PATLOTCH / NOUVELLE THÉORIE du COMMUNISME et de la RÉVOLUTION

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 Black Feminist Revolution in Japan ?... Immigration, racisme, et robotisation

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MessageSujet: Black Feminist Revolution in Japan ?... Immigration, racisme, et robotisation   Sam 16 Mai - 20:02

c'est le quart d'heure People de Patlotch. Profitez-en, déjà que côté peuple je suis un peu comme Gilles Dauvé : « Chaque fois qu'à la place de prolétariat, je lis "peuple", je me demande quel mauvais coup on prépare contre le prolétariat

bon, « chez nous », on les comprend, les Japonais de souche ne sont pas contents, et de souche, ils le sont massivement bien plus que les Français. Mais quand un militaire noir-américain rencontre une japonaise, la souche nippone (ni mauvaise) en prend un coup...

Miss Japon, métisse, part en croisade contre les préjugés raciaux Madame Figaro AFP 13 mai 2015

Madame Figaro a écrit:

À peine est-elle sacrée reine de beauté, le 12 mars dernier, qu'Ariana Miyamoto est victime d'un véritable lynchage sur la Toile. On lui reproche notamment de ne pas être assez « japonaise ». Aujourd’hui, la jeune femme entend changer les mentalités.  

Dans les années 1980, le super top model Naomi Campbell révolutionne le monde du mannequinat. Aujourd'hui, c'est au tour d'Ariana Miyamoto, une métisse de 21 ans élue Miss Japon 2015 de mener sa révolution contre les préjugés raciaux. Lorsqu’elle est sacrée en mars dernier, la jeune femme, née de père afro-américain et de mère japonaise, est victime d'une tempête d’injures sur Twitter. Beaucoup d’internautes se plaignent que la couronne soit allée à une « hafu » (de l’anglais « half », qui signifie « moitié »), c’est-à-dire à une « demi-Japonaise » plutôt qu’à une « Japonaise pure ». La jeune femme, qui « s’attendait aux critiques », n'en est pas moins choquée : « Je mentirais en disant qu’elles ne me blessent pas du tout. »

Gamine, j'avais l'habitude d'être stigmatisée

Ce n’est pas la première fois que cette Afro-Asiatique est victime d’attaques racistes. Née à Sasebo, une base navale américaine proche de Nagasaki (dans l'ouest de l'île de Kyushu) où se sont rencontrés ses parents, Ariana a subi des brimades dès sa jeunesse. « Gamine, j'avais l'habitude d'être stigmatisée, mais je suis devenue plus forte mentalement pour me protéger », se souvient-elle. Dans la rue, on ne manque jamais de dévisager cette jeune femme à la peau caramel mesurant 1,73 mètre, et au restaurant, on lui propose systématiquement un menu en anglais. « Quand j'étais petite, je me distinguais des autres. J'ai toujours senti qu'il fallait que je m'adapte. Je m'efforçais de ne pas me faire remarquer. Aujourd'hui, je dis ce que je pense et je fais ce que je veux. » Aujourd’hui, la jeune métisse entend mettre en lumière l'injustice dont elle a été victime.

Elle rêve de "lancer une révolution"


Si la jeune femme a participé au concours de Miss Japon, c’est à cause du suicide d’un ami de la même couleur qu'elle, victime lui aussi du racisme ordinaire. « Mon but était d’attirer l’attention sur la discrimination raciale », souligne Ariana. « En tant que première Miss Japon noire, je dispose maintenant d'un tremplin pour faire passer mon message. » La jeune femme confie que les critiques essuyées lors de son sacre n’ont « fait que renforcer sa motivation ». Aujourd’hui, elle rêve de « lancer une révolution ».

« Je sais bien que je ne vais pas changer les choses en un jour. Mais dans un siècle ou deux, il restera très peu de "Japonais purs" . Il faut donc commencer à changer notre façon de penser », plaide le mannequin, qui veut porter haut sa couronne au prochain concours de Miss Univers. Car si elle remporte le titre, Ariana passera un an à New York, dans le faste de la Trump Tower - la tour du magnat de l'immobilier américain Donald Trump, qui parraine ce concours. Elle gagnerait alors grandement en visibilité pour mener son combat.

J'aimerais me servir de ma position pour devenir leader

L'hostilité qu'elle rencontre contraste avec la volonté affichée par les autorités japonaises de promouvoir l'image d'un « Japon cool » pour attirer les touristes étrangers, notamment à l'occasion des J.O. de Tokyo de 2020. Même si d’autres célébrités japonaises métisses laissent penser que les mentalités évoluent, cette évolution reste toute relative. Ariana regrette qu'en raison des préjugés anti-noirs, seules des Eurasiennes aient pour le moment une chance de percer au Japon, un archipel ethniquement homogène, longtemps isolé, où les enfants nés de mariages mixtes ne représentent que 2 % des naissances annuelles. « Au Japon, il n'y a pratiquement pas de mannequins ou d'animatrices de télé noires », déplore-t-elle, avant de lancer : « J'espère contribuer à créer un Japon dans lequel tout le monde pourra réussir. »

« Il est possible que les plus conservateurs considèrent qu'Ariana Miyamoto ne convient pas à l'image traditionnelle qu'on se fait du Japon », admet la psychologue Yoko Haruka, une habituée des débats télévisés. « Mais c'est dû au choc de la nouveauté. Miyamoto a la chance d'être une pionnière. Et c'est une excellente occasion pour le Japon de s'intégrer dans la mondialisation », observe Mme Haruka ]elle ne perd pas le Nord]. En dépit de ses nobles intentions, elle n'a - pour l'instant - pas l'intention de se lancer en politique. « J'aimerais me servir de ma position pour devenir leader, sourit-elle. Mais je ne pense pas encore sérieusement à la politique. Il est un peu tôt pour envisager de devenir premier ministre. »


Dernière édition par Admin le Jeu 20 Aoû - 13:37, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: Black Feminist Revolution in Japan ?... Immigration, racisme, et robotisation   Lun 18 Mai - 2:26

Le Japon connaît en effet des gros problèmes de racisme qui se traduit par une défiance vis-à-vis des relations mixtes. C'est quelque chose que les occidentaux ont un peu trop tendance à passer sous silence pour ne conserver que l'image Pop et kawaii de ce que les industries culturelles japonaises entendent leur vendre du Japon.
Au-delà de ce constat un peu triste, qu'il ne faudrait pas généraliser à l'ensemble de la population japonaise, sinon on commet l'erreur de l'essentialiser, le Japon mène néanmoins une politique très active de développement de l'industrie de la robotique pour pouvoir se passer de main d'œuvre étrangère.
Cet argument explicitement xénophobe pour justifier une politique industrielle me semble assez intéressant dans le cadre d'une réflexion sur le dépassement du travail tel que l'envisage la communisation (je pense notamment au livre de Bruno Astarian sur ce sujet).
Malheureusement, je suis bien incapable de me souvenir où j'ai lu cette information sur la robotique japonaise…
Pour revenir à l'automation, il faut noter que les situationnistes ont pendant un temps promu le mythe de la libération du travail par l'automation et qu'aujourd'hui l'automation revient sous une nouvelle forme mythique pour combattre les "dangers" des travailleurs étrangers.
Il me semble donc bien ici qu'une politique industrielle se fait sur des arguments si ce n'est raciaux aux moins explicitement xénophobes.
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MessageSujet: Re: Black Feminist Revolution in Japan ?... Immigration, racisme, et robotisation   Lun 18 Mai - 6:01

du coup, ce qui était parti à la manière d'un gag prend avec ton intervention, U.235, un autre caractère (j'étends le titre à racisme et immigration). Au Japon, à part près des bases militaires américaines (c'est le cas de notre beauté jaune-noire), on voit fort peu de Noir.e.s

U.235 a écrit:
Le Japon connaît en effet des gros problèmes de racisme qui se traduit par une défiance vis-à-vis des relations mixtes. C'est quelque chose que les occidentaux ont un peu trop tendance à passer sous silence pour ne conserver que l'image Pop et kawaii de ce que les industries culturelles japonaises entendent leur vendre du Japon. Au-delà de ce constat un peu triste, qu'il ne faudrait pas généraliser à l'ensemble de la population japonaise, sinon on commet l'erreur de l'essentialiser...

un "mariage mixte" avec une Japonaise, j'en ai fait un il y a 20 ans, et "kawaii" (mignon, adorable), c'était le mot que les femmes répétaient en souriant en voyant notre fils, dans la rue, les magasins ou les parcs. Je n'ai jamais senti cette "défiance" pour les couples mixtes et m'accueillir au Japon n'a pas semblé un gros problème pour la famille de ma compagne, de milieu modeste il est vrai (ça peut être plus compliqué dans la bourgeoisie), ou pour ses ami.e.s. Je pense que tout dépend avec qui se fait la "mixité". Une forme de racisme social existe depuis très longtemps à l'encontre des Burakumin dont certains furent assimilés à des Coréens aux pires périodes du nationalisme. On pourrait le comparer aux relations des Français avec les Rroms, ou justement, les Arabes, en raison du passé colonialiste du Japon avec la Corée. Un même racisme existe envers les Chinois, mais contrairement aux Coréens, ils sont fort peu nombreux dans l'archipel

de même un racisme un peu spécial à l'encontre des "Nikkeis", puisque ce sont les Brésiliens d'origine japonaise, qui ont les pires problèmes d'intégration quand ils reviennent s'installer au Japon. Je conseille le roman "Out" de Natsuo Kirino, dont un personnage est un jeune Brésilien-Japonais justement soupçonné d'un crime... un témoignage sans équivalent sur la classe ouvrière féminine au Japon...

Brésil-Japon : le retour des « Nikkei » Brésil-Japon : le retour des « Nikkei »
Brésil-Japon : le retour des « Nikkei »
AsiaOnline a écrit:

Dans un précédent article de février 2013, nous avions décrit la forte immigration japonaise au Brésil dans la première moitié du XXe siècle. Presqu’un siècle plus tard, les « Nikkei », ces descendants de ces générations d’immigrants retournent au Japon comme émigrants du pays en voie de développement qu’est devenu le Brésil. En effet, au moment même où le Brésil, qui sort de la période sombre de la dictature en 1985, vit une crise économique sans précédent, le Japon devient l’un des pays les plus riches du monde et a un fort besoin de main d’œuvre pour alimenter sa croissance.

Japon-Brésil, une relation ancienne

Dès le début des années 1980, l’industrie japonaise a commencé à faire appel à une main d’œuvre immigrée pour accomplir les tâches que les Japonais ne veulent plus accomplir. Ce sont les travaux décrits comme les « trois K », pour Kitanai (sale), Kitsui (pénible), Kiken (dangereux). Cette immigration attire tout d’abord des ressortissants de toute l’Asie mais aussi des Dekasegi c’est-à-dire des Sud-Américains, descendants de Japonais, qui quittent la patrie d’adoption de leurs parents temporairement afin de gagner de l’argent. Tous ces immigrants quelque soit leur origine sont généralement en statut précaire et sans-papiers.

Le gouvernement japonais décide alors d’organiser cette immigration spontanée et de favoriser l’immigration de descendants de Japonais jusqu’à trois générations. Se percevant comme homogène sur le plan racial et culturel, le Japon privilégie les descendants de ses compatriotes dont ils pensent qu’ils s’adapteront plus facilement au pays et se réclame d’une vision de la nationalité fondée sur le jus sanguinis (droit du sang) qui est tout à l’opposé de la vision brésilienne qui valorise le droit du sol. La loi d’immigration de 1989 octroie automatiquement un visa de travail aux Brésiliens qui peuvent prouver au moins un ancêtre japonais dans leur ascendance. Entre 1990 et 1992, 130.000 Brésiliens viennent travailler au Japon. Ce chiffre augmentera encore jusqu’en 2008 où la population brésilienne localisée au Japon atteint 312.582 personnes. La crise économique puis le tremblement de terre de mars 2011 ramèneront ce chiffre à 207.000 personnes en 2012.

Le Japon ne paraît pas avoir pour objectif de permettre aux nouveaux arrivants de s’assimiler de façon durable mais plutôt d’avoir une réserve de main d’œuvre qui puisse répondre aux besoins de son industrie. Représentant la 3ème communauté étrangère au Japon, à 97,9% d’ascendance japonaise, le cas de ces Nikkei (descendants) permet de s’interroger sur ce qu’il reste de la culture japonaise après plusieurs générations dans un pays aussi différent que le Brésil et surtout comment ces Brésiliens d’origine japonaise « retrouvent » le Japon à l’occasion de leur immigration dans ce pays. Il faut en effet noter que les Brésiliens d’origine japonaise qui émigrent au Japon partent avec l’illusion d’un retour en mère-patrie alors que pour la plupart ils ne se sont jamais rendus au Japon.

Dans ce contexte le témoignage de Monsieur Ryo Wakabayashi, né au Brésil de parents japonais et arrivé au Japon en 1991, offre un exemple intéressant du chemin riche mais difficile que constitue l’adaptation à un nouveau pays. S’adapter, c’est aussi perdre par un processus d’acculturation une partie de ce que l’on est. La perception d’être différent conduit à l’introspection et la comparaison. Elle ne conduit pas nécessairement à faire un choix entre deux identités mais peut conduire à une meilleure connaissance de soi-même. Lorsqu’on est héritier d’une double culture, le sentiment d’appartenance ne va pas de soi et l’on peut éprouver des conflits d’identité. On est conduit à comparer, réfléchir et à définir son positionnement par rapport à chacune des cultures. Cette démarche permet sans doute de mieux se connaître soi-même et de dépasser la nécessité de se définir par une appartenance culturelle. On se révèle à soi-même en se confrontant à l’autre. (suit un long témoignage)

il existe aussi au Japon une immigration des pays du Moyen-Orient. Sur mon blog, j'ai l'an dernier donné des infos sur les couples mixtes avec des japonaises musulmanes (j'ai connu à Paris un tel couple, la musumé voilée...).

U.235 a écrit:

Au-delà de ce constat un peu triste... le Japon mène néanmoins une politique très active de développement de l'industrie de la robotique pour pouvoir se passer de main d'œuvre étrangère. Cet argument explicitement xénophobe pour justifier une politique industrielle me semble assez intéressant dans le cadre d'une réflexion sur le dépassement du travail tel que l'envisage la communisation (je pense notamment au livre de Bruno Astarian sur ce sujet).
Malheureusement, je suis bien incapable de me souvenir où j'ai lu cette information sur la robotique japonaise…

je n'ai lu nulle part l'argument xénophobe auquel tu fais allusion, mais il est plausible, dans le débat assez tendu au Japon avec la droite nationaliste, à laquelle Le Pen a donné le conseil de ne pas commettre "les mêmes erreurs que la France". Le développement de la robotique est certainement un moyen par lequel l'Etat et les industriels japonais entendent compenser le vieillissement de la population tout en limitant l'immigration (l'Allemagne est en voie de connaître le même problème), mais les emplois compensés ne sont pas, il me semble, les mêmes que ceux "offerts" aux immigrés. Cependant, je ne vois pas très bien à quoi sert cet argument, puisque de toute façon, l'arrivée de robots industriels, c'est la mise au chômage d'ouvrier.e.s japonais.e.s, et je ne sais pas si ils/elles préfèrent être jeté.e.s pour des robots ou des immigrés. Les robots d'assistance à domicile, par contre, peuvent être en concurrence avec de la main-d'œuvre immigrée, notamment des jeunes femmes.

U.235 a écrit:
Pour revenir à l'automation, il faut noter que les situationnistes ont pendant un temps promu le mythe de la libération du travail par l'automation et qu'aujourd'hui l'automation revient sous une nouvelle forme mythique pour combattre les "dangers" des travailleurs étrangers.
Il me semble donc bien ici qu'une politique industrielle se fait sur des arguments si ce n'est raciaux aux moins explicitement xénophobes.

il me semble que la robotisation ne s'explique pas fondamentalement en relation avec l'immigration, mais pour obtenir des gains de productivité réelle (plus-value relative - ici problématique puisque seul le travail vivant est créateur de plus-value, a priori). L'argument xénophobe ne peux pas être, à mon avis, la cause du choix industriel de la robotique. Le mouvement du progrès technique industriel est incessant depuis les débuts du capital, de fait contre les intérêts des prolétaires, ceux d'en-bas, aujourd'hui de plus en plus les techniciens et cadres, nouveaux prolos réels chassant les moins qualifiés. Je pense que l'argument xénophobe est servi après coup, et pour d'autres raisons, y compris de concurrence politique sur fond de nationalisme identitaire, comme chez nous

en France l'argument me semble difficile à développer, puisque la main-d'œuvre """"immigrée"""" de 3 ou 4ème génération, on l'a sur place, et que la France n'est pas menacée sur le plan démographique (2 enfants/femmes contre 1,6 en Allemagne)
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MessageSujet: Re: Black Feminist Revolution in Japan ?... Immigration, racisme, et robotisation   Lun 18 Mai - 17:19

J'ai retrouvé l'article où j'avais lu cette information, il date de plus 8 ans :
http://www.lexpress.fr/actualite/sciences/japon-pas-d-immigr-eacute-s-des-robots_476653.html
(Je passe en coup de vent, te poser le lien, je repasse plus tard pour en discuter)
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MessageSujet: Re: Black Feminist Revolution in Japan ?... Immigration, racisme, et robotisation   Lun 18 Mai - 17:44

U.235 a écrit:
J'ai retrouvé l'article où j'avais lu cette information, il date de plus 8 ans

merci pour l'article, que voici
L'Express a écrit:

Japon: pas d'immigrés, des robots ! 4 juillet 2007

Plus de 100 séries télévisées sur le sujet, dont le populaire Astro Boy, 6 automates industriels sur 10 en activité dans le monde... Le Japon est décidément le terrain de prédilection des robots. Cela ne date pas d'hier: durant l'époque d'Edo (de 1603 à 1868), le pays raffolait déjà des automates. L'explication a pourtant grandement changé au cours des années. En 1927, le pays développe le Gakutensoku - littéralement, la «raison divine» - une machine capable d'écrire à la plume grâce à un système d'air comprimé. Dotée de cheveux d'apparence indienne, d'un nez africain, de joues asiatiques ou encore d'yeux européens, elle est d'abord un hommage à la diversité. Aujourd'hui, le motif de création des robots est plus prosaïque.

L'archipel, vieillissant, prend conscience des besoins de personnels qu'il va devoir satisfaire à l'avenir. Or il ne souhaite pas recourir à l'immigration. « La robotique doit à présent apporter une solution au risque de pénurie de main-d'œuvre dans l'industrie et, à plus long terme, dans les services ou la santé », explique un conseiller diplomatique en poste à Tokyo. Un plan gouvernemental d'envergure a été déployé, dès janvier 2005, pour favoriser la production de robots «employables». Leur mission: remplacer sous peu les agents de nettoyage, les vigiles, les gardes d'enfants ou encore les assistants de personnes âgées.

cela me conforte dans mon impression. La citation est de 2005. Dix ans ont passé, et la politique gouvernementale a changé son fusil d'épaule, il y aura des robots ET des immigré.e.s. On les voit mal se passer des deux

notons qu'au Japon, il existe encore ce qu'on appelait autrefois des "journaliers", travailleurs employés à la journée, logés dans des foyers misérables. J'en connaissais un près de chez ma "belle-famille", de la gare conduisant à Kobé-Kyotô, et du zoo d'Osaka, haut-lieu des bas-fonds, pour la concentration des SDF et autres "lumpen". Le malheur (absolu) des uns faisant le bonheur (relatif) des autres. Ils avaient alors de la chance, peu après le tremblement de terre de Kobé, en 1995 il y avait du travail pour tous, et la reconstruction allait très vite malgré l'ampleur des dégâts, surtout dans les quartiers pauvres, où les maisons traditionnelles n'étaient pas construites selon les normes anti-sismiques. Ma compagne ayant une amie là-bas, où elle-même avait fait ses études, nous avons parcouru Kobé quelques mois après le séisme, et je peut dire en paraphrasant Emmanuelle Riva dans le film d'Alain Reisnais * : « Je n'ai rien vu à Kobé »
* Hiroshima mon amour 1958
à Hiroshima au demeurant, la même année 1995 allant visiter de la famille, j'ai encore plus rien vu, mais j'ai appris de la bouche d'une tante dont une partie avait disparu sous les bombes américaines ou par la suite, qu'un véritable racisme nucléaire s'exerçait contre ces familles... le même qui a resurgi et qui sévit aujourd'hui, instrumentalisé par l'État japonais, contre les victimes de Fukushima, où l'on envoie à une mort promise les mêmes sous-prolos, japonais ou immigrés, dans les travaux les plus dangereux autour de la centrale accidentée
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MessageSujet: Re: Black Feminist Revolution in Japan ?... Immigration, racisme, et robotisation   Lun 7 Déc - 12:29



“Être noir au Japon”, un documentaire donne la parole à une minorité peu médiatisée Traduction publiée le 20 Octobre 2015


Le documentaire montre des témoignages de plusieurs personnes
qui s'identifient comme étant noires et vivant au Japon
Capture d'écran tirée de YouTube

Rachel & Jun est une chaîne YouTube populaire et attrayante qui adopte une approche en deux langues pour expliquer les caractéristiques propres au Japon

Citation :
Avec des dizaines de milliers de followers sur Twitter et Facebook et un vlog YouTube qui atteint régulièrement des millions de vues, Rachel & Jun est devenu le lieu de référence sur internet pour trouver une réponse à n'importe quelle question relative au Japon.

Des vidéos parlent des perceptions qu'ont les Japonais sur les personnes en surpoids ou maigres, de comment sortir avec un(e) Japonais(e) ou bien encore de comment acheter une maison au Japon.

Si Rachel & Jun adoptent une approche amusante et enjouée en proposant des vidéos sur la culture japonaise, ils donnent également quelques aperçus uniques sur la vie dans le pays.

L’ une de leurs vidéos les plus populaires est le documentaire, Black in Japan [Noir au Japon].


Le documentaire explore pendant deux heures les expériences de sept habitants non-Japonais qui s'identifient comme noirs.

Les interviewés parlent de ce qu'être noir implique au Japon en comparant leurs expériences avec celles d'autres non-Japonais résidant au Japon. Les sept sujets de ce documentaire échangent également sur la différence du modes de vie au Japon, parfois positive, en comparaison à leur pays d'origine, les États-Unis.

Après avoir regardé le documentaire, Baye Mc Neil, rédacteur du Japan Times et blogueur de Yokohama, a observé :

Citation :
En ce qui concerne cette vidéo, je dirais néanmoins ceci : être un homme noir au Japon est très différent du fait d'être une femme noire (comme c'est le cas aux États-Unis mais également dans d'autres endroits…regardez la grande majorité de policiers qui tirent sur des hommes noirs…nous sommes véritablement une espèce menacée d'extinction. Dans le cas présent, la menace qui en marche se trouve dans le regard que certains posent sur d'autres).

[…] La GRANDE majorité des personnes noires au Japon SONT des hommes ! J'aurais aimé écouter plus de témoignages d'hommes. Les deux hommes interviewés […] ont donné un aperçu de combien il est intense de vivre au Japon compte tenu des attitudes adoptées par des hommes japonais influencées par la peur et l'ignorance. Ça donne à la vidéo un point de vue équilibré qui vaut la peine d'être applaudi.

Globalement parlant, c'est de loin la MEILLEURE vidéo que j'ai vue jusqu'à ce jour sur le fait d'être noir au Japon […]


McNeil est l'auteur de la chronique intitulée Black Eye dans le Japan Times. Il a récemment publié une série de portraits de femmes noires qui ont épousé des Japonais au Japon.



Photo de Nevin Thompson

Ecrit par Nevin Thompson Traduit par Noelle Aboya-Chevanne


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