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 ANARCHISME IDENTITAIRE COMMUNAUTARISTE : indé-passable ?

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MessageSujet: ANARCHISME IDENTITAIRE COMMUNAUTARISTE : indé-passable ?   Ven 22 Mai - 23:28

en relation :

- DÉCOLONISER l'ANARCHISME et la "COMMUNISATION"...

- DÉCOLONIALITÉ, vue des DOGMES 'marxistes', 'anarchistes' et féministes eurocentristes... post-ultragauche et 'communisation'


André Breton a écrit:
« Il ne faut plus que mort, cet homme fasse de la poussière. » Un cadavre, 1924

parlons peu parlons bien. Depuis trois ou quatre décennies dans les revues "radicales" et depuis deux ou trois sur Internet, l'étiquette radicale se porte bien, de blog anar en libertaire, qui anti-autoritaire qui antifa, qui garantissant sa pureté issue de l'ultragauche ou de l'autonomie ouvrière (qu'ils n'ont jamais vécue), qui reconverti en abolitionniste d'un prolétariat ayant perdu son identité de classe mais pas sa destinée, à leurs yeux en dernière instance, de s'auto-abolir

ces gens-là, que j'ai tous peu ou prou épinglés ad nominem, sont vieux ou jeunes - les jeunes gauchistes font les vieux cons - ils ont plus ou moins de thunes, mais la plupart ne sont ni de souches ouvrières ni d'origines ethniques ou raciales leur ayant donné une expérience de la chose, de la misère ou du racisme, ou des deux. Des trois, puisque ce sont généralement des mecs, et les nanas de ces milieux itou, question origines sociales ou raciales

ce sont pour la plupart des gens instruits, qui s'expriment avec facilité, à l'écrit sinon à l'oral : dans une réunion publique, beaucoup sont moins bavards qu'en ligne, pseudonyme ou pas (Guillon parle à Radio Libertaire avec les mêmes effets de langage qui vous distingue, à France Culture). Il leur est donc facile de résister à l'insulte commune : "intellos". Mais, dans le sens que ce terme a pris dans les écoles des quartiers, ils sont bien, de fait, comme ces "intellos", c'est-à-dire des jeunes issus de milieux leur ayant offert, ou leur offrant, les moyens d'études longues et de meilleurs débouchés dans la société. Qu'ils fassent le choix de la refuser n'y change rien : ils seront toujours avantagés sur les prolos français en surplus

Claude Guillon, un cadavre

quand on voit un Claude Guillon, anarchiste de plume, et l'éloge de son dernier bouquin dans "Le Monde libertaire" : Une écriture mordante et radicale, la modestie avec laquelle il affiche ça sur son blog "généraliste", quand on sait le peu d'expérience et de feeling prolétaire qu'il y a dans son "communisme libertaire" , quand on a vu des années le relai complaisant à son texte creux au niveau théorique « Communisation, l'impensable projet », quand on sait d'où il vient : un privilégié de la race et de l'argent  - issu de la petite bourgeoisie parisienne, deux parents chirurgiens-dentistes...- on comprend tout l'anarchisme de ses textes, tout son égo-narcissisme d'écrivain avec un brin de talent (pas difficile, élevé au milieu des livres, comme Dauvé...), quand on sait qu'il préfère ses relations dans le milieu du journalisme parisien, à mettre en lien de son blog des références de classes, qui feraient tache sur sa réputation mérité d'anarcho à plume du troisième âge, en mal de laisser une trace dans la littérature radicale, ils l'ad-maîtron...

ton cinoche, Guillon, profites-en avant de passer. Il est en train de s'effondrer, le tien et celui d'autres, qui ne peuvent plus montrer leur petite culotte d'écrivain licencieux sur les marches du festival radical en ligne, bien de plus grande valeur intellectuelle pour leurs apports théoriques, et par conséquent moins célèbres que toi médiatiquement (les luttes suicidaires de prolos brûlant leur boîte, ça rapporte moins que tes recettes aux petits oignons de "Suicide mode d'emploi", et itou pour tes conceptions de l'amour, qui ne sont pas prêtes de faire un tabac dans les banlieues : très fier, il y a quelques années, de boycotter ta boulangère kabyle  : Oh secours ! Ma baguette parisienne ! Ni dieu ni maître ! Ni boulangère arabe !

bobo-Guillon si courageux pour te faire mousser, Peux-tu te dire anarchiste ? Sans problème, vu ce que c'est devenu aujourd'hui, c'est pas difficile. Et ta dernière ineptie - si j'en crois Le Monde Libertaire -, concernant le net qui va permettre une révolution pacifiste* (mais c'est d'génial !), c'est d'une naïveté confondante et d'une ignorance crasse du fonctionnement des tuyaux : à part peut-être les vieux papiers de la révolution française, tu n'étudies rien sérieusement

Citation :
*« Dans une société techniquement développée où peuvent être mises en œuvre de nombreuses techniques de sabotage (informatique notamment), qui ne nécessitent pas ou très peu de violence physique, les meilleures chances sont réunies de paralyser le système en faisant moins de victimes humaines que les accidents de la route un week-end de Pâques. »
Et, bien qu’il ne soit pas opposé à toute contre-violence, nous ne sommes donc pas trop surpris de lui voir mentionner la notion de « non-violence active » qui n’est donc pas, pour lui, contradictoire avec une pensée radicale. On en déduira que l’auteur ne ménage aucun effort intellectuel pour imaginer un projet révolutionnaire cohérent :
« La geste révolutionnaire sera d’autant plus belle qu’elle fera moins de victimes, y compris parmi les salauds indiscutables. »

ajoutons-y les ronds de jambe au sergent major obsédé par l'antisémitisme et muet sur le racisme de classe anti-arabe : Yves Coleman, et à votre pote Floréal du même genre flirtant avec l'idéologie française sur les terres de Manuel Valls, en bon demi-négros du côté des maîtres

alors, Guillon Claude, anar de papier qui t'offusques du mauvais service de la SNCF (que font les cheminots ? merde !), t'es beaucoup plus Charlie que tu ne veux bien le dire, y compris dans ta recherche, un peu vaine, de l'anarchie fondamentale dans la Révolution française, bien de chez nous (t'iras pas voir aussi loin que Baudelaire, c'est sûr, aucune fleur des îles ne te fera du mal)

en vrai, t'as pas un mot sérieux contre le capital, l'exploitation capitaliste pour toi, c'est la domination, les flics, les sans-papiers ça fait partie de ton folklore, un passeport pour ta bonne conscience et chez le bobos anars de base...  Pas un mot contre le racisme d'aujourd'hui particulièrement contre les femmes 'indigènes', t'es pas foutu de mettre les pieds dans les quartiers dont tu ne parles jamais, ou pas mieux que Le Figaro et Libération : t'es juste un petit-bourge blanc, 20 ans post-68, devenu vieil anarchiste ayant acheté ton charisme dans l'édition, si peu "parallèle" et sans aucun risque que de récupérer plus tard ton pognon, un vieux con mais qui impressionne encore moyennement les jeunes idiot.e.s de ton milieu social, et racial

tu peux crever, salope, avec l'assurance qu'ils te feront, en face, de belles obsèques. Je ne m'y rendrai pas. Mais n'aies crainte, je n'irai pas cracher sur ta tombe

voir Breton-Bataille : autopsie du Cadavre


Dernière édition par Patlotch le Mer 8 Juil - 23:49, édité 11 fois
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Invité
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MessageSujet: Re: ANARCHISME IDENTITAIRE COMMUNAUTARISTE : indé-passable ?   Sam 23 Mai - 9:07

pourquoi cette charge ? Guillon, je n'arrive pas même à le trouver antipathique. Quelques bons textes. Dans l'intime. En écrivain véritable. Qu'il aurait mieux fait d'essayer d'être. Au lieu de poser. De se reposer. Dans la posture. L'imposture « je suis anarchiste, moi = je suis moi ». Le contre de Rimbaud « Je est un autre ». Preuve par l'étiquette. Guillon est anarchiste, c'est écrit dessus, comme le Port-Salut

Guillon Ni Dieu, ni maître ? Un Maitron !

le label Guillon entré de son vivant dans le Maîtron, dictionnaire biographique du Mouvement ouvrier et social. Maîtronisé de son vivant. Son corps critique, qu'il chante, est déposé pour déchanter : un cadavre, disais-je. Guillon est un Immortel. Le Maîtron est son mausolée. On n'est jamais mieux embaumé que par soi-même. Comment peut-on être anarchiste ? Comme « moi, Guillon »

ailleurs j'ai posé la question anarchiste ou communiste ? A-t-on vraiment besoin d'un nom ?. Guillon répond : moi, oui, j'ai besoin de me dire anarchiste. Toute sa limite est là. La société, que Guillon n'aime pas, lui sert à ça : être anarchiste, et surtout se dire anarchiste, faire savoir qu'il est anarchiste, être reconnu comme anarchiste. Au-delà il ne saurait aller, parce qu'au-delà, les Guillon ne sont rien. Plus de Maîtron, plus de Guillon. Plus d'anarchie de posture. Un combat. Que les Guillon ne mèneront jamais, de peur d'y perdre ce qui les distingue, à peu de frais, l'anarchisme embaumé, l'anarchisme pour anarchistes, entre eux. Ils ont trouvé leur monde possible. Un monde à part. Le monde libertaire. Sans capitalisme, plus de monde libertaire

pourquoi cette charge ? Pour l'exemple, comme on dit « fusillé ». Tant que les individus croiront nécessaire de s'affubler d'identités militantes "révolutionnaires", ils ne feront pas la révolution. Se dire anarchiste, aujourd'hui, ne vaut guère mieux que porter un voile intégral
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Blaireau 58
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MessageSujet: Fusillé pour quel exemple ???   Sam 23 Mai - 18:48

C'est fou le temps et l'énergie dépensés dans ces milieux "ultra-gauche / anar / ..." pour dézinguer des camarades.
Mais bon le terme "camarade" doit être malvenu en l'occurence.
T'as raison continue comme ça ! Rien de tel que de faire le ménage dans son camp : ça s'appellerait pas des purges par hasard ?
Dans ces conditions on peut faire définitivement le deuil de la construction d'une société communiste (libertaire), c'est vraiment plié au vu de la mentalité de nombre de "militants" ou "rebelles" comme toi. Et t'es hélas en trop nombreuse compagnie !!!
Blaireau 58
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MessageSujet: Re: ANARCHISME IDENTITAIRE COMMUNAUTARISTE : indé-passable ?   Sam 23 Mai - 19:03

Blaireau 58 a écrit:
C'est fou le temps et l'énergie dépensés dans ces milieux "ultra-gauche / anar / ..." pour dézinguer des camarades.
Mais bon le terme "camarade" doit être malvenu en l'occurence.
T'as raison continue comme ça ! Rien de tel que de faire le ménage dans son camp : ça s'appellerait pas des purges par hasard ?
Dans ces conditions on peut faire définitivement le deuil de la construction d'une société communiste (libertaire), c'est vraiment plié au vu de la mentalité de nombre de "militants" ou "rebelles" comme toi. Et t'es hélas en trop nombreuse compagnie !!!
Blaireau 58

passons sur « le temps et l'énergie dépensés dans ces milieux "ultra-gauche / anar / ..." pour dézinguer des camarades.». Mon temps est un peu fou, je te l'accorde, mais dans la proportion, « dézinguer » représente quoi ? 2 % ? Soit 98% sur lesquels tu n'aurais rien à dire ?

vu le rôle de Guillon relativement à la théorie de la communisation, je n'ai pas l'honneur de le considérer comme un « camarade », ni comme étant dans mon camp. Mon camp, c'est celui des prolos, pas celui de militants étiquetés d'une manière ou d'une autre. Si tu prenais le temps de considérer la question de l'identité militante, de ses limites, et de ses dégâts collatéraux, peut-être ne parlerais-tu pas de « purge ». Aurais-je les moyens ou l'intention de purger qui que ce soit ? Non, mais l'invasion sur Internet de points de vue superficiels et hostiles, ça me gonfle, c'est vrai*. Alors je donne mon avis. C'est déjà beaucoup
* et pendant ce temps, las...

et puisque Claude Guillon a réagi, que demande le peuple anarchiste ? Basketball

CLAUDE GUILLON, UN CADAVRE — par un non-lecteur énervé de “Comment peut-on être anarchiste ?

texte qui montre (cqfd ?), en l'absence de toute autre considération sur le fond, que Claude Guillon s'intéresse d'abord et avant tout à sa personne. Je ne suis pas le seul à l'avoir noté :
André Bernard a écrit:
Il y a peu de ses points de vue qui n’apportent pas notre adhésion, aussi nous étonnons-nous d’une légère réticence de notre part à lui emboîter quelquefois le pas. Pourquoi ? Une tonalité ? Une posture ? Une assurance trop orgueilleuse ?
Qu’importe ! À chacun son style ! À chacun sa voix ! Notre lutte a besoin du concours de tous et de la diversité du discours

Blaireau a écrit:
Dans ces conditions on peut faire définitivement le deuil de la construction d'une société communiste (libertaire), c'est vraiment plié au vu de la mentalité de nombre de "militants" ou "rebelles" comme toi.

où est ton rêve ? Prendre les « militants anarchistes ou communistes (libertaires : sic) » pour LE sujet révolutionnaire, avec l'esprit de parti qui se prend pour "la classe" ? Revoilà l'avant-garde, on a chassé le Parti par la porte, il revient "libertaire" par la fenêtre, la communauté des anarchistes qui lisent les livres de Guillon : comment ne pas être anarchiste, puisque c'est leur unité qui va permettre la révolution. L'unité de ceux qui se regardent le nombril à l'ombre de leur drapeau ?

la théorie de la communisation a renvoyé tout ces croyances au magasins des antiquités, et c'est pour ça que je la défends, en anarchiste !


Dernière édition par Patlotch le Dim 24 Mai - 2:16, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: ANARCHISME IDENTITAIRE COMMUNAUTARISTE : indé-passable ?   Sam 23 Mai - 19:30

Claude Guillon a écrit:

dans un style très maoïste [...] Or, vous l’ignorez peut-être chères lectrices, chers lecteurs, si vous n’êtes pas familiers du folklore post-pro-situ-ultra-gauche, quand on est un homme et qu’on n’a pas été traité de « salope » à 65 ans, eh bien on a raté sa vie ! Allant, vivement, sur mes 63, c’était un peu pour moi le dernier carat.

je n'avais pas remarqué pas que le « style maoïste » était si proche « du folklore post-pro-situ-ultra-gauche », mais peut-être est-ce du fait que je ne fus ni des uns ni des autres. Pour info, « Salope » est aussi une allusion aux gentillesses entre surréalistes, et « Crève salope » une chanson de Renaud : « La « salope », c'est la société. Chaque couplet dénonce une forme d'autorité (paternelle, professorale, policière et religieuse). À la fin de la chanson, l'autorité de l'État met fin à cette rébellion.» Guillon comme Renaud, la critique du capital, c'est trop leur demander

Renaud a écrit:
« C'était ma première chanson, Crève Salope. Une chanson qui a fait le tour des lycées, qui est devenu un hymne en 68. Je l'ai chantée à la Sorbonne et au lycée Montaigne occupé. Au premier couplet, je remets en cause l'autorité du père, ensuite du prof, du flic et du curé. Je l'ai chantée partout et tous les types qu'avaient une guitare disaient : « Ouah, super ! » Le refrain était très populaire, très entraînant, très à chanter en chœur. Le premier mec avec une guitare me disait : « Ouah, écris-moi les paroles, je vais les chanter ». Et il rentrait dans son comité d'action, dans son lycée à lui. Et puis, ça a fait le tour de Paris. Il y a au moins cinq cents personnes qui l'ont écoutée, cette chanson. »

je n'ai jamais aimé Renaud, qui chantait faux-popu comme c'est permis « à la Sorbonne et au lycée Montaigne.» Pas plus qu'avec Guillon besoin d'un « examen sévère de l’origine de classe» Question d'oreille, et de classe Twisted Evil

un intellectuel issu de la petite-bourgeoisie n'a pas nécessairement une conception petite-bourgeoise des luttes d'émancipation, Guillon oui, typique des couches moyennes et de ce qu'est devenu l'anarchisme, pas grand chose à voir avec Kropotkine ou Malatesta, je me trompe ?


Dernière édition par Patlotch le Sam 23 Mai - 19:52, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: ANARCHISME IDENTITAIRE COMMUNAUTARISTE : indé-passable ?   Sam 23 Mai - 19:42

bis repetitam, voir le fil anarchiste ou communiste ? A-t-on vraiment besoin d'un nom ?

Patlotch a écrit:
un argument pour préférer communisme à anarchisme et surtout à libertaire, c'est qu'à part les dynosaures en quête d'un parti de masse et d'avant-garde, communiste est moins qu'anarchiste ou libertaire sujet à la tendance qu'ont ces deux-là à recouvrir n'importe quoi de droite à gauche et du milieu, puisqu'être contre l'autorité vous vaut toujours une belle considération. L'autorité renvoie à des dominations, plus qu'à l'exploitation capitaliste, et combien vous diront : je suis anarchiste plus que communiste parce que ce terme ne renvoie pour eux qu'à une privation de liberté, mais surtout parce que l'antagonisme de classes, ils s'en moquent comme de leur première chemise (blanche à col ouvert).

cela étant j'ai mis beaucoup d'anarchisme dans mon communisme, et d'autres l'inverse, et franchement je ne vois pas pourquoi opposer ces rapprochements ni comment faire autrement. Quand au nom, il n'importe que pour qui les mots sont plus importants que les choses, les idées que les actes, et je ne peux rien pour ceux qui sont incapables de dépasser ce stade. Je constate simplement que les deux mots, communisme et anarchisme, sont toujours bons à créer des identités militantes et sectaires, ces poisons dans l'eau du bain de l'émancipation humaine

pour Guillon, je serais "énervé". Allons donc, il est parfaitement au courant de quoi il retourne et pas d'hier soir. C'est précisément le problème, avec son livre identitaire et communautariste anar. Somme toute logique, il a préféré botter en touches en jouant du trapèze rhétorique, puisque je mets le doigt où ça blesse. C'est bien assez bon pour berner ses lecteur.euse.s
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MessageSujet: on ne peut dépasser des identités sans partir de la situation qu'elles créent contre qui elles sont assignation   Sam 23 Mai - 20:47

Claude Guillon a écrit:
il tape à l’aveugle, m’adressant par exemple le reproche que j’adresse souvent à d’autres : confondre « domination » et « exploitation » (dont je suis censé ne rien dire…)...

je ne suis pas du genre à faire une critique sans vérifier ce que j'avance, par exemple que Guillon accorde plus de place et d'intérêt pour les « dominations » que pour « l'exploitation », sans laquelle il n'y a pas de capitalisme. Chacun.e peut le vérifier sur son blog, aux rubriques "capitalisme", "luttes des classes", "marchandise", "immigration" et se faire une idée par soi-même

Claude Guillon a écrit:
Quelles sont ces « relations dans le journalisme parisien » que je préfèrerais (et à quoi ?) ? où et quand Diable ai-je « boycotté une boulangère kabyle » ?!?!…

des références de Claude Guillon lui-même à ses ami.e.s dans la presse, où il a malgré tout ses entrées (ce n'est pas un crime, ça fait partie de l'anarchisme médiatique). On les trouve dans ses textes. L'histoire de la boulangerie se déroulait à Arcueil, ça m'a amusé et c'est pour ça que je l'ai citée : j'y habitais et j'y achetais mon pain il y a une quarantaine d'années, c'était déjà plein d'Arabes
affraid

Claude Guillon a écrit:
Comment ses yeux ont-ils été aussi brutalement dessillés ? Peut-être est-ce d’avoir regardé de trop près le cul d’une bouteille, vidée un soir de vague à l’âme ? Quel a été le déclencheur de sa colère ? Peut-être la recension — trop élogieuse à son goût — de mon dernier livre dans Le Monde libertaire (pour une fois que… !).

la recension par Le Monde Libertaire, et d'autres, je m'en tape. Elle ne fait que rajouter au caractère « Moi, Guillon, maître-anarchiste ». C'est peut-être irritant, mais pas au point de justifier mon choix, à jeun, d'en finir avec ce petit jeu de faux-cul et de copinages sélectifs, précisément entre anarchistes et libertaires qui ont choisi de surfer sur l'idéologie française en un moment aussi grave, et se renvoient la balle par les liens de leurs blogs : Yves Coleman, Incendo Genre sans classe, Temps Critiques, Floréal, etc. (voir un Manifeste dans repenser le racisme et l'antiracisme, dépasser la racialisation et abolir le racialisme : auto-organisation !

non, Claude Guillon n'est pas différent des autres blogueurs fonctionnant en coterie sur Internet comme ils le font dans la vie, comme des mouches, comme tous les militants en général et les gauchistes en particuliers. Leur identité à eux leur sert de protection et de justification : ils n'existent pas sans papiers. Deux grands absents : la classe (ouvrière), la race (des autres). Des blogs "communistes" ? Le mien ? Ne cherchez pas. J'appelle ça un sectarisme de souche, c'est dans l'air du temps, et je ne vois pas le rapport avec l'esprit de l'anarchisme ou du communisme : mes yeux ne sont pas « dessillés » ?

ce qui a fait déborder la vase, c'est la pub pour le numéro spécial de SPNF, qui est un chef-d'œuvre d'éviction des réalités sociales et raciales qui frappent la France. Ces questions ont fait l'objet de polémiques sans fin depuis des années sur Indymédia, Yves Coleman étant la plaque tournante du so-called "anti-confusionnisme", maître à ne pas penser des "antifas", relayant Amselle et Cie, assimilant Bouteldja à Drumont, traitant Saïd Bouamama de '"sociologue au service du voile" etc. ad nauseam, et couvert par la bonne réputation, de classe celle-ci, que fait à Mondialisme.org Echanges et Mouvements, et les textes d'Henri Simon, dont un récent sur le « terrorisme »

de deux choses l'une, soit Claude Guillon n'a rien compris au film, comme le disait récemment Angela Davis (ci-dessous), soit il est d'accord, puisqu'il ne relaie que ce type d'arguments ou ceux qui les avancent, et pas les autres, de même qu'il ne met en ligne, concernant la communisation, que des textes sans intérêt théorique visant à décrédibiliser cette théorie sans la moindre argumentation sur son contenu, avec un étalage d'incompréhension et d'anti-marxisme primaire digne de la période stalinienne. Comme on dit, ça ne pisse pas loin, à part des copies

Claude Guillon se la pète, aussi haut que son culte chez les bobos-anars, mais il n'est peut-être pas aussi intelligent que sa plume alerte en donne l'air

Angela Davis a écrit:
« Je vous rends visite alors que grands événements ont lieu aux Etats-Unis. C’est un moment de renouvellement de la conscience antiraciste. Il y’a aussi une prise de conscience du rôle que joue le racisme anti-musulmans pour façonner la violence raciste.

Et je dois dire que c’est également un moment où même les forces politique conservatrices veulent reconnaître à quel point le Patriot Act a été dommageable. Au moment, où nous sommes en train d’essayer, désespérément, de défaire les dégâts qui ont été causés par le Patriot Act, il est très triste de voir la France adopter la loi sur le renseignement. (…)

Ceux qui ont combattu la violence raciste et l’antisémitisme, et n’ont pas compris à quel point le racisme anti-arabe et l’islamophobie ont transformé le terrain même de notre combat contre le racisme, n’ont rien compris.
Et si nous ne comprenons pas cela, alors nous ne pourrons pas comprendre l’intersectionnalité du combat pour la justice.
Vous ne pouvez pas appeler à la fin du racisme et de l’antisémitisme, sans appeler à la fin de l’occupation de la Palestine et à la liberté pour les prisonniers politiques y compris Georges Ibrahim Abdallah.

J’aimerais parler, un moment, des connections matérielles qui se sont développées entre les différentes luttes contre le racisme, dans le contexte de la soi-disant guerre contre le terrorisme (…)
Aux Etats-Unis, les services de police locaux ont été militarisés même ceux des universités. Ils portent des tenues militaires, ont des véhicules blindés, un armement militaire, des stratégies militaires, un langage militaire… D’ailleurs, les services de polices locaux ont même été entraînés par l’armée israélienne.
Avant, nous pensions qu’il y‘avait une différence entre la police et l’armée.
Les services de police à travers les Etats-Unis ont toujours le fameux slogan « protéger et servir ». Et quand bien même ils ne protégeaient ni ne servaient, au moins ils prétendaient le faire…
L’Armée est entraînée à tirer pour tuer…
Alors qu’est-ce que cela signifie quand les services de police se transforment ouvertement en militaires ? Cela veut dire que nous avons beaucoup à apprendre des populations qui résistent à l’occupation en Palestine, en Cisjordanie et à Gaza
. »
Extraits du discours d'Angela Davis, lors du 10ème anniversaire du Parti des Indigènes de la République, le 8 Mai 2015, à la Bourse du Travail de Saint-Denis


Dernière édition par Patlotch le Mar 26 Mai - 3:01, édité 13 fois
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MessageSujet: le Pape Guillon en Breton de l'anarchisme de carrière   Sam 23 Mai - 23:36

ah la la, c'est qu'il faut tout (lui) expliquer

Claude Guillon a écrit:
Le titre du papier et la citation d’André Breton renvoient au pamphlet collectif signé par les surréalistes contre Anatole France. Cette double transfiguration — moi en Anatole France, et Patlotch en André Breton — demande peu de moyens et n’est évidemment pas à mon avantage.

cela renvoie non à l'original du pamphlet surréaliste de 1924, mais à son détournement en 1930, contre André Breton lui-même

voir l'image ici, en vente à Drouot, avec ce commentaire
Citation :
Un cadavre. Paris, Imprimerie Spéciale du Cadavre, 15 janvier 1930 ; plaquette très gr. in-4 de 4 pp. Violent pamphlet contre André Breton auquel ont pris part Jacques Prévert, Raymond Queneau, Georges Ribemont-Dessaignes, Michel Leiris, Georges Limbour, Robert Desnos, Georges Bataille... En première page portrait de Breton les paupières baissées couronné d'épines. Exemplaire non plié, parfait. Selon Georges Bataille près de la moitié du tirage des 500 exemplaires aurait été détruite. Par la suite tous les dissidents se réconcilièrent avec Breton.

Claude Guillon peut donc, sans perdre l'avantage, se transfigurer en André Breton. Je ne lui envie pas : Guillon a comme Breton ce côté Pape - de l'anarcho-individualisme -, qui fait pâle et narcissique figure devant l'Individualisme révolutionnaire » d'Alain Jouffroy (voir "l'individualisme révolutionnaire", dépasser l'individualisme, etc.)

quant à moi, comment choisir entre ceux que je considère, non certes comme des dieux mais néanmoins des maîtres : Jacques Prévert, Robert Desnos, Michel Leiris, Raymond Queneau ?

la précision est utile : « Par la suite tous les dissidents se réconcilièrent avec Breton ». Tous les espoirs sont donc permis

Claude Guillon a écrit:
merci à toi, anonyme et prolétaire camarade « communisateur » !

« anonyme », tu parles ! Le truc de gamin pour dire « lâche ». Depuis 15 ans que je m'exprime avec ce pseudo aussi connu dans les milieux du jazz que du blabla autour du communisme, ça leur fera une belle jambe, à nos lectrices, de savoir que je m'appelle Jean-Paul Chabard... et de tomber, en sortant d'ici pour vérifier, sur quelqu'un qui n'est pas moi...

non je ne suis pas "prolétaire", mais j'en viens, et je m'en souviens. En plus, au risque d'oublier, je m'en entoure, et nous parlons, ce qui ne fait pas de moi, Dieu m'en garde, un « camarade communisateur » - la plupart de cette espèce rare me sont antipathiques plus que Guillon, plus naïf que malhonnête. Ici, prolos ou pas, je parle aux Juifs ultra-conservateurs de l'école et du temple à côté, à mes bouchers hallal aux heures qui ne sont pas de la prière, aux dames Rroms, aux Pakis pas chers, à la supérette casher, aux Portugaises moins ensablées que l'anarchiste de base ou du sommet, aux flics qui vont se faire voir chez les Grecs, aux filles à voile, aux garçons à vapeur et même aux militaires qui nous protègent *

* j'ai des infos sur les heures de relève de la garde


j'ai des photos de tout ce petit monde de mon quartier, la plupart adorent poser pour la postérité : des Guillon qui s'ignorent ? Gageons pourtant qu'ils n'entreront pas dans le Maîtron, et tant pis pour les con.ne.s qui verraient là quelque jalousie : au nom de l'anarchie, j'en aurais honte comme d'autres d'entrer à l'Académie Française ou de la Légion d'honneur. Ya des principes qui se perdent. Des claques, aussi

Bram Van Velde a écrit:
« Il faut vouloir ne pas faire carrière » entretien avec Charles Juliet. Source Patlotch, Vouloir détruire sa "carrière"

mais une carrière dans l'anarchisme, ça ne s'invente pas


Dernière édition par Patlotch le Dim 24 Mai - 16:10, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: ANARCHISME IDENTITAIRE COMMUNAUTARISTE : indé-passable ?   Dim 24 Mai - 0:43

Claude Guillon a écrit:
style très maoïste... anonyme... camarade...

on touche le fond. Le truc des Guillon, Dréan et consorts, la vieille ficelle des anarchistes comme de pires réactionnaires, c'est de sortir la mémoire du Goulag, le spectre de Staline ou Mao, dès qu'ils ont affaire à un coco qui n'ajoute pas sur l'étiquette "libertaire". Voilà, au fond, le fond de l'argumentaire : l'homme à l'État entre les dents, armé de son "marxisme orthodoxe"

on comprend donc que ce genre de anarchistes de papier n'aiment pas discuter, ils n'ont aucun argument sérieux. En attendant le pire :

Lettre ouverte d’un anarchiste indigène à un anarcho-colon
Pour en finir avec le communautarisme majoritaire et le suprématisme européen
Karim Ramadan 14 août 2005

Karim Ramadan a écrit:

La loi sur le voile n’a pas seulement dévoilé de force des adolescentes qui n’avaient rien demandé. Elle a aussi dévoilé, au sens figuré, la gauche et l’extrême-gauche française. Elle a notamment montré à quel point des « athées » militants, des « laïcards » et des « anti-cléricaux » farouches pouvaient se révéler pieux et soumis au nouveau Clergé que constitue la Télévision ; à quel point des adversaires proclamés de « l’intégrisme » ont promu l’adoration intégriste d’une « Laïcité » mythifiée, allant jusqu’à forcer des adolescentes à se découvrir ou à se déscolariser. Elle a enfin dévoilé les libertaires [1] : au lieu de défendre le principe inaliénable de la liberté de conscience et le droit à l’éducation pour tou-te-s, la majorité des « anarchistes » ou « libertaires » français a accepté [2] (et parfois même approuvé) une loi répressive qui frappait des femmes, pour la plupart pauvres et victimes du racisme. Ils ont accepté par la même occasion que ce soit l’Appareil d’État qui mène le combat anti-religieux, traditionnellement dévolu, dans la tradition anarchiste, à l’individu et aux collectifs militants. Le texte qui suit, issu d’une liste de discussion anticolonialiste de la mouvance libertaire [3], s’en prend à cet anarchisme franco-français plus anti-religieux qu’anti-étatiste et plus autoritariste que libertaire. Il le qualifie de colonial, en des termes véhéments, mais qui nous paraissent hélas adaptés aux dérives qui se font jour jusque dans la mouvance libertaire française - on est tenté de dire franchouillarde...


Salut,

Ton intervention paternaliste [4] montre l’énormité du travail a accomplir chez les anars francais et chezl es petits colons de gauche en général. Ton monologue est basé sur une hystérie politique, sur un intégrisme et un sectarisme politique abject. De plus tes accusations ridicules montrent ton ignorance des groupes et individus que tu calomnies. Ma compréhension de l’éthique libertaire, c’est de commencer par savoir de quoi et de qui on parle, de fonder son commentaire sur une expérience personnelle ou sur une communauté de vécu d’une situation. (Sans avoir besoin pour autant d’être un spécialiste)

Visiblement, certains colons de gauche, de la secte FA [5]à la secte LO, ont une éthique à géométrie variable. La violence machiste dans certains congres de la FA devrait pourtant amener une réflexion sur les pratiques et les discours face au patriarcat puis, qui sait, rêvons toujours, peut-être un jour sur le racisme...

Mais je ne perdrais pas une seconde a répondre aux accusations proférées et aux amalgames [6]. Simplement, je te souhaite de relire quelques mots que tu as tapé sur ton clavier : « liberté de conscience ».

Des réactions racistes et arrogantes sur cette liste [7], aucune n’offre de critique argumentée du texte de Sadri Khiari [8].

Idem, aucune argumentation pour étayer les accusations dégueulasse et policières envers l’Appel, envers l’UOIF ou envers Tariq Ramadan - qui sont en plus amalgamés, ce qui est une autre pratique journalistique et policière qu’endossent volontiers les colons de gauche quand il s’agit de fermer sa gueule au bougnoule qui-n’a-pas-son brevet-d’universalisme. Pourtant, les élites françaises sont maîtres dans l’art de la production intellectuelle strictement « négative » (élaboration d’un discours centré uniquement sur la déligitimation de toute tentative de modification de l’ordre social, politique ou culturel).

On voit le résultat dans cette France minée par le cynisme, l’Apartheid, et secouée épisodiquement par un activisme citoyenniste et corporatiste des classes moyennes appauvries de la communauté dominante et des fonctionnaires de l’état colonial.

D’ailleurs, un colon libertaire français s’est essayé récemment à cet exercice d’éditorialiste à gages, du genre Philippe Val, contre l’appel des indigènes. Son argumentation était prévisible : l’appel serait un sursaut du tiers-mondisme marxiste (allié au complot islamiste). Au moins a-t-il essayé de rationaliser son refus de confronter ce qui fait de sa posture celle d’un petit colon et d’un nouvel « antisémite-islamophobe » : endoctrinement eurocentriste, narcissisme identitaire de la communauté dominante, culture chrétienne refoulée et « laïcisée », richesse de la praxis libertaire
figée dans le sectarisme de la pensée-slogan.

La pensée-slogan devrait pourtant être le domaine réservé de la publicité, de l’État, des rituels religieux et de leurs messages autoritaires. Mais on le sait, elle remplace souvent la pensée autonome et critique, surtout lorsque le militant « de gauche » ou « libertaire » réveille en lui le colon et l’éducation suprémaciste dans laquelle il baigne depuis sa naissance - et de laquelle il pense s’absoudre magiquement par l’activisme « antifasciste », par le paternalisme  « antiraciste » ou encore par le tiers-mondisme léniniste-populiste. Chez le libertaire, c’est souvent pire, puisque le non-autoritarisme formel peut renforcer la rigidité du discours et le refus de mettre à l’épreuve son propre regard sur les réalités sociales.

Par contre, je ferai suivre ta lettre de petit colon à quelques ami-e-s indigènes, qu’ils-elles n’oublient pas ce qu’ils savent déjà : les ennemis politiques les plus hypocrites et fanatiques sont à gauche, des caviards PS aux prêcheurs laïcistes, léninistes ou
« anarchistes ». Je met parfois des guillemets parce que je ne me résouds pas, en tant qu’anar, à limiter l’anarchisme et ses diverses réalités mondiales au seul discours sclérosé de quelques militant-e-s français.

Les indigènes ne peuvent compter que sur eux-mêmes et ne s’attendre à aucune solidarité militante, sauf celle bourrée d’arrières-pensées électorales de quelques zombies rescapés du trotskysme électoral ou des Verts.

P.-S.

Notes

[1] Par "les libertaires", nous entendons les trois grandes organisations qui se disent libertaires : la Fédération Anarchiste, la CNT et Alternative Libertaire. Cette dernière se distingue par une prise de position contre la loi anti-foulard, mais elle n’a pas plus que les autres pris part à la mobilisation contre cette loi. L’OCL (Organisation communiste Libertaire) a également pris des positions contre cette loi. Seuls quelques militants de l’OCL et de la CNT, minoritaires au sein de leur organisation, se sont engagés contre cette loi et pris part à la dynamique Une école pour tou-te-s. Certain-e-s ont aussi signé l’Appel des indigènes de la République.

[2] Au sens où ils n’ont opposé aucune résistance, n’ont pris part à aucune des mobilisations organisées contre la loi anti-foulard. Ils n’ont notamment pas rejoint le Collectif Une école pour tou-te-s, pourtant mobilisé sur des bases libertaires. Cf. la Charte de ce collectif, et P. Tévanian, Tentative de cartographie (textes en ligne sur www.lmsi.net)

[3] Nous reproduisons ci-dessous le message auquel répond Karim Ramadan. Il est paru sur la liste de discussion « néocolonialisme_france », une liste d’orientation libertaire consacrée à la dénonciation de la « Françafrique ». Il est signé par un militant de la Fédération anarchiste, dont nous avons choisi de ne pas mentionner le nom, l’important n’étant pas de stigmatiser un individu mais de critiquer un discours. Voici son contenu, entrecoupé de quelques commentaires :
Citation :

« Ci-dessous, un article du "Monde libertaire" à propos des "indigènes". Analyse que je partage. Je tiens à souligner qu’il faut en finir avec les tentatives d’intimidation qui consistent à traiter de "colonisateur" et de "raciste" toute personne tenant à défendre le principe de laïcité et luttant contre toute forme d’intégrisme religieux, qu’il soit chrétien, musulman ou autre. La laïcité est la vrai cible de cet appel (qui soutient le voile). »

Remarque : cette dernière affirmation est un pur mensonge. La lecture de l’Appel en question montre que la laïcité n’est à aucun moment la « cible », pas plus que le voile n’est « soutenu ». Une phrase dénonce la loi excluant de l’école les élèves qui portent le voile, ce qui est tout à fait différent. Cette dénonciation vient au milieu d’une dizaine d’autres, portant sur des problématiques dans lesquelles le voile est totalement absent.

Citation :
« Elle est pourtant la seule façon de garantir la liberté de conscience et permet de croire ou de ne pas croire et de préserver tout système collectif des critères religieux. Songez à l’Irlande du Nord par exemple qui souffre toujours du manque de laïcité. Je suis libertaire, donc "ni dieu ni maître". Les luttes pour l’émancipation s’opposent de la même manière contre les chrétiens anti-IVG que les islamistes comme Tarik Ramadan et l’UOIF. Renseignez-vous sur les discours sur l’homosexualité
des prédicateurs comme les frères Ramadan et ceux de l’UOIF - c’est aussi homophobe et écoeurant que feu-Jean-Paul II et le pape actuel ! ! ! »

Remarque : cette affirmation est elle aussi mensongère. Tariq Ramadan a beau refuser de reconnaître une égale légitimité aux unions homosexuelles et hétérosexuelles, il a beau s’opposer à l’égalité des droits matrimoniaux et parentaux entre homosexuels et hétérosexuels, il n’a pas à notre connaissance tenu des propos haineux comme ceux de Jean-Paul II, reproduits sur ce site dans la rubrique « Etude de cas » (sous-rubrique : « Homophobies »). Quant à Hani Ramadan, peut-être a-t-il des positions plus violentes sur l’homosexualité, mais il n’est pas signataire de l’Appel des indigènes. Disqualifier un texte politique en invoquant les positions du frère de son 1300ème signataire, cela nous paraît très éloigné du rationalisme dont se réclame la mouvance libertaire...
Citation :

« Le discours identitaire des "indigènes" rejoint celui du Bloc identitaire. Nous sommes selon leur logique avant tout des "indigènes" ou des "français de souche" et non plus tous des déscendants d’immigrés. On cherche à creuser un fossé héréditaire selon des origines que personne n’a choisi. Où sont les solidarités de classe là-dedans ? Ces logiques nient toute problématique de luttes sociales et anticapitalistes. Elles font donc le jeu et le bonheur du Medef. Cette logique, c’est la mort des solidarités des salariés. »

Remarque : là encore, nous renvoyons à la lecture de l’Appel des indigènes, suffisante pour mesurer l’abjection de l’amalgame « Indigènes = Bloc identitaire ». Cet Appel ne creuse aucun fossé ; il constate l’existence d’un fossé, et l’indifférence générale que suscite son existence. Il appelle donc à une mobilisation pour le supprimer. Quant aux solidarités de classe, loin de les condamner à « mort », il y appelle dans sa conclusion.

Citation :
« Derrière les "indigènes", il y a Ramadan (voir le CMF - collectif des musulmans de France), leur appel a été diffusé par Oumma.com (site pro-Ramadan). La lutte anti-coloniale - nécessaire et légitime - est ici instrumentalisée au service d’une idéologie des plus exécrables - celle des Frères musulmans - où la vision d’un islam totalitaire cherche à dominer une population dont ils s’autoproclament les "propriétaires". Les premières victimes sont les femmes et les "indigènes" font du voile une de leur revendication. »

Remarque : tout cela est mensonger. Mensonger par omission pour ce qui concerne Tariq Ramadan (simple signataire) et le CMF (l’un des trente individus ou collectifs initiateurs de l’Appel) ; pure fiction pour ce qui concerne le voile : le port du voile n’est pas « revendiqué » par l’Appel des indigènes. C’est la liberté individuelle - un principe on-ne-peut-plus libertaire - qui est défendue : le droit de porter un foulard si on l’a décidé ainsi, sans risquer d’être stigmatisée, insultée, exclue et déscolarisée. Enfin, nous mettons au défi ce camarade de la FA de trouver dans l’Appel des indigènes la moindre trace d’une velleité d’ « Islam totalitaire ». Une lecture attentive montre au contraire que si l’on peut caractériser les sources idéologiques qui sous-tendent cet Appel, c’est l’anticolonialisme bien entendu, mais également l’idéologie libertaire !

Citation :
« Comment ne pas voir dans ce voile l’affichage de la soumission de la femme à l’ordre patriarcal et religieux ? »

Remarque : La réponse est évidente : on peut suspendre ce jugement (foulard = affichage d’une soumission à l’ordre patriarcal) tout simplement à partir du moment où une femme qui le porte nous dit le contraire : qu’elle a choisi de le porter pour de tout autres raisons, qu’elle refuse toute soumission à quelque homme que ce soit, et qu’elle combat l’ordre patriarcal. Dès lors, quelles que soient les autres dimensions du foulard, y compris les usages et significations patriarcales et sexistes qui s’y rattachent, les choses deviennent forcément plus complexes. À moins bien entendu de refuser toute valeur à la parole d’une femme portant le foulard. Ce qui n’est à notre sens ni très féministe, ni très libertaire.

Citation :
« On peut aussi souligner à propos de l’histoire de la colonisation que la république n’a pas chercher à "laïciser" les
colonies. Le statut "personnel" permettait très bien au musulman de vivre sous juridiction musulmane - du moins dans certaines colonies (Les Comores et, jusqu’à récemment, Mayotte). Dire que la laïcité est "néocoloniale" est donc une manipulation inadmissible. »

Remarque : nous sommes là encore dans le pur mensonge : l’Appel des indigènes - que, décidément, nous ne pouvons que conseiller de lire ! - ne prétend à aucun moment que la laïcité est néo-coloniale. Il dit tout autre chose : que le néo-colonialisme s’est manifesté dernièrement en se drapant de manière « frauduleuse » derrière la bannière de « la laïcité ».

L’article du Monde Libertaire (n°1396 - 28/4/2005)  :

« L’Appel... ou la voix des amis de Ramadan » Par Georges Lecardinet - Groupe Sacco et Vanzetti de la Fédération anarchiste
Citation :

« Depuis quelques semaines, « l’Appel des indigènes » circule. Il provoque de nombreux remous dans les associations et partis politiques. Les « intellectuels de solidarité », inévitables et inconditionnels soutiens, ont rapidement apposé leurs signatures. La lecture attentive laisse apparaître pourtant un texte d’instrumentalisation avec une logique politico-religieuse. Nous avons affaire à une attaque contre la laïcité et non à une juste condamnation du colonialisme. »

Remarque : Nous sommes là encore dans le pur mensonge. La laïcité n’est nulle part attaquée dans l’Appel des indigènes. C’est vérifiable en lisant cet appel.

Citation :
« De nombreux militants refusent non seulement de travailler pour l’UOIF, mais organisent la riposte. »

Remarque : le mensonge implicite concernant la présence de l’UOIF dans la mouvance des indigènes de la République dénote non seulement une profonde malhonnêteté intellectuelle, mais aussi une ignorance crasse du champ associatif musulman. Car l’UOIF est non seulement absente de l’initiative des indigènes, mais plus que cela : antagoniste. Cette organisation adopte en effet de longue date une posture d’allégeance à l’État républicain. Elle est notamment partie-prenante du Conseil Français du Culte Musulman, monté par Nicolas Sarkozy... que critique l’Appel des indigènes !

Citation :
« Tout le monde s’accorde pour affirmer que l’égalité des droits n’est toujours pas une réalité malgré les belles envolées républicaines, mais certains découvrent un texte pour le moins pensé et politique dès le départ. Partout les laïques font face aux adeptes “une laïcité ouverte aux religions”. Le comité national du MRAP du 15 mars 2005, après un débat houleux sur « l’Appel des indigènes », arrive à déclencher comme réaction, l’apparition publique (et pour la première depuis sa création) d’une tendance. Les laïques lassés des prises de positions religieuses de la direction se regroupent et lancent un site :http://avenirdumrap.over-blog.com/ Les Verts se divisent sur la décision de leur direction de rencontrer les initiateurs de « l’Appel ». Des responsables du parti, A. Lipietz, A. Boumediene, et S. Coronado le signent dès le départ. A. Filippetti estime ouvertement que ce texte vise à « ethniciser les problèmes sociaux » et que « c’est un pas supplémentaire vers le communautarisme » ; nombre de militants alertés demandent que les Verts organisent vite un débat « de fond » sur le sujet, ce à quoi s’engage Y. Wehrlingen faisant rapidement savoir à l’AFP que les Verts « ne signent pas ce texte et ne le signeront certainement pas ». La LCR, de son côté, inquiète que le parti se laisse entraîner par les adeptes de combat type « une école pour tous », réagit par sa Direction Nationale. Le n° 2106 de Rouge publie la position majoritaire de la DN, critique envers « l’Appel ». L’Union Départementale CGT, comprenant l’enjeu de « l’Appel pour les assises de l’anticolonialisme postcolonial »,
refuse de prêter les salles pour ces fameuses assises qui devaient se tenir à la Bourse du Travail de Paris, le samedi 16 avril. »

Remarque : il est amusant de voir un libertaire préférer des arguments d’autorité aux arguments sur le fond. Il est plus amusant encore de voir à quelle autorité il fait allégeance pour la circonstance : la minorité réactionnaire du MRAP (dont le site, auquel renvoie cet article, est d’une affligeante pauvreté, et n’a rien trouvé d’autre à opposer à l’Appel des indigènes que la publication en ligne d’un pamphlet national-républicain tiré de l’hebdomadaire Marianne !), les dirigeants de la gauche plurielle et de la LCR (la Commission Immigration et l’organisation de jeunesse de la LCR ayant, pour leur part, pris parti publiquement en faveur de l’Appel des indigènes) et la Direction régionale de la CGT (alors que des militants CGT sont aussi signataires - et même initiateurs - de cet Appel).

[4] L’auteur s’adresse à l’auteur du texte reproduit dans la note 1
[5] Fédération Anarchiste
[6] Les principaux amalgames ou accusations sont relevées et commentées par le collectif Les mots sont importants dans la note 1
[7] L’auteur fait allusion à la liste de discussion "anticolonialisme-france". Il tient à préciser que tous les contributeurs de cette liste n’ont pas versé dans la diabolisation des indigènes de la république.
[8] Il s’agit du texte « L’indigène discordant » (en ligne sur le site www.lmsi.net), que Karim Ramadan avait adressé sur la liste de discussion "anticolonialisme-france"

en relation

- l'anarchisme est-il soluble dans le racisme ? Et la communisation ?

- décolonialité, vue des 'marxismes' et 'anarchismes' dogmatiques... et la 'communisation' ?


Dernière édition par Patlotch le Mar 26 Mai - 3:02, édité 1 fois
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MessageSujet: dépasser les identités sur une base de classe   Dim 24 Mai - 3:19

sur le fond :

un texte de Claude Guillon avait attiré mon attention, qui est justement au cœur du sujet (qui n'est pas Guillon, il m'en excusera, comme de l'avoir utilisé comme des plus symptomatiques de la question des "identités", et de leur dépassement : abolir les classes / dépasser les identités de 'genre', 'race'... de militants et d'individus)

L’«ALLIANCE DES MINORITÉS» EST-ELLE LE NOUVEAU SUJET DE L’HISTOIRE ?

Claude Guillon a écrit:
Ce qui me frappe dans le passage du texte ci-dessus reproduit, c’est le téléscopage entre ladite stratégie d’alliance des minorités et une position « classiste »… classique : « Nous avons besoin de nous unir autour de nos intérêts communs, sur des bases de classe, pour développer des luttes populaires capables de faire plier nos ennemis. »

Je serais curieux de savoir par quelle opération magique des populations choisies sur la base de leur appartenance, réelle ou fantasmée, à des « minorités » pourraient s’allier « sur des bases de classe ».

Si au contraire, c’est dans une lutte, dans un quartier ou sur un lieu de travail, que des personnes appartenant par ailleurs à telle ou telle minorité, se retrouvent au coude à coude, alors on peut espérer que leurs appartenances « identitaires » ne feront pas obstacle à la lutte commune.

Partir des « identités », et plus encore quand elles sont définies de manière fantasmatique, est une démarche vouée à l’échec. Pire, elle risque de contribuer au contraire de son objectif : renforcer des regroupements « identitaires » ou « communautaires ».

Je ne demande à personne d’oublier d’où il ou elle vient ou de feindre une uniformité taisant les goûts et les aspirations de chacun(e), mais la démarche révolutionnaire me semble par nature nécessiter — et permettre — le dépassement des identités culturelles, philosophiques, érotiques et autres.

ceci a déjà été exposé dans divers sujets de ce forum : la théorie de la communisation montre que l'unité de la classe n'est plus possible dans le capitalisme restructuré depuis les années 70. Autant le souhait des démocrates radicaux et autres citoyennistes altermondialites, de faire converger toutes les luttes d'exploités et dominés, que la répétition du dogme ou de la norme révolutionnaire de l'unité du prolétariat, avec ou sans "grand parti d'avant-garde", ne sont plus que fantasmes hors du temps et de réalités des luttes diverses, sur leurs propres bases d'émancipation contre autant de dominations, oppressions, répressions..

Guillon pose donc de bonnes questions, mais il s'empresse d'y répondre sans prendre en compte cette simple réalité du capitalisme actuel, pas de celui de Marx ou de la première moitié du XXème siècle

comment Guillon peut-il être si sûr que « Partir des « identités », et plus encore quand elles sont définies de manière fantasmatique, est une démarche vouée à l’échec. Pire, elle risque de contribuer au contraire de son objectif : renforcer des regroupements « identitaires » ou « communautaires ».» ?

les gens qui se battent ne partent pas de leurs « identités », elles sont tout sauf « fantasmatiques », on leur impose et ils les retournent, comme Césaire : « Nègre vous m'appelez. Eh bien oui, nègre je suis. N’allez pas le répéter, mais le nègre vous emmerde ». Au demeurant, ce ne sont pas eux qui choisissent de se regrouper de façon « communautariste ». Ils partent de leurs situations particulières qui font qu'ils sont exploités, dominés, oppressés, regroupés en « quartiers », etc.

tout le monde sait qu'être femme, ou non-blanc, c'est la double ou la triple peine dans notre société. Il est donc parfaitement légitime de se battre contre ce qu'on subit, sinon, ce serait quoi, la lutte, les luttes de classes ? L'épithète d'identitaire et de communautariste est refusé par les 'indigènes de la république", par exemple. Qui lit vraiment leurs textes avant de balancer des anathèmes qui sont les mêmes de droite à gauche, et leurs extrêmes, dans l'idéologie française universelle en vigueur, celle qui lave plus blanc que partout ailleurs dans le monde, fière de ses valeurs héritées des Lumières ?

cette affirmation, non seulement n'est pas démontrée, ni en théorie, ni dans les faits, mais tant qu'à la pousser de façon militante - comme Guillon, Temps critiques, Yves Coleman, et d'autres - il faut aller jusqu'au bout : dénier à ces minorités le droit même de se défendre et de se battre sur la base de ce qui les opprime. Qui le faisait contre les ouvriers au bon temps du prolétariat et de sa « conscience de classe » ? les patrons et l'État

Claude Guillon a écrit:
Je ne demande à personne d’oublier d’où il ou elle vient ou de feindre une uniformité taisant les goûts et les aspirations de chacun(e), mais la démarche révolutionnaire me semble par nature nécessiter — et permettre — le dépassement des identités culturelles, philosophiques, érotiques et autres.

dépassement, je suis d'accord, le mot est bien choisi, c'est le mien aussi, mais posé comme dépassement produit  (le concept est de Théorie Communiste), ou dépassement à produire, et c'est ce que j'ai mis en chantier théorique sur la base de luttes réelles, non par une théorisation hors-sol. C'est pour moi un enjeu proprement révolutionnaire de notre époque

dépasser et dépassement sont des mots clefs de la compréhension de l'enjeu posé par ce forum

cette question a été abordée ici dans :

- l'Intervention : un pas en avant, deux pas en arrière ? l'importance du "dépassement à produire'

- l'auto-organisation des luttes décoloniales, féministes et contre la racialisation

elle est toujours reliée, précisément, à la question féminine et à celle des 'races' ou aux deux ensemble, ce qui apparaît au premier coup d'œil en page d'accueil (ici on est bien accueilli cheers

alors, c'est vrai, pas de quoi faire de Guillon un cadavre, mais il ne lui est pas plus interdit qu'à d'autres d'y réfléchir, plutôt que s'enfermer et d'enfermer son lectorat dans sa petite question : Comment peut-on être anarchiste ? Tous et toutes, qui se battent pour leur libération, s'en foutent et ont mille fois raison, le cœur avec

I love you
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Gripure
Invité



MessageSujet: l'habit ne fait pas le moine   Lun 25 Mai - 18:39

Habillé pour l'hiver, Claude Guillon ? Prions pour lui, pauvre prêcheur sans Dieu ni Maître. D'un printemps tardif, l'annonce vient d'un autre été : indien ?
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Yves Coleman
Invité



MessageSujet: "Demi-négros" vraiment ???   Lun 25 Mai - 23:56

Ai vu qu'un communisateur du nom de Potlatch me traite de "demi-négro" sur ce forum ce qui semble ne gêner personne. Tout un programme. En tout cas cela me confirme que rien ne protège contre le racisme !
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Invité
Invité



MessageSujet: un appel d'Yves Coleman contre le raciste Patlotch   Mar 26 Mai - 0:27

Yves Coleman a écrit:
Ai vu qu'un communisateur du nom de Potlatch me traite de "demi-négro" sur ce forum ce qui semble ne gêner personne.  Tout un programme. En tout cas cela me confirme que rien ne protège contre le racisme !

à vrai dire, le mot exact doit être nègre blanc, qui renvoie à quelque chose de précis dans les luttes anti-esclavagistes et de libération noires, et face au rôle de certains créoles, ou métis : des agents-doubles et pas qu'à moitié. Mais passons

vous concernant, Yves Coleman, j'ai écrit bien pire, si l'on ne s'arrête pas aux mots, mais aux idées. Votre réaction me rappelle - anecdote - ce qui m'est arrivé chez les "Marxistes révolutionnaires" (un mélange LCR/LO etc.) : le mot "nègre", dans une citation d'Aimé Césaire, avait été censuré (effacé). Je n'ai compris que plus tard : cela relevait d'une procédure automatique programmée par les responsables du forum, et votre réaction automatique me rappelle cette machine programmée pour obéir, tel le chien de Pavlov à ses maîtres, ou les chiens d'autres maîtres lancés derrière les esclaves en fuite des plantations : les nègres marrons... toutes expressions utilisées par les romancier.e.s caribéen.ne.s, afro-américain.e.s, et africain.e.s : vous devriez les rappeler à l'ordre pour "racisme"

la citation était quelque chose comme "Le Nègre fondamental", titre d'un ouvrage de Césaire, ou bien celle désormais célèbre :

Aimé Césaire a écrit:
« Nègre vous m'appelez et bien oui, nègre je suis. N'allez pas le répéter, mais le Nègre vous emmerde »

alors, cher Yves Coleman, soyez donc à moitié fier de n'être (comme Césaire au demeurant) qu'à demi-nègre, mais cessez donc de nous vendre l'antiracisme universaliste et moralisateur hérité de votre passage au MRAP, ou pire de votre reste de prolétarisme de LO, et de flirter avec l'idéologie française de vos nouveaux maîtres à voile et à vapeur, entendre Charlie-pas Charlie (votre cas d'obsession pathologique a été étudié par le psychiatre Fanon, vous devriez consulter)

vous et votre pote Germinal Pinalie, tout le monde vous a compris, compris d'où vous venez et de quoi sont faites vos références "de classe", prétextes et pétitions de principes sans la moindre critique du capital et de l'exploitation, juste bonnes à faire les flics (pire que Daenincks) chez les gauchistes, ultra-gauchistes, antifas, etc. etc. et à cracher sur les 'indigènes' ou ceux qui les comprennent et les soutiennent, instrumentalisant comme Valls l'antisémitisme, au point que vous êtes devenu une référence chez les sionistes, et qu'il ne reste guère pour vous soutenir que Temps Critiques, pour des raisons proches des vôtres, sans grand rapport avec une "position de classe", puisqu'elle ne vaut plus rien selon ces deux Jacques (Wajnsztejn et Guigou)

je vous laisse découvrir ailleurs le sort que je vous ai réservé, et y venir avec quelles billes sérieuses, puisque votre procédé habituel est l'amalgame, ou mieux dit par une de vos cibles préférées depuis plus de dix ans, l'islamagame (Saïd Bouamama), et l'éviction des questions de fond qui sont la matière même des luttes d'émancipation

bien le bonjour chez Mondialisme.org, dont vous faites la honte (je pense tout particulièrement à Henri Simon, qu'on peut lire, parfois, entre vos théories d'interventions confuses)

PS : mon pseudo, plus connu que mon patronyme est Patlotch, non "Potlatch" comme la revue pré-situationniste de Debord, que j'ai renversé, comme on dit que Marx a fait de Hegel. "Parce qu'à prononcer, leur nom est difficile...", ce n'est pas une raison pour en écorcher l'orthographe comme vous le faites de leur mémoire


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MessageSujet: Re: ANARCHISME IDENTITAIRE COMMUNAUTARISTE : indé-passable ?   Mar 26 Mai - 1:09

remarque. Ni Guillon ni Coleman ne sont venus, ni ne viendront probablement, au fond, aux contenus

ces amoureux de l'anarchie ne la conçoivent que pour s'inquiéter de leur personne, de leur individu, de leur égo : Patlotch m'a traité. Le titre de Guillon est tout un programme : CLAUDE GUILLON, UN CADAVRE — par un non-lecteur énervé de “Comment peut-on être anarchiste ?”. Il ne peut comprendre les choses qu'à travers l'idée qu'il s'en fait, projetant celle qu'il se fait de lui-même sur mes intentions, le fait que j'ai lu ou non son livre, alors que le problème est ailleurs, et clair depuis des années que je l'expose

je l'ai précisé puisque Guillon fut trop bête pour comprendre tout seul, ma "colère", outre
1) sa malhonnêteté intellectuelle quant à la théorie de la communisation : relayer les textes hostiles ou mauvais théoriquement (il ne comprend rien aux autres)
2) le sens que je critique de la revendication identitaire "anarchiste" (que résume le titre de son livre),

la goutte qui fit déborder le vase est la pub faite, sur son blog, au n° spécial de NPNF d'Yves Coleman, avec un texte de Temps Critiques après Charlie, tout ce petit monde adorant la référence aux valeurs de la révolution (bourgeoise) française repassant les plats après Charlie, et (Guillon n'est pas en cause ici) instrumentalisant l'antisémitisme sans trop se soucier de racismes qui montent avec gravité contre noirs et arabes, planqués derrière l'antiracisme universaliste humaniste ou pseudo-prolétarien

Coleman vient se plaindre pour "racisme" de ma part, façon d'évacuer le fond comme à son habitude, la question théorique et dans les luttes, du dépassement d'identités de luttes à structure de classe. Je me (et lui) propose de l'accompagner dans le "quartier", où il pourra exposer ses thèses aux 'indigènes' de la Cité des Larris. On verra de nous deux qui passe pour "raciste"

ces deux-là ne comprennent pas grand-chose, je leur accorde. Mais qu'ils se complaisent en idiots utiles à l'adversaire, l'Etat français comme le capitalisme occidental en crise, on se passerait qu'ils le fassent au nom de "la classe ouvrière" ou du "communisme libertaire". Et s'ils ne peuvent s'en passer, puisqu'ils en font carrière, que leurs lecteurs et lectrices en soient avisé.e.s


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MessageSujet: Re: ANARCHISME IDENTITAIRE COMMUNAUTARISTE : indé-passable ?   Mar 26 Mai - 2:00

mes charges contre Yves Coleman sont antérieures aux obsèques de Guillon. Elles remontent à près d'un an, sur mon blog, où l'on peut vérifier que ma cible principale concernant la "race" fut le « courant communisateur », dossiers à l'appui :

- hic salta ou franchir le pas en pratiqueS théoriqueS : Théorie Communiste (contre Marx ?) une théorie blanche occidentale janvier 2014

- abolir le racialisme par la communisation 2014

dans ce forum, divers sujets :

- l'anarchisme est-il soluble dans le racisme ? Et la communisation ?  ouvert 16 Mai

avec un post dédié : Yves Coleman Nègre blanc en Charlie ultra-gauchiste 17 mai

- décolonialité, vue des 'marxismes' et 'anarchismes' dogmatiques... et la 'communisation' ? ouvert le 9 mai

on y vérifiera que le but n'est pas de « dézinguer », qui que ce soit en tant que personne, mais de combattre des idées dont elles sont des vecteurs idéologiques influents dans leurs milieux, et parfois au-delà. Ce n'est de loin pas la partie la plus importante de ce forum et de ses ressources documentaires. Coleman n'est qu'un idéologue au petit pied, mais caricatural de l'idéologie française en version anarcho-extrême-gauche-libertaire (voire la lettre de Karim Ramadan plus haut, 24 mai). Guillon n'est qu'un symptôme. Un gentil garçon

Marx a écrit:
« Il est évident que l'arme de la critique ne saurait remplacer la critique des armes ; la force matérielle ne peut être abattue que par la force matérielle ; mais la théorie se change, elle aussi, en force matérielle, dès qu'elle pénètre les masses. La théorie est capable de pénétrer les masses dès qu'elle procède par des démonstrations ad hominem, et elle fait des démonstrations ad hominem dès qu'elle devient radicale. Être radical, c'est prendre les choses par la racine. Or, pour l'homme, la racine, c'est l'homme lui-même.* . »

* chute humaniste de cet "écrit de jeunesse", puisque viendra plus tard la racine dans les rapports sociaux, l'économie du capital

remarquons que le hasard fait les choses amusantes, puisque c'est dans cette même Introduction à la Contribution à la critique de La philosophie du droit de Hegel, en 1843 que l'on trouve le célèbre « La religion est l'opium du peuple ». On ne se lasse pas de relire le passage entier, puisqu'il explique le caractère double, dialectique et contradictoire  de la croyance religieuse, matrice de toutes les autres (dont la religion de l'Etat, de la laïcité version Nation française universelle, ou de l'anarchie sans frontières... de classe)

Marx a écrit:
La misère religieuse est, d'une part, l'expression de la misère réelle, et, d'autre part, la protestation contre la misère réelle. La religion est le soupir de la créature accablée par le malheur, l'âme d'un monde sans cœur, de même qu'elle est l'esprit d'une époque sans esprit. C'est l'opium du peuple.

study
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MessageSujet: les procédés staliniens du libertaire Yves Coleman   Mar 26 Mai - 13:20

Yves Coleman a écrit:
Ai vu qu'un communisateur du nom de Potlatch me traite de "demi-négro" sur ce forum ce qui semble ne gêner personne.  Tout un programme. En tout cas cela me confirme que rien ne protège contre le racisme !

j'ai vérifié mes textes, et sauf erreur que je serai prêt à reconnaître, je ne pense pas avoir écrit "demi-négro", ni concernant Yves Coleman, ni personne d'autre. Je me le serais interdit moi-même et cela n'aurait eu aucun sens, que contraire, à ce dont il est question

ce procédé est habituel chez Coleman, et l'on remarquera que nulle part dans ses textes, il ne cite les critiques qui lui sont faites depuis des années quant à ces méthodes

sous l'Inquisition, Coleman aurait fait un excellent juge d'exception, sous Staline un éminent Commissaire du peuple aux Affaires intérieures (NKVD) : la médaille

même un de ses proches, Jacques Wajnzstejn, désormais célèbre par sa grande attention à l'antisémitisme (contre sa communauté d'origine ?), et bien moindre pour tout autre racisme, a tenté de le ramener à la raison

Echange sur Ni patrie ni frontière n°42-43 « Nos tares politiques » Blog de Temps Critiques 15 août 2014
Jacques Wajnzstejn a écrit:

Yves,

- la critique politique doit éviter autant que faire se peut le ton de la dénonciation parce qu’alors elle peut se voir reprocher le procès d’intention, ce que ne manquent d’ailleurs pas de faire, par exemple, les responsables du journal Militant*. Il leur est alors facile de te transformer, dans un premier temps en quelqu’un qui procède par raccourcis, amalgames et autres, dans un deuxième temps, en flic de la pensée. Pour ne prendre qu’un exemple du « à vouloir trop prouver », je prendrais la note 1 de la page 27 dans laquelle à propos de Krisis, non seulement tu accuses D. Collin de ne pas signaler la différence entre la revue de de Benoist et la revue allemande du même nom, mais tu trouves que la première est scandaleusement homonyme de la seconde parce que postérieure alors qu’elle lui est au contraire antérieure (1988 pour la revue de de Benoist ; 1989 pour le groupe Kurz-Lohoff-Sholz) ! Une fois reconnu cela va-t-on alors accuser Kurz et autres d’homonymie scandaleuse ? Bien sûr que non.

- la critique politique doit donc éviter de prendre les moyens d’investigation et les finalités de l’enquête de police. Attirer l’attention sur des ambiguïtés ou des compromissions ne doit pas conduire à des condamnations comme au tribunal car à partir de quelle position condamner puisque tu le dis toi-même ton point de vue n’est pas celui du démocrate (p. 78) ? Est-ce alors à partir d’une position de classe ? Bien malin qui la déterminerait aussi bien historiquement comme on a pu déjà en parler avec l’antisémitisme au sein d’une partie de l’anarchisme historique et dans le courant stalinien, qu’aujourd’hui où les « frontières de classes » sont aussi mouvantes que les frontières nationales et où la notion de classe elle-même, si on veut la considérer comme catégorie historique et non comme simple réalité sociologique, pose elle aussi problème. Est-ce alors à partir de la position du « révolutionnaire » ? Si c’est le cas alors je ne peux te suivre car pour moi il n’y a pas de révolutionnaires en dehors de la révolution. Il y a des individus ou/et groupes qui peuvent développer des positions et activités pratiques dans une perspective qu’ils pensent révolutionnaire, mais c’est tout.

- la critique politique ne doit pas être une chasse à l’homme, ce qui menace toujours quand les deux premiers points que j’ai cités sont réunis et surtout redoublés par une continuité dans cette activité qui peut virer à l’obsession. C’est ce qui est arrivé au sieur Daenincks et je souhaite bien évidemment que ça ne t’arrive pas parce que c’est une maladie dans laquelle on s’enfonce jusqu’à en devenir autiste.

* J.W. fait allusion à : Insinuations malveillantes contre Militant, Lettre à Yves Coleman 5 juillet 2013 Olivier Delbeke et Vincent Présumey pour la rédaction de Militant
Delbeke/Présumey a écrit:
Particulièrement significative est la phrase : "et tout ce beau monde (sauf Denis Collin apparemment, mais cela ne saurait tarder) est signataire d'une pétition...". Celles et ceux que tu appelle du "beau monde" sont des militants syndicaux et des résidents de quartiers pauvres. Ah, que ce serait bien de pouvoir y dénicher un soralien ! mais non, même Denis Collin n'en est pas... mais ça ne saurait tarder ! Cher Yves, on dirait là du Vychinski.

Mon cher Yves, il faut te reprendre. Tu franchis là la barrière au delà de laquelle ton propre fonctionnement, ton propre mode de pensée et de dénonciation, devient celui-là même des forces que tu veux combattre. Ceux qui insinuent que «les sionistes» sont partout ne procèdent pas autrement que par de telles associations.

Nous continuerons pour notre part, quel que soit ton «intérêt» pour nos «nouvelles connivences», à œuvrer pour le rassemblement des opprimés contre le capital et son Etat, et donc contre le fascisme et l’antisémitisme, et à qualifier comme telles toute provocations ou accusations guépéoutistes dans le mouvement ouvrier pour ce qu’elles sont. Compte tenu de la dimension paranoïaque de ton article sur nous, nous précisons toutefois ce qui va de soi : en écrivant ce qui précède, nous ne t’avons accusé de n’être ni l’«idiot utile», ni l’agent, de qui que ce soit, nous constatons seulement que là, tu es le militant Yves Coleman qui fait l’idiot inutile, et nous sommes à ta disposition pour en discuter fraternellement, même si tu nous as fait un peu ressentir ce qu’un accusé des procès de Moscou pouvait éprouver.

Salutations militantes


Coleman Akbar ! Au bord de l'implosion ? montage Patlotch


le plus drôle, car ici l'on peut rire de tout, est qu'un anarchiste libertaire use de procédés rien moins que staliniens


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MessageSujet: Ni Dieu, ni Charlie, ni Coleman    Mar 26 Mai - 13:30

Les islamophobes primaires auraient-ils enfin trouvé leur « Coleman » anti-ti-ti Indymédia Nantes 25 mai 2015

à propos de A propos du dernier livre d’Emmanuel Todd : les « anti-Charlie » primaires auraient-ils enfin trouvé leur « Taguieff » ? Yves Coleman 18 mai 2015

anti-ti-ti a écrit:
Notre inénarrable maître à penser de l’ultragauche sioniste, Yves Coleman en personne, vient de pondre sa dernière perle : A propos du dernier livre d’Emmanuel Todd : les « anti-Charlie » primaires auraient-ils enfin trouvé leur « Taguieff » ? http://www.mondialisme.org/spip.php?article2311

Ce qui est très drôle dans le portrait de Taguieff par Coleman, c’est qu’il ne faut pas changer grand chose pour qu’il s’applique aussi bien à sa personne :

« Un professeur cultivé, intelligent, brillant, qui défend avec passion ses orientations idéologiques en brandissant avec véhémence des travaux et une méthode qu’il considère comme scientifiques... donc incontestables par le commun des mortels, tout en cherchant à tout prix à faire rentrer la réalité dans ses schémas préconçus et en faisant preuve d’une insigne mauvaise foi. »

On enlève juste « professeur » et on obtient ce que Coleman pense de son auguste personne.

« Depuis lors, Taguieff multiplie les livres érudits-pamphlets pour nous expliquer que toute critique virulente contre les gouvernements israéliens est, consciemment ou inconsciemment, antisémite. »

Là, il faut juste changer le nom !

« Malheureusement, Taguieff est tellement obnubilé par sa passion pro-israélienne qu’il perd tout esprit critique quand il traite des crimes de guerre de Tsahal, crimes qu’il réduit toujours à de simples actions de « légitime défense », des réponses à des provocations palestiniennes, etc. »

Là aussi, on change juste le nom !

« … nous inciter à être moins brouillons et émotifs quand nous distribuons généreusement l’étiquette de « fasciste » ou même « d’extrême droite » sans nous demander si la réalité actuelle est exactement la même que dans les années 1920/1930. »

C’est une autocritique ou je ne m’y connais pas, en même temps qu’une condamnation explicite de ses flicaillons de disciples qui écument Indymedia.

un autre intervenant donne une liste de sites où sont repris des textes d'Yves Coleman ou de sa mouvance de mou déviant :

tiens, c'est le retour du flic fêlé ? 24 mai

flicophobe a écrit:
l'"antifacista" de pacotille vole au secours de son gourou, c'est normal, entre islamophobes on se soutient.

un site ultrasioniste : http://www.desinfos.com/spip.php?page=article&id_article=3357

Le best-seller d’Yves Coleman, « Limites de l’antisionisme », repris par un autre site sioniste :
http://www.zionism-israel.com/limites_de_l

Riposte laïque s’exprime sur Radio libertaire :
http://ripostelaique.com/Anne-Zelensky-et-Pierre-Cassen.html

« L’Impasse islamique », publié aux Editions libertaires, dans un site islamophobe :
http://www.contrelislam.eu/selection_ouvrages.php

Un compte-rendu des manifestations de Gaza dans le « Monde libertaire » repris par le forum « Toute la droite » :
http://toute-la-droite.forumdediscussions.com/t3470-les-anarchistes-n-aiment-pas-les-barbus

La même chose sur le site de « Français de souche » :
http://www.fdesouche.com/21475-gaza-sans-dieu-ni-etat-sic

Le meurtre d’Ilan Halimi, par Yves Coleman, publié dans le forum politique de Nicolas Sarkozy.
http://archives-forum-sarko.probb.fr/t499-le-meurtre-d-ilan-halimi-et-le-malaise

Etc. etc. C'est pas beau tout ça !

gageons que Claude Guillon y regardera à deux fois avant de relayer pareille engeance au nom de l'anarchisme


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MessageSujet: revenir au fond, à l'enjeu théorique et des luttes pour dépasser les identités   Mar 26 Mai - 14:53

après cette parenthèse Guillon (dindon de la farce), Yves Coleman (poulet aux yeux morts), et sans parler du registre théorique au-dessus, Germinal Pinalie (le créole zoreille), nous allons revenir au fond, avec cette question qui, aussi pertinente qu'elle pourrait être, n'aura pas de réponse avant un certain temps, celui de voir comment évolueront les contradictions à l'œuvre dans les identités de luttes sous lesquelles apparaissent celles entre classes, races et sexes sociaux, ainsi que le problème de l'esprit militant de parti, ce communautarisme identitaire avec ou sans parti

en effet, depuis le texte du 18 juin 2014 abolir les classes / dépasser les identités de 'genre', 'race'... de militants et d'individus , toute ma thèse repose sur la possibilité que se produisent les dépassements de ces identités de luttes, parce qu'elles sont structurées à dominante par le capitalisme global et sa crise

nous n'avons aucune garantie que cela arrive, puisqu'il s'agit de contradictions complexes en mouvement, et que bien des événements apporteront leur poids dans un sens ou dans l'autre, relativement à la perspective communiste

la suite dans abolir les classes / dépasser les identités de 'genre', 'race'... de militants et d'individus...


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MessageSujet: le sujet est verrouillé   Mar 26 Mai - 15:01

la discussion n'ayant plus d'intérêt à être poursuivie dans un registre personnalisé, je verrouille ce sujet

qui est intéressé par la question au niveau théorique relativement aux luttes est invité à participer aux sujets ouverts dans les catégories correspondantes du forum

si d'aucun.e.s ont des remarques, des défenses à prendre, des protestations à élever, ils peuvent le faire dans
Problèmes ? Hurlements en faveur de Patlotch ? Insultes... ?

Patlotch a écrit:
Être ou ne pas être anarchiste, comme être ou ne pas être Charlie, est-ce bien la question ?

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MessageSujet: Re: ANARCHISME IDENTITAIRE COMMUNAUTARISTE : indé-passable ?   Ven 29 Mai - 20:14

Linx Color a écrit:
Le fil verrouillé, c'est pour mettre les libertés des libertaires sous les verrous ? Pourquoi t'as déjà refermé le cercueil sur Guillon le cadavre ? J'attendais la défense de l'avocat marron, le ci-devant citoyen nègre blanc Charlie Coleman.

les inscrit.e.s peuvent vérifier que le sujet verrouillé est devenu le plus lu de tout le forum, ce dont je ne tire pas gloire, au contraire. Je n'y peux rien si l'on préfère les polémiques entre personnes aux discussions de fond, puisque tous les éléments apportés dans ce sujet avaient déjà été abordés par ailleurs

les choses étant clarifiées, pas question d'en rester à l'apparence de conflits entre personnes, même si les intéressés n'ont y voir que ça, petitement. Comme Bernanos disait « La tolérance, il y a des maisons pour ça », il existe mille blogs pour se prendre le chou : pas ici

comme quoi, mettre "un écrivain anarchiste" célèbre en devanture, fut-ce pour ironiser sur les contradictions de sa posture, cela rameute comme les vitrines du Spectacle : l'anarchisme serait-il devenu une marchandise ?

à quelque chose malheur est bon : Guillon nous renvoie un peu de sa lumière médiatique. Merci. Pourquoi pas en faire bénéficier les passants honnêtes qui ne veulent que s'informer, en avoir le cœur net ?

c'est ainsi, on use parfois de petites ruses à l'insu de qui se fait piéger : les Coleman, Dréan et autres Guillon sont les meilleurs ennemis d'eux-mêmes, il suffit de citer leurs textes à charge, avec un rien pour en faire une lecture non béate, et voilà que s'aiguise l'esprit critique, l'esprit anarchiste authentique : ni Dieu, ni Charlie, ni Coleman, ni Guillon !

gage que s'ils sont intelligents, les auteurs eux-mêmes se poseront de bonnes questions, et trouveront chez moi moins de méchanceté qu'un rien de taquinerie et d'humour pour les uns, plus de colère contre les autres. Ne l'ont-ils pas un peu mérité ?

cela s'appelle user des armes de la critique, dans la lutte des idées. On l'assume ou pas

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MessageSujet: Re: ANARCHISME IDENTITAIRE COMMUNAUTARISTE : indé-passable ?   Ven 29 Mai - 20:16

wikipedia a écrit:
Aux États-Unis le terme "Negro" est un terme désuet désignant les personnes noires. Il était considéré comme un terme respectueux jusque dans les années 1970 (il est d'ailleurs utilisé par Martin Luther King dans son discours I have a dream). Il est peu à peu tombé en désuétude au profits des termes "Black" ou "Afro-american" ("Afro-américain"). Aujourd'hui le terme Negro est généralement considéré comme péjoratif, il est cependant acceptable comme un terme vieilli et reste associé à plusieurs institutions historiques de la communauté noire américaine.

Le negro spiritual est un type de musique vocale et sacrée né chez les esclaves noirs d'Amérique au XVIIe siècle qui sera à l'origine du mouvement gospel.

Les Negro Leagues étaient des ligues professionnelles américaines de baseball réservées aux Africains-Américains lors de la période de ségrégation, de la fin du XIXe siècle à 1948.

La Universal Negro Improvement Association and African Communities League (UNIA) est une organisation nationaliste noire internationale créée par Marcus Garvey en Jamaïque en août 1914.

Le United Negro College Fund organisation philanthropique distribuant des bourses à des étudiants noirs défavorisés fondée en 1944

Le terme est à différencier du terme "Nigger" qui a toujours été péjoratif.

Negro n'est pas en soi raciste. Tout dépend d'où on le dit et comment on l'entend. D'où le dit Patlotch ? Comment veut l'entendre Coleman ?

Daniel Picouly a écrit:
« Quand la mère dit négro, ça ressemble à un joli mot d'amour. Quand c'est Picard qui le dit, j'ai envie de le tuer. » Le champ de personne

Tout cela annonce-t-il Patlotch : un cadavre ?

demi-negro était à entendre comme "à moitié nègre" dans le sens de la fierté de revendiquée dans la Harlem Renaissance* et sa version française, la Négritude de Senghor, Césaire, Damas... Fierté que ne peut revendiquer Yves Coleman, qui s'affirme "color blind", aveugle à la couleur, et construit là-dessus son racisme universaliste - les races n'existent pas, donc nous sommes tous pareils, donc la racialisation a un sens univoque, raciste, conduisant à diviser les travailleurs, etc.
*Langston Hughes : I am a Negro

Yves Coleman sait parfaitement de quoi il retourne. Il a interviewé le militant anarchiste américain Chris Crass, qui soutient la même chose que moi. Pourquoi dans cette interview ne l'accuse-t-il pas de racisme ?

Chris Crass a écrit:

Yves Coleman : Pourquoi ton texte fait-il systématiquement référence au terme de “race”? Depuis les années 50, grâce notamment au travail d’un groupe de scientifiques issus des sciences humaines et des sciences dures, l’UNESCO a établi que ce concept n’a aucune validité scientifique. Pourquoi l’extrême gauche américaine continue-t-elle à raisonner en ces termes ?

Chris Crass : Ne jamais parler de race, être color blind (ne pas voir les différences de couleur), c’est nier la réalité. Les gens de couleur ne peuvent se permettre ce luxe lorsqu’ils sont harcelés par la police à cause de la couleur de leur peau. Si je nie la réalité, cela nuit à mon activité militante et sape mon travail pour la libération sociale. Bien sûr, je souhaite que l’on n’utilise plus des catégories comme celles de Blanc, Noir, etc., mais ce n’est pas un choix que je peux faire tout seul, cela fait partie de la lutte pour un monde nouveau et proclamer: “Je ne vois aucune différence entre les gens” ne sert à rien. C’est un peu comme si un riche capitaliste claironnait partout qu’il ne croit pas en l’existence des classes sociales. Eh bien, tant mieux pour lui, mais qu’en est-il des ouvriers ou des pauvres ? Ont-ils le choix, eux, de ne plus subir les effets de la domination de classe ?
source : Entretien avec Chris Crass, Colours of Resistance Archive

j'ai maintes fois montré le chemin d'identité qui passe par une succession dialectique de négation de la négation, de la conscience d'être esclave parce que noir, conduisant à lutter pour s'en libérer, à affirmation alors sa négritude (Black is Beautiful), à se battre parce que c'est la base d'une communauté de lutte, et à dépasser son assignation à la race sur la de sa situation sociale. Le mouvement est parfaitement décrit par nombre de penseurs américains ou africains, dont Achille Mbembe dans Critique de la raison nègre, auquel je me suis souvent référé
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MessageSujet: Re: ANARCHISME IDENTITAIRE COMMUNAUTARISTE : indé-passable ?   Ven 29 Mai - 20:32

j'ai introduit les échanges autour de "négro", provoqués par le verrouillage, et donc dé-verrouillé le sujet... Mais je n'ai pas que ça à faire, supprimer les interventions proprement racistes qui semblent attirées par ce sujet, et jamais d'autres
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MessageSujet: Claude Guillon, un marchand de lui-même   Sam 30 Mai - 16:14

Guillon ? Un marchand de lui-même

Philippe Soupault a écrit:
Dali, un marchand de lui-même

je me demande au fond comment, en tant qu'écrivain, on peut se revendiquer "écrivain anarchiste". Des générations d'écrivains afro-américains, ou simplement de femmes écrivains, plus récemment tout un courant d'écrivains indiens hommes ou femmes (n'écrivant pas d'abord en anglais), se sont battu.e.s pour être reconnu.e.s comme écrivain, sans autre quaificatif dont le sens n'a qu'un objectif, et en tout cas un résultat : ils ne sont pas des écrivains à part entière

au fond, ce que revendique Claude Guillon, sûrement à son insu, c'est d'être écrivain et anarchiste, entendre un écrivain pas comme les autres, plus que les autres, mieux que les autres, car anarchiste

il a ainsi décroché le gros lot, au delà de ses rêves : il est un "écrivain anarchiste", ni vraiment anarchiste, ni vraiment écrivain, dépendant plus que tout écrivain du milieu de l'édition; à preuve les liens sur son blog Lignes de force (et surtout de faiblesses), renvoyant l'ascenseur à ses éditeurs ou quelques-uns des leurres

Cioran, Le mauvais démiurge, 1969, œuvres p.1257
Cioran a écrit:
Seul est subversif l'esprit qui met en cause l'obligation d'exister; tous les autres, l'anarchiste en tête, pactisent avec l'ordre établi

Guillon, un charlatan

Claude Guillon veut exister, être reconnu comme anarchiste et comme écrivain à la fois. Résultat, il se vend, marchandise de lui-même. Il en rajoute tant dans le narcissisme (à propos de tout, « c'est moi-je, Claude Guillon, écrivain historien, anarchiste, communiste libertaire », blablabla ad nauseam. Lire son « VOUS FAITES ERREUR, JE NE SUIS PAS CHARLIE…» un feu d'artifice (sic) de « je je je moi Guillon ». Dépourvu des moyens critiques, d'une analyse théorique, ne serait-ce que sociologique, il n'a rien compris au sens de « Je suis Charlie » vs « Je ne suis pas Charlie ». Il plaide pour sa petite gueule, « ne pas confondre, je ne suis pas aussi cons que tous ces Charlie, je suis Guillon, écrivain anarchiste communiste libertaire... »... Patatrac, il prouve, à grand renfort d'Yves Coleman, qu'il n'est pas moins Charlie dans son anti-charlisme : un charlatanisme

dans sa réponse à Guillon un cadavre, il étale nos échanges privés. Ce n'est pas tant que je cache mes « une compagne, un fils, deux chats. Un contact humain fort agréable à priori » (apprécier "a priori"), mais au-delà de son impudeur qu'il m'impose, qui s'en préoccupe, de mes chats, de mes amours etc. au-delà de ce que je consent à en dire moi-même, publiquement ?

Guillon l'impudique

il suffit de lire, avant la mode du roman auto-biographique sans aucun respect de personnes transformées sous leur nom en personnages, dont on étale la vie privée; il suffit de lire les vrais écrivains, hommes ou femmes, qui utilisent leur vie ou celles d'autres comme matière à roman, pour voir immédiatement la différence, le mentir-vrai qui fait le roman, une réalité de la vie, non ce petit versant étalant ses histoires de cul, même si celles de Guillon sont quelque peu atypiques (vasectomie à 25 ans, etc.)

Claude Guillon confond ici, comme tant sur internet ce qui est amical, et le fait que par échanges privés, l'on se dise des choses qui peuvent être rendues publiques sans dévoiler rien que les interlocuteurs ne se soient confié en confiance, par messagerie ou au téléphone. Guillon est en avance sur son temps : il a abolit les sphères publique et privée. : il met tout en commun. Pour lui tout est public, surtout la valeur d'échange de son égo, contraint d'en vivre certes, mais à quel prix ?

Claude Guillon, "écrivain anarchiste", dépend d'un dieu d'un maître comme tout un chacun : le fric

Guillon vend du Guillon comme Soupault disait « Dali, un marchand de lui-même »

Cioran, Le mauvais démiurge, 1969, œuvres p.1257
Cioran a écrit:
Seul est subversif l'esprit qui met en cause l'obligation d'exister; tous les autres, l'anarchiste en tête, pactisent avec l'ordre établi
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MessageSujet: Re: ANARCHISME IDENTITAIRE COMMUNAUTARISTE : indé-passable ?   Dim 31 Mai - 4:16

Je viens de lire (à peu près) l'ensemble du sujet. Je dois bien t'avouer que, vue de l'extérieur du milieu des blogs radicaux, cette polémique n'est pas très intéressante pour la réflexion critique.
Je voudrais revenir sur un passage de Marx, que tu as cité plus haut, sur l'intérêt tactique et publicitaires dans la lutte théorique de lier des arguments à leur auteur. Il est assez difficile de nier son efficacité polémique, mais cela ne permet ni de valider ou d'invalider une thèse. La pire des ordures peut voir juste, faire avancer la recherche de la vérité alors qu'un brave type n'aura aucun sens des réalités.
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MessageSujet: Re: ANARCHISME IDENTITAIRE COMMUNAUTARISTE : indé-passable ?   Dim 31 Mai - 13:53

U.235 a écrit:
Je viens de lire (à peu près) l'ensemble du sujet. Je dois bien t'avouer que, vue de l'extérieur du milieu des blogs radicaux, cette polémique n'est pas très intéressante pour la réflexion critique. .

je te le concède. Mais c'est un moyen de prendre les choses par ce que disent certains plutôt que d'une façon purement théorique. Il y a un nœud de contradictions assez embrouillé, mais quand on tire un fil, on défait tout le pull over

U.235 a écrit:
 Je voudrais revenir sur un passage de Marx, que tu as cité plus haut, sur l'intérêt tactique et publicitaires dans la lutte théorique de lier des arguments à leur auteur. Il est assez difficile de nier son efficacité polémique, mais cela ne permet ni de valider ou d'invalider une thèse. La pire des ordures peut voir juste, faire avancer la recherche de la vérité alors qu'un brave type n'aura aucun sens des réalités.

n'est-il pas contradictoire d'affirmer « efficacité polémique, mais cela ne permet ni de valider ou d'invalider une thèse » ?

on a beaucoup reproché à Marx ses polémiques ad hominem avec Stirner, Proudhon, Herr Vogt... Il y a passé des années, qu'il aurait perdues pour des choses plus sérieuses. Quand on considère la teneur de ces textes (dans L'idéologie allemande, Misère de la philosophie, etc), il est difficile de soutenir qu'il a perdu son temps

Guillon n'est pas plus une "ordure" que Proudhon ou Stirner, et ne voit pas plus "juste" qu'Yves Coleman, dont on ne peut pas être sûr de l'honnêteté intellectuelle, à moins qu'il ne soit tout simplement obsédé (par l'antisémitisme) au point d'en avoir perdu la raison. Là effectivement, on en vient à des pathologies et des attitudes policières (comme Daenincks sur le négationnisme d'ultragauche, aujourd'hui des "antivoiles" tels que Christian Delarue, du MRAP)

autrement dit, c'est ici un exercice pratique de polémique, où je ne manque pas de me faire plaisir, mais toutes ces questions avaient déjà été abordées ailleurs comme problématiques en tant que tel : je ne vois pas une lutte d'idées sans exposer ces idées d'où elles viennent. Ce n'est pas un débat hors sol mais un combat d'idées défendues ou diffusées par des individus en chair et en os
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ANARCHISME IDENTITAIRE COMMUNAUTARISTE : indé-passable ?
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