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 la DOMINATION MASCULINE en FRANCE : machisme, travail, domesticité, violences...

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MessageSujet: Re: la DOMINATION MASCULINE en FRANCE : machisme, travail, domesticité, violences...    Mar 8 Déc - 9:51


un salaire mécanicienne-ajusteuse "inférieur de 20%
à celui de ses homologues masculins
soit 390 euros de moins par mois

L'entreprise Sagem condamnée pour discrimination sexuelle 7/12/15

La société d'électronique et d'équipements de télécommunications pour la défense et l'aéronautique, Sagem (groupe Safran) a été condamnée par le conseil de prud'hommes de Montluçon (Allier) pour discrimination sexuelle à l'égard d'une salariée, a-t-on appris lundi auprès de son avocate


Citation :
La plaignante "a fait l'objet d'un traitement discriminatoire en raison de son sexe, de sa maternité et de sa situation de famille", selon la décision des prud'hommes dont l'AFP a eu copie, confirmant une information du journal La Montagne.

Engagée en 1974 en qualité de manoeuvre au sein de l'usine Sagem de Domérat (qui produit entre autres, des drones de combat), cette mère de deux enfants, qui avait parfois opté pour un travail à 80 %, n'a pas eu le même déroulement de carrière que ses collègues masculins entrés pour les mêmes postes à la même époque dans l'entreprise, ont constaté les juges.

Le salaire de cette mécanicienne-ajusteuse, actuellement en invalidité, "était inférieur de 20% à celui de ses homologues masculins, soit un différence de 390 euros par mois", a précisé son avocate Me Emmanuelle Boussard-Verrecchia.

"Cet argent dont elle n'a pas pu bénéficier pendant toutes ces années aurait pu, selon elle, bénéficier au quotidien de ses enfants", a souligné cette spécialiste en droit du travail.

L'entreprise a été condamnée à verser quelque 165.000 euros à la plaignante, âgée de 60 ans aujourd'hui, dont 106.380 euros pour le préjudice économique, 39.000 euros pour le préjudice moral et 20.000 euros de dommages et intérêts pour violation de l'accord sur l'égalité professionnelle en vigueur au sein de l'entreprise.

"C'est un excellent jugement qui va jusqu'au bout de la compréhension du préjudice subi, économique mais aussi moral et qui tient également compte de la violation de l'accord professionnel. C'est rare d'obtenir gain de cause sur ces trois aspects", a par ailleurs estimé Me Boussard-Verrecchia.


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MessageSujet: Re: la DOMINATION MASCULINE en FRANCE : machisme, travail, domesticité, violences...    Mer 16 Déc - 7:31



Lors des séparations, les femmes davantage pénalisées financièrement
Julia Pascual LE MONDE | 16.12.2015


Un couple de femmes avec l'un de leurs trois enfants, près de Lyon en octobre 2012

Les parcours de vie évoluent mais demeurent très genrés et, à l’arrivée, ce sont les femmes qui y perdent. C’est la conclusion que l’on est tenté de tirer d’une étude inédite, « Couples et familles », publiée mercredi 16 décembre par l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee)

Citation :
Elle permet en effet de se pencher plus avant sur la fragilisation des unions, un phénomène qui prend de l’ampleur avec les années et qui se traduit par une part grandissante de familles monoparentales. Celles-ci représentent 20 % des familles en 2011, contre 16 % en 1999. Une tendance que l’on observe également à l’échelle de l’Europe, même si les pays de l’Est conservent, par exemple, des taux de monoparentalité faibles, eu égard à un attachement aux normes traditionnelles et à une forte emprise de la religion.

A l’arrivée, en France, 25 % des enfants mineurs ne vivent pas avec leurs deux parents, soit 3,4 millions d’enfants. Et, sans surprise, ce sont les femmes qui ont la charge de 85 % de ces familles monoparentales.


Prééminence de la monoparentalité maternelle

Cette différence entre les hommes et les femmes se retrouve sous d’autres formes et à d’autres étapes des chemins de vie : ainsi, les hommes vivent plus tard les étapes de formation de leur famille. De même, s’il est « de plus en plus fréquent de vivre plusieurs unions au cours de sa vie », comme le rappelle Vianney Costemalle, l’un des auteurs de l’ouvrage de l’Insee, hommes et femmes sont inégaux face à la séparation. Les premiers se remettent plus rapidement en couple après une rupture. Et « le fait d’avoir au moins un enfant mineur est pour les femmes, contrairement aux hommes, un’’frein’’ pour former à nouveau une union cohabitante ». Une femme ayant un enfant de moins de cinq ans a par exemple près de deux fois moins de chances de se remettre en couple qu’une femme sans enfant.

Ce phénomène s’explique, au moins pour partie, par cette prééminence de la monoparentalité maternelle. Même si, à la lumière des décisions des juges aux affaires familiales de 2012, on note que la résidence alternée a fortement progressé, la résidence chez la mère demeure la règle, dans 75 % des cas, tandis que celle chez le père reste stable à 7 %.

La situation de monoparentalité s’est en outre « répandue surtout parmi les femmes moins diplômées », rapporte l’Insee. Celles-ci ont en effet leurs enfants plus tôt : par conséquent, la probabilité qu’elles aient des enfants lorsqu’elles se séparent est plus élevée. Aussi, les mères de familles monoparentales « connaissent des difficultés d’insertion sur le marché du travail » : elles sont confrontées à un taux de chômage de 15 % quand celui des femmes en couple est de 7 %. Leurs conditions de vie sont in fine « moins favorables » avec un revenu moyen des familles monoparentales établi à 1 240 euros par mois, quand celui des couples avec enfant(s) atteint 1 880 euros en moyenne. Et ce, malgré l’effet des transferts sociaux, fiscaux et du versement d’une pension alimentaire.


Parce que les femmes font face à des dépenses plus importantes, notamment en matière de logement pour assumer la garde des enfants, mais aussi parce qu’elles apportent en moyenne moins de ressources au ménage, elles ont plus à perdre dans une rupture. « La séparation entraîne une baisse de niveau de vie de 3 % en moyenne pour les hommes et de 20 % pour les femmes », rapporte Marie Reynaud, à l’Insee.

En répercussion de cette fragilité économique, on observe que « 35 % des enfants pauvres résident en famille monoparentale, alors que ces familles accueillent moins de 20 % des enfants mineurs ».

Ce qui veut dire, et c’est l’autre grand enseignement de l’étude, que la plupart des enfants mineurs ne vivent pas dans des foyers monoparentaux. N’en déplaise aux annonciateurs du démembrement de la cellule familiale et autres déclinistes, les familles « traditionnelles » – constituées d’un couple et d’enfants nés ou adoptés de leur union – demeurent majoritaires en France. Même si leur part est passée de 75 % à 70 % entre 1990 et 2011, elle continue d’être prépondérante par rapport aux familles monoparentales (20 %) et recomposées (10 %).

De la même manière, « le mariage reste la situation conjugale la plus répandue », chez 76 % des couples qui cohabitent. Bien que la tendance soit nettement à la baisse par rapport à 1990, quand 87 % des couples installés étaient mariés, les unions contractualisées – qui englobent le mariage et le Pacs (Pacte civil de solidarité) – concernent 8 couples cohabitant sur 10. Les derniers chiffres connus confirment toutefois la désaffection du mariage puisque trois Pacs pour quatre mariages ont été conclus en 2013. La part des unions libres grossit quant à elle pour s’établir à 20 % des couples cohabitant.

« Les gens se marient moins, plus tard, il y a moins de remariage et plus de la moitié des naissances se produisent hors mariage, mais le couple reste une valeur forte », résume Magali Mazuy, de l’Institut national d’études démographiques, qui a également travaillé sur le sujet.

En 2011, en effet, 66 % des adultes vivent en couple, dont 0,6 % en union homosexuelle. « Vivre ou avoir vécu en couple n’est pas moins fréquent qu’autrefois, souligne à son tour Vianney Costemalle, l’un des auteurs de l’étude de l’Insee. En revanche, les couples se forment de plus en plus tard et se séparent davantage. »

L’Insee parvient à corréler cette augmentation des séparations avec différents facteurs sans qu’il soit possible de dire s’il s’agit de liens de causalité. Le fait d’avoir des enfants, de contractualiser une union ou d’être plus âgé au moment de la cohabitation est lié à un risque de rupture moindre. A contrario, les enfants de parents séparés « ont une probabilité plus forte de rompre une union ».


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MessageSujet: Re: la DOMINATION MASCULINE en FRANCE : machisme, travail, domesticité, violences...    Mer 6 Jan - 22:57




Wolinski... paix à son âme, ces connards de socialos ont commis une plaque de marbre rose lui rendant hommage... avec une faute d'horthographe à son nom, qui rend la mariée Maryse furieuse : le ridicule n'en finit pas de tuer le Président que ne tue pas son ridiculte

ceci étang entendu dans le cas niveau du machisme supplétif de l'idéologie française de François Hollande à Charlie helptromadaire, une vanne de Wolinski commençait par « Je t'aime mon amour...» et se terminait par « pourtant tu n'es que de la viande. »

voilà, pour moi, ça ne s'élève guère plus haut que l'amour de Strauss-Kahn pour Anne Sinclair (et ses deux épouses précédentes), mais si ça lui a plu, à la Maryse, on comprend qu'elle s'en arrête (de poison) à l'orthographe de son défunt mari

nous on s'en fout, car comme dit dans la Manifeste communiste de Marx et Engels : « Nos bourgeois, non contents d'avoir à leur disposition les femmes et les filles des prolétaires, sans parler de la prostitution officielle, trouvent un plaisir singulier à se cocufier mutuellement. »

relevons néanmoins au passage que le pas sage Wolinski aura été fidèle à Maryse, l'amour de sa vie. C'est déjà beaucoup

Citation :
Sur quelle base repose la famille bourgeoise d'à présent ? Sur le capital, le profit individuel. La famille, dans sa plénitude, n'existe que pour la bourgeoisie; mais elle a pour corollaire la suppression forcée de toute famille pour le prolétaire et la prostitution publique.

La famille bourgeoise s'évanouit naturellement avec l'évanouissement de son corollaire, et l'une et l'autre disparaissent avec la disparition du capital.

Nous reprochez-vous de vouloir abolir l'exploitation des enfants par leurs parents ? Ce crime-là, nous l'avouons.

Mais nous brisons, dites-vous, les liens les plus intimes, en substituant à l'éducation par la famille l'éducation par la société.

Et votre éducation à vous, n'est-elle pas, elle aussi, déterminée par la société ? Déterminée par les conditions sociales dans lesquelles vous élevez vos enfants, par l'immixtion directe ou non de la société, par l'école, etc. ? Les communistes n'inventent pas l'action de la société sur l'éducation; ils en changent seulement le caractère et arrachent l'éducation à l'influence de la classe dominante.

Les déclamations bourgeoises sur la famille et l'éducation, sur les doux liens qui unissent l'enfant à ses parents deviennent de plus en plus écœurantes, à mesure que la grande industrie détruit tout lien de famille pour le prolétaire et transforme les enfants en simples articles de commerce, en simples instruments de travail.

Mais la bourgeoisie tout entière de s'écrier en chœur : Vous autres, communistes, vous voulez introduire la communauté des femmes !

Pour le bourgeois, sa femme n'est autre chose qu'un instrument de production. Il entend dire que les instruments de production doivent être exploités en commun et il conclut naturellement que les femmes elles-mêmes partageront le sort commun de la socialisation.

Il ne soupçonne pas qu'il s'agit précisément d'arracher la femme à son rôle actuel de simple instrument de production.

Rien de plus grotesque, d'ailleurs, que l'horreur ultra-morale qu'inspire à nos bourgeois la prétendue communauté officielle des femmes que professeraient les communistes. Les communistes n'ont pas besoin d'introduire la communauté des femmes; elle a presque toujours existé.

Nos bourgeois, non contents d'avoir à leur disposition les femmes et les filles des prolétaires, sans parler de la prostitution officielle, trouvent un plaisir singulier à se cocufier mutuellement.

Le mariage bourgeois est, en réalité, la communauté des femmes mariées. Tout au plus pourrait-on accuser les communistes de vouloir mettre à la place d'une communauté des femmes hypocritement dissimulée une communauté franche et officielle. Il est évident, du reste, qu'avec l'abolition du régime de production actuel, disparaîtra la communauté des femmes qui en découle, c'est-à-dire la prostitution officielle et non officielle.

Le manifeste du Parti communiste II. Prolétaires et communistes



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MessageSujet: Re: la DOMINATION MASCULINE en FRANCE : machisme, travail, domesticité, violences...    Jeu 18 Fév - 12:48


femmes, races, classes : corrélation, double et triple peine

« Pour trouver un emploi, mieux vaut être un homme blanc »



Etre une femme ou d'origine africaine : pires scénarios pour trouver un emploi en France 18/02/2016

Pour trouver un emploi en France, mieux vaut être un homme et ne pas être originaire du continent africain plutôt qu'être une femme, de quelque origine que ce soit, montre une étude de France Stratégie publiée jeudi.


© PHILIPPE HUGUEN / AFP pour Europe1

Citation :
"Les hommes sans ascendance migratoire ou d'origine européenne restent significativement avantagés sur le marché du travail", relève cette étude.

"A caractéristiques égales, ils ont un accès privilégié à l'emploi, notamment au CDI à temps plein et ils bénéficient de salaires plus élevés", poursuit France Stratégie, organisme de réflexion rattaché à Matignon, qui s'est penché sur les inégalités "inexpliquées" sur le marché du travail, en fait imputables en partie à la discrimination (origine, sexe, résidence).

Les hommes sans ascendance migratoire ou d'origine européenne sont mieux lotis que les hommes originaires des Dom (Guyane, Martinique, Guadeloupe, Réunion) et du continent africain, Maghreb compris, dont les salaires sont plus faibles, le "sur-chômage important" et l'accès aux postes les plus rémunérés "moindre".

Quelle que soit l'origine, les hommes ont plus de chances que les femmes d'accéder aux 10% des salaires les plus élevés. Ces dernières "restent perdantes sur de nombreux tableaux : elles ont un taux d'activité plus faible, des salaires inférieurs à poste donné et un accès difficile aux postes les mieux rémunérés", souligne l'étude.

De manière générale, les femmes rencontrent plus de difficultés à trouver un emploi que les hommes, même en étant davantage diplômées.

Dans le détail, le taux de chômage chez les personnes originaires du continent africain est de 18% pour les hommes et 13% pour les femmes. Chez les hommes et femmes sans ascendance migratoire, il est à 6%. Avec une ascendance européenne, le taux passe à 6,5% pour les femmes et 6,6% pour les hommes.

Parmi les personnes travaillant à temps partiel, les écarts en fonction des origines s'effacent sensiblement, avec un taux de chômage de 4% pour les hommes sans ascendance migratoire (7% pour les descendants d'immigrés Afrique-Maghreb) et de 28% pour les femmes de la même catégorie (29% pour les descendantes d'immigrés Afrique-Maghreb).

L'enquête se base sur une étude de l'Insee portant sur un échantillon de 22,7 millions de personnes interrogées entre 1990 et 2014 en France métropolitaine. Elle porte sur des individus nés en France et âgés de 25 à 59 ans, dont 90% n'ont aucun parent immigré ou né dans les DOM; 1% sont natifs des DOM, 5% descendants d'immigrés européens et 4% d'immigrés africains y compris le Maghreb.

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MessageSujet: Re: la DOMINATION MASCULINE en FRANCE : machisme, travail, domesticité, violences...    Dim 15 Mai - 9:15


paroles de mannequins

Abus, drogue, anorexie : trois mannequins racontent l’envers du décor

Stéphanie O'Brien Le Figaro Madame 09 mai 2016

Pressions psychologiques, harcèlement sexuel : le projet Real Women Real Stories brise le silence sur les dérives du milieu de la mode en donnant la parole aux victimes.

Citation :
Filmées en noir et blanc, cadrées plein cadre et le visage sans fards, elles racontent comment le métier qui les a fait rêver s’est transformé en cauchemar. Zuzanna, Jennifer, Nikki, ces trois mannequins, encore en activité ou sorties du métier, témoignent de leurs parcours où la réussite et le glamour côtoient la souffrance et les privations. De la lumière des podiums à l’ombre des coulisses, elles dénoncent les pressions et abus dont les mannequins sont victimes.

Ancienne athlète, Zuzanna devient anorexique


Dans un témoignage bouleversant, visionné plus de 200.000 fois sur la page Real Women Real Stories, la Polonaise Zuzanna Buchwald raconte comment les pressions sur son poids l’ont conduite à l’anorexie et à la boulimie. « Auparavant j’étais une athlète professionnelle. Mon agence m’a demandé de perdre de la masse musculaire en arrêtant de manger et de faire du sport. J’ai suivi leurs conseils et, rapidement, j’ai souffert d’anorexie puis de boulimie. J’étais tout le temps très faible et déprimée. Je n’ai pas eu mes règles pendant trois ans. J’ai eu des problèmes dentaires, mon teint a viré au gris, ma peau était sèche et je perdais mes cheveux. C’était horrible. » Même si cette période fait partie du passé, Zuzanna Buchwald avoue avoir toujours une relation très affective avec la nourriture. « Je faisais cela parce que je voulais travailler et accomplir ce que l’on attendait de moi. Mais je ne me sentais pas du tout belle, ni forte », se souvient-elle les larmes aux yeux.

Après quatorze ans passés dans l’univers du mannequinat, en ayant voyagé un peu partout dans le monde, Zuzanna s’est posée à New York pour suivre des études d’histoire de l’art. Cette nouvelle étape lui a permis de retrouver l’équilibre et de reprendre confiance en elle, suffisamment pour avoir le courage de dénoncer les diktats du milieu de la mode. En conclusion de son témoignage, le mannequin lance un appel à la prise de conscience des professionnels. « Je m’adresse à l’industrie de la mode et aux médias pour leur demander de remplacer cette vision maladive de filles très maigres par une image reflétant la beauté intérieure, saine et en bonne santé. »

Nikki DuBose, droguée puis abusée

"
Le directeur de mon agence faisait  pression sur moi pour que je couche avec lui

Si les législateurs de plusieurs pays ont pris en main le combat contre l’extrême maigreur dans l’industrie de la mode, d’autres abus restent tabous, en particulier le harcèlement sexuel. « J’ai été mannequin pendant de nombreuses années et j’ai eu une brillante carrière. Malheureusement, j’ai aussi connu le côté obscur de ce milieu. Le directeur de mon agence faisait régulièrement pression sur moi pour que je couche avec lui. Quand j’acceptais, j’avais beaucoup de travail. Mais si je refusais, je n’avais plus rien. Une fois lors d’un déjeuner avec un photographe, j’ai été droguée et violée. Je me suis sentie déshumanisée et ça m’a traumatisée », raconte l’américaine Nikki DuBose. Très engagée dans la lutte contre les agressions sexuelles et les troubles alimentaires, l’ancien mannequin s’apprête à sortir ses mémoires. Dans cet ouvrage intitulé My Memoir, Washed Away : from Darkness to Light, la trentenaire revient sur dix-sept ans de lutte contre les abus sexuels dont elle a été victime, ses problèmes alimentaires et ses tentatives de suicide.

Jennifer Sky, porte-parole de la cause des enfants

Maltraitances, négligences, abus sexuels, de ses jeunes années passées dans le mannequinat, Jennifer Sky avoue souffrir encore de séquelles psychologiques. « Quand j’ai eu 15 ans, j’ai été envoyé au Mexique. On m’a droguée pour me forcer à poser torse nu. C’était pour une campagne nationale d’envergure, pour une marque de produits solaires », raconte l’ancienne mannequin devenue porte-parole de la cause des enfants. Dans une tribune publiée sur newrepublic.com, Jennifer Sky rappelle qu’« aujourd’hui 54% des modèles (américains, NDLR) commencent leur carrière avant 16 ans. Des agences recrutent à partir de 13 ans. » Lâchés dans un milieu idéalisé, beaucoup de ces adolescents se retrouvent livrés à eux-mêmes.

Au-delà de l’émotion provoquée par ces vidéos, le projet Real Women Real Stories, lancé par le réalisateur Matan Uziel, offre une tribune aux femmes qui souhaitent dénoncer les abus dont elles sont victimes. Lancé le 8 mars dernier, cette série d’interviews vise à promouvoir l’égalité des genres et à défendre la cause de femmes dans tous les pans de la société. Interviewé par le Huffington Post, le réalisateur appelle les hommes à rejoindre le combat. « Les hommes doivent prendre position dans cette bataille car nous sommes à l’origine de ces inégalités. » Après le mannequinat et l’industrie du spectacle, le réalisateur prévoit de s’intéresser à d’autres milieux professionnels tels que le journalisme et la politique.



"Je ne suis pas votre porte-manteau" : le témoignage de Zuzanna Buchwald
(vidéo dans l'original)


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MessageSujet: Re: la DOMINATION MASCULINE en FRANCE : machisme, travail, domesticité, violences...    Dim 15 Mai - 16:37


le spectacle lubrique s'empare de l'État

Harcèlement sexuel :
"nous ne nous tairons plus"
disent 17 anciennes ministres


AFP 15/05/2016


L'Assemblée nationale à Paris, le 12 mai 2016
afp.com/GEOFFROY VAN DER HASSELT

Paris - "Nous ne nous tairons plus", disent 17 anciennes ministres dans un appel publié dans Le Journal du Dimanche où elles annoncent qu'elles dénonceront désormais "systématiquement toutes les remarques sexistes, les gestes déplacés, les comportements inappropriés".

Citation :
Au lendemain des accusations de harcèlement visant le député écologiste Denis Baupin, 17 anciennes ministres, dont Roselyne Bachelot, Cécile Duflot, Aurélie Filippetti et Nathalie Kosciusko-Morizet, écrivent : "Comme toutes les femmes qui ont accédé à des milieux auparavant exclusivement masculins, nous avons eu à subir et à lutter contre le sexisme. Ce n'est pas aux femmes à s'adapter à ces milieux, ce sont les comportements de certains hommes qui doivent changer".

"Cela suffit. L'immunité, c'est fini. Nous ne nous tairons plus, disent-elles. Nous dénoncerons systématiquement toutes les remarques sexistes, les gestes déplacés, les comportements inappropriés. Nous encourageons toutes les victimes de harcèlement sexuel et d'agressions sexuelles à parler et à porter plainte."

Et de poursuivre: "nous demandons à nos partis et à nos groupes politiques de vérifier si de tels actes ont été commis et, si tel a été le cas, d'aider les victimes à faire éclater la vérité".

"Aujourd'hui, l'arsenal judiciaire existe mais les lois ne sont pas suffisamment appliquées, déplorent les signataires. Le code du travail protège la salariée mais il n'est pas respecté. Peu de femmes portent plainte et très peu de plaintes débouchent sur des condamnations".

"Plusieurs pistes doivent être étudiées", assurent-elles, en citant notamment l'[i "allongement des délais de prescription en matière d'agression sexuelle , la possibilité pour les associations compétentes de porter plainte en lieu et place des victimes , la fin de la correctionnalisation des viols", [/i]ou bien encore l'"instruction donnée aux parquets de poursuivre systématiquement en cas de harcèlement".

L'appel est signé par Roselyne Bachelot, Michelle Demessine, Cécile Duflot, Elisabeth Guigou, Aurélie Filippetti, Chantal Jouanno, Nathalie Kosciusko-Morizet, Christine Lagarde, Marylise Lebranchu, Corinne Lepage, Monique Pelletier, Fleur Pellerin, Valérie Pécresse, Yvette Roudy, Catherine Trautmann, Dominique Voynet, Rama Yade.



oh là là, les grosses courageuses !

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MessageSujet: Re: la DOMINATION MASCULINE en FRANCE : machisme, travail, domesticité, violences...    Dim 15 Mai - 16:58


de l'origine du titre... en 2003




Vous avez interviewé Natacha Henry, auteure du livre «Les mecs lourds ou le paternalisme lubrique»


Natacha Henry à 20 Minutes, en septembre 2011

Citation :
Une tenue correcte est exigée pour les hommes au travail (costume, chemise...), pour les femmes, il en est de même. Cependant, beaucoup d'entre elles portent des tenues qui sont là pour attirer l'oeil des hommes, ne pensez-vous pas que le "Dressing code" devrait être le même dans ce cas ? (chok)

Ça existe dans certains milieux professionnels, dans la finance par exemple. Ce qui n’empêche pas les remarques sexistes...

J'ai remarqué que la plupart des gens de mon âge (27 ans) qui sont en couple depuis un certain temps ont une attitude assez machiste envers leur copine, alors que ceux qui respectent plus les femmes ont du mal à trouver une situation stable dans leur couple. Ma conclusion est que la majorité des femmes aime finalement ce côté machiste, plutôt qu'un homme à l'écoute. C'est très succinct comme analyse, je vous l'accorde, mais qu'en pensez-vous de ce constat? (santi96)

C’est un constat que j’ai fait aussi et qui me désespère. Je ne comprends pas l’urgence qu’ont ces jeunes femmes à se mettre en couple, à vivre à deux. Les années où l’on vit seule ou en colocation, sont des années formatrices, où l’on se forge son autonomie. C’est grâce à cette autonomie que l’on sait qui on est, ce qu’on veut, comment on veut faire. Dites-leur de ma part!

Ne pensez-vous pas que beaucoup de femmes en rajoutent sur la lubricité masculine dont elles seraient victimes, un peu comme les hommes en rajoutent sur leurs conquêtes ? (liomussy)

Une femme de 32 ans me raconte: “j’arrive au bureau, mon chef me dit, “Viens voir à la fenêtre, tu vois la voiture garée en bas? Ton copain il peut pas s’en payer une comme ça, hein? T’es satisfaite avec lui?” Mon livre porte sur des histoires au quotidien, comme celle-ci, reproduites telles quelles.

Nouvelle question pour rebondir sur votre réponse, vous sous-entendez donc que les dirigeants (vous parlez bien de gens qui ont du pouvoir) retiennent leur "pulsion" et cachent leur mauvais côté jusqu'au moment où ils atteignent de hautes fonctions ? (chok)


Ces types-là fonctionnent par envie de domination. A mon avis ce sont les mêmes qui sont brutaux en voiture, qui insultent les autres, qui râlent contre la gardienne de leur immeuble, qui n’aiment pas trop les homosexuels... Ils ont déjà de ci de là eu l’occasion de montrer leur personnalité tendance écrasante. Le jour où ils peuvent embêter une de leurs employées ou autre du genre, ils foncent!

Je suis tout à fait d'accord avec votre livre, vous idées. Mais que puis-je y faire, par exemple, si mon patron tous les jours me dit "que tu es bien habillée, que tu es belle". Il ne me harcèle pas, ne semble rien faire de mal, et si je lui dit quoi que ce soit, il va mal le prendre. Alors que faire? (Marina4)

J’ai consacré la dernière partie du livre à savoir que faire dans ces cas-là. D’abord, pas de quoi appeler un avocat. Ensuite, difficile de se plaindre, on va vous dire que vous n’avez pas d’humour, que c’est chouette, les compliments. Sauf que vous, vous le ressentez autrement ( et c’est pourquoi j’ai fait ce livre). Donc un conseil, parlez de ce sentiment à vos collègues femmes. Si elles se trouvent d’accord avec vous, vous allez vous sentir plus fortes et vous renverserez la tendance.

Tout d'abord je voulais vous remercier d'avoir publié ce livre qui dénonce tout haut ce que tant de femmes pensent et disent tout bas, faute d'être entendues. Je voudrais savoir quelles réactions cet ouvrage a suscité, notamment de la part de nos homologues masculins... Merci de votre réponse. (Pountska)

La première édition de ce livre date de 2003. A l’époque, j’étais invitée par des animateurs, pas vraiment des journalistes. Cauet m’a fait en direct sur Europe 2: “Ah c’est un vrai livre, oui, oui, très intéressant. Dites-moi, est-ce que vous portez un string?”. Pour cette nouvelle édition, c’est très différent. J’ai le sentiment que les hommes journalistes voient qu’il faut dénoncer le problème. L’affaire DSK a fait bouger les choses: les ringards ont changé de camp. La modernité, c’est de faire tomber les vieilles habitudes machistes.

En tant que femme, j'aime être à mon avantage et si un ou des hommes me regardent, je me dis super, t'es pas trop mal! C'est le contraire qui me paraîtrait bizarre. Les femmes qui adhèrent à vos propos ne sont-elles pas tout simplement des refoulées? (koralyne)


Les femmes qui adhèrent à mes propos sont généralement super aussi!

Lorsque l'on voit les commentaires sur cet article, j'ai l'impression que de nombreuses personnes sont extrêmement opposées, virulentes envers les féministes. Pourquoi? Rencontrez-vous ce genre de personnes dans la vie courante ou n'est-ce qu'un microcosme présent sur le web? (Julie73)

C’est vrai qu’on nous dit que les féministes sont hystériques mais les sexistes, franchement, ils ne se sont pas regardés! Ils croient qu’ils savent de quoi ils parlent, alors qu’ils sont ringards et largués.

Quel regard portez-vous sur ces nombreux scandales sexuels qui touchent la classe politique? Comment l'expliquez-vous? (Leivan)

Il est temps que l’on dénonce les abus de pouvoir des gens puissants. Les scandales récents devraient calmer ceux qui risquent de se retrouver sous les feux des projecteurs...

Les nouvelles générations masculines, sont-elles plus respectueuse des femmes ? (Jerome2)

J’ai juste un peu peur du contrôle que certains veulent exercer sur leur copine, et qu’elles prennent au début pour du romantisme. Par exemple, le garçon qui vient chercher sa copine tous les jours à 18h et le jour où elle sort à 18h10, il se met à crier: “t’étais où, avec qui?”  Il faut qu’on élève les garçons comme les filles, à tout faire dans une maison, à accepter qu’on a droit aux mêmes rêves.

Qu'est-ce que le féminisme aujourd'hui ? Quelles sont ses grandes différences avec la vague de la fin des années 1960 ? (HerveM)


A l’époque, les luttes les plus connues portent sur la contraception et l’avortement. Aujourd’hui, les féministes sont dans les institutions, les associations, ou simplement dans le public (de plus en plus de jeunes, je trouve). Les thèmes:: dénonciation des violences, du sexisme, application des lois, éducation à l’égalité, accès aux droits acquis...  Mon livre sorti en novembre dernier, Frapper n’est pas aimer (Denoël) est une enquête sur les violences conjugales. J’'ai rencontré les professionnel/les qui s’occupent dles femmes et de leurs enfants, qui forment les magistrats et la police. Et j’ai dédié ce livre “aux féministes qui sauvent des vies”.

Pourriez-vous quantifier le nombre de ces "hommes lourds" que vous décrivez si bien dans votre livre. C'est plutôt une très large minorité, une majorité d'homme? (Herona)


On me raconte des histoires de mecs lourds tous les jours alors j’ai l’impression qu’on tient là un phénomène de société très répandu...

Vu les réponses que vous avez donné pour le moment, il semblerait que vous dénonciez majoritairement une génération d'hommes en particulier (50-60 ans). N'avez-vous pas peur de faire une généralité de toutes les générations ? (chok)


Ce n’est pas une question d’âge, en effet, mais de place dans la société; je ne veux pas donner l’impression de parler des 50-60 ans car ce n’est pas précisément  le cas. Mais plus ils pensent être “arrivés” plus ils peuvent se permettre de maltraiter leur entourage.

Quel est le portrait moyen de l‘homme lourd? (Irona13)

Il a un pouvoir, même petit, sur la femme en face de lui. Il se sent sûr de son bon droit. Il est “intégré” disons, alors qu’elle est précaire. Il va profiter de cette situation. A la serveuse qui court toute la journée, il dit “votre téléphone il est sur le menu?” Quand il y a une réunion, deux hommes et une femme mais seulement deux chaises, il dit “c’est pas grave, tu vas t’asseoir sur mes genoux”. A l’hôtesse derrière son guichet, il dit “vous faites un 90B? J’ai l’oeil, hein?” Il est paternaliste car il est condescendant, et lubrique car il est vulgaire. C’est le sous titre du livre, Les mecs lourds ou le paternalisme lubrique...

Un paternaliste lubrique peut-il devenir violeur? Pensez-vous qu'ils se rendent réellement compte de leurs agissements. Dans l'affaire DSK, par exemple, je me suis toujours dit que si il avait fait ce que lui repproche N.Diallo, il ne s'en est pas rendu compte sur le coup, pensant simplement tenter une banale approche, n'imaginant pas que la femme puisse le repousser. Et c'est après coup qu'il s'est rendu compte de sa bêtise... (tatadu34)

Le scénario qui nous a été présenté par le justice américaine et les témoignages de la victime présumée, décrit une agression sexuelle. Dans cette histoire, ce qui est fascinant, c’est que les soutiens de DSK ont dit “mais non, il est juste lourd avec les femmes, il adore les femmes”. Un lourd comme ceux de mon livre, ne passe pas à la violence physique sinon  il tombe sous le coup de la loi.

Ne trouvez-vous pas que certains groupes féministes sont allez trop loin en faisant fi de la présomption d'innocence de DSK? (jesuisunhomme)

L’ennui c’est que les soutiens de DSK n’ont rien vu de la présomption de véracité des propos de sa(ses) victime(s). Les groupes féministes sont du côté des femmes cassées, de celles qui sont agressées par les forts et les puissants, de la sensibilisation des médias et des politiques.

La femme n'est pas un homme comme tout le monde (et inversement) mais qu'avons nous à gagner, femmes et hommes à insister sur nos différences comportementales? Cherchons-nous à mettre des barrières entre les uns et les autres? A opérer des cloisonnements? A créer deux mondes à part? Je frémis en imaginant la future vie amoureuse ou simplement sociale de mes quatre petits fils. Pourront-ils, oseront-ils seulement, aborder les femmes, dans le monde de demain? L'amour sera t-il encore un jeu? (arnogere)

On me dit souvent qu’il ne faut pas imiter les Américains, que là-bas on les stresse à les obliger de laisser la porte d’un bureau ouverte quand un homme reçoit une collaboratrice, qu’on ne peut pas faire des compliments à sa collègue... Et pourtant, il y en a des histoires d’amour aux Etats-Unis! Donc, ce que je cherche avec mon travail, c’est d’adoucir les situations, de faire que tout le monde soit d’accord, et c’est comme ça que vos petits-fils fabriqueront de jolies histoires. Le cloisonnement, c’est plutôt l’inégalité des sexes qui le crée, pas l’égalité.

Les "mecs lourds" ne sont-ils pas souvent des hommes en manque de confiance, faible culturellement et linguistiquement, qui ne peuvent procéder autrement pour draguer/conquérir une femme? (Popec)

Le mec lourd qui fait l’objet de ce livre, c’est le dominant, celui qui raisonne en terme de pouvoir, jamais de séduction. Celui en revanche qui manque de confiance en lui, peut être maladroit. J’ai un ami qui a dit à une hôtesse d’accueil, “vous n’allez pas faire ça toute votre vie quand même” et elle a répondu, “si, pourquoi pas?” Lui, c’est parce qu’il ne savait pas adresser la parole à une jeune fille qui l’impressionnait...

Pourquoi avez-vous eu envie d’écrire ce livre? (Irona13)

A force d’entendre les jeunes femmes raconter “oh la la il y avait un lourd tout à l’heure”, “mon boss il me saoule”, je me suis dit qu’il y avait carrément un sujet de société. Moi-même, j’ai été longtemps hôtesse d’accueil dans des salons, et puis jeune journaliste, et les situations que je décris dans le livre me sont arrivées, comme à d’autres. J’ai regardé les lois contre le harcèlement sexuel: en France la loi ne prend pas en compte les petites remarques déplacées, les commentaires à deux niveaux... qui empoisonnent le quotidien des femmes. J’ai compris que la situation est toujours la même: l’homme est plus vieux, plus riche, plus diplômé, mieux connecté. La jeune femme est dans une position plus fragile, parfois à son service, toujours plus jeune. Il était temps de dénoncer ce phénomène! Depuis, les femmes me disent qu’elles se sentent moins seules.

Avez-vous déjà eu à faire à ce genre d'homme? Si oui, pouvez-vous nous raconter 1 ou 2 anecdotes? (Kleivan)


Une histoire récente, qui est arrivée à une jeune journaliste. Elle va interviewer un député (il a 70 ans et elle 23). Pendant toute la durée de l’interview, il a laissé sa main sur le genou de la jeune femme. Elle ne savait pas quoi faire. Une autre: un boss invite une stagiaire à déjeuner au restaurant. Ils arrivent mais l’endroit est fermé. Il dit alors: “on peut monter chez moi, j’habite juste au-dessus”. Et combien de femmes m’ont raconté le coup du voyage de travail dans une autre ville, où un des hommes du groupe est venu gratter à la porte de leur chambre d’hôtel en pleine nuit? Ou ceux qui comme par hasard n’ont réservé qu’une chambre?  Le souci c’est que ces hommes profitent de leur position de pouvoir pour coincer - moralement en tout cas - la jeune femme qui est leur inférieure hiérarchique. Et qu’elle ne sait pas quoi faire.

D'après vous, la situation des femmes dans le monde s'est-elle améliorée ou détériorée ces derniers années? (Popoly)

Bonne question! On parle davantage des tragédies qui touchent directement les femmes, par exemple on a enfin nommé “le viol en tant de guerre” comme une stratégie guerrière à part entière. Les discriminations et violences sexistes font partie des préoccupations de l’Union européenne, des Nations Unies, de l’Organisation mondiale de la santé, de l’Unicef: ayant entendu les groupes de femmes et les activistes, tous les grands organismes se penchent sur les violences faites spécifiquement aux femmes et aux petites filles. Espérons donc que la situation va s’améliorer...

A partir de quand un homme devient lourd ? (Kleivan)

J’ai basé mon livre sur les ressentis des femmes - ce sont elles qui m’ont décrit leur malaise. Précisément quand un homme leur fait des commentaires déplacés destinés à provoquer chez elles, un grand embarras. Je crois donc qu’il devient lourd à partir du moment où son interlocutrice aimerait beaucoup qu’il s’en aille!

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Pourquoi certains hommes s’en prennent-ils de façon plus ou moins vulgaire et équivoque envers les femmes qu’ils rencontrent ?

 
Dans son livre «Les mecs lourds ou le paternalisme lubrique», Natacha Henry livre une analyse précise des comportements masculins qui, sans être de la drague ou du harcèlement, ont tendance à inférioriser les femmes.
 
Du regard trop appuyé au commentaire déplacé, l'auteure s'efforce de décrire ces comportements hiérarchisés, misogynes et machistes qu’elle baptise du nom de «paternalisme lubrique».
 
Quelles en sont les conséquences sur les relations entre hommes et femmes ? Comment identifier, dénoncer et stopper le phénomène? Voilà le but de ce livre.
 
Natacha Henry est une historienne et journaliste engagée depuis de longues années dans la réflexion antisexiste.




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MessageSujet: Re: la DOMINATION MASCULINE en FRANCE : machisme, travail, domesticité, violences...    Ven 26 Aoû - 9:25


c'est maintenant ou en podcast, et ça décape !


Grande traversée : Women's power, les nouveaux féminismes

"Quand c'est non, c'est non !"

Les violences faites aux femmes


France Culture 24.08.2016  1H 48 min


Laisse traîner ta fille Crédits : Atelier La Rage.org

« Il y a une femme toutes les sept minutes en France qui est violée mais par contre, il n'y a jamais de violeurs. »

Marcia

AVEC :

Citation :
- Marcia
- Léo, Laura et Johanna, de la compagnie Les Cents Culottes
- Christelle Hamel, sociologue, coordinatrice de l'enquête VIRAGE qui vise à produire des statistiques sur les violences contre les femmes et contre les hommes.
- Clémentine Autain, militante au front de gauche et militante féministe
- Anaïs, du tumblr contre le harcèlement de rue "Paye ta shnek"
- Suzy Rojtman, secrétaire du CNDF, Collectif national pour les droits des femmes,
- Nacira Guénif Souleyma, sociologue et anthropologue.
- Le collectif Féministes contre le cyberharcèlement (sur Twitter @VsCyberH)

Texte d'introduction : Anaïs Bourdet J'en ai marre d'être femme





Dans la jungle des rues on rugit ! Crédits : Atelier La Rage.org

LIENS :

http://www.stopharcelementderue.org/
http://www.associationfit.org/
http://www.dialem.fr/
https://www.cfcv.asso.fr/
http://www.avft.org/
http://stopaudeni.com/
http://fondationdesfemmes.org/
http://www.voixdellesrebelles.fr/
Site internet du gouvernement d'aide et de prévention contre les violences faites aux femmes

BIBLIOGRAPHIE :


- Les violences contre les femmes
Maryse Jaspard Repères La découverte


- Un beau jour, combattre le viol
Clémentine Autain Broché

- Les féministes et le garçon arabe
Nacira Guénif Souleyma , Eric Macé
Broché

- Elles se manifestent - Viol, 100 femmes témoignent

Clémentine Autain Don Quichotte éditions 2013

- Nous sommes les oiseaux de la tempête qui s'annonce
Lola Lafon Babel

- King Kong Theorie
Virginie Despentes Grasset

Illustrations : La Rage

POUR PROLONGER L'ECOUTE :

Nasawiyat 2015 :

Rencontre avec Diata, 31 ans :

Écouter

Rencontre avec Diata

Rencontre avec Dounia et Anissa :


Écouter

Rencontre avec Dounia et Anissa

Rencontre avec Maud et Mad qui animent un atelier d'auto-défense féministe :


Écouter

Rencontre avec Maud et Mad


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MessageSujet: Re: la DOMINATION MASCULINE en FRANCE : machisme, travail, domesticité, violences...    Jeu 6 Oct - 21:22


illustration pour la route



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MessageSujet: Re: la DOMINATION MASCULINE en FRANCE : machisme, travail, domesticité, violences...    Lun 17 Oct - 12:52


Tout le monde sait que le monde des médias et de la presse est régenté par un club de mecs en costume cravate depuis la nuit des temps. De la première édition du mensuel féminin américain Good Housekeeping, lancé par Clark W. Bryan en 1885, à Vogue – fondé en 1892 par Arthur Baldwin Turnure, repris en 1905 par Condé Montrose Nast et aujourd’hui dirigé par Samuel Newhouse –,  les hommes ont toujours tiré profit des femmes en feignant un intérêt pour leurs (prétendues) préoccupations. Bien que les années 2000 aient vu fleurir moult sites féministes ou pseudo-empowering, censés permettre aux femmes de se libérer, d’enfin se réapproprier leur vie, leur corps, tout ça, la tradition phallocrate se perpétue. Mesdames, vous l’ignorez peut-être, mais il y a de grandes chances qu’une paire de testicules se cache derrière votre magazine féministe préféré. Florilège.

Citation :
Causette

En janvier 2009, Grégory Lassus-Debat et Gilles Bonjour créent les Éditions Gynéthic, et sortent Causette, un mensuel «plus féminin du cerveau que du capiton». On y parle de vrais sujets hors cases genrées, on s’intéresse aux femmes sans les prendre pour des quiches, bref, le magazine fait souffler un vent de fraîcheur sur la presse française. Trop beau pour être vrai.
69_couvertureEn septembre 2013, une première polémique éclate. Les salariés reprochent à Grégory Lassus-Debat un «management par la peur» basé sur des relations professionnelles troubles où l’affect remplace la raison. Accusé d’avoir pris «un gros melon», d’être «méfiant, parano, mégalo», le directeur de la publication voit ses rédactrices multiplier les absences, les arrêts maladies et se succéder.

Placé en redressement judiciaire par le tribunal de commerce de Paris le 29 avril 2015, Causette est condamné le même jour par le conseil de prud'hommes à verser 10 000 euros de dommages et intérêts à l'une de ses anciennes employées, Anne-Laure Pineau, pour harcèlement moral et «manquement à l’obligation de sécurité de résultat». L’intéressée gagne son procès en appel. Bien que Grégory Lassus-Debat soit remplacé par Virginie Roels à la direction de la publication, et que le magazine féminin féministe soit sorti de son redressement judiciaire, ça laisse des traces…

MadmoiZelle


On se dit que sur Internet, là au moins, c’est plus simple pour les femmes. Maintenant que le féminisme devient un sujet récurrent dans les médias, on peut enfin trouver une prolifération de sites féministes détenus par des… hommes ! Eh oui mesdames : ces messies de la toile savent très bien comment vous libérer tout en s’en mettant plein les fouilles.



Capture d’écran 2016-10-12 à 16.07.25Le 22 septembre, Rue89 révèle une crise chez MadmoiZelle. La veille, un Twittos nommé @SaferBlueBird a commencé à balancer des témoignages d’anciennes salariées du cyber-magazine féminin «mode mais pas que». Ces ex-employées reprochent au fondateur du site Fabrice Florent «des faits de harcèlement au travail, des pressions, des violences psychologiques et une sollicitation permanente». Festival :

«Une chose que n’importe quel employé de MadmoiZelle a connu, c’est Fab qui vient te parler tous les soirs à 23h, le week-end, les jours fériés.»

«Chez MadmoiZelle, on veut que les rédactrices fassent le ménage, parce que quand même, ce sont des femmes.»

«Chez MadmoiZelle, on te licencie par mail après des années de bons et loyaux service sans préavis ni explications.»

«Fab a régulièrement insisté pour que les membres de la rédac' affichent leur poitrine sur la Seinte fresque, même si on n’était pas d’accord.»

L’une d’entre elles parle de «la pire collaboration de (sa) vie» et dénonce des pratiques dignes d’un pervers narcissique : «un jour, il te dit que tu es la meilleure, qu’il faut que tu écrives des bouquins, que tu iras loin. Deux jours plus tard, il te dit que tu n’es qu’une merde».

Ironiquement, le site lui-même présente son boss comme un «patron omnipotent — Fab est notre père-fondateur à tous, le Raël de MadmoiZelle.com (en plus chauve et moins creepy). Notez bien que Fab s’appelle Fabrice, qu’il est un mec, qu’il ne s’appelle pas Fabienne et qu’il n’aime pas les chats». L’intéressé se défend et semble réellement attristé et choqué par ces révélations. Mais comme il est «féministe», il ne la ramène pas trop. Rue89 conclut qu’il s’agit là d’un «malentendu».

Bustle


Aux États-Unis, de nombreux hommes ont fait fortune en exploitant le juteux filon de la presse féminine et en dissimulant leurs ambitions derrière un étendard féministe.

Contrairement à ce que prétend son slogan «par et pour des femmes», Bustle a été fondé par un homme, Bryan Goldberg. En 2013, tout content de son acquisition qui lui a valu un apport de 6,5 millions de Time Warner et Google, ce dernier fait part de son enthousiasme et de sa fierté de lancer un site féministe. Il nous offre au passage une petite démo de mansplaining, et nous raconte comment lui va faire mieux que des femmes, incapables de comprendre leur lectorat et de gérer une entreprise de presse.




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