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 le TRAVAIL TUE plus que les violences policières... et les attentats : ACCIDENTS et MALADIES du TRAVAIL

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Patlotch



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MessageSujet: Re: le TRAVAIL TUE plus que les violences policières... et les attentats : ACCIDENTS et MALADIES du TRAVAIL   Mer 20 Sep - 22:37


de l'enquête ouvrière ?

Givors, entre Lyon et Saint-Étienne, c'est pas mon bled, mais on y a le même accent que par chez moi

Le combat des ouvriers verriers de Givors, décimés par les cancers professionnels

Daphné Gastaldi et Hugo Ribes Médiacités  via Reporterre 20 septembre 2017

Les cas de cancers et les décès se multiplient parmi les anciens verriers de Givors, au sud de la métropole lyonnaise. Depuis la fermeture de leur usine, en 2003, ils demandent réparation pour avoir été exposés à un cocktail de produits cancérogènes. Un combat judiciaire lancinant, dont la prochaine étape aura lieu le 29 novembre.


Citation :
« Douze ans de combat », souffle-t-elle. Au printemps dernier, Mercedes Cervantes a obtenu que la cour de cassation de Lyon reconnaisse enfin le dernier cancer de son défunt mari, Christian, comme maladie professionnelle. Une annonce bien tardive, cinq ans après la mort de ce syndicaliste, et trois ans après la reconnaissance de son premier cancer. Devenu une icône du combat des verriers de Givors, le cas de Christian Cervantes fera jurisprudence. Mais les démarches judiciaires ne sont pas finies pour autant. O-I Manufacturing, filiale d’un groupe états-unien et dernier repreneur de la verrerie BSN Glasspack à Givors (métropole de Lyon), est toujours poursuivie dans ce dossier pour « faute inexcusable », une disposition du code de la Sécurité sociale.

Depuis la fermeture du site en 2003, les anciens verriers sont frappés de diverses pathologies, liées selon eux à des conditions de travail dantesques et au manque de protection. En 2009, la famille Cervantes a décidé de mener l’enquête en envoyant aux anciens salariés un questionnaire au résultat révélateur. « Sur 208 réponses, il y avait 92 cas de cancers. On a creusé et on a découvert une cinquantaine de produits cancérogènes utilisés », raconte Laurent Gonon, un ami comptable qui épaule depuis le début l’association des anciens verriers de Givors. Et de s’emporter : « Les gars sentent que c’est une injustice et ils se battent pour les autres aussi. »

Amiante, chrome, hydrocarbures, arsenic, etc.

Éprouvés, mais pas vaincus, les verriers se bagarrent pour faire reconnaître leur exposition aux produits toxiques (amiante, chrome, hydrocarbures, arsenic, etc.), leurs maladies professionnelles, leur préjudice d’anxiété ou pour obtenir une surveillance médicale. Aujourd’hui, Laurent Gonon a encore huit nouveaux dossiers de demande d’indemnisations sur la table, sans parler du suivi des soixante verriers aux prud’hommes ou de la procédure en cours pour faire reconnaître le site de l’usine comme zone amiantée. « C’est un cas symbolique. Le taux de cancer chez des personnes jeunes est plus élevé chez les verriers, pointe leur avocat, Me François Lafforgue, remarqué par ailleurs pour avoir fait condamner le géant états-unien des pesticides Monsanto. De la même façon que les mineurs de l’Est, ils ont été exposés à de très nombreux produits cancérogènes. Les ouvriers-verriers font partie des catégories professionnelles oubliées. »

Depuis le début de leur combat, les ouvriers se heurtent comme à un mur au groupe O-I Manufacturing et à la caisse primaire d’assurance maladie. Les avocats de l’ancien employeur serinent que l’origine professionnelle de ces pathologies ne peut être prouvée. Une stratégie classique dans ce genre de procès. À Givors, on se serre les coudes. À chaque audience, les militants se déplacent en groupe au palais de justice.

Les affaires reprendront le 29 novembre prochain devant le tribunal des affaires de Sécurité sociale de Vienne, à l’occasion d’une audience pour une reconnaissance de maladie professionnelle. François Lafforgue défendra alors l’ancien verrier Maurice Bonne, victime entre autres d’un cancer de l’œsophage. En décembre, les plaignants se rendront ensuite à la cour d’appel de Lyon pour demander la délivrance d’attestations d’expositions à l’amiante et aux produits chimiques.

En attendant, imperturbables, les anciens se réunissent tous les vendredis à la permanence de l’association pour prendre le café, gérer les dossiers, les garanties obsèques en cours. Avoir une pensée pour le dernier camarade à enterrer. En face de leur petit local se dresse, comme effrontée, la cheminée de briques rouges, dernier vestige de la verrerie. Leur lutte a de quoi faire trembler dans la région. En plein cœur de la vallée de la chimie, obtenir gain de cause ouvrirait la boîte de Pandore. Les ouvriers n’espèrent qu’une chose : donner l’exemple à leurs collègues des autres usines de la région.



« c'était Germinal »

Mercedes Cervantes est la veuve de Christian Cervantes, ancien verrier mort en 2012 à la suite de deux cancers. Après des années de lutte, la justice a reconnu les pathologies de son mari comme maladies professionnelles. Sa famille poursuit toujours O-I Manufacturing, dernier repreneur de la verrerie BSN à Givors, pour « faute inexcusable ».


« Je suis un survivant »

Vincent Rizzi a travaillé 42 ans en verrerie, à un des postes les plus difficiles de l’usine. Au sein du comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT), il s’est battu pour faire améliorer les conditions de travail.


« L'amiante, c'est de l'amiante »

À 68 ans, Jean-Claude Moioli est le président de l’Association des anciens verriers de Givors. Issu d’une famille de verriers, il a conservé des objets rappelant ses difficiles conditions de travail.


« J'y ai  retrouvé la chaleur du Sahara »

Nicole et Roland Sorbier ont apporté un vieux bleu de travail. Après 38 ans de verrerie, Roland reste marqué par la chaleur infernale de la verrerie. Il se montre fataliste sur son sort, mais sa femme s’inquiète pour son suivi médical.

Chez les Croseille, on est verrier de génération en génération. Georges, lui, a servi à l’usine au service électricité, à l’époque du PCB et de l’amiante. Aujourd’hui, il attend que son ancien employeur reconnaisse sa responsabilité et le manque de protections des ouvriers.

Maurice Privas, 35 ans de service à l’usine, est suivi psychologiquement depuis la déclaration de son premier cancer. Le Prozac l’aide à ne pas sombrer. La justice n’a pas encore reconnu son préjudice d’anxiété lié à l’amiante.

les pauvres, et vus par l'œil de photographes comme des usines en ruine, OK, bons coups esthétiques pas trop paparazzis. Mais l'enquête ouvrière, d'accord, la remise au musée ou les donner en spectacle pas d'accord !

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Patlotch



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MessageSujet: Re: le TRAVAIL TUE plus que les violences policières... et les attentats : ACCIDENTS et MALADIES du TRAVAIL   Mer 29 Nov - 17:03





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MessageSujet: Re: le TRAVAIL TUE plus que les violences policières... et les attentats : ACCIDENTS et MALADIES du TRAVAIL   Mar 16 Jan - 18:42


Le bilan de l’Assurance-maladie publié mardi fait état de plus de 10 000 accidents du travail et 596 maladies professionnelles pour 2016. Les femmes sont les premières victimes.

Citation :
Dépressions, troubles anxieux… Plus de 10 000 affections psychiques ont été reconnues comme accidents du travail en 2016, 596 l’ont été comme maladies professionnelles, indique l’Assurance-maladie. Ces chiffres, publiés mardi 16 janvier dans son bilan « Santé travail : enjeux et actions », révèlent une hausse continue sur cinq ans des troubles psychosociaux liés au travail, alors même que « le nombre d’accidents du travail d’autre nature baisse », précise Marine Jeantet, directrice des risques professionnels de l’Assurance-maladie. Entre 2011 et 2016, la part des affections psychiques dans l’ensemble des accidents du travail a progressé de 1 % à 1,6 %.

Les assurés sont, il est vrai, de plus en plus nombreux à demander la reconnaissance de leur affection psychique en maladie professionnelle, ce qui renforce la hausse. Depuis 2012, les demandes sont passées de 200 à 1 100 et devraient « avoisiner 1 500 en 2017 ». L’Assurance-maladie a validé 50 % des demandes de reconnaissance en maladie professionnelle et 70 % des demandes en accident du travail.

L’enjeu de l’étude est « d’une part de souligner que l’Assurance-maladie reconnaît les affections psychiques comme accident du travail et d’autre part, en période de contrainte budgétaire, d’identifier les secteurs et les salariés les plus touchés pour orienter les mesures préventives », explique Mme Jeantet. La prise en charge des affections psychiques représentait environ 230 millions d’euros en 2016, sur un budget total de prestations de 8,2 milliards pour la branche risques professionnels.

Deux « événements déclencheurs »

Quand une affection psychique est reconnue comme accident du travail, les soins sont pris en charge à 100 %, et l’accident donne lieu à réparation sous forme de rente à vie, le coût étant répercuté à l’employeur. La durée des arrêts de travail pour les affections psychiques est particulièrement longue, à savoir 112 jours contre 65 en moyenne pour les autres accidents du travail. Pour les maladies psychiques professionnelles, les durées moyennes d’arrêt de travail avoisinent 400 jours, mais les malades sont beaucoup moins nombreux – cependant sept fois plus qu’il y a cinq ans.

Deux « événements déclencheurs » sont à l’origine de la hausse des accidents du travail pour affections psychiques, en proportion « à peu près égale », souligne le rapport de l’Assurance-maladie. D’une part, un choc ou stress lié à un événement violent externe à l’entreprise (agression, braquage, attentat… sur le lieu de travail) et d’autre part, les conditions de travail. La reconnaissance des troubles psychiques au titre des accidents du travail se base sur le certificat médical qui décrit l’accident et ses circonstances.

En termes d’entreprises, trois secteurs d’activité concentrent environ la moitié des cas d’affections psychiques : le médico-social (18 %), le transport (15 %) et le commerce de détail (13 %), qui ont en commun leur lien avec le public.

L’exposition au stress, aux violences internes ou externes à l’entreprise peuvent avoir des conséquences sur la santé des salariés, « en termes de maladies cardiovasculaires, de troubles musculo-squelettiques, de troubles anxio-dépressifs, d’épuisement professionnel, voire de suicide », rappelle l’Assurance-maladie, qui recense entre dix et trente suicides reconnus comme accidents du travail.

Les affections psychiques qui font l’objet de reconnaissance en maladie professionnelle sont des dépressions, largement majoritaires (77 %), puis des troubles anxieux (11 %), des états de stress post-traumatique (10 %), et d’autres troubles mentaux et du comportement.

L’âge le plus vulnérable : la quarantaine

Les salariés les plus touchés par les affections psychiques liées au travail sont d’abord les femmes (60 %), « ce qui est cohérent avec [leur] plus forte exposition aux risques psychosociaux (intensité du travail, faible autonomie d’organisation, conflit de valeurs) », commente l’étude. L’âge le plus vulnérable est la quarantaine (40 ans pour les femmes, 41 ans pour les hommes).

Et contrairement aux idées reçues, la catégorie socioprofessionnelle qui connaît le plus d’affections psychiques liées au travail est celle des employés. Les cadres n’enregistrent pas le plus grand nombre d’accidents de travail liés aux affections psychiques, mais c’est un risque plus important pour eux sur leur total d’accidents de travail.

L’Assurance-maladie invite les entreprises à renforcer leurs actions de prévention des risques psychosociaux et encourage les salariés à se tourner vers leurs représentants du personnel pour obtenir les déclarations de sinistres. Car lorsque ce sont les conditions de travail qui sont à l’origine d’une affection psychique, c’est à l’employeur de faire la déclaration d’accident de travail. « On comprend aisément que ce n’est pas simple pour le salarié de demander à son employeur de faire état des mauvaises conditions de travail. Il est donc essentiel d’améliorer l’information des représentants des salariés sur les droits et procédure de reconnaissance d’accidents du travail », conclut Mme Jeantet.

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MessageSujet: Re: le TRAVAIL TUE plus que les violences policières... et les attentats : ACCIDENTS et MALADIES du TRAVAIL   

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