PATLOTCH / NOUVELLE THÉORIE du COMMUNISME et de la RÉVOLUTION

LA CONSTITUTION EN CLASSE CONTRE LE CAPITAL DES LUTTES PROLÉTARIENNES, FÉMINISTES, DÉCOLONIALES et ÉCOLOGISTES
 
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 DÉCOLONISER le MARXISME, l'ANARCHISME, l'ULTRAGAUCHE et la "COMMUNISATION"... Histoire et nécessité actuelle d'un clivage, pour en finir avec les dogmes universels eurocentrés

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MessageSujet: Re: DÉCOLONISER le MARXISME, l'ANARCHISME, l'ULTRAGAUCHE et la "COMMUNISATION"... Histoire et nécessité actuelle d'un clivage, pour en finir avec les dogmes universels eurocentrés   Dim 26 Juin - 10:52


importé de UN DISCOURS "DE CLASSE" (?) EUROPÉISTE et RACISTE ? L'idéologie française en versions anti-système ultra-gauche-droite, 14 et 26 juin


comment Marx justifie la lutte contre "le Grand remplacement",
thème du Front national, des identitaires de souche, et de la Nouvelle droite


Francis Cousin - L'immigration et le Grand Remplacement

« L'immigration à partir des grandes grèves de 68,
c'est la nécessité de ne plus jamais revoir l'esprit communard émerger...

l'immigration est devenue le cœur stratégique du capital...
la clé de voute d'un remplacement de population qui doit casser les luttes de classe »



la condamnation actuelle du "grand remplacement" actuel est expliquée par les textes de Marx sur les "surnuméraires", le "travail féminin", le remplacement des "Yankees" par les "Chinois", etc.

extrait

Citation :
à la banlieue ouvrière qui sur son zinc, avec son Côtes du Rhône et sa rillette, refaisait le monde en imaginant la possibilité de l'abolition du salariat, on a substituée des banlieues qui sont implantées à partir de populations afro-orientales qui ignorent même l'idée de cette abolition du salariat...

en banlieue j'arrive parce que je suis dans la merde là-bas, qu'est-ce que je veux faire ? Je veux avoir un bon boulot ou je trafique, mais je ne veux jamais avoir l'abolition du salariat. Les banlieues ouvrières il y a quarante ans disaient "abolition du salariat". Les banlieues aujourd'hui elles disent "donnez-nous de l'argent"...

Citation :
Francis Cousin : « Comprendre aussi que le mouvement ouvrier en 68, dont parle Cousin, qui a engendré la réaction du pouvoir sous forme de montée de l'immigration, ne doit pas être confondu avec le mai 68 des étudiants bourgeois et sans-frontiéristes qui a servi de point de départ à la mutation des revendications politiques et économiques des ouvriers en associations de type SOS racisme, pour peindre sous des couleurs humanistes ce qui n'était qu'une stratégie du capital pour écraser les ouvriers.»

Extrait de : Meta TV | Francis Cousin - Pour comprendre l'œuvre de Karl Marx

Francis Cousin animateur d'un cabinet de philo-analyse nous présente ses travaux de l'étude de l’œuvre de Karl Marx qui se veut bien plus radicale et révolutionnaire que ceux qui s'en réclament veulent bien le faire croire.

Il insiste en particulier sur la vision de l'auteur qui revendiquait que la véritable révolution serait dans l’absence d'état et d'argent car toute autre forme de société mène inévitablement à la société marchande exacerbée telle que nous la connaissons actuellement.

Un auteur méconnu et une vision iconoclaste du sens des écrits de Karl Marx.


"iconoclaste" est un euphémisme, même si Marx (on l'a vu avec Olivier Le Cour Grandmaison) a une conception de l'histoire qui met en avant les classes ouvrières des pays développés et « l'union des prolétaires de tous les pays » industriels

Francis Cousin a la même lecture du lumpen prolétariat comme armée de réserve du capital, et, puisqu'il ne parle pas de la restructuration mondiale du capital en termes d'économie politique mais en remaniant les écrits de Debord dans son invention littéreuse sans bornes précises (ce vocabulaire est fait pour ça), et son tour de passe-passe historique et théorique consiste à identifier aujourd'hui le prolétariat racialisé des banlieues au lumpen prolétariat de l'époque de Marx. C'est une rhétorique que l'on retrouve chez certains gauchistes (LO sauf erreur pendant les émeutes de 2005), ce qui explique aussi quelques transfuges d'extrême et d'ultra-gauche vers ces dérives eurocentristes


Marx & EngelsLe Manifeste du Parti Communiste
Citation :
Quant au lumpenprolétariat, ce produit passif de la pourriture des couches inférieures de la vieille société, il peut se trouver, çà et là, entraîné dans le mouvement par une révolution prolétarienne ; cependant, ses conditions de vie le disposeront plutôt à se vendre à la réaction.


Engels, Préfaces de 1870 et 1875 à la Guerre des paysans
Citation :
Le lumpenproletariat - cette lie d'individus déchus de toutes les classes qui a son quartier général dans les grandes villes - est, de tous les alliés possibles, le pire. Cette racaille est parfaitement vénale et tout à fait importune. Lorsque les ouvriers français portèrent sur les maisons, pendant les révolutions, l'inscription : « Mort aux voleurs ! », et qu'ils en fusillèrent même certains, ce n'était certes pas par enthousiasme pour la propriété, mais bien avec la conscience qu'il fallait avant tout se débarrasser de cette engeance. Tout chef ouvrier qui emploie cette racaille comme garde ou s'appuie sur elle, démontre par là qu'il n'est qu'un traître.


il est donc aisé de comprendre pourquoi il se retrouve au coude à coude avec Alain Soral, piètre théoricien mais qui se réclame du marxisme de Michel Clouscard (voir ici)

le piège idéologique se referme sur tous ceux qui théorise de façon universaliste la révolution prolétarienne en sautant à pied joint sur les caractéristiques présentes de la double crise de l'Occident et du capital, rejetant en bloc toute idée de la nécessité des luttes décoloniales et de leur contenu transitoire contre la segmentation racialiste du prolétariat, leur retournant la responsabilité du racisme et de la racialisation qui est celle entière du capital et pour une part du prolétariat européen et occidental aussi



vive le Prolétariat universel de souche européenne !


Jean-Louis Roche a écrit:
Bien sûr médias, Hollande et gauchistes se sont précipités pour dénoncer le « populisme », terme de mépris pour le peuple quand il vote et accessoirement le prolétariat, voire « la droite extrême » (les collabos de Médiapart).

Tout le monde sait bien que le facteur déterminant a été l'invasion de migrants encouragée par l'oligarchie capitaliste, préoccupation non simplement des peuples mais des prolétariats en Europe.

[...]

En vérité, le Brexit montre deux choses :

1) l'oligarchie européiste qui donne des leçons de morale, génère le chaos, elle a besoin pour continuer à s'enrichir d'une immigration massive et incontrôlée relativement, qui, outre qu'elle islamise progressivement la société occidentale, fournit en partie une main d'œuvre soumise (et pieuse) dont la bourgeoisie bénéficie déjà grâce à ses guerres impérialistes, dont, partout, les nouvelles lois travail à la 49.3 constituent l'accompagnement vers une dérégulation totale du travail et un « partage des salaires » quitte à laisser sur le carreau les ouvriers autochtones exclus dans leur propre pays;

2) le prolétariat, bien que encore dilué dans la population et la population électorale, pose, derrière sa négation de l'enculage humanitaire, non le retour à la nation étriquée mais [b]la question d'une autre gestion du monde où la règle ne soit plus la guerre et la déportation forcée de populations qui n'aspiraient elles-mêmes qu'à vivre dans leur pays.


1) je n'ai pas remarqué que les migrants seraient si bien accueillis en Europe par les dirigeants économiques et politiques

assimiler filières clandestines d'immigration pour le patronat (BTP...) et filières massives de migrants est un tour de passe-passe des plus osés... Quant à l'accueillante Allemagne en difficulté démographique, ça n'a duré qu'un temps, et ce fut plus que sélectif, les prolétaires d'origine n'étant pas les mieux lotis, ni logés à la même enseigne que les migrants de couches moyennes

2) je n'ai pas remarqué que le prolétariat de souche européenne se montrerait déterminé à faire une révolution communiste, ni qu'il manifesterait le désir d'« une autre gestion du monde » sans frontières, le principal obstacle étant supposé les immigrés

enfin, je me demande ce que cette conception, effectivement héritée du Marx affirmant « Prolétaires de tous les pays [civilisés], unissez-vous » peut bien avoir d'universelle... Voire une positivité révolutionnaire dans le populisme qu'il soit de droite ou de gauche est une ineptie, et comme dit Gilles Dauvé : « Chaque fois qu'à la place de prolétariat, je lis "peuple", je me demande quel mauvais coup on prépare contre le prolétariat. »

ce n'est pas tant que Jean-Louis Roche ait une influence si considérable qu'elle mériterait à elle seule d'y répondre, mais très simplement que cette thèse est symptomatique, car fréquente chez les marxistes 'ultra' et anarchistes français



Jean-Louis Roche et son vieux pote du CCI
« Jean-Marc, postier de choc à la retraite »


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MessageSujet: Re: DÉCOLONISER le MARXISME, l'ANARCHISME, l'ULTRAGAUCHE et la "COMMUNISATION"... Histoire et nécessité actuelle d'un clivage, pour en finir avec les dogmes universels eurocentrés   Mar 28 Juin - 14:17


Recalibrer l’anarchisme dans un pays colonisé

Conversation avec des anarchistes palestiniens



« Pour être honnête, j’en suis encore à essayer de me débarrasser de mes habitudes nationalistes », dit Ahmad Nimer en plaisantant tandis que nous bavardons dans un bar de Ramallah. Le sujet de notre conversation est à peu près celui-ci : comment peut-on vivre comme anarchiste en Palestine ?

Citation :
« Dans un pays colonisé, il est assez difficile de convaincre les gens avec des solutions non-autoritaires et non-étatiques. On rencontre une forte mentalité – souvent étroitement nationaliste – anticoloniale », déplore Nimer. En fait, les anarchistes en Palestine ont actuellement un problème de visibilité. En dépit de l’importance de l’activisme anarchiste en Israël et au niveau international, il ne semble pas exister une prise de conscience semblable en faveur de l’anarchisme parmi les nombreux activistes palestiniens.

« Le débat actuel sur les thèmes anarchistes se concentre surtout sur la question du pouvoir : refuser l’exercice du ‟pouvoir sur” et être en faveur du ‟pouvoir avec”. Quand on parle de l’anarchisme en tant que conception politique, celle-ci est définie par le rejet de l’État », explique Saed Abu-Hijleh, professeur de géographie humaine à l’Université Al -Najah à Naplouse. « On parle de liberté et d’une société qui s’organise sans l’interférence de l’État. » Mais comment un peuple sans État peut-il adhérer à l’anarchisme, lequel implique une opposition à toute forme d’État comme condition de son autoréalisation ?

En Palestine, historiquement, des éléments dans la lutte populaire ont été auto-organisés, même s’ils ne sont pas explicitement identifiés à l’anarchisme en tant que tel. « Les gens ont déjà organisé leur vie horizontalement ou d’une manière non-hiérarchique », explique Beesan Ramadan, une autre anarchiste de Palestine, qui définit l’anarchisme comme une ‟tactique”, mais s’interroge sur la nécessité de s’étiqueter. Elle poursuit : « il est déjà là, dans ma culture et dans la façon dont l’activisme palestinien opère. Pendant la Première Intifada, par exemple, quand une maison était démolie, les gens s’organisaient presque spontanément pour la reconstruire. Comme anarchiste palestinienne, j’ai hâte d’en revenir aux racines de la Première Intifada, qui n’est pas née d’une décision politique et qui s’est même déroulée contre la volonté de l’OLP. » Yasser Arafat a déclaré l’indépendance en novembre 1988, après le début de la Première Intifada en décembre 1987, et ajoute Ramadan, « pour détourner les efforts réalisés par la Première Intifada. »

La question palestinienne s’est compliquée encore plus au cours des dernières décennies. Le contexte de la Première Intifada, établie sur une large base d’auto-organisation horizontale, a été supplanté en 1993 avec la signature des accords d’Oslo et la création verticale, d’en haut, de l’Autorité palestinienne (AP). « Maintenant, ici, en Palestine, dit Ramadan, nous n’avons pas la même signification de l’autorité que d’autres peuples doivent défier... Nous avons l’AP et l’occupation, et nos priorités sont continuellement mélangées. L’Autorité palestinienne et les Israéliens [sont au] même niveau parce que l’AP est un instrument entre les mains des Israéliens pour opprimer les Palestiniens. » Nimer partage également ce point de vue, en faisant valoir que s’est répandue beaucoup plus largement l’idée que l’AP est une sorte d’ « occupation par procuration. »

« Être anarchiste ne signifie pas hisser le drapeau rouge et noir, ni faire un ‟black bloc” », précise Ramadan en faisant référence à la tactique de protestation anarchiste dans laquelle les manifestants s’habillent entièrement de noir et se couvrent le visage. « Je ne veux imiter aucun groupe occidental dans la façon de ‟faire” l’anarchisme... ici cela ne fonctionnerait pas parce que nous devons créer une conscience populaire complète. Les gens ne comprennent pas ce concept. » Pourtant, Ramadan pense que la faible visibilité des anarchistes palestiniens, et plus largement la sensibilisation limitée de l’anarchisme en Palestine, ne signifie pas nécessairement qu’ils sont peu nombreux. « Je pense qu’il y a un certain nombre d’anarchistes en Palestine », fait-elle remarquer tout en admettant ensuite que « c’est surtout, pour l’instant, des idées individuelles [bien que] chaque militant soit actif dans sa manière propre de faire ».

Cette absence d’un mouvement anarchiste unifié en Palestine pourrait résulter du fait que les anarchistes occidentaux n’ont jamais porté une attention sérieuse et approfondie sur le colonialisme. « [Les auteurs occidentaux] n’ont pas eu à le faire » soutient Budour Hassan, activiste et étudiante en droit. « Là-bas, leur combat est différent. » ajoute Nimer « Pour les anarchistes aux États-Unis, la décolonisation peut être une partie de la lutte antiautoritaire ; pour moi, c’est tout simplement ce qui doit arriver. »

Surtout, Hassan étend sa propre compréhension de l’anarchisme au-delà de la simple lutte contre l’État ou de l’autoritarisme colonial. Elle cite le romancier palestinien et nationaliste arabe Ghassaan Kanafani, soulignant le fait que non seulement celui-ci s’est affronté à l’occupation, « mais aussi aux relations patriarcales et la classe bourgeoise. C’est pourquoi je pense que nous, Arabes – anarchistes en Palestine, en Egypte, en Syrie, au Bahreïn – nous avons besoin de commencer une reformulation de l’anarchisme d’une manière telle qu’il reflète nos expériences du colonialisme, nos expériences en tant que femmes dans une société patriarcale, et ainsi de suite… »

« Le fait de faire partie de l’opposition politique ne va pas vous sauver », prévient Ramadan, en ajoutant que pour de nombreuses femmes, « si nous nous opposons à l’occupation, nous devons nous opposer à la famille. » En fait, dit Ramadam, la représentation très importante des femmes lors des manifestations cache le fait qu’en réalité, beaucoup d’entre elles doivent se battre pour pouvoir simplement être là. De même, assister à des réunions le soir exige des jeunes femmes de surmonter les barrières sociales que ne rencontrent pas leurs homologues masculins.

« En tant que Palestiniens, nous devons établir des liens avec d’autres anarchistes arabes », explique Ramadan influencée par la lecture de matériaux anarchistes en provenance d’Égypte et de de Syrie. « Nous avons tellement de choses en commun et, en raison de notre isolement, on finit par rencontrer des anarchistes internationaux qui parfois, aussi bonne que soit leur politique, restent coincés dans leurs préjugés et l’islamophobie ».

Dans un court article publié dans Jadaliyya intitulé “Anarchist, Liberal, and Authoritarian Enlightenments : Notes from the Arab Spring” [‟Eclairages anarchistes, libéraux et autoritaires : Notes sur le Printemps Arabe”], l’auteur Mohamed Bamyeh soutient que les récentes révoltes arabes reflètent « une rare combinaison de méthodes anarchistes et d’intentions libérales », soulignant que « le style révolutionnaire est anarchiste , en ce qu’il requiert peu d’organisation, de direction, ou au moins de coordination,[et] a tendance à se méfier des partis et des hiérarchies même après la victoire révolutionnaire. »

Pour Ramadan, le nationalisme représente aussi un problème important. « Les gens ont besoin de nationalisme dans les périodes de lutte », concède-t-elle, mais « cela devient parfois un obstacle... Tu sais ce que signifie le sens négatif du nationalisme ? Cela signifie que vous ne pensez qu’en tant que Palestiniens, que les Palestiniens sont les seuls qui souffrent dans le monde. » Nimer ajoute également : « On parle de soixante années d’occupation et de nettoyage ethnique, et soixante années de résistance à cela à travers le nationalisme. C’est trop long, c’est malsain. Les gens peuvent passer du nationalisme au fascisme, assez rapidement. »

Les foules rassemblées sur la place Tahrir au Caire, en décembre dernier [2012], ont donné de l’espoir aux anarchistes palestiniens. Alors que le président Mohamed Morsi consolidait ses pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire, des groupes anarchistes se sont joints aux manifestations. Ces Egyptiens se définissent actuellement eux-mêmes comme anarchistes et adoptent l’anarchisme comme tradition politique. Retour à Ramallah, Nimer réfléchit : « Je suis souvent pessimiste, mais vous ne pouvez pas négliger les Palestiniens. Nous pouvons exploser à tout moment. La Première Intifada a commencé par un banal accident de la circulation. »


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MessageSujet: Re: DÉCOLONISER le MARXISME, l'ANARCHISME, l'ULTRAGAUCHE et la "COMMUNISATION"... Histoire et nécessité actuelle d'un clivage, pour en finir avec les dogmes universels eurocentrés   Mar 12 Juil - 19:50


autopsie d'un mort-vivant français

à propos de tout ce qui précède, et à partir de l'épisode "attaque de La Discordia", un texte en anglais. Ils sont tous là : Claude Guillon, Yvon Coleman, Non-Fides, Léon de Mattis, Roland Simon, Bernard Lyon, dialectical delinquents... Houria Bouteldja, Grosfoguel et les théoriciens du PIR, leurs adversaires Yvan Segré, Vincent Présumey... Blanqui, Kautsky, Bordiga, Lauren Goldner, Postone... et bien sûr Marx via KB Anderson...

Anatomy of a controversy

Race, religion, and ideology in contemporary debates on the French communist Left

How to moralize with a sledgehammer


(Comment faire la morale avec un marteau de forgeron)


The Charnel-House 12 juillet 2016


ya même Patlotch, le fils maudit...

Citation :
Yet the coup de grâce was delivered by somebody named “Patlotch,” who accused an old left communist internationalist [vieux sympathisant de la gauche communiste internationaliste] of Eurocentrism. About this Patlotch, we’ll hear more later. La Discordia vowed to continue cursing “the confused pseudo-radicals and theo-compatibles” [les pseudo-radicaux confus et théo-compatibles], reciting some of the lines to Le père Duschesne, an anonymous ode to Hébert that the anarchist Ravachol sang on his way to the guillotine in 1892: « Cut the priests in two, bloody hell / Tear the churches to the ground, blood of God / And good Lord in the shit, bloody hell!” [«Coupe les curés en deux, Nom de Dieu / Fout les églises par terre, Sang Dieu / Et l’bon dieu dans la merde, Nom de Dieu!»]

si j'ai bien compris, l'auteur, dont le blog est fort beau, s'amuse beaucoup à cette enquête avec reconstitution du procès franco-français, qui se lit comme un polar, et je dirais franchement que moi aussi, je m'en suis amusé : merci

bel effort, donc. Cela dit, je comprendrais que nos camarades et compagnons anglo-saxons n'aient pas envie de se laisser prendre dans ces filets de rhétoriques franchouillées, souvent vaines car manquant de sérieux, comme un sous-marin portugais par un chalut français, et pour ma part je continuerai à pêcher en des eaux moins glacées de quoi nourrir mon appétit d'ogre marin

PS : il faudra que je revienne sur une remarque de Grosfoguel relativement à l'eurocentrisme de Marx, qui me semble notoirement fausse, comme sur le fait que sa compréhension de Marx (que je n'ai suivie que de loin, car en espagnol), peut expliquer un rejet global du marxisme par le PIR dont il est sur le plan théorique un des principaux fournisseurs

autrement dit, j'y trouve une justification supplémentaire à tenir à fronts renversés mon fil rouge du communisme décolonial, afin de poser le décolonial sur la table du communisme autant que la réciproque. Voir à cet égard ce 12 juillet poser le décolonial sur la table du communisme et le communisme sur celle du décolonial : résumé du cheminement

donc elle va pas mourir la Mama...



en retour pour la "grâce"



Otto Preminger, musique de Duke Ellington, intégral



Dernière édition par Admin le Jeu 14 Juil - 13:18, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: DÉCOLONISER le MARXISME, l'ANARCHISME, l'ULTRAGAUCHE et la "COMMUNISATION"... Histoire et nécessité actuelle d'un clivage, pour en finir avec les dogmes universels eurocentrés   Mer 13 Juil - 14:30


il y a une suite me concernant à l'article commenté ci-dessus


une présentation critique de "Patlotch"

Enter Patlotch

The Charnel-House 13 juillet 2016

traduction sans doute approximative
Citation :
Patlotch is an enigmatic character. He has made it his private task to reconcile two streams of contemporary radical thought which at first blush appear unrelated, if not irreconcilable — communization theory and decolonial critique. Guillon informs us that his handle is an (unimpressive) anagram of the old Situationist journal Potlatch, indeed with just one letter’s difference. An erstwhile fellow traveler [compagnon de route] of the communization current under Mattis’ tutelage, from roughly 2005 to 2010, Patlotch initially approached Guillon after reading a short piece he’d written on the international communist review Sic. Communization was to him an “unthinkable project” [l’impensable projet], an appraisal that resonated with the young Patlotch. Later, though, the impetuous lad turned on kindly old Guillon, cursing him as a “cadaver” and burying him alongside Coleman and his ilk. The offense? Well, to have written “And ‘God’ Created ‘Islamophobia’,” of course. Incidentally, I don’t blame him for having some apprehension when it comes to this term, and its possible censorious use. For Guillon has been censored in the past. Suicide: A How-to Guide [Suicide, mode d’emploi], a survey of the various methods and techniques people’ve used to kill themselves, was written with Yves le Bonniec in 1982 and released that same year. Just half a decade later, it was banned by the French state in 1987 and withdrawn from circulation by 1987. But Patlotch, enfant terrible of the online ultraleft circuit, grants no leniency to poor old Guillon. Young Patlotch has many scores to settle, however, as we will soon see.

Patlotch est un personnage assez mystérieux. Il s'est donné pour tâche privée de concilier deux courants de la pensée radicale contemporaine, qui apparaissent à première vue non liés, sinon inconciliables — la théorie de la communisation et la critique décoloniale. Guillon nous informe que [Patlotch] est une anagramme (médiocre) de l’ancien journal de situationniste Potlatch, en effet avec la différence de qu’une lettre. [plus exactement l'inversion de deux lettres]. Un ancien compagnon de route de la communisation sous la tutelle de Mattis [c'est beaucoup lui accorder...], de 2005 à 2010 environ, Patlotch s'est initialement adressé à Claude Guillon après lecture d’un court texte que celui-ci avait écrit à propos de SIC, revue internationale pour la communisation, selon lui un « impensable projet », une évaluation qui a fait écho pour le jeune Patlotch [écho critique, puisque partant d'un texte jugé mauvais par les théoriciens de la communisation, mais le seul par lequel Guillon a cru comprendre quelque chose]. Plus tard, cependant, le jeune garçon impétueux s'est retourné contre ce bon vieux Guillon, le traitant de « cadavre » [référence à Breton, etc] et lui promettant de l'enterrer aux côtés de Coleman et ses semblables. Pour quelle offense ? Eh bien, d'avoir écrit « Et « Dieu » créé « L’islamophobie », » bien sûr. Soit dit en passant, je ne le blâme pour avoir une certaine appréhension lorsqu’il s’agit de ce terme et de son utilisation possible [j'ai dit et redit que perso, je n'utilise pas ce concept mais lui reconnaît une fonction politique incontournable]. Guillon a été censuré dans le passé pour son guide pratique [Suicide, mode d’emploi], une enquête sur les différentes méthodes et techniques utilisées par des personnes pour se suicider, écrit avec Yves le Bonniec en 1982 et publié la même année. Juste une demi-décennie plus tard, il a été interdit par l’État Français en 1987 et retiré de la circulation en 1987. Mais Patlotch, enfant terrible du circuit ultraleft en ligne, n’accorde aucune indulgence au pauvre vieux Guillon. Young Patlotch a plusieurs cordes à son arc, cependant, comme nous le verrons bientôt.

Looking at some of Patlotch’s writings scattered around the Net, a couple central motifs readily become visible. One recurring theme is what he calls “the double crisis of capital and the West” [double crise du capital et de l’Occident], by which he means both the shift from formal to real subsumption and the shift away from European and North American geopolitical hegemony. The first (more or less the thesis of TC) can be understood as a temporal restructuring of Capital, while the second (more or less the thesis of the PIR) can be understood as the spatial recentering of the State. Each started sometime during the 1970s, and were relatively coextensive in the way they proceeded. If I may be permitted to revise these theses, at least somewhat, I’d begin with the unfortunate phrase “crisis of capital.” Capitalism is crisis, permanent and profound, so “crisis of capital” is rather redundant. More accurate, I’d say, when it comes to.the.restructuration.argument advanced by TC, is the prospect of a “crisis of the proletariat” in which the programmatic aims of the working class have finally run their course. As for the “crisis of the West,” Patlotch is a bit late to the game. Spengler already in 1919 was prophesying The Decline of the West, the plantlike decay of a whole hemisphere whose peoples were now reduced to wandering fellaheen. Undeterred by precedent, Patlotch presses on to achieve his synthesis:

En regardant certains des écrits de Patlotch dispersés sur le Net, quelques motifs centraux deviennent facilement repérables. Un thème récurrent, c’est ce qu’il appelle « la double crise du capital et de l’Occident », par quoi il signifie à la fois le déplacement de la subsomption formelle à la subsomption réelle [non, pas du tout, la crise actuelle du capital n'est pas liée à ce passage au demeurant pas achevé et sans doute pas achevable], et la sortie de l’hégémonie géopolitique européenne et nord-américaine. Le premier point (plus ou moins la thèse de TC) peut être compris comme une restructuration temporelle du Capital, tandis que le second (plus ou moins la thèse du PIR) peut être compris comme le recentrage spatial de l’Etat [?]. Chacun a commencé durant les années 1970 et a été relativement coextensif à la façon dont ils ont procédé. Si je peux me permettre de réviser ces thèses, au moins un peu, je commencerais par la phrase malheureuse « crise du capital ». Le capitalisme est crise permanente et profonde, afin de « crise de capital » est plutôt redondant [certes, mais une crise est plus ou moins profonde, il y a des "crises" comme moments déterminants, 1929, 2008... des restructurations débouchant sur des moments moins "critiques" pour la reproduction du mode de production capitaliste, par exemple le fordisme]. Plus précisément, je dirais, quand à l'argument de la restructuration avancé par TC, que c'est la perspective d’une « crise du prolétariat », dans laquelle les objectifs programmatiques de la classe ouvrière ont finalement arrêté leur cours [la contradiction capital-prolétariat étant implication réciproque, il n'y a pas de "crise du capital" qui ne soit "crise du prolétariat", pour autant que cette expression soit bien juste : il y a eu crise de l'identité ouvrière de classe mais elle est le pendant de la restructuration mondiale du capitalisme] . Quant à la « crise de l’Occident », Patlotch est un peu tard pour le jeu. Spengler déjà en 1919 a été prophétisant le déclin de l’Occident, la désintégration plantlike d’un hémisphère entier dont les peuples ont été maintenant réduits à errer en fellahs. Sans se laisser décourager par les précédents, pour réaliser sa synthèse, Patlotch s’appuie sur : [?]


concernant le premier paragraphe, je ne pense pas que l'épisode du cadavre Guillon mérite de tenir la moitié d'une présentation de ma personne ou de mes idées, mais il est vrai que dans le petit milieu, cela a eu un certain succès, à défaut d'être compris, comme le prouve encore ce résumé. Mais laissons aux concierges ce qui leur appartient : le bavardage

le second paragraphe est plus intéressant, puisqu'il porte sur que ce que je fais, tout en me disant que c'est bien mal compris, ou disons mélangeant le stade où j'en étais il y a deux ou trois ans, pensant sortir la théorie de la communisation de ses ornières et ses partisans de leurs œillères, alors que je n'avais pas encore pris en compte la pensée décoloniale, mais seulement la nécessité de "poser la race sur la table de la communisation", en m'appuyant sur des auteurs tels que Stuart Hall, CLR James, Achille Mbembe... et toute une tradition du marxisme non européen inconnu des théoriciens de la communisation

j'ai insisté par la suite pour montrer qu'il ne s'agissait pas d'un syncrétisme, et quoi qu'il en soit, ce que je retiens de la pensée décoloniale ne se réduit pas aux positions du PIR, qui en fait un usage politique que je ne partage pas : je ne doute pas que théorie de la communisation et la critique décoloniale sont «inconciliables», pour la bonne raison que la première est eurocentriste sur une base d'universalisme prolétarien, et la seconde traversée de problématiques et de contradictions, sans homogénéité idéologique, et par conséquent que le PIR en fait un usage propre qui n'engage pas l'ensemble de la dynamique décoloniale mondiale à laquelle il participe en France dans des conditions spécifiques, marquées par la tradition du bon vieux racisme anti-arabe (rebaptisés musulmans pour l'occasion), et n'engage pas le fait que moi ou d'autres puissent affirmer un point de vue singulier, un point de vue communiste, dans cette dynamique décoloniale : voilà le débat loin des amalgames campistes

il est vrai que « la double crise du capital et de l’Occident » est central dans mon approche (au point de figurer dans le titre du forum). Cela tient au fait qu'au début de toute réflexion critique sur des perspectives révolutionnaires possibles, il importe de caractériser l'époque où nous sommes, le "moment actuel", "où nous en sommes dans la crise" comme dit RS/TC, en un sens où elle est effectivement permanente... avant de produire une sortie d'une façon ou d'une autre, à l'intérieur du mode de production capitaliste (nouvelle restructuration) ou en l'abolissant (révolution, communisation...). Comparer ce que j'en dis, ou les débats sur la crise de la suprématie occidentale aujourd'hui, au "Déclin de l'Occident" selon Spengler il y a un siècle, un peu léger, non ?

je n'ai pas compris si ce texte du Charnier était achevé, mais une chose doit être claire, si "synthèse" il doit y avoir, la mienne n'est sûrement pas entre TC et le PIR. Je pense avoir fait depuis quelques mois assez d'efforts de clarification, de synthèse des points d'avancement, et de reformulation permanente pour mériter des critiques commençant par s'informer de ce dont elles parlent plutôt qu'alimenter des amalgames, incompréhensions et confusions habituelles sur Internet



d'une médiocrité radicale : à la racine du milieu

je suis de plus en plus convaincu qu'il n'y a rien à attendre de ce(s) milieu(x), incapables qu'ils sont de participer à des débats simplement honnêtes, même quand leurs intentions ne sont pas malhonnêtes, puisque ce qu'ils manifestent d'abord, c'est l'incompréhension et la déformation de ce dont ils parlent pour prétendre en faire la critique : vous avez dit "médiocre" ?

il se peut que l'anagramme Potlatch-Patlotch soit "médiocre", il signifie néanmoins par sa forme un renversement de positions situationnistes mêmes entre autres sur "le renversement de l'art", ce qu'est bien infoutu de comprendre un Guillon avant de pouvoir l'expliquer, comme le sens de "cadavre" vu que l'allusion à Breton lui ayant échappé, il s'est fait un plaisir de répondre à côté, et de se faire mousser en "écrivain anarchiste" plutôt qu'accepter le débat sur le communautarisme anar identitaire




quant à renverser la connerie dominant les échanges dans le milieu radical, je n'en rêve même pas : à « ni dieu ni maître » ils ont oublié d'ajouter « familles je vous hais »

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MessageSujet: Re: DÉCOLONISER le MARXISME, l'ANARCHISME, l'ULTRAGAUCHE et la "COMMUNISATION"... Histoire et nécessité actuelle d'un clivage, pour en finir avec les dogmes universels eurocentrés   Mer 13 Juil - 16:04


suite par une réponse à l'envoyeur sur son blog


Patlotch a écrit:
July 13, 2016 at 8:44 am

merci de votre intérêt pour ma personne et mes idées. Je vous ai répondu ici :
http://civilisation-change.forumactif.org/t310p150-critique-decoloniale-et-theorisations-communistes-remises-en-perspectives-revolutionnaires#8929

pour l’essentiel, vous n’avez pas compris mon travail et largement déformé mes thèses sur le communisme décolonial. Il est donc sans intérêt d’en débattre sur la base de votre présentation et de vos critiques

merci de votre compréhension

Patlotch

Please excuse my bad English :

Thank you for your interest in my person and my ideas. I answered you here:
http://civilisation-change.forumactif.org/t310p150-critique-decoloniale-et-theorisations-communistes-remises-en-perspectives-revolutionnaires#8929

for the most part, you do not understand my work and largely distorted my theses on the decolonial communism. It is therefore irrelevant to discuss on the basis of your presentation and your criticism

Thank you for your understanding

Patlotch


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MessageSujet: Re: DÉCOLONISER le MARXISME, l'ANARCHISME, l'ULTRAGAUCHE et la "COMMUNISATION"... Histoire et nécessité actuelle d'un clivage, pour en finir avec les dogmes universels eurocentrés   Dim 17 Juil - 17:26


le "mouvement de libération noire" des années 60 gobalement qualifié d'identitaire...

on n'arrête pas le soldat Coleman de l'idéologie française communautariste

jusqu'ici, personne n'avait vraiment oser franchir le pas, mais j'en avais prévenu, ça viendrait, et rien d'étonnant que cela passe d'abord par l'œuvre d'un grand pourvoyeur devant l'éternel français : Yves Coleman. Serait-il en voie de "radicalisation" ?


Citation :
Les politiques identitaires, celles qui mettent en avant l’identité nationale des différents peuples d’Europe, ont le vent en poupe sur ce continent européen à la fois à l’extrême droite (cf. le développement des mouvements nationaux-populistes et d’extrême droite) mais aussi à gauche et à l’extrême gauche.

L’un des modèles à l’extrême gauche et dans une partie du mouvement libertaire est celui fourni par le mouvement de libération noire (Black Liberation movement), que les médias et l’historiographie dominante préfèrent appeler le « mouvement des droits civiques » mais qu’il nous semble plus juste d’appeler le mouvement de libération noire, suivant ainsi l’exemple de ses protagonistes les plus radicaux, « nationalistes culturels » ou « nationalistes révolutionnaires » pour reprendre une terminologie qu’utilisait notamment le Black Panther Party, le parti des Panthères noires.

Même si ces termes sont en partie trompeurs, ils éclairent aussi, cinquante ans plus tard, une partie des écueils sur lesquels tombent (volontairement ou involontairement) l’extrême gauche et le mouvement libertaire français quand ils essaient de reprendre à leur compte des discussions qui durent depuis plus d’un demi-siècle, dans le monde anglo-saxon, chez celles et ceux qui avaient à cœur d’analyser, de dénoncer et de combattre le racisme spécifique qui vise les Afrodescendants particulièrement en Amérique du Nord mais aussi dans d’autres pays anglo-saxons.


PDF lié

comme à son habitude, aucun texte cité, aucun argument solide, des affirmations sur la base d'une déshistorisatiion et d'amalgames, mais un précédent voyant les Indigènes de la République réussir leur examen d’entrée dans l’extrême droite gauloise... on en attendait pas moins de ce petit soldat de l'idéologie française universaliste en version ultragauche

Yves Coleman, ultra du "colorblind", aveugle à toute "ligne de couleur" (WEB Dubois), voudrait "blanchir" tout le monde comme il s'est idéologiquement affranchi lui-même de toute trace raciale de son métissage : un grand classique du retournement psychologique du métis par son maître (cf Fanon...)

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MessageSujet: Re: DÉCOLONISER le MARXISME, l'ANARCHISME, l'ULTRAGAUCHE et la "COMMUNISATION"... Histoire et nécessité actuelle d'un clivage, pour en finir avec les dogmes universels eurocentrés   Dim 17 Juil - 22:54


la lâcheté radicale, à la racine

j'l'avais poubellisé, mais à voir comme ces types ont si peu d'idées, de tripes et de couilles pour débattre, si peu de courage et de dignité, allons-y gaiement


Ross Wolfe

quand on me cherche, on me trouve

Ross Wolfe, du blog Charnel House, porteur outre-Atlantique (et outre-Manche) de l'idéologie de Non Fides, Yves Coleman, La Discordia , Léon de Mattis & Cie, Ross Wolfe, qui s'intéresse au communisme décolonial au point d'en travestir radicalement (c'est un radical) le sens (commentaires précédents), définit ainsi l'identitarisme :

Ross Wolfe in On the term “identitarian”:

Citation :
Now we come to the critique of “identitarian” ideology specifically under neoliberal capitalism, picking up on Reed and Michaels’ intuition. “Identitarian” ideology here occurs wherever apparent heterogeneity masks underlying homogeneity. When individuals assert the uniqueness of their various identities, and recite all the various experiences and factors that make them different from the dominant narrative or “hegemonic order” of society, they neglect to consider the way that capital operates by making that which is seemingly incommensurable commensurable. Far from being inherently radical or occupying a marginalized vantage within society not fully captured by the logic of capital, these various identities are regarded by capital as so many niche markets through which groups or individuals can semi-consciously cultivate the illusion of being different than everybody else. This is not to say that racism, sexism, homophobia, and so on are not problems; they are. But they are bound together by a social dynamic that runs deeper than the facile notion of “intersectionality”: namely, the totality of capitalist social relations, in which these phenomena coexist and interrelate. These different “identities” do not provide a true basis for transcending capitalism, nor are they properly outside of capitalism; they are generated, layered, and recombined within the neoliberal configuration of capital.

ETA: "wherever apparent heterogeneity masks underlying homogeneity" ought to go into an essay I would like to write but probably never will, "The ideology of the black bourgeoisie".

traduction Patlotch

Venons-en en maintenant à la critique de l’idéologie « identitaire » précisément dans le capitalisme néolibéral... L'idéologie « identitaire » se produit partout où l’hétérogénéité apparente masque homogénéité sous-jacente. Quand les individus affirment le caractère unique de leurs différentes identités et récitent toutes les expériences et tous les facteurs qui les rendent différents, depuis le récit dominant ou « ordre hégémonique » de la société, ils négligent d’examiner le fonctionnement que capital en rendant commensurable ce qui est apparemment incommensurable.

Loin d’être intrinsèquement radicales ou d'occuper une marge au sein de la société non entièrement capturée par la logique du capital, ces différentes identités du capital sont considérées comme autant de niches de marchés grâce auquellles des groupes ou individus peuvent cultiver semi consciemment l’illusion d’être différent de tout le monde.

Cela ne veut ne pas dire que le racisme, le sexisme, l’homophobie et ainsi de suite ne sont pas des problèmes ; ils le sont. Mais ils sont liés ensemble par une dynamique sociale qui va plus loin que la notion facile d'« intersectionnalité » : à savoir, l’ensemble des rapports sociaux capitalistes, dans laquelle ces phénomènes coexistent et sont reliés entre eux.

Ces différentes « identités » ne fournissent pas une vraie base pour transcender le capitalisme, et ne sont pas à proprement parler à l’extérieur du capitalisme ; elles sont générées par couches et recombinées dans la configuration néolibérale du capital.


en tant que revendiqué amateur (on espère) de philosophie et de marxisme, Ross Wolfe ne s'embarrasse pas de complications, et encore moins de dialectique avec ses cochonneries de contradictions en mouvement. Il tranche dans le lard ce qu'est l'identitarisme, auquel, naturellement il échappe, mettant en ligne non-fides, Coleman, Vacarme et non-fides contre le PIR et Houria Bouteldja, cible privilégiée, car signifiant pour lui et ses amis l'idée même de lutte décoloniale

les identitaires français de souche, autrement dit l'extrême-droite raciste et nationaliste, Ross Wolfe connaît pas, il ne les a pas vus à l'ordre nouveau. Normal, de l'autre côté de l'Océan et de la Manche, mais Guillon aurait pu lui expliquer, en anar identitaire communautariste franchouille. Voir ce post


toujours est-il que suite à mon envoi poli (ci-dessus, il a eu de la chance), Ross Wolfe a retiré de son texte le passage "Enter Patlotch", jugeant peut-être qu'il pouvait nuire à sa réputation de sérieux. On attend, concernant les rapports classe, genre, race, religion, que son blog s'alimente de considérations plus rigoureuses et équilibrées pour ouvrir un débat honnête, à moins que, comme beaucoup dans ces milieux, il ne prenne ses lecteurs et lectrices pour des con.ne.s, et qu'il préfère alimenter la cinquième colonne de l'anarcho-marxisme identitaire blanc occidentaliste ?

quant à, du haut de son ironie, « le jeune Patlotch... le jeune garçon impétueux... enfant terrible du circuit ultraleft en ligne... », que ce jeune Wolfe, avant de hurler avec les loups, apprenne à manier la dérision avec plus de pertinence, de connaissances maîtrisées et digérées, avant d'en user à tord et à travers, du moins contre moi : je ne traverserai pas l'Atlantique pour lui mettre mon poing dans la gueule, mais d'autres mieux armés s'y sont cassé les dents



Ross Wolfe
à voir ta tronche et ton identité de classe, t'as dû en souffrir du racisme,
alors tes leçons d'identitarisme, tu peux te les mettre où je pense
avec tes potes Guillon, Coleman, non-fides, etc.

PS : ajouter à ça, sur son Charnel House (le Charnier : sic), la litanie de textes, à l'instar de Temps Critiques et Critique de la valeur, focalisés sur l'antisémitisme, l'absence de toute critique du colonialisme et de l'impérialisme à toutes époques dont la nôtre, et vous aurez saisi l'équation, dont le résultat est le même que l'idéologie de l'État français

allez, encore un effort, Ross Wolfe, pour paraître ce que tu prétends être, et surtout pas le contraire...

PS Patlotch est peut-être un « enigmatic character », mais de fait, c'est vérifiable, plus (trop ?) transparent et honnête que ses contradicteurs sans exception, alors pourquoi pas jouer cartes sur tables, au lieu de fuir en permanence le débat ? Effacer est préférable, les Jacques Wajnsztejn et Jacques Guigou, les frères lâches de 'Temps Critiques', l'ont compris aussi : à qui le tour ?

une des constantes constatées, dans ce milieu post-ultragauche, c'est la lâcheté intellectuelle : dès qu'ils sont coincés, ils se retirent, droits dans leurs bottes. Le problème c'est qu'à force de tricher et de se retrancher dans le silence de leur tour d'ivoire radicale et de "censure stalinienne", ça ne convainc pas grand monde

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MessageSujet: Re: DÉCOLONISER le MARXISME, l'ANARCHISME, l'ULTRAGAUCHE et la "COMMUNISATION"... Histoire et nécessité actuelle d'un clivage, pour en finir avec les dogmes universels eurocentrés   Mar 19 Juil - 15:18


Yves Coleman présente le numéro 56-57 de Ni patrie ni frontières (juillet 2016)


Sommaire
Citation :
I. LOI-TRAVAIL ET NUIT DEBOUT

II. RETOURS SUR LES ATTENTATS DE 2015 135

Des attentats du 7 janvier à ceux du 13 novembre 2015 137

Jacques Wajnsztejn : Au fil de quelques lectures : islamisme, fascisme, choc des civilisations, religions… 156 (blog de Temps Critiques, mondialisme.org)

Flora Grimm et Alexandra Pinot-Noir : Sur l’idéologie anti-islamophobe 172 (blog de Claude Guillon, sites Vosstanie, non-fides, )

CNT-AIT : L’islamophobie, une invention du colonialisme français, 179 (site Socialisme libertaire, mondialisme.org)

Blaise, Arnold, Nico, la crémière et les autres : Avariance et diverdissements. Remarques au sujet d’un texte trouvé sur le site de propagande « lundi matin », 184 (non-fides)


j'ai récréé les liens vers les textes déjà publiés en ligne par les copains des copains

intéressant de relever que l'analyse des attentats en France se réduit à faire le lien, non pas seulement avec l'islamisme, ce qui est après tout dans le sujet, surtout dans les explications gouvernementales, mais en focalisant contre ceux qui parlent à cette occasion d'islamophobie. L'obsession se resserre et le camarade-compagnon Coleman "s'auto-radicalise" en bonne compagnie dans "le milieu"

étant donné qu'il n'y a là rien qui résiste à l'examen, ni des faits, ni à l'analyse un temps soit peu "marxiste" du contexte français dans la "guerre au terrorisme", je prends le pari d'un effondrement de cette mouvance s'exprimant au nom de l'anarchisme ou de l'ultragauche : on ne peut pas durablement refourguer la propagande de l'État en se réclamant de tels idéaux. L'attentat de Nice pourrait marquer un tournant dans cette tartufferie idéologique (voir   l'idéologie française et les ATTENTATS depuis janvier 2015, l'ÉTAT D'URGENCE... la "radicalisation"...


Dernière édition par Admin le Mar 19 Juil - 22:41, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: DÉCOLONISER le MARXISME, l'ANARCHISME, l'ULTRAGAUCHE et la "COMMUNISATION"... Histoire et nécessité actuelle d'un clivage, pour en finir avec les dogmes universels eurocentrés   Mar 19 Juil - 15:33


deux jours après l'attentat de Nice, Claude Guillon, sur son "blogue généraliste", donne un extrait de son livre de 2008 : Je chante le corps critique



triple malaise :

1) s'il est évident que le tueur de Nice était un gros macho dragueur et violent avec son épouse, il n'a pas par son geste ciblé particulièrement des femmes. Nombre d'enfants et d'hommes particulièrement des pères de familles, parmi les victimes du carnage : quel sens a cette sélectivité ?

2) les pays cités dans cet extrait sont le Bangladesh, le Pakistan et l’Afghanistan, la Jordanie, la Palestine, la Syrie et la Turquie, aucun pays occidental et donc pas la France, où 160 femmes meurent de violences sous les coups d'un homme (généralement "le leur") en moyenne annuelle : voir le sujet la DOMINATION MASCULINE en FRANCE : machisme, travail, domesticité, violences.... Le texte commence pourtant bien : « L’irrationalité de la violence machiste éclate dans ce que l’on appelle, aussi improprement que les crimes « passionnels », des « crimes d’honneur »...

3) mais accordons-lui des circonstance atténuantes : Claude Guillon, si peu narcissique, n'aura surtout pas raté une occasion de faire connaître sa prose, quitte à ce qu'elle tombe encore une fois à côté de l'essentiel, pour ne pas dire dans le camp supposé adverse

en effet, compte tenu de ses convictions épinglées par ailleurs (voir les deux précédents commentaires), inutile de se demander ce que veut ainsi prouver notre "écrivain anarchiste", et dans le contexte actuelle, à quelle entreprise idéologique d'État il participe


génicide anarchiste identitaire ?

Claude Guillon serait bien avisé de chanter moins sur les corps écrasés et de faire marcher plus son esprit critique

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MessageSujet: Re: DÉCOLONISER le MARXISME, l'ANARCHISME, l'ULTRAGAUCHE et la "COMMUNISATION"... Histoire et nécessité actuelle d'un clivage, pour en finir avec les dogmes universels eurocentrés   Jeu 21 Juil - 15:15


de la posture anarchiste anti-décoloniale

voici encore un bel exemple, plutôt caricatural, de la posture anarchiste anti-décoloniale : tout y est magnifiquement condensé de ce que je nomme la cinquième colonne anarchiste de l'idéologie française. A lire comme antidote mon commentaire de ce matin : quel problème avec l'anti-"anti-islamophobie" ?



« Il y a dix ans, dans la même réunion qu’aujourd’hui, si on avait dit ” blanc ”, les gens auraient cassé le mobilier. Aujourd’hui, grâce aux Indigènes de la République, grâce à Houria, on peut dire ”les blancs”, tout le monde comprend qu’il ne s’agit pas de couleur de peau, mais d’une race qu’on est tout à fait libre de quitter » Eric Hazan.

Citation :
On ne peut malheureusement pas encore donner tort à l’éditeur classé à l’extrême gauche du dernier pamphlet explicitement antisémite d’Houria Bouteldja Les Blancs, les juifs et nous, qui n’a pas suscité de réaction à la hauteur de son caractère ignoble. Les catégories et le vocabulaire de l’idéologie racialisatrice, repris depuis quelques temps dans les organisations et milieux politiques qui vont de l‘extrême gauche jusqu’aux libertaires, sont en train de devenir la norme et d’instaurer une hégémonie. Ce vocabulaire s’est imposé insidieusement, sans être ni discuté ni argumenté. D’ailleurs, nombreux sont ceux qui sont dans l’incapacité de soutenir politiquement ces positions intenables, à part à coup d’affirmations tautologiques et de fausses évidences. Un glissement sémantique a déjà largement opéré : les termes de « race », « blancs », « non-blancs », « racisés », « racialisation », « décolonial » sont devenus du jour au lendemain des catégories d’analyse jugées pertinentes, nécessaires, et sont même promus comme instruments d’une perspective d’émancipation, là où nous y voyons une faillite catastrophique.

Dans une époque de crise généralisée propice à la confusion, dans laquelle prospèrent des courants contre-révolutionnaires, menaçants voire meurtriers comme les rouges-bruns, les boutiquiers racistes Soral et Dieudonné ou différentes variantes de l’islam politique, certains ne trouvent donc rien de mieux à faire que de ressusciter la théorie des races en réhabilitant les assignations culturelles, sociales et religieuses dans la droite ligne de l’ethno-différentialisme de la nouvelle droite. Le retournement est allé au point que le simple questionnement de l’idéologie racialiste devient impossible, tant dans les réunions publiques que sur les sites internet des milieux militants, qui opèrent à cet endroit une véritable censure. L’ensemble prospère et tient notamment par un chantage à la culpabilité que manient très bien les tenants de cette idéologie. Ironiquement, aujourd’hui, refuser les termes de « race » ou « d’islamophobie » expose à l’infamante accusation de racisme, visant à étouffer ainsi toute possibilité de débat, de critiques et de refus. Certains anarchistes en sont rendus à proscrire le slogan « ni dieu ni maître » sous prétexte d’« islamophobie » et certains marxistes pensent que pour être antiraciste il est urgent d’ajouter la « race » à la classe. De fait le terme de « race » qui était jusqu’à peu l’apanage de l’extrême droite se retrouve aujourd’hui à toutes les sauces. La promotion des identités, le communautarisme culturel ou religieux n’ont jamais eu d’autres fonctions que de maintenir la paix sociale.

Le clivage à l’œuvre autour de ces questions se doit donc d’être clarifié et travaillé de manière réfléchie. À plus forte raison dans la situation actuelle, le racialisme ne peut mener qu’à la guerre de tous contre tous. Cette offensive politique est lourde de conséquence pour tous, et d’un point de vue révolutionnaire c’est un point de rupture. Où en serons nous dans quelque temps si elle s’avérait victorieuse ? Tôt ou tard, il va bien falloir choisir son camp et le plus tôt sera le mieux.

[/Été 2016,
Assemblée en mixité révolutionnaire et non-mixité de classe.

tuttovabene[at]riseup.net
https://tuttovabene.noblogs.org /]

Ce texte est appelé à circuler aussi largement que nécessaire, et peut servir pour susciter discussions, débats et confrontations.


hé bien soit, faisons « circuler, pour susciter discussions, débats et confrontations », sans attendre qu'ils renvoient l'ascenceur, bien plutôt la censure : ni dieu ni maître ? mon 0€il !...

Twisted Evil

ce texte a été refusé par Indymédia-Nantes


Citation :
> Article refusé.

Comment  Publié: le jeudi 21 juillet 2016 à 10:35 par modo  

Classer Houria Bouteldja chez les antisémites et pour ce faire commencer par une citation de Hazan qui, quoi qu'on en pense, a fait justement cet article pour expliquer en quoi CE N'EST PAS LE CAS, c'est vraiment minable comme procédé, tout comme le nom d'auteur choisi, volontairement ironique sur la non mixité, etc. Et tout ça pour confondre antisionisme et antisémitisme... pffff...

Une fois encore, Houria Boutejla, comme le PIR, sont largement criticable, mais il va falloir sortir des oeillères binaires et comprendre que le livre "Les Blancs, les Juifs et nous" par exemple exige de sortir d'un entre-soi culturel et cultuel pour pouvoir le comprendre. Une exigeance plus qu'urgente quand on lit ce genre de critique.


l'origine de ce texte Jusqu'ici tout va bien ? est Révolutionnaires contre le racialisme et son immonde. Il est repris aussi par non-fides, ici

le titre est une allusion au film culte de Kassowitz, La haine, qui est considéré comme plutôt mauvais dans les quartiers populaires par ceux dont on donne l'image dominante qui convient tant au français moyen qu'à nos anarchistes anti-décoloniaux : cherchez l'erreur




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MessageSujet: Re: DÉCOLONISER le MARXISME, l'ANARCHISME, l'ULTRAGAUCHE et la "COMMUNISATION"... Histoire et nécessité actuelle d'un clivage, pour en finir avec les dogmes universels eurocentrés   Jeu 21 Juil - 23:37


dans la controverse avec Ross Wolfe et concernant George Ciccariello-Maher, je l'ai cité le 22 juillet 2015 (page 2), sans commenter l'entretien. C'était l'époque où je cherchais des ingrédients...



« Je me considère comme un anarchiste parmi les communistes et un communiste parmi les anarchistes — une sorte de relation parallactique. Le tout dans une perspective critique et décoloniale à l'endroit des deux »

on trouve aussi, de la revue Période


Citation :
Il faut repenser l’anarchisme à partir du contexte non européen. C’est la conséquence que tire George Ciccariello-Maher de la cécité des mouvements libertaires occidentaux à l’égard des forces anti-étatiques en Amérique latine. Plutôt qu’un schéma doctrinal issu d’une tradition délimitée, il faut chercher l’anarchisme dans les pratiques d’insoumission et d’autodéfense populaires. C’était l’objet d’une conférence organisée par Période le 4 décembre dernier, ici disponible en téléchargement et en streaming.

Le 04 décembre 2014 à Sciences-Po, nous organisions une rencontre publique avec George Ciccariello-Maher sur l’anarchisme au prisme des théories décoloniales (Fanon et Dussel). Nous mettons à disposition ici l’enregistrement de cette rencontre.

Vous pourrez entendre la communication de George Ciccariello-Maher prononcée en anglais, régulièrement interrompue par une traduction assurée par Mathieu Bonzom. L’intervention est suivie des réponses aux questions de la salle.

Nous remercions les camarades de Solidaires-étudiant de Sciences po pour avoir rendu cette rencontre possible.


je prendrai le temps de relire l'entretien et écouter pour dire ce que j'en pense. Je n'ai pas lu le livre qui ne m'a donc rien inspiré, et je ne pense pas le faire, parce que «décoloniser l'anarchisme», nonobstant le titre de ce sujet, ne me paraît vraiment pas une priorité vu l'enjeu, le poids des anarchistes aussi bien dans les luttes qu'au plan théorique sur cette question, et ce serait à ceux qui appartiennent à cette mouvance politique de le faire : certains ont commencé, je ne connais pas le rapport de forces  Rolling Eyes mais à voir en France la poignée d'agités du bocal anti-décolonial et le niveau de leurs interventions, je n'ai pas d'inquiétude


Evil or Very Mad

contrairement à ce que semble espérer Ross Wolfe, je ne pense pas que Ciccariello-Maher ait posé les bases pour aller aussi loin que moi dans l'élaboration d'une théorisation positive et multidimensionnelle associant la critique radicale communiste et la pensée décoloniale

Ross Wolfe a écrit:
Not a lot has been done as yet to bring these two discourses into conversation in the Anglophone world. George Ciccariello-Maher is, in all probability, the person who would be best situated to broker a meeting. He’s already intervened in a roundtable on “Dual Power and the Dialectic of Communization,” as well as presented a paper on “Communization, Venezuela Style,” though it’s not clear he has all that much in common with the communisateurs beyond shared verbiage and a few mutual friends on Facebook. Ciccariello-Maher broadly understands his own critical outlook as “decolonial.” LIES: A Journal of Materialist Feminism dabbles in communization, and it has mentioned “contemporary decolonial subjecthood” in the past. But there’s been no sustained effort to synthesize communization theories and decolonial critiques, which might ultimately be for the best. Of the two, I find communization to be a far more promising theoretical field.

traduction bing/Patlotch
Peu ont encore apporter ces deux discours dans le monde Anglophone. George Ciccariello-Maher est, selon toute probabilité, la personne qui serait le mieux placé pour négocier cette rencontre. Il est déjà intervenu à une table ronde sur « Double pouvoir et dialectique de la communisation ». Il a également présenté une communication sur « communisation, façon venezuelienne ». Bien qu'il ne soit pas clair, il a beaucoup en commun avec les communisateurs, au-delà du verbiage partagée et de quelques amis communs sur Facebook. Ciccariello-Maher comprend largement sa propre vision critique comme « decoloniale. » LIEN : une revue du féminisme matérialiste barbote dans communisation , et il a mentionné par le passé « contemporain decolonial subjecthood ». Mais il n'a pas soutenu l'effort pour synthétiser les théories de communisation et la critique décolonile, ce qui pourrai être préférable. D'entre les deux, j’ai trouvé la communisation à un niveau théorique beaucoup plus prometteur...


Wolfe oppose ici deux théories qui ne parlent pas de la même chose. La pensée décoloniale ne se présentant jamais sous le label d'une «théorie de la révolution», elle n'est pas en concurrence sur le plan théorique, ni vraiment sur le terrain des luttes actuelles, avec la théorie de la communisation. Qu'elle nous invite à révolutionner notre manière de penser, c'est certain, mais la question est de la temporalité des affrontements de classe actuels, pas d'une perspective virtuelle de révolution, communiste et anarchiste, qu'on l'appelle communisation ou autrement

la discussion de fond se poursuit au long cours dans CRITIQUE DÉCOLONIALE et THÉORISATIONS COMMUNISTES : remises en perspectives révolutionnaires

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MessageSujet: Re: DÉCOLONISER le MARXISME, l'ANARCHISME, l'ULTRAGAUCHE et la "COMMUNISATION"... Histoire et nécessité actuelle d'un clivage, pour en finir avec les dogmes universels eurocentrés   Dim 7 Aoû - 17:19


Patlotch e ben mal capito

dans les commentaires à Ross Wolfe : Decolonial communization ? Race, religion, and class: Problems and pitfalls of a theoretical synthesis The Charnel House juillet 2016

David a écrit:
July 24, 2016 at 8:53 am

Decolonial communization seems to describe perfectly my own synthesis of the likes of David Harvey and Hardt and Negri. I am surprised Ross, that as someone with and interest in architecture and urbanism, you do not see the utility of such a synthesis. Communization, as a mode de’ employ of architects, developers, planners, can be a great enhancement to domestically “colonized” communities (predominantly of a particular color and/or class).

Take for example, the lower-class suburb that is mostly african/hispanic, but has a sprinkling of lower-middle to middle-class white people. The white people, who can afford to keep up their single family homes and lawns, see the blight as a disease, not a symptom, and the cure is gentrification. The problem is that the culture and coping mechanisms specific to poor African Americans is unique to them, just as the culture and coping mechanisms of Hispanic Americans are unique to them. While everyone in the community wants a wealthier, happier, more productive environment to live in, the method of doing it, and I see the means as inherently architectural and manifested in the urban context, need to be informed by the culture of the people being transformed and not just those with the public or private means of doing it.

The pitfall that patloch et al fell into, is that after critiquing the Marxian universal proletarian for being a product of white, male, eurocentrism, they proceeded to weigh in on the struggles of particular races, religions and other identities they have no basis for making comment on. As I see decolonial communization, the white, male, euro/American communizers can only push identarian struggles to adopt tangible communization projects. Critiquing their internalize oppression and/or reactionary tactics is fruitless and counterproductive
.

ma traduction approximative
Citation :
La communisation décoloniale semble décrire parfaitement ma propre synthèse des émules de David Harvey et Hardt et Negri. Je suis surpris, Ross, avec votre intérêt pour l'architecture et l'urbanisme, que vous ne voyiez pas l’utilité d’une telle synthèse. La Communisation, comme un des modes qu'emploient des architectes, promoteurs, urbanistes, peut être une grande amélioration aux [collectivités des pays « colonisées » (principalement d’une couleur particulière et/ou de la classe).]

Prenons, par exemple, la classe inférieure de banlieue, qui est le plus souvent africaine/hispanique, mais avec une pincée de classe moyenne inférieure blanche. Les personnes blanches, qui peuvent se permettre de garder leurs maisons familiales individuelles et leurs pelouses, voient la brûlure comme une maladie, pas un symptôme, et leur remède est la gentrification. Le problème est que la culture et l’adaptation des mécanismes spécifiques aux afro-américains pauvres est unique, tout comme les mécanismes de culture et d’adaptation des américains hispaniques sont uniques en leur genre. Alors que tous les membres de la communauté veulent un environnement plus riche, plus heureux et productif pour vivre, je vois que la méthode faisant avec des moyens intrinsèquement architecturaux se manifeste dans le contexte urbain, et qu'elle doit être informée par la culture du peuple qui se transforme et pas seulement comme le public ou le privé signifient de le faire.

L’écueil dans lequel Patloch et Cie tombent, est qu’après avoir critiqué le prolétariat universel marxiste pour être un produit de blanc, mâle, eurocentrisme, ils en viennent à s'appesantir (s'appuyer/peser) sur les luttes des races particulières, les religions et les autres identités, sur lesquelles ils n’ont aucune base pour faire des commentaires. [?] Comme je vois la communisation décoloniale, les [communiseurs] blancs et mâles euro/American peuvent seulement pousser les luttes identaires à adopter des projets tangibles de communisation. Critiquer leur oppression interne et/ou tactiques réactionnaires est stérile et contre-productif.


laissons tomber l'idée que mes propositions seraient celle d'un « émule de David Harvey, Hardt et Negri...», ce que ne soutiendrait pas un regard de plus de cinq minutes sur la page d'accueil du forum. Dans sa présentation, Wolfe a accumulé mes références sans les hiérarchiser et leur donner du sens, genre "Patlotch a cité Truc et Machin, il pense comme Truc et Machin", procédé d'amalgame propre aux entrepreneurs en confusion qui ne vont pas au fond des problèmes soulevés, comme tels, questions plus que réponses

le second paragraphe renvoie à la critique que j'ai faite du texte de Ross Wolfe concernant le communisme décolonial, et non "la communisation décoloniale" dans un renvoi exclusif à une articulation réductrice de la classe avec la race et la religion, autrement dit à ne pas mieux saisir que Wolfe l'essentiel de mon approche, mise au point faite dans le commentaire précédent celui de David

le dernier paragraphe serait somme toute pas trop mal vu, sauf qu'il ignore ce que je retiens de la critique marxienne de l'économie politique (excusez du peu), et renverse la problématique stratégique : il ne s'agit pas de "pousser les luttes identitaires vers le communisme",- car elles font ce qu'elles font et ne peuvent que faire dans leurs contradictions, et je n'ai pas de leçons à leur donner -, mais à l'inverse d'indiquer, au sens de pointer dans l'affrontement de classe au présent une contradiction et sa dynamique actuelle, que le point de vue décolonial pourrait avantageusement être adopté par le prolétariat blanc dans une perspective révolutionnaire, double choix dont on ne peut aujourd'hui que constater qu'il lui tourne le dos, puisque ce qui monte partout, y compris en variantes post-marxistes et même décoloniales, c'est le populisme

l'écueil dans lequel est tombé David est de croire sur parole la présentation de mes thèses par quelqu'un qui ne les a pas comprises

moralité : mieux vaut s'adresser au bon dieu qu'à ce malsain

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MessageSujet: Re: DÉCOLONISER le MARXISME, l'ANARCHISME, l'ULTRAGAUCHE et la "COMMUNISATION"... Histoire et nécessité actuelle d'un clivage, pour en finir avec les dogmes universels eurocentrés   Dim 7 Aoû - 19:47


un échange (conversation ?) avec Ross Wolfe


Ross Wolfe a écrit:
August 7, 2016 at 11:35 am  

Greetings, Patlotch.

I’m pleased to see that you have responded more extensively to my posts. You’re right that I probably conflated some of your positions with those of authors like David Harvey, Ciccariello-Maher, etc. Sometimes it can be a little hard to tell where you fall on a particular issue, unless of course you intersperse sporadic commentary here and there (which you often do, but not always). Certain articles you simply repost without commentary, and so I’m not sure whether you endorse their viewpoint or reject it.

Needless to say, I consider you a smarter commentator on both communization and decoloniality than Ciccariello-Maher.

Best,
Ross

Citation :
Je suis heureux de voir que vous avez plus largement répondu à mes messages. Vous avez raison, j’ai sans doute confondu certaines de vos positions avec celles des auteurs tels que David Harvey, Ciccariello-Maher, etc.. Parfois, il peut être un peu difficile de dire ce que vous pensez d'une question particulière, sauf si bien sûr vous entremêlez sporadiquement des commentaires ici et là (vous le faites souvent, mais pas toujours). Vous repostez certains articles simplement sans commentaire, et donc je ne suis pas sûr que vous approuviez ou rejetiez leur point de vue.

Inutile de le dire, je vous considère, tant sur la communisation que sur le décolonial, comme un commentateur plus intelligent que Ciccariello-Maher
.

Patlotch a écrit:
August 7, 2016 at 12:31 pm  

merci de votre compréhension, Ross

toute critique peut être intéressante, même quand elle relève d’une incompréhension, parce que cela permet de voir où l’on (moi) n’est pas clair, et donc de préciser la formulation. Je préfèrerais des critiques négatives pertinentes, mais à ce stade, j’en ai fort peu, ce qui me rend difficile de prendre du recul par rapport à mon propre travail : je dois en permanence être mon propre critique [j'apprécie beaucoup le compagnonnage de Corinne Cerise sur ma route]

il est vrai que je ne suis pas facile à suivre, parce que ma pensée ne cesse d’évoluer, parfois par bonds. Il serait utile que je fasse plus de synthèses, par exemple pour définir ce que j’appelle “l’idéologie française”, dans sa généralité capitaliste et occidentale, et dans ses spécificités historiques et contemporaines (Les Lumières, “nos valeurs universelles”, “la laïcité”, la dérive actuelle de l’État français et de la population qui suit de façon grave…)

ma pensée avance avec d’autres penseurs sans considérer leur œuvre comme un tout fermé, à prendre ou à laisser : c’est ma manière de penser en chantier permanent. C’est le cas avec des “marxistes”, y compris Théorie communiste que j’ai beaucoup critiqué, Stuart Hall ou Raymond Williams pour certains concepts plus que leurs positions politiques pratiques, Negri parfois fécond mais très ambigüe, mais aussi par exemple Edouard Glissant (créolisation, poétique de la relation) qui n’est pas à proprement un penseur décolonial et qui a abandonné le marxisme anticolonialiste de sa jeunesse, etc.

pour ce que j’ai lu de Ciccariello-Maher, je ne le considère pas vraiment comme un théoricien. Il polémique avec le marxisme et l’anarchisme en se situant entre les deux, mais le problème n’est pas de controverses avec des partis ou des “idéologies”, parce que cela sous-entend toujours l’idée d’une avant-garde à promouvoir, politique ou théorique. Le problème est dans la confrontation directe avec le monde concret, et celle-ci a naturellement des aspects théoriques, à condition de les faire reposer sur quelque chose de tangible : le cours quotidien du capital et ses contradictions actuelles avec les luttes qui s’y produisent en tous sens comme indicateurs des écueils et des possibles

je signale, pour qui s’y intéresse, qu’une personne a théorisé un croisement entre marxisme et pensée décoloniale. Il s’agit d’Ana Cécilia Dinerstein, d’Argentine. Elle n’est pas explicitement dans une perspective de la communisation, mais part plus précisément du “principe espérance” d’Ernst Bloch, qu’elle mélange avec le concept d'”autonomie”, en vue d’une “utopie concrète”, et se réfère à d’autres penseurs “marxistes” (certes Negri, Holoway…) autant qu’aux fondateurs de la pensée décoloniale.
https://www.google.fr/#q=ana+cecilia+dinerstein
je peux difficilement comprendre ses textes en espagnol, et si je vois bien des problèmes par rapport à mes thèses, elle introduit pour moi une question importante : quelle place à l’utopie quand on refuse tout déterminisme ? Je pense que c’est en relation avec ma conception de “lien organiques à créer entre luttes et pensée des luttes”, pour “tisser une subjectivation révolutionnaire”, et donc encore avec la question de “dépassements à produire” sur la base de contradictions telles qu’elles apparaissent dans les luttes. Autrement dit, pour moi, l’idée d’utopie concrète ne s’oppose pas à celle de s’en tenir à ce qui se passe au présent, sans eschatologie révolutionnaire comme guide de l’action

c’est un exemple de ma façon de penser avec les autres, sans chercher à leur donner entièrement tort ou raison

je ne fais pas toujours des commentaires aux textes que j’importe, faute de temps, et je considère que cela doit être compris dans le cadre de ma ligne générale, sans quoi ce serait contradictoire et sans cohérence. Là, je fais confiance à des lecteurs avancés ayant saisi cette ligne générale et capables donc de voir par eux-mêmes l’intérêt de ces textes

en résumé, l’important quand on veut avoir une approche théorique, plutôt que d’apporter des réponses toutes cuites pour la propagande, c’est de cerner des problèmes en sachant que personne ne peut les résoudre immédiatement, et de les garder sur le feu de ce qui se passe dans le monde : l’humanité les résoudra (ou pas), un jour, mais il faut bien que quelqu’un les pose (Marx, etc.), et c’est à mon avis le rôle des théoricien.ne.s d’en repérer l’émergence dans les réalités présentes

en tous cas merci pour votre idée d’ouvrir ce débat, et bonne continuation

Patlotch

PS : je ne traduis pas, ce serait trop mauvais ;-)
I do not translate, it would be too bad ;-)


source
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MessageSujet: Re: DÉCOLONISER le MARXISME, l'ANARCHISME, l'ULTRAGAUCHE et la "COMMUNISATION"... Histoire et nécessité actuelle d'un clivage, pour en finir avec les dogmes universels eurocentrés   Ven 19 Aoû - 13:00


“Le plus beau papillon n’est qu’une chenille habillée”

compte tenu du réveil, ici ou là, de polémiques concernant Claude Guillon et Yves Coleman (à boire et à gerber, cf les commentaires sur Indymédia Bruxelles ici), et indirectement la mise en cause du premier par mes soins attentifs suscitant encore chez lui amalgames et mauvaise foi (car Guillon croit surtout en lui-même), je ressors de la corbeille du forum le sujet dans lequel on prendra la mesure de sa grandeur et de son honnêteté intellectuelle


pas un mot de Guillon depuis mai 2015 ne porte sur le fond des questions posées, où je me serai servi de lui comme symptôme de ce qu'est l'anarchisme identitaire et communautariste, puisqu'il en représente une forme égotiste exacerbée et quasi paradigmatique. Quand on est écrivain, nul besoin d'y ajouter un adjectif : écrivain noir, écrivain femme... écrivain anarchiste, et quand on est anarchiste, on assume le minimum syndical de détachement de soi

Guillon est un anarchiste écrivant, soit, puisqu'il écrit, et je laisse aux anarchistes anonymes authentiques (AAA comme les andouillettes ou la note des agences financières) le soin de régler leurs comptes avec ce maitronisé de son vivant sans autre maître que paraître ce qu'il n'est pas, et qui finit par se savoir : le vrai de Guillon est un moment du faux

quant à Coleman, s'il a un point commun avec Guillon*, et tant d'autres dans ces milieux qui n'existent qu'en se valorisant entre eux au positif ou au négatif, c'est de faire le dos rond face à toute critique, comme si ne pas répondre ni faire référence à ses contradicteurs suffisait à rendre leur jugement inexistant ou faux




* voir 16 août les tribu(re)lations de deux Français en France

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MessageSujet: Re: DÉCOLONISER le MARXISME, l'ANARCHISME, l'ULTRAGAUCHE et la "COMMUNISATION"... Histoire et nécessité actuelle d'un clivage, pour en finir avec les dogmes universels eurocentrés   Sam 20 Aoû - 12:24


déconneriser l'anarchisme

oui, parce qu'il ne s'agit plus ici que de le "décoloniser", mais de quoi me mêle-je, puisque je n'en suis pas ? Voir plus bas

Torchons, serviettes et linges sales

en attente chez Indymédia-Nantes 19 août 2016

Citation :
Suite à de récentes histoires qui ont fait quelque bruit ici là, et à des mois de propagande douteuse, nous tenons à dire que le site Non Fides et les idées qui y sont portées ne représentent que celui qui l'anime, et pas un quelconque courant anarchiste, voire individualiste. L'instrumentalisation d'un site pour régler des comptes personnels (permettre à certains de laver leur linge sale en public, par des publications de lettres personnelles ou d'autres méthodes aussi peu sympathiques) et les idées communistes ne font pas partie des perspectives anarchistes, encore moins individualistes, et nous pensons que c'est fort dommage qu'un tel site tombe aussi bas et se mette à publier des textes qui contredisent à ce point nos idées ...

En souhaitant sincèrement voir ce site redevenir ce qu'il était, une "base de données anarchistes", et pas l'organe "d'éminents" personnages qui à première vue devraient pourtant être considérés comme des ennemis politiques (en tout cas par ceux qui ont quelques notions d'histoire et des perspectives diamétralement opposées), qui, si leurs idées tenaient un tant soit peu la route, et leur attitude ne se basait pas sur un sentiment de suffisance, qui n'a aucune raison d'être, ne seraient pas obligés de se contenter de façon opportuniste d'un site anarchiste pour vomir leur propagande et régler des comptes  ... l'ouverture c'est bien, mais lorsqu'elle amène à diffuser des idées opposées à celles qu'on prétend porter cela devient problématique (d'autant plus lorsqu'il y a un choix clair d'ignorer ce que font les autres anarchistes, car oui, il y a des anarchistes en dehors de non fides !), et contribue à décrédibiliser les idées portées depuis des années, et à se faire passer pour des idiots utiles... peut-être faudrait-il changer le nom du site pour clarifier ce virage à 180° et le renommer "base de données communistes" ou "base de données de monsieur untel" ou quelque nom du genre qui puisse évacuer toute confusion avec les idées anarchistes, et soulager un peu les compagnons sincères et cohérents qui refusent ce genre d'attitude opportuniste et n'ont pas envie de devoir se justifier des publications confuses (et parfois grotesques et dignes de cours de récréation) de ce qui se prétend être la vitrine de ce courant anarchiste.

Des lecteurs assidus de la base de données anarchistes, qui ne le seront plus dorénavant, à regret, en attendant de voir ce site partager à nouveau nos perspectives.

Pour l'anarchie, toujours.


article partant d'une bonne intention, mais à mon goût un peu restrictif, car il s'agit bien de prendre en considérations des contenus, et de voir qui les porte, les transporte, les transfère d'un blog à l'autre par liens automatiques ou au coup par coup donc par choix et pour approbation

les textes que l'on trouve chez non-fides sont repris, systématiquement par Yves Coleman (au demeurant pas anarchiste, mais vaguement ultragauchiste post-LO), parfois par infolibertaire.net, qui n'est pas très regardant (« Patlotch raciste racialiste » repris d'un vieux sympathisant du CCI), et quant aux idées communes, on les retrouve parfois (liste non exhaustive) :

chez Incendo Genres&Classes et Vosstanie (Communistes libertaires, ces deux potes et liens de Dauvé DDT21), chez BadKids (lien de Incendo, dndf...), chez dialectical delinquents en Angleterre, chez Ross Wolfe pas très loin de les approuver de New-York sur son blog The Charnel House, et bien entendu chez certains de La Discordia, qu'a soutenu le Corcuff de la communisation Léon de Mattis, en rappelant que non-fides, peut-être à l'époque d'un autre contenu parce que moins celui d'un seul et pas seulement un journal en ligne, était des liens de Meeting, revue internationale pour la communisation, je suppose à la demande du même sous le pseudo de 'Denis'

pour faire bonne mesure, on retrouve ces mêmes idées chez certains de la FA (Fédération anarchiste), et sans remonter aux années cinquante avec Maurice Joyeux, ce n'est pas d'aujourd'hui. Cf virage islamophobe à la FA ? Abel Chemoul, 17 Nov 2009

cela commence à faire un peu plus que des « idées [...] qui ne représentent que celui qui l'anime [non-fides] », et l'explication par les « règlements de compte » est bien courte qui tend ainsi à évacuer les raisons de ces relations interlopes et leurs tribu(re)lations, disais-je à propos de Coleman et Guillon, dont ces "torchons, serviettes et linges sales" ne sont que la partie visible de l'iceberg, même s'il n'accouche que d'une souris refroidie, ou réchauffée, comme on voudra



Steinlein


de quoi s'agit-il au lieu de s'agiter ?

alors non, pas d'accord, non-fides n'est pas le vilain petit canard dont il faudrait nettoyer les eaux mêlées des calculs anarchistes, car tout cela a une histoire collective qui a permis d'en arriver là, histoire de désaccords qui remontent au demeurant assez loin, comme je l'ai montré concernant l'antisémitisme aussi bien que le sionisme d'avant Israël, et plus généralement la prise en compte, ou non, des combats anti-impérialistes et anticolonialistes quelles que soient leurs limites à l'époque des "mouvements de libération nationale"...

histoire dont celle de l'ultragauche par Roland Simon fait à bon compte bon tri, comme je l'ai également montré à propos de Georges Fontenis (avec qui milita, à l'ORA après 68, Alain Dreyfus alias Bernard Lyon de Théorie communiste, avant de devenir farouchement anti-anti), et de quelques oubliés comme Robert Louzon (1882-1976), militant anarchiste, communiste, ultragauche et décolonial avant la lettre, ici 16 Jan 2016, en souhaitant que s'écrive une autre histoire communiste libertaire : des marxistes anarchistes et anticolonialistes

c'est dire, comme l'indique le titre de ce sujet qu'il y a nécessité actuelle d'un clivage, pour en finir avec les dogmes universels eurocentrés et pas seulement, et qu'il s'agit tout simplement pour tous ceux qui se disent anarchistes d'assumer, ce qui peut se faire tranquillement, sans "dénoncer" ni "régler des comptes" plus que nécessaire : en allant au fond

aller au fond, c'est-à-dire aux contenus, cela supposerait que les anarchistes se collent à la théorie de l'époque actuelle, car depuis leurs non-maîtres anciens, on ne peut pas dire que ce soit leur tasse de thé rouge

et qu'on appelle donc un chat un chat, noir au besoin




Twisted Evil

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MessageSujet: Re: DÉCOLONISER le MARXISME, l'ANARCHISME, l'ULTRAGAUCHE et la "COMMUNISATION"... Histoire et nécessité actuelle d'un clivage, pour en finir avec les dogmes universels eurocentrés   Mar 23 Aoû - 15:22


simplisme et caricature idéologiques

racisée.e.s" mais "racialisateurs" vs vrais révolutionnaires incolores

ou comment se donner pure conscience en surfant sur l'idéologie française


Révolte contre les crimes policiers

Zones subversives, édito n°25, 20 Août 2016


Citation :
Adama Traoré : tué par la police, bras armé de l’Etat. Voilà le seul mot d’ordre suffisant pour évoquer l’histoire de ce jeune homme qui n’est pas sorti vivant d’un commissariat. « Justice et vérité pour Adama », le slogan des pacificateurs semble déconnecté de la réalité. L’enjeu reste celui d’une révolte contre tous les crimes policiers et contre l’Etat. Demander « Justice et vérité » ne sert à rien. C’est surtout un slogan flou qui ne dit rien à personne, comme souvent dans les processions gauchistes. [parmi les membres nombre ne font pas de politiques]

Les habituels récupérateurs racialistes se sont rapidement saisis de l’affaire, pour évidemment en évacuer tout début d'analyse politique. "Urgence notre police assassine" accompagne la démarche de la famille auprès de la justice [à l'origine, cette association a été créée par une femme dont le petit frère, qu'elle élevait, est mort sous les coups de la police, c'était surtout un moyen de réunir les familles, entre autres pour une meilleure défense juridique]. Il n’est pas nécessaire de discuter des choix d’une famille endeuillée. En revanche, Black Lives Matter, le Parti des Indigènes de la République et autres groupuscules identitaires s’empressent de jouer leur rôle de falsificateurs.

Adama Traoré serait mort uniquement parce qu’il est Noir [ben il est mort, il était noir en en France ils sont plus nombreux dans ce cas, c'est un fait mieux connu grâce à ces organisations...]. Voilà la seule vérité ânonnée par ceux qui se placent du côté de la race. La police est effectivement raciste, elle l'a toujours été et le sera toujours [ si ce n'est pas une vérité ânonnée abstraitement, t'en tires quoi, bouffon ?]. Demander une police non raciste tout en conservant l'Etat et les institutions relève de la blague. "Urgence notre police assassine" déplore même que « ses » morts ne soient pas autant pris en compte dans les tweets de Mélenchon. On est loin de la critique de l'Etat proposée par un de leur militant [nul n'est parfait, la lutte pure n'existe pas, et sans ces luttes avec leurs défauts, aucune "zone subversive"]. La propagande identitaire et la Marche de la dignité sont passés par là entre temps pour éradiquer les discours trop critiques [quels discours trop critiques" ? Où ? L'appel à cette marche était censuré jusque chez Médiapart où je fus le seul à en parler des moins durant : ça dérangeait les calculs de Plenel...]. Tous ces sous-gauchistes feraient mieux de s'en tenir à commenter les tenues des plagistes.

Plus de 140 personnes ont été tuées par la police depuis 2000, généralement issues des quartiers populaires. Si la mort d’Adama Traoré est rendue visible en plein cœur de l’été, entre deux attaques terroristes, ce n’est pas grâce aux sectes racialistes. Ce n’est pas grâce à un lobbying politicien avec ses manifs inoffensives.  Ce sont les émeutes à Beaumont-sur-Oise qui ont permis d’attirer l’attention sur un jeune de 24 ans qui meurt dans un commissariat [c'est le fait de sa mort qui a entraîné et les émeutes et la médiatisation, cela se passe toujours comme ça, émeutes ou pas, cf aux USA]. Et oui, n’en déplaise aux racialistes, les révoltes spontanées des quartiers populaires restent plus efficaces que le lobbying politicien.

A Paris, la manifestation encadrée par "Urgence notre police assassine" s’est attachée à étouffer toute forme de colère. Les amis d’Adama se révoltent et les manifs parisiennes contre la Loi Travail tiennent en respect la police. Mais, pour les racialisateurs, il faut respecter la police républicaine. Ne pas céder à la provocation, selon leurs termes. Heureusement que les habitants de Beaumont-sur-Oise ont cédé à la provocation. Sinon, pas grand monde ne pleurerait sur le sort d’Adama. Le plus important, ce n’est pas de pleurnicher auprès de la Justice. C’est au contraire de se solidariser des émeutiers de Beaumont-sur-Oise et de dénoncer la répression qu’ils subissent, comme toutes les violences d'Etat.

Après la mort d'Adama Traoré, les médias n'ont fait que relayer la propagande policière. L'observation conditions de production de l'information doit permettre d'élaborer une critique du journalisme. Ensuite, la police apparaît comme une institution violente. Son armement doit permettre de mâter les classes populaires. La police et les violences d'Etat révèlent la nature de la société marchande. La justice se situe clairement du côté de la bourgeoisie et vise à criminaliser les classes populaires. L'institution judiciaire permet uniquement la défense de l'ordre existant.

La lutte contre les crimes policiers s’inspire en partie des mouvements des Noirs aux Etats-Unis, sans critiquer leurs limites. Angela Davis montre la continuité des révoltes historiques avec les mouvements actuels. Des luttes de quartiers permettent aux classes populaires de s’organiser contre les problèmes de leur vie quotidienne. Ce modèle du Community organizing inspire de nombreuses associations en France. Mais ces structurations semblent trop figées. En revanche, il existe aussi des révoltes spontanées dans les quartiers populaires [Ah bon, où en est-il question sur ce blog, et plus que sur les réseaux sociaux de ceux qu'il met en cause ? Cf Sihame Assbague, FUIQP, PIR, etc.]. Les conditions de vie et la misère sociale expliquent les explosions de colère.

Il existe aussi une histoire de la lutte de classes qui peut inspirer les révoltes actuelles. Dans les années 1968, le Parti socialiste unifié propose de soutenir les luttes entre posture radicale et discours gestionnaire. Mais l’histoire du XXe siècle reste rythmée par des révoltes spontanées. Des émeutes ouvrières éclatent à Saint-Nazaire en 1955. Dans ces moments s’inventent de nouvelles formes de lutte et la vie devient plus intense.


on rappellera à ce bloguiste montpellierain que sans le travail des associations qu'il cloue au pilori avec les mêmes mots que Valls et Rossignol, et Bel Kacem (communistes libertaires bien connus), il n'y aurait pas eu un tel rassemblement à Beaumont-sur-Oise : ils ont fait TOUT le boulot, et je connais de ces participant.e.s qui contrairement à ses assertions n'ont pas un discours anti-émeutes, ni même anti-violences

ce blogueur a je le reconnais quelques bonnes réflexions, car il est moins bête que les autres, mais nul ne s'y trompe, ils sont tous là, dans ses liens favoris : non-fides, dialectical délinquent, BadKids, Incendo, Vosstanie... : on attend que, même tous ensemble, ils provoquent un rassemblement de cette ampleur, juste bons qu'ils sont à arriver après la course, pour distribuer leurs médailles des plus mauvais aux non-Blancs qui s'organisent pour se défendre !

à trop vouloir prouver, on devient abject, usant sans respect ni pudeur de la même rhétorique que les médiocrates français de l'État et du capital. Mais « ce qui est réel est rationnel » et finit par se savoir dans la nébuleuse anarchiste même, ce qui participe d'un très sain clivage (cf titre du sujet), celui de l'antiracisme en France. Certains blogs relaient aussi les infos de ces groupes "identitaires" : Zones subversives les a ni plus ni moins censurés, comme du reste ce forum, à la Coleman & Cie. Belle preuve de faiblesse chez ces forts en gueule !

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MessageSujet: Re: DÉCOLONISER le MARXISME, l'ANARCHISME, l'ULTRAGAUCHE et la "COMMUNISATION"... Histoire et nécessité actuelle d'un clivage, pour en finir avec les dogmes universels eurocentrés   Ven 9 Sep - 16:04


lu chez Indymédia-Nantes, à propos de la condamnation de Jean-Marc Rouillan et des controverses avec Claude Guillon. Incidemment il y est aussi question, en des termes assez proches, de ce qui m'a opposé à Claude Guillon, Yves Coleman, et quelques autres dont non-fides, Vosstanie, et certain dicordians communisateurs




Citation :
Pour la deuxième fois dans cette procédure, nous avons été empêchés d'entrer dans la salle d'audience. Le gendarme de service nous a indiqué qu'il avait des ordres et ne faisaient entrer que des personnes ayant une convocation. Il est clair que nous devons à l'avenir nous organiser pour faire valoir un simple droit : la publicité des débats. Cela nous rappelle bien des souvenirs. Procès politique bonjour.

C'est donc un journaliste qui nous a indiqué les attendus de la décision. Ceux-ci sont repris dans certains journaux :
En s'exprimant ainsi, Jean-Marc Rouillan, qui a lui-même dans le passé fait partie d'un « mouvement terroriste », « a fait preuve d'empathie à l'égard des auteurs des attentats qui ont frappé le territoire français en janvier et en novembre 2015 en les qualifiant de très courageux, en réfutant toute lâcheté pour qualifier leurs actes », a estimé le tribunal.
« La présentation positive et à la gloire des auteurs de ces attentats constitue une indéniable apologie d'actions terroristes », selon les juges. En outre, dans la mesure où ses propos ont été tenus dans une émission « très écoutée par les jeunes des cités de Marseille susceptibles d'être tentés par Daech (acronyme arabe de l'organisation djihadiste État islamique, NDLR) ou Al-Qaïda », ces faits « particulièrement graves » ne sauraient être « excusés ou minimisés .

Rappelons que l'accusation était d'apologie du terrorisme et que comme on le voit ce n'est pas du tout ce qui est retenu dans la condamnation. Evidemment, car comme l'ont indiqué plus de 200 signataires dans la phrase retenue, pas plus que dans l'interview, il n'y a de glorification des actions de Daesh.

8 mois fermes, c'est très proche des réquisitions et c'est très lourd. D'abord politiquement, car cela crée une proximité voulue et entretenue avec notre combat révolutionaire. Le pouvoir judiciaire n'a rien entendu de ce que Jean-Marc Rouillan a pu dire. Mais, c'est aussi avec la lourdeur voulue de la peine, une menace grave pour sa liberté.

Le combat reprend donc et continue auprès de Jean-Marc Rouillan. Il n'y a pas d'apologie, il ne peut y avoir de condamnation.

linter

le 7 septembre 2016

http://linter.over-blog.com/2016/09/un-verdict-grave-le-combat-reprend-donc-et-continue-aupres-de-jean-marc-rouillan-il-n-y-a-pas-d-apologie-il-ne-peut-y-avoir-de-conda


> Claude GUILLON doit se taire, ne serait-ce que pour faire oublier son ralliement au prêt-à-penser « révolutionnaire »

Comment Publié: le vendredi 9 septembre 2016 à 16:38 par Des camarades de Jean-Marc  

Si Jean-Marc Rouillan fait des bourdes qui risquent d’être mal interprétés, c’est d’abord à ses amis de le lui faire remarquer, et non à d’ex-camarades reconvertis dans le sensationnalisme et qui ne traitent un sujet que s’il prête à scandale et donne l’occasion de « s’écouter » écrire en s’injectant une overdose d’indignation.

Ce genre de propos décousu au milieu d’une interview passerait normalement inaperçu, mais ce serait compter sans la presse pourrie et des Guillon à l’affût du moindre dérapage, ne voulant surtout pas que ça passe inaperçu et qui n’attendaient que ça pour parler de Jean-Marc sur le seul sujet qui les intéresse et faire abstraction de tout le reste.

Il y aurait bien des choses à dire sur Jean-Marc, en bien ou en mal, mais Guillon n’en a rien à foutre, il n’a parlé de Jean-Marc que trois ou quatre fois dans sa vie, uniquement pour l’enfoncer, attendant patiemment l’occasion de le faire. Et, comble du jésuitisme, déclarant et répétant avec indécence qu’il ne faut pas qu’il retourne en tôle, mais faisant tout pour ça.

Des sujets d’indignation, le Guillon nouvelle mouture n’en trouve plus beaucoup dans l’actualité, alors il guette le fait divers avec la même avidité que les paparazzi de la presse poubelle. Le blog de Guillon est devenu le « Marianne » de quelques libertaires qui ont abandonné la lutte pour s’abîmer dans la nostalgie de ce qu’ils auraient pu faire et qu’ils n’ont jamais fait. Vous avez déjà vu le Guillon s’indigner de ce qui se passe en Palestine, s’indigner du colonialisme, des guerres impérialistes, de la répression contre les militants antiracistes et antisionistes, de l’islamophobie ? Non, jamais ! Le Guillon nouveau aborde rarement les sujets qui fâchent, et toujours pour soutenir, il faut le préciser, des « luttes » qui sont aussi celles de l’Etat et de la majorité silencieuse(1).

Si Guillon n’a aucune indignation pour les crimes qui se commettent tous les jours mais qu’il n’est pas politiquement correct d’évoquer, il lui faut bien trouver un sujet d’indignation de substitution, et quoi de plus facile que Jean-Marc Rouillan ? Là il peut déverser son venin sans le moindre risque, sans avoir peur des juges et des flics, puisque faisant leur boulot.

De quel droit Monsieur Guillon se permet-il de parler au nom des révolutionnaires pour donner un point de vue personnel de repenti ravi de juger à son tour ceux qui continuent la lutte? Quand on voit la pauvreté de son blog sur les sujets qui intéressent les révolutionnaires, on comprend qu’il essaie de compenser par une action d’éclat à la mesure de sa triste régression.

Quand Monsieur Guillon prétend que les propos de Jean-Marc « nuisent à la cause qu’il prétend défendre, et à lui-même accessoirement [sic] », en réalité, il veut dire des propos qui le dérangent lui, Claude Guillon, car en quoi la « cause » que défend Jean-Marc aurait quelque chose à voir avec la « cause » que défend Guillon ? Il faudrait que ce triste personnage arrête de parler de la « cause » des autres À LEUR PLACE ! Il y a longtemps que Guillon n’a plus rien à voir avec nous, il faudrait aussi qu’il cesse de se substituer au juge d’application des peines, qui est plus modéré que lui !

Pendant que des camarades essaient de rattraper la bourde de Jean-Marc et de l’aider en dénonçant le lynchage médiatique dont il est l’objet de la part des fachos et du pouvoir, Monsieur Guillon, en digne supplétif (bénévole) de la Maréchaussée et de la Justice, va gueuler sa haine sur tous les toits, décortiquant tout ce qu’a pu dire Jean-Marc dans les moindres détails, au cas où le procureur oublierait quelque chose. Il intervient même dans les textes de soutien à Jean-Marc, car il lui est également insupportable que la moindre solidarité puisse avoir lieu(2).

Nous n’avons rien à foutre des « conseils » de Monsieur Guillon. Oui, Jean-Marc s’est plusieurs fois fait avoir par les journalistes, et il faut espérer qu’il comprendra la leçon. Guillon, lui, ne risque plus depuis longtemps de se faire piéger par des journalistes ou d’avoir des ennuis avec les autorités, il peut écrire et dire ce qu’il veut, ce ne sera jamais que la retranscription à la sauce gauchiste des idées des intellectuels-beaufs. Son « impertinence » ne dépasse plus les limites de l’impertinence gauloise des « chansonniers » de Charlie Hebdo.

Monsieur Guillon, pour faire parler de lui, en est réduit à pourfendre avec véhémence ceux qui contrairement à lui n’ont pas renoncé à la lutte pour se regarder le nombril et ne traiter que les sujets qui ne dérangent pas le pouvoir. Lui qui se flattait jadis de sa réputation sulfureuse et qui fustigeait les anarchistes mous a dû ravaler son radicalisme passé pour aller vendre ses bouquins à Radio libertaire(3) et être accepté dans des milieux plus politiquement corrects.

Pour paraphraser Guillon, on pourrait lui rétorquer :

« Par pitié, Guillon, au nom du respect pour les gens honnêtes, ne te crois l’avocat de personne ! Ne plaide aucune cause ! Laisse tomber la politique, tu n’as aucune disposition ! Tu es aussi mauvais à l’écrit qu’à l’oral, mais continue quand même à écrire des livres, comme on ne les lira pas ça ne nous portera pas préjudice. Mais, par pitié pour les autres, FER-ME-LA ! Ou mieux : SUICIDE-TOI, au lieu de donner le Mode d’emploi pour le suicide des autres. On se charge de l’épitaphe :

In memoriam Claude Guillon

Le spécialiste du suicide des AUTRES a fini par s’appliquer à lui-même cette méthode radicale. Le brillant intellectuel a voulu mettre fin à une vie faussement rebelle et au final totalement décevante, au point qu’il a fini par rejoindre ce qu’il y a de pire dans ce qu’il avait fait semblant de combattre quand il était « jeune », singeant avec quelques années de retard dans sa dérive populiste le parcours des Geismar, July, Cohn-Bendit, Goupil ou Yves Coleman.

(1) De même que Monsieur Guillon va plus loin encore que les juges, les flics et les médias dans son acharnement contre Jean-Marc, il est aussi plus radical que les islamophobes de droite et d’extrême droite dans sa croisade anti-musulmane. Il est de bon ton dans un certain milieu « révolutionnaire » de se dire islamophobe avec l’alibi de « l’anti-théisme », qui a vraiment bon dos pour excuser les dérapages racistes franchouillards. Lui, il s’est fixé pour objectif de les dépasser tous par sa véhémence. En pleine islamophobie d’Etat, son principal souci est de protéger nos élites révolutionnaires contre l’« obscurantisme » mahométan. Ça donne ce monument de novlangue qu’il faut absolument avoir lu :

https://lignesdeforce.wordpress.com/2015/08/23/et-dieu-crea-lislamophobie/

Il semble plus particulièrement obsédé par les femmes musulmanes, qu’il veut absolument éduquer en les déshabillant. Au point d’ouvrir son blog à un article dont tout le monde pourra juger de la priorité en pleine répression contre le foulard islamique :

https://lignesdeforce.wordpress.com/2015/07/08/vendredi-10-juillet-journee-mondiale-des-femmes-sans-voiles/

Car, en bon misogyne de gauche, il ne peut pas concevoir que des femmes qui ne s’habillent pas comme il le voudrait le fassent de leur plein gré. Guillon veut enlever leur foulard aux femmes musulmanes, pas en Arabie Saoudite, où elles aimeraient avoir le droit de CHOISIR, mais en France, où la Loi les oblige déjà à le faire. C’est ça son radicalisme, aller plus loin que la Loi ! Espérons que Laurence Rossignol aura pensé à le féliciter pour son soutien « libertaire » alors qu’elle est dénoncée unanimement par les autres antiracistes !


(2) On appréciera son intervention sur Médiapart dans un article en soutien à Jean-Marc :
https://blogs.mediapart.fr/laurent-cauwet/blog/170316/qui-peur-de-rouillan

« L'apologie de Rouillan par Cauwet est à mes yeux aussi délirante et aussi dangereuse que les propos mêmes de Rouillan. »

(3) « COMMENT PEUT-ON ÊTRE ANARCHISTE ? » C’est l’angoissante question que se pose Guillon dans un bouquin pour lequel il démarche auprès du Monde libertaire et de Radio libertaire, au prix d’un ralliement sans états d’âme à leur dérive raciste et leurs compromissions avec l’extrême droite islamophobe :

http://ripostelaique.com/Anne-Zelensky-et-Pierre-Cassen.html
http://www.fdesouche.com/69585-«tant-quon-est-culpabilise-detre-occidental-on-va-droit-dans-le-mur
http://toute-la-droite.forumdediscussions.com/t3470-les-anarchistes-n-aiment-pas-les-barbus
http://www.contrelislam.eu/selection_ouvrages.php
https://quartierslibres.wordpress.com/2016/03/22/radio-libertaire-naime-pas-les-femmes-voilees/

Mais une bonne promotion vaut bien une messe (laïque, bien sûr !). Et ça permet de faire oublier les casseroles qu’il se traîne par ailleurs.

http://www.commentpeutonetrefeministe.net/2015/03/30/apologie-pedophilie-claude-guillon/
http://www.phdn.org/negation/faurisson/faur-broszat.html

Des camarades de Jean-Marc


à chacun de se positionner selon ses rapports à Rouillan et Action Directe de l'époque ou depuis (ce qui est très différent). J'ai apporté dans cette discussion mon témoignage :

Patlotch a écrit:
l'histoire se répète en farce

Comment Publié  le vendredi 9 septembre 2016 à 15:02 par Patlotch

je me souviens en 1989 d'une rencontre à la revue Digraphe de Jean Ristat. C'était après le procès... Il y avait là l'auteur d'un bouquin sur Action directe, le poète Ristat encore au PCF, le philosophe Henri Lefebvre, et pas mal d'auteurs dans la mouvance. Hé bien l'avis général condamnait déjà l'acharnement d'État, ce qui ne signifiait pas une approbation de Rouillan et ses camarades

comme quoi l'histoire balbutie. Ce texte est également sur Bellaciao

franchement, qu'on lâche Rouillan, ce qu'il dit ne vaut pas la peine de régler encore des comptes avec lui

bonne journée

Patlotch


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MessageSujet: Re: DÉCOLONISER le MARXISME, l'ANARCHISME, l'ULTRAGAUCHE et la "COMMUNISATION"... Histoire et nécessité actuelle d'un clivage, pour en finir avec les dogmes universels eurocentrés   Ven 9 Sep - 19:27


je suis un "troll" chez Indymédia-Nantes

Basketball

suite. Mes commentaires ci-dessus ont été "virés" par le modo d'Indymédia-Nantes, comme d'autres, très rares, dans quelques fils où j'étais mis en cause, qui sont restés ("Patlotch pas communiste, transphobe, racialiste, antisémite...")  et repris de site "libertaire" en site "anarchiste"

modo a écrit:
Les commentaires passent en modération à priori parce que y'a déjà quelques commentaires de trolls (qui ont virés) et que le côté sensationnel / delétaire en attire toujours plein (ou une poignée de memes qui se griment)

ben comme ça c'est clair, on sait à quoi joue Indy-Nantes

la liste s'allonge, Patlotch indésirable chez dndf, Kommunisierung, DDT21, Incendo Genre sans classe, Temps Critiques, Indymédia... Combien de divisions, ensemble ?

perso, vu leur part dans mes préoccupations et l'absence de critiques (sérieuses ou pas) de leur part, j'ai bien compris qu'ils sont coincés sur le plan théorique, faux-culs comme pas possible, et donc qu'il ne leur reste que ça : censurer. Ils n'ont pas encore leur goulag... En attendant ils aiment si peu la police d'État qu'ils fonctionnent comme elle sur modèle stalinien (le titre du sujet pourrait être "Déstaliniser le marxisme, l'anarchisme, l'ultragauche et la communisation")


le troll Patlotch (grimé)



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MessageSujet: Re: DÉCOLONISER le MARXISME, l'ANARCHISME, l'ULTRAGAUCHE et la "COMMUNISATION"... Histoire et nécessité actuelle d'un clivage, pour en finir avec les dogmes universels eurocentrés   Dim 11 Sep - 23:29



À l'assaut du ciel a écrit:
@assaut_du_ciel

Parce que nous considérons que la lutte antiraciste est trop souvent délaissée. Nous militant.e.s anarchistes racisé.e.s avons décidé de mettre en place ce collectif afin de palier à ce manque.


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MessageSujet: Re: DÉCOLONISER le MARXISME, l'ANARCHISME, l'ULTRAGAUCHE et la "COMMUNISATION"... Histoire et nécessité actuelle d'un clivage, pour en finir avec les dogmes universels eurocentrés   Sam 24 Sep - 16:50


j'écrivais plus haut qu'il s'agit autant de déstaliniser l'anarchisme que de le décoloniser. Parfois cela se rejoint, mais les militants décoloniaux ont vite appris les mêmes méthodes


Collector "débat"

toujours nouvelle novlangue

Articles en débat

Indymedia-Nantes


Le langage politique vise à rendre véridique le mensonge et respectable le meurtre
et donner une apparence de solidité au vent pur

il s'agit en fait des articles, peu importe ici lesquels, dont on ne peut plus débattre, préalablement nettoyés des commentaires des "trolls", comme les miens (à partir de deux commentaires, parfois d'un seul, je suis chez eux un troll)

modo a écrit:
Les commentaires passent en modération à priori parce que y'a déjà quelques commentaires de trolls (qui ont virés)

La novlangue (en anglais Newspeak) est la langue officielle d'Océania, inventée par George Orwell pour son roman 1984. Se rapproche, en pratique, de la langue de bois. Indymedia nous donne un aperçu virtuel de la perspective réellement anarcho-fasciste qu'il soutient comme "révolutionnaire"

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MessageSujet: Re: DÉCOLONISER le MARXISME, l'ANARCHISME, l'ULTRAGAUCHE et la "COMMUNISATION"... Histoire et nécessité actuelle d'un clivage, pour en finir avec les dogmes universels eurocentrés   Dim 30 Oct - 16:00


importé de Baisse tendancielle du taux de sérieux théorique (TC & Cie)



quand la propagande normative remplace la problématisation théorique

significatif que Doc Sportello, animateur du blog Kommunisierung.net et compte Twitter @Kommunisierung, se soit empressé d'indiquer la traduction anglaise de ce texte. Outre que son compte ne fait référence qu'aux textes du milieu TC &Cie, au milieu d'un fatras d'infos sans commentaires sur les luttes où la violence est spectaculaire, sa position est clairement du déni de la question raciale dans celle de classe (on l'a vu dans ses mamours avec Ross Wolf de The Charnel House Decolonial Kommuniization ?, Sportello évacuant Patlotch sans en avoir jamais rien discuté, sur la base des ragots du milieu

les voies impénétrables de ma censure chez les "so called communisateurs"

Doc Sportello a écrit:
‏@Kommunisierung · 25 juil.
@rosswolfe Funny to write about Patlotch, in France he's almost systematically ignored by anyone. His comments give you an idea why...

C’est marrant d'écrire au sujet de Patlotch, en France, il est presque systématiquement ignoré par tout le monde. Ses commentaires vous donnent une idée pourquoi...


Patlotch a écrit:
@patlotch
@Kommunisierung @rosswolfe Ah bon ? Mais encore ?

pas de réponse évidemment. Les chemins de ma censure sont impénétrables. Mais Sportello Doc ne croit pas si bien dire : « une idée pourquoi » : ma critique de l'eurocentrisme de l'universalisme prolétarien, à ce jour sans réponse théorique de leur part. Le "pourquoi" de Sportello, ce sont mes "insultes et anathèmes" qui ont fait ma réputation relayée par YTC/RS/dndf et traduite en Europe jusque, par Claide Guillon, pour l'Américain Ross Wolf : je l'assume comme forme correspondant au fond de leur travail de censure et de sape théorique du rapport classe/race

cet empressement de Sportello confirme la signification de ce texte de TC et son faux équilibre, d'où l'usage idéologique qui peut en être et ne manquera pas d'en être fait, alors que les notes qui suivent ont bien plus d'intérêt théorique (elles portent cependant sur les années 1970-80 en France, en rien sur la situation actuelle dans le monde)

c'est ainsi que ce milieu se sclérose et accumule ses retards théoriques en évacuant ce qui est le plus problématique. Ce n'est plus de la théorie communiste mais de la propagande militante par des perroquets traducteurs, avec toutes les tares sectaires d'une ligue politique comme les autres, dotée des moyens d'internet


Doc Sportello a écrit:
dndf Doc Sportello 30/10/2016 à 00:09 | #1

Traduction anglaise : http://www.luchanofeik.club/2016/10/29/theorie-communiste-notes/




le double langage de Théorie Communiste

si ce texte de TC est prétexte à une propagande idéologique eurocentriste en milieu radical, ce n'est pas le fruit du hasard

RS/TC a écrit:
La seg­men­ta­tion déve­loppe « ensuite » sa propre effi­ca­cité idéo­lo­gique qui découpe une popu­la­tion, soli­di­fie les dif­fé­rences, c’est là où les Indi­gènes appa­raissent comme des entre­pre­neurs en raci­sa­tion, comme il y a des entre­pre­neurs en natio­na­lisme, c’est une élite qui se consti­tue un racket, heu­reu­se­ment sans grande effi­ca­cité jusqu’à main­te­nant. Là, la cri­tique doit être sans conces­sion.

deux temps :

1) les "Indigènes" pour le "Parti des Indigènes de la République" (PIR), soit un amalgame : la critique des activités de lutte d'une catégorie sociale mondiale (relativement eu concept d'Occident et sa crise) réduite à celle d'un particule politique français reconnu comme peu représentatif (alors quelle nécessité obsessionnelle de le déglinguer en suivant l'ambiance dominante en France ?), et l'évacuation du courant de pensée décoloniale dans sa diversité et ses rapports complexes au marxisme et à la lutte des classes. Les luttes en tant qu'elles sont objectivement décoloniales dans la lutte des classe : « le racket d'une élite » ?

faut-il comprendre que tous les décoloniaux sont des "entrepreneurs en racialisation" ? On ne le saura pas, bien que RS ait lu le livre de Claude Bourguignon-Rougier, Philippe Colin et Ramón Grosfoguel (dir.), Penser l’envers obscur de la modernité : une anthologie de la pensée décoloniale latino-américaine

RS devient complètement paranoïaque et schizophène, dans ce qui frise la haine à l'encontre des luttes à base raciale et de ceux qui les mènent, oubliant les principes de rigueur dont son travail théorique avait la réputation

2) « la critique doit être sans concession » ce qui s'entend chez RS par tous les moyens de la déformation dont il s'est fait le spécialiste quand il s'agit de déglinguer la concurrence théorique

et bien entendu, ce texte sera compris et utilisé comme ça, cf Doc Sportello @Kommunisiering ci-dessus

avec ça, BL/TC dit ne pas faire de politique ! Nous prennent vraiment pour des imbéciles...

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MessageSujet: Re: DÉCOLONISER le MARXISME, l'ANARCHISME, l'ULTRAGAUCHE et la "COMMUNISATION"... Histoire et nécessité actuelle d'un clivage, pour en finir avec les dogmes universels eurocentrés   Ven 4 Nov - 20:52


MILLE TRIBORDS

(ceci n'est pas un poème)

Pas loin du port
chaud les oreilles
l'ami Babord
est débordé

En plein Marseille
ça a bardé
Personne est mort ?
va pas tarder

En attendant
la fin de races
celle des classes ?

On est d'accord
l'a dans les dents
rentre on dedans


Chez les Tontons 4 novembre 2016 19:24

sonnet 365



infos des deux bords , via Mille Babords




disons qu'un débat sur le papier crapoteux « Jusqu'ici tout va bien » accueilli bras ouvert par d'aussi nobles "non-organisateurs" ne pouvait pas aboutir à autre chose. Évidemment, non-fides, Yves Coleman, La Bataille socialiste, La Discordia, antifa-autonome, ChatNoirEmeutier, CNT-AIT Toulouse... et toute la clique des anti-racialistes, embrayent d'un commun accord : circulez, ya rien à voir, les races n'existent pas...



Dernière édition par Admin le Sam 5 Nov - 18:22, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: DÉCOLONISER le MARXISME, l'ANARCHISME, l'ULTRAGAUCHE et la "COMMUNISATION"... Histoire et nécessité actuelle d'un clivage, pour en finir avec les dogmes universels eurocentrés   Sam 5 Nov - 22:47


idéologie française

une nouvelle partie de billard à trois cannes ?

identitaires facho-marxistes
décoloniaux (anti-marxistes ?)
anars d'ultragauche anti-racialistes universels

?

quelques remarques sur cette affaire de Mille Babords

C'est effectivement assez gratiné, non mais quelle bande de cons !
Ma préférence va à un commentaire :
« Ce sont d’ailleurs des gens qui n’ont jamais mis les pieds dans une usine.»


Corine Cerise

c'est la première fois à ma connaissance que le milieu ultragauche/anarchiste anti-racialiste a à faire avec des "racisé.e.s" directement et sous forme d'agression physique, semble-t-il ici par des trans décoloniaux. L'affaire de La Discordia m'avait semblé opposer des courants anarchistes entre eux

cela fait des années que ce milieu agressent les décoloniaux, déforme leurs positions, en fait une critique superficielle au nom d'une lutte des classes pour laquelle leurs repères théoriques sont plus que légers, et leur légitimité à parler au nom du prolétariat discutable

jusque-là, toujours à ma connaissance, les militants décoloniaux et même le PIR ne s'étaient pas même donné la peine de leur répondre, bien moins que moi en tous cas, ceci dit sans rêver sur ma visibilité

que se passe-t-il ?

il semble que la goutte ait fait débordé le vase vu la violence des propos plus récents, dans la ligne d'Yves Coleman assénant Saïd Bouamama, un sociologue au service du hijab depuis 2004 (avant la loi), assimilant Houria Bouteldja au FN depuis deux ans, et jusqu'à Théorie Communiste fournissant encore récemment ses "concepts théoriques" contre les "entrepreneurs en racisation" tout en conservant ses liens privilégiés avec ce milieu (cf ceux de dndf : mondialisme.org, Incendo, TantQu'il, BadKids, Zones subversives, relais RossWolf, DDT21, Vosstanie...)

beurk de so called camarades racistes planqués sous l'anarchisme blanc, sioniste, et universel franchouillard
sans parler de leur lâcheté intellectuelle
les fachos, au moins, on les connaît, ils assument

j'avoue avoir de plus en plus de mal à discerner les arguments de ces so called "anarchistes" et "marxistes", non seulement avec la rhétorique gouvernementale de Valls et son sous-fifre Clavreul, mais avec celle du marxiste/communisateur identitaire d'extrême-droite Francis Cousin (cf en haut de page...), qui reprenait des pans entiers de Théorie Communiste il y a maintenant trois ans, sur quoi ce groupe n'a rien trouvé à en dire... que renvoyer aujourd'hui dos-à-dos adeptes du "déni" du racisme et "entrepreneurs en racialisation" : un peu court...

quant à "choisir son camp", là où il n'y en aurait que deux à les entendre, nous voilà confrontés à une nouvelle partie de billard à trois cannes : les identitaires fascistes, les décoloniaux (anti-marxistes ?), et les anars d'ultragauche 5ème colonne de l'idéologie française : bonjour les dégâts !

affraid

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MessageSujet: Re: DÉCOLONISER le MARXISME, l'ANARCHISME, l'ULTRAGAUCHE et la "COMMUNISATION"... Histoire et nécessité actuelle d'un clivage, pour en finir avec les dogmes universels eurocentrés   Mar 15 Nov - 13:25

quand l'ultragauchiste Ross Wolfe, qui se présente comme « judeo-bolshevik. frightening and banal, like a caucasian dagger », qui trouve la pensée décoloniale sans intérêt et Théorie Communiste d'une grande pertinence, va chercher des arguments dans la nouvelle droite française pour nier toute validité à l'interrogation de la Whiteness


Citation :
Com­plaints about the un­fair bur­den of “white guilt” are nearly ubi­quit­ous on the European and Amer­ic­an far right, so I won’t both­er re­pris­ing them all here. In­stead, I’ll just provide a gen­er­al sketch. Suf­fice it to say, for the time be­ing, that it’s a re­sponse to sup­posed vili­fic­a­tion of white people in his­tory text­books and pop­u­lar me­dia, which hold them re­spons­ible for all the world’s past wrong­do­ings and present ills. Most of­ten this is seen as a ne­far­i­ous plot per­pet­rated by uni­versity pro­fess­ors and Hol­ly­wood moguls, nearly all of whom turn out to be Jew­ish.

This in­si­di­ous anti-European nar­rat­ive, so the story goes, is then un­wit­tingly im­bibed by un­sus­pect­ing whites, in­tern­al­ized as a kind of “eth­no­mas­ochism.” Guil­laume Faye, a French journ­al­ist as­so­ci­ated with the Nou­velle Droite, de­scribes this as “the mas­ochist­ic tend­ency to blame and de­value one’s eth­ni­city, one’s own people.” Ac­cord­ing to Charles Ly­ons, an­oth­er neor­e­ac­tion­ary writer from France, it’s a col­lect­ive psy­cho­path­o­logy pro­voked by a con­cer­ted pro­pa­ganda cam­paign to make whites feel guilty about how they have treated oth­er peoples. Europeans are in­trins­ic­ally ra­cist, as a kind of ori­gin­al sin for which they must feel guilty.

Para­noia not­with­stand­ing, this is a fairly con­veni­ent catchall ex­plan­a­tion. Fur­ther­more, it at­tains a scin­tilla of plaus­ib­il­ity from the fact that there doubt­less is a tenden­tious habit among aca­dem­ics to present European im­per­i­al­ism as a unique evil per­pet­rated on the world. His­tor­ies and coun­ter­his­tor­ies writ­ten in re­cent dec­ades have sought to un­der­mine the tri­umph­al­ist ac­counts of Whig his­tor­i­ans, who de­pict West­ern de­vel­op­ment since the Renais­sance as fol­low­ing a path of lin­ear pro­gress down to the present. In so do­ing, however, they’ve bent the stick a bit too far back in the oth­er dir­ec­tion, over­com­pens­a­ting. Ja­pan­ese and Ot­to­man im­per­i­al­ism ought to show that bru­tal chau­vin­ism in mod­ern times is not the ex­clus­ive pre­serve of “the West.”


passons sur la Turquie des temps modernes démontrant que l'Occident n'a pas l'exclusivité du chauvinisme brutal. Que Ross Wolfe apprenne plutôt la géographie

si la Turquie change aujourd'hui son système d'alliances, c'est bien dans la crise de l'Occident et de la suprématie américaine. Quant à l'impérialisme japonais, c'est précisément dans sa période d'occidentalisation revendiquée qu'il s'est développé. La notion d'Occident n'est pas géographique... Quelles questions s'est posé le Japon pour passer du féodalisme au capitalisme, sous la pression américaine, dans le dernier tiers du 19è siècle ? Et de qui le Japon est-il l'allié depuis 1945 ? Que Ross Wolfe apprenne l'histoire

rappel :
Les Japonais sont-ils des Occidentaux ? Sociologie d'une acculturation volontaire Toshiaki Kozakai 2000

toute la culture et les références de Ross Wolfe sont blanches et occidentales. Ceci mis à part, il ne serait pas occidentalo-centriste...


Dernière édition par Admin le Mer 16 Nov - 5:32, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: DÉCOLONISER le MARXISME, l'ANARCHISME, l'ULTRAGAUCHE et la "COMMUNISATION"... Histoire et nécessité actuelle d'un clivage, pour en finir avec les dogmes universels eurocentrés   Mar 15 Nov - 18:24

ceux qui s'opposent, d'une façon ou d'une autre, à la dynamique décoloniale dans la double crise de l'Occident et du Capital :

1) n'ont rien compris au monde actuel : trouver ce qui se passe, historiquement au présent, suppose de cherche ce qui fait dynamique mondiale définissant la période, quelles qu'en soient les limites dans l'affrontement de classe, c'est donc affaire de qualité et quantité, pas de contenu prétendu radical mais marginal, mais d'implication réciproque réelle : c'est la double crise

2) ne sont pas en avance par l'idée d'une révolution prolétarienne universelle, mais en retard d'analyse, scotchés à l'eurocentrisme

ils ne se trompent pas seulement d'époque en voyant la révolution dans ce cycle de luttes, mais en restant accrochés à une vision du monde dépassée, héritée de l'universalisme bourgeois des Lumières

je redis que cette dynamique décoloniale n'est pas en soi porteuse d'une révolution d'abolition du capital, mais c'est une autre affaire... La combattre c'est comme combattre l'anti-colonialisme et l'anti-impérialisme au temps des Luttes de libérations nationales, ce dont ne se sont pas privé nombre d'anarchistes et ultragauche :  ceux dont Théorie Communiste se dit plus particulièrement l'héritier (exemple, en évacuant les autres de son livre révisionniste Histoire de l'ultragauche)

cela explique pour les analyses, ni marxistes, ni décoloniales au demeurant, de Saskia Sassen ou Branko Milanovic par exemple, sont plus près de saisir ce qui se passe dans le monde actuel, et c'est en les utilisant d'un point de vue anarchiste ou communiste que l'on peut redéfinir des combats en prise sur la réalité
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