PATLOTCH / COMMUNISME / un ART de la RÉVOLUTION

LA CONSTITUTION EN CLASSE CONTRE LE CAPITAL DES LUTTES PROLÉTARIENNES, FÉMINISTES, DÉCOLONIALES, ÉCOLOGISTES... et POÉTIQUES !
 
AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  
Rechercher
 
 

Résultats par :
 
Rechercher Recherche avancée
Derniers sujets
» MINGUS, for LOVE, and REVOLUTION / feuilleton
Hier à 17:19 par Patlotch

» RYTHMES, IMPROVISATION et COMMUNISATION : JAZZ & Black Music, une matrice de la poétique révolutionnaire, improvisation collective, temps réel et création relationnelle
Hier à 17:18 par Patlotch

» NOTES de STYLISTIQUE et POÉTIQUE
Hier à 17:16 par Patlotch

» MICROCOSME, roman initiatique, en 7 chapitres de 12 épisodes quotidiens
Hier à 5:10 par Patlotch

» LA RÉVOLUTION COMMUNISTE SERA ÉCOLOGISTE OU NE SERA PAS (écologie et marxisme)
Sam 19 Mai - 12:36 par PEUTÊTRE

» 0. un livre ? Une théorie est apparue... Diffusion, réception... débats ?
Ven 18 Mai - 19:15 par PEUTÊTRE

» 5. LA CONSTITUTION EN CLASSE POUR LE COMMUNISME : quel sujet révolutionnaire pluriel ?
Ven 18 Mai - 18:45 par PEUTÊTRE

» DES RIENS DU TOUT
Ven 18 Mai - 14:21 par PEUTÊTRE

» 2018, LA VÉRITABLE "CONVERGENCE des LUTTES", cas torse du printemps dix-huit, chronique et théorie
Jeu 17 Mai - 13:01 par PEUTÊTRE

» DE LA VIE, EN LANGAGE D'OISEAU
Mar 15 Mai - 5:29 par Patlotch

» PALESTINE et ISRAËL
Mar 15 Mai - 4:50 par PEUTÊTRE

» 9. l'apparition plurielle d'une nouvelle théorie communiste ? questions parentes
Mar 15 Mai - 4:31 par PEUTÊTRE

» du DÉPASSEMENT RÉVOLUTIONNAIRE des IDENTITÉS de LUTTES
Mar 15 Mai - 4:30 par PEUTÊTRE

» actualités de la CRITIQUE DÉCOLONIALE
Lun 14 Mai - 14:35 par PEUTÊTRE

» MARXISME DÉCOLONIAL / des marxistes s'inspirent de la pensée décoloniale
Lun 14 Mai - 14:33 par PEUTÊTRE

» ISLAM, un ennemi idéal : « EUX » et « NOUS »... l'«ISLAMOPHOBIE» en questions
Lun 14 Mai - 7:33 par PEUTÊTRE

» LA LOGIQUE COLONIALE, histoire et actualité, du COLONIALISME aux COLONIALITÉS sans oublier le CAPITAL
Lun 14 Mai - 6:41 par PEUTÊTRE

» LES MURS ONT LA PAROLE : SLOGANS DE NOS JOURS (ET NUITS)
Dim 13 Mai - 17:21 par PEUTÊTRE

» 1968 ANNÉE révolutionnaire pour le CAPITAL : documents, récits, et considérations théoriques
Dim 13 Mai - 9:58 par PEUTÊTRE

» la DOMINATION MASCULINE dans le monde : un MACHISME STRUCTUREL
Ven 11 Mai - 6:45 par PEUTÊTRE


Partagez | 
 

 la DOMINATION MASCULINE en FRANCE : machisme, travail, domesticité, violences...

Aller en bas 
Aller à la page : Précédent  1, 2, 3  Suivant
AuteurMessage
Invité
Invité



MessageSujet: Re: la DOMINATION MASCULINE en FRANCE : machisme, travail, domesticité, violences...    Mar 8 Déc - 9:51


un salaire mécanicienne-ajusteuse "inférieur de 20%
à celui de ses homologues masculins
soit 390 euros de moins par mois

L'entreprise Sagem condamnée pour discrimination sexuelle 7/12/15

La société d'électronique et d'équipements de télécommunications pour la défense et l'aéronautique, Sagem (groupe Safran) a été condamnée par le conseil de prud'hommes de Montluçon (Allier) pour discrimination sexuelle à l'égard d'une salariée, a-t-on appris lundi auprès de son avocate


Citation :
La plaignante "a fait l'objet d'un traitement discriminatoire en raison de son sexe, de sa maternité et de sa situation de famille", selon la décision des prud'hommes dont l'AFP a eu copie, confirmant une information du journal La Montagne.

Engagée en 1974 en qualité de manoeuvre au sein de l'usine Sagem de Domérat (qui produit entre autres, des drones de combat), cette mère de deux enfants, qui avait parfois opté pour un travail à 80 %, n'a pas eu le même déroulement de carrière que ses collègues masculins entrés pour les mêmes postes à la même époque dans l'entreprise, ont constaté les juges.

Le salaire de cette mécanicienne-ajusteuse, actuellement en invalidité, "était inférieur de 20% à celui de ses homologues masculins, soit un différence de 390 euros par mois", a précisé son avocate Me Emmanuelle Boussard-Verrecchia.

"Cet argent dont elle n'a pas pu bénéficier pendant toutes ces années aurait pu, selon elle, bénéficier au quotidien de ses enfants", a souligné cette spécialiste en droit du travail.

L'entreprise a été condamnée à verser quelque 165.000 euros à la plaignante, âgée de 60 ans aujourd'hui, dont 106.380 euros pour le préjudice économique, 39.000 euros pour le préjudice moral et 20.000 euros de dommages et intérêts pour violation de l'accord sur l'égalité professionnelle en vigueur au sein de l'entreprise.

"C'est un excellent jugement qui va jusqu'au bout de la compréhension du préjudice subi, économique mais aussi moral et qui tient également compte de la violation de l'accord professionnel. C'est rare d'obtenir gain de cause sur ces trois aspects", a par ailleurs estimé Me Boussard-Verrecchia.


Revenir en haut Aller en bas
Admin
Admin


Messages : 6322
Date d'inscription : 29/04/2015
Localisation : trop loin

MessageSujet: Re: la DOMINATION MASCULINE en FRANCE : machisme, travail, domesticité, violences...    Mer 16 Déc - 7:31



Lors des séparations, les femmes davantage pénalisées financièrement
Julia Pascual LE MONDE | 16.12.2015


Un couple de femmes avec l'un de leurs trois enfants, près de Lyon en octobre 2012

Les parcours de vie évoluent mais demeurent très genrés et, à l’arrivée, ce sont les femmes qui y perdent. C’est la conclusion que l’on est tenté de tirer d’une étude inédite, « Couples et familles », publiée mercredi 16 décembre par l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee)

Citation :
Elle permet en effet de se pencher plus avant sur la fragilisation des unions, un phénomène qui prend de l’ampleur avec les années et qui se traduit par une part grandissante de familles monoparentales. Celles-ci représentent 20 % des familles en 2011, contre 16 % en 1999. Une tendance que l’on observe également à l’échelle de l’Europe, même si les pays de l’Est conservent, par exemple, des taux de monoparentalité faibles, eu égard à un attachement aux normes traditionnelles et à une forte emprise de la religion.

A l’arrivée, en France, 25 % des enfants mineurs ne vivent pas avec leurs deux parents, soit 3,4 millions d’enfants. Et, sans surprise, ce sont les femmes qui ont la charge de 85 % de ces familles monoparentales.


Prééminence de la monoparentalité maternelle

Cette différence entre les hommes et les femmes se retrouve sous d’autres formes et à d’autres étapes des chemins de vie : ainsi, les hommes vivent plus tard les étapes de formation de leur famille. De même, s’il est « de plus en plus fréquent de vivre plusieurs unions au cours de sa vie », comme le rappelle Vianney Costemalle, l’un des auteurs de l’ouvrage de l’Insee, hommes et femmes sont inégaux face à la séparation. Les premiers se remettent plus rapidement en couple après une rupture. Et « le fait d’avoir au moins un enfant mineur est pour les femmes, contrairement aux hommes, un’’frein’’ pour former à nouveau une union cohabitante ». Une femme ayant un enfant de moins de cinq ans a par exemple près de deux fois moins de chances de se remettre en couple qu’une femme sans enfant.

Ce phénomène s’explique, au moins pour partie, par cette prééminence de la monoparentalité maternelle. Même si, à la lumière des décisions des juges aux affaires familiales de 2012, on note que la résidence alternée a fortement progressé, la résidence chez la mère demeure la règle, dans 75 % des cas, tandis que celle chez le père reste stable à 7 %.

La situation de monoparentalité s’est en outre « répandue surtout parmi les femmes moins diplômées », rapporte l’Insee. Celles-ci ont en effet leurs enfants plus tôt : par conséquent, la probabilité qu’elles aient des enfants lorsqu’elles se séparent est plus élevée. Aussi, les mères de familles monoparentales « connaissent des difficultés d’insertion sur le marché du travail » : elles sont confrontées à un taux de chômage de 15 % quand celui des femmes en couple est de 7 %. Leurs conditions de vie sont in fine « moins favorables » avec un revenu moyen des familles monoparentales établi à 1 240 euros par mois, quand celui des couples avec enfant(s) atteint 1 880 euros en moyenne. Et ce, malgré l’effet des transferts sociaux, fiscaux et du versement d’une pension alimentaire.


Parce que les femmes font face à des dépenses plus importantes, notamment en matière de logement pour assumer la garde des enfants, mais aussi parce qu’elles apportent en moyenne moins de ressources au ménage, elles ont plus à perdre dans une rupture. « La séparation entraîne une baisse de niveau de vie de 3 % en moyenne pour les hommes et de 20 % pour les femmes », rapporte Marie Reynaud, à l’Insee.

En répercussion de cette fragilité économique, on observe que « 35 % des enfants pauvres résident en famille monoparentale, alors que ces familles accueillent moins de 20 % des enfants mineurs ».

Ce qui veut dire, et c’est l’autre grand enseignement de l’étude, que la plupart des enfants mineurs ne vivent pas dans des foyers monoparentaux. N’en déplaise aux annonciateurs du démembrement de la cellule familiale et autres déclinistes, les familles « traditionnelles » – constituées d’un couple et d’enfants nés ou adoptés de leur union – demeurent majoritaires en France. Même si leur part est passée de 75 % à 70 % entre 1990 et 2011, elle continue d’être prépondérante par rapport aux familles monoparentales (20 %) et recomposées (10 %).

De la même manière, « le mariage reste la situation conjugale la plus répandue », chez 76 % des couples qui cohabitent. Bien que la tendance soit nettement à la baisse par rapport à 1990, quand 87 % des couples installés étaient mariés, les unions contractualisées – qui englobent le mariage et le Pacs (Pacte civil de solidarité) – concernent 8 couples cohabitant sur 10. Les derniers chiffres connus confirment toutefois la désaffection du mariage puisque trois Pacs pour quatre mariages ont été conclus en 2013. La part des unions libres grossit quant à elle pour s’établir à 20 % des couples cohabitant.

« Les gens se marient moins, plus tard, il y a moins de remariage et plus de la moitié des naissances se produisent hors mariage, mais le couple reste une valeur forte », résume Magali Mazuy, de l’Institut national d’études démographiques, qui a également travaillé sur le sujet.

En 2011, en effet, 66 % des adultes vivent en couple, dont 0,6 % en union homosexuelle. « Vivre ou avoir vécu en couple n’est pas moins fréquent qu’autrefois, souligne à son tour Vianney Costemalle, l’un des auteurs de l’étude de l’Insee. En revanche, les couples se forment de plus en plus tard et se séparent davantage. »

L’Insee parvient à corréler cette augmentation des séparations avec différents facteurs sans qu’il soit possible de dire s’il s’agit de liens de causalité. Le fait d’avoir des enfants, de contractualiser une union ou d’être plus âgé au moment de la cohabitation est lié à un risque de rupture moindre. A contrario, les enfants de parents séparés « ont une probabilité plus forte de rompre une union ».


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://patlotch.com/text/index.html
Admin
Admin


Messages : 6322
Date d'inscription : 29/04/2015
Localisation : trop loin

MessageSujet: Re: la DOMINATION MASCULINE en FRANCE : machisme, travail, domesticité, violences...    Mer 6 Jan - 22:57




Wolinski... paix à son âme, ces connards de socialos ont commis une plaque de marbre rose lui rendant hommage... avec une faute d'horthographe à son nom, qui rend la mariée Maryse furieuse : le ridicule n'en finit pas de tuer le Président que ne tue pas son ridiculte

ceci étang entendu dans le cas niveau du machisme supplétif de l'idéologie française de François Hollande à Charlie helptromadaire, une vanne de Wolinski commençait par « Je t'aime mon amour...» et se terminait par « pourtant tu n'es que de la viande. »

voilà, pour moi, ça ne s'élève guère plus haut que l'amour de Strauss-Kahn pour Anne Sinclair (et ses deux épouses précédentes), mais si ça lui a plu, à la Maryse, on comprend qu'elle s'en arrête (de poison) à l'orthographe de son défunt mari

nous on s'en fout, car comme dit dans la Manifeste communiste de Marx et Engels : « Nos bourgeois, non contents d'avoir à leur disposition les femmes et les filles des prolétaires, sans parler de la prostitution officielle, trouvent un plaisir singulier à se cocufier mutuellement. »

relevons néanmoins au passage que le pas sage Wolinski aura été fidèle à Maryse, l'amour de sa vie. C'est déjà beaucoup

Citation :
Sur quelle base repose la famille bourgeoise d'à présent ? Sur le capital, le profit individuel. La famille, dans sa plénitude, n'existe que pour la bourgeoisie; mais elle a pour corollaire la suppression forcée de toute famille pour le prolétaire et la prostitution publique.

La famille bourgeoise s'évanouit naturellement avec l'évanouissement de son corollaire, et l'une et l'autre disparaissent avec la disparition du capital.

Nous reprochez-vous de vouloir abolir l'exploitation des enfants par leurs parents ? Ce crime-là, nous l'avouons.

Mais nous brisons, dites-vous, les liens les plus intimes, en substituant à l'éducation par la famille l'éducation par la société.

Et votre éducation à vous, n'est-elle pas, elle aussi, déterminée par la société ? Déterminée par les conditions sociales dans lesquelles vous élevez vos enfants, par l'immixtion directe ou non de la société, par l'école, etc. ? Les communistes n'inventent pas l'action de la société sur l'éducation; ils en changent seulement le caractère et arrachent l'éducation à l'influence de la classe dominante.

Les déclamations bourgeoises sur la famille et l'éducation, sur les doux liens qui unissent l'enfant à ses parents deviennent de plus en plus écœurantes, à mesure que la grande industrie détruit tout lien de famille pour le prolétaire et transforme les enfants en simples articles de commerce, en simples instruments de travail.

Mais la bourgeoisie tout entière de s'écrier en chœur : Vous autres, communistes, vous voulez introduire la communauté des femmes !

Pour le bourgeois, sa femme n'est autre chose qu'un instrument de production. Il entend dire que les instruments de production doivent être exploités en commun et il conclut naturellement que les femmes elles-mêmes partageront le sort commun de la socialisation.

Il ne soupçonne pas qu'il s'agit précisément d'arracher la femme à son rôle actuel de simple instrument de production.

Rien de plus grotesque, d'ailleurs, que l'horreur ultra-morale qu'inspire à nos bourgeois la prétendue communauté officielle des femmes que professeraient les communistes. Les communistes n'ont pas besoin d'introduire la communauté des femmes; elle a presque toujours existé.

Nos bourgeois, non contents d'avoir à leur disposition les femmes et les filles des prolétaires, sans parler de la prostitution officielle, trouvent un plaisir singulier à se cocufier mutuellement.

Le mariage bourgeois est, en réalité, la communauté des femmes mariées. Tout au plus pourrait-on accuser les communistes de vouloir mettre à la place d'une communauté des femmes hypocritement dissimulée une communauté franche et officielle. Il est évident, du reste, qu'avec l'abolition du régime de production actuel, disparaîtra la communauté des femmes qui en découle, c'est-à-dire la prostitution officielle et non officielle.

Le manifeste du Parti communiste II. Prolétaires et communistes



Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://patlotch.com/text/index.html
Admin
Admin


Messages : 6322
Date d'inscription : 29/04/2015
Localisation : trop loin

MessageSujet: Re: la DOMINATION MASCULINE en FRANCE : machisme, travail, domesticité, violences...    Jeu 18 Fév - 12:48


femmes, races, classes : corrélation, double et triple peine

« Pour trouver un emploi, mieux vaut être un homme blanc »



Etre une femme ou d'origine africaine : pires scénarios pour trouver un emploi en France 18/02/2016

Pour trouver un emploi en France, mieux vaut être un homme et ne pas être originaire du continent africain plutôt qu'être une femme, de quelque origine que ce soit, montre une étude de France Stratégie publiée jeudi.


© PHILIPPE HUGUEN / AFP pour Europe1

Citation :
"Les hommes sans ascendance migratoire ou d'origine européenne restent significativement avantagés sur le marché du travail", relève cette étude.

"A caractéristiques égales, ils ont un accès privilégié à l'emploi, notamment au CDI à temps plein et ils bénéficient de salaires plus élevés", poursuit France Stratégie, organisme de réflexion rattaché à Matignon, qui s'est penché sur les inégalités "inexpliquées" sur le marché du travail, en fait imputables en partie à la discrimination (origine, sexe, résidence).

Les hommes sans ascendance migratoire ou d'origine européenne sont mieux lotis que les hommes originaires des Dom (Guyane, Martinique, Guadeloupe, Réunion) et du continent africain, Maghreb compris, dont les salaires sont plus faibles, le "sur-chômage important" et l'accès aux postes les plus rémunérés "moindre".

Quelle que soit l'origine, les hommes ont plus de chances que les femmes d'accéder aux 10% des salaires les plus élevés. Ces dernières "restent perdantes sur de nombreux tableaux : elles ont un taux d'activité plus faible, des salaires inférieurs à poste donné et un accès difficile aux postes les mieux rémunérés", souligne l'étude.

De manière générale, les femmes rencontrent plus de difficultés à trouver un emploi que les hommes, même en étant davantage diplômées.

Dans le détail, le taux de chômage chez les personnes originaires du continent africain est de 18% pour les hommes et 13% pour les femmes. Chez les hommes et femmes sans ascendance migratoire, il est à 6%. Avec une ascendance européenne, le taux passe à 6,5% pour les femmes et 6,6% pour les hommes.

Parmi les personnes travaillant à temps partiel, les écarts en fonction des origines s'effacent sensiblement, avec un taux de chômage de 4% pour les hommes sans ascendance migratoire (7% pour les descendants d'immigrés Afrique-Maghreb) et de 28% pour les femmes de la même catégorie (29% pour les descendantes d'immigrés Afrique-Maghreb).

L'enquête se base sur une étude de l'Insee portant sur un échantillon de 22,7 millions de personnes interrogées entre 1990 et 2014 en France métropolitaine. Elle porte sur des individus nés en France et âgés de 25 à 59 ans, dont 90% n'ont aucun parent immigré ou né dans les DOM; 1% sont natifs des DOM, 5% descendants d'immigrés européens et 4% d'immigrés africains y compris le Maghreb.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://patlotch.com/text/index.html
Admin
Admin


Messages : 6322
Date d'inscription : 29/04/2015
Localisation : trop loin

MessageSujet: Re: la DOMINATION MASCULINE en FRANCE : machisme, travail, domesticité, violences...    Dim 15 Mai - 9:15


paroles de mannequins

Abus, drogue, anorexie : trois mannequins racontent l’envers du décor

Stéphanie O'Brien Le Figaro Madame 09 mai 2016

Pressions psychologiques, harcèlement sexuel : le projet Real Women Real Stories brise le silence sur les dérives du milieu de la mode en donnant la parole aux victimes.

Citation :
Filmées en noir et blanc, cadrées plein cadre et le visage sans fards, elles racontent comment le métier qui les a fait rêver s’est transformé en cauchemar. Zuzanna, Jennifer, Nikki, ces trois mannequins, encore en activité ou sorties du métier, témoignent de leurs parcours où la réussite et le glamour côtoient la souffrance et les privations. De la lumière des podiums à l’ombre des coulisses, elles dénoncent les pressions et abus dont les mannequins sont victimes.

Ancienne athlète, Zuzanna devient anorexique


Dans un témoignage bouleversant, visionné plus de 200.000 fois sur la page Real Women Real Stories, la Polonaise Zuzanna Buchwald raconte comment les pressions sur son poids l’ont conduite à l’anorexie et à la boulimie. « Auparavant j’étais une athlète professionnelle. Mon agence m’a demandé de perdre de la masse musculaire en arrêtant de manger et de faire du sport. J’ai suivi leurs conseils et, rapidement, j’ai souffert d’anorexie puis de boulimie. J’étais tout le temps très faible et déprimée. Je n’ai pas eu mes règles pendant trois ans. J’ai eu des problèmes dentaires, mon teint a viré au gris, ma peau était sèche et je perdais mes cheveux. C’était horrible. » Même si cette période fait partie du passé, Zuzanna Buchwald avoue avoir toujours une relation très affective avec la nourriture. « Je faisais cela parce que je voulais travailler et accomplir ce que l’on attendait de moi. Mais je ne me sentais pas du tout belle, ni forte », se souvient-elle les larmes aux yeux.

Après quatorze ans passés dans l’univers du mannequinat, en ayant voyagé un peu partout dans le monde, Zuzanna s’est posée à New York pour suivre des études d’histoire de l’art. Cette nouvelle étape lui a permis de retrouver l’équilibre et de reprendre confiance en elle, suffisamment pour avoir le courage de dénoncer les diktats du milieu de la mode. En conclusion de son témoignage, le mannequin lance un appel à la prise de conscience des professionnels. « Je m’adresse à l’industrie de la mode et aux médias pour leur demander de remplacer cette vision maladive de filles très maigres par une image reflétant la beauté intérieure, saine et en bonne santé. »

Nikki DuBose, droguée puis abusée

"
Le directeur de mon agence faisait  pression sur moi pour que je couche avec lui

Si les législateurs de plusieurs pays ont pris en main le combat contre l’extrême maigreur dans l’industrie de la mode, d’autres abus restent tabous, en particulier le harcèlement sexuel. « J’ai été mannequin pendant de nombreuses années et j’ai eu une brillante carrière. Malheureusement, j’ai aussi connu le côté obscur de ce milieu. Le directeur de mon agence faisait régulièrement pression sur moi pour que je couche avec lui. Quand j’acceptais, j’avais beaucoup de travail. Mais si je refusais, je n’avais plus rien. Une fois lors d’un déjeuner avec un photographe, j’ai été droguée et violée. Je me suis sentie déshumanisée et ça m’a traumatisée », raconte l’américaine Nikki DuBose. Très engagée dans la lutte contre les agressions sexuelles et les troubles alimentaires, l’ancien mannequin s’apprête à sortir ses mémoires. Dans cet ouvrage intitulé My Memoir, Washed Away : from Darkness to Light, la trentenaire revient sur dix-sept ans de lutte contre les abus sexuels dont elle a été victime, ses problèmes alimentaires et ses tentatives de suicide.

Jennifer Sky, porte-parole de la cause des enfants

Maltraitances, négligences, abus sexuels, de ses jeunes années passées dans le mannequinat, Jennifer Sky avoue souffrir encore de séquelles psychologiques. « Quand j’ai eu 15 ans, j’ai été envoyé au Mexique. On m’a droguée pour me forcer à poser torse nu. C’était pour une campagne nationale d’envergure, pour une marque de produits solaires », raconte l’ancienne mannequin devenue porte-parole de la cause des enfants. Dans une tribune publiée sur newrepublic.com, Jennifer Sky rappelle qu’« aujourd’hui 54% des modèles (américains, NDLR) commencent leur carrière avant 16 ans. Des agences recrutent à partir de 13 ans. » Lâchés dans un milieu idéalisé, beaucoup de ces adolescents se retrouvent livrés à eux-mêmes.

Au-delà de l’émotion provoquée par ces vidéos, le projet Real Women Real Stories, lancé par le réalisateur Matan Uziel, offre une tribune aux femmes qui souhaitent dénoncer les abus dont elles sont victimes. Lancé le 8 mars dernier, cette série d’interviews vise à promouvoir l’égalité des genres et à défendre la cause de femmes dans tous les pans de la société. Interviewé par le Huffington Post, le réalisateur appelle les hommes à rejoindre le combat. « Les hommes doivent prendre position dans cette bataille car nous sommes à l’origine de ces inégalités. » Après le mannequinat et l’industrie du spectacle, le réalisateur prévoit de s’intéresser à d’autres milieux professionnels tels que le journalisme et la politique.



"Je ne suis pas votre porte-manteau" : le témoignage de Zuzanna Buchwald
(vidéo dans l'original)


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://patlotch.com/text/index.html
Admin
Admin


Messages : 6322
Date d'inscription : 29/04/2015
Localisation : trop loin

MessageSujet: Re: la DOMINATION MASCULINE en FRANCE : machisme, travail, domesticité, violences...    Dim 15 Mai - 16:37


le spectacle lubrique s'empare de l'État

Harcèlement sexuel :
"nous ne nous tairons plus"
disent 17 anciennes ministres


AFP 15/05/2016


L'Assemblée nationale à Paris, le 12 mai 2016
afp.com/GEOFFROY VAN DER HASSELT

Paris - "Nous ne nous tairons plus", disent 17 anciennes ministres dans un appel publié dans Le Journal du Dimanche où elles annoncent qu'elles dénonceront désormais "systématiquement toutes les remarques sexistes, les gestes déplacés, les comportements inappropriés".

Citation :
Au lendemain des accusations de harcèlement visant le député écologiste Denis Baupin, 17 anciennes ministres, dont Roselyne Bachelot, Cécile Duflot, Aurélie Filippetti et Nathalie Kosciusko-Morizet, écrivent : "Comme toutes les femmes qui ont accédé à des milieux auparavant exclusivement masculins, nous avons eu à subir et à lutter contre le sexisme. Ce n'est pas aux femmes à s'adapter à ces milieux, ce sont les comportements de certains hommes qui doivent changer".

"Cela suffit. L'immunité, c'est fini. Nous ne nous tairons plus, disent-elles. Nous dénoncerons systématiquement toutes les remarques sexistes, les gestes déplacés, les comportements inappropriés. Nous encourageons toutes les victimes de harcèlement sexuel et d'agressions sexuelles à parler et à porter plainte."

Et de poursuivre: "nous demandons à nos partis et à nos groupes politiques de vérifier si de tels actes ont été commis et, si tel a été le cas, d'aider les victimes à faire éclater la vérité".

"Aujourd'hui, l'arsenal judiciaire existe mais les lois ne sont pas suffisamment appliquées, déplorent les signataires. Le code du travail protège la salariée mais il n'est pas respecté. Peu de femmes portent plainte et très peu de plaintes débouchent sur des condamnations".

"Plusieurs pistes doivent être étudiées", assurent-elles, en citant notamment l'[i "allongement des délais de prescription en matière d'agression sexuelle , la possibilité pour les associations compétentes de porter plainte en lieu et place des victimes , la fin de la correctionnalisation des viols", [/i]ou bien encore l'"instruction donnée aux parquets de poursuivre systématiquement en cas de harcèlement".

L'appel est signé par Roselyne Bachelot, Michelle Demessine, Cécile Duflot, Elisabeth Guigou, Aurélie Filippetti, Chantal Jouanno, Nathalie Kosciusko-Morizet, Christine Lagarde, Marylise Lebranchu, Corinne Lepage, Monique Pelletier, Fleur Pellerin, Valérie Pécresse, Yvette Roudy, Catherine Trautmann, Dominique Voynet, Rama Yade.



oh là là, les grosses courageuses !

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://patlotch.com/text/index.html
Admin
Admin


Messages : 6322
Date d'inscription : 29/04/2015
Localisation : trop loin

MessageSujet: Re: la DOMINATION MASCULINE en FRANCE : machisme, travail, domesticité, violences...    Dim 15 Mai - 16:58


de l'origine du titre... en 2003




Vous avez interviewé Natacha Henry, auteure du livre «Les mecs lourds ou le paternalisme lubrique»


Natacha Henry à 20 Minutes, en septembre 2011

Citation :
Une tenue correcte est exigée pour les hommes au travail (costume, chemise...), pour les femmes, il en est de même. Cependant, beaucoup d'entre elles portent des tenues qui sont là pour attirer l'oeil des hommes, ne pensez-vous pas que le "Dressing code" devrait être le même dans ce cas ? (chok)

Ça existe dans certains milieux professionnels, dans la finance par exemple. Ce qui n’empêche pas les remarques sexistes...

J'ai remarqué que la plupart des gens de mon âge (27 ans) qui sont en couple depuis un certain temps ont une attitude assez machiste envers leur copine, alors que ceux qui respectent plus les femmes ont du mal à trouver une situation stable dans leur couple. Ma conclusion est que la majorité des femmes aime finalement ce côté machiste, plutôt qu'un homme à l'écoute. C'est très succinct comme analyse, je vous l'accorde, mais qu'en pensez-vous de ce constat? (santi96)

C’est un constat que j’ai fait aussi et qui me désespère. Je ne comprends pas l’urgence qu’ont ces jeunes femmes à se mettre en couple, à vivre à deux. Les années où l’on vit seule ou en colocation, sont des années formatrices, où l’on se forge son autonomie. C’est grâce à cette autonomie que l’on sait qui on est, ce qu’on veut, comment on veut faire. Dites-leur de ma part!

Ne pensez-vous pas que beaucoup de femmes en rajoutent sur la lubricité masculine dont elles seraient victimes, un peu comme les hommes en rajoutent sur leurs conquêtes ? (liomussy)

Une femme de 32 ans me raconte: “j’arrive au bureau, mon chef me dit, “Viens voir à la fenêtre, tu vois la voiture garée en bas? Ton copain il peut pas s’en payer une comme ça, hein? T’es satisfaite avec lui?” Mon livre porte sur des histoires au quotidien, comme celle-ci, reproduites telles quelles.

Nouvelle question pour rebondir sur votre réponse, vous sous-entendez donc que les dirigeants (vous parlez bien de gens qui ont du pouvoir) retiennent leur "pulsion" et cachent leur mauvais côté jusqu'au moment où ils atteignent de hautes fonctions ? (chok)


Ces types-là fonctionnent par envie de domination. A mon avis ce sont les mêmes qui sont brutaux en voiture, qui insultent les autres, qui râlent contre la gardienne de leur immeuble, qui n’aiment pas trop les homosexuels... Ils ont déjà de ci de là eu l’occasion de montrer leur personnalité tendance écrasante. Le jour où ils peuvent embêter une de leurs employées ou autre du genre, ils foncent!

Je suis tout à fait d'accord avec votre livre, vous idées. Mais que puis-je y faire, par exemple, si mon patron tous les jours me dit "que tu es bien habillée, que tu es belle". Il ne me harcèle pas, ne semble rien faire de mal, et si je lui dit quoi que ce soit, il va mal le prendre. Alors que faire? (Marina4)

J’ai consacré la dernière partie du livre à savoir que faire dans ces cas-là. D’abord, pas de quoi appeler un avocat. Ensuite, difficile de se plaindre, on va vous dire que vous n’avez pas d’humour, que c’est chouette, les compliments. Sauf que vous, vous le ressentez autrement ( et c’est pourquoi j’ai fait ce livre). Donc un conseil, parlez de ce sentiment à vos collègues femmes. Si elles se trouvent d’accord avec vous, vous allez vous sentir plus fortes et vous renverserez la tendance.

Tout d'abord je voulais vous remercier d'avoir publié ce livre qui dénonce tout haut ce que tant de femmes pensent et disent tout bas, faute d'être entendues. Je voudrais savoir quelles réactions cet ouvrage a suscité, notamment de la part de nos homologues masculins... Merci de votre réponse. (Pountska)

La première édition de ce livre date de 2003. A l’époque, j’étais invitée par des animateurs, pas vraiment des journalistes. Cauet m’a fait en direct sur Europe 2: “Ah c’est un vrai livre, oui, oui, très intéressant. Dites-moi, est-ce que vous portez un string?”. Pour cette nouvelle édition, c’est très différent. J’ai le sentiment que les hommes journalistes voient qu’il faut dénoncer le problème. L’affaire DSK a fait bouger les choses: les ringards ont changé de camp. La modernité, c’est de faire tomber les vieilles habitudes machistes.

En tant que femme, j'aime être à mon avantage et si un ou des hommes me regardent, je me dis super, t'es pas trop mal! C'est le contraire qui me paraîtrait bizarre. Les femmes qui adhèrent à vos propos ne sont-elles pas tout simplement des refoulées? (koralyne)


Les femmes qui adhèrent à mes propos sont généralement super aussi!

Lorsque l'on voit les commentaires sur cet article, j'ai l'impression que de nombreuses personnes sont extrêmement opposées, virulentes envers les féministes. Pourquoi? Rencontrez-vous ce genre de personnes dans la vie courante ou n'est-ce qu'un microcosme présent sur le web? (Julie73)

C’est vrai qu’on nous dit que les féministes sont hystériques mais les sexistes, franchement, ils ne se sont pas regardés! Ils croient qu’ils savent de quoi ils parlent, alors qu’ils sont ringards et largués.

Quel regard portez-vous sur ces nombreux scandales sexuels qui touchent la classe politique? Comment l'expliquez-vous? (Leivan)

Il est temps que l’on dénonce les abus de pouvoir des gens puissants. Les scandales récents devraient calmer ceux qui risquent de se retrouver sous les feux des projecteurs...

Les nouvelles générations masculines, sont-elles plus respectueuse des femmes ? (Jerome2)

J’ai juste un peu peur du contrôle que certains veulent exercer sur leur copine, et qu’elles prennent au début pour du romantisme. Par exemple, le garçon qui vient chercher sa copine tous les jours à 18h et le jour où elle sort à 18h10, il se met à crier: “t’étais où, avec qui?”  Il faut qu’on élève les garçons comme les filles, à tout faire dans une maison, à accepter qu’on a droit aux mêmes rêves.

Qu'est-ce que le féminisme aujourd'hui ? Quelles sont ses grandes différences avec la vague de la fin des années 1960 ? (HerveM)


A l’époque, les luttes les plus connues portent sur la contraception et l’avortement. Aujourd’hui, les féministes sont dans les institutions, les associations, ou simplement dans le public (de plus en plus de jeunes, je trouve). Les thèmes:: dénonciation des violences, du sexisme, application des lois, éducation à l’égalité, accès aux droits acquis...  Mon livre sorti en novembre dernier, Frapper n’est pas aimer (Denoël) est une enquête sur les violences conjugales. J’'ai rencontré les professionnel/les qui s’occupent dles femmes et de leurs enfants, qui forment les magistrats et la police. Et j’ai dédié ce livre “aux féministes qui sauvent des vies”.

Pourriez-vous quantifier le nombre de ces "hommes lourds" que vous décrivez si bien dans votre livre. C'est plutôt une très large minorité, une majorité d'homme? (Herona)


On me raconte des histoires de mecs lourds tous les jours alors j’ai l’impression qu’on tient là un phénomène de société très répandu...

Vu les réponses que vous avez donné pour le moment, il semblerait que vous dénonciez majoritairement une génération d'hommes en particulier (50-60 ans). N'avez-vous pas peur de faire une généralité de toutes les générations ? (chok)


Ce n’est pas une question d’âge, en effet, mais de place dans la société; je ne veux pas donner l’impression de parler des 50-60 ans car ce n’est pas précisément  le cas. Mais plus ils pensent être “arrivés” plus ils peuvent se permettre de maltraiter leur entourage.

Quel est le portrait moyen de l‘homme lourd? (Irona13)

Il a un pouvoir, même petit, sur la femme en face de lui. Il se sent sûr de son bon droit. Il est “intégré” disons, alors qu’elle est précaire. Il va profiter de cette situation. A la serveuse qui court toute la journée, il dit “votre téléphone il est sur le menu?” Quand il y a une réunion, deux hommes et une femme mais seulement deux chaises, il dit “c’est pas grave, tu vas t’asseoir sur mes genoux”. A l’hôtesse derrière son guichet, il dit “vous faites un 90B? J’ai l’oeil, hein?” Il est paternaliste car il est condescendant, et lubrique car il est vulgaire. C’est le sous titre du livre, Les mecs lourds ou le paternalisme lubrique...

Un paternaliste lubrique peut-il devenir violeur? Pensez-vous qu'ils se rendent réellement compte de leurs agissements. Dans l'affaire DSK, par exemple, je me suis toujours dit que si il avait fait ce que lui repproche N.Diallo, il ne s'en est pas rendu compte sur le coup, pensant simplement tenter une banale approche, n'imaginant pas que la femme puisse le repousser. Et c'est après coup qu'il s'est rendu compte de sa bêtise... (tatadu34)

Le scénario qui nous a été présenté par le justice américaine et les témoignages de la victime présumée, décrit une agression sexuelle. Dans cette histoire, ce qui est fascinant, c’est que les soutiens de DSK ont dit “mais non, il est juste lourd avec les femmes, il adore les femmes”. Un lourd comme ceux de mon livre, ne passe pas à la violence physique sinon  il tombe sous le coup de la loi.

Ne trouvez-vous pas que certains groupes féministes sont allez trop loin en faisant fi de la présomption d'innocence de DSK? (jesuisunhomme)

L’ennui c’est que les soutiens de DSK n’ont rien vu de la présomption de véracité des propos de sa(ses) victime(s). Les groupes féministes sont du côté des femmes cassées, de celles qui sont agressées par les forts et les puissants, de la sensibilisation des médias et des politiques.

La femme n'est pas un homme comme tout le monde (et inversement) mais qu'avons nous à gagner, femmes et hommes à insister sur nos différences comportementales? Cherchons-nous à mettre des barrières entre les uns et les autres? A opérer des cloisonnements? A créer deux mondes à part? Je frémis en imaginant la future vie amoureuse ou simplement sociale de mes quatre petits fils. Pourront-ils, oseront-ils seulement, aborder les femmes, dans le monde de demain? L'amour sera t-il encore un jeu? (arnogere)

On me dit souvent qu’il ne faut pas imiter les Américains, que là-bas on les stresse à les obliger de laisser la porte d’un bureau ouverte quand un homme reçoit une collaboratrice, qu’on ne peut pas faire des compliments à sa collègue... Et pourtant, il y en a des histoires d’amour aux Etats-Unis! Donc, ce que je cherche avec mon travail, c’est d’adoucir les situations, de faire que tout le monde soit d’accord, et c’est comme ça que vos petits-fils fabriqueront de jolies histoires. Le cloisonnement, c’est plutôt l’inégalité des sexes qui le crée, pas l’égalité.

Les "mecs lourds" ne sont-ils pas souvent des hommes en manque de confiance, faible culturellement et linguistiquement, qui ne peuvent procéder autrement pour draguer/conquérir une femme? (Popec)

Le mec lourd qui fait l’objet de ce livre, c’est le dominant, celui qui raisonne en terme de pouvoir, jamais de séduction. Celui en revanche qui manque de confiance en lui, peut être maladroit. J’ai un ami qui a dit à une hôtesse d’accueil, “vous n’allez pas faire ça toute votre vie quand même” et elle a répondu, “si, pourquoi pas?” Lui, c’est parce qu’il ne savait pas adresser la parole à une jeune fille qui l’impressionnait...

Pourquoi avez-vous eu envie d’écrire ce livre? (Irona13)

A force d’entendre les jeunes femmes raconter “oh la la il y avait un lourd tout à l’heure”, “mon boss il me saoule”, je me suis dit qu’il y avait carrément un sujet de société. Moi-même, j’ai été longtemps hôtesse d’accueil dans des salons, et puis jeune journaliste, et les situations que je décris dans le livre me sont arrivées, comme à d’autres. J’ai regardé les lois contre le harcèlement sexuel: en France la loi ne prend pas en compte les petites remarques déplacées, les commentaires à deux niveaux... qui empoisonnent le quotidien des femmes. J’ai compris que la situation est toujours la même: l’homme est plus vieux, plus riche, plus diplômé, mieux connecté. La jeune femme est dans une position plus fragile, parfois à son service, toujours plus jeune. Il était temps de dénoncer ce phénomène! Depuis, les femmes me disent qu’elles se sentent moins seules.

Avez-vous déjà eu à faire à ce genre d'homme? Si oui, pouvez-vous nous raconter 1 ou 2 anecdotes? (Kleivan)


Une histoire récente, qui est arrivée à une jeune journaliste. Elle va interviewer un député (il a 70 ans et elle 23). Pendant toute la durée de l’interview, il a laissé sa main sur le genou de la jeune femme. Elle ne savait pas quoi faire. Une autre: un boss invite une stagiaire à déjeuner au restaurant. Ils arrivent mais l’endroit est fermé. Il dit alors: “on peut monter chez moi, j’habite juste au-dessus”. Et combien de femmes m’ont raconté le coup du voyage de travail dans une autre ville, où un des hommes du groupe est venu gratter à la porte de leur chambre d’hôtel en pleine nuit? Ou ceux qui comme par hasard n’ont réservé qu’une chambre?  Le souci c’est que ces hommes profitent de leur position de pouvoir pour coincer - moralement en tout cas - la jeune femme qui est leur inférieure hiérarchique. Et qu’elle ne sait pas quoi faire.

D'après vous, la situation des femmes dans le monde s'est-elle améliorée ou détériorée ces derniers années? (Popoly)

Bonne question! On parle davantage des tragédies qui touchent directement les femmes, par exemple on a enfin nommé “le viol en tant de guerre” comme une stratégie guerrière à part entière. Les discriminations et violences sexistes font partie des préoccupations de l’Union européenne, des Nations Unies, de l’Organisation mondiale de la santé, de l’Unicef: ayant entendu les groupes de femmes et les activistes, tous les grands organismes se penchent sur les violences faites spécifiquement aux femmes et aux petites filles. Espérons donc que la situation va s’améliorer...

A partir de quand un homme devient lourd ? (Kleivan)

J’ai basé mon livre sur les ressentis des femmes - ce sont elles qui m’ont décrit leur malaise. Précisément quand un homme leur fait des commentaires déplacés destinés à provoquer chez elles, un grand embarras. Je crois donc qu’il devient lourd à partir du moment où son interlocutrice aimerait beaucoup qu’il s’en aille!

--------------------------------------------------------------------------------------------------------------

Pourquoi certains hommes s’en prennent-ils de façon plus ou moins vulgaire et équivoque envers les femmes qu’ils rencontrent ?

 
Dans son livre «Les mecs lourds ou le paternalisme lubrique», Natacha Henry livre une analyse précise des comportements masculins qui, sans être de la drague ou du harcèlement, ont tendance à inférioriser les femmes.
 
Du regard trop appuyé au commentaire déplacé, l'auteure s'efforce de décrire ces comportements hiérarchisés, misogynes et machistes qu’elle baptise du nom de «paternalisme lubrique».
 
Quelles en sont les conséquences sur les relations entre hommes et femmes ? Comment identifier, dénoncer et stopper le phénomène? Voilà le but de ce livre.
 
Natacha Henry est une historienne et journaliste engagée depuis de longues années dans la réflexion antisexiste.




Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://patlotch.com/text/index.html
Admin
Admin


Messages : 6322
Date d'inscription : 29/04/2015
Localisation : trop loin

MessageSujet: Re: la DOMINATION MASCULINE en FRANCE : machisme, travail, domesticité, violences...    Ven 26 Aoû - 9:25


c'est maintenant ou en podcast, et ça décape !


Grande traversée : Women's power, les nouveaux féminismes

"Quand c'est non, c'est non !"

Les violences faites aux femmes


France Culture 24.08.2016  1H 48 min


Laisse traîner ta fille Crédits : Atelier La Rage.org

« Il y a une femme toutes les sept minutes en France qui est violée mais par contre, il n'y a jamais de violeurs. »

Marcia

AVEC :

Citation :
- Marcia
- Léo, Laura et Johanna, de la compagnie Les Cents Culottes
- Christelle Hamel, sociologue, coordinatrice de l'enquête VIRAGE qui vise à produire des statistiques sur les violences contre les femmes et contre les hommes.
- Clémentine Autain, militante au front de gauche et militante féministe
- Anaïs, du tumblr contre le harcèlement de rue "Paye ta shnek"
- Suzy Rojtman, secrétaire du CNDF, Collectif national pour les droits des femmes,
- Nacira Guénif Souleyma, sociologue et anthropologue.
- Le collectif Féministes contre le cyberharcèlement (sur Twitter @VsCyberH)

Texte d'introduction : Anaïs Bourdet J'en ai marre d'être femme





Dans la jungle des rues on rugit ! Crédits : Atelier La Rage.org

LIENS :

http://www.stopharcelementderue.org/
http://www.associationfit.org/
http://www.dialem.fr/
https://www.cfcv.asso.fr/
http://www.avft.org/
http://stopaudeni.com/
http://fondationdesfemmes.org/
http://www.voixdellesrebelles.fr/
Site internet du gouvernement d'aide et de prévention contre les violences faites aux femmes

BIBLIOGRAPHIE :


- Les violences contre les femmes
Maryse Jaspard Repères La découverte


- Un beau jour, combattre le viol
Clémentine Autain Broché

- Les féministes et le garçon arabe
Nacira Guénif Souleyma , Eric Macé
Broché

- Elles se manifestent - Viol, 100 femmes témoignent

Clémentine Autain Don Quichotte éditions 2013

- Nous sommes les oiseaux de la tempête qui s'annonce
Lola Lafon Babel

- King Kong Theorie
Virginie Despentes Grasset

Illustrations : La Rage

POUR PROLONGER L'ECOUTE :

Nasawiyat 2015 :

Rencontre avec Diata, 31 ans :

Écouter

Rencontre avec Diata

Rencontre avec Dounia et Anissa :


Écouter

Rencontre avec Dounia et Anissa

Rencontre avec Maud et Mad qui animent un atelier d'auto-défense féministe :


Écouter

Rencontre avec Maud et Mad


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://patlotch.com/text/index.html
Admin
Admin


Messages : 6322
Date d'inscription : 29/04/2015
Localisation : trop loin

MessageSujet: Re: la DOMINATION MASCULINE en FRANCE : machisme, travail, domesticité, violences...    Jeu 6 Oct - 21:22


illustration pour la route



Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://patlotch.com/text/index.html
Admin
Admin


Messages : 6322
Date d'inscription : 29/04/2015
Localisation : trop loin

MessageSujet: Re: la DOMINATION MASCULINE en FRANCE : machisme, travail, domesticité, violences...    Lun 17 Oct - 12:52


Tout le monde sait que le monde des médias et de la presse est régenté par un club de mecs en costume cravate depuis la nuit des temps. De la première édition du mensuel féminin américain Good Housekeeping, lancé par Clark W. Bryan en 1885, à Vogue – fondé en 1892 par Arthur Baldwin Turnure, repris en 1905 par Condé Montrose Nast et aujourd’hui dirigé par Samuel Newhouse –,  les hommes ont toujours tiré profit des femmes en feignant un intérêt pour leurs (prétendues) préoccupations. Bien que les années 2000 aient vu fleurir moult sites féministes ou pseudo-empowering, censés permettre aux femmes de se libérer, d’enfin se réapproprier leur vie, leur corps, tout ça, la tradition phallocrate se perpétue. Mesdames, vous l’ignorez peut-être, mais il y a de grandes chances qu’une paire de testicules se cache derrière votre magazine féministe préféré. Florilège.

Citation :
Causette

En janvier 2009, Grégory Lassus-Debat et Gilles Bonjour créent les Éditions Gynéthic, et sortent Causette, un mensuel «plus féminin du cerveau que du capiton». On y parle de vrais sujets hors cases genrées, on s’intéresse aux femmes sans les prendre pour des quiches, bref, le magazine fait souffler un vent de fraîcheur sur la presse française. Trop beau pour être vrai.
69_couvertureEn septembre 2013, une première polémique éclate. Les salariés reprochent à Grégory Lassus-Debat un «management par la peur» basé sur des relations professionnelles troubles où l’affect remplace la raison. Accusé d’avoir pris «un gros melon», d’être «méfiant, parano, mégalo», le directeur de la publication voit ses rédactrices multiplier les absences, les arrêts maladies et se succéder.

Placé en redressement judiciaire par le tribunal de commerce de Paris le 29 avril 2015, Causette est condamné le même jour par le conseil de prud'hommes à verser 10 000 euros de dommages et intérêts à l'une de ses anciennes employées, Anne-Laure Pineau, pour harcèlement moral et «manquement à l’obligation de sécurité de résultat». L’intéressée gagne son procès en appel. Bien que Grégory Lassus-Debat soit remplacé par Virginie Roels à la direction de la publication, et que le magazine féminin féministe soit sorti de son redressement judiciaire, ça laisse des traces…

MadmoiZelle


On se dit que sur Internet, là au moins, c’est plus simple pour les femmes. Maintenant que le féminisme devient un sujet récurrent dans les médias, on peut enfin trouver une prolifération de sites féministes détenus par des… hommes ! Eh oui mesdames : ces messies de la toile savent très bien comment vous libérer tout en s’en mettant plein les fouilles.



Capture d’écran 2016-10-12 à 16.07.25Le 22 septembre, Rue89 révèle une crise chez MadmoiZelle. La veille, un Twittos nommé @SaferBlueBird a commencé à balancer des témoignages d’anciennes salariées du cyber-magazine féminin «mode mais pas que». Ces ex-employées reprochent au fondateur du site Fabrice Florent «des faits de harcèlement au travail, des pressions, des violences psychologiques et une sollicitation permanente». Festival :

«Une chose que n’importe quel employé de MadmoiZelle a connu, c’est Fab qui vient te parler tous les soirs à 23h, le week-end, les jours fériés.»

«Chez MadmoiZelle, on veut que les rédactrices fassent le ménage, parce que quand même, ce sont des femmes.»

«Chez MadmoiZelle, on te licencie par mail après des années de bons et loyaux service sans préavis ni explications.»

«Fab a régulièrement insisté pour que les membres de la rédac' affichent leur poitrine sur la Seinte fresque, même si on n’était pas d’accord.»

L’une d’entre elles parle de «la pire collaboration de (sa) vie» et dénonce des pratiques dignes d’un pervers narcissique : «un jour, il te dit que tu es la meilleure, qu’il faut que tu écrives des bouquins, que tu iras loin. Deux jours plus tard, il te dit que tu n’es qu’une merde».

Ironiquement, le site lui-même présente son boss comme un «patron omnipotent — Fab est notre père-fondateur à tous, le Raël de MadmoiZelle.com (en plus chauve et moins creepy). Notez bien que Fab s’appelle Fabrice, qu’il est un mec, qu’il ne s’appelle pas Fabienne et qu’il n’aime pas les chats». L’intéressé se défend et semble réellement attristé et choqué par ces révélations. Mais comme il est «féministe», il ne la ramène pas trop. Rue89 conclut qu’il s’agit là d’un «malentendu».

Bustle


Aux États-Unis, de nombreux hommes ont fait fortune en exploitant le juteux filon de la presse féminine et en dissimulant leurs ambitions derrière un étendard féministe.

Contrairement à ce que prétend son slogan «par et pour des femmes», Bustle a été fondé par un homme, Bryan Goldberg. En 2013, tout content de son acquisition qui lui a valu un apport de 6,5 millions de Time Warner et Google, ce dernier fait part de son enthousiasme et de sa fierté de lancer un site féministe. Il nous offre au passage une petite démo de mansplaining, et nous raconte comment lui va faire mieux que des femmes, incapables de comprendre leur lectorat et de gérer une entreprise de presse.




Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://patlotch.com/text/index.html
Patlotch



Messages : 1552
Date d'inscription : 22/04/2017

MessageSujet: Re: la DOMINATION MASCULINE en FRANCE : machisme, travail, domesticité, violences...    Ven 13 Oct - 13:16


Fuck Cantat !

j'approchais les trente ans quand s'est fondé en 1980 le groupe Noir Désir, dont je n'ai découvert l'existence que bien longtemps après. Ni la musique ni les paroles, et encore moins les photos du groupe ou pochettes de disques ne m'attiraient. Je n'ai écouté et lu les paroles de Cantat qu'à l'époque de son crime. Je lui ai reconnu un vrai talent, mais je n'ai pas aimé ses chansons. A qui prétendrait qu'il n'y a aucun lien entre l'artiste et le tueur, et ne serait pas pourvu d'une double paire d'oreilles, je conseillerais cette émission

cette affaire est un des plus grands scandales machistes français de ces dernières décennies, et ça continue ! Qu'il n'ait pas payé pour son crime est une chose, qu'il ne se cache pas de honte une autre, et qu'on lui tire le tapis rouge une autre encore



La Une des "Inrockuptibles" du 11 octobre fait scandale : Marlène Schiappa elle-même s'est indignée de cette "promo" à un "assassin". Avec cette image de Bertrand Cantat ébouriffé, le verbe plein de pathos, l'hebdo s'inscrit dans une longue tradition française consistant à romantiser les fémicides.


Citation :
Barbe de trois jours, cheveux en bataille, regard de cocker... Bertrand Cantat, en couverture des Inrocks pour annoncer son retour sur la scène musicale, voilà qui fait grincer bien des dents. À commencer par celles de la secrétaire d’État, chargée de l’Égalité entre les femmes et les hommes, Marlène Schiappa. "Et au nom de quoi devons-nous supporter la promo de celui qui a assassiné Marie Trintignant à coups de poings ?", interrogeait-elle sur Twitter le 11 octobre.

Citation :
MarleneSchiappa ✔️@MarleneSchiappa
Et au nom de quoi devons-nous supporter la promo de celui qui a assassiné Marie Trintignant à coups de poings ?
Ne rien laisser passer.
https://twitter.com/lesinrocks/status/917779565866561542
08:59 - 11 oct. 2017

De nombreuses féministes ont également réagi à cette Une, comme cette célèbre blogueuse ayant pour pseudonyme Crêpe Georgette, dont le billet a fait le tour des réseaux sociaux, et dont voici un extrait :

Oh les hommes français, qu'ils soient de gauche ou de droite, aiment à corner qu'ils aiment les femmes en grands poètes de l'amour courtois qu'ils sont. Les femmes françaises se bercent de cette douce illusion et chacun de croire que c'est de l'amour si typiquement français que d'infliger tant de coups que le visage devient violet, que le nez éclate, qu'on finisse dans le coma, qu'on meure.

Un buzz à bon marché pour Les Inrocks, qui repose sur l'image (Cantat, en clair-obscur, a des allures d'icône), mais aussi sur l'éditing et le vocabulaire choisi. Pathos et empathie maximale jusque dans la titraille, qui installe l'ancien chanteur de Noir Désir dans la posture du héros maudit, victime de sa passion : "On finit toujours par se retrouver seul face à soi-même", titre, en énorme, la première double page.

O.J. Simpson, Oscar Pistorius, Bertrand Cantat... Ce n'est pas la première fois qu'en France, le traitement médiatique d'affaires de violences conjugales prend des allures de feuilleton romanesque. D'où vient cette tradition, très française, de romantiser les fémicides, de tenter de polir les contours d'une réalité terrible (rappelons que 123 femmes sont mortes de violences conjugales en 2016), avec des expressions vides de sens juridique, comme "crime passionnel" ?

Nous avons posé la question à Annik Houel, professeure émérite en psychologie sociale à l'Université Lumière-Lyon 2, et auteur de Crime passionnel, crime ordinaire (2008), et Psychosociologie du crime : à la vie, à la mort (2008), aux PUF. Elle a notamment travaillé sur le décalage entre ce que disait la presse, et la réalité crue des dossiers d’assises.

Que pensez vous de cette Une des Inrockuptibles ?


Barbu, les cheveux un peu dans tous les sens… il ressemble vraiment à un grand romantique, un héros. Il n’y a pas de doute sur la présentation qu’on en donne. Da manière générale, Cantat est très souvent présenté comme une victime. Dans toutes ces histoires de fémicides, ce qui est frappant c’est qu’il n’y a pas d’analyse sociale ou politique. Ça reste étonnant, passionnel, donc ça concerne tout le monde. Mais on n’analyse pas. Le Monde, à l’époque, avait traité l'affaire dans la rubrique "fait divers", celle des chats et des chiens écrasés. C’est un "fait divers", donc un truc qu'on n'analyse pas. Et puis ensuite, c’est devenu une affaire passionnée et passionnelle. On était au mois d’août 2003, et ça remplissait les pages. On voit qu’au tout début, cette histoire est présentée comme une histoire de passion à laquelle on ne comprend rien. On ne peut rien en dire car il s’agit de passion. Il faut savoir qu’en France il n’y a pas de "crime passionnel" dans la loi, ça n’existe pas ! Cantat s’est fait juger en Lituanie [où a eu lieu le meurtre de Marie Trintignant, NDR], où le crime passionnel existe comme catégorie juridique. En France ça ne se serait pas passé comme ça. Là-bas, il n’a écopé que de huit ans de prison. Il est sorti assez vite d’ailleurs, il n'a pas purgé entièrement sa peine, et il est sorti [au bout de trois ans de prison, NDR]. Si ça avait été reconnu en France comme "violence conjugale", il aurait pu prendre vingt ans.

Cantat, Pistorius… Pourquoi les médias traitent-ils ce genre d’affaires en romantisant le féminicide ? Qu’est ce que ça veut dire des médias et de notre société ?

Grâce à "l’affaire Cantat", si j’ose dire, la problématique des violences faites aux femmes est devenue très publique. À la même époque, il y avait l’enquête ENVEFF, une enquête nationale sur les violences conjugales, qui avait eu beaucoup de mal à passer. "Grâce" à la mort de Marie Trintignant, on a pu publier tous ces chiffres. Il y a en France, qui est à la jonction des cultures latines et des cultures du Nord, une vraie tradition de "l'amour passionnel". La passion, ça marche bien, depuis le Moyen Âge. C'est le mythe de Tristan et Iseut etc. La presse, depuis le XIXe siècle, a toujours fait ses choux gras de ces histoires-là. Avec les histoires d’adultères d'abord. Et aujourd’hui, on axe autour de "la passion". Très souvent, on titre : “Un coup de folie”. D’ailleurs, Cantat lui-même plaide la folie. La passion, c’est de la folie, c’est l’idéalisation de la passion amoureuse. Et ça, c’est absolument français. Encore aujourd'hui, il y a souvent des titres dans la presse où l'on trouve des expressions comme “crime passionnel”... alors que, juridiquement, ça n’existe pas ! C’est un schéma de la presse.

Qu’est ce que ça dit du rapport de notre société aux femmes ?

Ça veut dire qu’il reste beaucoup à faire. C’est un symptôme de l’inégalité des sexes, en terme de domination. Cantat a toujours été présenté dans cette affaire comme le pauvre homme. Il y a eu beaucoup d’articles, même dans Le Monde, qui disaient : “Bertrand Cantat est notre frère.” On n’a jamais vu ça pour une femme qui aurait violenté un homme. Quand les femmes tuent leur conjoint - avec le cas récent de Jacqueline Sauvage par exemple -, il n'est pas question de “crime passionnel”. Le mot "fémicide" n’est toujours pas reconnu en France. Il a été inscrit dans des lois en Amérique latine, curieusement, mais toujours pas en France. La presse est assez épouvantable, parce qu’elle traite tout ce qui va concerner les hommes et les femmes, de façon inégale. On doute de la parole des femmes. Et les hommes sont dominés par leurs passions, c’est-à-dire par leur sexualité en fait. C’est la même chose pour les histoires de harcèlement sexuel. Toute la presse véhicule sans arrêt des stéréotypes sur la famille, le couple, avec des schémas sous-jacents extrêmement traditionnels. Je vous donne un exemple : à la radio, il y a une pub en ce moment pour une voiture. Le propos est : “Votre beau frère vient d’acheter une super voiture. Il pourrait peut être vous la prêter puisqu’il a épousé votre sœur.” Et là, vous voyez qu’on est dans ce que Lévi-Strauss aurait appelé l’échange des femmes. Ce sont des choses très, très latentes. Que ce soit dans la presse ou la publicité, on trouve les mêmes stéréotypes. La femme a valeur d’objet, sexuel ou marchand.

Le vocabulaire employé dans le traitement de ces affaires, est frappant de pathos. La première phrase de l'exergue, sur la couverture des Inrocks, est : “Emotionnellement, j’étais pourtant incapable de…”

C'est une manière de tirer Cantat du côté des victimes. C’est la victime de ses émotions, de sa passion. Donc il n’est pas vraiment coupable. Son homicide n'était pas volontaire, ce n’était pas le fruit de longues violences conjugales... Ainsi, Cantat sort du champ des violences conjugales. Mais on trouve aussi ce traitement médiatique pour des hommes qui ont tué leur conjointe au bout de nombreuses de violences. Ils sont décrits comme de pauvres morts-vivants, qui ont perdu leur femme. En fait, les hommes tueraient leur femme pour la garder, aussi paradoxal que ça puisse paraître, alors que les femmes tueraient leur conjoint pour s’en débarrasser. C’est très différent. Et c'est un invariable.

Le traitement dans la presse pour les fémicides est-il identique à chaque fois ?

Ce traitement fait pour Cantat est complètement classique, avec cette différence que c’était une personne publique. Ce qui est intéressant aussi, c’est de voir qu’elle, Marie Trintignant, était présentée comme passionnée. On la renvoie ainsi en coupable, elle aussi du côté de la passion. Derrière, surgit également l'idée qu’en fait, elle montrait un peu trop d’indépendance. Et voilà qui prouverait "mon Dieu, qu’elle ne l’aimait pas assez !" Il y a aussi le cas de Oscar Pistorius [athlète sud-africain condamné pour le meurtre de sa compagne en 2013 NDR] : c’était l’exemple même de la résilience, un champion merveilleux avec ses prothèses. On a d’abord axé là-dessus ! Et puis, après, il a eu “un coup de folie” ! Mais le traitement est le même pour des citoyens lambda. Quand il y a jugement, la femme est absente, donc tout est évidemment braqué sur le héros de l’affaire, le coupable, qui est le survivant. Très souvent, il est considéré comme plus victime que coupable. Me revient l'exemple de la femme d’un homme, dont il était dit dans la presse qu’elle avait “signé son arrêt de mort en quittant son mari, parce qu’elle tenait à la liberté, alors que lui tenait à elle”. C’est elle la coupable ! La presse ne fait que refléter la société dans ses dimensions les plus vulgaires. Il y a une presse très macho... qui plaît, évidemment ! Et ça ne s’arrange pas !

La romantisation du fémicide, c’est typiquement européen, voire français ?


Oui, plutôt français. C’est l’héritage de l’amour courtois, qui mettait les femmes sur un piédestal. C’est très paradoxal. L’amour courtois c’est aussi l’Italie, et les influences arabes venues par l’Espagne. Il faut aussi s’interroger sur la façon dont les hommes sont élevés dans cette histoire. Certains sont prisonniers de schémas très archaïques, de possession, d’appropriation… Si je me souviens bien, ce que Cantat ne supportait pas, c’est que Marie Trintignant continue de discuter avec son ancien conjoint.

il m'aurait plu que les virils qui mettent le feu aux bagnoles brûlent ce numéro des Inrocks. Manifestement, il va falloir attendre...

lu dans un forum libertaire


Citation :
j’ai niqué mon forfait 4g en une journée et je suis retombé en 3g :'(
Mais j’ai eu le temps d’ecouter le dernier titre de B.Cantat qui a donc sorti reçemment un album solo : « Angleterre »
Son titre en libre accès parle des migrants de Calais qui cherchent à passer en Angleterre.
Difficile tout de même d’apprécier sa chanson malgré une voix qui est restée la même. Belle voix ma foi.
La musique est banale, rien de neuf.
Difficile de croire en sa compassion qu’il évoque pour les migrants après ce qu’il a fait.
La vengeance ne règle rien et il a bien morflé aussi même s’il est encore vivant.
Mais y’a quelque chose qui passe ne plus avec lui.
Mauvais karma le gars tout de même ":\

Citation :
Bien sûr que cela ne passe pas... Après ce qu'il a fait, (massacrer une femme à coups de poings !), il n'avait qu'une chose à faire: Fermer sa grande gueule une bonne fois pour toute, et ne plus nous faire des leçons de morale sur les pauvres migrants ou autres malheureux... e ne veux pas lui jeter la pierre...

Qui d'entre nous n'est pas capable de violence extrême et irrationnelle????
Mais, enfin, il y a des choses impardonnables, comme massacrer un enfant ou une femme, rien que pour se défouler...

Quand un homme commet une telle horreur, moi, qui suis un fervent partisan contre la peine de mort, je ne demande qu'une chose à l'auteur d'un tel crime : avoir bien honte pour le restant de ses jours, vivre avec ses regrets et remords, éternels, et surtout fermer définitivement sa grande gueule. Surtout ne plus chanter... C'est insupportable. Pour qui a de la sensibilité...

Malheureusement certains actes sont impardonnables, alors, et comme la peine de mort pour un humain est pour moi insupportable, alors, à défaut , au moins le silence...

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Patlotch



Messages : 1552
Date d'inscription : 22/04/2017

MessageSujet: Re: la DOMINATION MASCULINE en FRANCE : machisme, travail, domesticité, violences...    Dim 15 Oct - 17:13


je ne saurais en parler en féministe marxiste, mais il me semble que quelque chose frémit concernant la résistance au



affaires françaises, affaire américaine Harvey Weinstein, hashag libérant la parole de  #balancetonporc... Le phénomène s'amplifie depuis les affaires DSK, Baupin... et tout cela est de bonne augure contre le machisme structurel et sociétal

Des témoignages d'harcèlement sexuel affluent avec #BalanceTonPorc Aude Bariéty 15/10/2017
Citation :
L'initiative - raconter un cas d'harcèlement sexuel au travail - est devenue un des sujets les plus populaires de Twitter ce week-end. De nombreux internautes ainsi que des personnalités dénoncent par ce biais des expériences vécues.

«Et si nous aussi on donnait les noms des prédateurs sexuels qui nous ont manqué de respect verbalement et/ou tenté des tripotages?» Vendredi, Sandra Muller, journaliste de La Lettre de l'audiovisuel et très active sur les réseaux sociaux, publie deux tweets appelant les femmes à dénoncer leurs agresseurs sexuels. En pleine affaire Harvey Weinstein, son initiative assortie d'un hashtag percutant - #BalanceTonPorc - devient virale. Samedi soir, le sujet est déjà l'un des plus commentés sur Twitter.

Des termes brutaux

Si Sandra Muller n'hésite pas à donner un nom en relatant des propos tenus par un ancien patron («Tu as des gros seins. Tu es mon type de femme. Je vais te faire jouir toute la nuit»), la plupart des internautes racontent leur expérience sans citer nommément leur agresseur présumé. Environ 27.000 messages ont été publiés avec le hashtag depuis vendredi soir. La plupart émanent de comptes identifiés de journalistes ou d'étudiantes. D'autres aussi sont le fait de comptes anonymes ou plus communément considérés comme des trolls.

Les femmes racontent comment elles ont été harcelées dans leur travail par un photographe, un journaliste, un rédacteur en chef, un directeur... Les mots rapportés sont brutaux: «Un red chef, grande radio, petit couloir, m'attrapant par la gorge: «un jour, je vais te baiser, que tu le veuilles ou non», «Grande radio, grand chef qui qq années avant avait tenté de me violer, me dit «J'ai pourtant toujours été sympa avec toi» ou encore «1er stage de journalisme à Paris, j'avais 18 ans. Le red chef m'embrasse de force. Il venait d'etre jeune papa».

Au travail mais aussi dans les transports, dans la rue...


Des personnalités connues du grand public ont également témoigné. Ainsi de la militante Caroline de Haas dénoncant un prof de fac qui envoyait des photos de son sexe à des étudiantes, de la députée Aurore Bergé décrivant un patron d'agence de communication la «collant» dans l'avion et l'appelant la nuit, de la journaliste Elisabeth Philippe s'insurgeant contre un confrère lui disant «avoir envie de la violer»...

D'autres femmes racontent aussi les agressions du quotidien, les attouchements dans les transports, les injures dans la rue. La secrétaire d'Etat à l'Egalité entre les femmes et les hommes, Marlène Schiappa, avait annoncé en septembre la mise en place d'un groupe de travail chargé de plancher sur la pénalisation du harcèlement sexuel dans la rue.

Les messages de soutien à cette initiative ont rapidement afflué, notamment de la part de journalistes ou responsables dans les médias, tels Laurent Bazin, Olivier Bénis, Laurence Boccoloni, Mouloud Achour... Un internaute qualifie même #BalanceTonPorc d'«un des meilleurs et en même temps des plus glauques hashtags de Twitter».

Mais d'autres utilisateurs de Twitter critiquent fortement le principe. Certains appellent à parler aussi «des hommes géniaux qui nous font du bien dans la vie», d'autres conseillent aux femmes de porter plainte plutôt que de témoigner sur les réseaux sociaux...

maintenant, que nombre de femmes se réveillent sur le tard pour dénoncer, qui ont joué de leurs charmes pour monter à l'étage en passant par la chambre, il serait inutile de le nier, puisque cela fait partie de leur propre aliénation au machisme, en miroir : les femmes ne sont pas davantage inoculées de servir le patriarcat que le prolétariat le capital

et puis, hein, cela vous a un petit côté délation qui rappelle les meilleures années du stalinisme et des corbeaux sous Pétain, et donc ça dérapera inévitablement

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Patlotch



Messages : 1552
Date d'inscription : 22/04/2017

MessageSujet: Re: la DOMINATION MASCULINE en FRANCE : machisme, travail, domesticité, violences...    Lun 16 Oct - 12:53


souffler sur l’étincelle...
mettre le feu à la plaine de l’omerta
de la domination des femmes


#balancetonporc
suite...

avec un commentaire tonique sur dndf, dont l'auteur a perçu comme quoi qu'il se passait quelque chose de nouveau, mais ne l'a pas interprété pareillement, puisqu'il y injecte un contenu que cet événement n'a pas, au nom de LA théorie qui comprend tout et explique tout avant même que ça se produise. Il s'agit peut-être, là encore, découter ce que disent les principales intéressées...

Claude Quidam a écrit:
16/10/2017 à 05:24

«Une seule solution, la, castration »

Je ne sais pas ou mettre ce commentaire dans dndf alors je le pose sous ce sympathique clip d’Eddy de Pretto.

La campagne hyper virale qui démarre à la suite des mésaventures de Weinstein et dont la forme la plus récente prend la forme de « Balance ton porc » sur Twitter va sûrement apparaître comme très violente, délatrice, peut être nauséabonde a certains nez sélectivement sensibles. Cela fait tellement longtemps que tout le monde s’accommode si bien du silence !

Qu’on ne s’y trompe pas, l’enjeu est de taille (sic!). Autant son pendant « lutte des classes » prend des formes plus ou moins larvées tout au long de l’histoire humaine, ponctuées de multiples explosions révolutionnaires ça et là, autant la domination des femmes nous a habitué à n’apparaître que sous la forme de l’écrasement quotidien, le silence mortel de la sphère privée, avec pour seules exceptions quelques femmes des classes moyennes ou supérieures qui arrivent à franchir le plafond de verre et quelques rares avancées notables et fondamentales comme le droit à la contraception ou l’avortement.

L’enjeu est de taille : il ne s’agit rien moins que de ramener le pénis à sa fonction organique, en gros principalement pisser. Il s’agit de déglinguer l’obélisque, d’abattre le Phallus qui, en articulation avec la domination des classes, a posé sa patte sur le ventre des femmes, verrouillant depuis des millénaires les sphères privée comme publique. Dominer les femmes pour pouvoir dominer la classe des producteurs de richesses et inversement.

Alors, tous les moyens sont bons ! Tant pis si ça prend des formes un peu trop médiatiques et modernes. L’essentiel c’est que ça ébranle le manche !

On peut déplorer que les femmes soient une fois de plus soumises à une injonction, « parlez » quand tant de mecs témoins et complices, y compris dans notre camp, ferment leur gueule depuis des siècles !

Pas grave, il faut y aller.

On peut même espérer que les formes de cette guerre enfin chaude sortent de la non violence. On pourrait facilement imaginer des groupes qui redécouvriraient en Thaïlande la pratique des groupes armés italiens durant les années de plomb…. Quelques genoux de gros porcs touristes qui vont se payer des petits culs prépubères en pâtiraient un peu mais cela serait sûrement plus efficace que des campagnes de pub…

Bref, il faut souffler sur l’étincelle qui semble vouloir mettre le feu a la plaine de l’omerta de la domination des femmes. Bon vent !!

pauvre "population mondiale principale force productive" (Théorie communiste) si la question posée par les femmes qui "balancent" était de « ramener le pénis à sa fonction organique, en gros principalement pisser. ». Donc non, l'enjeu n'est pas là, et d'ailleurs les femmes ne le posent pas là. Je retiendrais plutôt, comme boussole, ce qu'en dit Isabelle Adjani :

Citation :
Quand une femme dit non, elle dit non

Laissons savoir à ces messieurs que les actrices, tout comme les ouvrières, les agricultrices, ou les ingénieures, les commerciales, les institutrices, les mamans ou les putains sont toutes libres de baiser, libres d'avorter. Et libres de parler !

mais je suis d'accord, l'enjeu est de taille

il faut lire ces témoignages dans leur diversité pour savoir, d'abord, ce qu'elles disent, ne répondant pas strictement à l'appel de Sandra Muller de "balancer/dénoncer", car fort peu de harceleurs sont nommés

ce qui frappe d'abord, c'est la banalité, la quotidienneté, la répétition, la massivité et la systématicité du harcèlement sexuel, ou de ce qui est perçu comme tel, car la frontière entre drague et harcèlement est non seulement floue, mais relative à la perception de chacun et chacune, objectivisme et subjectivisme faisant ici bon ménage. Mais l'on comprend que dans la masse, peut devenir insupportable même la drague dans les limites de la séduction, de l'invitation : à dire oui, ou non

pourtant, dans les discussions que j'ai pu avoir, à l'époque, en 2013, où j'écrivais "la femme est l'avenir du jazz", en montrant la domination masculine dans ce milieu et les résistances des jazzwomen féministes ou non, une chose ne passait pas, même chiffres à l'appui notamment des violences : la domination masculine en France

ici, ya pas photo, les bouches s'ouvrent et je partage la conclusion de Claude Quidam : « il faut souffler sur l’étincelle qui semble vouloir mettre le feu a la plaine de l’omerta de la domination des femmes. Bon vent !! »

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Patlotch



Messages : 1552
Date d'inscription : 22/04/2017

MessageSujet: Re: la DOMINATION MASCULINE en FRANCE : machisme, travail, domesticité, violences...    Mar 17 Oct - 14:56


Tartuffe attaque


m'insupporte ce discours culpabilisé et moraliste des hommes face à leur découverte tardive de la domination masculine. Par principe je ne me sentirai jamais coupable de ce que font les autres, mais seulement responsable de mes paroles et de mes actes. Je ne me demande pas tous les matins si « je suis un mec bien » et non, je ne suis pas « gêné », ni ne crains le « dérapage ». Je suis heureux que ça sorte !

je dirais même que si certains sont épinglés nommément, tant mieux, car s'il doit y avoir une lutte, c'est à celles qui sont concernées d'en choisir les modalités, y compris par la violence défensive, verbale ou physique, comme le dit Elsa Dorlin (ici)



excusez du peu, de la part de ce "naïf", dont voici la carte de visite :
Citation :
Jean-Marc Proust, 43 ans, diplômé de l’IEP Paris, Docteur ès Lettres, a été chargé de mission au Comité 21 (1991-93), responsable communication à EDF GDF Valenciennes & Saint-Mandé (1994-97), directeur de la communication du SIPPEREC, Syndicat national de la périphérie de Paris pour l’électricité et les réseaux de communication (1997-2000). Depuis 2001, il est chef du service Communication de la FNCCR. À ce titre, il anime le site Energie2007. Il collabore régulièrement à la Gazette des communes et à Opéra magazine.


Fght sexism | Michael Pollak via Flickr CC License by

Incrédules, hébétés, nous avons lu. #BalanceTonPorc. L’iceberg de cette parole inouïe. Inouïe au sens littéral du terme. Tout était caché et nous ne savions rien, personne ne nous avait rien dit. Ou plutôt, sous nos yeux, à quelques mètres, nos oreilles n’avaient rien entendu. Écoutons.

Citation :
Depuis quelques heures, Twitter ne bruisse que de cela : #balancetonporc. Un hashtag qui permet à quelques femmes, des dizaines, des centaines, des milliers, de balancer leur porc, ou leurs porcs. Elles dénoncent des actes plus ou moins directs, plus ou moins limites, plus ou moins agressifs, plus ou moins vulgaires. Des agressions sexuelles. Des humiliations. Dans la rue, au travail, à l’école, à la fac. Partout.

Les témoignages se sont multipliés, le relatif anonymat d’un réseau social permettant visiblement, visiblement, de dire, de parler, de balancer quelques bribes d’une histoire plus moins douloureuse, plus ou moins tue, plus ou moins comprise, plus ou moins assumée. Mais presque toutes parlent à visage découvert, sans pseudonymes, évoquant ce qu’elles ont subi, d’une remarque grivoise à une agression violente, en passant par des propositions douteuses et d’inévitables (?) mains aux fesses.

ci-dessous la même logique qu'on a lue ci-dessus chez Claude Quidam : « il ne s’agit rien moins que de ramener le pénis à sa fonction organique, en gros principalement pisser.  »
Et c’est là que mon pénis intervient. Face à ce déferlement, que dire, que penser ? A ce moment-là, il est difficile d’être un homme. Un homme dans une chasse aux hommes… non aux porcs. Mais la nuance, à cet instant précis, est faible. On se sent coupable d’être un mec, on a le phallus honteux. Un ami m’interroge, craignant les dérapages, une sorte de lynchage généralisé comme les réseaux sociaux les aiment tant. Et si des noms sortaient ? On peut balancer un type qu’on n’aime pas en le faisant passer pour un porc… Et c’est vrai. Ce risque existe. [l'auteur ne s'interroge pas sur les noms qui sortiraient d'authentiques agresseurs, ce qui est bien plus probable]. Ça y est, les féministes attaquent, le grand règlement de comptes continue.

Les premiers noms sortent. La presse relaie, on interroge un ministre. Nous voilà, nous les mecs, sommés d’être coupables.

Nous sommes, les mecs, coupables

La réponse, hélas, est : oui. Je suis coupable, nous sommes, les mecs, coupables. Certes, je n’ai pas commis d’agression sexuelle. Mais je sais qu’à maintes reprises je n’ai pas été à la hauteur. En lançant parfois une blague salace, parce que je ne résiste jamais à un bon mot, et qui s’avérait déplacée. Ou bien en me murant dans le silence lâche, ou même le sourire honteux et facile, lorsque fusaient une remarque sexiste, une insulte, une proposition limite. De ces petites lâchetés, qui nous accompagnent tout au long de la vie, je suis comptable moi aussi. Et coupable. Mon silence a favorisé des comportements de porcs. Le vôtre aussi. Le harcèlement, l’agression n’existent que parce qu’ils jouissent (jouissent) d’un silence favorable. Qui ne dit mot consent, se dit celui qui agresse. Et il a hélas raison.

J’ai souvent été muet. Je n’aurais pas dû. J’espère ne plus l’être à l’avenir. Mais je mentirais en disant que j’en suis sûr. Parce que lâcheté, honte, facilité.

J’ai trois filles et je sais qu’elles vivront cela. Je le sais et je me cache. Je me le tais, ne veux pas le voir. Est-ce un comportement de père? Comment leur dire de s’aguerrir pour faire face à un porc? D’avoir la force de ne pas baisser la tête ? Je ne sais pas. Il est tellement plus simple de courber l’échine… Après tout, «ce n’est pas si grave». Je suis leur père, pourtant.

En quoi serions-nous gênés ?


Mais revenons à la question qui nous taraude ["nous" qui ?]. Qu’est-ce que c’est que cette chasse à l’homme ? Ce déferlement hystérique anti-porcs, qui est un appel à la délation. Le dérapage est inévitable [répété, si ça l'inquiète, pourquoi alors se réjouir de cette parole libérée ?]. Twitter n’a pas vocation à recevoir les plaintes. Il y a les commissariats, la justice pour ça. Facile à dire. Facile à dire. Pardonnez-moi mais, à chaque fois, je repense à ce dessin de Reiser.

La parole se libère. Et, déjà, on voudrait la canaliser. L’envoyer ailleurs. Dans le silence du commissariat, la discrétion d’un prétoire. ["on" qui ? sinon celui qui écrit sa honte d'y penser] Est-ce si difficile que cela à entendre ? A comprendre ? Dans ce hashtag, dans ces centaines de témoignages, il y a peut-être quelques affabulations, quelques exagérations. Mais surtout de la souffrance, de l’humiliation, des larmes. Qui explosent et nous sautent à la gueule.

Est-ce si difficile de leur accorder une place publique ? En quoi sommes-nous gênés ? Est-ce de n’avoir rien dit ? D’avoir tacitement accepté un «cette salope», ou un «c’est une mal baisée», sans oublier les gestes évocateurs, les sous-entendus grivois ou hargneux. Elles parlent à peine, et déjà elles en disent trop. Nous n’avons rien dit pendant des années et 24 heures sur Twitter nous semblent déjà un bavardage insensé.

Objection ! Il y a des mecs bien, il faut en parler, il faut le dire… Ben oui, il y a des mecs bien. Mais est-ce vraiment le moment de le dire ? Ta copine pleure à côté de toi et tu crois la consoler en lui disant « Mais regarde-moi: je suis un mec bien ? » Evidemment, non. On est au moment crucial où on écoute. On découvre, on mesure, on ouvre les yeux. On peut même se taire et lire en silence. Personne n’a demandé à l’armée des mecs bien de se lever pour clamer leur gentillesse. Et surtout pas de se sentir obligés de dire ce qu’il faut faire ou penser (pour mieux faire taire les femmes?). Juste écouter. Aujourd’hui, c’est suffisant.

Ce gibier qui s’appelle ta mère, ta fille, ta compagne, ta sœur

Et puis, revenons à la chasse à l’homme, au dérapage. Il y a eu des tweets innombrables. Et très peu de noms. Très peu. Une parole qui se libère, mais pas une dénonciation. En aucun cas un règlement de comptes. [il y a pourtant des comptes à régler, sinon à quoi bon ?]

Pourtant, quelques noms ont surgi. Ah, enfin ! Le voici, le fameux dérapage. On le craignait, on le pressentait… On l’espérait ? Allez les femmes, assez déconné. Ça va trop loin. Rentrez chez vous. Si votre affaire est sérieuse, c’est à la justice de s’en occuper. Ah, vous n’avez pas de preuves ? Sans doute avez-vous exagéré. Les faits sont prescrits ? Mais il fallait porter plainte quand il était temps, voyons !

Alors, oui, il y aura peut-être quelques dérapages. Peut-être que ça va tomber sur un brave type qui n’avait rien demandé. Peut-être.

Mais qu’y a-t-il en face ? Des dizaines, des centaines, des milliers de dérapages. Et, parce qu’on risque de faire des éclaboussures, il faudrait faire comme si de rien n’était ? Est-ce vraiment ce qui nous fait peur, cette bavure potentielle, l'erreur judiciaire ? N'est-ce pas plutôt la parole libérée qu'on refuse d'entendre ?

Avant de parler de chasse à l’homme, il faudrait se dire qu’on a sous les yeux une gigantesque chasse aux femmes. Et au moment où ce gibier qui s’appelle ta mère, ta fille, ta compagne, ta sœur, est en train de tenter de sortir du piège, ton job, mec, c’est de l’aider [comme à la cuisine ?]. Pas de te demander si le chasseur pourrait éventuellement être sympa.

le comble de cette posture se déduit de cette formulation de Théorie Communiste : « Tous les hommes dominent toutes les femmes », car qui n'entendra pas « Chaque homme domine chaque femme » ?, au point qu'un des leurs m'avait alors confié qu'il ne savait plus quoi penser de ses relations sexuelles avec sa compagne

en mars dernier, dndf, lié à ce groupe théorique, sous le titre "Trouvé quelque part en Ardèche", diffusait cette affichette. Je conseille la lecture des commentaires pour mesurer le degré de délire théorique d'un groupe marxiste qui a découvert la domination masculine en 2007. Quel rapport avec Proust ? Qui se sent morveux rajoute une couche de virginité




on ne naît pas débile, on le devient

débile au sens de qui manque de force, de vigueur, d'efficacité...
qu'on évitera de confondre avec la virilité


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Patlotch



Messages : 1552
Date d'inscription : 22/04/2017

MessageSujet: Re: la DOMINATION MASCULINE en FRANCE : machisme, travail, domesticité, violences...    Ven 20 Oct - 14:59


drague vs harcèlement :
la "zone grise"
entre subjectivisme, classe, et race

avec le buzz du hahstag #ballancetonporc circule une pédagogie rudimentaire prétendant qu'on pourrait distinguer facilement drague et harcèlement, même si l'on admet une zone grise

accompagne cette bonne intention un tableau qui permet de distinguer très simplement drague et harcèlement :



@PayeTaShnek précise :
Citation :
La différence entre drague et harcèlement, c'est tout simplement le consentement. Et pour s'assurer du consentement d'une personne, il suffit de lui poser la question, et de respecter sa réponse si elle est négative. La drague, c'est un jeu qui se pratique à deux. Le harcèlement, lui, s'impose d'une personne sur une autre.

entre personnes qui se connaissent, admettons qu'on puisse « poser la question », mais s'il est admis qu'on puisse draguer quelqu'un qu'on ne connaît pas, est-il envisageable de l'aborder en lui demandant : « Bonjour, puis-je vous draguer ? » ? On reconnaîtra que le plaisir de la séduction en prendrait un coup, puisque serait aussitôt dévoilé le but de la manœuvre, un peu comme quand on va sur un site de rencontre où "tout le monde est là pour la même chose". Non, la drague n'est pas d'emblée un « jeu qui se pratique à deux ». Le jeu de la séduction n'est pas toujours d'emblée réciproque, séduire une personne peut prendre des années avant qu'elle ne "cède", sans pour autant qu'elle ne se soit jamais sentie harcelée

la fameuse "zone grise" est encore plus sombre du fait que la frontière est presque toujours déjà franchie du fait même du contexte : « Une femme sur deux a déjà été harcelée »..., et l'on comprend que depuis belle lurette, les femmes ont adopté des stratégies de défense minimales quand elles ne veulent pas être ennuyées. Exemples : ne jamais regarder dans les yeux un homme qu'elles croisent; ne répondre à aucune sollicitation d'un inconnu de quelque ordre qu'elle soit, y compris lui demander l'heure, ou son chemin; ne pas s'habiller pour tenter physiquement les hommes, ou les femmes...

mais alors, quel homme, qui regarde assez systématiquement les femmes qu'il croise, ne remarque-t-il pas qu'elles ont le plus souvent le regard ailleurs ? Se demande-t-il pourquoi ? Cela ne suffit-il pas à comprendre que ces femmes sont confrontées de façon quotidienne à ce rapport (d'intérêt, de drague...) et que point n'est besoin d'un hashtag pour les en informer ? C'est pourquoi je ne crois pas du tout à la découverte que feraient effarés des hommes prétendant ne pas en croire leurs yeux ni leurs oreilles. Ou alors c'est que le problème est bien plus refoulé que je ne l'imaginais

il va sans dire que la "zone grise" ne l'est plus du tout, et que draguer même "poliment" peut être perçu comme harcèlement, selon le cas, et l'envie ou non d'être draguée. Dans ce contexte pourri de harcèlement généralisé et de ras-le-bol féminin, la drague devient un art difficile qui pousserait à y renoncer. Bref, la solution serait le puritanisme pour tous et toutes

quoi qu'il en soit, la distinction entre drague, admise, et harcèlement, banni, est relative à deux personnes dans un rapport qui dépend de ce qu'est chacune, de sa disponibilité du moment, de son milieu social et culturel, et par conséquent de ses codes de langage. Ce tableau ne concerne que les personnes supposées "cultivées", et par là pointe les "gros beaufs" comme harceleurs tout désignés. Or il est pourtant évident que le raffinement des uns peut cacher pire que la grossièreté des autres

dit autrement, les différences de classes et de races font qu'on est plus ou moins autorisé à draguer sans harceler, selon qu'on est plus ou moins gris, ou de la zone

cela étant, je conseille néanmoins la lecture de @PayeTaShnek.  "On" ne pourra plus dire qu'il ne savait pas...



en relation, plus théorique : #balancetonporc et stratégie d'auto-défense offensive, avec Elsa Dorlin

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Patlotch



Messages : 1552
Date d'inscription : 22/04/2017

MessageSujet: Re: la DOMINATION MASCULINE en FRANCE : machisme, travail, domesticité, violences...    Ven 20 Oct - 16:20


suite avec Elsa Dorlin, qui retweete cette info :



ma réaction :
Citation :
@patlotch
il est pour le moins surprenant de mettre une telle illustration...
je veux dire qu'ici la femme n'est que victime, on n'imagine pas qu'elle puisse "se défendre" (cf Dorlin avec Barthes p. 159-163)

dans le chapitre Répliquer, Elsa Dorlin aborde  les campagnes nationales sur les violences conjugales (P.157), qui « promettent toutes de protéger les victimes » (P.158), puis (p.159) :

Elsa Dorlin a écrit:
Dans ce dispositif, l'interpellation n'est pas simple, elle renvoie à une technologie du visible complexe, articulée à trois perspectives, croisant trois positions, « trois intentions », « trois émotions ». Pour reprendre les catégories analytiques pensées par Roland Barthes dans La Chambre claire (Notes sur la photographie, 1980), nous retrouvons : l'operator (le photographe), le spectator (celui qui regarde), le spectrum (celui qui est donné à regarder) [...] pour insister sur une double dimension : l'être photographié, regardé, est à la fois donné (ou se donne) en spectacle en même temps figé, capturé dans un présent à jamais momifié - d'où l'idée d'une présence spectrale

elle achève ce passage, p. 163 par une tuerie théorique :
Citation :
L'érotisation de la souffrance des corps relève d'une jouissance de soi, d'une esthétisation grisante des actes des auteurs de violence. En d'autres termes, ce que ces campagnes exhibent et ce à quoi, à qui, elles s'adressent, c'est la violence physique des agents de violence.
Perpetrator, quatrième figure - personnage historique hors cadre - mais dont la photographie est une sorte d'ode à la puissance de frappe

et certes, dans l'illustration du Monde, l'agresseur est bien présent, montré, mais cela change-t-il quelque chose au sens de l'image, si ce n'est qu'il a même allure sympathique ?


je craignais de me tromper dans l'interprétation, mais Elsa Dorlin confirme :
Citation :
@elsdor il y a 27 minutes
En réponse à @patlotch @FREDERICJOIE
CQFD

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Patlotch



Messages : 1552
Date d'inscription : 22/04/2017

MessageSujet: Re: la DOMINATION MASCULINE en FRANCE : machisme, travail, domesticité, violences...    Dim 22 Oct - 9:32


classe, genre, et cochonnerie

quand un mâle alpha marxiste se déchaîne


balancetacochonne.com

Jean-Louis Roche Le prolétariat universel 19 octobre 2017

j'ai fait cette remarque que la "zone grise" entre drague et harcèlement pouvait en cacher une autre, de classe et de race, pointant de préférence harceleurs et agresseurs chez les migrants et "prolos racisés"

pourtant, dans les témoignages du hashtag #balancetonporc, c'est quasi absent, et bien malin qui pourrait affirmer que les témoignages ne proviennent que de « belles journalistes et bourgeoises qui se collent au moindre ministre, député, PDG, acteur de cinéma, chanteur de variétoche ». C'est plutôt l'inverse que l'on constate, des femmes de toutes professions et générations s'expriment...

encore faut-il les lire, ce que notre triple M, Marxiste Machiste Maximaliste, n'a pas fait, ou seulement à travers la presse... bourgeoise

et pourquoi stigmatiser les « promotions canapé et caviar » si c'est pour oublier que les prolétaires n'appartiennent pas moins au capital que les femmes au patriarcat, et que profiter de ses charmes n'est absolument pas l'apanage des bourgeoises ou aspirant à l'être ? J'écrivais le 13 octobre :

Citation :
maintenant, que nombre de femmes se réveillent sur le tard pour dénoncer, qui ont joué de leurs charmes pour monter à l'étage en passant par la chambre, il serait inutile de le nier, puisque cela fait partie de leur propre aliénation au machisme, en miroir : les femmes ne sont pas davantage inoculées de servir le patriarcat que le prolétariat le capital

pour J-L Roche, dans ces lignes, les femmes ont tort en tant que femmes, les hommes jamais en tant qu'hommes. Autrement dit, cette position n'est rien moins qu'une négation de la domination masculine comme structurelle et sociétale dans le capitalisme

Citation :
Les vrais porcs ne sont pas ceux (ou celles) que l'on croit.[...]

Dans le subliminal les médias totalitaires sont imbattables. Voici donc pour une durée quelconque la campagne "contre le harcèlement des femmes", du haut en bas de la hiérarchie sociétale bourgeoise. Ben mon colon ! Ben mon cochon ! (moncochon.com) Pauvres femmes ! Juges sanctionnez ! Politiciens mâles abusifs baissez culotte ! Sauf que c'est grossier, unilatéral, borné. Est ignorée une partie honteuse de l'espèce féminine, qui est en pôle position pourtant pour dénoncer l'ignoble "main aux fesses", et qui est pourtant moins respectable que ma catin de pute prolétaire au coin de la rue.

Toutes les femmes ne sont pas concernées, voyez les moches, les grosses, les vieilles et les voilées !

Aucun média de s'intéresse à putedeluxe.com, à toutes ces belles journalistes et bourgeoises qui se collent au moindre ministre, député, PDG, acteur de cinéma, chanteur de variétoche, qui exhibent leurs plus beaux atours auprès de la braguette des puissants et friqués pour la promotion canapé ou caviar ! Oui celles-là sont la honte de l'espèce féminine. Oui celles-là sont étrangères à la dignité de la femme, y inclus celles, prolétaires, qui couchent avec le patron (c'est valable désormais pour les homos ou les transgenres). Oui cette campagne n'est qu'une nouvelle foire de confusion du féminisme bourgeois, piloté depuis les states pudibonds. [la main aveugle du marché tient celle de toutes les femmes sur leur clavier]. C'est un retour du refoulé comme le Brexit ou la masturbation catalane.

Tiens à propos de féminisme, j'ai ouï sur France info que le féminisme n'exista point tout au long du mai 68, intéressante réflexion. C'était à propos du projet de canonisation l'an prochain de cet événement par, vous n'en reviendrez point... le sieur Macron. Hé hé! Le riblouldingue n'avait-il pas intitulé son brouet électoral "Révolution" comme la chaîne Leclerc affichait jadis ses "prix révolutionnaires". Que va donc célébrer Macron 1er ? Qui lui a suggéré cette idée comique ? Attali ou Cohn-Bendit ? [...]

Ne vaut-il pas mieux embrasser pour mieux étouffer ? L'élite ne se sent plus pisser d'autant qu'elle n'a plus rien en face : coulé les syndicats collabos qui n'ont même pas eu à leur cul les masses du nationalisé pour parachever les attaques (d'abord) sur le privé, et un Mélenchon, qui tout en piétinant des plate-bandes du FN apparaît toujours comme un des représentants des bobos face au milieu ouvrier traité comme arriéré, raciste et ne parlons pas des mains aux fesses qui se perdent chez ces "arriérés".

Cette campagne est aussi autiste et haineuse que l'absence de considération pour la sexualité des masses d'hommes migrants. La misère sexuelle est inexistante sous le règne du capitalisme vertueux et castrateur, n'est-ce pas ? Sauf pour les lupanars échangistes des édiles et des curés politiciens.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Patlotch



Messages : 1552
Date d'inscription : 22/04/2017

MessageSujet: Re: la DOMINATION MASCULINE en FRANCE : machisme, travail, domesticité, violences...    Dim 22 Oct - 11:39


loin des considérations viriles sur le prolétariat universel, les femmes se libéreront par elles-mêmes. La seule posture acceptable de la part d'un homme conscient de cette nécessité est de les écouter, y compris pour choisir son camp Christine Boutin, électrice du FN, quand elle dénonce dans #BalanceTonPorc un "dégueulis d'accusations" et défend la "grivoiserie" française ou Catherine Rouvier (Docteur d'Etat en droit public, avocat, maitre de conférences des Universités) qui écrit dans Boulevard Voltaire Balance ton porc... rien n'est bon dans le cochon !, avec ceci, qui ne s'invente pas :

Citation :
comme l’a dit Éric Zemmour, cette campagne évoque le « Balance ton juif » des heures les plus noires de la collaboration.[...]

Il est donc plus que vraisemblable que sa formulation même en fasse un cri guerre contre le mâle blanc. Vous savez, ce mâle français visé par Sonia Nour dans le tweet ou elle regrettait qu’on ne parle que du « martyr » de la gare Saint-Charles et non pas du « patriarcat qui tue en France une femme tous les deux jours ».

Car dans sa vision, l’homme blanc qui viole est un criminel et l’homme « des quartiers » qui tue est un martyr.

Il est à craindre que la charge symbolique que porte ce hashtag n’alimente la guerre « décoloniale » de dame Obono et ses consœurs de La France insoumise, bien plus qu’il ne permette d’alerter sur les dangers, pourtant bien réels, courus par le « sexe faible » quand le « sexe fort », d’où qu’il vienne, les considère comme un vulgaire gibier.


cela dit, on peut avoir d'autres préférences...


Françoise Héritier : "toutes les actions qui font avancer la cause des femmes sont bonnes à prendre"

France Culture 21/10/2017

« C’est une question des fronts de lutte...
partir à l’assaut de ce statut de domination qui représente tellement de choses intriquées ensemble. »

Rencontre avec la grande anthropologue Françoise Héritier, qui, après "Le Sel de la vie" paru en 2012 poursuit ses méditations intimes sur toutes ces choses qui donnent du sens à l'existence


Françoise Héritier Crédits : Yannick Coupannec / Leemage - AFP

Françoise Héritier a longtemps travaillé sur les rapports de domination hommes-femmes. Elle se félicite aujourd'hui de la libération de la parole des femmes, car des Femen aux dénonciations du producteur Weinstein, "toutes les actions sont bonnes à prendre"


Citation :
C’est une question des fronts de lutte. Souvent je vois la cause des femmes comme une citadelle à la Vauban". L’attaque peut venir d’un seul côté ou de plusieurs.

Il faut partir à l’assaut de ce statut de domination qui représente tellement de choses intriquées ensemble. Si vous tirez sur un fil il en vient un millier d’autres.

Je suis pour que toutes ces luttes aient lieux mais pour qu’on puisse en tirer un vrai bilan. Non pas simplement crier à la victoire et à la joie mais savoir en quoi cette action a fait profiter les femmes dans leur ensemble d’un acquis.

Île Maurice

HARO SUR LA VIOLENCE CONTRE LES FEMMES !

Sabine Lourde Le défi MédiaGroup 22 octobre

« Sortez  de l’ombre. Dénoncez les violences et les harcèle-ments dont vous êtes victimes. » Tel est le message lancé par Ambal Jeanne, directrice de SOS Femmes, lors de l’émission C’est Tabou. « Des associations d’accompagnement existent bien à Maurice, mais un manque de soutien des proches contribue à la recrudescence de la violence contre la femme », fustige-t-elle.

Citation :
Être réduites au silence, c’est la situation de beaucoup de femmes violentées. Pour la directrice de SOS Femme, cette situation n’a que trop duré. « Il est temps de changer la donne. Ce changement interviendra quand les témoins apporteront leur soutien à cette lutte. Le plus important, c’est que les victimes décident de prendre leur vie en main. Se murer dans le silence n’aidera pas à faire avancer les choses. »

Ambal Jeanne souligne aussi que les enfants exposés à la violence présentent de lourdes séquelles psychologiques. « Les enfants vivent dans la peur, n’excellent pas à l’école. Dans un couple, l’épouse a honte d’admettre qu’elle est devenue femme battue et s’isole. Depuis 1989, nous militons pour stopper la violence faite aux femmes. SOS femme milite pour une société équitable et non-violente. Les hommes et femmes doivent pouvoir vivre ensemble. »

Le siège de S.0.S Femmes est situé rue Ramana Maharshi, à Belle-étoile. L’ONG aide les femmes violentées à se remettre sur leurs pieds et à reprendre leur vie en main. « Nous prodiguons des conseils et leur apprenons à ne plus accepter aucune forme de violence. » SOS Femme est ouvert 24/24. La directrice affirme que les enfants des victimes bénéficient aussi d’un accompagnement dans leur éducation. L’ONG est joignable sur le 233 3054.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Patlotch



Messages : 1552
Date d'inscription : 22/04/2017

MessageSujet: Re: la DOMINATION MASCULINE en FRANCE : machisme, travail, domesticité, violences...    Lun 23 Oct - 6:28


« une inégalité radicale »

d'Internet à la rue : la vraie vie !

ici, je vais me faire l'avocat du diable, avec cet article d'une femme, sur le site Causeur pas réputé progressiste, qui va dans le même sens que Jean-Louis Roche du Prolétariat universel, mais avec un peu plus de finesse

sur le plan théorique comme stratégique, il faut être capable de partir de toute la réalité, toutes les réalités, non « parce que la nature humaine est plus complexe qu’on feint de le penser », car ce n'est pas affaire de « nature humaine » mais de construction sociale historique de la domination masculine et par conséquent de toutes les formes d'adaptation ou de résistances construites par les femmes, individuellement ou collectivement

car au fond, il n'est pas besoin de monter dans les étages de la société pour le constater, tout ce est dit est vrai y compris chez les gens d'en-bas. La question est : est-ce que cela discrédite la thèse de la domination masculine, le machisme ou le patriarcat structurel et sociétal, ou au contraire cela l'alimente-t-il ? Poser la question, c'est y répondre, car dans le cas inverse, les femmes usant de leurs charmes auprès d'hommes susceptibles de leur ouvrir l'accès à une meilleure place le pourraient-elles ? C'est, comme il est dit, une stratégie de bonne guerre, mais qui ne fait qu'entériner le rapport de domination, une « inégalité radicale entre hommes et femmes » :

Isabelle Adjani a écrit:
Je pense que cette histoire, l'impunité et le silence qui entourent encore le harcèlement sexuel, malgré l'évolution de la loi qui le réprime de plus en plus sévèrement, expriment profondément une inégalité radicale qui perdure entre les femmes et les hommes : celle du choix et de la maîtrise de sa sexualité. Laissons savoir à ces messieurs les harceleurs que les actrices, tout comme les ouvrières, les agricultrices ou les ingénieures, les commerciales ou les institutrices, les mamans ou les putains, sont toutes libres de baiser, libres d'avorter. Et libres de parler !
Isabelle Adjani sur l'affaire Weinstein : "En France, c'est autrement sournois"

autrement dit, dans les termes de la critique du patriarcat et de la lutte de la classe des femmes (Delphy), l'attitude de certaines femmes est une forme de collaboration de classe

c'est pourquoi ces arguments ne démontrent rien de faux dans la nécessité pour les femmes de se battre, et comme le dit plus haut Françoise Héritier : "toutes les actions qui font avancer la cause des femmes sont bonnes à prendre"


Weinstein : pourquoi, pourquoi, pourquoi ce silence ?

Ingrid Riocreux Causeur 17 octobre 2017

Peut-être parce que la nature humaine est plus complexe qu’on feint de le penser.

Citation :
Dans le monde universitaire, les postes sont précieux et les carrières reposent en grande partie sur des procédés de cooptation. Alors il n’est pas rare de rencontrer, au détour d’un couloir où d’un colloque, un gentil « collègue » plus âgé qui vous explique qu’il peut « vous aider ». Et cet univers d’intellectuels n’étant pas particulièrement hétéronormé, le phénomène concerne de manière égale les jeunes chercheurs des deux sexes.

C’est aussi le cas dans le monde du cinéma, et l’info est trop peu relayée :



A quoi il faudrait ajouter le nombre considérable de vieilles cochonnes qui lorgnent sur les nouveaux doctorants et se proposent de leur donner des séances privées d’initiation aux outils informatiques de la recherche.

Hashtag #balancetacochonne


Mais en lisant et en écoutant tout ce qui se dit autour d’Harvey Weinstein, et notamment, en entendant revenir de manière récurrente cette question « pourquoi, alors que tout le monde savait, n’a-t-on jamais rien dit ? », j’ai repensé à mon Harvey Weinstein. Et moi je sais.

Mon Harvey Weinstein

La plupart des HW ne sont pas stupides. Ils ont soin de ne pas se mettre en infraction vis-à-vis de la loi. Seuls les plus fous d’entre eux vous coincent contre un mur ou vous envoient de très compromettants textos. Mon HW a fait venir la jeune collègue dans son bureau et l’a invitée à s’asseoir, non point sur le fauteuil, en face de son bureau, mais à côté d’elle, dans le petit salon qui occupe la moitié de la pièce. Elle connaît la réputation du bonhomme. A une amie qui lui disait : tu vas vraiment y aller ? Elle a répondu qu’on ne refusait pas un rendez-vous de travail en alléguant la réputation de quelqu’un et que, malheureusement, elle n’avait donc trouvé aucune raison valable de refuser. « Et puis il ne va pas me sauter dessus, quand même ! » Il ne lui sautera pas dessus. Il l’a convoquée sous prétexte d’évoquer le contenu d’un cours qu’elle doit donner. Mais la jeune collègue aura toutes les peines du monde à le faire rester dans le thème: si elle a des questions, elle n’aura qu’à lui envoyer des courriels dans l’année, tranche-t-il d’emblée. Ce rendez-vous, dit-il, c’est aussi l’occasion de « faire connaissance ». Ainsi, lui, il considère qu’il ne faut pas rester borné à l’étude des lettres. Être littéraire, c’est savoir s’ouvrir à… la pornographie par exemple. « Ah bon ? » Elle lui parle de sa thèse sur les moralistes : oh, mais il y a un grand moraliste auquel elle devrait s’intéresser de près, le marquis de Sade. « Vous croyez ? » Comme il se trompe sur l’attribution d’une citation de Pascal, elle le reprend poliment. Il rétorque : « je me sens si troublé auprès de vous que je ne sais plus ce que je dis ». Elle évoque une femme, Professeur, qu’elle admire particulièrement. Il répond : « c’est moi qui l’ai faite ». Une autre ? « Elle aussi, c’est moi qui l’ai faite ». Et ainsi va la conversation, sorte de calvaire interminable mais juridiquement inattaquable. On ne porte pas plainte contre quelqu’un qui, tout en accumulant les sujets gênants, vous a, durant une demi-heure, « regardée comme un morceau de viande » pour reprendre l’expression de Léa Seydoux.



Et surtout, toute dégradante que soit cette conversation, on a eu l’occasion de dire non, ou plutôt de ne pas dire oui : on n’a pas été forcée. Parce que ce qui se dessine entre les lignes, c’est bel et bien une « tractation » (Florence Darel emploie ce mot au sujet du comportement de Weinstein avec elle). Ces femmes que tu admires, me doivent leur carrière. Si tu veux la même qu’elles, c’est Sade, le porno et sois sensible à mon « trouble ». La raison pour laquelle je ne donnerai pas le nom de cet Harvey Weinstein, que certains auront reconnu, c’est justement (outre le fait qu’on ne crache pas sur les morts)  que, même si c’est un porc, il n’a rien fait de répréhensible. Il était trop malin pour cela.

Le problème est que cette « tractation » nous laisse faussement libres. Les jeux sont pipés. Cet homme n’est pas une minable petite frappe qui, au coin de la rue, vous demande si « y a moyen ». C’est quelqu’un pour qui vous êtes censée éprouver du respect, quelqu’un, surtout, qui a un pouvoir énorme sur votre carrière. Pour peu que vous accordiez beaucoup d’importance à celle-ci, plus même qu’à votre honneur, le choix qui s’impose n’est pas nécessairement celui que j’ai fait.

Pour ma part, j’ai adopté une attitude de froideur et de distance. Il reviendra à la charge au bout de quelques mois et, apprenant à ce moment que j’étais enceinte de mon premier enfant, ne me relancera pas.

Le principe étant de « faire connaissance » avec toutes les nouvelles jeunes collègues, je savais que mes camarades avaient eu droit à la même entrevue. Ce qui m’a surprise, c’est de voir comment quelques-unes se comportaient suite à cela. Je ne saurai jamais jusqu’à quel degré d’intimité elles avaient pris le parti d’aller. Mais elles avaient, pour certaines du moins, choisi d’entrer dans un jeu de séduction dangereux. Elles gloussaient de rire à chacune de ses plaisanteries, le taquinaient, lui passaient une main autour du cou, lui caressaient le bras. Lui ne les touchait jamais. Il était assez fûté pour ne pas donner, en public, l’image du consommateur de femmes qu’il était en vérité.

Elles semblaient le trouver réellement séduisant, drôle et super sympa. « C’est quelqu’un qui aime les femmes, c’est tout ! », m’entendis-je répliquer par l’une d’elles comme j’exprimais le malaise qu’il suscitait chez moi avec ses yeux dégueulasses. Un jour caniculaire, alors que nous préparions une réunion à laquelle il devait participer, une collègue entra dans la pièce et, hilare, lança « oh, toutes ces odeurs de parfums et de transpiration féminine, ça va le rendre fou ! ». Elles aimaient jouer au harem et sentir sur elles son regard concupiscent. Je suis sûre que pour Harvey Weinstein, c’est pareil. C’est un porc, mais la plupart de ses victimes sont consentantes, voire demandeuses. Ce petit jeu malsain, qui peut aller très loin, ne leur déplaît pas, et peut-être leur convient-il même assez. Par rapport à une vieille femme laide, par rapport à un homme, elles ont un argument supplémentaire qui les distingue, un atout à faire valoir auprès du grand manitou. Pourquoi n’en profiteraient-elles pas ? Il y a même quelque chose de flatteur à être convoitée par un homme puissant.

Mais il est un dernier point qu’il ne faut pas négliger. Pour beaucoup de femmes, un homme dominé par ses pulsions est un être faible. Il a beau être le grand chef, il manifeste, par cette addiction sexuelle, une faille dans son pouvoir. D’une certaine manière, la séduction inverse les rôles. Comme elles n’ont pas beaucoup d’estime d’elles-mêmes et accordent peu de prix à leur honneur, elles ne voient pas ce qu’il y a de dégradant à se donner par intérêt. S’il est prêt à leur offrir un job en or en échange d’une simple partie de jambes en l’air, c’est bien la preuve que c’est un être pitoyable, qui se satisfait de peu. On les croirait victimes, on les croirait soumises. A la vérité, elles n’iront jamais se plaindre d’un individu qu’elles estiment facile à manœuvrer et qu’elles méprisent profondément.

Cela s’apprend très tôt : c’est la jolie lycéenne qui vient au début du cours, en minaudant, le chemisier ouvert, expliquer au professeur que « monsieur, je suis vraiment désolée mais je n’ai pas eu le temps de faire ma dissertation, est-ce que je peux vous la rendre la semaine prochaine ? ». C’est sa camarade, qui se demande pourquoi elle irait débourser 1000 euros pour avoir le nouvel IPhone alors que tel mec de terminale, qui l’a chouré on ne sait où, le lui cède en échange d’une fellation.

S’il y a des Harvey Weinstein, si « personne n’a rien dit », c’est aussi parce qu’il y a des femmes qui s’en accommodent très bien.

en relation :


L'organisatrice d'un grand rassemblement dimanche prochain explique pourquoi le phénomène ne doit pas "se limiter à un buzz".


A Lille, Marseille, Lyon, Montpellier, Rennes mais aussi en Guadeloupe ou à la Réunion,
le mouvement s'étend partout en France.


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Patlotch



Messages : 1552
Date d'inscription : 22/04/2017

MessageSujet: Re: la DOMINATION MASCULINE en FRANCE : machisme, travail, domesticité, violences...    Lun 23 Oct - 15:31


collector

femmes, races, classes
tout est bon pour le Finkielkraut


« Je ne pense pas que l’émancipation des femmes puisse en passer par la délation »



chaque fois que j'entend Finkielkraut, je me demande quelle saloperie il va sortir du côté de la classe, de la race, et du genre. Dans cette vidéo, tout y est !

dans cette intervention et d'autres, Finkielkraut se réfère à la "féministe" Mona Ozouf. Qu'en est-il ?  Elsa Dorlin, via tweeter, renvoie à cet article, dans Libération du 22 juin 2011



extrait
Citation :
L’une des cibles, parmi d’autres, de ces auteur-e-s était le mouvement féministe. Sous couvert de défendre une « singularité française » contre le « féminisme américain », c’est le féminisme en général, et notamment le féminisme français, qui constituait l’objet de leur vindicte. La preuve en est que les livres de Claude Habib sont presque intégralement consacrés à dénoncer les méfaits des féministes françaises des années 1970, et avant elles, de Simone de Beauvoir, qui auraient ruiné les jeux enchantés de la séduction entre les sexes. Dans Galanterie française, ouvrage dédié « à Mona Ozouf, la semeuse » (celle-ci s’empressa d’ailleurs de semer un compte rendu laudateur dans le Nouvel observateur), elle enchaîne les énoncés qui ressassent ad nauseam cette même idée : « La crise des valeurs de la féminité est allée en s’accentuant depuis la parution du "Deuxième sexe". S’affirmer, c’est s’opposer : les voies de la liberté sont les mêmes pour tous. A partir de là, les femmes non belliqueuses ont l’air de menteuses ou de cruches. ». Ou encore : « Quand tant de femmes cessent d’être douces, bien des hommes se détournent et cela se conçoit : qui voudrait couver des oursins ? »  On comprend dès lors pourquoi Ozouf-la-semeuse a pu jubiler en lisant les lettres de Beauvoir à Nelson Algren : voici la grande prêtresse du tout culturel, ironise-telle, rattrapée par la « nature » (comme si la fausseté du discours féministe se trouvait dévoilée par la lettre où Beauvoir dit à son amant qu’elle a envie de lui préparer un gâteau - ce qui en dit long, surtout, sur ce qu’Ozouf considère comme la vérité « naturelle » des rapports entre les sexes).[...]

La recension par Ozouf du Consentement amoureux de Claude Habib (parue peu avant l'article de Théry sur le même livre, et quelques années avant celle de Galanterie française par la même Ozouf) repose entièrement sur ce schéma : le ravissement que produit un livre qui chante les bonheurs de l’amour hétérosexuel, où chacun et chacune jouira d’occuper sa place naturelle, inégalitaire mais librement acceptée, brandi comme un crucifix devant le diable destructeur qu’est le théoricien de la domination et l’intérêt qu’il manifeste pour la radicalité subversive des mouvements féministes et homosexuels. Bref, une idéologie qui en appelle tantôt à l’ordre « naturel » des choses, tantôt à notre « culture nationale »  – ce qui signifie, dans les deux cas, à l’ordre politique ancien -  contre une pensée qui regarde les réalités du monde social comme un ensemble de constructions historiques qu’il convient de défaire et de  transformer. [/i]

dans son intervention d'aujourd'hui, Finkielkraut, concernant le hashtag #balancetonporc, dit qu'il n'a pas peur pour lui, mais pour la France, notre civilisation...

il mérite pleinement d'en être Académicien !

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Patlotch



Messages : 1552
Date d'inscription : 22/04/2017

MessageSujet: Re: la DOMINATION MASCULINE en FRANCE : machisme, travail, domesticité, violences...    Mar 24 Oct - 15:24


féminisme ?

premières leçons de #balancetonporc

la lutte des femmes se définit à l'heure actuelle plus encore que par ce qu'elle est,
par qui, femmes et hommes, la défendent
et par celles et ceux qui l'attaquent

en 1927 dans Le traité du style, Aragon écrivait :
Citation :
[Le surréalisme] se définit à l'heure actuelle plus encore que par ce qu'il est, par ceux qu'il défend et par ceux qui l'attaquent

on pourrait en dire autant du féminisme, si l'on entend par là non telle organisation féministe, mais la lutte des femmes pour leur émancipation comme fin de la domination masculine. Cette émancipation ne se réduit pas à cette dimension, étant ici entendu qu'elle n'est possible que parce qu'il y a dominations économique, politique, culturelle et racialiste, et idéologique ; mais en tant que femmes, c'est au-delà des frontières de classes la domination principale, c'est-à-dire qu'il ne faut pas avoir peur de considérer leurs luttes comme transclassistes, elles le sont selon les critères du prolétarisme universel (mâle ?). Et c'est une des raisons pour lesquelles la révolution ne peut plus être envisagée sur ce seul front par un sujet réduit au prolétariat, qui n'a jamais montré et ne montrera jamais son universalité. Cf pour un UNIVERSALISME PLURIEL : le communisme et les particularités, et LA CONSTITUTION EN CLASSE POUR LE COMMUNISME : quel sujet révolutionnaire ?

en effet, exiger de chaque lutte qu'elle porte à la fois le genre, la classe, et la race, dans la trilogie devenue classique de l'intersectionnalité, c'est dénier la légitimité de cette lutte particulière y compris face au capital comme civilisation dans laquelle le machisme est structurel et sociétal

affirmer que la lutte de libération des femmes se fait contre la domination masculine comme principale, ce n'est pas dire qu'elle constituent une classe des femmes contre l'ennemi principal, la classe des hommes, et en ceci je n'approuve pas les thèses de Christine Delphy, d'autant qu'elles rejetaient l'exploitation capitaliste et la domination racialiste comme secondaires

je reviens donc à mon détournement d'Aragon : la lutte des femmes se définit à l'heure actuelle plus encore que par ce qu'il est, par qui, femmes et hommes, la défendent et par celles et ceux qui l'attaquent

pourquoi ? Hé bien cela crève l'écran médiatique, où il suffit de constater qui attaque, sous un argument ou un autre, la libre prise de parole des femmes, qui n'a pas été produite par un groupe féministe, mais est apparue comme spontanée par la grâce des réseaux sociaux


florilège

« Balance ton porc »: le grand Délathon a commencé !  Elisabeth Lévy Causeur 17 octobre
Citation :
Il faudra peut-être se souvenir de ce jour d’octobre 2017 où le mot « dénonciation » est devenu synonyme de « parole libérée ». On a encore du mal à trouver le terme qui qualifiera une époque où la délation est devenue un acte de courage, la surveillance un devoir moral et le déballage un brevet de correction. « Balance ton porc », le dernier gadget idéologique à la mode, n’est certes pas le premier épisode du grand Délathon. Comme le savait très bien Debord, la dénonciation est devenue dans les années 80 le sport favori des journalistes de gauche et il faudra un jour compter les victimes innocentes de la calomnie médiatique. [...]

Balance ton porc : la chasse aux sorciers doit s’arrêter Diane de Bourguesdon Causeur 23 octobre
Citation :
Adieu veau, vache, civilisation…

Ce combat mené au nom du progressisme revêt paradoxalement les atours de l’archaïsme le plus profond. Il vient percuter frontalement un édifice judiciaire forgé par près de 3000 ans de civilisation, dont nous sommes les heureux héritiers et dont nous reconnaissons l’éminence dans notre modèle occidental de société. Et il se trouve que, de manière fort justifiée, nous avons élaboré des lois qui définissent précisément ce que sont le harcèlement sexuel d’une part, le viol d’autre part, qui donnent tous deux lieu à la condamnation du coupable. Avec #BalanceTonPorc, c’est comme si nous faisions table rase de notre société civilisée pour renouer avec une époque ancestrale où le droit n’existait pas et où le sacrifice expiatoire offrait l’unique voie pour endiguer la violence, comme l’a expliqué René Girard. [...]

La délation, très peu pour moi Laurent Sagalovitsch Slate.fr 23 octobre
Citation :
je trouve que relever l’identité de ces petites ou grandes ordures ne grandit pas ce combat dont la justesse n'est pourtant plus à démontrer. Pour tout dire, je trouve même cette pratique immonde et j'irais jusqu'à dire qu'aucune cause ne mérite qu'on s'abaisse à de telles pratiques. Aucune.

En tant que juif, je serais tout aussi sévère si demain, à la suite de je-ne-sais quelle mésaventure, il prenait envie à certains de dénoncer publiquement le noms d'antisémites bon teint, de jeter en pâture le nom de ces aimables personnages qui auraient tenu par le passé des propos inappropriés; face à de pareilles révélations, je dirais tout aussi bien mon inconfort que maintenant.

C'est que nous vivons dans un état de droit, où tout accusé doit bénéficier de la présomption d’innocence. Où on ne peut s’asseoir sur le principe de justice pour assouvir sa soif de vengeance aussi légitime fut-elle. Où même la pire des crapules a le droit à un procès juste et équitable. Où il existe des lois qui sanctionnent sévèrement celui qui se risque à abuser de la faiblesse d'autrui. Où désigner du doigt le salaud coupable d'agissements orduriers doit demeurer une affaire strictement privée qu'il revient à la seule justice d'éclaircir.[...]

C'est pourquoi je trouverais bien plus efficace de s'en aller assaillir les commissariats et d'y déposer en une interminable procession plainte sur plainte: on aurait là à la fois une spectaculaire démonstration de force et un strict respect du droit sans lequel aucune société démocratique ne peut durablement fonctionner. [on imagine notre "juif" aller porter plainte dans un commissariat le jour de la Rafle du Vel d'Hiv'...]

#balancetonporc : l'américanisation de la société française Gilles William Goldnadel Le Figaro 23 octobre

Oui au droit des femmes, non au féminisme populiste de délation ! Europe1 24 octobre
Citation :
Avec le hashtag Balance ton porc!, l'hystérie électronique aura encore frappé. L'avantage avec l'hystérie, c'est que ses crises passent vite, et que l'on peut ensuite la questionner calmement. [...]
En deux mois historiques, deux crises hystériques, largement cornaquées par des histrions, auront importé sur les rives européennes des crises américaines.
En septembre, les mauvais vents venus de Charlottesville auront conduit jusqu'à Paris de nouveaux talibans antiracistes pour détruire les statues de Colbert et Dugommier, en octobre les turpitudes de Monsieur Weinstein auront conduit les féministes les plus agressives à encourager la dénonciation massivement anonyme.
On peut décrire aussi les causes de la crise hystérique. Toujours noble, toujours honorable, toujours soutenable.
De la même manière que la guerre raciale américaine est devenue une réalité condamnable, le harcèlement, les violences faites aux femmes le sont tout autant. C'est d'ailleurs leur instrumentalisation par des combattants autoproclamés déchaînés , quand ils ne sont pas pervers, qui autorisent tous ses excès à la crise sans maîtrise.
On peut décrire aussi idéologiquement les acteurs de la poussée hystérique : largement la gauche féministe.

#Balancetonporc : entre hystérie féministe et délation aveugle Philippe Pasquier Valeurs actuelles 23 octobre
Citation :
Ce hashtag « balance ton porc » est une honte par son appel à la délation aveugle (les réseaux sociaux anonymes le permettant). Ce hashtag nous rappelle, même si c’est un autre sujet et une autre époque, un malheureux exemple de dénonciations de voisins, de juifs ou de résistants supposés. 3,5 millions de lettres atterrirent dans le courrier de la Gestapo entre 1942 et 1944. [les Juifs étaient innocents, les harceleurs non...]

Cette campagne sur les réseaux sociaux a également un réel coté stigmatisant envers les hommes [les pauvres !]. Que penseraient ces dames, si les messieurs créaient un hashtag aussi ordurier, « dénonce ta dinde » ou « dénonce ta chienne » ?

Marion Lagardère cite et épingle Valérie Trovanian de La Revue des Deux Mondes :
Citation :
"Ce qui frappe, dit-elle, c’est la difficulté pour les femmes à négocier ce virage vers la liberté, l’autonomie, la maîtrise de leur sexualité dans un rapport plus confiant, plus viril, au sein de la relation homme-femme".

Et oui, toujours en manque de virilité, les femmes négocient mal les virages. "Le harcèlement, ajoute-t-elle, n’est pas l’apanage de Hollywood ou de la classe politico-médiatique (…) les femmes des couches populaires sont encore plus démunies pour se défendre".
Oui, c’est justement parce que celles qui sont sous les ors de la république ou sur les tapis rouges, parce que ces femmes-là prennent la parole que le message porte pour toutes.
La misogynie et le sexisme touchent tous les milieux, les riches, les pauvres, les athées, les croyants, les surdiplômés et les illettrés. "Ce qui frappe" c’est qu’une ancienne directrice du magazine Elle ne le sache pas.

"Oui mais c’est troublant, ajoute Valérie Toranian, parce que dans le même temps les femmes ont engrangé les conquêtes sociales". Oui, c’est troublant. C’est troublant de lire que "Balancer son porc, c’est se mettre en position de truie (…) la femme se réfugie dans l’émotion, dit-elle, alors qu’elle doit exiger d’être entendue dans le cadre de la loi".

C’est troublant, parce que c’est justement ce qu’ont fait nombre de femmes, et, du Figaro à Médiapart, il n’est pas difficile de trouver leurs témoignages. Elles racontent les dépôts de plainte dans des commissariats où les policiers rigolent et minimisent : "mais dites donc, vous étiez habillée comment ?", "et cet homme, vous le connaissiez !", "et puis vous avez bu, vous n’avez pas crié ?".
Ces remarques et autant de plaintes classées sans suite.
C’est "troublant". Troublant, comme ce chiffre de la Mission Interministérielle pour la protection des femmes trouvé dans le Figaro :
62.000 femmes ont déclarées avoir été victimes de viol en 2015. Cette année-là, la justice n’a condamné que 1.000 affaires de viol au assises, 1.000 pour 62.000. Le reste n’aboutit pas. Mais les victimes "sont dans l’émotion", elles prennent mal la parole, elles ne savent pas porter plainte correctement. Ce que dit Valérie Toranian, finalement, c’est qu’elles l’ont bien cherché. C’est ça qui est populiste, et plus que troublant.

Balance ton porc… sauf celui de La Chapelle-Pajol ? Jérôme Serri Causeur 24 octobre
Citation :
Pour la plupart des occidentaux (chrétiens, au moins par tradition), la femme est désormais l’égale de l’homme. Elle a les mêmes droits que lui, est libre de sortir, de travailler, de mener une vie indépendante. Aussi l’homme ne peut-il en aucun cas et d’aucune façon l’agresser. S’il le fait, il rompt la logique égalitaire propre à la relation hommes/femmes qui est à nos yeux d’occidentaux une évidente avancée de notre civilisation. L’agression est alors sanctionnée.

Le déferlement de dénonciations suscité par le #Balancetonporc que certains jugent nécessaire, d’autres excessif, doit donc trouver impérativement le chemin du droit
comme c’est le cas, par exemple, avec la plainte récente pour « viol, agression sexuelle, harcèlement, intimidation » visant un célèbre intellectuel musulman ou avec celle de l’intéressé lui-même qui répond en portant plainte à son tour pour « dénonciation calomnieuse ». Ce qui signifie que l’expression de la légitime revendication des femmes doit se conformer aux principes fondamentaux de notre République et non pas se complaire dans le lynchage qu’appelle trop souvent la nature même des réseaux sociaux.

rappelons que dans les témoignages (qui ne sont qu'une faible proportions des tweets dans la hashtag #balancetonporc), il y a fort peu de dénonciations nominatives, que celles-ci ne concernent que des hommes de pouvoir "culturel" ou politique, et qu'en masse les personnes qui s'expriment sont inconnues comme au demeurant leurs agresseurs qu'elles ne nomment pas

c'est bien cela qui dérange, une prise de parole publique pour des rapports supposés privés

je n'ai cité que les plus virulents et pas du tout ce qui constitue la partie cachée de l'iceberg, le silence de nombreux partis politiques et celui même des blogs radicaux "ultragauche", "anarchistes" ou "marxistes", rien sur Paris-Luttes.info, rien dans les Indymédias... Certains veulent bien être être considérés comme ayant dépassé le machisme, mais quand il se passe quelque chose qui leur échappe et qu'ils ne peuvent récupérer, ils n'ont plus rien à dire ou pire...

LES INCONDUITES SEXUELLES Les7du Québec. De son très maxiste rédacteur en chef :

Robert Bibeau a écrit:
Même emmitouflé dans le drapeau rouge marxiste la petite-bourgeoise ne peut dissimuler ses origines… baiser à qui veux, ne constitue en rien une « RÉVOLUTION », Ça se faisait déjà au Néolithique et personne n’emmerdait les gens avec les ébats de sa voisine consentante puisqu’elle fréquentait assidûment la tanière du prédateur.

Attention toutefois, le fait que la classe des prédateurs artistiques – tous médias et toutes races confondues se « déculote » publiquement (dans tous les sens du terme) ne signifie pas que le prolétariat est interpellé ou intéresser !!!

Ça se passe chez-eux et entre eux, sauf qu’ils maîtrisent les médias, alors ils ne nous reste plus qu’à Zapper

robert bibeau http://www.les7duquebec.com


rien chez l'« écrivain anarchiste » Claude Guillon, auteur en 2008 de



le corps critique d'une femme agressée qui se défend, ce n'est pas son cul affiché par un mâle écrivain pour sa jouissance narcissique, c'est une paire de claque dans ta gueule ou un coup de pied où je pense. Avis aux amateurs, les coups qui viennent n'auront rien de virtuels, mais gage que ces paroles les auront encouragées à être plus « viriles » et à se défendre

rappel, octobre 2017


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Patlotch



Messages : 1552
Date d'inscription : 22/04/2017

MessageSujet: Re: la DOMINATION MASCULINE en FRANCE : machisme, travail, domesticité, violences...    Jeu 26 Oct - 16:38


Aurélie a 26 ans, elle vit à Tours depuis 10 ans, elle est notamment titulaire d’une licence de psychologie et travaille de nuit aux Deux-Lions pour financer ses études. Cette semaine, elle débute aussi un apprentissage à Ballan-Miré. Bref, une vie bien remplie pour une jeune femme souriante qui semble pleine d’envie et de projets. Mais aujourd’hui, c’est une part plus sombre de son quotidien qu’elle nous raconte en revenant sur toutes ces fois où elle s’est sentie harcelée alors qu’elle était juste en train de marcher dans la rue…

Citation :
Depuis quelques semaines, les questions liées aux droits des femmes sont très présentes dans l’actualité. Il y a eu l’affaire Weinstein, du nom de ce producteur accusé d’agressions sexuelles et de harcèlement dans le milieu du cinéma. Il y a eu aussi le hashtag #balancetonporc sur les réseaux sociaux ou encore le débat autour de la future loi que le gouvernement envisage pour pénaliser le harcèlement de rue (et sur laquelle travaille la députée tourangelle Sophie Auconie). Tous ces sujets à la Une aident à mieux se rendre compte de l’ampleur d’un problème de société qui couvait depuis des années… « Avant les femmes avaient honte, maintenant elles osent parler. C’est bien que ça sorte, il faut que ça se démocratise et il faut y aller fort pour que ça marche » nous dit Aurélie.

« Les femmes sont vues comme des objets »

Ces derniers mois, la jeune femme a passé du temps à s’engager contre le harcèlement de rue en participant notamment à des groupes de parole organisés par le Planning Familial et la déléguée départementale aux droits des femmes, Nadine Lorin :

« Depuis que j’ai fait ces réunions, j’ai plus tendance à en parler autour de moi. Je me suis rendue compte que le harcèlement était généralisé : dans ces groupes il y avait des femmes de 18 à 50 ans, de tous styles, de toute morphologie…  On a tendance à croire que les femmes harcelées sont celles qui sont en minijupe ou avec un décolleté mais ce n’est pas le cas. C’est juste que si tu es une femme, tu es un objet. Et ça ce n’est pas normal. Dans la rue, on doit être libre de s’habiller ou de se comporter comme on veut. »

Une enquête menée en Touraine a démontré que 98% des femmes avaient été victimes de harcèlement, 50% ont été suivies par des hommes.

Pour Aurélie, le harcèlement « c’est une intrusion dans l’intimité. C’est quand quelqu’un vient nous aborder sans qu’on l’y ait autorisé. Eux ne pensent pas forcément à une agression ils croient faire un compliment et être gentils. Mais si on rentre dans l’intimité de quelqu’un c’est agressif. Pour moi, à partir du moment où l’une des deux personnes n’est pas d’accord ce n’est plus une discussion mais du harcèlement. Un ‘Non’ c’est NON. » Ce qui ne veut pas dire que l’étudiante met tous les hommes dans le même panier ou qu’elle est hermétique à l’échange et à la rencontre inopinée : « à partir du moment où l’on m’aborde et que je suis ouverte à la discussion il n’y a pas de problème. Je suis dans la psychologie positive et il y a des gens qui viennent me voir sans être intrusifs. Mais si je ne réponds pas, c’est que je ne souhaite pas continuer. »

« Il y a deux fois où j’ai eu peur quand des hommes m’ont suivie »

La jeune tourangelle le reconnait : « la frontière est fine. Certaines hommes ne se rendent pas compte que nous ne sommes pas réceptives et insistent. Ils font ça inconsciemment et souvent ils arrêtent en voyant que l’on est mal à l’aise. Mais à partir du moment où l’on dit ‘Non’ et qu’ils commencent par exemple à nous suivre, là, cela devient conscient. »

Des situations comme celles-ci, Aurélie confie en vivre « une à deux fois par mois, environ toutes les deux semaines. » Et à l’entendre, on sent qu’elle trouve ça beaucoup trop alors même qu’elle ne sort pas énormément : « ça peut être à n’importe quel moment : dans la rue, en sortant du travail ou des cours… La nuit par exemple, un moment où l’on ne se sent pas forcément en sécurité parce qu’il n’y a personne autour. » Alors elle a mis en place quelques stratagèmes pour échapper aux hommes trop insistants : « sois je dis à la personne qu’elle me dérange, je marche sans répondre, je fais semblant d’être au téléphone pour éviter la discussion… » Elle poursuit :

« Il y a deux fois où je me suis sentie en danger. La première c’était avec une amie. On rentrait de la Place Plumereau, des garçons ont commencé à nous aborder. On n’a pas répondu et on a continué à avancer. Plus tard on s’est retournées et on a vu qu’ils nous suivaient. Alors on a accéléré le pas et ma copine a fait semblant d’appeler son frère ce qui les a fait partir. La deuxième fois, je revenais du centre-ville avec ma coloc’, là encore des hommes nous suivaient alors on a couru. Les autres fois ça s’est bien terminé, mais vraiment là j’ai eu peur. On changeait de rue, et ils continuaient à nous suivre tout en nous interpellant… »

« Il faut expliquer ce qu’est le consentement »

Après avoir participé aux ateliers sur le harcèlement du Sanitas et de La Riche et après en avoir parlé avec son ami, ses copines, son frère ou ses copains, Aurélie fait un constat :

« Il y a un travail à faire pour informer les plus jeunes. Aujourd’hui des jeunes filles se font harceler en sortant du collège. A 13-14 ans ça ne devrait pas arriver ! On se rend compte que les hommes ne savent pas ce que c’est que le consentement. Il faut leur dire de faire attention à la manière d’aborder quelqu’un. Qu’un compliment peut-être vu comme une agression. Et c’est dès le collège qu’il faut le faire car les jeunes ont un franc parler et ne remarquent pas qu’ils peuvent blesser avec la parole. »

Convaincue que les mentalités doivent et peuvent changer, la jeune étudiante va donc continuer de s’investir pour que le harcèlement reste un thème de débat important. Elle va même en faire le sujet principal d’un projet dans le cadre de son BTS.

oui, il faut que ça sorte, mais quand ça sort, on constate que de tous bords, ça riposte, plus ou moins bien intentionné, mais allant dans le même sens : c'est pas avec la « délation sur tweeter », ou les hommes vont s'engager... Exemples :

Sister ne «balance pas ton porc», dénonce plutôt un système Anabelle Prune Blog Médiapart 25 octobre


Citation :
Pourquoi inviter à l'obéissance quand il s'agit de désobéir aux coutumes et aux lois qui assoient une domination genrée, qui ne s'arrête pas au genre.

Pourquoi identifier une possession, "ton" dans ce qui ne peut se singulariser. Est- ce que le tort tort qu'on t'a fait, ne l'a pas été à l'encontre des anonymes que tu ne connais pas mais ont connu la même chose que toi. Chante avec Nina, avec Aretha. Respect, le tort qui t'est fait, c'est à leur chant qu'il est fait, à tes camarades.

Pourquoi animaliser une violence ? "Porc" ? N'est-ce pas avec ce genre d'anathème que se reproduit le système de toutes les violences dominatrices. Laissons nos amis porcins en dehors de nos histoires de familles. Mais quoi ! ce sont des Beauf, des Bôfs, des harasseurs, des violenteurs, des violeurs, je cherche encore des mots.

Sister, pourquoi nous encourage-t-on à la vulgarité. "Balance". La vulgarité, l'euphémisation, l'inexactitude ne font-il partie du système de toute oppression ?

une réponse parmi 20 qui approuvent ce texte :
Citation :
Mais ma sœur il leur prend qu'elles en ont marre qu'on les prenne pour des quiches à ergoter sur la longueur de leurs gazouillis comme sur celles de leurs jupes. Alors :

#balancetonporc
#metoo
#moiaussi
#dearcatcallers
http://payetashnek.tumblr.com/
https://twitter.com/payetarobe?lang=fr
https://payetablouse.fr/
https://payetapolice.tumblr.com/
https://fr-fr.facebook.com/PayeTonPsy/
http://payetontaf.tumblr.com/
https://fr-fr.facebook.com/payetonbahut/
http://payetonsport.tumblr.com/
https://payetafac.tumblr.com/

à part metoo et dearcatcallers tous les autres c'est pour la France (cocorico !!!) : vous croyez toujours que le problème réside dans les mots "balances" "ton" "porc" ?

réponse à un ami qui trouve ce texte « assez "honorable" » :

Patlotch a écrit:
Je ne vois pas l'intérêt d'opposer ces formes. C'est parti comme ça, et maintenant il faudrait faire la fine bouche en disant yaka, yakavait faire autrement ?... Comme s'il n'y avait pas assez des salopards d'en-haut, tous les vieux réacs réunis et leurs meufs à chier (bd Voltaire, Causeur, mais pas seulement), pour dénoncer "la délation", le vocabulaire utilisé, etc. Chanter avec Nina Simone, Aretha Franklin... OK je les adore aussi, mais bon, je vois pas. "Dénoncer le système et laisser les harceleurs tranquilles ?" C'est très politique et très général. Évidemment ce #balancetonporc n'est pas la panacée, mais t'as vu le bordel que ça leur fout (cf Harcèlement Actualités ? La couverture du Parisien, le parlement européen, tous ces tartuffes !


Cher Le Parisien, tu te payerais pas un peu de nous ?
Catherine de Hass, Médiapart 25 octobre

Catherine de Hass n'est pas ma tasse de thé, mais sur ce coup, avec cette galerie de mecs d'en-haut, dont la plupart se sont tus jusque-là, que veut-on mettre en avant : la nécessité de l'auto-organisation et de l'auto-défense des femmes, où leur prise en charge protectrice par les bons mâles dominants ?

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Patlotch



Messages : 1552
Date d'inscription : 22/04/2017

MessageSujet: Re: la DOMINATION MASCULINE en FRANCE : machisme, travail, domesticité, violences...    Jeu 26 Oct - 22:24


Elsa Dorlin a retweeté


In the midst of #metoo stories, we must also ask “What’s next?”
avec toute cette histoire, à quoi s'attendre ?


Je n'en avais aucune idée

In the Mist
(dans le brouillard)




Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Patlotch



Messages : 1552
Date d'inscription : 22/04/2017

MessageSujet: Re: la DOMINATION MASCULINE en FRANCE : machisme, travail, domesticité, violences...    Mar 31 Oct - 10:11


« Les femmes ont obtenu beaucoup de droits. Mais au fond, est-ce que ça change le réel ? »
Geneviève Fraisse

Consentir, avec Geneviève Fraisse

France Culture 27/10/2017

Dans le cadre dans la journée spéciale #ViolencesSexistes : et maintenant ?, La Grande Table reçoit la philosophe Geneviève Fraisse, dont l'ouvrage "Du consentement" reparaît, augmenté d'un épilogue, aux éditions du Seuil.




Performance lors d'une manifestations contre le harcèlement sexuel à Pristina, Kosovo, 2017
Crédits : ARMEND NIMANI / AFP - AFP

Citation :
L’affaire Weinstein et ses suites… Cette séquence est-elle révélatrice des rapports entre les sexes ? Que fera-t-on à l’avenir de cette libération de la parole ?

Plus qu’un dérapage, cette affaire révèle selon elle un système, un problème structurel, qui touche aux limites du juridique, et devient une question politique. Il y va de notre imaginaire social qui mêle pouvoir et jouissance. Qui n’en a pas fini d’évoluer.

Reparaît dans une édition augmentée au Seuil : Du consentement, un essai paru pour la première fois il y a 10 ans et où elle rappelle que "le consentement est l’expression d'un dilemme, l'issue d'une libération".



« Pour définir le sexisme, je propose que l'on emploie le mot disqualification, et pas discrimination. [...] Sous le contrat social, il y a un contrat sexuel : le droit des hommes sur le corps des femmes. »



Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Patlotch



Messages : 1552
Date d'inscription : 22/04/2017

MessageSujet: Re: la DOMINATION MASCULINE en FRANCE : machisme, travail, domesticité, violences...    Mer 1 Nov - 13:07


le pénis radicalement mou à l'assaut de la théorie communiste

Patlotch ? ben voyons, un phallocrate qui s'ignore !

Lisbeth Salander dndf 31/10/2017 à 09:35 | #2 : « J’aime assez l’idée de Claude : « débarrasser le pénis du phallus » » (cf 17 octobre : « On se sent coupable d’être un mec, on a le phallus honteux. » : une femme ne rend pas le phallus honteux mais le pénis s'il ne bande pas : qui dans cette conjoncture est le plus déçu des deux ? Va savoir)

Lisbeth Salander a écrit:
Cela dit, ça va saigner. 90 % des mecs sur cette planète, en gros, sont prêts à se battre pour garder leur phallus!! Il n’y a qu’à voir ce commentaire sur le site d’un théoricien communiste [c'est moi, Patlotch, pris en flagrant délit de phallocratie inconsciente pour avoir écrit : « moi pas du tout, et jamais une femme, féministe ou non, ne m’a rendu honteux de mon phallus »]


Lisbeth Salander, héroïne phallique ?

sachant que même pour la psychanalyse actuelle* le phallus désigne symboliquement le pénis en érection bien au-delà de sa conception freudienne centrée sur l'homme, revoici l'idée (féministe ? communiste ?) que toute pénétration est un viol ou s'assimile à une domination masculine violente, idée que je n'ai vu émise par aucune des femmes s'exprimant contre la domination et les violences masculines, sauf chez Andrea Dworkin, précisément critiquée par les féministes pro-sexe pour sa vision essentialiste, conservatrice et répressive de la sexualité, et par ailleurs « pour ne pas assez prendre en compte les actions des femmes ou leurs choix sexuels : elle aurait vu les femmes comme étant seulement des victimes passives » (cf SEXE, DÉSIR, PLAISIR, RÉVOLUTION et COMMUNISME, essai théorique...

* voir par exemple Construction du féminin et symbolisation du phallus dans les deux sexes Bernard Penot Revue française de psychanalyse 2008/5




à tout ce fatras moralisateur, culpabilisateur et castrateur de l'homme comme de la femme, de femmes adeptes du pénis mou ou d'hommes qui « refusent d'être des hommes » par solidarité avec elles faisant l'admiration de Pepe@dndf, ici visant à me faire dire le contraire de tout ce sujet alors que dndf est muet sur l'événement #balancetonporc etc., je préfère la "virilité" des femmes qui se défendent (cf plus haut Elsa Dorlin). Dédié à Lisbeth :



BADINE AUBADE

Fallut-ce,
déréliction
sans érection,
l'abandon du phallus

au prix du pénis mou
pour ascétisme
dur et purisme
d'amour ?

Le procès dure
la femme attend
son avenir longtemps

Retour courtois
du trou badin
sexe trop court

Fosobo, 31 octobre 2017 12:49

sonnet 429



badin : De l’occitan badin (« nigaud »), dérivé de badar (« bayer ») avec le suffixe -in ; voir badaud. Le changement de sens s’explique par le fait que badin a été employé pour désigner le bouffon dans les comédies au XVIIe siècle.

Citation :
L’amour courtois désigne l’amour profond, respectueux et véritable d'un homme envers une femme, et vice versa. De manière intemporelle, on le reconnaît de la sorte : l'homme doit être au service de sa dame, à l'affût de ses désirs, et lui rester inébranlable de fidélité. C'est un amour hors mariage, hors dogmes, prude sinon chaste et totalement désintéressé, mais non platonique et ancré dans les sens et le corps autant que l'esprit et l'âme.



VIVE la RÉVOLTE des FEMMES contre le MACHISME STRUCTUREL SOCIÉTAL
des paroles aux actes se défendre avec ou sans loi
tweet Patlotch 26 oct. 2017

et pour l'abolition de la connerie des camarad.e.E.s...

PS1 à Lisbeth : sur ce blog dndf, qui a découvert Simone de Beauvoir 60 ans après tout le monde, qui carbure sur "la race" en "anti-racialisateur" assénant que "les horreurs du colonialisme, c'est du passé" dixit Pepe 2016, et qui découvrira l'écologie révolutionnaire dans 20 ans, dans cet ultra-gauchisme de la pure surenchère sans chair, t'es ou pas à ta place, pauvre Lisbeth : cheveux longs idées courtes ? Tu m'envoies un mail ce sera plus simple, non ? Je te jure que je ne te violerai pas
affraid

PS2 : on peut aussi se demander pourquoi dans ce milieu théorique radical, c'est sur Patlotch qu'il convient de taper, vu le travail que je fais sur la question dans cette rubrique, alors que, nous l'avons vu, tant de "marxistes" considèrent encore la question féminine et les luttes des femmes comme des tares "transclassistes" (point trop de priorités, écrit Dauvé). Un must, chez Le Prolétariat universel, qui a trouvé le moyen de lire dans l'événement la main invisible des trotskistes :
Jean-Louis Roche a écrit:
« Construire un mouvement de masse contre les violences faites aux femmes ». C'est avec ce titre racoleur et pitoyable que le réformisme radical s'est placé au cul de la campagne bourgeoise, qui ne dénonce pas les (belles) femmes journalistes ou actrices qui couchent (volontairement) pour réussir, mais contre le « harcèlement » de celles, qui ont certes subi mais se sont tues pendant des années (après avoir réussi) après ce fort pistonnage. Le déballage des turpitudes de Weinstein sur le corps de tant de célèbres actrices a totalement ému le comité central du (de la?) NPA, composé(e) essentiellement de féministes, au point qu'il(elle) a décidé(e), en un(e) geste hollywoodien(ne), de le(la) transformer en mouvement de masse. Pourtant il ne sera pas question de défendre principalement la pauvre femme seule dans le bureau d'embauche qui n'a que le tort d'être encore belle à 30 ou 40 ans, ni celle qui, ayant trois enfants à charge, et seule, va finalement « se laisser faire ». [désolé, de telles femmes se sont justement exprimées, sans pilotage politique, ni même féministe. Que les médias bourgeois focalisent sur leur milieu social est dans leur nature, et dans celle du trotskisme de se présenter comme recours politique]

Cette proposition de « lutte » est typique du réformisme radical, vide et lamentable. On est dans quelle société ? Une société humaine où il serait possible d'un coup de défendre les opprimés et les offensé(es). Ou dans une société capitaliste perverse et cynique, cruelle et sans limite dans l'ignominie et la violence tout azimut ? Nos matriarches procèdent avec le même calque que leur antifascisme de salon. On propose de lutter contre des moulins à vent [et des mains aux fesses aussi]. Mais hélas cela n'apparaît que comme un des multiples relais de la campagne « féministe » de l'ordre dominant qu'on prétend combattre. [hé bien cela reste à démontrer]

mais libre à chacun.e de passer, au nom de ses dogmes puristes, à côté de l'histoire en train de se faire

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: la DOMINATION MASCULINE en FRANCE : machisme, travail, domesticité, violences...    

Revenir en haut Aller en bas
 
la DOMINATION MASCULINE en FRANCE : machisme, travail, domesticité, violences...
Revenir en haut 
Page 2 sur 3Aller à la page : Précédent  1, 2, 3  Suivant
 Sujets similaires
-
» Sociologie du travail
» norme du travail
» Cours de secourisme en milieu de travail
» pas de travail pas de problème
» Allaitement et reprise du travail : comment faire accepter les biberons ?

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
PATLOTCH / COMMUNISME / un ART de la RÉVOLUTION :: ENTRÉES THÉMATIQUES : CAPITALISME, MONDE, COLONIALITÉS... LUTTES :: 'FEMMES' & 'hommes'... Domination masculine -> machisme structurel et sociétal-
Sauter vers: