait en tout 11 camps où vivaient 2.000 personnes, selon les chiffres fournies par la municipalité.

"Le Samaritain", le plus grand d'entre eux, réunit pas moins de 300 personnes qui vivent dans "des conditions insoutenables", rapporte au Figaro  Jean-Luc Vienne, directeur de cabinet du maire de La Courneuve. "Pour le moment, la seule solution que l'on a, c'est l'évacuation", ajoute-t-il. L'insalubrité est en effet importante dans le bidonville. Si l'intérieur des logements est propre, il n'y a pas de sanitaires, ni de point d'eau potable, les rats pullulent entre les baraques et un amoncellement d'ordure, issu d'une ancienne décharge sauvage, trône au fond du campement.

Un plan d'assainissement rejeté par la mairie
. Les habitants du bidonville ne souhaitent en aucun cas être expulsés, d'autant plus que l'alternative proposée par la mairie est un relogement d'urgence via le 115, déjà débordé en Seine-Saint-Denis. Joseph, un des habitants du Samaritain, a décidé de ne pas se laisser faire. Du haut de ses 17 ans, il a lancé une pétition de soutien qui a déjà recueilli 28.000 signatures. "On veut montrer que les Roms sont des humains comme tout le monde, ils sont capables de travailler, d'apprendre la langue française", explique-t-il au micro d'Europe 1. "Pour moi, c'est trop triste d'être expulsé et de partir de là, on est comme des familles tous ici, il y a des gens qui ont préparé leurs bagages car ils ont vraiment peur d'être expulsés", ajoute-t-il, inquiet.

Appel aux pouvoirs publics. Du côté des associations, la mobilisation n'a malheureusement pas porté ses fruits. Un plan d'assainissement, élaboré entre autres par Médecins du Monde, la Fondation Abbé-Pierre, l'École d'architecture de la Villette, prévoyait pourtant l'insertion des habitants du Samaritain, dont un quart occupent déjà un emploi. L'objectif ? Pallier l'urgence sanitaire en remplaçant par exemple l'amoncellement d'ordure par des sanitaires et reloger les familles après leur avoir trouvé du travail.

Un plan rejeté par la municipalité car jugé incomplet, comme l'explique Jean-Luc Vienne du cabinet du marie au journal La Croix : "nous ne mettons pas en cause la bonne foi des associations mais les pouvoirs publics sont absents de leur plan. Et je doute que des associations, même comme Médecins du Monde, aient la force d’œuvrer à l'intégration de 300 personnes en moins de cinq ans". Pour la mairie, qui souhaite une intervention de la région pour régler le problème des camps, le projet associatif revient juste à "pérenniser le bidonville et c'est insupportable".

Nettoyer les abords du Bourget pour la Cop 21 ? Mais pour les résistants, il y a une autre raison moins avouable en faveur de la disparition du camp. Pour Mehdi Bouteghmes, conseiller municipal opposé à l'évacuation, "la préfecture pousse aussi pour avoir une expulsion le plus rapidement possible". Dans quel but ? "Nettoyer toute la zone qui se trouve autour de l'espace près du salon d'exposition du Bourget qui accueillera la Cop 21", explique ce responsable au micro d'Europe 1. Le campement est en effet situé le long de l'autoroute que les chefs d'Etat emprunteront pour se rendre en décembre prochain à ce sommet international sur le climat.


QUELQUE CHOSE NOIR Y VOIR

Fable dyonisienne


« Le temps, c'est pas de l'argent, Le temps c'est le temps. Vous avez fait l'argent. Nous avons fait le chant.» James BALDWIN, Jimmy's Blues, poèmes, 1983

« Le squat historique de Saint-Denis évacué Les 30 habitants du 76, rue Gabriel-Péri ont été contraints de quitter l’immeuble insalubre, où certains vivaient depuis dix ans. Depuis l’incendie de Pantin c’est le 4e squat fermé [...] 12 hommes, onze femmes et 7 enfants, pour la plupart originaires de Côte d’Ivoire — vivaient dans cette copropriété frappée depuis plusieurs années d’un arrêté « d’insalubrité irrémédiable » et d’un arrêté de « péril imminent » [...] « Ce drame a été un véritable traumatisme, reconnaît Stéphane Peu, maire adjoint (PC) à Saint-Denis.» Le Parisien 8 12  

À défaut de cette "inspiration" qui fait le charme discret de la poésie véritable, j'emprunte à cet article un vocabulaire qui me fait des faux,
dans l'espoir de recycler durablement quelques déchets journalistiques. C'est ma déconstruction. Tra déri dada...


Aux Frères Jacques, pour La Marie-Joseph, et dont le ton me semblerait bon, pour répartir les voix de ce poème

On voit quoi là d'Ivoire ?
Que du feu ? Que du noir !
Un squat où des lézardes
font perdre la face à d'...

À personne, pensez-vous, jamais !  
Les démons ont jeté leurs dés
dans l'ire et... mais... diable !
l'irr-é-mé-diable insalubrité

Longtemps l'on a, et de bonne heure,
Péri en la demeure au 76 Péri
de chaud, de froid, de plomberie
du cœur, d'humidité... on meure
de tout toujours un peu traumatisé

- Faut bien mourir de quelque chose

Un peu beaucoup passionnément
à la folie carbonisé...
Sous-maire du malsain déni
par le trauma dramatisé
l'autre Peu un peu trop m'a tiqué



(Re-frein) Encore heureux qu'il était beau

qu'il était beau dans l'incendie qu'il était beau
et qu' la mairie coco soit un bon bateau

Ah quel maire veille ! Un coq au refroidi
passe un plat réchauffé (être maire se mérite)

Qu'est-ce que tu dis coco ?
(c'est décembre il médite)
et soudain cet indécent dit
« Nous ne sommes pas opposés par principe aux évacuations qui servent à quelque chose... relogement durable...»

- Un sous-maire doit servir à quelque chose

Qu'un quelque chose durable reloge durablement !
Voyons, voyons... Tic tac...  heure et squat... Tic tac... heure et quoi ? Eurêka !
L'horloge ! L'or ! L'or dure ! L'or loge !
L'or dure hein l'or durable loge durablement  
Or le temps n'est-il point de l'argent ?

- Si si mais durable est si lent, si lent...
Silence ! Si lent c'est d'or... a dit la préfecture
Or si généralement le relogement ment, la parole est de peu
ce Peu là dit tant que faire se peut un peu
la vérité : « Nous ne sommes pas opposés...»

Le Peul ira s' fair' voir
Noir d'Ivoire se cacher
Qui peut le moins loger
peut le plus déguerpir
Quelque part où il pleut

Dans les rues dépérir
du 76 pourri
cette rue où l'on pleure
éliminant péril
Quelque jour où qu'il meure

Dehors mis en demeure
de l'or l'ordre est à l'heure putain
de l'horreur à l'honneur d'un pantin
« de l'ordre sur ordre de la préfecture »

En termes élégants quelque chose fut dit
« le 76 Péri a doncque toute chance... »


8 décembre 2011


Dernière édition par Admin le Ven 14 Aoû - 23:34, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: PAUVRETÉS et RICHESSES : produit de l'exploitation et des dominations capitalistes   Ven 14 Aoû - 23:33

Le coût de la vie des étudiants toujours en hausse, selon l’UNEF Eric Nunès  Le Monde.fr 14.08.2015


Des étudiants sur le campus des Cézeaux, de l’université de Clermont-Ferrand, le 19 avril 2011, à Aubière

Eric Nunès a écrit:
Le quinquennat de François Hollande serait particulièrement rude pour les maigres budgets des étudiants. Selon une enquête publiée par l’Union nationale des étudiants de France (UNEF), syndicat proche du Parti socialiste, le coût de la vie étudiante aurait fait un bond de 8,4 % depuis 2012. Une érosion du pouvoir d’achat des jeunes qui ne devrait pas cesser à la rentrée 2015 : l’étude prévoit une nouvelle hausse de 1,1 %, soit une progression supérieure à l’inflation, qui se limitait à 0,2 % sur un an en juillet 2015.

Dans son rapport, le syndicat étudiant analyse les postes de dépenses que doivent gérer les étudiants. Selon l’UNEF, le logement demeure le premier pour ceux qui ont dû quitter le domicile familial, malgré l’engagement du gouvernement de construire 40 000 places durant sa mandature.

Lire aussi : Se loger en cité U est de plus en plus difficile

Augmentation moyenne de 0,3 %

Même si la loi sur l’encadrement des prix de location limite la hausse en 2015, le coût est difficilement soutenable. Il n’y a pas qu’à Paris que les loyers sont très élevés. Hors de l’agglomération parisienne, l’augmentation des loyers se poursuit aussi, avec une augmentation moyenne de 0,3 % et des « hausses significatives » dans plusieurs villes étudiantes : 6,6 % au Havre, 2,6 % à Nancy, 2,4 % à Tours et 1,8 % à Strasbourg, selon le rapport.

Le déplacement est également un poste de dépense important pour les étudiants. Selon les collectivités territoriales et leurs efforts pour mettre en place des tarifications adaptées, les variations de cette charge sont « importantes », souligne l’UNEF. Si en France les prix des transports font un bond de 2,6 %, bien au-delà de l’inflation, l’Ile-de-France se distingue avec la mise en place de la carte Imagine « R » à tarif unique.

Le rapport de l’UNEF pointe de forts écarts en fonction des villes : « De 100 euros à Toulouse, jusqu’à 335 à Brest. Les plus fortes hausses sont Nantes (6,8 %), Strasbourg (4,3 %) et Bordeaux (4,3 %). » La ville de Lille rejoint également le club des mauvais élèves en matière de tarification, puisqu’elle a supprimé son tarif à destination des étudiants boursiers, « ce qui augmente le prix de leur abonnement de 18 % » , relève l’étude.

Une « inflation ressentie »

Le rapport souligne également une hausse de la Sécurité sociale, des mutuelles étudiantes, des repas au restaurant universitaire, de l’électricité, de l’assurance-habitation, du téléphone, de l’accès à Internet… Des charges que peuvent difficilement supporter les étudiants les plus précaires. « Avec les trois quarts des étudiants exclus du système de bourses, la France fait majoritairement reposer le financement des études sur le dos des familles plutôt que sur la solidarité nationale », analyse l’UNEF, qui réclame une revalorisation des bourses, leur élargissement, l’encadrement des loyers dans les principales villes universitaires et un demi-tarif étudiants dans l’ensemble des transports en commun.

Du côté du gouvernement, on reconnaît que « l’inflation ressentie par les étudiants » est « légèrement supérieure » à celle des ménages. Dans un communiqué publié vendredi, le ministère de l’éducation nationale et de l’enseignement supérieur préfère toutefois rappeler que « 400 millions ont été mobilisés en faveur des bourses sur critères sociaux », que les gratifications de stage de plus de deux mois ont été augmentées de 30 centimes en taux horaire.

En outre, le gouvernement fait valoir que Najat Vallaud-Belkacem, la ministre de l’éducation nationale, a annoncé en juillet un « gel de l’évolution des droits d’inscription pour la rentrée universitaire 2015 ». Une décision pourtant purement symbolique, puisque la hausse avait été modique l’an dernier. Hors paiement de la cotisation de sécurité sociale étudiante, l’inscription en licence avait augmenté de 1 euro (+ 0,55 %), de 2 euros en master (+ 0,79 %) et de 3 euros (+ 0,77 %) en doctorat. De 2004 à 2014, la hausse en euros constants était de 13,5 %. Dans le même temps, une dizaine d’écoles d’ingénieurs ont beaucoup augmenté leurs droits d’entrée.
 

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MessageSujet: Les patrons des groupes cotés à Londres gagnent 183 fois le salaire moyen   Mar 18 Aoû - 9:23



Les patrons des groupes cotés à Londres gagnent 183 fois le salaire moyen L'EXPRESS.fr avec AFP 17/08/2015


Les patrons des grands groupes cotés à Londres ont gagné 183 fois
le salaire d'un employé britannique moyen l'an dernier

Citation :
Les patrons des grands groupes cotés à Londres (BP, Vodafone, HSBC, Tesco...) ont gagné 183 fois le salaire d'un employé britannique moyen l'an dernier, creusant un peu plus l'écart entre les deux, selon un rapport du centre d'études High Pay Centre publié lundi.

L'écart, déjà gigantesque, se creuse... Les patrons des grands groupes cotés à Londres ont gagné 183 fois le salaire d'un employé britannique moyen l'an dernier, selon un rapport du centre d'études High Pay Centre publié lundi. Soit un écart en hausse de 20% par rapport à 2010.  

Les directeurs généraux des entreprises faisant partie de l'indice FTSE-100 des principales valeurs de la Bourse de Londres ont ainsi été payés en moyenne 4,964 milliards de livres (6,98 milliards d'euros) l'an dernier, contre 4,923 milliards de livres en 2013 et 4,123 milliards en 2010. Cela représentait 183 fois la paie moyenne d'un employé à plein temps au Royaume-Uni. Les patrons gagnaient 182 fois plus en 2013 et 160 fois plus en 2010, selon l'étude du High Pay Center.




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MessageSujet: Re: PAUVRETÉS et RICHESSES : produit de l'exploitation et des dominations capitalistes   Mar 18 Aoû - 16:19



Des riches plus nombreux et de plus en plus riches Gerard Karageorgis Sans langue de bois 18 Août 2015

Montant record de l'ISF en 2014.


Gerard Karageorgis a écrit:
Des riches plus nombreux et de plus en plus riches. Les riches sont plus nombreux, en France, et ils sont même de plus en plus riches. Ainsi, entre 2013 et 2014, le nombre d’assujettis à l’impôt de solidarité sur la fortune (ISF) est passé de 312 406 à 331 010, soit une progression de 6 %. Dans le même temps, la valeur totale des patrimoines déclarés a bondi de 10 %, atteignant 476,28 milliards d’euros en 2014 contre 433,47 milliards l’année précédente. Les valeurs immobilières ont crû de 8,2 % et les valeurs mobilières de 10,8 %. Alors que, dans le même temps, la croissance du produit intérieur brut (PIB) se languissait à un morne 0,4 %.

Deux facteurs principaux concourent à cette fulgurante progression : une hausse de l’ordre de 20 % du CAC 40 sur l’année, qui a dopé les revenus boursiers, et les résultats obtenus par le service de régularisation des avoirs non déclarés détenus à l’étranger selon Patrick Roger journaliste du journal le monde. Le retour de ces capitaux « planqués » a ainsi gonflé la base imposable à l’ISF. Résultat : l’impôt sur la fortune a rapporté à l’Etat 5,19 milliards d’euros en 2014 contre 4,39 milliards en 2013 (+ 18 %). Ce sont d’abord les patrimoines les plus élevés, supérieurs à 10 millions d’euros, qui ont connu la plus forte progression, la valeur moyenne des patrimoines des foyers assujettis à l’ISF s’établissant à 2,7 millions d’euros.

Cette augmentation du rendement de l’ISF, en volume et en nombre d’assujettis, a eu pour conséquence d’accroître le nombre de bénéficiaires du plafonnement de cet impôt. En 2014, ce sont ainsi 8 872 redevables qui ont pu réduire le montant de leur ISF. Le coût total du plafonnement s’élève à 905 millions d’euros en 2014, selon les chiffres de Bercy – qui conteste le chiffre de 926 millions paru dans la presse en début de semaine –, soit une remise moyenne de 102 000 euros. Sur ce total, 3 290 bénéficiaires du plafonnement se situent dans la tranche des patrimoines supérieurs à 10 millions d’euros. Pour eux, l’économie moyenne réalisée grâce au plafonnement se monte à 246 674 euros. A eux seuls, ils absorbent 811,5 millions d’euros de la ristourne consentie par l’Etat.

Rompre avec le bouclier fiscal

Par comparaison, en 2013, 7 650 foyers redevables de l’ISF avaient pu bénéficier du plafonnement et le coût de ce dispositif avait représenté 825 millions d’euros. En un an, le nombre de bénéficiaires a grimpé de 16 % et, en volume, la progression est de 12 %. Le système mis en place en 2013 s’avère en définitive de plus en plus coûteux.

Au départ, quand François Hollande et la gauche sont revenus au pouvoir, il s’agissait de marquer une rupture avec le bouclier fiscal mis en place en 2006 par Dominique de Villepin et dont Nicolas Sarkozy, en 2007, avait abaissé le seuil à 50 %. En 2010, dernière année de l’application du « bouclier Sarkozy », 6 287 contribuables en avaient bénéficié, pour un montant total de 856 millions d’euros. En 2011, cependant, l’ancien président de la République, sous la pression de la crise et de sa majorité, fait marche arrière et abandonne le bouclier fiscal. En contrepartie, il relève le seuil d’assujettissement à l’ISF, qui passe de 800 000 à 1,3 million d’euros (avec une déduction de 30 % sur la résidence principale), réduit le nombre de tranches du barème de 7 à 5 et le taux marginal d’imposition applicable pour la tranche supérieure à 10 millions d’euros est abaissé de 1,8 % à 1,5 %. De fait, en 2011, le nombre d’assujettis a chuté de presque la moitié et le rendement de l’ISF a légèrement diminué.

En 2012, sans revenir sur le barème mis en place sous la précédente législature, la gauche instaure une « surtaxe ISF ». Grâce au produit de cette « contribution exceptionnelle », le rendement de l’ISF retrouve un niveau de 5,04 milliards contre 4,32 l’année précédente. La polémique s’envole lorsque les chiffres publiés par Bercy montrent que, cette année-là, 8 810 foyers fiscaux, sur un total de 37 millions, ont été imposés à plus de 100 % de leurs revenus de 2011.

L’« enfer fiscal »


Sous la contrainte du Conseil constitutionnel, le gouvernement se résout à rétablir un plafonnement à 75 % des revenus. Dans le même temps, cependant, il introduit un certain nombre de garde-fous afin d’éviter les montages d’optimisation fiscale permettant à certains hauts patrimoines d’atteindre plus vite le plafond. Mais fin 2013, nouvelle censure du Conseil constitutionnel et le gouvernement est, de nouveau, contraint de revoir son dispositif. Ce qui aboutit aujourd’hui à ce que le coût du plafonnement atteigne ce niveau record.

Parallèlement, un autre chiffre publié récemment a défrayé la chronique : celui des départs à l’étranger de contribuables aisés. Pour ceux dont le revenu fiscal de référence est supérieur à 100 000 euros, ils seraient 3 744, en 2013, à s’être installés hors de France, soit 40 % de plus qu’en 2012. Le nombre de départs de redevables de l’ISF s’élève quant à lui à 714, soit 15 % de plus que l’année précédente. Cela ne représente cependant que 0,2 % des contribuables assujettis à l’ISF.
1.Ces chiffres ont suffi à alimenter la controverse récurrente selon laquelle l’« enfer fiscal » que subissent les plus aisés les contraindrait à s’exiler, privant ainsi l’Etat de recettes non négligeables. Une analyse « abusive », estime Bercy. Rien ne permet d’établir que les 46 000 personnes – dont 60 % ont moins de 40 ans – qui se sont installées à l’étranger en 2013 l’aient fait pour des raisons fiscales. D’autant que, en sens inverse, le nombre d’étrangers résidents fiscaux en France est passé, lui, de 200 000 à 210 000. Qui s’accommodent de l’enfer.

Des fortunes dopées par la hausse de la Bourse

Selon Le Monde, deux facteurs principaux expliquent cette progression. D'abord, la hausse du CAC 40 de 20%, qui a "dopé les revenus boursiers". Ensuite, la régularisation des avoirs non déclarés à l'étranger, à la suite de l'affaire Cahuzac et des sanctions accrues décidées par le gouvernement pour ce type de délit écrit France TV info.

Le Monde dégonfle enfin la controverse sur "l'exode fiscal". Le journal signale que seules "714 personnes payant l'ISF ont quitté la France pour l'étranger de 2013 à 2014". Soit "15% de plus qu'en 2012", mais à peine 0,2% des assujettis à cet impôt.

Selon le journal, "rien ne permet d’établir que les 46 000 personnes – dont 60% ont moins de 40 ans – qui se sont installées à l’étranger en 2013 l’aient fait pour des raisons fiscales". Et de conclure : "En sens inverse, le nombre d’étrangers résidents fiscaux en France est passé, lui, de 200 000 à 210 000. Qui s’accommodent de l’enfer" fiscal.



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MessageSujet: Re: PAUVRETÉS et RICHESSES : produit de l'exploitation et des dominations capitalistes   Dim 23 Aoû - 21:34

Du Racisme Social en France : et par extension dans le monde Jean Christophe Grellety




Citation :
Du "racisme", il y a une connaissance mondiale, par les tragédies de l’Histoire : les mots et les idées ont précédé les actions. Cette valorisation des uns passe par la dévalorisation des autres : ce que l’amitié fait par principe, le racisme l’établit dans une généralité/universalité, immédiatement délirante. Contre le “racisme”, l’anthropologie rassemble toujours plus de faits. Dans certains pays, des lois existent, pour sanctionner l’expression raciste. Mais pendant que le "racisme" classique disparaît ou se tempère, en raison des risques, le "racisme social" prospère.

Depuis de nombreuses années, les "pauvres" en sont l’objet et victimes : ils seraient responsables et de leur situation et de celle des nations et en sus, ils seraient souvent menteurs, tricheurs. Inversement, les "fortunés" seraient aussi responsables de leur situation, mais par contre, ne seraient pas menteurs et tricheurs. Les "pauvres" frauderaient les prestations sociales, pendant que les "pauvres"…riches seraient surimposés, au point qu’ils fuieraient leur pays de nationalité et de source de leur fortune pour aller vers des "paradis fiscaux" d’où la taxation généralisée serait absente. Mais qui a inventé le principe et les modalités de la taxation ? Qui déclare que les pauvres méritent leur situation et en sont responsables ? Qui met en cause les étrangers, en tant qu’ils sont des pauvres, et qu’ils constitueraient un "fardeau" insurmontable ?

Le racisme social est la source du racisme : et c’est en Europe qu’il est apparu, s’est développé, et tient toujours son foyer brûlant. Face et contre ce racisme social si partagé et pourtant si anti-populaire, il faut aussi rendre hommage à celles et ceux qui se sont opposés, fermement, activement, définitivement. Ces Héroïnes et ces héros de notre Histoire universelle sont pourtant si ignorés, par les manuels scolaires, comme par les émissions télévisuelles qui ne vous content pas leur "saga". Et aujourd’hui, alors que le "racisme social" déploie plus largement ses ailes et menace nos cités et leurs "politiques", il est temps de connaître cet ennemi de la division/distinction et de trouver de nouveaux moyens pour l’affaiblir, jusqu’à sa disparition avec et par les futures générations.


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MessageSujet: Re: PAUVRETÉS et RICHESSES : produit de l'exploitation et des dominations capitalistes   Ven 4 Sep - 3:24

réponse au commentaire de Segesta3756 dans La « misère du monde » en 7 points 03 septembre 2015 |  Par diagola

Segesta a écrit:
le vrai point de départ pour une réflexion sur la misère n'a de sens actuel et pragmatique qu'à partir du sens de la circulation de la richesse

L'âge des extrêmes ? Oui, lorsqu'ils se touchent...




Patlotch a écrit:

plus ça va, plus je me demande ce qu'est « une réflexion sur... », la misère ou toute autre catégorie, dont on ira chercher tous les sens possibles pris isolément, jusque dans les dictionnaires étymologiques

vous avez sûrement raison, mais je tombe sur richesse, alors il me faudrait « une réflexion sur la richesse », et puis circulation, là je n'arrive pas à réfléchir, en vieil obsédé marxiste et martyr de la théorie, je pense « circulation du capital » et point besoin de me taper Google, ça sort comme en geyser et sans désir plus fort que moi : je ne sais rien penser en dehors de la totalité contradictoire, et richesse appelle pauvreté, et les pauvres les riches, et pourquoi pas le peuple les dominants... tiens tiens, v'là mon Marx qui fout le camp...




mais vous dites aussi pragmatique, alors là "ça me parle", car quoi de plus pragmatique que la lutte, et pourquoi pas des pauvres contre les riches, ça doit pas passer loin de la classe...

je relis et je vois que « sens actuel » n'a peut-être pas le même sens que « sens de la circulation », et tout de suite s'il y a un sens c'est que l'autre est interdit, mais quelque chose circule et les luttes y peuvent quelque chose de pragmatique

mais alors qui lutte contre quoi d'interdit, contre quoi qui les interdit, qui les rend interdits ?







les pauvres comme classe on s'y retrouve assez. Mais les miséreux ? Qui croit encore que plus on est dans la misère plus on se bat contre la cause de la misère ? La cause de la misère des unes est-elle la richesse des autres ? À « philosophie de la misère » l'Autre répond « misère de la philosophie »... Partageons les gâteux








accueillir la misère du monde, ce pourrait être accueillir les luttes des misérables du monde comme nôtres, mais l'on ne peut pas se battre à leur place, ni même leur dire comment s'y prendre, d'autant moins qu'à leur place, on n'y est pas... encore. Alors quelque chose circule, du sens, un sens à dés-interdire, aller contre le sens commun, le sens obligatoire, remonter la misère du temps comme un réveil mutin, sonner l'alarme et non verser sa larme sur les images de la misère, qui s'en fout, de nos larmes qui ne l'arment pas






il n'y a pas plus à attendre des miséreux que d'un prolétariat qui ne fera plus classe comme avant, quand c'était mieux, quand ya pas d'accent étranger, nationo-leurre et souverain de l'appât triste universel et divisé, territorialisé, terrorisé, frontièrisé, europisé... Ah Ah, les extrêmes qui se touchent, la nuit dans le brouillard politisé, tous ensemble-tous ensembleu blanc rouge






déjà que "nous" ne sommes pas riches, v'la t'i pas qu' la misère en rajoute ! Sale misère ! Vas-t-en, misère ! Crève, salope ! Pour ne plus te voir, j'en casserais mon écran digital. Pour ne plus te lire, j'en brûlerais les livres. Pour ne plus t'écrire, I'll Burn my Books... Ah, les misérables ! Misérable misère... Crevez, miséreux ! Mais comment noyer mon chagrin ?



Garçon, un Ricard pour moi, une Méditerranée pour eux





Walk on, Brother, Walk






photos Patlotch l'essence de l'interdit  2014


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MessageSujet: Re: PAUVRETÉS et RICHESSES : produit de l'exploitation et des dominations capitalistes   Dim 6 Sep - 19:31

reçu d'un ami : « nos maîtres se fendent la poire » source Zero Hedge

Citation :
Sandberg: “Yeah, so let’s follow up on a bunch of the things we were [talking about]. Let’s start with income inequality.”

Paulson: “Ok, well.. income inequality. I think this is something we’ve all thought about. You know I was working on that topic when I was still at Goldman Sachs..”

Rubin: “In which direction? You were working on increasing it.”

Paulson then bursts out laughing: "Yeah! We were making it wider!"


S.: "ouais, continuons au sujet de quelques trucs dont nous parlions. Parlons maintenant des inégalités de revenus"

P.:"Ok, bon...l'inégalité des revenus. Je pense que c'est qqchose à la quelle nous avons tous pensé. Vous savez j'ai travaillé là-dessus alors que j'étais encore à Goldman Sachs..."

R.:" Dans quelle direction ? Vous travailliez à l'amplifier.

P. éclate alors de rire: "Ouais, Nous l'avons approfondi!"

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MessageSujet: Re: PAUVRETÉS et RICHESSES : produit de l'exploitation et des dominations capitalistes   Mar 8 Sep - 18:34

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La peur de tomber dans la pauvreté n'épargne pas les plus jeunes  latribune.fr 08/09/2015
 

87% des personnes interrogées jugent que les risques que leurs enfants
connaissent un jour la pauvreté sont plus élevés que pour leur propre génération (85% en 2014)

Le Secours populaire a publié ce mardi 8 septembre deux rapports sur la perception de la pauvreté en France. Si les Français se sentent de plus en plus menacés par la précarité, l'association révèle que cette peur est loin d'être l'apanage des adultes, elle touche près de 6 enfants sur 10.


Citation :
"Des chiffres émouvants et tragiques". Le constat du président du Secours populaire, Julien Lauprêtre, est sombre. Selon un sondage Ipsos "les enfants et la pauvreté" réalisé par l'association et rendu public ce mardi 8 septembre, la peur de la pauvreté n'épargne pas les plus jeunes. Désormais, près de six enfants sur dix craignent de devenir pauvres un jour, et 5% ont déjà l'impression de l'être.

D'après cette étude spécifique qui porte sur 505 enfants de 8 à 14 ans (1°) seulement 36% n'ont pas peur de devenir pauvres. Et cette crainte augmente avec l'âge : de 52% chez les 8-10 ans, elle grimpe à 63% chez les 11-14 ans.

Être pauvre aujourd'hui, être au chômage plus tard

Si 5% disent avoir l'impression d'être déjà dans une situation de pauvreté, la proportion monte à 13% pour les enfants de familles monoparentales, et à 19% chez ceux dont les parents gagnent moins de 1.250 euros par mois.

Les jeunes sondés révèlent aussi une angoisse pour leur avenir. Une majorité des sondés (66%) pense également qu'il leur sera "difficile" de trouver un emploi plus tard. Une crainte qui s'accroît encore avec l'âge: 58% chez les 8-10 ans, 71% chez les 11-14 ans.

Mais l'école est créditée à 71% comme porteuse d'espoir

Néanmoins, ils croient encore à l'intérêt de réussir scolairement pour décrocher un emploi : 71% assurent qu'il est important d'avoir de bons résultats.

Les plus jeunes sont une fois encore les plus optimistes: 77% des 8 à 10 ans disent que oui, alors que seulement 66% des 11-14 ans estiment que les bonnes notes sont la clé de la réussite pour trouver un emploi à l'âge adulte.

Pauvreté omniprésente

L'étude révèle aussi que les plus jeunes sont bien conscients de la pauvreté. Ils estiment majoritairement (88%) qu'il y a "beaucoup" de pauvreté dans le monde. Et savent que la misère n'épargne pas l'Hexagone.

En France, une moitié (48%) juge qu'il y en a "beaucoup", l'autre moitié (50%) qu'il y en a "un peu".  Les jeunes sondés ont par ailleurs le sentiment de côtoyer des pauvres dans leur entourage, que ce soit dans leur école (61%), leur quartier (52%) ou leur famille (39%).

En parallèle, dans le 9e baromètre annuel Ipsos sur la perception de la pauvreté par les Français (2°), que le Secours populaire a également dévoilé ce mardi 8 septembre, 87% des personnes interrogées jugent les risques que leurs enfants connaissent un jour une situation de pauvreté  plus élevés que pour leur propre génération.

50% des parents sondés peinent à payer des activités à leurs enfants

Selon ce sondage, une majorité (57%) déclarent avoir été, à un moment de leur vie, sur le point de connaître la pauvreté (+2 points par rapport à 2014).

Un chiffre qui a "extrêmement augmenté", de 10 points en 10 ans, a expliqué Etienne Mercier, directeur du département opinion d'Ipsos, lors d'une conférence de presse ce mardi.

La pauvreté, une réalité en 2015 pour 35% des sondés

35% des sondés ont vu leur crainte se matérialiser en 2015. Par conséquent, 40% disent peiner à payer certains actes médicaux mal remboursés, 34% à payer leurs dépenses d'électricité et chauffage, 33% à payer leur loyer ou leur emprunt immobilier, et 29% à se procurer une alimentation saine et équilibrée.

Enfin, les parents sondés confient à 50% avoir également des difficultés à envoyer leurs enfants en vacances au moins une fois par an, 49% à leur payer des activités (musique, sport, ciné, théâtre, etc.) et 27% à leur payer la cantine.

(1) L'étude Ipsos-Secours populaire français sur les enfants et la pauvreté porte sur 505 enfants de 8 à 14 ans (interrogés entre le 15 et 21 juin sur Internet)
(2) Le Baromètre Ipsos-Secours populaire français 2015 porte sur 1.013 personnes de 15 ans et plus interrogées par téléphone du 20 au 22 juin selon la méthode des quotas.


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MessageSujet: Re: PAUVRETÉS et RICHESSES : produit de l'exploitation et des dominations capitalistes   Dim 13 Sep - 11:51

charmante intention de dndf, qui reprend mon titre d'une intervention de décembre 2013, pour une nouvelle entrée

« L’EXPLOITATION CAPITALISTE, c’est aussi la PAUVRETÉ qu’elle produit » dndf 12/09/2015 Commenter Allez aux commentaires

Citation :
La pauvreté des enfants est beaucoup plus répandue que les chiffres annuels le suggèrent, dit un nouveau document, avec près de deux enfants américains sur cinq passent au moins un an dans la pauvreté avant l’âge de 18 ans.

Les conclusions de Caroline Ratcliffe, de l’Institut urbain, montrent la division particulièrement marquée le long des lignes raciales. Les enfants noirs sont bien pire. Quelque 75% sont pauvres à un moment donné au cours de leur enfance, comparativement à 30% des enfants blancs.

http://blogs.wsj.com/economics/2015/09/09/two-in-every-five-u-s-children-spend-at-least-a-year-in-poverty/?mod=wsj_nview_latest

«Les élèves peuvent apparaître pâles, fatigués, irritables ou manquer de concentration, ou se plaindre de maux de tête ou de malaise, » . « Bien qu’il puisse y avoir d’autres raisons qui sous-tendent de tels signes, pour un nombre croissant d’enfants et de jeunes dans nos écoles et collèges d’aujourd’hui, la raison sera la faim. »


http://www.independent.co.uk/news/education/education-news/scotlands-child-poverty-levels-so-severe-teachers-are-sent-advice-on-spotting-malnourished-students-10495873.html


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MessageSujet: Re: PAUVRETÉS et RICHESSES : produit de l'exploitation et des dominations capitalistes   Ven 25 Sep - 7:52



changer de thermomètre, une belle jambe pour les pauvres du monde...
(Le Financial Times affirme que des chercheurs de la Banque ont récemment calculé qu'un plafond à 1,92 dollar provoquerait une augmentation de 148 millions du nombre de personnes dans l'extrême pauvreté, avec des augmentations en Asie et en Amérique latine.)


Le seuil de l'extrême pauvreté dans le monde bientôt relevé  AFP 24/09/2015


Dans un quartier pauvre de San Antonio de Tachira au Venezuela, près de la frontière avec la Colombie

Paris, 24 sept 2015 - La Banque mondiale va relever le 4 octobre le revenu en dessous duquel un individu est considéré dans l'extrême pauvreté, le faisant passer de 1,25 dollar par jour à 1,90 par jour, selon une source proche de la Banque mondiale.

Citation :
Cette décision est nécessaire parce qu'"il y a eu beaucoup de changements du coût de la vie dans les 15 pays qui servent de base pour calculer" le seuil a déclaré jeudi cette source, confirmant partiellement des informations du Financial Times.  

Interrogée, la Banque mondiale, n'a pas confirmé le chiffre, déclarant que "le critère de l'extrême-pauvreté est en train d'être ajusté" sur la base du critère des parités de pouvoir d'achat (PPP), qui permettent de mesurer le pouvoir d'achat réel dans un pays en fonction du coût de la vie.

"La Banque mondiale va dévoiler les nouveaux critères internationaux de pauvreté dans le monde le 4 octobre", a ajouté l'institution dans une déclaration à l'AFP.

Actuellement, le seuil au delà duquel on bascule dans l'extrême pauvreté, "ce qui correspond à une existence à la limite de la survie", selon le site de données de la Banque mondiale, est fixé à 1,25 dollar par jour. Ce niveau avait été fixé en 2005.


"En 2011, un peu plus d'un milliard de personnes disposaient donc de moins de 1,25 dollar par jour pour vivre, contre 1,91 milliard en 1990 et 1,93 milliard en 1981"
, selon le site de l'institution de Bretton Woods qui s'est fixé comme objectif d'éradiquer l'extrême pauvreté d'ici à 2030.

Interrogée par l'AFP, la source proche de la Banque n'a pas dit combien de personnes allaient être considérées comme étant dans l'extrême pauvreté à l'issu de la révision du seuil.

Le Financial Times affirme que des chercheurs de la Banque ont récemment calculé qu'un plafond à 1,92 dollar provoquerait une augmentation de 148 millions du nombre de personnes dans l'extrême pauvreté, avec des augmentations en Asie et en Amérique latine.


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MessageSujet: Re: PAUVRETÉS et RICHESSES : produit de l'exploitation et des dominations capitalistes   Ven 23 Oct - 0:06



la misère persiste en France, l’un des pays les plus riches du monde


16 octobre 2015 – La France compte deux millions de personnes vivant avec moins de 667 euros par mois, 3,5 millions de mal-logés et 3,9 millions de bénéficiaires de l’aide alimentaire. La grande pauvreté persiste en France.

Citation :
Qui vit dans la grande pauvreté en France ? L’Observatoire des inégalités fait le point à l’occasion de la journée de la misère. Du seuil de pauvreté monétaire aux mal-logés en passant par les titulaires de minima sociaux, plusieurs méthodes permettent d’estimer l’étendue du phénomène [1].

En France, 2,1 millions de personnes vivent avec au mieux 667 euros par mois pour une personne seule, soit le seuil à 40 % du niveau de vie médian , selon l’Insee (données 2013). Pour elles, il est quasiment impossible notamment de se loger dignement sans compter sur l’aide d’autrui, de parents ou d’amis.

Quatre millions doivent se contenter de minima sociaux (plus de six millions si l’on comprend les conjoints et les enfants), selon le ministère des Affaires sociales (données 2013). Si l’allocation adulte handicapé ou le minimum vieillesse atteignent 800 euros mensuels, le montant du RSA socle est de 524 euros pour une personne, 1 100 euros pour un couple avec deux enfants au 1er septembre 2015 [2]. De trop faibles revenus pour vivre même avec des prestations sociales complémentaires (comme les allocations familiales), qui contraignent là aussi à faire appel à la famille, aux amis, aux associations ou à quelques petits boulots.

Un peu plus de 600 000 personnes n’ont pas de domicile personnel, dont plus de 400 000 sont hébergées de façon contrainte chez des tiers, selon la Fondation Abbé Pierre, et dont près de 80 000 n’ont aucun lien familial avec celui qui les reçoit [3]. Deux millions vivent dans des conditions d’habitat très difficiles, 140 000 n’ont pas de domicile et parmi elles un peu plus de 10 000 dorment dans la rue selon l’Insee (données 2012).

Comble pour l’un des premiers producteurs agricoles mondiaux, pour manger, près de quatre millions de personnes auraient eu recours à l’aide alimentaire en 2013, selon la Direction générale de la cohésion sociale [4].

Au total, dans l’un des pays les plus riches au monde, des dizaines de milliers de personnes vivent dans des conditions très dégradées, dorment dans la rue, vivent dans des mobil-home, des caves. On est loin des 8,5 millions de pauvres au seuil à 60 % du niveau de vie médian, chiffre le plus souvent avancé dans le débat public, qui concerne plutôt une population très modeste mais parfois éloignée des conditions de vie des plus pauvres. La situation française est vécue d’autant plus violemment que cette misère s’intègre dans une société où les niveaux de vie moyens sont très élevés et la protection sociale développée, où les conditions de logement se sont améliorées au cours des dernières décennies et où l’accès à la consommation s’est largement diffusé.

La grande pauvreté en France
Nombre
Personnes vivant sous le seuil à 40 % du revenu médian (Insee – 2013) 2 152 000

Personnes sans domicile personnel (Fondation Abbé Pierre – 2015) 610 500
– dont personnes hébergées chez des tiers dans des conditions de logement très difficiles 411 000
– dont personnes sans domicile* 141 200

Personnes vivant dans un logement inconfortable, de mauvaise qualité 2 123 000
Logement en surpeuplement accentué 800 000
Habitat de fortune (cabane, caming, etc.) 85 000

Personnes ayant recours à l’aide alimentaire (DGCS-2013) 3 900 000

Allocataires de minima sociaux (Drees – 2013) 4 019 900
– dont RSA socle 1 812 400

*Personnes qui ont passé la nuit précédant l’enquête dans un lieu non prévu pour l’habitation, halte de nuit, ou dans un service d’hébergement (hôtel, dortoir ou chambre d’hébergement collectif, etc.).
Source : Insee, Fondation Abbé Pierre, Cnaf, DGCS, Drees – © Observatoire des inégalités

Pour aller plus loin : Lire notre entretien avec Marie-Aleth Grard, Vice-présidente d’ATD Quart-Monde : « La pauvreté, c’est la privation de liberté », entretien avec Marie-Aleth Grard, Vice-présidente d’ATD Quart-Monde


Notes

[1] Ces différentes mesures ne sont pas cumulables entre elles car elles se recoupent pour partie.

[2] Pour les personnes touchant une aide au logement, un forfait est à déduire.

[3] Voir le « 20e rapport sur la mal-logement », Fondation Abbé Pierre, février 2015. Lire aussi notre article « 3,5 millions de mal-logés : de quoi parle-t-on au juste ? »

[4] Lire « Rapport d’activités 2014 », Banques alimentaires, juin 2015 et aussi « Inégalités sociales et alimentation », ministère de l’Agriculture, décembre 2014.

Date de rédaction le 16 octobre 2012

© Tous droits réservés – Observatoire des inégalités – (voir les modalités des droits de reproduction)


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MessageSujet: Re: PAUVRETÉS et RICHESSES : produit de l'exploitation et des dominations capitalistes   Jeu 29 Oct - 5:04



Des familles portugaises restent dans la misère 02 octobre 2015

Malgré l'amélioration des données macroéconomiques, le Portugal reste englué dans la crise. Pour certaines familles, les temps sont difficiles


De nombreuses familles ont dû abandonner leur logement qu'elles ne pouvaient plus payer,
pour se contenter d'un autre plus petit. (photo: AFP/Patricia de Melo Moreira)

Citation :
«Chez nous, la crise continue chaque jour. Ce pays n'a rien à nous offrir», tranche Ana Paula. Comme la sienne, de nombreuses familles portugaises subissent encore les effets dévastateurs du chômage et de l'austérité. «L'image que le gouvernement tente de faire passer est totalement fausse», dénonce cette ancienne coiffeuse de 48 ans vivant à Porto. La coalition sortante de droite, qui brigue un deuxième mandat lors des élections législatives de dimanche, se targue d'avoir sorti le Portugal du gouffre financier en s'affranchissant de la tutelle de la troïka UE-BCE-FMI et en renouant avec la croissance. Mais si le taux de chômage est retombé autour de 12%, cela s'explique notamment par une vague d'émigration d'une ampleur inédite depuis les années 1960.

Ana Paula était déjà au chômage quand, en 2011, son époux Belmiro Silva a cessé son activité d'agent immobilier en raison de la crise de la dette, qui a poussé les banques à «fermer le robinet du crédit». Avec leur fils de 16 ans, cette famille vit aujourd'hui du revenu social d'insertion qui, après des coupes d'environ 25%, a été réduit à 305 euros mensuels, un maigre revenu auquel le couple parvient à ajouter une centaine d'euros en enchaînant les formations rémunérées pour chômeurs.

«À chaque fin de mois on se démène pour joindre les deux bouts, chaque euro compte», se désole Belmiro. Incapables de payer les traites de leur prêt immobilier, ils ont dû abandonner leur appartement de 100 mètres carrés pour un logement social deux fois plus petit.


Mener «une vie digne»

D'après les statistiques les plus récentes, près d'un Portugais sur cinq vit sous le seuil de pauvreté. Et un sur dix, soit environ un million de personnes, connaissent une «privation matérielle sévère». Présente dans tout le pays, l'ONG portugaise Assistance médicale internationale (AMI) a apporté son soutien à environ 15 000 personnes par an depuis 2011, soit le double de 2008. Au chômage depuis quatre ans, Angelo Monteiro a dû se résoudre à demander l'aide de cette institution, qui lui fournit des biens alimentaires et du matériel scolaire pour sa fille de 12 ans. «Nous avons connu la faim», témoigne, les larmes aux yeux, cet ancien commerçant de poisson surgelé. Âgé de 39 ans, il a lui aussi dû rendre les clés de son appartement de la banlieue de Porto. «C'est très dur quand tu dois expliquer à ta fille pourquoi l'électricité et l'eau ont été coupées».

Pour les habitants de la cité du Lagarteiro, dans l'est de Porto, la crise a rendu la vie encore plus difficile. «La situation sur le terrain est désespérante», résume Antonio José Pinto, qui y travaille comme assistant social. L'impact de la récession et de la rigueur «continue de s'aggraver» et «de plus en plus de gens du quartier se tournent vers le trafic de drogue ou la prostitution». «On veut nous faire croire que le pays va mieux, mais moi je n'ai même pas de quoi donner à manger à mes enfants!», s'emporte une habitante, Susana Oliveira, en ouvrant la porte de son réfrigérateur, quasiment vide. «Depuis qu'on nous a coupé nos aides sociales, on ne s'en sort plus», se plaint cette femme de 41 ans, qui a perdu son emploi d'assistante cuisinière il y a deux ans. «Ce que je veux, dit-elle, c'est un travail qui me permette de mener une vie digne».



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MessageSujet: Re: PAUVRETÉS et RICHESSES : produit de l'exploitation et des dominations capitalistes   Jeu 29 Oct - 5:11



La richesse mondiale reste concentrée aux mains des Américains Hayat Gazzane 14/10/2015



71% de la population mondiale ne détient que 3% de la richesse totale

voir les graphiques dans l'original

Citation :
INFOGRAPHIES - Les ménages nord-américains détiennent le patrimoine le plus élevé au monde. Leur richesse s'est accentuée depuis un an tandis que celle des Européens a reculé.

Les habitants d'Amérique du Nord détiennent 37% de la richesse mondiale. C'est ce qui ressort de l'étude Global Wealth Report publiée par le Crédit Suisse. Après avoir épluché le patrimoine de 4,8 milliards d'adultes dans plus de 200 pays, la banque en conclut que la richesse mondiale des ménages atteint 250.145 milliards de dollars cette année. Une somme en baisse depuis un an qui cache donc d'énormes disparités. Passage en revue.


Le dollar trop fort fait fondre le patrimoine mondial des ménages

Premier constat des auteurs: l'appréciation du billet vert face aux autres monnaies mondiales entre mi-2014 et mi-2015 a entraîné une réduction de 12.420 milliards de dollars du patrimoine des ménages dans le monde. L'Europe a contribué à elle seule à cette baisse à hauteur de 10.664 milliards. Le patrimoine des ménages européens s'établit désormais à 75.059 milliards de dollars. Les habitants d'Amérique du Nord creusent l'écart avec un patrimoine de 92.806 milliards de dollars, le plus élevé de la planète. Ils sont d'ailleurs les seuls à s'être enrichis sur un an (+3897 milliards).

Sans l'effet dollar, la richesse mondiale aurait augmenté de 13.000 milliards de dollars, précisent les auteurs. D'ici 2020, elle devrait bondir à 345.000 milliards de dollars, selon eux.


Les Suisses restent les plus riches par habitant

Ramenée par adulte, la richesse mondiale s'établit à 52.400 dollars. Les Suisses explosent cette moyenne avec un patrimoine par adulte de 567.100 dollars (à noter toutefois que leur richesse a baissé de 4,2% en un an). Les Français sont neuvièmes avec une richesse par adulte évaluée à 262.100 dollars (-17%) en moyenne.

Le top 10 des habitants les plus riches est cependant chamboulé lorsque l'on prend en compte la richesse médiane (C'est-à-dire que la moitié des ressortissants du pays possède d'avantage, et l'autre moitié moins). La Nouvelle-Zélande passe en tête avec 182.600 dollars par habitant, la Suisse chute à la 6e place (107.600 dollars) et la France clôture le classement avec 86.200 dollars.


La classe moyenne de plus en plus riche

«Dans toutes les régions et dans presque tous les pays, la richesse de la classe moyenne s'est fortement accrue», remarquent les auteurs de l'étude. La hausse a principalement eu lieu avant la crise financière de 2008/2009, précisent-ils. Dans cette catégorie figurent les adultes dont la richesse s'établie entre 50.000 et 500.000 dollars. Cette classe de population détient 32% de la richesse mondiale, soit 80.700 milliards de dollars. La Chine possède actuellement la plus grande classe moyenne au monde avec 109 millions de personnes.


Des millionnaires plus nombreux et plus riches

Cette année, le monde compte dans ses rangs 33.717.000 millionnaires. Ils sont essentiellement Américains (15,6 millions). Selon Crédit Suisse, leur nombre va bondir de plus de 46,2% d'ici 2020 à 49,3 millions. Leur richesse augmentera de 8,4% d'ici là. C'est en Chine que leur nombre va augmenter le plus rapidement, passant de 1,33 million à 2,32 millions (+74%). La part des millionnaires issus des pays émergents, aujourd'hui de 6,4%, grimpera quant à elle à 7,4% du total.

L'enquête révèle par ailleurs qu'il y a dans le monde 123.800 «ultras-riches», dont la fortune dépasse les 50 millions de dollars. Parmi eux, 4500 possèdent un patrimoine de plus de 500 millions de dollars. La moitié d'entre eux sont Américains.


Une richesse toujours plus inégale

De manière globale, l'étude confirme un creusement des inégalités: 71% de la population mondiale, soit 3,385 milliards de personnes, ne détient que 3% de la richesse totale.


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MessageSujet: Re: PAUVRETÉS et RICHESSES : produit de l'exploitation et des dominations capitalistes   Sam 7 Nov - 9:32

les sociologues Michel Pinçon et Monique Pinçon-Charlot sont considérés, en France, comme des meilleurs spécialistes de la sociologie de la grande bourgeoisie. Comme pour tous chercheurs en sciences humaines, on pourra consulter avec avantage leurs ouvrages, tout en distinguant leurs travaux théoriques ou scientifiques de leurs positions politiques

quelques titres


1989

Citation :
Entre Trocadéro et Monceau, Neuilly et Passy, vivent les grandes familles. Dans ces quartiers de l'Ouest parisien se concentrent les héritiers des lignées aristocratiques et des vieilles dynasties bourgeoises. L'élite sociale vit entre elle au rythme de ses rites. Pendant deux ans, les auteurs ont parcouru les beaux quartiers, interrogé les représentants de ces groupes privilégiés. Grâce à une enquête fouillée et minutieuse, ils en révèlent la vie quotidienne, racontent les rallyes pour adolescents, pénètrent les cercles très fermés. Par ce voyage ethnologique, ils dévoilent un monde d'ordinaire interdit aux profanes. Ils expliquent finalement pourquoi le gotha se rassemble dans un ghetto.



2005


réédition 2009

Citation :
Les discours sur l'effort individuel récompensé par le marché, sur les créateurs d'entreprise nouveaux maîtres du monde, sur les investisseurs institutionnels ou sur la " démocratisation " des placements financiers escamotent l'existence de la bourgeoisie. Pourtant, aucun milieu social ne présente à ce degré unité, conscience de soi et mobilisation. Ce livre lève un coin du voile qui recouvre les mystères de la bourgeoisie et montre ce qui constitue en classe sociale ce groupe apparemment composite. La richesse de la bourgeoisie est multiforme, alliage d'argent – de beaucoup d'argent – de culture, de relations sociales et de prestige. Comment les bourgeois vivent-ils ? Comment sont-ils organisés ? La bourgeoisie est-elle menacée de disparition ? Dans quelles conditions ses positions dominantes se reproduisent-elles d'une génération à l'autre ? Quel est le rôle des lignées dans la transmission de ces positions ? La bourgeoisie est-elle la dernière classe sociale ? C'est notamment à ces questions sur cet univers méconnu et qui préférerait le rester que répond ce livre rigoureux et accessible.



2006

Citation :
Qui dit grandes fortunes ne dit pas seulement argent. Lorsqu'elles sont anciennes, les fortunes économiques et financières sont aussi synonymes de culture et de sociabilité ; elles se trouvent au cœur de réseaux très denses, familiaux et extra-familiaux, aux ramifications internationales et aux échanges intenses, si bien qu'elles sont, en quelque sorte, mises en commun. Entretiens avec des représentants de ces familles, observations dans les lieux chics de France, les châteaux et les villas balnéaires, recours aux informateurs les plus divers, des directeurs de palaces aux gestionnaires de fortunes privées : les auteurs ont soigneusement démonté les rouages de cette cumulativité des fortunes et de cette quasi collectivisation chez les possédants. Un classique de la sociologie.



2007

Citation :
Les riches défendent leur pré-carré grâce à un réseau dense d'associations, de comités, de conseils, de cercles. Des rivages bretons aux châteaux de l'Oise, des beaux quartiers parisiens aux parcs et jardins de Normandie, les élites fortunées se mobilisent pour leurs espaces.

Les auteurs ont mené l'enquête auprès de militants peu ordinaires. Ils ont assisté aux dîners et aux cocktails où, à Neuilly et dans le 16e arrondissement, la haute société se retrouve et se concerte pour préserver la qualité de ses lieux de vie et veiller sur un entre-soi qui lui est vital. La grande bourgeoisie se protège des autres, quitte à former des ghettos. Les ghettos du Gotha.




2010


Citation :
Depuis la parution du Président des riches en septembre 2010, les relations incestueuses entre le pouvoir politique et le monde de l'argent ont engendré de nouveaux rebondissements dans l'affaire Woerth-Bettencourt et dans l'incroyable feuilleton Lagarde-Tapie. Par ses amitiés et ses réseaux, Nicolas Sarkozy est toujours concerné. Ce qui est encore le cas dans la tourmente qui affecte les tableaux de la famille Wildenstein, ou le Mediator des laboratoires Servier. La violence des rapports sociaux atteint des sommets. La réforme rétrograde des retraites, le mépris affiché envers les enseignants et les magistrats, l'appel à la xénophobie en sont des expressions. L'allègement de l'impôt de solidarité sur la fortune est emblématique de cette guerre des classes menée par les plus riches alors que les déficits et les dettes leur servent d'armes et de moyens de chantage pour que le peuple accepte la baisse du pouvoir d'achat et la destruction des services publics. Décidément, Nicolas Sarkozy est bien toujours le président des riches. Ce nouveau livre continue à apporter des faits, des analyses et des arguments qui justifient de mettre à bas la puissance de la finance et des spéculateurs sans foi ni loi qui règnent sans partage.



voire leur bibliographie ICI





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MessageSujet: Re: PAUVRETÉS et RICHESSES : produit de l'exploitation et des dominations capitalistes   Dim 8 Nov - 14:02



La pauvreté augmente, le gouvernement offre 6,5 milliards ... aux multinationales 16 Octobre 2015


A l'occasion de la journée mondiale de lutte contre la pauvreté et du refus de la misère, le PTB félicite toutes les organisations, toutes celles et tous ceux qui ne baissent pas les bras et continuent le combat pour un monde juste, sans pauvreté; toutes celles et tous ceux qui, au quotidien, sont là pour faire entendre la voix de ceux qu'on veut réduire au silence.

Citation :
Malheureusement, aujourd'hui, nous vivons une augmentation importante de la pauvreté en Belgique alors que notre gouvernement fait de grands cadeaux aux plus fortunés.

« Deux rapports importants ont été publiés tout récemment, et le contraste ne peut pas être plus grand.» constate Peter Mertens, président national du PTB. « Le rapport sur la pauvreté révèle que les citoyens les plus pauvres de notre pays devront se priver l'an prochain de 525 euros en moyenne. Pourtant, la nouvelle étude du PTB1montre que, l'an passé, l’État a à nouveau perdu 6,5 milliards d'euros de rentrées à cause des ristournes fiscales accordées aux 50 plus grands champions du contournement fiscal de notre pays. Alors que ce sont les pensionnés, les malades de longue durée, les familles monoparentales ou les personnes vivant d'un salaire minimum ou d'une allocation d'insertion qui payent l'addition, ce gouvernement joue le rôle de Saint-Nicolas pour des entreprises qui brassent des milliards, comme AB InBev, ExxonMobil et GDF Suez. Cela ne peut plus continuer comme ça. »

Pour contribuer à résoudre le problème le PTB fait une proposition : « Le manque à gagner de 6,5 milliards d'euros suffirait non seulement à relever toutes les allocations au-dessus du seuil de pauvreté (1,5 milliard), mais on pourrait aussi ramener à nouveau le taux de TVA sur l'électricité à 6% (700 millions), et augmenter la pension d'un million de pensionnés de 130 euros (1,5 milliard). » Pour le parti de gauche, mettre fin à ces échappatoires fiscales permettrait de lutter contre la pauvreté et d' investir dans la société.

« Il y en a assez pour tout le monde. » lance ainsi Raoul Hedebouw, porte-parole national du PTB. « Notre message est de refuser l'austérité, de défendre la sécurité sociale et de crier haut et fort qu'une alternative existe. C'est pourquoi nous voulons comme en 2014 lancer une nouvelle ProtestParade. La Belgique est le troisième pays le plus riche au monde mais le gâteau est bien mal réparti. Nous voulons avancer sur un discours axé sur une meilleure répartition des richesses. Nous avons des propositions concrètes comme la taxe des millionnaires, la semaine des 30 heures et la réduction des émissions polluantes pour aller vers un réel partage des richesses, des jobs et de la planète. Nous invitons les salariés, les allocataires sociaux et tous les acteurs de la résistance sociale à prendre possession de la rue à l'occasion de la ProtestParade qui se déroulera le 15 novembre 2015. »


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MessageSujet: Re: PAUVRETÉS et RICHESSES : produit de l'exploitation et des dominations capitalistes   Dim 8 Nov - 23:45



Climat : 100 millions de pauvres en plus d'ici 2030 si rien n'est fait Anne Cheyvialle 08/11/2015


Les dégâts de l'ouragan Patricia au Mexique, dans la ville de Chamela
le 24 octobre dernier


A 21 jours de la COP 21, la Banque mondiale alerte dans un rapport sur les risques du changement climatique pour les populations les plus vulnérables


Citation :
La lutte contre la pauvreté et le réchauffement de la planète font partie du même combat. Conçus ensemble, ces deux enjeux peuvent s'avérer plus efficaces. A trois semaines de l'ouverture, à Paris, de la COP 21, la Banque mondiale alerte dans un nouveau rapport sur les conséquences du changement climatique sur les plus vulnérables. Si rien n'est fait, 100 millions de personnes risquent de tomber sous le seuil de pauvreté à horizon 2030.

«Les événements liés au climat, à la météo, sont déjà des obstacles à la réduction de la pauvreté et cela va empirer», insiste l'un des auteurs, Stéphane Hallegatte. Les populations subissent des pertes de récoltes, la flambée des prix des matières premières et l'augmentation des maladies, notamment la malaria et les diarrhées qui sont provoqué par des chocs climatiques (inondations, tempêtes, sécheresses…).

Plus exposés aux catastrophes naturelles

Le rapport montre - statistiques à l'appui basées sur des questionnaires réalisés dans 92 pays d'Afrique, Amérique et Asie - que ces chocs impactent davantage les populations les plus pauvres. Ainsi, en Indonésie, ils ont 30 % plus de risque d'être touchés par des inondations que les personnes plus riches. Car ils vivent dans des conditions plus précaires, des habitats moins résistants, des zones plus exposées. En Afrique du Nord, la moitié des 40 % les plus démunis est impactée par des problèmes climatiques, contre 20 % dans les tranches élevées de la population. «Même les gens qui vivent sous le seuil de pauvreté (1,90 dollar par jour) peuvent basculer dans la pauvreté quand une inondation détruit une micro-entreprise ou une sécheresse décime un troupeau», illustre le rapport.

Autre constat, en cas de catastrophe naturelle, ils essuient plus de pertes que les classes moyennes et supérieures. Ainsi, à Bombay, en Inde, suite aux terribles inondations de 2005, les populations pauvres ont perdu deux fois plus que les riches en proportion de leurs biens. «Leurs possessions sont généralement sous forme vulnérables, il s'agit de maison ou de bétail», commente Stéphane Hallegatte. Ils reçoivent également moins de soutien de leurs familles et des communautés, qui n'ont souvent pas les moyens de les aider. Et ils ont peu accès au secteur financier, notamment aux prêts.

Plus grave, les catastrophes naturelles ont des conséquences à plus long terme, sur le niveau de vie, la santé et l'éducation. «Par exemple, 30 % des enfants mexicains retirés de manière temporaire de l'école suite aux inondations, n'y retournent jamais, mentionne Stéphane Hallegatte. Pour éviter un impact irréversible, les aides doivent être ciblées, ajoute-t-il, citant le cas du Pakistan, après les inondations de 2010. Il y a eu une première aide peu importante qui a été versée très rapidement et une deuxième phase avec des montants plus élevés pour financer un programme de reconstruction ciblé. Et elles ne doivent pas trop tarder. La Banque mondiale cite le cas de la sécheresse au Malawi et en Ethiopie où le coût par ménage explose de 50 dollars quelques semaines après jusqu'à 1300 dollars six mois plus tard.

L'urgence, agir avant 2030

La Banque mondiale insiste sur une autre difficulté liée au manque de protection sociale. Les systèmes d'assurance santé sont encore peu développés dans ces pays pauvres en Afrique, Amérique latine et Asie et l'accès à une santé de qualité très limité.

C'est pour cela, martèle Stéphane Hallegatte, qu'il faut traiter les deux sujets climat et pauvreté ensemble sans les opposer: «Il faut assurer une croissance économique inclusive». En agissant sur trois volets principaux: l'agriculture, la santé et des politique adéquates face aux catastrophes naturelles. «D'ici à 2030, l'impact sur le climat sera encore limité, c'est une bonne fenêtre pour éradiquer la pauvreté», affirme l'économiste.

Un exemple de solution, les recettes des taxes environnementales peuvent servir à développer la protection sociale. Selon le rapport, même une faible taxation du carbone à 10 dollars la tonne permettrait de 50 % en moyenne les dépenses sociales dans les 90 pays. Une tendance positive est la suppression des subventions aux énergies fossiles. Plusieurs pays utilisent l'économie réalisée à des fins sociales. C'est le cas de l'Indonésie qui a opté pour un transfert monétaire destiné aux 30 % les plus pauvres ou du Ghana qui a rendu l'école élémentaire obligatoire.


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MessageSujet: Re: PAUVRETÉS et RICHESSES : produit de l'exploitation et des dominations capitalistes   Lun 9 Nov - 0:06

Les plus pauvres émettent 2 000 fois moins de gaz à effet de serre que les plus richesLe Monde.fr | 03.11.2015 Par Martine Valo


Des inondations au Malawi en janvier 2015.
Les quantités de gaz à effet de serre émises dans l’atmosphère ne présagent pas seulement de l’évolution du changement climatique à venir, elles constituent aussi un solide indicateur des énormes disparités économiques dans le monde. C’est sous cet angle-là que les économistes Lucas Chancel et Thomas Piketty abordent la question de l’atténuation du réchauffement dans leur étude « Carbone et inégalité : de Kyoto à Paris », rendue publique mardi 3 novembre[/b]

Citation :
Dans leur analyse, qui s’appuie sur des données reflétant la forte hausse des émissions de ces gaz depuis 1998, les deux chercheurs de l’Ecole d’économie de Paris – l’un à l’Institut du développement durable et des relations internationales (Iddri), le second en tant que directeur d’études à l’Ecole des hautes études en sciences sociales (EHESS) – remettent en cause l’approche par pays. C’est pourtant celle qui va prévaloir lors des négociations entre Etats qui doivent aboutir à un accord international lors de la Conférence des Nations unies sur le climat (COP21) qui se tiendra à Paris, début décembre.

[b]13 tonnes pour un Européen, 6 pour un Chinois


Certes, tous deux rappellent que chaque Américain émet environ 20 tonnes d’équivalent CO2 (tCO2e) par an, soit au moins deux fois plus qu’en habitant typique d’Europe de l’Ouest ou de Russie (qui en produit environ 9 tonnes), et plus encore d’un résident du Moyen-Orient comme de Chine (autour de 8 tonnes). Les statistiques en Asie du Sud et en Afrique ne dépassent pas 2,4 tonnes par tête, bien en dessous de la moyenne mondiale qui s’établit à 6,2 tCO2e.

Or ces données sont directement liées à la production par pays. Il semble alors plus judicieux de considérer les niveaux de consommation, qui eux intègrent les émissions « importées ». Dans les pays développés, les enseignes vendent par exemple des biens produits en Chine à des consommateurs vêtus de t-shirts cousus au Bangladesh. Avec ce prisme-là, les résultats se creusent encore : la moyenne passe à 22,5 tCO2e pour un Nord-Américain, 13,1 tonnes pour un Européen de l’Ouest, 7,4 tonnes pour un habitant du Moyen-Orient, 6 tonnes pour un Chinois qui rejoint alors à peu près la moyenne mondiale, 4,4 pour un Latino-Américain, 2,2 pour un Sud Asiatique, 1,9 pour un Africain.

Si elles reflètent mieux la réalité des échanges internationaux, ces estimations ne rendent pas compte pour autant des inégalités à l’intérieur de chacune de ces sociétés. Lucas Chancel et Thomas Piketty se sont donc penchés sur les 10 % des individus responsables de près de la moitié des émissions totales. A l’autre bout de l’échelle, la moitié la plus économe de la population produit moins de 13 % des rejets carbonés. Ils notent au passage que dans le monde, les différences entre individus tendent à diminuer depuis 1998, et y voient le signe que les revenus des classes moyennes se sont améliorés dans les pays émergents alors qu’ils ont eu tendance à stagner dans les pays industrialisés.


Ecole d'économie de Paris

Pour dessiner une nouvelle géographie de la problématique climatique, les deux auteurs de l’étude se sont aussi arrêtés sur le cas des plus gros producteurs de gaz à effet de serre, c’est-à-dire ceux qui émettent au moins 9 fois plus que la moyenne. Ces 1 % d’individus – domiciliés aux Etats-Unis, au Luxembourg, à Singapour ou en Arabie saoudite – génèrent plus de 200 tCO2e par personne et par an. A titre de comparaison, les habitants les plus démunis du Honduras, du Mozambique, du Rwanda ou du Malawi ont des émissions 2 000 fois plus faibles, proches de 0,1 tCO2e.

Mettre à contribution les plus gros émetteurs

Si les auteurs de l’étude s’emploient à dessiner une autre géographie de la problématique climatique, ce n’est pas pour présenter de nouvelles statistiques, mais pour ouvrir le débat sur la répartition des efforts à fournir. Pour atteindre 150 milliards d’euros par an nécessaires, selon eux, pour financer l’adaptation au changement climatique, tous deux suggèrent d’imposer des taxes progressives à tous ceux qui se situent au-dessus de la moyenne mondiale, en proportion de leurs émissions. Une autre stratégie consisterait à faire payer les 1 % des individus qui sont responsables de la plus grande quantité de gaz à effet de serre.

La première hypothèse conduirait les Nord-Américains à prendre à leur charge 46 % de la contribution totale, pour 16 % pour les Européens et 12 % pour les Chinois. Dans la seconde, celle reposant sur les 1 % les plus pollueurs, les proportions s’établiraient respectivement à 57 %, 15 % et 6 % du montant global. Dans tous les cas, l’apport de l’Europe, même s’il diminue proportionnellement, augmenterait en valeur absolue par rapport à aujourd’hui. Il pourrait même tripler, alors que la quote-part actuelle de l’Union européenne représente déjà plus de la moitié des financements.

Enfin, les chercheurs envisagent la généralisation d’une « taxe progressive généralisée sur les billets d’avion ». Selon leurs calculs, à raison de 180 euros sur tous les billets de première classe et de 20 euros sur ceux des sièges économiques, la mesure – simple à appliquer – suffirait à générer les fameux 150 milliards par an, mais « ciblerait moins bien les grands émetteurs individuels ». Elle serait, en somme, moins juste.


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MessageSujet: Re: PAUVRETÉS et RICHESSES : produit de l'exploitation et des dominations capitalistes   Lun 9 Nov - 0:40



Au néolithique, les classes moyennes n'existaient probablement pas Justine Babin 03-08-2015

Les études se multiplient pour dénoncer les effets dramatiques des inégalités sur la croissance. Mais, au juste, d'où viennent-elles ? Il se pourrait que nos ancêtres du néolithique détiennent la réponse


Parure de la tombe du Basdes-Vignes, Vert-la-Gravelle (Marne), une des trois plus riches du Rubané du Nord de la France (Musée national de la Préhistoire)Parure de la tombe du Basdes-Vignes, Vert-la-Gravelle (Marne), une des trois plus riches du Rubané du Nord de la France (Musée national de la Préhistoire)

Après l’OCDE, c’était au tour du FMI en juin dernier de publier des chiffres alarmants sur la sinistre relation entre inégalités et croissance. Une augmentation de 1% du capital des 20% des plus aisés entraînerait une chute du PIB à moyen terme de 0,8 point. Mais, au juste, d’où viennent ces écarts de richesse ? Jean-Sébastien Vaquer, directeur de recherche au CNRS, nous replonge au néolithique, une période comprise entre 9.000 ans et 3.300 avant J.-C., lorsque nos ancêtres inventeurs de l’agriculture et de l’élevage ouvrirent la boîte de Pandore…


Citation :
Challenges.fr : Quels étaient les principaux signes de richesse au Néolithique ?

Jean-Sébastien Vaquer : Au début du néolithique, on retrouve surtout des objets construits à partir de coquillages et d’éléments en pierre. Les objets en métal - comme l’or ou le cuivre - ainsi que les pièces en pierre imitant des formes d’objets en cuivre sont eux beaucoup plus fréquents vers la fin de la période. Les matériaux rares ou venant de loin étaient également considérés comme de puissants signes de richesse. C’est par exemple le cas de l’obsidienne, roche volcanique des îles italiennes. Dans cette région de la mer tyrrhénienne, où elle était utilisée couramment par les populations locales pour fabriquer des outils domestiques, c’était un matériau du quotidien. Mais aux pieds des Alpes ou dans le Toulousain, à plus de 1500 km de son lieu d’extraction, cette roche était considérée comme exotique et donc très précieuse.

Il y avait donc de fortes différences régionales dans les symboles de richesse…

Oui, des différences considérables ! La région la plus riche au néolithique était la Bretagne. On y retrouve de nombreux alignements de menhirs et de dolmen, en particulier dans le golfe du Morbihan, ainsi qu’une forte concentration de matériaux précieux. Pourquoi cette région ? Les hypothèses des archéologues diffèrent. Pour certains, le Morbihan tirait sa puissance de son rôle de centre religieux important. D’autres pensent que cette richesse résultait du sel dont la région abondait. On peut supposer que les groupes disposant de ressources salées importantes devaient vendre ce bien, provoquant un accroissement des écarts hiérarchiques plus fort que dans les zones pauvres en sel.

Quel rôle ont joué les échanges commerciaux dans la répartition de ces biens ?

Au néolithique, les groupes sont plus ou moins stabilisés sur des territoires. En cela, par rapport aux périodes antérieures, ils doivent faire face à des problèmes d’approvisionnement en matériaux. Il existait par ailleurs à l’époque deux Europe : l’une, orientale, très riche en métal, avec beaucoup d’objets en or et en cuivre, et l’autre, occidentale, dotée de substantielles ressources en roche verte.

Les contacts entre ces zones très en avance sur le plan technique et les autres ont généré des imitations très intéressantes. On avait par exemple l’habitude dans les Balkans de marquer le statut des gens par des « haches de bataille », sortes de tomahawk, retrouvées dans les sépultures. Très peu de ces objets ont pu circuler vers l’est ou vers le nord car ils étaient considérés comme précieux. Mais certains individus de ces régions qui les avaient vu ont entrepris de fabriquer les même… en pierre. En imitant leur forme. Cela montre qu’il y avait des transferts de symboles mais pas de transferts techniques. Pour que la métallurgie passe de l’Europe de l’est à l’Europe de l’ouest il a fallu presque 2.000 ans, alors que seulement 1.800 km séparent les deux régions !

Selon quels schémas hiérarchiques étaient organisées ces sociétés ?

L’étude de la gradation des systèmes funéraires permet aux archéologues d’en savoir plus sur le statut qu’occupait le défunt au sein de la société. Au néolithique, lorsqu’on enterre quelqu’un, on lui creuse une tombe et on lui donne une position normalisée - en général la position fœtale. Quand vous retrouvez des corps ou des restes humains directement jetés dans une fosse, sans aucun respect, il s’agit certainement de personnes de basse condition, voir des esclaves, ou des ennemis tués lors d’un massacre.

On retrouve ensuite des sites funéraires « conventionnels », avec des offrandes et du mobilier plus ou moins précieux, témoignant davantage d’une différence de sexe que d’un écart de richesse. Les femmes sont ainsi plutôt enterrées avec des poteries et des parures et les hommes avec des flèches ou des haches. Ces sépultures sont les plus fréquentes à l’époque et se différencient relativement peu les unes des autres.

Existent enfin quelques rares tombeaux très riches. Ils se distinguent par la quantité d’objets présents ainsi que les provenances très lointaines et diverses de certains d’entre eux. On peut citer le cas de tombes très riches exhumées en Catalogne renfermant de l’obsidienne de Sardaigne, du corail de la Méditerranée centrale, des haches polies en jade venant des Alpes, des haches polies en fibrolite d’Andalousie et des parures locales en turquoise.

On peut penser que les sociétés de l’époque étaient marquées par de fortes différences de richesse, avec un nombre très restreint d’individus possédant des biens d’une valeur considérable. A l’inverse, le commun des mortels partageait un niveau de vie relativement homogène. Les classes moyennes n’existaient probablement pas au néolithique !

Les sociétés humaines ont-elles toujours été hiérarchiques ?

Hiérarchiques, certainement ! Même les sociétés animales le sont. En revanche, les signes de cette hiérarchisation ont probablement changé au cours de l’évolution des sociétés humaines. Au néolithique, par rapport aux périodes antérieures, de grands progrès ont été réalisés grâce à l’apparition de l’agriculture et de l’élevage. Cela a permis de produire des aliments en grande quantité et de pouvoir les garder sous forme de stocks, afin de les consommer avec un usage différé, en prévision des crises notamment. Elevaient-ils un nombre de bêtes strictement limité à leurs besoins ou davantage ? Il se pourrait que la naissance de la richesse réside ici, dans cette faculté à produire plus que nécessaire.

Cependant, les inégalités ne sont pas durables au néolithique - et en particulier non transmissibles héréditairement - car la propriété des terres n’existe pas. L’économie est certes stabilisée mais l’agriculture sur brulis est encore de rigueur, impliquant sans cesse d’aller à la conquête de nouvelles terres à bruler puis cultiver. Les champs stables, avec amendements et assolements, n’apparaîtront que plus tard, engendrant la naissance des royautés, aristocraties et sociétés de classe…

Comment est-on passé de la richesse matérielle aux symboles de richesse ?

Tous ces objets précieux servaient au positionnement social des individus par rapport aux autres. Ils entraient rarement dans des transactions marchandes. L’anthropologue Alain Testart parle de "ploutocratie primitive" ou de "sociétés à manipulation de biens ostentatoires". Il s’appuie sur ses observations des sociétés papoues d’Irian Jaya, vivant d’une agriculture à base d’igname, de tubercules, d’élevage de porcs, mais où la terre n’appartient à personne. La possession d’objets luxueux y marque le statut social. Ces objets sacrés appartiennent au patrimoine familial et ne sont exposés qu’au moment de recevoir des invités. On peut penser qu’il en était de même au néolithique

Qu’ont ces signes de richesse à nous apprendre sur les valeurs des sociétés qui les arboraient ?

A travers ces éléments ont retrouve toute une symbolique et un affichage social. Et ce dernier change au cours du néolithique. Alors qu’au début, les parures et les emblèmes de pouvoir sont plus fréquents, la fin de la période est marquée par la multiplication des armes : haches de bataille, poignards, pointes de flèches... L’âge du cuivre voit naître des sociétés guerrières avec une affirmation de la violence et du pouvoir par la force.

L’exposition "Signes de Richesse, Inégalités au Néolithique" est ouverte jusqu’au 15 novembre 2015 au Musée national de la Préhistoire des Eyzies-de-Tayac.


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