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 ANARCHISME IDENTITAIRE COMMUNAUTARISTE : indé-passable ?

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MessageSujet: Re: ANARCHISME IDENTITAIRE COMMUNAUTARISTE : indé-passable ?   Ven 4 Sep - 17:00

du blogue généraliste de Claude Guillon, toujours aussi égo-centré, l'écrivain anarchiste... Notons qu'il ne relève pas mes commentaires, plus haut, à son texte «Et “dieu” créa l’“islamophobie”»…, ni le rapport établi avec Yves Coleman. Il est vrai 1) que je ne fais pas dans la critique de pacotille de ceux à qui Guillon répond 2) que je ne l'accuse pas lui de ce dont Yves Coleman est comptable

cela dit, on a toujours un peu à voir avec qui relaye ses textes, et la liste des sites anarchistes que Guillon cite, pour avoir repris son texte, est en elle-même symptomatique du petit monde anar où l'on s'agite à propos d'islamophobie. On y relève l'ineffable non-fides qui se distingue dans l'idéologie française anarcho-libertaire anti-communiste  (voir le sujet DÉCOLONISER l'ANARCHISME et la "COMMUNISATION"...

bien qu'il assure : « J’ajoute qu’en présence d’une critique précise et argumentée, je publierai et répondrai. », Guillon s'est gardé, depuis des mois, de relever les arguments précis de ce fil. Je n'attends rien de lui, qui a suffisamment prouvé qu'il évite justement toute critique de fond. S'il éprouve aujourd'hui un tel besoin de défendre sa réputation, c'est peut-être que les reproches qu'on lui adresse commencent à peser lourd : il n'y a pas de fumée sans feu. En brûlant son cadavre, Claude Guillon n'en fait plus que descendre. Comme disait mon grand-père :

Marie, quand tu auras fini de monter des cendres, tu descendras mon thé

Concept d’«islamophobie» (suite) : textes, liens, débats, mensonges et sarcasmes… Claude Guillon, 3 septembre 2015

Claude Guillon a écrit:
J’ai reçu peu de commentaires directs à la suite de la publication sur le présent blogue du texte intitulé «Et “dieu” créa l’“islamophobie”»…, sauf de courts messages d’encouragement, précieux certes, mais qui ne demandent pas à être reproduits.

Je cite cependant celui-ci :

Christophe a écrit:
Il me semble que dans ton article « Et Dieu créa l’islamophobie », quelque chose t’a échappé. L’OCI ne dit pas que « les croyants » ont des « droits » et que les athées n’en ont pas. Elle dit que les croyants des religions abrahamiques et monothéistes, c’est-à-dire les musulmans, les chrétiens et les juifs (oui mais bon eux…) ont des droits et que les autres, mais pas seulement les athées, également les croyants des religions polythéistes, les animistes, et tout ce qui peut exister comme croyants de religions non-abrahamiques, n’ont aucun droit. Ce n’est pas tout à fait la même chose.

Mon texte a été intégralement repris et/ou signalé sur les sites suivants:

Le Laboratoire anarchiste
Mondialisme.org
Non fides
En dehors
Le Blog de Floréal
Sous la cendre
Indymedia Bruxsel


Et, malgré ma défense maintes fois réitérée, par le crétin qui a intitulé son triste blogue « Serpent libertaire ».

La version d’Indymedia Bruxsel présente l’avantage d’être suivie de commentaires.

On y apprendre, en vrac, qu’« après un début de carrière plutôt intéressant et sympathique contre les idées toutes faites et la pensée dominante, Claude Guillon a décidé de jouer dans la cour des grands [sic] et d’accéder à un monde politiquement correct d’où ses idées trop extrémistes l’avaient écarté. »

L’auteur de ce commentaire croit pouvoir annoncer que je vais prochainement prendre pour cibles les « “antisionistes”, les “anticolonialistes”, “les anti-impérialistes”, bref, tous les empêcheurs de tourner en rond dans le meilleur des mondes colemanesques possibles… »

L’adjectif « colemanesques » dérive d’Yves Coleman, auteur de la revue Ni patrie ni frontières, qui a repris un certain nombre de mes textes (voir le lien mondialisme.org ci-dessus). Au passage, j’ai l’impression que certains voient Coleman, auteur-éditeur d’une revue tirée à 200 exemplaires, comme une espèce de Citizen Kane du XXIe siècle, au cœur de la concentration de la presse française…

Passons. Une fois décidé que ledit Yves Coleman (qui n’en peut mais !) est mon « nouveau maître à penser » (sans préciser qui était le précédent…), il est facile à notre illusionniste d’aligner une longue liste de liens conduisant à des articles de Coleman, dont il va de soi — désormais — que je suis censé les endosser.

On apprendra encore que je fais désormais partie des « anarchistes “respectables” » qui « disent exactement la même chose que Fourest, Val, Finkielkraut ou même Éric Zemmour, ce qui prouve bien plus sûrement qu’ils sont sur la même longueur d’onde. »

Je m’étais dispensé jusqu’ici de lire une ligne de M. Zemmour, mais si des « anarchistes » pas respectables m’assurent que c’est un communiste libertaire antithéiste, je vais faire un effort…

On apprendra encore que « Je suis Charlie » sans le savoir. Comme j’ai pris la peine d’écrire le contraire et que cela s’est un peu su, il faut feinter : « Passer de Mordicus à Mondialisme.org et Le Monde libertaire pour promouvoir ses “idées” anarchistes, quelle déchéance ! Même ses fausses audaces par rapport à Charlie ne sont que des échappatoires. Il n’est pas Charlie seulement à cause de la récupération par le pouvoir, mais nulle part il n’émet la moindre critique envers ce journal raciste qui était passé depuis plus de dix ans dans le camp du pouvoir. D’autres ont eu ce courage qu’il n’a pas et qu’il n’aura jamais plus. »

Voyez comme on peut se tromper : j’aurais juré que ce passage du texte « Vous faites erreur, je ne suis pas Charlie ! » était une critique de Charlie Hebdo…


Je ne suis pas Charlie, parce que si je partage la peine des proches des personnes assassinées, je ne me reconnais en aucune façon dans ce qu’était devenu, et depuis quelques dizaines d’années, le journal Charlie Hebdo. Après avoir commencé comme brûlot anarchisant, ce journal s’était retourné — notamment sous la direction de Philippe Val — contre son public des débuts. Il demeurait anticlérical. Est-ce que ça compte ? Oui. Est-ce que ça suffit ? Certainement pas. J’apprends que Houellebecq et Bernard Maris s’étaient pris d’une grande amitié, et que le premier a « suspendu » la promotion de son livre Soumission (ça ne lui coûtera rien) en hommage au second. Cela prouve que même dans les pires situations, il reste des occasions de rigoler.

Passons sur le léger retard de lecture à propos du Monde libertaire (voir Comment peut-on être anarchiste ?), le même messager de mauvais augure prévient qu’un jour les Coleman (dont je ne sache pas qu’il se soit jamais prétendu anarchiste) et les Guillon « dépasseront les Cohn-Bendit et les Philippe Val dans le reniement des idées libertaires, on préfère [ajoute-t-il] les anonymes qui n’ont pas retourné leur veste. »

Notez que je prétends justement, moi, qu’ils ont l’ont retourné en abandonnant l’antithéisme.

My tailor is perhaps rich but unfortunately no longer anarchist !

Et pour finir — très provisoirement, sans doute — je suis qualifié par un autre commentateur d’ « ayatollah de la laïcité (d’État) », doublé d’un « idiot utile de l’anticommunisme » (étonnez-vous, après ça, que j’ai un emploi du temps de ministre…).

Le même fan me reproche de m’être « acoquiné » avec Octavio Alberola, en publiant à ses côtés une critique de Chomsky, Alberola dont « je ne peux pas ne pas avoir lu » un texte en faveur d’Onfray… Vous suivez toujours ?

Or me voici dans la pénible obligation de dessiller les yeux de mon sévère critique : je ne connais pas Alberola, sinon de vue, je ne lui ai jamais parlé. Et personne ne m’a demandé mon avis pour publier nos textes conjointement.

Oh !? Non !!! Eh si !…

Ainsi va le monde radical, et le ridicule des couillons qui bricolent des « écoles de pensée » sur la table de leur cuisine.

Il y a une chose qui manque dans la longue liste de liens, entrecoupée d’insultes, à laquelle je vous renvoie…

UNE CRITIQUE D’UN PASSAGE DE MON TEXTE

Mais je suis sûr que ça viendra. Il leur faut un peu de temps, c’est tout.

J’ajoute qu’en présence d’une critique précise et argumentée, je publierai et répondrai.

À moins bien sûr d’être terrassé par la force d’arguments, insoupçonnables à ce jour par ma misérable cervelle d’ex-mousquetaire anarchiste sénile et avide de voir ses mérites anticommunistes et « islamophobes » reconnus par l’État (putain ! 63 ans !), lesquels me convaincront de récuser le fier (croyais-je) slogan « Ni dieu ni maître » comme le « dicton » raciste qu’il est.

[...]




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MessageSujet: Re: ANARCHISME IDENTITAIRE COMMUNAUTARISTE : indé-passable ?   Ven 25 Sep - 18:10

> Et Dieu créa les islamophobes par Contre tous les racismes  IndymédiaNantes 4 septembre 2015 à 16:24

Citation :
Que c’est triste de (mal) vieillir ! Après un début de carrière plutôt intéressant et sympathique contre les idées toutes faites et la pensée dominante, Claude Guillon a décidé de jouer dans la cour des grands et d’accéder à un monde politiquement correct d’où ses idées trop extrémistes l’avaient écarté. Après avoir été accusé de négationnisme par ceux-là même qu’il cherche à séduire aujourd’hui, il a rejoint leurs rangs avec la jubilation de ceux qui ne trouvent rien de plus excitant que de hurler avec les loups et d’être accepté enfin après moult vicissitudes parmi les idiots utiles du pouvoir.

Ce n’est malheureusement pas le seul, et la liste est longue des anciens camarades de lutte qui ont suivi l’exemple de « Charlie Hebdo » et qui sont passé des idées subversives à la fausse impertinence des bouffons de la République. Il lui manquait juste de sceller le trait d’union lui permettant de relier son passé libertaire et sa nouvelle vocation réaliste, et il l’a trouvé chez Yves Coleman, son nouveau maître à penser, dont il copie les « idées » que ce dernier avait lui-même copiées chez Philippe Val et Caroline Fourest. La grande saga Claude Guillon – Yves Colleman a commencé, et elle n’a pas fini de nous passionner. Pour le moment, c’est l’« islamophobie » qui s’y colle (avec des guillemets, comme le fait son maître à penser), mais on attend ses futures prestations contre les « antisionistes », les « anticolonialistes », « les anti-impérialistes », bref, tous les empêcheurs de tourner en rond dans le meilleur des mondes colemanesques possibles…

L’antiracisme non spécialisé contre le seul antisémitisme inquiète beaucoup certains « libertaires » (avec guillemets) qui craignent pour leur fonds de commerce qui leur garantit une sécurité « militante » (avec guillemets), puisqu’ils sont assurés d’avoir à leurs côtés non seulement l’Etat, le gouvernement, les médias du pouvoir, la classe politique de gauche et de droite, les flics et la Magistrature, mais aussi certains milieux alternatifs qu’ils ont réussi à infiltrer.

Une chose leur est insupportable : que des libertaires (sans guillemets) aient le courage de dénoncer les racismes devant lesquels ils ont capitulé pour se fondre dans la majorité silencieuse. Ces libertaires existent, on les a rencontrés :

Pas d’islamophobie au nom des idées libertaires !
https://quartierslibres.wordpress.com/2014/07/25/pas-dislamophobie-au-nom-des-idees-libertaires/

Libertaires et sans-concessions contre l’islamophobie !

http://www.bboykonsian.com/Libertaires-et-sans-concessions-contre-l-islamophobie-_a2635.html

Mais aussi :

féministes contre l’islamophobie
http://lmsi.net/Feministes-contre-l-islamophobie

Laïcité oui / Islamophobie non
http://philum.info/65521

à propos de l’islamophobie
http://lmsi.net/A-propos-de-l-islamophobie

Rassemblement contre l’islamophobie
http://www.ujfp.org/spip.php?article3780

L’islamophobie, axe fondamental de la contre-révolution coloniale
http://indigenes-republique.fr/lislamophobie-axe-fondamental-de-la-contre-revolution-coloniale/

Aussitôt, les anarcho-islamophobes ont réagi pour ne pas perdre la considération de leurs nouveaux alliés. Bien entendu l’inénarrable Yves Coleman le premier, avec son pamphlet bien connu :

Dix questions aux « libertaires » sur l’« islamophobie » et le racisme
http://mondialisme.org/spip.php?article2230

Plus une douzaine de textes du même tonneau qu’on pourra se divertir à lire sur Mondialisme.org

Mais il a fait des émules, et un de ses admirateurs qui signe P.V. a cru bon de faire de la surenchère avec son texte encore plus provocateur :

Protestation devant les libertaires d’aujourd’hui sur les capitulations devant l’islamisme
http://www.autrefutur.net/Protestation-devant-les

Il restait à remplir la troisième marche du podium, et c’est Guillon qui s’y colle avec ce texte, pour faire oublier ses frasques de jeunesse et mériter sa place chez les anarchistes « respectables ». On remarquera la similitude de ces textes, leur même mauvaise foi qui ne tient jamais compte de ce que peuvent dire leurs adversaires, les arguments de café du Commerce du genre « les islamistes ont dit la même chose à tel moment, donc vous faites le jeu des islamistes ». Mais eux ils disent exactement la même chose que Fourest, Val, Finkielkraut ou même Eric Zemour, ce qui prouve bien plus sûrement qu’ils sont sur la même longueur d’onde.

La réponse à ces anars repentis et reconvertis dans la pensée dominante (celle de Charlie Hebdo et des racistes) est ici :

Protestation devant les libertaires d’hier sur leur capitulation devant la pensée dominante et l’union sacrée

https://nantes.indymedia.org/articles/31214


je ne suis pas le seul à l'avoir remarqué... Néanmoins, ce texte demeure superficiel, au niveau personnel, Claude Guillon a (aurait) trahi l'anarchisme, son mentor serait Yves Coleman donc Caroline Fourest... Bref, l'amalgame habituel et la dénonciation aux purs et dures compagnes et compagnons... et tout ça avec le "concept" ambiguë d'islamophobie

vrai que Claude Guillon, sans parler de sa carrière d'écrivain anarchiste égocentré, ne s'est pas distingué dans cette histoire, ni contre la communisation, par son honnêteté intellectuelle, mais au fond, ni les uns ni les autres n'ont commencé de comprendre ce qui rend possible, idéologiquement, de tels glissements...

ce commentaire, qui ne renvoie pas un seul instant à ce sujet du forum, et encore moins à d'autres de fond... n'a pourtant pu échappé au milieu anarchiste, vu le nombre de lectures dans la période "chaude" de la controverse, l'intervention de Guillon lui-même et celle d'Yves Coleman me qualifiant de raciste...

quoi qu'il en soit et dit comme ça, je les renvoie dos à dos et me désolidarise de tout amalgame, qu'il concerne Claude Guillon ou un autre, cette spécialité ayant bien assez d'Yves Coleman pour s'épanouir dans ce milieu

pour le reste voir DÉCOLONISER l'ANARCHISME et la "COMMUNISATION"...  
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MessageSujet: Re: ANARCHISME IDENTITAIRE COMMUNAUTARISTE : indé-passable ?   Sam 26 Sep - 21:41

une note de bas de page de Jean-Louis Roche dans COMMENT LE CAPITALISME TRAITE LES « MATIERES PREMIERES HUMAINES »

Jean-Louis Roche a écrit:
Ces résultats confirment la popularité de Tsipras, comme roue de secours d'un gauchisme caméléon - rouge comme les radis mais blanc à l'intérieur - qui va assumer l'austérité de gauche avec ses alliés de la droite souverainiste. L'extrême droite Aube dorée reste en troisième position comme variable d'ajustement, mais elle a doublé ses voix dans les îles envahies par les migrants, et reste, quoique avec un score minable, la preuve pour nos imams gauchistes et leur ayatollah Coleman[1], la preuve que le nazisme est aux portes de l'Europe.

(1) Il est regrettable que Henri Simon - qui perçoit bien l'incongruité du discours haineux du défroqué trotskien Coleman (converti à l'islam discursif) dans des diarrhées éditoriales bourrées de compil sur internet des pires écrits trotskystes américains et une tentative de s'annexer certains textes de la gauche communiste - lui fasse autant de pub dans son dernier Échanges. Avec ce genre d'individu raté social, il ne faut s'attendre à aucun échange. Sa haine est proportionnelle à son statut de rien du tout, il regrettera éternellement de ne pas avoir pu monter dans la hiérarchie de LO.



Henri Simon, 93 ans, est tributaire, sur mondialisme.org, du fait que le webmestre en est Yves Coleman, aboyeur anarcho-ultragauchiste, maître-toutou abatardé des négriers néo-cons version française


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MessageSujet: Re: ANARCHISME IDENTITAIRE COMMUNAUTARISTE : indé-passable ?   Mar 6 Oct - 17:40

j'ai reçu ce mail, et son auteur la réponse qu'il méritait, violente, qu'il lui appartient si ça lui chante de faire circuler, comme il est de coutume dans les échanges privés entre "camarades" de ce milieu sans scrupules

Citation :
Patlotch,
je t'avais écrit il y a quelques mois déjà. J'avais remarqué ta prose sur les sites "communisateurs" et lu ton blog. Amateur de jazz et de poésie, comme toi, j'aimais bien ton côté décalé, tes emportements, et j'admirais cette qualité de polygraphe (que tu reconnaissais toi-même) que tu pouvais partager avec d'autres, plus ou moins proches ou plus moins éloignés ; cette capacité à aligner des milliers de lignes, avec un indéniable bonheur d'écriture.

Et puis, patatras ! Voilà que trouves quelque charme à l'abjecte Houria Bouteldja. Tu juges avec indulgence, malgré quelques réserves, la prose des Indigents de la République. Tu assistes à leur meeting et trouves même nécessaire l'organisation séparée des prolétaires racialisés (ou une formule de la même encre.)

J'ai donc remis sous mon clavier le courriel que je m'apprêtais à t'écrire. Puis j'ai lu, avec dégoût, tes analyses sur la question "raciale."

Il ne me reste plus qu'à te signaler un texte remarquable, qui décortique mieux que je ne pourrais le faire l'ignoble discours des racialisateurs, depuis les racistes du PIR jusqu'à ceux qui acceptent de dialoguer avec eux.
Tu trouveras ça ici : http://racialisateursgohome.noblogs.org/


P.S. : S'il s'agissait de ta part d'une bouffée délirante, j'espère que tu en revenu et je me remettrai avec plaisir à lire tes textes.


il s'agit du même qui, il y a quelques mois, sous le pseudonyme Krefeld sauf erreur, m'avait alerté quant à «l'islamo-gauchiste Saïd Bouamama» (voir ICI)
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MessageSujet: Re: ANARCHISME IDENTITAIRE COMMUNAUTARISTE : indé-passable ?   Mar 6 Oct - 21:12

suite

Citation :

Connard,
j'ai le même âge que toi et tout à fait capable de t'envoyer au tapis.
Tu es encore plus ignoble que ce que je pensais : tu es en plus
antisémite. Félicitations. Je te laisse à tes ruminations stomacales. En
attendant, relis donc le texte* dont je t'ai envoyé le lien. Tes
divagations racistes y sont impeccablement démontées.
Cela dit, s'il s'agit vraiment d'une bouffée délirante, je connais
d'excellents psychiatres. N'hésite pas à me demander une adresse.
B.G.


ce texte est sur mon forum depuis plusieurs jours, trouvé Yves Coleman sous le titre "Tiens, ça glisse… ou comment, à trop s’approcher de la race, on finit par tomber dedans (et son matérialisme avec)" depuis le 29 septembre : ce monde est petit, sa rhétorique, aux mots près, la même : Yves Coleman est la plaque-tournante...
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MessageSujet: Re: ANARCHISME IDENTITAIRE COMMUNAUTARISTE : indé-passable ?   Sam 10 Oct - 15:34



Ni dieux, ni races, ni maîtres

posté le 09/10/15 par Collectif d'artistes de mur contre le racisme  


Durant la nuit du jeudi 08 au vendredi 09 octobre, les murs de la bourse du travail de Saint-Denis (93) ont été redécorés par des messages de bienvenue pour le PIR et ses ami-e-s qui organisent dans ce lieu le meeting de préparation de la Marche de la dignité ce vendredi à 18h.

Les messages écrits à l’adresse du P.I.R et leurs petit-e-s complices racialisateurs sont les suivants :

- Ni dieux, ni races, ni maîtres !

- PIR dégage !

- Ni parti, ni indigène, ni république, révolution !

- Bouteldja, Dieudo, Tariq Ramadan, Soral : même combat !

- PIR, misogynes, homophobes, antisémites

Pour rappel, sont signataires de la Marche de la dignité, qui aura lieu le 31 octobre, d’éminentes pourritures telles que : Tariq Ramadan (que l’on ne présente plus), le rappeur Médine (qui est venu voir son pote Kémi Seba à la Main d’or), Houria Bouteldja (porte-parole du PIR, et accessoirement raciste et homophobe de service), des membres de la Brigade Anti-négrophobie, et une longue liste de personnes dont le discours nauséabond sera de circonstance pour Halloween.

QUELQUES SAINES RÉACTIONS

Citation :
Ni Dieux, ni fachos ni racistes 9 octobre 23:03

La clique habituelle des petits fachos racistes n’a plus d’autre sujet de militantisme aujourd’hui que de s’attaquer aux antiracistes en inondant les médias alter de leur haine et de leurs calomnies.

C’est le retour du racisme anti-blanc cher à l’extrême droite et la glorification de l’islamophobie au nom du laïcisme d’Etat. Vigilance ! Le racialisme d’extrême droite est là affublé des oripeaux d’un gauchisme qui ne trompe personne !

Zemmour, Houellebecq, Tesson, Finkielkraut, Val, Fourest, Coleman, Guillon, même combat !

Mais ça ne passe pas toujours. Il ne faut pas avoir peur de leur répondre. Pour connaître les enjeux de cette campagne raciste, ne ratez pas :

Benjamin Netanyahu, maître à penser de Monsieur Yves Coleman : Mondialisme.org réussit son examen d’entrée dans l’extrême-droite sioniste
http://bxl.indymedia.org/spip.php?article8207

ET « DIEU » CRÉA L’« ISLAMOPHOBIE »…
http://bxl.indymedia.org/spip.php?article8546

Protestation devant les libertaires d’hier sur leur capitulation devant la pensée dominante et l’union sacrée
http://bxl.indymedia.org/spip.php?article6896&lang=fr#forum2763

Lancement du nouveau site « Contre-attaque(s). Pour en finir avec l’islamophobie »
http://bxl.indymedia.org/spip.php?article8602


*  

Le retour du racisme anti-blancs et de l’islamophobie 10 octobre 00:01


Pour ceux qui détestent le racisme anti-blanc, quelques textes utiles :

Y a-t-il un « racisme anti-blanc » ?
http://lmsi.net/Y-a-t-il-un-racisme-anti-blanc

« Ainsi de même qu’il y a plein de bonnes raisons de participer à une manifestation de défense de l’avortement sans être une femme ou sans être une femme qui a avorté, de même qu’il y a plein de bonnes raisons de participer à une gaypride sans avoir de pratiques homosexuelles, de même qu’on peut participer à un mouvement de précaires sans l’être (ou du moins pas encore) ou à une manif de sans-papiers tout en ayant sa carte d’identité dans la poche, il n’est pas besoin de brandir son arbre généalogique pour participer à un mouvement des « indigènes de la République ». L’usage expansif de la 1ère personne du pluriel depuis les années 70 dans les luttes pour l’émancipation a fait émerger des sujets politiques complexes dont nous ne comprenons pas pourquoi les “indigènes” seraient exclus. »

En finir avec l’antiracisme d’Etat
http://lmsi.net/En-finir-avec-l-antiracisme-d-Etat

"A l’heure où l’appareil d’Etat, aux mains de la gauche, poursuit une politique intensive de rafles de roms et de sans-papiers, d’expulsions de lycéens et de chasses aux voilées, à l’heure où même des injures négrophobes contre Christiane Taubira servent de tremplin au sinistre Manuel White, à l’heure où la vieille machinerie de l’antiracisme d’Etat se remet péniblement en marche, pour une fois de plus occulter d’autres marches et d’autres antiracismes, à l’heure où les petites mains jaunes tentent de se refaire une santé avec le concours de l’inusable Sœur Caroline Fourest, un retour critique nous a paru nécessaire sur ce que nous appelons, donc, l’antiracisme d’Etat."


repris de mon blog http://patlotch.com/text/488b2cdb(Patlotch2013)-608.html

Les nouveaux inquisiteurs

10 octobre 00:05

Les nouveaux inquisiteurs n’emploient jamais le terme « racisme anti-blancs », trop connoté extrême droite, ils ne sont pas fous ! Sauf que leurs arguments sont exactement les mêmes et leurs cibles sont les mêmes. Ce qui les distingue, c’est de se spécialiser dans les Indigènes de la République, un sujet porteur, et tous ceux (y compris Vidal-Naquet) qui auraient pu avoir des contacts avec eux ou mener des combats antiracistes ensemble, ce qui fait beaucoup de monde. C’est la méthode classique des inquisiteurs, des staliniens et de Big Brother.

C’est aussi la méthode de Coleman, qui ne supporte pas qu’on parle d’islamophobie et qui critique les antiracistes avec les mêmes arguments que Finkielkraut et que Zemmour, et c’est bien pour ça qu’il est cité, comme idiot utile de la droite raciste. Pour rappel :

« Décidément, Yves Coleman est bien pratique, avec ses gros sabots : « Acquérir une vision claire des différentes formes de racisme et de leurs rôles. Et réfléchir à ce que pourrait être un antiracisme de classe »


Bien pratique pour des considérations dépassant sa personne et son militantisme spécialisé dans la dénonciation, non de l’Etat et du capital, mais des militants d’extrême-gauche.

Tout l’article est construit avec l’idée que le racisme est... une idée. Il s’agirait de s’en faire la bonne pour élaborer le bon « antiracisme », de préférence de gauche ou d’extrême gauche, en prenant en compte des « analyses de sociologues, historiens et spécialistes de sciences sociales, universitaires, économistes... ». Notons au passage que pour Yves Coleman, F. Fanon, Malcolm X, Stockely Carmichael, Huey Newton, Angela Davis sont des « identitaires », un qualificatif qui trouverait grâce à lui une valeur rétro-active pour tous ceux qui ont mené depuis des siècles leurs luttes contre leur esclavage, leur colonisation ou leur ségrégation institutionnelle en France... Le Noir sur-exploité qui se bat le fait parce qu’il est exploité, pas parce qu’il est noir, mais s’il est plus sur-exploitable, c’est parce qu’il est noir.

Il ne vient pas à l’idée d’Yves Coleman que les premiers concernés par le racisme sont les "victimes" du racisme, et qu’eux ne se définissent pas comme « antiracistes ». L’antiracisme vient d’une extériorité compassionnelle au problème de classe et de race. À l’inverse, c’est toujours partant de leur situation concrète, de leur situation sociale, économique ou de leur confrontation à la répression policière, que ces populations racialisées entrent en luttes, des luttes qui ne se caractérisent pas par des revendications « identitaires », mais plutôt à visée dés-identitaires. Au fond, ils ne demandent pas un soutien « antiraciste de classe » à leur luttes. Une telle posture finalement morale n’est bonne qu’à soulager la conscience militante blanche... ou assimilée [...]

« Penser l’histoire et le présent des identités dans leurs rapport aux classes sociales et à leurs antagonismes »

Vouloir définir un « antiracisme de classe », c’est vouloir donner des leçons de classe aux racialisés. C’est oublier que le racisme réel est un rapport social, et comme tout rapport social dans le capitalisme, une rapport de classe en lui-même de par son intérêt pour le capital, non par une quelconque prise de conscience apportée par une posture militante qui ne mange pas de pain... noir. D’autant quand on passe son temps, comme Yves Coleman, à flinguer tous ceux qui justement sont pris dans la tourmente et les tourments d’être, non pas « identitaires », mais identifiés par leurs couleurs de peau

http://patlotch.com/text/488b2cdb(Patlotch2013)-608.html


Les rois de la désinformation 10 octobre 00:24

Pour faire oublier qu’ils sont les héritiers directs de l’extrême droite raciste, des Zemmour et autres Finkielkraut, nos vaillants supplétifs de la Police de la Pensée n’ont pas peur d’utiliser la novlangue, censée remplacer la pensée.

Notamment le rapport PIR/Soral ! ! ! Apparemment, ils ne savent pas lire :

http://indigenes-republique.fr/pourquoi-je-soutiens-alain-soral/

http://indigenes-republique.fr/comprendre-le-colonialisme-et-le-racisme-le-cas-dalain-soral/

Pour ces ex-gauchistes qui ont rejoint l’extrême droite, IL S’AGIT EN FAIT DE FAIRE OUBLIER que ce sont leurs modèles, dont ils sont les porte-parole, les Coleman, P.V. ou Guillon, qui développent aujourd’hui les thèses racialistes dont ils accusent les antiracistes.
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MessageSujet: Re: ANARCHISME IDENTITAIRE COMMUNAUTARISTE : indé-passable ?   Lun 23 Nov - 6:16


le droit d'Etat de manifester en anarchiste contre « l'état d'urgence et l'État policier »

Claude Guillon :

« État d’urgence, État policier. On ne nous privera pas du droit de manifester ! »


ÉTAT D’URGENCE, MON CUL ! — JURISPRUDENCE CONTRE L’EXCÈS DE PRUDENCE

Claude Guillon a écrit:
Aujourd’hui dimanche 22 novembre, énième jour d’état d’urgence, manifestation maintenue place de la Bastille en soutien aux réfugié(e)s, malgré interdiction générale des rassemblements sur la voie publique.

Environs 600 personnes.

Départ sauvage d’une bonne moitié des personnes présentes vers République, terme initialement prévu de la manif.

Les gendarmes appliquent une tactique éprouvée lors des derniers mouvements lycéens/étudiants. Ils courent sur le côté, essayent de nous dépasser et se mettent en barrage bloquant en travers du boulevard.

Mais on est à la fois plus nombreux/ses et plus déterminé(e)s qu’eux. Ils ont manifestement reçu la consigne de ne pas trop cogner et sont assez embarrassés (comme le montre la photo faite par [et piquée à] Olivier Cyran).


Cinq tentatives de nous bloquer, barrages à chaque fois débordés.

Bilan

1. Manifestation tenue malgré les intimidations préalables, les forces de l’ordre sur place et l’état d’urgence (et aussi les manœuvres d’une partie des militant(e)s d’orgas, mais pas tous/toutes).

2. Quelques horions et ecchymoses ; du gaz (plus ou moins pour centaine(s)), mais pas de blessé(e)s.

3. Aucune arrestation.

La preuve, pour la énième fois, que même sous état d’urgence, il est possible de et il faut profiter des marges de manœuvre, à tester à chaque fois sur le terrain.

Résister, ça n’est pas seulement boire une bière en terrasse, n’est-ce pas ! Si tu ne tentes rien, tu n’obtiens rien !

Une utile et encourageante jurisprudence pour la semaine prochaine et la manif anti-COP, également interdite.

Certes, le dispositif policier sera sans doute plus imposant. À nous d’être plus nombreux et nombreuses.


J’espère que beaucoup qui ont hésité à venir aujourd’hui seront présent(e)s le 29.

État d’urgence, État policier. On ne nous privera pas du droit de manifester !*


Claude Guillon, son « cul » ne pisse pas plus loin que le culte de soi, comme d'hab' : quelle autocomplaisance militantaire qui s'enterre en cadavre qu'il est, prétendu communiste libertaire



c'est au fond la question que je posais hier, chez Médiapart, dans COP 21: Manifestons et inventons en contournant l'état d'urgence ! 19 novembre 2015 |  Par tempo giusto


Patlotch a écrit:
ça sert à quoi de manifester, à se manifester pour dire qu'on manifeste ?

faut quand même reconnaître que depuis un certain temps, la plupart des manifestations thématiques (1er mai, anti ceci, anti cela) ne sont plus que des défilés où l'on va parce qu'il faut y être, sans objectif précis, ni  quoi qui en sorte : on n'obtient plus rien avec des manifestations

alors là, autant dire que s'il s'agit de manifester pour le droit de manifester, ça n'intéresse que les abonnés aux manifestations de ce genre

la lutte, les luttes, ça passe ou ne passe pas par des manifestations, mais alors pas le genre défilé pour passer à la télé le soir (en ayant pris soin de convoquer les journalistes)


il y a des moyens de s'organiser pour contourner les interdits, mais dans quel but : se faire plaisir, braver l'interdit à bon compte avec je ne sais quelle clownerie qui n'attirera pas l'attention de la police ? faire un gros buzz virtuel ?

comme dit plus haut Corinne Cerise, les luttes vont devenir difficiles, dures, parfois violentes, et dans l'état d'urgence, c'est ça qui va craindre, comme ça craignait déjà, puisque les patrons faisaient en sorte que la police intervienne quand ça chauffait, sans besoin d'état d'urgence

ce qui comptera ce ne sont pas les manifestations bon enfant contre l'état d'urgence pour la démocratie bla bla bla, alors que la seule annonce de l'interdiction a conduit la moitié des organisations à se retirer, et pour résultat une manif avec quelques centaines des militants habituels



le folklore démocratique va en prendre un coup dans l'aile, moi ça ne me dérange pas plus que ça, et ceux qui se battent sur du concret ne pourront compter que sur eux-mêmes comme avant : la "démocratie" au sens politique ou de "nos libertés, ce n'est jamais ça qu'ils demandent, quand ils revendiquent encore...

un jour viendra, nous ne demanderons plus rien à personne, nous détruirons le capital de merde, ses banques de merde, ses commerces de merde, et ses valeurs démocratiques de merde, son Etat de merde, toutes ses représententations politiques et médiatiques de merde, et nous nous servirons de ce qui reste pour construire autre chose : ça s'appelle faire la révolution


Claude Guillon : « État d’urgence, État policier. On ne nous privera pas du droit de manifester ! »

« ni dieu, ni maître », mais quand même un État, pour accorder des droits ... aux anarchistes

ce genre las, ce qu'il « contourne » sans s'en lasser, plus que l'état d'urgence car l'on verra, on lui souhaite bon vent dans les droits de ses bottes sans lieux, c'est bien plutôt la lutte de classe

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MessageSujet: Re: ANARCHISME IDENTITAIRE COMMUNAUTARISTE : indé-passable ?   Lun 23 Nov - 8:22

l'anarchiste...

dès son premier jour, son père et sa mère, l’Etat et la société lui tracent des limites


Ernst Jünger, Eumeswil, La table ronde, 1977, 1978. Traduction Henri Plard


Ernst Jünger a écrit:
« […] anarchique, chacun l’est c’est justement ce qu’il a de normal. Toutefois, dès son premier jour, son père et sa mère, l’Etat et la société lui tracent des limites. Ce sont là des rognements, des mises en perce de l’énergie innée auxquels nul n’échappe. Il faut bien s’y résigner. Pourtant, le principe d’anarchie reste au fond, mystère dont le plus souvent son détenteur même n’a pas la moindre idée. Il peut jaillir de lui sous forme de lave, peut le détruire ou le libérer.

Il s’agit ici de marquer les différences : l’amour est anarchique, le mariage non. Le guerrier est anarchique, le soldat non. L’homicide est anarchique, mais non l’assassinat. Le Christ est anarchique, saint Paul ne l’est pas. Comme cependant l’anarchie, c’est la normale, elle existe aussi en saint Paul et explose parfois violemment en lui. Ce ne sont pas là des antithèses, mais des degrés. L’histoire mondiale est mue par l’anarchie. En un mot : l’homme libre est anarchique, l’anarchiste ne l’est pas.

L’anarchiste vit dans la dépendance — d’abord de sa volonté confuse, et secondement du pouvoir. Il s’attache au puissant comme son ombre ; le souverain, en sa présence, est toujours sur ses gardes. Comme Charles Quint se trouvait avec sa suite au sommet d’une tour, un capitaine se mit à rire, et, assailli de questions, il reconnut avoir soudain songé que s’il enlaçait l’empereur et sautait avec lui dans l’abîme, son nom serait inscrit d’une encre ineffaçable au livre de l’histoire.

L’anarchiste est le partenaire du monarque qu’il rêve de détruire. En frappant la personne, il affermit l’ordre de la succession. Le suffixe « isme » a une acception restrictive : il accentue le vouloir, aux dépens de la substance
. […]



source : L’anarque, La Revue des Ressources (recopié de Patlotch, sans le dire...)
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MessageSujet: Re: ANARCHISME IDENTITAIRE COMMUNAUTARISTE : indé-passable ?   Jeu 3 Déc - 13:09


le soldat négationniste Coleman s'en va-t'en guerre au terrorisme

Du « Black-Blanc-Beur » à la « race sociale » : la confusion s’épaissit jeudi 3 décembre 2015, par Yves

Yves Coleman a écrit:
Coup de gueule face à des "débats" bien mal entamés....

Il était une époque (le début des années 80) où toute la gauche et une bonne partie de l’extrême gauche trouvaient « génial » et « branché » d’employer des nouveaux termes comme « Black, Blanc, Beur ». Une génération et quelques années plus tard, ces termes fondés sur des phénotypes, des caractéristiques physiques (évidentes aux yeux de tous sauf des gauchistes décérébrés), font partie du vocabulaire courant de tous, à droite comme à gauche. Du rappeur Saïdou au ministre de l’Intérieur Manuel Valls, d’Alain Finkielkraut à Houria Bouteldja, d’Alain Soral à Dieudonné, tout le monde politique et intellectuel utilise ces concepts, mais aussi les « citoyens ordinaires ».

La social-démocratie française, pleine de bonnes intentions multiculturalistes dans les années 80 et tant abhorrée aujourd’hui par les partisans de la pseudo théorie de la « race sociale », a en fait préparé le terrain. Elle a mâché le travail à tous ceux qui aujourd’hui nous expliquent benoîtement que le terme de « race sociale » ne serait absolument pas lié à des phénotypes ou à des caractéristiques physiques. Ce sont les mêmes qui aussitôt affirment que les « blancs » auraient des privilèges auxquels les « noirs » ou les « non blancs » n’auraient pas accès...

Ainsi Obama serait donc un « blanc » social ? et le chômeur lillois, depuis 5 générations, qui vote Marine Lepen serait un « noir » social ? le roi d’Arabie saoudite serait un « blanc » social et un « musulman » (donc un non blanc social) et le routier lyonnais « de souche » un blanc « privilégié » mais aussi un non blanc social (puisque prolétaire) ? Qui peut croire que de telles absurdités nous aident à lutter contre l’exploitation et contre le racisme ? Indifférents à la moindre cohérence théorique, les partisans de la prétendue théorie de la « race sociale » ajoutent, à la liste établie au départ par les intellectuels identitaires anglosaxons, les « musulmans » et les « roms » au catalogue des « non blancs ».

La liste des « racisés » ressemble de plus en plus à un inventaire à la Prévert, car selon les sensibilités on peut y ajouter toutes les sous-catégories que l’on veut... Mais curieusement en France, jamais les prolétaires chinois, pakistanais, bengalis, etc... On se demande bien pourquoi...

Cette gymnastique serait comique si derrière ces manœuvres idéologiques ne gisaient pas autant de problèmes non résolus d’un point de vue théorique [sic] et politique pour tous ceux qui prétendent changer radicalement la société.

En France, le multiculturalisme a eu un aspect sympa (en dehors du fait qu’il était financé par le PS au pouvoir, donc par l’Etat). Même les Indigènes de la République reconnaissent parfois, au détour d’une interview, qu’à une époque SOS Racisme a eu un aspect positif et éducatif. Et, de leur point de vue identitaire, ils ont raison : le Parti socialiste et ses associations satellites, ses intellectuels compagnons de route ou ses propagandistes stipendiés, ses médias complices (Libération en tête) ont transformé les qualifications purement raciales de « Black Blanc Beur » en étiquettes antiracistes dans l’esprit de nombreux jeunes révoltés par la propagande xénophobe du Front national et qui prenaient lentement conscience du racisme structurel français (terme à l’époque pratiquement inconnu puisque la gauche et l’extrême gauche ignoraient superbement ces phénomènes).

Le lavage des cerveaux a commencé par la petite main jaune de SOS, les concerts antiracistes géants, la propagande médiatique antiraciste mobilisant artistes, cinéastes, musiciens, comiques, etc. Et progressivement il est apparu parfaitement normal de qualifier les hommes et les femmes selon leurs... phénotypes.

Parallèlement on a vu s’organiser une offensive dans le monde universitaire, qui après l’épuisement du structuralisme, a adopté les théories postmodernes (déconstruction, postcolonialisme, etc.). Cette offensive a pris le relais, au niveau théorique, de l’antiracisme gentillet et bisounours des années 80 qui a imprégné pas mal de monde, et ce bien au-delà des cercles militants. Les universitaires de gauche, dont les écrits étaient parfois tout aussi incompréhensibles que ceux des plus obscurs lacaniens des années 70, ont réussi à se donner une allure plus radicale en se reconnectant avec l’anti-impérialisme des années 50 et 60 et l’identitarisme plus musclé des Afro-Américains, que ce soit ceux du SNCC, des Black Panthers et d’une pléthore de mouvements nationalistes-culturels outre-Atlantique (qui sait, par exemple, en France que les Afro-Américains disposent aujourd’hui de leur propre fête de « Noël », sous le nom de Kwanza, devenue désormais une affaire commerciale juteuse et très « mainstream » alors qu’il s’agissait au départ d’une initiative très marquée par le nationalisme identitaire noir... ?).

La culture rap et hip hop afro-américaine est apparue, elle aussi, comme « super sympa » aux yeux de la gauche et de l’extrême gauche françaises. Et ce d’autant plus que le rap « français » ne se construisait pas sur des bases mono-ethniques comme aux Etats-Unis mais pluri-ethniques. Cette nouvelle évolution musicale a contribué à dépasser les discours officiels multiculturalistes parfois assez intellos et éthérés, à leur donner un côté identitaire plus affirmé, plus dur aussi au niveau verbal, comme dans les pays anglosaxons, mais de façon subreptice et inconsciente. Ce nouveau facteur de la culture de masse a rendu le terme de « Black » absolument incontournable pour les jeunes, fussent-ils maghrébins, poussant évidemment ces derniers à s’inventer une nouvelle identité et à se définir eux-mêmes comme « rebeus ». La culture rap a pris la succession de SOS Racisme ou s’est mélangée à l’antiracisme de l’Etat-PS.

Dernière influence, le nouvel intérêt pour l’islam chez les jeunes générations, intérêt qui a rajouté encore une couche de confusion et de division identitaire chez les jeunes prolétaires – d’origine maghrébine ou pas d’ailleurs...

Désormais, les jeunes peuvent combiner antiracisme virulent et sympathique (en tout cas vivement encouragé par les médias de gauche), fascination pour l’esprit revendicatif des rappeurs (qu’elle que soit leur nationalité ou leurs origines puisque le rap est devenu mondial) et plongée dans l’identitarisme religieux sous toutes ses formes (sectaire-religieuse, nationaliste ou plus politisée). Cette nouvelle quête identitaire leur est apparue d’autant plus justifiée que leur foi était maltraitée et méprisée en France par l’Etat et les médias ; cette situation de « communauté minoritaire » pouvait leur faire croire que l’islam était effectivement une religion de pauvres et d’opprimés, de « rebeus », terme quasiment synonyme de Français de seconde zone... et de troisième génération.

Les émeutes de 2005 et l’incapacité des politiques à y répondre par des mesures sociales radicales n’ont fait que confirmer et accélérer ces tendances diffuses, d’origines diverses, puisqu’elles combinaient les stratégies de l’élite politique socialiste multiculturaliste, celles des rappeurs révoltés en quête de reconnaissance médiatique et celles de certains intellectuels de gauche en quête de chaires à l’université et de places dans les médias et les maisons d’édition.

De nouvelles petites forces politiques identitaires (CRAN, PIR, CCIF, etc.) sont nées et leurs représentants les plus dotés de réseaux ont cherché à occuper le champ médiatique, avec un certain succès d’ailleurs. Les pseudo théories de la « race sociale », importées des Etats-Unis, ont donc utilement servi à ces carriéristes français pour consolider le travail de démolition multiculturaliste commencé par SOS Racisme et sa division des exploités en Blacks, Blancs, Beurs (BBB). On est passé du BBB au BNBM, Blancs-Non Blancs-Musulmans (je n’ajoute pas le R pour les Roms car jusqu’ici les courants identitaires de gauche ne sont pas sérieusement investis dans leur défense concrète, il s’agit juste pour eux d’une pose).

Le processus de justification idéologique du fractionnement identitaire des exploités selon des lignes raciales et religieuses est désormais bien au point en France, et il accompagne évidemment une évolution matérielle et sociale qui se manifeste à l’échelle de toute l’Europe.

Faute d’effectuer une nécessaire révolution mentale, et de remettre en cause leur incapacité historique à analyser à la fois les racines profondes du racisme, les politiques identitaires de gauche comme de droite dans le monde anglo-saxon (depuis déjà un demi-siècle quand même !), et l’influence multiséculaire néfaste des religions, certains anarchistes ou marxistes se sont tout à coup sont mis à traiter sur les réseaux sociaux tous les partisans, sincères ou pas, de la théorie bidon de la « race sociale » de « racistes ».

Ultime, radicale et ridicule erreur.

Ils confirment ainsi que ces défenseurs autoproclamés de « la classe » baignent encore dans le climat idéologique créé par la social-démocratie française des années 80... sans même s’en rendre compte. Ils croient qu’en traitant de « racistes » les partisans de la théorie néfaste de la « race sociale », en ne faisant pas l’effort d’étudier les origines de ces bricolages idéologiques, leurs succès et leurs avatars dans la gauche anglo-saxonne, en ne s’interrogeant pas sur les profondes transformations de la « force de travail » des pays capitalistes avancés, en ne se livrant à aucune autocritique sérieuse, ils pourront remporter la bataille politique acharnée qu’il va nous falloir mener contre ces prétendues évidences « sociales » reposant en fait sur des phénotypes et sur le « bon sens » lié à l’observation des différences physiques entre les êtres humains – traduire des « races » si longtemps enseignées ou reconnues comme ayant des bases scientifiques et biologiques.

Si nous voulons contrer la diffusion néfaste des théories de la « race sociale », il va falloir se mettre sérieusement au boulot, camarades, et ne pas vous contenter de simples invectives ! [sic]

Y.C., Ni patrie ni frontières, 3/12/2015

PS. Nous consacrerons en 2016 un numéro spécial aux "manip identitaires" de gauche et reviendrons sur ces questions plus en détail. Nous essaierons notamment de montrer comment le concept de race aux Etats-Unis n’a JAMAIS rompu avec ses bases biologiques, y compris dans les statistiques démographiques, les quotas dans les universités et dans la fonction publique et jusque dans la mention sur les passeports et les formulaires administratifs. Reprendre ce concept dans un pays comme la France qui n’a pas été structuré par l’esclavage (si l’on excepte bien sûr les Antilles) et toutes ses catégories et sous-catégories raciales, c’est donc vouloir introduire de force, sous des prétextes sociologiques, donner une légitimité pseudo scientifique aux préjugés racistes qui eux ont toujours existé dans l’Hexagone.

Ce n’est pas un hasard si le terme de "métis" n’existe pas aux Etats-Unis, ou plus exactement s’il est souvent considéré comme une insulte car il met en avant des critères raciaux biologiques. Ce qui n’est pas le cas du tout en France où il est valorisé depuis très longtemps... Considérer aussi les "musulmans" comme une "race sociale" c’est introduire une seconde équivoque tout aussi délétère.

Qui sait qu’en Angleterre ou aux Etats-Unis par exemple le terme de "muslims" désigne dans le vocabulaire courant, y compris celui des gauchistes, les "Arabes" au sens le plus large (et le plus faux), et inclut donc les Turcs, les Berbères, les Iraniens, voire les Pakistanais et les Bengalis. Il s’agit donc là aussi d’un concept très vague qui mélange des références ethnobiologiques parfaitement assumées, des références nationales et une assignation religieuse arbitraire et fantasmée, trahissant une xénophobie et une ignorance crasse. Mais tout cela les partisans des races sociales n’en ont rien à faire....


Patlotch a écrit:
UN AMOUR ÉTERNEL

Marche nocturne, pour Jimmy et Aïcha, 22 mars 2003

La guerre ici soumet les mots
Ivres à l'écran des mensonges
Pour que là-bas sous mille maux
Sombrent la nuit mille et un songes

Là-bas la guerre fait la mort
Maudite à l'Irak en déluge
Quand ici préside au remord
Une pub au prix d'un grabuge

Je marche tu marches nous marche
Le monde marche Aïcha meurt
La paix ici prend sa couleur
Là-bas l'or noir paie la bomb'cash

Tu pleures nous pleure à douleur
L'humain est en deuil mais les fous
De dieux n'ont pas mis à genoux
Notre amitié black blanche beure

J'ai bien vu leur Hiroshima
Lourd son silence sourd de poche
A chaque pas brisé pour ma
Mémoire au son doux d'une cloche

Tu te souviens Jimmy des flammes
D'un village indien du Vietnam
De l'Afrique en chaînes des chiens
Pour la liberté pour le bien

Sous nos yeux le passé revient
Et pour un Empire dément
Ton désir d'amour irakien
Agonise éternellement



[center]

Francisco Goya, El 2 de mayo 1808 en Madrid, 1814

[center]


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MessageSujet: Re: ANARCHISME IDENTITAIRE COMMUNAUTARISTE : indé-passable ?   Sam 19 Mar - 22:20


un frémissement semble traduire un tournant dans les milieux se réclamant de l'anarchisme. Je le sens à plusieurs signes, qui s'inscrivent au demeurant dans un mouvement plus large mettant en cause cette idéologie, sur quoi je reviendrai ultérieurement donner quelques exemples divers

il serait dommage et injuste de ne pas en rendre compte dans ce sujet, ce qui laisserait entendre, à tort, que tous les anarchistes seraient comme ceux que j'ai ici épinglés

en voici un exemple somme toute plein d'espoir





Les groupes Regard noir et Salvador Segui sont heureux de vous annoncer la parution de la revue anarchiste Ruptures.


Citation :
La revue Ruptures est le fruit du travail de camarades anarchistes qui en ont assez de subir l’état de leur milieu. Notre collaboration est née de rencontres et de discussions qui nous ont amenés à prendre conscience que nous avions plus de points communs que nous n’aurions pu le penser. Ce travail sera donc nécessairement tiraillé entre deux nuances de l’anarchisme, des camarades privilégiant les luttes syndicales et d’autres les luttes autonomes, dans leur combat pour le communisme anarchiste.

Rupture, tout d’abord, avec les vieilles habitudes. Ce journal se veut ouvert aux camarades d’horizons divers, qu’ils soient membres d’organisations anarchistes ou autonomes, et nous espérons que ces futurs amis rompront de même avec leurs coutumes de ne pas échanger, ou si peu, avec des membres d’organisations anarchistes.

Rupture, à nouveau, avec le militantisme d’un autre âge, qui relègue encore femmes, minorités sexuelles ou nationales au second plan, par pur désintérêt. Ce journal sera ouvert à leurs expressions et à leurs luttes, pour que l’anarchisme cesse d’être principalement l’affaire d’une minorité.

Rupture, encore, avec ceux qui pensent que l’analyse de classe est dépassée ou que la révolution – quand elle n’est pas dite «  éculée  » – sera le fait des classes moyennes. Pour nous, qui venons du prolétariat et avons choisi ce camp, la lutte des classes n’a jamais été une théorie, c’est une réalité quotidienne et violente.

Rupture, puisque l’on en parle, avec les fossoyeurs de la révolution. Tous ces camarades prétendus anarchistes raisonnables, qui ne veulent pas faire de vagues ou être malpolis  ; ces camarades qui luttent pour un anarchisme acceptable. Nous leur laissons ce terrain, nous serons la mauvaise image de l’anarchisme.

Rupture, aussi, avec l’entre-soi militant, qui rejette les nouveaux arrivants par paranoïa, sectarisme, bêtise ou élitisme. Nous te le disons, à toi qui peut-être ouvres un journal anarchiste pour la première fois : sois le bienvenu ! Nous tâcherons de te faire découvrir nos objectifs et partager nos espoirs au fil de ces pages.

Rupture, toujours, pour que l’anarchisme révolutionnaire soit une pensée de l’action, non de l’intellectualisme facile. Ce journal est autant à sa place dans une manifestation syndicale, au milieu des gaz lacrymogènes, que dans une ferme de Notre-Dame-des-Landes.


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MessageSujet: Re: ANARCHISME IDENTITAIRE COMMUNAUTARISTE : indé-passable ?   Ven 29 Avr - 0:14


suite d'un échange dans Nuit Debout..., auquel je ne répondrai pas... dans Médiapart, désabonné que je suis


merde aux anarchistes fédérés
du fourre-tout de l'impuissance groupusculaire

Le Monde libertaire a écrit:
Patlotch a écrit:
Cela dit, il y a globalement dans la mouvance de la FA une idéologie

Non, pas du tout [sic, moi, je ne nie pas avoir une pensée idéologique : communiste] . D'ailleurs il n'y a pas "la mouvance de la FA", mais de multiples mouvances au sein de la fédération. Dont des groupes de sensibilité communiste libertaire, d'ailleurs, entre autres. Et dans la mesure où l'organisation n'est pas synthésiste (au sens de la synthèse de Voline, ou de Faure), il n'y a pas d'idéologie commune.

Mais, bon, vous semblez avoir une idée très arrêtée de ce qu'est ou n'est pas cette "fédération Georges Brassens"... ce serait donc effectivement non seulement hors sujet, mais également complètement vain de m'étendre plus avant là-dessus. Bah, on est habitués aux préjugés, en particulier venant des autres organisation libertaires, ils ne nous empêchent pas d'avancer.

Patlotch a écrit:
de vieilles histoires un peu dépassées aujourd'hui, tant théoriquement que pratiquement par les luttes, dont aucunes ne sont déclenchées par des "anarchistes", ni au demeurant par des "marxistes

Je serai moins catégorique que vous là dessus.

D'une part, les luttes ne se résument pas aux blocages, manifestations et autres Nuit debout, qui ne sont que la partie visible d'un iceberg que nous espérons tous assez profond pour faire couler le Titanic.

D'autre part, changer la société, c'est pas forcément s'élancer avec un drapeau et demander au reste du monde de suivre. En ce sens vous avez raison, les luttes actuelles ne sont pas "déclenchées" par de anarchistes. Il n'en reste pas moins que certains principes d'organisation anarchistes ont infusé la société, et transparaissent dans les luttes actuelles : autogestion dans les zads, modalités de prise de parole et horizontalité revendiquée dans les Nuits debout, remise en question du principe électoral...

Certes il y a encore du boulot pour faire avancer tout ça, et il faudra encore bousculer bien des préjugés, dont le plus tenace est sans doute celui du besoin indispensable d'un État représentatif... du coup, quand Lordon enfonce le clou avec son "imperium", faut y aller à la tenaille

Wink


prendre Lordon "en tenaille", entre l'enclume et le marteau, pourquoi pas, mais l'anarchisme de la FA en pavillon, qu'ils aillent se frotter à tous les curés identaires et groupistes politiques de leurs acabites, j'en ai rien à branler

à lire Le Monde Libertaire je préfère encore écouter Georges Brassens, d'aucune fédération ni félé des rations : zanarchissses'




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MessageSujet: Re: ANARCHISME IDENTITAIRE COMMUNAUTARISTE : indé-passable ?   Ven 16 Sep - 21:16


l'anarchie par derrière


source Claude Guillon, Lignes de force (sic)

ce que j'aime, chez Guillon, c'est son côté gamin attardé pour choquer le bourgeois par des mœurs que la bourgeoisie a elle-même introduites à force dans la société capitaliste... Et vive le petit commerce !

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MessageSujet: Re: ANARCHISME IDENTITAIRE COMMUNAUTARISTE : indé-passable ?   Ven 7 Oct - 11:02


Collector "écrivain anarchiste"



Claude Guillon, ou du droit d'auteur (anarchiste) à enculer des mouches

il y a bien longtemps que je ne me suis pas amusé aux dépens de Claude Guillon « écrivain anarchiste ». Il m'en donne l'occasion avec un papier du  17 septembre 2016 sur son blog Lignes de force, Anarchisme & droit d’auteur

loin de moi l'idée que dans ce monde où tout est marchandise, l'on pourrait vivre sans vendre quelque chose de soi, parfois jusqu'à sa personne, sans quoi il ne resterait qu'à se suicider. SI Claude Guillon en connaît la procédure qu'à défaut d'utiliser pour lui il a conseillée à d'autres il y a 35 ans, c'est donc qu'il n'est pas suicidaire, ainsi me rassuré-je en étant certain que ces quelques mots ne l'y pousseront pas



1982


le comble de cet auto-proclamé "écrivain anarchiste" est de vendre jusqu'à ce label, et de le faire en revendiquant ni plus ni moins que les droits bourgeois de l'échange marchand qui s'établit entre un auteur et son éditeur. Bon, admettons, une sorte de syndicalisme au nom du droit, établi par l'État, cet ennemi juré des anarchistes

extrait

Claude Guillon a écrit:
On savait déjà que les éditeurs ont une fâcheuse tendance à maltraiter les auteurs dans leurs droits, financiers notamment.

On voit que les marchands de culture peuvent se découvrir une âme de réfractaires au principe de la propriété morale quand ça les arrange. La propriété, n’est-ce pas le vol ? ont dû se dire ces braves gens. Autant faire comme si l’auteur, cet éternel gêneur, n’existait pas…

Ah! le monde [de la marchandise] n’est guère diplomatique!

c'est qu'à l'auteur (anarchiste) Guillon, il faut exister, et pour ceci, se vendre, marchandise de lui-même. Il n'est ni le premier, ni le dernier, mais j'en connais peu l'ayant fait au nom de l'anarchisme (ici je lui suggère d'expérimenter l'édition gratuite, don ou potlatch, pas fait pour des chiens seraient-ils anarchistes)

dans un autre papier récent, du 2 octobre

Claude Guillon a écrit:
Merci à Gabriel et aux deux amies qui m’ont fait le plaisir de venir, au lendemain du débat au CIRA, débattre d’érotisme, et plus particulièrement de mon livre Le Siège de l’âme. Éloge de la sodomie (Zulma


une chose est sûre, c'est que sa vie durant, Claude Guillon aura passé beaucoup de temps à enculer des mouches



Comment peut-on être Guillon ?



« Ecrire pour avoir du pain eût bientôt étouffé mon génie et tué mon talent…
Rien de vigoureux ne peut partir d'une plume vénale…
J'ai toujours senti que l'état d'auteur n'était et ne pouvait être illustre et respectable qu'autant qu'il n'était pas un métier…
Mon métier pouvait me nourrir si mes livres ne se vendaient pas ;
et voilà précisément ce qui les faisait vendre.»


J-J. Rousseau, dans un malentendu avec D. Diderot

source


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