PATLOTCH / NOUVELLE THÉORIE du COMMUNISME et de la RÉVOLUTION

LA CONSTITUTION EN CLASSE CONTRE LE CAPITAL DES LUTTES PROLÉTARIENNES, FÉMINISTES, DÉCOLONIALES et ÉCOLOGISTES
 
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 PAUVRETÉS et RICHESSES : produit de l'exploitation et des dominations capitalistes

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MessageSujet: PAUVRETÉS et RICHESSES : produit de l'exploitation et des dominations capitalistes   Sam 23 Mai - 10:44

ce sujet présente les réalités du monde capitaliste sous un angle moins analytique que phénoménologique, dont se dégage la morale de l'histoire et des temps présents. Il va sans dire que nous ne considérons pas ici que le monde se partagerait en "riches" et "pauvres", "ceux d'en-haut" et "ceux d'en-bas", mais c'est aussi comme cela que se présente le "vécu" des classes sociales

pour des considérations analytiques, on se reportera par conséquent aux autre sujets de cette catégorie


en décembre 2013, quand j'étais encore en bons rapports avec dndf, j'avais ouvert un sujet « L’EXPLOITATION CAPITALISTE, c’est aussi la PAUVRETÉ qu’elle produit »

il n'y a pas que les migrant.e.s, les réfugiés, ni même les bidonvilles (j'y reviendrai, voir Bruno Astarian, Hic Salta Les bidonvilles forment-ils une planète à part ? La plupart des pauvres, dans le monde, sont pauvres chez eux, et n'en sortent pas, ni de leur pays, ni de la pauvreté

dans l'hypothèse d'un monde capitaliste dominé par l'Asie, la fausse piste d'une restructuration géographique :



Dernière édition par Patlotch le Ven 10 Juil - 12:21, édité 5 fois
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MessageSujet: Santé infantile : Phnom Penh reste l’une des villes les plus inégalitaires au monde   Sam 23 Mai - 10:50

Santé infantile : Phnom Penh reste l’une des villes les plus inégalitaires au monde AlterAsia 18 mai 2015

original Cambodia’s ‘Urban Survival Gap’ Among World’s Worst The Cambodgia Daily 6 mai 2015

Maria Paula Brito and Ouch Sony a écrit:
L’écart de survie entre la population pauvre et la classe moyenne dans les zones urbaines au Cambodge est parmi les plus importants au monde.

Dans les régions urbaines du Cambodge, les enfants pauvres sont 4,7 fois plus susceptibles de mourir avant d’atteindre l’âge de 5 ans que les enfants de parents riches, faisant de « l’écart de survie urbaine » de ce pays l’un des plus grands au monde, selon un nouveau rapport.

Publié lundi 4 mai, le 16è rapport annuel de l’ONG Save the Children sur la situation des mères dans le monde (« State of the World’s Mothers »), qui classe les meilleurs et les pires lieux pour être mère, portait sur les difficultés des mères qui élèvent leurs enfants dans un milieu urbain en développement.

Basé sur des résultats dans 5 catégories – santé maternelle, bien-être des enfants, niveau scolaire, situations économique et politique – le Cambodge est classé 132e sur 179 pays examinés. Même si, selon le rapport, l’écart de survie dans les zones urbaines du Cambodge se resserre avec des taux de mortalité pour les enfants issus de familles démunies réduits de moitié par rapport à ce qu’ils étaient il y a 10 ans.

Le rapport précise aussi que Phnom Penh a le taux de mortalité infantile le plus faible parmi toutes les capitales des pays à faibles revenus, avec 18 décès pour 1000 naissances vivantes, un chiffre qui a chuté d’environ deux tiers entre 2000 et 2010.

Selon Ranjan Poudyal, directeur de Save the Children au Cambodge, le taux élevé de mortalité au sein des enfants pauvres est dû, en partie, à l’accès limité aux soins de leurs familles : « Le problème est que les enfants pauvres des zones urbaines vivent dans des bidonvilles où il n’y aucun service de santé. Les conditions de vie sont mauvaises et par conséquent, le taux de mortalité des enfants pauvres dans les zones urbaines est beaucoup plus élevé, par rapport à la classe moyenne », a-t-il déclaré. « Quand je suis allé à la clinique ici, j’ai vu que les services n’étaient pas gratuits ; ils sont payants, et c’est un obstacle pour les gens qui n’ont pas la possibilité de payer », a-t-il ajouté.

Ly Chan Sopha, une mère qui vit de la vente de cigarettes, de sodas et vestes de pluie le long de la route dans le district de Prampi Makara à Phnom Penh, a constaté que le système public hospitalier n’était pas gratuit non plus.

« A l’hôpital des enfants, ils vous font payer. Je dépense 1,5 dollars pour acheter un billet et ensuite je dois payer le médecin pour ses services », a-t-elle déclaré mardi 5 mai. « Même si l’hôpital ne nous oblige pas à payer, je peux dire que, par leur comportement, ils n’en attendent pas moins ».

Traduction : Elodie Prenant
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MessageSujet: L’EXPLOITATION CAPITALISTE, c’est aussi la RICHESSE qu’elle produit   Mar 26 Mai - 18:19

pluttôt que de s'en tenir à la PAUVRETÉ, il eut été aussi juste de titrer L’EXPLOITATION CAPITALISTE, c’est aussi la RICHESSE qu’elle produit. Je modifie donc le titre du sujet

de là à en tirer que le capitalisme ne serait qu'une affaire entre riches et pauvres, c'est un pas que je ne franchirai pas

en insistant sur la pauvreté, je voulais signifier aussi que souvent, les camarades ne s'en préoccupent pas, ou font comme si c'était une évidence. Or sans luttes contre la pauvreté, que seraient les luttes de classes ? Et cela ne comporte-t-il pas aussi la solidarité active ? De là à la réduire à la charité compassionnelle, voire à considérer que des prolétaires plus pauvres seront "contraints de faire la révolution" plus vite, il en existe de toutes tendances pour le penser. Hé bien qu'ils pensent, en attendant la fin

Ces Européens sont plus riches que les riches TF1 News AFP 26 mai 2015
Les milliardaires européens sont les plus riches de la planète

JLM/AFP a écrit:
En 2016, 1% du monde détiendra la moitié de la richesse mondiale

Avec une fortune moyenne de 5,7 milliards de dollars, les milliardaires européens devancent leurs homologues américains et asiatiques. Mais ces derniers pourraient devenir plus nombreux à l'avenir.

Les milliardaires européens sont les plus riches de la planète avec une fortune moyenne de 5,7 milliards de dollars, selon une étude publiée mardi par la grande banque suisse UBS et le cabinet conseil PwC. En comparaison, la fortune moyenne des milliardaires américains est de 4,5 milliards de dollars et celle des milliardaires asiatiques de 3,2 milliards de dollars.

Si les milliardaires d'Asie sont moins riches, ils sont en revanche beaucoup plus jeunes que les Américains ou les Européens, avec une moyenne d'âge de 57 ans, soit 10 ans de moins que leurs homologues. Pour l'UBS et PwC, l'Asie "sera le centre de développement des nouvelles fortunes de milliardaires".

"Une création de richesses similaire à l'âge d'or de la fin du XIXe"


Selon Josef Stadler, un des responsables de division d'UBS qui s'occupe des "ultra-riches", la période actuelle, "marquée par une création accélérée de richesses est similaire à l'âge d'or de la fin du 19ème siècle et du début du 20ème siècle, lorsqu'aux Etats-Unis et en Europe l'esprit d'entreprise a lancé la première vague d'innovation de l'histoire moderne".

La création de richesse est "cyclique", a t-il ajouté, et "ces dernières décennies nous avions la chance d'être sur une période forte du cycle". L'étude a été réalisée sur un échantillon de 1.300 milliardaires.

Des fortunes de diverses origines

La plupart des fortunes constituées au cours des 20 dernières années en Europe et en Asie, mais dans une mesure moindre, trouvent leur origine dans l'industrie des biens de consommation, soit 50% pour les Européens et 20% pour les Asiatiques. Aux Etats-Unis, beaucoup de nouveaux milliardaires ont fait fortune dans le secteur financier (30%).

Par ailleurs, 25% des milliardaires asiatiques ont grandi dans la pauvreté, à comparer avec 8% aux Etats-Unis et 6% en Europe.

L'étude révèle aussi que les milliardaires d'aujourd'hui ont tendance, en matière de philanthropie, à se concentrer sur des actions qui fournissent des résultats tangibles et mesurables.

Cette "philanthropie visible" est très prisée aux Etats-Unis, où plus de 100 milliardaires ont adhéré à l'initiative "Giving Pledge" (promesses de dons) de Bill Gates, en acceptant de faire don de plus de 50% de leur fortune.


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MessageSujet: "Gaspillage alimentaire : quand être pauvre devient un crime, pour de vraié   Jeu 28 Mai - 14:16

Gaspillage alimentaire : quand être pauvre devient un crime, pour de vrai Farid Gueham Mediapart 23 mai 2015

Farid Gueham a écrit:
Non, ce n'était pas Jennifer Lawrence qui faisait les poubelles d'un hypermarché avant de finir devant un tribunal qui statuera sur son impardonnable larcin. Émoi populaire. L'application de la loi a-t-elle ses limites? Dans le blockbuster américain inspiré du roman de Suzanne Collins, des jeunes gens dans la force de l'âge descendent dans une arène pour offrir un avenir meilleur à leurs territoires au péril de leurs vies.

Un peu de fiction maintenant. Si je vous propose des photos jamais vues de l'actrice Jennifer Lawrence, vous allez me dire, on a déjà vu les images personnelles de la belle, piratées et publiées sur le net. Et s'il s'agissait d'autres images ? Des photos de la star américaine, prise la tête dans une benne à ordures d'un hypermarché près de Frontignan. Buzz assuré. La star s'est déjà aventurée en banlieue parisienne pour le tournage du dernier volet de son film phare à Ivry-sur-Seine et Noisy-le-Grand, alors pourquoi pas Frontignan?

Plus sérieusement, trois personnes étaient jugées le mois denier par le tribunal correctionnel de Montpellier pour avoir volé des denrées alimentaires dont les dates de péremption étaient dépassées, dans les containers d'un Intermarché de Frontignan. Léa, Adrien et Mike, respectivement étudiante, intermittent et chômeur, n'en reviennent toujours pas. Un bon butin qui ne méritait tout de même pas une telle sanction! "Ce soir-là, il y avait plein de foie gras et de saumon, c'était une bonne pêche. On avait de quoi nourrir huit personnes pendant deux semaines", assure Adrien au journal L'Humanité.

"Panem et circenses": des jeux mais sans pain!

L'expression latine sonne creux dans le ventre des glaneurs. Estomacs vides, chasse aux pauvres, ce sont les "Hunger Games" pour de vrai cette fois-ci. Dans la Rome antique, le pain aux arènes était ce que le pop-corn est à la carte UGC Illimité. Flatter les ventres, graisser les palais et endormir les esprits. La vieille astuce ne marche plus et puis les pains ne se multiplient plus aussi facilement qu'avant. Il faut donc sévir, réprimer et punir pour l'exemple. Echo lugubre à cette nouvelle tendance du "pauvre-bashing", le "mur des voleurs". Initiative d'un Carrefour City du XVe arrondissement de Paris, le panneau affichait le portrait des voleurs à l'étalage. Le zèle est poussé jusqu'à l'illégalité. Le groupe Carrefour exige le retrait du panneau, se désolidarisant du même coup de l'initiative personnelle et isolée du manager de la franchise visée. Droit à l'image, droit au respect de la dignité, droit à la présomption d'innocence passent à la trappe. Suite au dérapage, les avis sont partagés. L'objectif du mur des voleurs était pourtant clair: dissuader les voleurs déjà interpellés et décourager les autres. Les clients sont divisés. Pour certains, il faut aller plus loin dans la répression. Pour d'autres, le vol de produits alimentaires appelle à une certaine indulgence et à une sanction au cas par cas.

Les "sans-dents" s'en prennent plein la gueule, ou plutôt les gencives...

Plus récemment, c'est un amendement à la loi sur la transition énergétique qui faisait des vagues. Depuis la loi Brottes d'avril 2013, les distributeurs avaient interdiction pure et simple de couper l'eau d'une habitation principale, même en cas d'impayés et quelle que soit la situation financière de l'abonné. Volte-face: dans le cadre du projet de loi sur la transition énergétique, Christian Cambon, sénateur UMP, affirme qu'en l'état, la loi favorise les mauvais payeurs et contribue à faire augmenter le prix de l'eau. Il dépose un amendement qui sera adopté, le 19 février, pour que les coupures d'eau ne soient plus interdites que pour les consommateurs en situation de précarité. La proposition est soutenue par la ministre Ségolène Royale. Les sénateurs communistes prévoient d'ailleurs de présenter un "contre-amendement" afin de rétablir l'interdiction des coupures dans la version finale du projet de loi.

La France encaisse, retient son souffle, le gouvernement annonce un "plan pauvreté" : promesses déçues, c'est la douche froide

Et pourtant, Manuel Valls n'avait pas ménagé ses efforts lors de la présentation de son "plan pluriannuel contre la pauvreté et pour l'inclusion sociale", mardi 3 mars. L'annonce qui sort du lot, c'est cette prime d'activité qui fusionne RSA et prime pour l'emploi. Mais dans l'ensemble, c'est la déception. En ouverture de son discours, comme pour conjurer le sort, le Premier ministre brandit ses grigris, les derniers chiffres talismans, ceux qui peuvent l'aider, la baisse du chômage au mois de janvier. Puis il aligne les autres chiffres, ceux qui remuent, pour mieux s'ancrer dans le réel: un ménage sur sept vit en dessous du seuil de pauvreté. Il décroche enfin son rosaire de compassion, les chiffres implacables, ceux qui peuvent tirer une larme à l'œil au plus dur des ultralibéraux: les mal-logés, les familles monoparentales, le chômage des seniors, etc. Du côté des associations, des bailleurs sociaux, on attendait un vrai cap, une ambition affirmée, et surtout, des moyens. Carton rouge pour le Premier ministre, on n'avait plus le pain, voilà qu'on nous retire les jeux. Plus de pari sur l'avenir, plus de challenge, plus rien.

En période de crise profonde, la pauvreté ne suscite même plus de bienveillance, de compassion ou d'indulgence

La pauvreté change de camp, celui du danger et de la criminalité. Comme dans le roman de Suzanne Collins, les pauvres et les affamés sont la menace. Dans un article intitulé "Crime and Poverty, to have and have not", le magazine The Economists'intéresse à une étude "déroutante sur le lien entre les revenus et les comportements criminels". Ces travaux menés par le professeur Amir Sariasian de l'Institut Karolinska de Stockholm sont publiés par le British Journal of Psychiatry.

Si rien ne prouve que le crime s'enracine dans les gênes, il n'est pas non plus consubstantiel d'un terrain social pauvre. Les enfants de familles pauvres s'étant par la suite enrichies, même s'ils sont nés dans un relatif confort matériel, sont tout autant susceptibles d'avoir des comportements jugés "criminels" que leurs frères et sœurs aînés, nés dans la pauvreté. Le revenu familial n'est pas, stricto sensu, un facteur déterminant de la dérive criminelle. Glaneurs, voleurs de pain de mie et mauvais payeurs de factures d'eau, dormez en paix. Vos déviances ne sont pas plus héréditaires que la phobie administrative de nos députés ou leurs déviances fiscales. Un peu d'espoir, ça ne remplit pas le ventre mais c'est toujours bon à prendre.
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vlad2
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MessageSujet: centres politiques    Ven 29 Mai - 8:08

Les centres politiques surtout feéministes sont a creer ou a soutenir en Afrique et en Asie ?

Global Cities and Survival Circuits,

Vers une analyse alternative de la mondialisation : les circuits de survie et leurs acteurs par Saskia Sassen
Traduit de l’anglais (États-Unis) parHélène Le Doaré

http://www.cairn.info/revue-cahiers-du-genre-2006-1-page-67.htm

smolski 28 mai 2015 at 16 h 44 min
attali a préparé le lit de la super-exploitation des gueux marocains par la royauté qui les régit en établissant dans ce pays le microcredit à cause duquel ces gueux ne possèdent même plus la terre ni le toit que leurs ancêtres leurs avaient confiés pour rembourser des emprunts inutilisables auxquels ils ne comprenaient rien en les souscrivant.
Car c’est bien connu, seuls les pauvres remboursent leurs dettes.
Toujours…
D’une façon, ou d’une autre…
Ensuite le roi du maroc s’est saisi de l’entreprise et maintenant, par ce procédé, ruine allègrement lui-même les plus humbles de ses sujets.

http://blog.monolecte.fr/post/2015/05/28/la-fuite-du-cerveau
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MessageSujet: "Osons dire qu’il y a des bidonvilles en France"   Ven 26 Juin - 9:37

Osons dire qu’il y a des bidonvilles en France Olivier PEYROUX , Alexandre LE CLÈVE , Louis BOURGOIS  et Evangéline MASSON-DIEZ  23 juin 2015 à 18:56  

Libération a écrit:
Il semble plus facile d’accuser les passeurs ou de bafouer le droit d’asile que de reconnaître la gravité d’une crise du logement qui rappelle celle de l’après-guerre.

Deux enfants, de 4 ans et de 5 ans, morts dans un incendie à Lille et à Carrières-sur-Seine. Près de 380 migrants à Paris, quatre fois chassés. Près de 2 000 migrants à Calais, harcelés et pourchassés. Des familles expulsées, puis traquées à Lille pour qu’elles ne s’installent nulle part.

Tout cela en une semaine.

Ils ont tous un point commun. Ils vivent dans les interstices de nos villes et de nos campagnes. Vivent-ils dans ce que les médias et les journalistes appellent poliment des «camps», des «campements illicites», des «terrains», des «squats», des «installations», des «friches», des «jungles» ? Non. Ils vivent dans ce qu’il faut nommer des bidonvilles. De tentes, de baraques, de bâches. Des bidonvilles qu’on expulse pour les laisser se reconstruire quelques mètres plus loin. Des bidonvilles que la France a déjà connus, sous d’autres formes, dans les années 50 et 60.

A défaut d’avoir un hébergement, un logement, un toit, on se construit un abri. Pourquoi ne pas l’admettre ? Pourquoi ne pas l’avouer ? Pourquoi ne pas le nommer ? Parce que reconnaître la réapparition des bidonvilles nécessiterait de reconnaître l’ampleur de la crise du logement mais aussi celle de l’hébergement d’urgence. Parce que reconnaître cette ampleur nécessiterait de s’y atteler. Parce qu’il est plus facile d’accuser les passeurs ou les différences culturelles. De bafouer le droit d’asile ou la convention relative aux droits de l’enfant. Il est plus difficile d’oser une véritable stratégie de résorption de ces espaces exclus du droit, où les acteurs institutionnels n’osent pénétrer qu’accompagnées de la police alors que des centaines de riverains, de citoyens, d’associatifs s’y rendent quotidiennement par simple humanité. Pour pallier l’inaction de l’Etat.

Taire, c’est nier. Ne pas être nommé, c’est ne pas exister.

Et, c’est en grande partie cette inexistence politique du bidonville, et donc des réponses apportées, qui mènent aux drames terribles et réguliers de ces derniers jours ; de ces derniers mois ; de ces dernières années. Et des mois prochains. Ces personnes sont là. Beaucoup de leurs enfants vont à l’école avec nos enfants. Elles seront là demain. Il est urgent d’oser. La reconnaissance, aujourd’hui, du bidonville dans sa nouvelle forme est une urgence vitale pour permettre d’engager une réflexion de fond sur les moyens à mettre en place. Pour éviter de nouveaux drames. En mobilisant les différents acteurs et intervenants politiques, associatifs, citoyens, militants, religieux, et les habitants de ces bidonvilles eux-mêmes. En créant les conditions d’une réflexion de fond sur les réponses à apporter à ce phénomène insupportable. Osons dire qu’il y a des bidonvilles en France. Qu’ils sont une émanation de notre incapacité à gérer les phénomènes migratoires, à comprendre les nouvelles formes de précarité, à lutter contre la crise du logement. Mais que rien n’est irrémédiable.


article repris comme billet dans le blog Mediapart de EvangelineMD, avec commentaires
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MessageSujet: Re: PAUVRETÉS et RICHESSES : produit de l'exploitation et des dominations capitalistes   Dim 28 Juin - 21:16


7 vues de Paris sur pauvreté
















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MessageSujet: Allemagne 2014   Dim 5 Juil - 7:54






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MessageSujet: Re: PAUVRETÉS et RICHESSES : produit de l'exploitation et des dominations capitalistes   Dim 5 Juil - 9:09

Patlotch a écrit:
23 décembre 2013


La pauvreté dérange ? Qui ?

La pauvreté dérange ?

La pauvreté c’est pas comme la police. C’est l’exploitation mais « passive », comme on dit de la résistance. La pauvreté ne s’oppose pas au capital. La pauvreté n’est pas une lutte. La pauvreté n’est pas révolutionnaire.

Le pauvre qui crève, de pauvreté, c’est pas comme mourir face à la police, en combattant.

La pauvreté est bien, comme la police, une violence du capital, mais tant que le pauvre ne se bouge pas, bof…

Les pauvres, c’est un peu comme les femmes, on les voit pas. Eux, on les voit pas comme des hommes, elles, comme les hommes. Les pauvres femmes encore moins. Mieux vaut être homme et riche que… c’est ça, les pauvres, c’est comme les malades, et même c’est contagieux. Les pauvres, c’est comme les vieux. Comme la vieillesse, vaut mieux pas trop s’en approcher. Et comme on les cache, c’est pas difficile.

Regardez sur les sites anarchistes, radicaux… Il est bien rare que la pauvreté soit un « thème », un « mot-clé ». Il en est même qui n’en rendent pas compte, de la pauvreté, ce « fléau social », toujours dans les coulisses (de leurs exploits ?), en toile de fond. Quel fond ? Tout se passe un peu comme si, ceux qui ne voient pas dans le capitalisme d'abord l'exploitation, ils ne 'voyaient' pas non plus la pauvreté, son produit.

Remarquez aussi, qu’il y a souvent sur ces sites « amis » une rubrique « féminisme ». C’est une lutte, le féminisme. Un lutte à part. Et plus loin, à part, une autre, « le genre »… Ça fait classe, le genre. Mais c’est pas une lutte, c’est la domination masculine. On va pas se battre… et puis bon, ça vient (même moi). C’est acquis. C’est à qui va pas faire la révolution sans les femmes, en tant que sous-genre.

On va faire la révolution sans les pauvres ? Non, mais pas « en tant que pauvres », mon cher Patlotch. C’est vrai. Allons leur expliquer !


scratch
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MessageSujet: Colombie : la dénutrition est le pire ennemi des enfants indigènes   Dim 5 Juil - 21:23

Colombie : la dénutrition est le pire ennemi des enfants indigènes Aline Timbert AlterLatino 8 novembre 2013


Colombie : un enfant indigène sur quatre meure de faim avant 6ans à cause de la dénutrition

Aline Timbert a écrit:
En Colombie, 70 % des enfants indigènes souffrent de dénutrition chronique (chez l’enfant, elle entraîne instantanément une cassure dans la courbe de croissance), un enfant sur quatre meurt avant l’âge de six ans faute d’une alimentation suffisante adaptée à ses besoins, à cela s’ajoute un manque flagrant d’assistance médicale. Ce terrible constat a été révélé dans un rapport émis par l’agence PANDI, une O.N.G. spécialisée dans les thèmes relatifs à l’enfance, des chiffres basés sur les statistiques du Dane (le Département administratif national des statistiques) et de l’ONU. Dans ce pays d’Amérique du Sud, environ 5 709 238 individus appartiennent à un groupe ethnique, parmi lesquels 1 392 623 indigènes, ce qui représente 3,4 % de la population totale de Colombie.


Au sein de cette population indigène, 40 % sont des enfants et adolescents, le groupe d’âge le plus représenté est celui des 0-4 ans suivi de la tranche d’âge 5-9 ans. Parmi cette population vulnérable, 70 %  des enfants sont confrontés à la dénutrition chronique, un véritable fléau quand on considère qu’au sein de la population non indigène le chiffre, bien qu’encore élevé, tombe à 12 %.

Confrontée à cette triste réalité, la Cour constitutionnelle, l’une des plus grandes instances juridiques du pays, considère que 34 communautés indigènes sur 102 sont menacées de disparition, de son côté l’Organisation nationale indigène de Colombie, ONIC, a identifié 32 autres groupes dont la pérennité n’est plus assurée. 66 communautés d’au moins 500 personnes qui risquent de s’éteindre si rien n’est mis en oeuvre par les autorités pour inverser la tendance.

Les natifs sont, entre autres, victimes d’exclusion sociale, de racisme, de dénutrition, de manque de soins médicaux, de discrimination, mais aussi du déplacement forcé engendré par le conflit armé qui gangrène une partie du territoire depuis plusieurs décennies. Hernán Quintero, qui travaille au centre de prévention et affaires ethniques du programme de migration et de l’enfance de l’organisation internationale des migrations (OIM), a lancé un cri d’alarme affirmant « la situation humanitaire des groupes ethniques est critique, en particulier les indigènes. Les enfants et les femmes sont particulièrement vulnérables avec le temps ».

La situation est vraiment critique, car la population indigène colombienne enregistre l’un des plus hauts taux de mortalité infantile au monde avec une moyenne de 250 décès d’enfants âgés de moins de six ans pour 1000 naissances. Ils périssent de la dénutrition et d’une insuffisance, voire d’une absence totale, de soins médicaux adaptés. La situation est particulièrement inquiétante sur la côte caraïbe, dans la région des Llanos Orientales et au sud du pays

Si 70 % des enfants indigènes souffrent de dénutrition chronique, c’est 63 % de la population totale indigène qui est confronté à une pauvreté structurelle, 47,6 % d’entre eux vivent même en dessous du seuil de pauvreté.

70% des enfants indigènes souffrent de dénutrition chronique

Un manque d’accès aux soins qui peut s’expliquer par l’isolement de certaines communautés, mais aussi par les traditions culturelles des natifs qui se méfient de la médecine occidentale et préfèrent s’en remettre à des médecins chamans et guérisseurs, une pratique qui met en péril la santé des plus fragiles. Parmi les maladies infantiles les plus meurtrières, la varicelle ou encore la pneumonie.


Enfants wounann, département de Choco

En 2010, le fonds des Nations unies pour l’enfance, l’Unicef , mentionnait que la dénutrition infantile pour les enfants âgés de 0 à 59 mois dans le département de Chocó atteignait 73 %, c’est-à-dire que 73 enfants sur 100 souffrent d’apports nutritionnels insuffisants pour leur assurer un développement sain. Le directeur du programme présidentiel pour les indigènes en Colombie, Gabriel Muyuy Jacanamejoy, a révélé que près de 550 000 indigènes, toutes catégories d’âges confondus, souffrent de la faim soit 40 % de la population indigène totale. Selon lui, le problème est avant tout lié aux conflits armés, une situation qui provoque une véritable crise alimentaire « la violence contraint les indigènes à rester confinés à leur domicile sans pouvoir chasser ni pécher, dans d’autres cas, ils ne peuvent pas semer leurs champs et la crainte des mines anti-personnels ne leur permette pas de cultiver ». Cette mobilité restreinte induit un manque de ressources alimentaires, une préoccupation constance pour ces populations essentiellement agricoles qui voient leurs conditions de vie se détériorer.

Ce pays d’Amérique du Sud est confronté depuis plusieurs décennies à différents conflits armés qui opposent forces de l’ordre et guérillas d’extrême gauche, groupes paramilitaires d’extrême droite, narcotrafiquants et bandes criminelles organisées. Les négociations actuelles à Cuba entre le gouvernement colombien et les FARC autour du processus de paix pourraient apporter un répit certain aux groupes indigènes, victimes collatérales d’un affrontement violent.


Selon le Dane, les déplacements forcés ont poussé près de 121 809 autochtones à quitter leur lieu de résidence pour fuir la guérilla qui oppose les FARC et les forces armées régulières colombiennes, des bouleversements qui ont un impact direct sur le mode de vie des personnes concernées. Les communautés déplacées abandonnent leurs terres de culture, très souvent la principale source de revenus de la famille, souvent ils quittent le milieu rural pour gagner la ville sans véritable perspective d’avenir, où ils perdent leur identité culturelle.

Autre point qui atteste de la marginalisation des natifs, les chiffres de l’analphabétisme. En effet, en Colombie il est en moyenne de 8,4 %, cependant parmi la population indigène ce taux grimpe à 30 %.

Des facteurs multiples qui menacent l’intégrité de ces communautés natives qui luttent au quotidien pour leur survie. La protection des enfants et l’assistance aux plus démunis devraient dès lors devenir une priorité pour les autorités qui mettent en place des programmes d’aide, qui selon les leaders indigènes, sont rarement en adéquation avec la réalité sur le terrain.

Citation :
Quelques chiffres :

La dénutrition est un état pathologique résultant d’apports nutritionnels insuffisants en regard des dépenses énergétiques de l’ organisme. Lorsque les apports sont inadaptés en plus d’être insuffisants on préfère parler alors de malnutrition.

Le retard de croissance (un indicateur de la dénutrition chronique) entrave le développement de 171 millions d’enfants de moins de 5 ans dans le monde (source OMS)

Près de 115 millions d’enfants dans le monde présentent une insuffisance pondérale (source OMS)

5 millions de personnes souffrent de dénutrition en Colombie (source FAO)


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MessageSujet: Bangladesh : 23 morts dans une bousculade lors d'une distribution de vêtements   Ven 10 Juil - 12:20


Bangladesh : 23 morts dans une bousculade lors d'une distribution de vêtements Dacca AFP 10 juillet


AFP a écrit:
Une bousculade vendredi lors d'une distribution de vêtements gratuits ayant rassemblé plusieurs centaines de personnes pauvres a fait 23 morts à Mymensingh dans le nord du Bangladesh, a annoncé la police.

Le drame s'est produit lorsque la foule tenté de forcer le passage à l'entrée étroite d'une usine où ces personnes patientaient dès avant l'aube, ont indiqué des responsables de la police locale à l'AFP.

Les images de télévision montraient une scène de désolation, avec des centaines de sandales ensanglantées et déchirées à l'entrée de l'usine qui produit du tabac à mâcher.

"Nous avons retrouvé 23 corps. La plupart des victimes sont des femmes pauvres et émaciées",
a dit le chef de la police de la ville, Moinul Haque, à l'AFP. Quatre sont blessées, selon lui, les médias locaux évoquant plusieurs dizaines de blessés.

Le bilan pourrait s'alourdir, a précisé un haut responsable d'un commissariat proche de l'usine, Kamrul Islam.


"Des gens ont emporté le corps de leur proche avant l'arrivée de la police sur les lieux", a-t-il dit.

Le propriétaire de l'usine et six autres personnes ont été arrêtées, a précisé Islam.

Quelque 1.500 personnes attendaient devant l'usine de tabac à mâcher vers 04H45 (22H45 GMT jeudi), selon la police, après que ses propriétaires eurent annoncé la distribution de vêtements gratuits aux plus pauvres, selon la tradition islamique.

Les riches Bangladais distribuent fréquemment des vêtements aux plus pauvres pendant le ramadan, qui a débuté le 19 juin, mais ces distributions débouchent occasionnellement sur des bousculades mortelles.

Une quarantaines de personnes avaient ainsi trouvé la mort dans un drame similaire dans une usine textile à Tangail (nord) en 2002.

La sécurité des usines est une problème aigü au Bangladesh, mis en lumière par l'effondrement du complexe textile du Rana Plaza en avril 2013 qui a tué plus de 1.100 personnes, l'un des pires accidents industriels de l'histoire.

Citation :
Quelque 1500 personnes attendaient devant l'usine de tabac à mâcher vers 04H45 (22H45 GMT jeudi), selon la police, après que ses propriétaires eurent annoncé la distribution de vêtements gratuits aux plus pauvres, selon la tradition islamique.

Les riches Bangladais distribuent fréquemment des vêtements aux plus pauvres pendant le ramadan, qui a débuté le 19 juin, mais ces distributions débouchent occasionnellement sur des bousculades mortelles.

Une quarantaine de personnes avaient ainsi trouvé la mort dans un drame similaire dans une usine textile à Tangail en 2002.

La sécurité des usines est un problème aigu au Bangladesh, mis en lumière par l'effondrement du complexe textile du Rana Plaza en avril 2013 qui a tué plus de 1100 personnes, l'un des pires accidents industriels de l'histoire.
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MessageSujet: mauvais coûts et bon coups de l'été   Lun 20 Juil - 18:31

.

petite recension des bas et mauvais coups et forts coûts de l'été

l'été, qu'il fasse beau ou pas, que ça tempête ou que ça somnole, tout le monde le sait, est le moment des mauvais coups


- [b]augmentation des prix de l'électricité[/b]

- diminution du taux de l'épargne populaire

- augmentation du prix de la viande >>> Le ministre de l'Agriculture Stéphane Le Foll a déclaré  samedi avoir "demandé à la grande distribution d'augmenter les prix de la viande" afin d'améliorer la rémunération des éleveurs

- Immobilier : la demande accentue l’augmentation des prix en Province 3 juillet

en vrac

- Lille: L'UFC-Que choisir dénonce l'augmentation masquée du prix des parkings 6 juillet

- Immobilier à Rennes : Les prix sont repartis à la hausses... 17 juillet

- Le prix moyen d’un véhicule neuf en augmentation 9 juillet

- Hausse des prix sur les assurances auto 12 juillet

- Netflix (GameBlog : jeux vidéos et films ?) : une hausse des prix à prévoir d'ici quelques années 17 juillet

- Faut-il encore augmenter le prix des cigarettes pour lutter contre le tabagisme ? 9 juillet


la religion opium du pain ?

si vous, Français, n'êtes pas contents, allez vous faire voir chez les Grecs...

- Grèce : du café aux serviettes hygiéniques, ces produits touchés par la hausse de la TVA 20 juillet

ou ailleurs..

- Sonoco Products : -Alcore annonce l'augmentation des prix des tubes et mandrins en Espagne et en Italie 8 juillet

- Des milliers d’Arméniens manifestent contre la hausse du prix de l’électricité 23 juin

- Hausse de prix du visa d’entrée en Ouganda 17 juillet  

ou partout, au réel comme au virtuel...

- Boeing augmente ses prix

- Les prix du Cloud public repartent à la hausse

etc. etc. et cœtera... le bol !

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MessageSujet: Mexique: 60 millions de personnes sous le seuil de pauvreté   Lun 27 Juil - 2:19

Mexique: 60 millions de personnes sous le seuil de pauvreté Edgard Garrido RFI  


Dans le bidonville de Pueblo de Santa Fe, près de Mexico

Le Mexique est certes la onzième économie mondiale, mais le pays ne parvient toujours pas à réduire ses niveaux élevés de pauvreté. Au contraire, ils ont augmenté.


Edgard Garrido a écrit:
Avec notre correspondant au Mexique,  Patrick John Buffe

Selon la Coneval - un organisme officiel qui évalue la politique de développement social -, la pauvreté au Mexique est passée en seulement deux ans de 45,5 à 46,2 % de la population. De sorte qu'aujourd'hui, plus de 55 millions de Mexicains vivent dans des conditions de précarité sociale et économique.

Entre 2012 et 2014, deux millions de Mexicains sont venus grossir les rangs de la pauvreté. Et cela malgré les programmes sociaux du gouvernement actuel. La raison de cette augmentation réside avant tout dans la diminution de 3,5 % du revenu des ménages. Et si l'on prend en compte seulement ce critère d'évaluation, alors plus de 60 millions de personnes vivent au-dessous du seuil de pauvreté. Soit un Mexicain sur deux !

Pas d'amélioration en 20 ans

Résultat des deux premières années du mandat du président Peña Nieto, ces chiffres sont la conséquence des problèmes économiques du pays, du travail informel, des salaires toujours très bas et d'une baisse du pouvoir d'achat. A cela s'ajoute une augmentation constante des prix, de ceux des aliments notamment, qui pèse toujours plus lourd sur le panier de la ménagère.

La situation est d'autant plus préoccupante que selon un rapport de l'OCDE, le Mexique est le seul pays d'Amérique latine qui ne parvient pas à réduire ses niveaux de pauvreté. Des niveaux qui n'ont pas changé durant les vingt dernières années, en raison d'une croissance réduite de l'économie et d'une grande inégalité dans la distribution des richesses.




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MessageSujet: Re: PAUVRETÉS et RICHESSES : produit de l'exploitation et des dominations capitalistes   Lun 27 Juil - 2:40


au bonheur des chiffres

L’extrême pauvreté recule dans le monde Adrien Lelièvre Les Echos | Le 21/07


La proportion de personnes vivant avec moins de 1,25 dollar par jour dans les pays en voie de développement est passée de 36 % en 1990 à 15 % en 2011.
Les Nations Unies qualifient ces chiffres de « mouvement de lutte contre la pauvreté le plus réussi de l’Histoire.»

Adrien Lelièvre a écrit:
Dans les pays en voie de développement, un milliard de personnes ont passé le seuil de 1,25 dollar par jour en quinze ans.

Le chiffre est spectaculaire, même si les défis à relever sont encore immenses. Un milliard de personnes sont sorties de l’extrême pauvreté en l’espace de quinze ans dans les pays en voie de développement : telle est l’une des principales conclusions du rapport de 2015 des Nations unies sur les Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD), définis en 2000 par son ancien secrétaire général, Kofi Annan.

A l’époque, l’institution internationale tire la sonnette d’a­larme. Il lui incombe, juge-t-elle, de « faire en sorte que la mondialisation profite à tous et non pas à quelques-uns, que la paix et la sécurité soient le lot de la majorité et non pas de la minorité ; que des perspectives s’ouvrent non seulement pour les privilégiés, mais pour tous les êtres humains, où qu’ils soient. »

Pour ce faire, elle se fixe neuf objectifs dans les domaines de l’emploi, l’éducation, la mortalité, la santé ou encore l’environnement. Aussi se félicite-t-elle aujourd’hui des résultats obtenus, les qualifiant de « mouvement de lutte contre la pauvreté le plus réussi de l’Histoire ».

La Chine comme moteur

La proportion de personnes vivant avec moins de 1,25 dollar par jour est ainsi passée de 36 % en 1990 à 15 % en 2011 – un objectif atteint avec quatre ans d’avance sur le calendrier initial. Ce taux devrait chuter à 12 % dès cette année, selon les estimations des Nations unies.

Evidemment, cette progression ne s’est pas opérée partout au même rythme. Tirée par sa croissance spectaculaire de­puis plusieurs décennies, la Chine fait office de locomotive. Sous son impulsion, le taux d’extrême pauvreté en Asie de l’Est a chuté à seulement 4 % en 2015, contre 61 % en 1990.

Les progrès de l’Asie du Sud sont presque aussi impressionnants, avec une diminution de 52 % à 17 % sur la même période  ; ils sont en revanche plus lents en Afrique subsaharienne, où plus de 40 % de la population vivent toujours dans un état d’extrême pauvreté, et ce malgré des progrès notables.

L’Asie de l’Ouest, le mauvais élève

A rebours de ces tendances, l’Asie de l’Ouest, qui comprend essentiellement les pays du monde arabe, dont certains sont en pleine crise (Irak, Syrie, Yémen), joue les mauvais élèves. L’extrême pauvreté y a progressé de 1 point entre 2011 et 2015. Il est vrai qu’elle y était aussi beaucoup plus faible, les personnes vivant avec moins de 1,25 dollar par jour ne représentant que 3 % de la population de cette zone. Par ailleurs, 60 % du milliard de personnes encore considérées comme extrêmement pauvres vivent dans seulement cinq pays : l’Inde, le Nigeria, la Chine, le Bangladesh et la République du Congo.

«  Parmi le milliard de personnes vivant toujours dans une extrême pauvreté, on ne sait  pas combien il y a de femmes et de filles », indique le rapport. Mais elles sont plus susceptibles de vivre dans des conditions précaires dans 41 pays sur les 75 disposant de données fiables et souffrent de discriminations dans les domaines de la santé et de l’éducation.

Les effets négatifs de la crise


La réduction de la pauvreté allant de pair avec la situation de l’emploi, les Nations unies s’inquiètent pourtant  : « L’em­ploi ne se développe pas assez vite pour absorber une main-d’œuvre en augmentation. » La cause ? Le ralentissement de l’économie mondiale et « une accentuation des inégalités et des perturbations financières ». Quelque 204 millions de personnes en âge de travailler demeurent ainsi sans emploi en 2015, soit 31 millions de plus qu’avant la crise économique de 2008. La bataille contre la pauvreté, estime enfin le rapport, ne sera gagnée que si les pays en développement, et au premier chef les BRICS, renouent avec une croissance « durable et inclusive ».

Adrien Lelièvre, Les Echos

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MessageSujet: PACA : derrière les paillettes, une grande pauvreté   Lun 27 Juil - 2:48



PACA  : derrière les paillettes, une grande pauvreté  Nice-Provence 24 juillet 2015

Selon une étude de l’INSEE récemment publiée, 17 % des habitants de Provence-Alpes-Côte d’Azur vivent sous le seuil de pauvreté. 1 personne sur 6 vit donc avec moins de 990 € par mois [source].


Citation :
La moitié des personnes pauvres de PACA vit avec moins de 764 € par moins, soit 225 € de moins que le seuil de pauvreté.

En conclusion, les pauvres sont encore plus pauvres en PACA, et les inégalités sont d’autant plus frappantes dans une région connue pour ses strasses, son festival de cannes et sa riviera.

Triste record pour PACA qui arrive en quatrième position des régions les plus touchées de France Métropolitaine après :
• la Corse (20,4 %)
• le Languedoc-Roussillon (19,8 %)
• et le Pas-de-Calais (19,3 %).


La cafétéria d'un Centre d'Hébergement et de Réinsertion Sociale à Marseille

Les deux départements les plus touchés sont les Alpes-Maritimes (22,9 %) et bien évidemment les Bouches-du-Rhône (23,3 %) avec Marseille dont le seuil dépasse les 39 % dans certains arrondissements, voire même 51,3 % dans le 3e arrondissement.

La ville de Nice quant à elle présente un taux de pauvreté de 19,6 %.

Etant souligné que ces dernières statistiques ont été établies à partir des chiffres de l’impôt sur le revenu de 2012.

C’est dire si la situation ne s’est pas arrangée depuis.

Finalement, Marion Maréchal Le Pen n’a peut-être pas tort : « La PACA devient les favelas de la Méditerranée, on le voit à Nice ou à Menton. »





Citation :
En 2012, 16,9 % des habitants de Provence-Alpes-Côte d’Azur vivent sous le seuil de pauvreté. La région est la 4e la plus touchée par la pauvreté, derrière la Corse (20,4 %), le Languedoc-Roussillon (19,8 %) et le Nord-Pas-de-Calais (19,3 %). Les ménages pauvres de notre région ont un niveau de vie particulièrement faible : la moitié d’entre eux vit avec moins de 764 euros par mois et par unité de consommation. À l’exception des Hautes-Alpes (14,1 %), le taux de pauvreté de tous les départements de la région est supérieur à la moyenne métropolitaine. Le Vaucluse est le plus touché (19,8 %) et se situe au 7e rang des départements métropolitains selon ce critère. Le taux de pauvreté est également élevé dans les Bouches-du-Rhône (18,1 %). Les Alpes-de-Haute-Provence (16,4 %), le Var (15,3 %) et les Alpes-Maritimes (15,2 %) sont légèrement moins exposés.

Plus d’informations sur le site de l’URM PACA

© source : http://www.urm-paca.fr



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MessageSujet: Utrecht, la ville où la pauvreté n'existera (peut-être) plus   Lun 27 Juil - 3:00


revenu de base, c'est parti

Utrecht, la ville où la pauvreté n'existera (peut-être) plus Leïla Marchand Slate 03.07.2015

Au Pays Bas, Utrecht va expérimenter le «revenu de base inconditionnel» à partir de janvier.


Un jeune homme qui mendie, en Allemagne

Leïla Marchand a écrit:
Pour éradiquer la pauvreté, il suffit de payer les pauvres. L'idée peut paraître candide mais elle a déjà fait son chemin et a même un nom: revenu de base, allocation universelle ou encore revenu inconditionnel d’existence. Ce revenu régulier, attribué sans condition, permettrait à tout citoyen, au chômage ou non, de subvenir à ses besoins essentiels.

À partir de janvier 2016, la ville d'Utrecht au Pays-Bas (300.000 habitants, 4e ville du pays) a décidé de tenter l'expérience avec un groupe de 300 citoyens au chômage et bénéficiaires des minima sociaux.

Ils recevront chaque mois entre 900 euros (pour un adulte seul) et 1.300 euros (pour un couple ou une famille). Parmi eux, une cinquantaine aura le fameux «revenu inconditionnel». La somme attribuée ne changera pas, et ce, même s'ils trouvent un travail ou une source de revenu. Les autres seront soumis aux exigences habituelles de recherche d'emploi et de revenu admissible.

Un système qui encourage le chômage ?

Les défenseurs du revenu universel, comme le collectif Basic income earth network, sont convaincus que ce modèle permettrait d’éradiquer la misère, de lutter contre les inégalités, de favoriser l’émancipation de l’individu et de développer une sphère d’activité non-marchande. Libéré des contraintes financières, chacun pourrait choisir la quantité de travail qu'il souhaite accomplir, et s'investir dans d'autres activités, comme le bénévolat ou la formation.

Mais l'idée est loin de faire l'unanimité. En France par exemple, elle est rejetée par une majeure partie des groupes politiques, même à gauche. Parmi les (nombreuses) critiques, cette mesure encouragerait les bénéficiaires à rester au chômage et à vivre de leur revenu de base.

C'est justement pour vérifier ce postulat que la ville d'Utrecht met en place cette expérience, comme l'expose la chargée du projet Nienke Horst à Quartz:

«Les gens disent que les bénéficiaires ne vont pas chercher à retrouver du travail. Nous allons le vérifier. Nous, nous pensons que plus de gens seront un peu plus heureux et qu'ils finiront quand même par trouver un travail».

Alors que l'UE connaît une crise sans précédent, avec un taux de chômage de 20% pour les jeunes, l'initiative néerlandaise est à surveiller de près.



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MessageSujet: Les plus riches ne savent même plus comment utiliser leur richesse   Lun 27 Juil - 3:06



Les plus riches ne savent même plus comment utiliser leur richesse Robert Gil (son site) AgoraVox 25 juillet 2015


Robert Gil a écrit:
Selon les travaux, relayées récemment par The Economist, d’Emmanuel Saez de Berkeley et Gabriel Zucman de la London school of economics, les inégalités en matière de richesse, aux Etats-Unis, ont atteint « des niveaux records ». Les 0,1 % les plus riches possèderaient autant que les 90 % d’en bas. Que faut-il en déduire ?

Il faut rappeler qu’il y a 30 ans, aux Etats-Unis, ces 0,1 % possédaient 8 % ou 9 % de la richesse, quand 90 % des personnes en possédaient 35 %. On est ainsi revenu à un niveau d’inégalités comparable à la situation d’avant 1929. Par ailleurs, cet état de fait est mortel économiquement, notamment parce que les 0,1 % les plus riches ne savent même plus comment utiliser leur richesse.

Rappelons que durant les Trente glorieuses aux Etats-Unis, le creusement des inégalités a débouché sur le recours à la dette publique et privée. Ces dettes ont finalement servi à maintenir la croissance dans le pays. Parallèlement, à la fin des années 1970, 67 % du PIB américain était orienté vers les salariés. Ça n’est plus le cas que de 57 % aujourd’hui. Il s’agit là de sommes considérables.

Si nous en sommes revenus, « à un niveau d’inégalités comparable à la situation d’avant 1929 », cela veut-il dire que nous sommes à l’aube d’un nouveau et très important rebond de la crise actuelle ? Ces inégalités sont en tout cas annonciatrices du fait qu’il ne peut y avoir de reprise économique lorsque, chaque mois, en France, par exemple, on compte 20 000 nouveaux chômeurs (en stock) et 60 000 personnes de plus en situation de pauvreté. Un tel niveau de chômage, de précarité et d’inégalités ne peut annoncer une reprise économique que ce soit d’ailleurs en France, dans la zone euro ou même dans d’autres pays. On constate par exemple que le Japon aura un déficit de 10 % du PIB cette année, avec seulement 1 % de croissance.

Par ailleurs, on peut s’attendre à une nouvelle euphorie des marchés financiers, qui continuent à s’endetter et à spéculer. Ni les pouvoirs publics, en Europe en particulier, ni les acteurs des marchés, n’ont tiré de leçons sérieuses de la crise de 2008.

Heureusement, les inégalités sont plus faibles en France qu’aux Etats-Unis, notamment grâce aux leviers sociaux. Mais on voit dans quelle direction s’oriente la France. Le rapport Cotis de 2009, rédigé à la demande de Nicolas Sarkozy, montrait déjà un creusement historique des inégalités, creusement entre revenus du travail et revenus du capital, mais creusement également au sein même des salariés.

Une chose est sûre en tout cas. Aujourd’hui, la stratégie mise en place par le gouvernement, qui est globalement une stratégie de compétitivité à l’Allemande, ne peut pas marcher. En Allemagne, la réforme Schröder avait entrainé une baisse de 7 % sur l’ensemble des salaires réels… Or, si tous les pays européens avaient baissé leur salaire de 7 %, nous aurions été confronté à une récession. Cela fonctionne quand un seul pays entre dans cette stratégie, mais pas quand tout le monde le fait !
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MessageSujet: Grèce. Les sacs Chanel, valeur refuge pour les riches Grecs   Lun 27 Juil - 3:19

Les riches grecs souffrent aussi ! Anthony Bellanger France Inter

(ré)écouter cette émission disponible jusqu'au 04/04/2018

Ce matin, vous allez nous parler de la Grèce mais en vous intéressant aux riches...


Anthony Bellanger a écrit:
Mais parce qu'ils souffrent aussi les riches grecs. On ne le souligne pas assez. Que faire  lorsqu'on ne peut pas, à cause du contrôle des changes, déplacer son argent sur un compte à l'étranger ou retirer plus de quelques dizaines d'euros par jour au distributeur ?

Que faire surtout lorsque des rumeurs folles circulent à Kifissia ou à Kolonaki, deux quartiers huppés de la capitale grecque ? Il se murmure que bientôt, là, demain, le gouvernement grec prendra 40% de tous les comptes au-dessus de 100 000€.

Du coup : panique à bord. Première solution, acheter en masse. Parce que les cartes de crédit fonctionnent encore. Du coup, les bijouteries des quartiers chics et moins chics ne désemplissent pas : tous ceux qui ont des liquidités les transforment en bijoux.

Le réflexe est connu : on achète de l'or, des pierres, et on stocke en attendant des jours meilleurs. Mais tout ce qui est négociable se vend en ce moment comme des petits pains : voitures, téléphones de luxe... Mais encore faut-il qu'on accepte de vous vendre.

Les commerçants doivent être ravis !

Pas forcément. George Papalexis est joaillier à Athènes. Il y a quelques jours, un client a voulu acheter pour 1M€ de bijoux. Refus du joaillier. Pourquoi ? Parce que quand deux riches se rencontrent, le joaillier et le client, les deux ont des problèmes de riches.

Je m'explique : le client aurait réglé son problème, vider son compte bancaire. Mais le joaillier, lui, aurait vu son propre compte crédité d'un million. Un million sur un compte, c'est 900 000€ de trop que le gouvernement pourrait taxer à 40%. Donc, pas question !

Mais il y a d'autres techniques pour contourner la loi quand on est riche et paniqué. Par exemple, ouvrir des comptes multiples et diviser d'autant ses liquidités. Ou encore, mais c'est plus dangereux, transférer ses sous chez sur le compte de parents pauvres.

Le but est toujours le même : se rapprocher le plus possible des fameux 100 000€ par compte bancaire. Je vous rappelle tout de même qu'il ne s'agit que d'une rumeur et que personne n'a encore décidé quoi que ce soit ni au gouvernement, ni dans les banques.

Mais c'est l'Etat grec qu'on dépossède... Ce n’est pas très civique...

Si les riches grecs étaient civiques, la Grèce n’aurait peut-être pas autant de problème à finir ses fins de mois. Mais en fait, le paradoxe, c'est que les riches grecs, depuis quelques jours, paient rubis sur l'ongle tous leurs impôts pour 2015.

Là aussi, ça demande quelques explications : d'abord, ils veulent montrer patte blanche, histoire de ne pas fâcher ces « communistes » de Syriza – je cite bien sûr. Ensuite, ils appliquent la même logique que tout à l'heure.

Si tout ce qui est au-dessus de 100 000€ menace d'être taxé à 40%. Autant payer là, tout de suite maintenant ses impôts, mais aussi ses loyers, qu'ils paient pour l'année, ses assurances, ses faux-frais, tout ce qu'ils peuvent histoire de dégonfler leur compte.

Au final, c'est l'Etat grec qui encaisse et sur une simple rumeur, je le rappelle ! Enfin, il y a ceux qui non seulement paniquent mais qui sombrent carrément dans la dépression. Comme cet agent de voyage athénien, patron d'une dizaine de salariés.

Depuis quelques jours, son agence est déconnectée du système global d'émission de billets d'avions. Il a donc réuni son personnel et a commencé son discours par ces mots : « avec ces communistes, nous allons tous mourir ». Ses salariés en rigolent encore...


Grèce. Les sacs Chanel, valeur refuge pour les riches Grecs Courrier international 10/07/2015


Citation :
Fini, les billets cachés sous le matelas. Face à la menace de voir les économies durement gagnées s’envoler, les Grecs investissent dans des valeurs refuges. Depuis la fermeture des banques, le 28 juin, et la limitation des retraits, les achats de voitures neuves et de produits de luxe ont ainsi bondi, rapporte The Washington Post.

Le quotidien américain cite notamment l’exemple de Sophia Marcoulakis, mère de deux enfants, qui envisage de convertir son argent “dans quelque chose de plus stable” : un sac à main Chanel. Un achat qu’elle ne se serait pas permis en temps normal, explique le journal, mais que le gouvernement ne peut pas lui prendre. D’autres préfèrent acheter des chaussures neuves. “Les meilleures” dit Chris Dako, serveur de 25 ans, qui n’hésite pas à débourser 185 euros pour l’occasion. Pendant que les magasins acceptent encore le paiement par carte. Car, selon le quotidien américain, Amazon et Itunes ont déjà arrêté leurs opérations de débit.

Le Washington Post estime que 40 % des retraits effectués par les Grecs sont placés sur des comptes à l’étranger, 10 % dans des fonds au Luxembourg et 50 % cachés à leur domicile pour payer les factures et subvenir aux besoins essentiels. Signe que la confiance des Grecs envers les institutions financières et leur système bancaire est au plus bas, selon le Washington Post. Car le journaliste le concède, le défi d’Alexis Tsipras est d’abord de “rétablir la crédibilité auprès des créanciers européens, mais aussi auprès d’une population traumatisée par des années d’austérité”.

Reste qu’ils sont peu nombreux à pouvoir se permettre ce genre d’investissement. Selon le quotidien américain, le taux de pauvreté a atteint les 44 %, et quelque 50 000 personnes ont perdu leur emploi depuis la fermeture des banques.
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MessageSujet: Ces riches qui payent des fortunes pour trouver l'amour   Lun 27 Juil - 3:30

Ces riches qui payent des fortunes pour trouver l'amour 18/07/15

Il est des gens fortunés, bien de leur personne et qui pourtant peinent à trouver l'âme sœur. A la tête d'une agence de rencontres ultra-select, Inga Verbeeck se fait fort de les tirer de ce mauvais pas.


Citation :
"On ne peut pas créer de l'amour, on peut juste créer des opportunités d'amour", explique à l'AFP cette Belge de 36 ans qui codirige Berkeley International, agence qui s'est fait une spécialité des unions entre célibataires du gotha. "Nos clients ont tous réussi dans la vie, mais ils ont des emplois du temps trop chargés pour rencontrer quelqu'un", ajoute-t-elle. Sans compter ceux qui craignent qu'on les aime plus pour leur portefeuille que pour le coeur qui bat derrière.

Dans un salon de l'Hôtel Bristol, palace où elle reçoit lorsqu'elle est de passage à Paris, la jeune femme retrace le parcours singulier qui l'a conduite à exercer sa drôle de profession. D'abord le journalisme sportif, à la rubrique voile, pour divers magazines, puis, pendant une dizaine d'années, le commerce de l'acier dans la société créée par son père. "J'ai pu voyager partout dans le monde grâce à ce job, mais avec la crise, on a décidé de vendre l'affaire à un fonds d'investissement américain, même si ça marchait encore pas mal", raconte l'élégante blonde aux yeux bleus azur dans un français teinté d'accent flamand. Il fallait trouver un nouveau travail, de préférence changer de secteur, avec trois impératifs catégoriques : "que ce soit dans le luxe, dans les relations humaines et dans l'international", explique-t-elle.

Nous sommes en 2011 et la jeune femme, qui se dit "entrepreneuse dans l'âme", croise la route de l'Irlandaise Mairead Molloy, fondatrice de Berkeley à Londres en 1998. "Elle m'a expliqué le business, exposé le potentiel de développement, son souhait de ne pas s'investir trop dans la société", raconte-t-elle. Il y avait donc de la place pour deux et Inga entre dans l'agence en tant qu'associée avec comme objectif de faire grossir le fichier des clients et d'ouvrir de nouveaux bureaux.

De 15.000 à 50.000 euros par an

Quatre ans plus tard, l'agence qui comptait 400 adhérents à son arrivée est passée à 5.000 dans le monde (dont plus de la moitié sont des femmes). L'enseigne possède désormais des antennes à Paris, Milan, Genève ou Melbourne. "Nos membres sont surtout des hommes d'affaires, des médecins, des avocats mais aussi des artistes, des gens connus". Comme cette musicienne "très célèbre" à la recherche d'un compagnon qui l'"aimera pour ce qu'elle est, pas pour son image", raconte Inga. Elle n'en dira pas plus. Bien sûr, tout ce petit monde ne peine pas trop à s'offrir un ticket d'entrée chez Berkeley dont le prix va de 15.000 euros par an pour une adhésion nationale à 50.000 euros pour un recherche planétaire de partenaires. "Il y a des tarifs intermédiaires et l'adhésion est divisée par deux à partir de la deuxième année", précise la dirigeante.

L'argent, l'entre-soi, pas très romantique tout ça ?

"C'est aussi comme ça dans la vie, on rencontre souvent son partenaire dans son milieu, avec des goûts et des valeurs communs, nous cherchons juste à accélérer le processus de rencontre, sans garantie de réussite", se défend la jeune femme, divorcée à 29 ans et qui vit aujourd'hui avec le fils d'amis de ses parents.

Les statistiques de l'agence plaident en sa faveur. "Huit clients sur dix rencontrent quelqu'un avec qui ils restent au moins trois ans et, en moyenne, la bonne rencontre intervient après neuf mois de recherches", assure-telle. Des résultats qui s'expliquent par la rigueur avec laquelle les équipes choisissent les adhérents. Ici, pas de profils bidons ou de CV inventés de toutes pièces.

"Nous faisons des enquêtes approfondies sur nos clients et nous leur garantissons une dizaine de rencontres par an, même si nous avons une obligation de moyens, pas de résultat", souligne-t-elle. "Mais une fois formés, les couples ne nous donnent plus de nouvelles, sans doute parce qu'il y a encore un tabou autour de ce type de rencontres, c'est dommage", conclut-elle.

Avec l'AFP
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MessageSujet: Mieux vaut être blanc (et riche) que noir (et pauvre)…    Lun 27 Juil - 3:42

Mieux vaut être blanc (et riche) que noir (et pauvre)… Aussi dans la recherche ! Mr Pourquoi 21/08/2011


Mr Pourquoi a écrit:
Aux USA, la question de l’accessibilité aux grandes universités, et aux programmes de recherche pour les « minorités raciales » a été soulevée depuis de nombreuses années, et plusieurs outils sont en place depuis les années 60-70. Quotas à l’entrée dans le supérieur, « Minority programs » (en place au National Institute of Health (NIH), à la NASA, à l’Université de Californie (UCI),…).

Bref, tout est beau dans le meilleur des mondes grâce à la discrimination positive !

Et voilà que des chercheurs mettent le nez là-dedans, et que cette belle image se trouve quelque peu ternie… Dans un papier de Science, on apprend que les chercheurs américains noirs ont moins de chances que les hispaniques, blancs, ou asiatiques d’obtenir des subventions. 10 % de moins. Et ce, après s’être assuré que les biais concernant le parcours universitaire, la qualité des publications antérieures, la nationalité sont bien levés !


Probabilité d’obtention d’une subvention de la part du NIH en fonction de la « race » du demandeur
(« Toute chose étant égale par ailleurs »)

Soyons honnête, je ne suis pas au courant de la situation en France. Dans mon domaine, en chimie organique, je n’ai jamais rencontré qu’un seul chercheur (devenu depuis professeur d’université) qui soit noir (et encore, antillais…)… Ce n’est certainement pas le seul, mais bon… difficile de faire des statistiques.

Et surtout, n’oublions pas la place faite aux femmes dans la recherche française, bloquées au rang de Maître de conférences ou chargées de recherche au CNRS (38,5 % des MdC sont des femmes), et trop rarement Professeure et Directrice de recherche (16 % des profs de fac…). (Un blog entier ne serait pas suffisant pour relater tout ce que j’ai entendu en seulement 4 ans sur les femmes dans la recherche en chimie)

Camarades, encore un effort…

Sources :
« Race, Ethnicity and NIH Research Award  » Ginther et al., Science, 2011, 333, 1015-1019

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MessageSujet: 115 : de plus en plus de familles SDF demandent un hébergement d'urgence   Lun 27 Juil - 14:24



115 : de plus en plus de familles SDF demandent un hébergement d'urgence France lundi 27 juillet 2015


Les appels au 115 de familles, de femmes seules et de mineurs en hausse en 2014


Citation :
771.500 demandes d'hébergement d'urgence ont été faites l'an dernier d'après le baromètre annuel du 115, soit une hausse de 26% par rapport à 2012. Les appels de familles et de mineurs sans-abri augmentent, alors que près de la moitié des demandes n'aboutissent pas.

Cette progression, dévoilée par le baromètre 2014 du 115, s’explique d’abord par la hausse du nombre de demandeurs : en tout, 97.600 SDF ont sollicité le numéro d’urgence, soit 3.500 personnes de plus par rapport au dernier baromètre. Mais les demandes sont aussi plus souvent renouvelées : en cause, les faibles durées des accueils, souvent une seule nuit, et les nombreuses réponses négative



"Depuis le début du quinquennat de François Hollande, la situation des sans-abri s'est plutôt dégradée" déplore Florent Gueguen, directeur général de la Fédération nationale des associations de réinsertion sociale (Fnars), qui réalise ce baromètre.
Ces demandes ont lieu majoritairement pendant les mois d’hiver, "une gestion au thermomètre", d’après la Fnars. Le reste de l’année, les personnes sont davantage confrontées à des réponses négatives.

"40% des demandes sont liées à des familles" - Florent Gueguen au micro de Céline Asselot

Une "hausse inquiétante" des appels de familles et de mineurs

Les hommes seuls constituent toujours la majorité des demandeurs, mais "on constate une hausse inquiétante des demandes des familles et des mineurs", d’après Florent Gueguen.

Les familles représentent désormais 39% des demandeurs, avec des appels en forte hausse (+34%). En 2014, 20.600 mineurs ont appelé le 115, un chiffre en hausse de 18%. Enfin, les appels en provenances femmes seules sont aussi plus nombreux, avec des demandes en augmentation de 30%.

D’autre part, une minorité du public (10%) est composée de travailleurs pauvres, qui ont un emploi mais ne peuvent se payer un logement.

Près de la moitié des demandes n’aboutit pas

Ce chiffre "énorme" ne concerne qu'"une partie du territoire", hors Paris, souligne Florent Gueguen. Seule une minorité (17%) a été systématiquement hébergée, et 34% des demandeurs ont eu des réponses partielles.

Principale cause des réponses négatives (77%) : l’absence de places disponibles. Le 115 se trouve placé dans une situation de "gestion de la pénurie" avec des stratégies d’hébergement de courte durée, ou le resserrement des critères d’éligibilité.

De même, le tri des demandeurs se fait parfois par la disponibilité des places, puisque les centres d'hébergement par exemple, majoritairement conçus pour les personnes isolées, ne sont pas adaptés à l'accueil des familles, envoyées dans des hôtels.

Au total, si l'on inclut les appels pour des demandes de prestations (écoute, informations relatives à un hébergement, renseignement sur l'aide alimentaire, mise en relation avec un travailleur social), près de 104.000 personnes ont sollicité ce numéro d'urgence l'an dernier.
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MessageSujet: La classe moyenne mondiale est plus pauvre qu'on ne le pense   Lun 27 Juil - 15:27

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La classe moyenne mondiale est plus pauvre qu'on ne le pense Leïla Marchand Slate 10 juillet


Eugène, 87 ans, est propriétaire à Nice mais sa petite pension de retraite ne lui suffit pas
et il récupère de la nourriture dans les poubelles de supermarchés.

Seules 1,7 milliard de personnes font partie de la classe moyenne. Et beaucoup d'entre elles sont à deux doigts de retomber dans la pauvreté.


Leïla Marchand a écrit:
La pauvreté mondiale recule. Le nombre de personnes appartenant à la «classe moyenne» a doublé depuis 2001. Une partie de la population des pays émergents vit et dépense comme celles des pays développés... Mais cette fameuse classe moyenne n'est pas si riche, si étendue et si également répartie qu'on pourrait le croire.

À LIRE AUSSI Faites-vous partie de la classe moyenne mondiale ?


Le niveau de vie des ménages en France / Observatoire des inégalités

D'après une récente étude du Pew Research Center, seules 1,7 milliard de personnes appartiennent à la classe moyenne, et beaucoup d'entre elles gagnent tout juste assez pour se retrouver classées dans cette catégorie.

Le revenu assimilé à la tranche du milieu, que gagne 13% de la population mondiale, est de 10$ à 20$ par jour (9 à 18€). Soit environ entre 270 à 540 euros par mois. C'est moins que le seuil de pauvreté français fixé à 828 euros.

Une affaire de perception

Cette relative prospérité s'est limitée à quelques régions du globe: la Chine, l'Amérique du Sud et l'Europe de l'Est. Peu de changement en revanche en Inde, en Asie du sud-est, en Afrique et en Amérique centrale.


La vaste majorité, 71% de la population mondiale, reste pauvre ou dispose de très bas revenus. C'est seulement un tout petit peu mieux qu'il y a dix ans, où elle représentait 79% de la population.

À LIRE AUSSI L'ère de la classe moyenne révolutionnaire


All American Middle Class White Boy Thomas Rhett

Francis Fukuyama a écrit:
«En Turquie, au Brésil, comme en Tunisie et en Egypte, la contestation politique a été menée non pas par les pauvres mais par des jeunes avec un niveau d'éducation et un revenu supérieurs à la moyenne. Ils sont adeptes des nouvelles technologies et utilisent des réseaux sociaux comme Facebook et Twitter pour diffuser des informations et organiser des manifestations. Même quand ils vivent dans des pays qui tiennent des élections démocratiques régulières, ils se sentent exclus de l'élite politique au pouvoir.

Aucune démocratie établie ne doit croire qu'elle peut se reposer sur ses lauriers parce qu'elle tient des élections et qu'elle a des dirigeants qui s'en sortent bien dans les sondages d'opinion. La classe moyenne, équipée par la technologie, sera très exigeante de ses hommes politiquesThe Middle-Class Revolution

En France, depuis les années 1980, on parle de classe moyenne sur le déclin, qui serait «sacrifiée» chaque fois qu'il s'agit de réforme fiscale ou d'aides sociales. Mais il n'existe aucune définition précise à cette notion. La classe moyenne, plus que d'autres statistiques, reste une affaire de perception.


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MessageSujet: La pauvreté s'enracine dans Sainte-Foy (Québec)   Sam 1 Aoû - 17:40



en banlieue, au Québec, la «défavorisation»...

La pauvreté s'enracine dans Sainte-Foy Baptiste Ricard-Châtelain Le Soleil 1er août


Le comptoir alimentaire citoyen de Sainte-Foy centre
La pauvreté s'enracine dans les anciennes banlieues de Québec, dont en plein coeur de la riche Sainte-Foy. Entre les bungalows et les condos de grande valeur, un triangle de forte défavorisation se dessine.

Citation :
« Oui, on a des secteurs vraiment défavorisés, plus défavorisés qu'avant», observe Line Rochette, organisatrice communautaire au Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux de la Capitale-Nationale (CIUSSS). Où sommes-nous? Dans la paroisse Notre-Dame-de-Foy notamment, le long du boulevard Henri-IV. Là où plusieurs tours de logements sont plantées. «Souvent, il y a de petits travaux à faire, des choses à rénover [dans les appartements]. Ce ne sont pas des quartiers très huppés.»

On ne peut toutefois comparer la situation qui prévaut ici avec ce qu'on observe dans la basse ville, dans le quartier Saint-Sauveur par exemple. Là-bas, la pauvreté est plus uniforme. À Sainte-Foy, «c'est complètement différent», nuance Mme Rochette. Un îlot d'immeubles locatifs moins fortuné côtoie souvent un quadrilatère de maisons unifamiliales plutôt dispendieuses qui est suivi de tours de copropriétés opulentes. «Les changements, d'un coin de rue à un autre, au niveau des revenus, au niveau de la défavorisation, c'est frappant.»

Il y a donc ce triangle de pauvreté sur la carte de la défavorisation à Québec, confectionnée par le CIUSSS. Un triangle qui détonne d'autant plus qu'il est au centre de Sainte-Foy, un territoire cossu.


Mais il y a d'autres poches d'infortune qui s'esquissent dans les anciennes villes de la périphérie de la capitale : «C'est les banlieues. La défavorisation a atteint les banlieues», explique Line Rochette. «Avant, on se disait : "Nos banlieues sont riches, nos banlieues n'ont pas de problèmes." Au contraire. Sainte-Foy n'est pas la seule au niveau des banlieues de Québec où il y a plus de défavorisation.»

Partout dans la ville, un constat: «De plus en plus, on a des écarts entre les riches et les moins nantis.» Les pauvres en arrachent, les revenus ne suivent pas la hausse du coût de la vie.

Dans la paroisse Notre-Dame-de-Foy, le dénuement est cependant lourd. On y recense de nombreux immeubles comptant plusieurs logements en un même quartier. Un bon nombre d'immigrants aussi, dont des réfugiés. «On a beaucoup de familles nombreuses. Les immigrants ont beaucoup d'enfants.» En plus, plusieurs ont des diplômes en poche, mais les documents ne seraient pas toujours reconnus.

L'immigration n'explique, par contre, pas tout. «Il y a un vieillissement aussi de la population.» Les revenus de retraite ne sont pas toujours à la hauteur des espérances.

Et notre société s'individualise, fait remarquer Mme Rochette. «L'isolement social est un facteur présent aussi. [...] Les gens se retrouvent de plus en plus isolés.»

Justement, dans le triangle que nous examinons, la «défavorisation sociale» est très importante, ajoute Patrick Dubé, aussi organisateur communautaire au CIUSSS. Dans ce secteur, on dénombre un bon nombre de personnes seules, d'individus séparés, divorcés, veufs, et de ménages monoparentaux.

Étonnamment, poursuit Line Rochette, les loyers sont assez dispendieux dans cette partie de Sainte-Foy. Un fort pourcentage des ménages doivent donc consacrer une bonne part de leurs revenus au logement, selon les données compilées par le CIUSSS.

Autre signe qui ne trompe pas, l'école du coin a un «indice de faible revenu» élevé. «À Sainte-Foy, c'est très surprenant», note Mme Rochette.

Cet indice sert au gouvernement à identifier les écoles où les défis sont plus grands, nous renseigne Patrick Dubé. Quand il est haut, comme dans Notre-Dame-de-Foy, la commission scolaire octroie des budgets supplémentaires pour soutenir l'établissement.

«C'est un peu incroyable!»

Au coeur de Sainte-Foy, des dizaines de personnes, souvent des parents, font la file les premiers et troisièmes jeudis de chaque mois pour échanger un 2 $ contre une épicerie. «C'est un peu incroyable!»

Beaucoup pensent que tous les habitants de l'ancienne banlieue sont nantis, d'autant plus que la valeur foncière est très élevée, remarque Renaud Blais, coresponsable du comptoir alimentaire citoyen de Sainte-Foy centre. Pourtant, on y retrouve de la pauvreté importante, beaucoup dans de grands immeubles de logements peu entretenus, selon lui.

L'organisme qu'il pilote a été rescapé par des bénévoles laïcs il y a un an, après l'annonce de la fermeture par le gestionnaire précédent, la Saint-Vincent-de-Paul. Les citoyens jugeaient le service essentiel.

Au bout du fil, Renaud Blais s'emporte : le coeur de Sainte-Foy décrépit, lance-t-il. Il compare même certains secteurs au «Saint-Roch d'avant», à la basse ville d'avant les efforts de revitalisation.

La disponibilité de nombreux logements, parfois grands, attire notamment les immigrants. Parmi eux, plusieurs réfugiés, observe-t-il. À l'école Notre-Dame-de-Foy, on dénombre d'ailleurs une vingtaine, peut-être une trentaine, de nationalités dans les classes.

Donc, toutes les deux semaines, le jeudi, ils sont des dizaines à faire la file. «Cent personnes qui viennent au comptoir alimentaire dans un petit quartier comme ça...»

Les personnes seules, les couples repartent avec «deux gros sacs d'épicerie». Pour les familles, les portions sont plus généreuses, notamment pour ce couple originaire du Congo et leurs... 10 enfants - les ados dans un appartement, les parents dans un autre avec les plus jeunes.  

Isabelle Caron est un des multiples visages de la pauvreté du coeur de Sainte-Foy. «Parachutée à la retraite du jour au lendemain», dans la cinquantaine, elle fréquente aujourd'hui le comptoir alimentaire du quartier.

Son logis est situé «dans le secteur du boulevard du Versant-Nord». Le coin, constellé d'immeubles d'appartements, peut être entrevu par les automobilistes pressés filant sur l'autoroute Henri-IV.

Avant d'arriver là, il y a quelques années, elle devait plutôt s'établir sur la route de l'Église, pas très loin. Elle ne s'est jamais installée : «C'était insalubre. Alors, j'ai changé de cap.» Elle a prospecté en quête d'un appartement disponible à prix acceptable. «J'ai acheté un journal et je suis atterrie ici.»

Même les individus qualifiés occupant un emploi rémunérateur peuvent perdre leur emploi, observe-t-elle. Durant une quinzaine d'années, elle était préposée : «Je vivais avec un montant qui avait ben de l'allure.» L'hérédité a frappé. Sa vision déjà affectée a grandement baissé durant 2014. C'est donc l'invalidité qui l'a exclue du marché du travail à 58 ans, dit-elle.

Elle doit maintenant prendre grand soin d'elle-même, éviter tout stress, pour éloigner le plus possible une autre diminution de sa vue.

Sans boulot, les revenus chutent. L'assurance salaire paie, mais elle estime le montant quasi équivalent à l'aide sociale. «On fait des démarches pour savoir ce qu'on a pour vivre. Et ça ne marche pas, ce n'est pas assez. [...] J'ai été obligée de réduire tout, tout ce qui n'est pas vraiment nécessaire.»

Le constat était clair pour elle : «Si je veux encore faire quelques petites sorties et que je ne veux pas me confiner ici et m'isoler jusqu'à la fin de mes jours [...] je peux aller au comptoir alimentaire.»

Mme Caron savait que des organismes communautaires offrent denrées et vêtements. «Je ne savais juste pas comment ça fonctionnait.» À sa première visite, elle a été surprise de trouver dans la file des gens qu'elle connaît; ils lui ont expliqué la marche à suivre.

Elle ne regrette pas. La vie sans le comptoir alimentaire? «Je serais obligée de rester chez moi tout le temps et de ne jamais rien acheter.» Même la gâterie à 3 $ serait exclue, évalue-t-elle. «J'en arracherais. Je serais à calculer chaque jour. Et je ne pourrais pas aller prendre de café avec mes amis; c'est mon plaisir. Je serais isolée, vraiment.»


Des pauvres plus pauvres

La pauvreté étant diluée dans une richesse certaine, il est ardu pour les services sociaux d'apporter de l'aide aux plus démunis du coeur de Sainte-Foy. Ce qui accentue leur défavorisation.

«Cette mixité-là rend un peu la tâche difficile pour justifier les interventions au niveau social», regrette Patrick Dubé, organisateur communautaire au Centre intégré de santé et de services sociaux de la Capitale-Nationale (CIUSSS). «Souvent, on dit que Sainte-Foy est un milieu favorisé. En fait, on rencontre des gens qui le sont moins, mais qui sont noyés dans une masse qui fait qu'ils sont peu visibles.»

Et leur pauvreté est accentuée par le simple fait d'habiter au coeur d'un arrondissement prospère. «Dans un milieu très aisé, leur situation de défavorisation est accrue par le milieu qu'ils côtoient. Dans les épiceries, ça coûte plus cher. Les dépanneurs coûtent plus cher aussi. L'accessibilité aux services, souvent, elle est moindre; il y a moins d'organismes communautaires. Donc, les enjeux sont plus grands pour les gens qui sont défavorisés dans les milieux plus aisés.»

Un comité de mobilisation a donc été mis sur pied en collaboration avec la Ville, poursuit Line Rochette, aussi du CIUSSS. «On travaille fort fort pour mettre des activités en place, pour que les gens créent un sentiment d'appartenance à ce milieu-là.»






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MessageSujet: Exclusion : dynamiques de la pauvreté...   Sam 1 Aoû - 17:50




Exclusion : « Il faut mieux cerner les dynamiques de la pauvreté » Sophie Le Gall

Jean-Luc Outin, économiste et membre de l'Observatoire national de la pauvreté et de l'exclusion sociale (Onpes), explique les raisons qui ont poussé l'observatoire à actualiser les critères de son tableau de bord de suivi annuel de la précarité.


Citation :
Le dernier tableau de bord de l’Onpes fait apparaître de nouveaux indicateurs. Pourquoi ces changements ?

La crise économique a eu des répercussions sur la paupérisation, nous devons intégrer ces éléments de contexte. De plus, les grandes associations caritatives et le bilan annuel du plan de lutte contre la pauvreté produisent leur propre tableau de bord, nous renseignant sur des phénomènes nouveaux. En conséquent, nous avons choisi de faire notamment apparaître le nouvel indicateur des « demandeurs d’emploi non indemnisables », un groupe qui a beaucoup progressé ces dernières années – davantage que la population de l’ensemble des chômeurs – les demandeurs d’emploi étant de plus en plus mal couverts.

En quoi le choix des indicateurs est-il si important ?

Les indicateurs permettent d’affiner notre connaissance de la pauvreté. Les personnes pauvres ne composent pas un public d’un bloc, mais au contraire très composite. Cette connaissance fine permet de renseigner les politiques publiques sur leur efficacité, s’assurer quelles touchent les bonnes personnes, voire réorienter leurs objectifs et leurs cibles. Il faut surtout que nous progressions dans notre compréhension des dynamiques de la pauvreté. Comment on entre dans la pauvreté et comment on en sort.

Quels sont les futurs chantiers de l’Onpes visant à préciser ce savoir ?

Nous continuons d’approfondir la notion de « publics invisibles », ces personnes, à la marge, souvent victimes des effets de seuil. Par exemple, nous voulons mieux connaître le niveau de vie des jeunes ruraux précaires ou encore celui travailleurs indépendants. Ces travaux serviront de base à notre rapport annuel 2016. Par ailleurs, nous venons de lancer des recherches sur la pauvreté des enfants afin d’analyser le phénomène de reproduction de la pauvreté. Est-on pauvre de génération en génération ? Qui échappe à ce processus et comment ? Il est important de mieux connaître les conditions de vie des enfants… qui sont notre avenir ! Également, nous comptons approfondir la notion de pauvreté en conditions de vie(1) qui fait apparaître un public plus large que la pauvreté monétaire. Quand cette dernière touche environ 13 % de la population, la pauvreté en conditions de vie concerne 20 % de la société.

Que retenir du dernier tableau de bord de l’Onpes ?

En particulier, le poids de la crise du logement, bien antérieure à la crise de l’emploi, qui influe très lourdement sur la précarisation de la société. Tout en étant évidente, cette crise est en partie masquée, les personnes concernées développant des stratégies d’adaptation, comme l’hébergement chez un tiers. Également, alors que l’on constate une baisse du taux de pauvreté monétaire, il faut avoir en tête que la situation s’est encore dégradée pour les plus pauvres des personnes pauvres et sur les territoires les plus pauvres. Même si les perspectives semblent s’améliorer, légèrement, depuis début 2015, l’impact positif sur l’emploi, les revenus, ou encore l’accès aux soins, peut être très progressif, et s’agissant en particulier des populations défavorisées, il dépendra des décisions qui seront prises par les pouvoirs publics pour répartir les fruits de cette croissance.
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MessageSujet: Londres se débarrasse des pauvres   Sam 1 Aoû - 17:59




Londres se débarrasse des pauvres

Titre original : Épuration sociale: comment Londres se débarrasse des pauvres… et des classes moyennes Emmanuel Sanséau


15 juin 2015-Son ascension vertigineuse enchante autant les investisseurs immobiliers qu’elle suffoque les moins fortunés. Depuis la crise de 2009, l’immobilier londonien a vu sa valeur augmenter de 55%. Tandis que millionnaires et spéculateurs financiers sont accueillis à bras ouverts dans la capitale britannique, un nombre croissant de ses habitants sont progressivement évincés de leurs quartiers, toujours plus loin en périphérie ou en province. Les conservateurs ont beau invoquer les « forces irrésistibles » du marché pour se délester de leurs responsabilités, le « nettoyage social » de la capitale n’aurait pas lieu sans une once de volonté politique.

Citation :
Il y a ici tout ce que l’urbanisme londonien peut compter d’assommant. Cet austère amalgame architectural qui porte le nom de Carpenters Estate, lotissement juché dans la banlieue Est de la capitale anglaise, s’offre au visiteur comme un entrelacement hétéroclite de briques beiges et de broc bétonné, de pavillons trapus et d’imposantes tours HLM délabrées. Tout semble avoir été posé de-ci de-là sans autre prétention que d’abriter une petite armée d’ouvriers mal payés. L’ennui est palpable, mesurable au rythme lent des passants régurgités du métro Stratford – à seulement une demie-heure de Westminster. Pourtant, l’ancien quartier industriel porte en lui un brûlant paradoxe : les trois austères tours HLM (« council houses ») qui le surplombent du haut de leurs 22 étages grisâtres – conçues pour accueillir environ 700 familles – sont presque vides. À Londres, environ 250 000 familles sont sur liste d’attente pour des logements sociaux.

Du gardien de nuit éreinté qui s’engouffre dans la tour James Riley du lotissement, située à deux pas du parc olympique flambant neuf de Stratford, vous n’obtiendrez qu’une maigre explication. « Environ 80% de l’immeuble est inoccupé, assure-t-il d’un ton pincé. Les seuls habitants qui restent ont acheté leurs appartements à la commune. » À l’intérieur, vétuste, la plupart des portes ont été scellées par la mairie travailliste de Newham, propriétaire des lieux.

5 millions de Britanniques languissent sur des listes d’attente

Dans la cour extérieure, vide et grillagée de toutes parts, ne restent plus que des panneaux pour sermonner des enfants absents – « ne pas jouer à la balle dans ce périmètre », « ne pas nourrir les pigeons ». Les passants n’en sauront guère plus sur leur disparition. « Ça devait être détruit pour les Jeux Olympiques [de 2012, ndlr], assure une voisine en pointant du doigt la tour Dennison, à une centaine de mètres. La plupart des habitants avaient été déplacés mais, allez savoir pourquoi, ça tient toujours debout et presque plus personne n’y habite. » Fleurons de l’État providence d’après guerre, les « council houses » censées arracher les classes populaires aux bidonvilles avaient imprégné la fabrique sociale des villes britanniques. Dans le quartier de Stratford, les trois tours HLM avaient surgi des ruines vingt ans après les raids aériens du Blitz, offrant aux familles ouvrières « des logements bon marché et décents. »

Seulement, il ne fallut que l’élection de Margaret Thatcher pour les voir disparaître du giron étatique. Sous les termes du « Right to Buy », « le droit d’acheter » son logement, mesure phare de sa révolte néolibérale, environ deux millions de logements sociaux étaient bradés au secteur privé à partir de 1980. Trente ans plus tard, les Britanniques en paient encore le prix : 5 millions d’entre eux languissent sur des listes d’attente pour décrocher un HLM [1]. Ça n’a pas empêché le Premier ministre récemment réélu, M. David Cameron, d’y aller de son allégeance au passé en promettant la vente de plus d’un million de « council houses » supplémentaires.


Organiser l’exode des pauvres…

À quelques encablures du lotissement fantôme, la rue commerçante de Stratford voit s’ébrouer une épaisse foule de passants multicolores. Ici, 27% des enfants grandissent en dessous du seuil officiel de pauvreté. C’est là que Hannah Caller pose son formulaire de pétition à l’attention du maire, Sir Robin Wales, et dégaine son micro branché à deux enceintes sur roulettes. « Les autorités de Newham expulsent des familles entières de Londres, s’écrie-t-elle. Elles sont envoyées de force à Birmingham, à Manchester. Arrêtons le nettoyage social de Stratford. Repeuplons le Carpenters Estate. »

La campagne Focus E15 co-dirigée par Hannah s’est formée en 2013, après l’expulsion de jeunes mères célibataires de leurs logements sociaux. À elles seules, elles sont parvenues à attirer l’attention de la presse nationale sur les pratiques, pour le moins brutales, de la mairie de Newham. Toutefois, le Carpenters Estate n’est que le triste exemple d’un nettoyage social à la mesure de la capitale.

… Pour offrir« un nouveau niveau de sophistication et de luxe »


Sous prétexte de « régénérer » des quartiers, les autorités locales de Londres, prises à la gorge par la fièvre austéritaire des conservateurs depuis 2010, vendent des blocs entiers de logements sociaux à des développeurs immobiliers privés. Tandis que les premières déplacent des centaines d’occupants loin du centre-ville ou en province, les seconds construisent de coquets appartements là ou le prix du mètre carré n’est pas encore trop exorbitant. Dans le quartier populaire de Elephant and Castle, par exemple, 3 000 logements sociaux ont été détruits.

Le développeur immobilier LendLease, propriété du millionnaire australien Steve McCann, les a remplacés par 2 535 appartements « offrant un nouveau niveau de sophistication et de luxe informel ». Au dernières nouvelles, les trois tours HLM du Carpenters Estate devraient être achetées par la prestigieuse University College London, et tant pis si la « communauté autrefois vibrante » qui y résidait n’est même plus l’ombre d’elle-même.


Déménagement forcé des mères célibataires

« Les familles les plus touchées sont des mères célibataires lourdement dépendantes des allocations sociales, explique Hannah Caller. Les municipalités les forcent à déménager en province ou en périphérie au prétexte qu’il n’y a pas assez de place ici. Si elles refusent, les autorités considèrent qu’elles n’ont plus la responsabilité de les loger [en vertu d’une loi votée en 2011, ndlr] et sont libres de les expulser. »

C’est justement ce qui est arrivé à Elina Garrick, 37 ans, qui habite à Londres depuis 2008. Il y a quelques semaines, la mairie lui a « proposé » un logement social à… Birmingham, à 200 km de la capitale. « Ma famille est ici, mes enfants vont à l’école à Londres, c’est absurde de déménager aussi loin, assure-t-elle. Je ne veux pas utiliser d’insultes mais, honnêtement, ils nous traitent comme des animaux. » En avril dernier, le quotidien The Independent révélait qu’environ 50 000 familles ont ainsi été déplacées depuis 2011, dont 2 700 en dehors de Londres ces deux dernières années [2]

Même les jeunes fuient Londres

Lorsqu’en janvier dernier, le cabinet Savills livrait son rapport sur le parc immobilier londonien au Financial Times, ses lecteurs ont sûrement avalé leur thé de travers : sa valeur atteint près de 1 500 milliards de livres (2073 milliards d’euros). C’est un quart de tout le marché immobilier britannique, plus que l’immobilier du pays de Galles, de l’Écosse et de l’Irlande du Nord réunis. De fait, à la mort silencieuse du logement social se conjugue l’incontrôlable spirale du marché du logement privé.

L’année dernière, son prix moyen enregistrait une hausse de près de 20%. « Le problème ne touche pas seulement les habitants de logements sociaux, explique Anna Minton, journaliste et professeur d’architecture à la University of East London. Même les Londoniens qui ont des emplois bien rémunérés sont progressivement exclus par des logements hors de prix. Il y a un fossé croissant entre les propriétaires, qui laissent dormir leur capital immobilier, et les locataires qui luttent pour payer leurs loyers. » Alors que le royaume voue un culte à l’accès à la propriété, les locataires londoniens déboursent en moyenne la moitié de leurs revenus dans leur logement.


David Cameron, chef de chantier de la démolition sociale

Si la perspective d’un encadrement des loyers est enterrée depuis une trentaine d’années, le maire de Londres, Boris Johnson, a tout de même lancé en 2008 un projet de construction de 50 000 logements dits abordables – fixés à 80% des prix du marché, contre environ 50% pour les logements sociaux. Seulement, l’aspect « abordable » a vite été indexé sur les standards astronomiques de la capitale, d’autant que le budget de subvention a été amputé de moitié en 2011. Même la municipalité conservatrice de Westminster, l’une des plus riches de la capitale, a signalé que ses résidents de classe moyenne « ne pourront plus se permettre d’y vivre, ou seront perpétuellement dépendants d’aides au logement. » [3] Selon ses calculs, un ménage devrait gagner environ 100 000 livres (138 000 euros…) par an pour s’y offrir un appartement « abordable ». Devrait-on dès lors s’étonner qu’environ 60 000 jeunes ont fait leurs bagages pour la province ces deux dernières années ? [4]

« Il y a aussi un fort impact des réformes sociales, explique Colin Wiles, consultant immobilier indépendant. Comme le gouvernement réduit le montant des allocations et des aides au logement, les gens ne parviennent plus à payer leurs loyers et sont forcés de quitter Londres. » De fait, David Cameron s’est distingué comme un chef de chantier radical de la démolition sociale : il s’apprête à supprimer (sous condition) les aides au logement des jeunes chômeurs et à amputer les dépenses sociales de 12 milliards de livres d’ici 2018.

« Régénération », plus propre que « nettoyage social »

En parallèle, 560 000 ménages londoniens sont frappés par la précarité énergétique – condamnés au dilemme du « eat or heat » (manger ou se chauffer) – dont un quart dépensent 20% de leurs revenus en énergie en raison de logements mal isolés [5]. « Je pensais que les personnes qui quittent Londres avaient laissé tomber, pouvait-on récemment lire sur deux panneaux d’affichage géants ouverts aux messages de ses habitants. Maintenant, j’en fais partie. Je n’arrive simplement plus à romantiser cette incroyable exploitation. »

« Je suis en faveur des riches. » Voilà ce que le maire de Londres déclarait courageusement à la BBC quelques semaines avant les élections législatives de mai dernier. C’est que l’ancien journaliste du Daily Telegraph a fait du cynisme bravache un signe de distinction politique et ne mesure le rayonnement de sa ville qu’à la hauteur de ses affreux gratte-ciels. La capitale compte plus de milliardaires qu’aucune autre ville au monde – une petite centaine, et environ 340 000 autres millionnaires [6] Si Boris Johnson est friand de déclarations d’amour publiques à leur attention [7], il n’en est pas moins un homme politique élu : un mois avant les municipales de 2012, il annonçait refuser « un nettoyage social à la kosovare. » Du coup, il préfère parler de « régénération » : c’est moins clivant.

Au salon immobilier de Shanghai, c’était justement une « supernova de régénération » que la mairie de Newham proposait, en 2010, à de riches investisseurs immobiliers. « L’impact des marchés financiers est énorme, explique Anna Minton. Les autorités locales et les développeurs vont au Marché international des professionnels de l’immobilier (MIPIM), à la Shanghai Expo et vendent Londres à des investisseurs internationaux. On bâtit des logements pour eux. » Pendant ce temps, la construction de HLM s’effondre : Londres n’y consacre que 5% de son budget réservé au logement. Eu égard à une telle inflation immobilière, investir dans la capitale est en effet bien plus rentable qu’un portefeuille d’actions à la City.

En janvier dernier, l’agence Knight Frank assurait, dans une publicité pour ses nouveaux appartements de luxe, que le retour sur investissement londonien est « meilleur que l’or et le FTSE100 [indice boursier des grandes entreprises britanniques, ndlr] » Ainsi, dans le quartier de Thameside, 80% des nouveaux logements sont détenus par des investisseurs étrangers. On estime que 22 000 de ces propriétés restent vides, comme les trois tours du Carpenters Estate, telles des actions en bourse attendant d’être revendues à prix d’or.

Emmanuel Sanséau, à Londres

Photos : Emmanuel Sanséau et Focus E15
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