PATLOTCH / NOUVELLE THÉORIE du COMMUNISME et de la RÉVOLUTION

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 la DOMINATION MASCULINE en FRANCE : machisme, travail, domesticité, violences...

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MessageSujet: 'paternalisme lubrique' ou domination mâle sur des 'privilégiéEs' ?   Lun 4 Mai - 21:36

« paternalisme lubrique », un concept qui va faire un tabac... et pas seulement chez les fumeurs

la domination masculine n'est pas qu'une affaire de domination de classe. Si elle lui est nécessaire, elle ne se réduit pas à l'exploitation capitaliste. Ici des journalistEs, ailleurs des cadrEs ou des artistEs, ou des bourgeoises... Jusqu'à changer la donne, mieux vaudra, même riche ou privilégié par son emploi voire quelque célébrité, être un homme qu'une femme

Des femmes journalistes dénoncent le «paternalisme lubrique» de certains hommes politiques,

AFP / Libération a écrit:
Remarques grivoises, mains baladeuses ou invitations pressantes à dîner sont monnaie courante chez une partie des hommes politiques, déplorent une quarantaine de femmes journalistes dans une pétition parue sur le site Libération.fr.

Les signataires, dont certaines ont tenu à conserver l’anonymat, et qui couvrent l’actualité politique pour de grands médias, rapportent une kyrielle d’exemples vécus dans l’exercice de leur métier auprès d’élus, de cadres de partis ou de ministres, sans citer le nom des intéressés.

Autant d’illustrations du «paternalisme lubrique» de certains hommes politiques, expliquent-elles.

«C’est un député qui nous accueille par un sonore: +ah mais vous faites le tapin, vous attendez le client+. Ou un autre qui nous passe la main dans les cheveux en se réjouissant du retour du printemps. Au Sénat, c’est un parlementaire qui déplore bruyamment que nous portions un col roulé et pas un décolleté»,
témoignent les journalistes.

«C’est l’étoile montante d’un parti qui insiste pour nous voir le soir (...), c’est un élu dont les avances ne s’arrêteront qu’avec la menace d’une main courante pour harcèlement», ajoute la pétition, signée par des journalistes de plus de vingt médias, dont France Inter, Le Monde, l’AFP, Libération, Le Parisien ou TF1.

«Un ténor nous propose d’interrompre notre reportage et de filer à l’hôtel. Pour rire. Dans une usine, c’est un ministre qui s’amuse de nous voir porter des chasubles bleues réglementaires et glisse que +ce serait mieux si vous n’aviez rien en dessous. C’est un poids lourd de la vie politique française qui (...) se tourne vers nous: "et vous, vous rêvez de moi la nuit"?» ou un ministre qui pose sa main tout au bas de notre dos en murmurant "ah mais qu’est-ce que vous me montrez là ?»,
poursuivent les journalistes, qui expliquent qu’il vaut mieux éviter les tête-à-tête et porter des tenues passe-partout.

«Nous pensions que l’affaire DSK avait fait bouger les lignes et que les habitudes machistes étaient en voie d’extinction. Las…», déplorent-elles.

«Ces pratiques, qui sont le décalque de ce qui se passe tous les jours dans la rue, les usines ou les bureaux, impliquent des élus (...) issus de toutes les familles politiques», souligne la pétition. «Tant que la politique sera très majoritairement aux mains d’hommes hétérosexuels plutôt sexagénaires, rien ne changera».

Elles expliquent aussi que certaines ne peuvent pas signer la pétition de leur nom car leur vie professionnelle pourrait en pâtir.

Le sexisme en politique avait déjà été dénoncé le mois dernier dans un documentaire mordant par plusieurs femmes politiques, qui rapportaient de nombreux exemples d’attaques machistes dans ce milieu
.

il n'y a pas que le sexe en excès, dans la vie : pour la théorie de la communisation, est-ce quelque chose « changera, tant qu'elle sera très majoritairement aux mains d’hommes hétérosexuels plutôt sexagénaires » ?

montage Patlotch
Une 6e République oui, mais féministe métroNews 2 décembre
Delphy-Mélenchon, le couple idéal pour dépasser le patriarcat et le capital, qui sera aboli par une Constitution...



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MessageSujet: la DOMINATION MASCULINE en FRANCE : machisme, travail, domesticité, violences...    Mer 13 Mai - 21:24

Les couples choisissent à deux leur maison mais c'est Madame qui balaie ! Études du credoc via Challenges

Comment se prennent les décisions au sein des couples ? Credoc intégral PDF

« Il me semble néanmoins que le mouvement des femmes a bien travaillé :
pour l'essentiel, dans les pays occidentaux, le féminisme a gagné.
Mais le centre de gravité du féminisme s'est déplacé, et amplifié.
La question des femmes est centrale dans les pays du Sud, notamment musulmans
- les dangers, du reste, y sont sans commune mesure avec ceux que nous avions affrontés.
Et les enjeux sont planétaires

Liliane Kandel : Le centre de gravité du féminisme s'est déplacé Le Monde 19 octobre 2011

Challenges/ Credoc a écrit:


« Nous serons notre foyer, tu seras ma foyère »

Paris (AFP) - La parité dans les foyers, ce n'est pas gagné: si les couples choisissent à deux leur logement, mettent en commun leurs revenus, ce sont toujours les femmes (93%) qui font le ménage et s'occupent des enfants, selon une étude du Credoc.

Beaucoup d’hommes en couple gardent résolument leurs distances avec les tâches ménagères: 91% avouent ne pas repasser, 60% ne pas faire le ménage ni la vaisselle (48%), 50% ne pas toucher aux fourneaux et 36% ignorer les courses, selon cette étude du Centre de recherche pour l'étude et l'observation des conditions de vie, publiée par la Caisse nationale d'allocations familiales à partir d'une enquête récente de l'Insee intitulée "Décision au sein des couples".

En revanche, 93% des femmes en couple font le ménage, 93% la cuisine, 85% les courses quotidiennes, 83% la vaisselle et 73% le repassage. Les mères passent également deux fois et demie plus de temps que les hommes à s’occuper des enfants.

Cette répartition inégale des tâches dépend cependant du modèle familial dans lequel les hommes ont grandi, souligne l'étude: ceux élevés par une mère seule participent davantage à la vie domestique.

Mais attention! Plus le déséquilibre est important, plus les disputes, les non-dits et les idées de séparation hantent le couple. Et l’arrivée des enfants accentue disparité et tensions: dès la première naissance, les rôles entre hommes et femmes se spécialisent selon un modèle traditionaliste, toutes générations confondues, relève l'enquête.

Le choix du logement, lui, se fait majoritairement à deux, particulièrement dans les classes sociales aisées: 59% des cadres le choisissent en intégrant les critères des deux conjoints contre 45% des employés et 39% des ouvriers.

Lorsqu'il s'agit d'une acquisition, les recherches sont menées à deux dans 56% des cas, contre 43% pour une location. Dans 85% des cas, les deux conjoints disent être tombés d'accord tout de suite. Quand les discussions se prolongent, 61% des hommes assurent avoir eu le dernier mot, contre 43% des femmes.

- "Dictateur bienveillant" -

L'aménagement du foyer reste plutôt un territoire féminin (53% des cas). Seuls 34% affirment y avoir pensé ensemble et 10% des hommes s'en octroient la paternité. En tous cas, 93% des conjoints se disent satisfaits du résultat.

Quant aux ressources du foyer, 64% des couples mettent en commun l'intégralité de leurs revenus et 79% d'entre eux sans avoir institué de limite aux dépenses du ménage.

Cette mutualisation des ressources est toutefois moins fréquente quand il ne s'agit pas d'une première union ou lorsque le niveau de diplôme ou de niveau de vie des conjoints est élevé.

Il y a trente ans, remarque avec malice le Credoc, quand les ressources du ménage étaient placées dans un pot commun, elles étaient allouées à chaque membre de la famille par un "dictateur bienveillant".

De nos jours, l'arrivée d'un bambin favorise également l'ouverture d'un compte joint: seuls 51% des couples sans enfants en possèdent, contre 70% à 80% des couples avec enfants.

L'enfant semble aussi apporter un surcroît de légitimité à la parole féminine: en cas de désaccord sur divers sujets, 37% des mères disent avoir le dernier mot, contre 31% des femmes sans enfants vivant en couple.

Les mères de trois enfants décident encore plus de l'aménagement du foyer (59%). De même, elles sont 29% à décider d'accepter ou non une invitation, contre 20% de celles sans progéniture.

Revers de la médaille, le déséquilibre du fardeau domestique et parental s'accentue aux dépens des femmes. Avec un seul enfant, une mère consacre 48 minutes par jour en moyenne au ménage, 62 minutes avec trois rejetons... Les pères stagnent à 12 minutes quelle que soit la taille de la fratrie.

D'après cette enquête, la représentation traditionnelle de la "mère-tendresse" versus le "père-autorité" tend aussi à s'estomper.

CREDOC a écrit:

Conclusion

De nombreux travaux ont montré la persistance d’un partage des tâches domestiques et parentales très inégal. L’exploitation de l’enquête Décision dans les couples montre que, au moins dans leurs déclarations, plusieurs types de décisions mobilisent les
deux conjoints. L’installation du couple dans un logement apparaît comme un moment de réalisation du couple, où les deux conjoints sont le plus souvent parties prenantes. La mise en commun des comptes et des ressources financières fait également figure de norme, constituant probablement un moyen de matérialiser la constitution du couple, et donc de la famille. Les décisions concernant les loisirs en dehors du foyer sont également souvent prises par les deux compagnons. L’aménagement du logement, l’équipement du foyer, en revanche, sont plutôt considérés comme des territoires féminins dans de nombreux couples. Dans les faits, la prise en charge des tâches parentales et domestiques incombe encore principalement aux femmes.

La présence d’enfants et leur nombre exercent une influence sur les arrangements au sein du couple dans le sens d’arbitrage traditionnaliste. La présence d’un enfant s’accompagne généralement de l’ouverture d’un compte commun, un poids plus important de la parole de la femme pour les décisions « en général », la prise en charge d’une part importante des tâches parentales et domestiques par la femme, une diminution très forte de la pratique de passetemps favori chez les femmes tandis que les hommes investissent davantage le bricolage. Les loisirs semblent être le seul champ où hommes et femmes revoient
tous les deux leurs modes de vie au premier enfant en réduisant leur pratique sportive, leurs activités artistiques, les sorties culturelles. Le nombre d’enfants renforce encore le phénomène. Les ressources sont d’autant plus mises en commun que la famille compte de membres. Le pouvoir décisionnel de la femme concernant la disposition du logement, la vie sociale (invitation, activités le week-end) augmente de manière linéaire avec le nombre d’enfants, alors que les hommes ont davantage l’autorité (autorisations ou interdictions) sur les enfants.


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MessageSujet: Re: la DOMINATION MASCULINE en FRANCE : machisme, travail, domesticité, violences...    Mer 13 Mai - 21:33

... mais la France reste un pays d'exception, où les femmes ont le droit de faire le ménage !

Car, selon BEN, Médiapart 13 ami, il est interdit aux femmes de...

BEN a écrit:


Il est interdit aux femmes de...

ARABIE SAOUDITE:  interdit de conduire

INDE: interdit de porter un casque de sécurité en moto

YÉMEN: interdit de témoigner

ARABIE SAOUDITE et VATICAN: interdit de voter

ÉQUATEUR: interdit d’avorter

ARABIE SAOUDITE et MAROC: interdit de se faire violer

MALDIVES: interdit de « forniquer »

AFGHANISTAN: interdit de se maquiller, de porter des souliers à talons, etc.

SOMALIE: interdit de porter un soutien-gorge

IRAN: interdit d’étudier 77 matières

AUSTRALIE: interdit aux petites poitrines de jouer dans un film porno

ÉTATS-UNIS: interdit d’être en maillot de bain sur une autoroute, de se déguiser en Père Noël, de porter le pantalon, etc.

Au KENTUCKY, il est interdit à une femme d’apparaître en maillot de bain sur une autoroute, sauf si elle est escortée par au moins deux policiers, si elle est blessée, si elle pèse moins de 45 kg (99 livres) ou plus de 100 kg (220 livres) (fait à souligner, la même loi s’applique aux… juments !)

Au MINNESOTA, les femmes risquent jusqu’à 30 jours de prison si elles se déguisent en père Noël.

À St-Louis, dans le MISSOURI, il est illégal pour un pompier de sauver une femme en chemise de nuit. Il doit attendre qu’elle soit totalement vêtue.

Au NOUVEAU-MEXIQUE, à Raton plus précisément, il est illégal pour une femme de faire du cheval en… kimono.

À Cleveland, en OHIO, les femmes n’ont pas le droit de porter des chaussures de cuir, car on peut voir leurs sous-vêtements par réflexion. Elles n’ont pas le droit non plus de se dévêtir devant un portrait d’homme…

En OKLAHOMA, il est illégal pour une femme de faire des jeux d’argent nue, en sous-vêtements, ou avec un voile.

À Tucson, en ARIZONA, il est illégal pour une femme de porter le pantalon. Fait à souligner, la même interdiction touchait jusqu’en février 2013 les… Parisiennes.

À Los Angeles, en CALIFORNIE, un homme peut légalement frapper sa femme avec une ceinture de cuir, à condition que la ceinture fasse moins de 2 pouces de large, ou s’il a l’autorisation de sa femme d’un utiliser une plus large.

En FLORIDE, les femmes célibataires qui font du parachute le dimanche atterriront en prison.

À Guernee, en ILLINOIS, il est illégal pour une femme de plus de 100 kg de faire du cheval en short.

En OREGON, la musculation est interdite aux femmes.

À Morrisville, en PENNSYLVANIE, il est illégal de se maquiller sans permis.

Dans le TENNESSEE, il est illégal pour une femme de donner rendez-vous à un homme. Il est aussi illégal pour une femme de conduire un véhicule à moteur sans être précédée d’un homme à pied agitant un drapeau rouge pour avertir de son approche.

Dans l’UTAH, il est illégal de chatouiller une femme et de faire l’amour en pleine lumière.

Dans le VERMONT, les femmes ne peuvent porter de fausses dents sans l’autorisation de leur mari.

Dans le WISCONSIN, les femmes ne peuvent pas porter de rouge en public. Il y est aussi illégal de couper les cheveux d’une femme.

Dans l’ARKANSAS, un mari a le droit de frapper sa femme, mais seulement une fois par mois.

À Charlotte, en CAROLINE DU SUD, les femmes doivent être couvertes d’au moins 15 mètres (!) de tissu.

Dans le MICHIGAN, les cheveux d’une femme appartiennent à son époux.

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MessageSujet: madame   Sam 16 Mai - 16:22

L’angle mort théorique : les luttes “invisibles”

Silvia Federici : Revolution at Point Zero: Housework, Reproduction, and Feminist Struggle.

Written between 1975 and the present, the essays collected in this volume represent years of research and theorizing on questions of social reproduction and the consequences of globalization.
Originally inspired by Federici's organizational work in the Wages for Housework movement, the topics discussed include the international restructuring of reproductive work and its effects on the sexual division of labor, the globalization of care work and sex work, the crisis of elder care, and the development of affective labor. Both a brief history of the international feminist movement and a contemporary critique of capitalism, these writings continue the investigation of the economic roots of violence against women.

e-book :

https://libcom.org/library/revolution-point-zero-silvia-federici
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MessageSujet: nouvelle division internationale du travail   Dim 17 Mai - 8:07

defier les cadres qu’on nous vend :

« …le développement capitaliste a toujours été non durable à cause de son impact humain. Pour comprendre ce point, il nous suffit d’adopter le point de vue de ceux qui ont été et continuent d’être tués par lui. Le corollaire du capitalisme à sa naissance était le sacrifice d’une grande partie de l’humanité -extermination de masse, la production de faim et misère, esclavage, violence et terreur. Sa poursuite implique les mêmes corollaires. »
– M. Dalla Costa, 1995, Capitalisme et reproduction

version traduite et resumée ?

Reproduction et lutte féministe dans la nouvelle division internationale du travail

Silvia Federici

Silvia Federici propose ici de réorienter l’agenda féministe dans les pays du Nord. En pointant les limites d’une approche exclusivement fondée sur les droits des femmes ou la prévention des violences sexistes, elle invite à remettre au centre de l’attention les effets de la nouvelle division internationale du travail. Loin de se résumer à une relocalisation des industries au Sud, cette nouvelle division du travail impose aux femmes des pays du Sud de réaliser une partie croissante du travail reproductif nécessaire des pays du Nord. En pointant cette hiérarchie mondiale, Federici souligne combien le mouvement féministe contemporain ne pourra faire l’impasse sur les nouvelles divisions parmi les femmes s’il entend rester un mouvement émancipateur.

la suite;

http://revueperiode.net/reproduction-et-lutte-feministe-dans-la-nouvelle-division-internationale-du-travail/












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MessageSujet: Federici Revolution at Point Zero   Dim 17 Mai - 9:16

vlad2 a écrit:
L’angle mort théorique : les luttes “invisibles”

Silvia Federici : Revolution at Point Zero: Housework, Reproduction, and Feminist Struggle.

https://libcom.org/library/revolution-point-zero-silvia-federici

ce livre est de 2012, donc plus récent que Caliban et la sorcière (2004) que Senonevero a traduit (2014) pour soutenir la thèse de "la double contradiction genre-classe" de Théorie Communiste, tout en en réduisant l'intérêt relativement à l'importance du racisme pour le capitalisme. Une question pas seulement théorique est l'usage de ces thèses pour alimenter l'Idéologie des "Commons" (voir Patlotch commun et/ou communisme : révolution ou réformisme ?

un entretien video de 2 heures, et une interview de 2013 en Afrique du Sud, par Camalita Naicker* The Franz Fanon Blog Silvia Federici: Revolution at Point Zero

* voir Camalita Naicker All struggles are connected: The intersections of the political 2013
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Claire Lacombe
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MessageSujet: Sexisme : la colère gronde à Hollywood   Sam 30 Mai - 0:29

Sexisme : la colère gronde à Hollywood CultureBox avec AFP 29 mai 2015
http://culturebox.francetvinfo.fr/cinema/evenements/sexisme-la-colere-gronde-a-hollywood-220693

CultureBox a écrit:
Salaires qui déclinent avec l'âge, actrices déclarées "trop vieilles" à 37 ans, discrimination contre les réalisatrices... Le sexisme ordinaire de Hollywood passe de moins en moins et certaines femmes haussent le ton.

Les actrices mises précocement hors-jeu

C'est la comédienne américaine Maggie Gyllenhaal, 37 ans, qui a lancé la dernière alerte en date, affirmant dans une interview à The Wrap qu'elle s'était récemment vu refuser un rôle parce qu'elle était "trop vieille" pour jouer la maîtresse d'un acteur de 55 ans.

Les "James Bond" sont une bonne illustration de ce phénomène où une héroïne romantique peut difficilement franchir la trentaine: récemment, Margot Robbie, 24 ans, séduisait Will Smith, 46 ans, dans "Diversion", et Johnny Depp, 51 ans, tombait amoureux d'Amber Heard, 26 printemps, dans "Rhum express".

Un rapport du Centre d'études sur les femmes à la télévision de l'Université de San Diego constatait par ailleurs récemment que sur les 100 films aux plus fortes recettes aux Etats-Unis l'an dernier, seuls 12% des premiers rôles étaient attribués à des femmes.

Inégalité de salaires

Sans compter que les salaires des actrices s'amenuisent avec le temps: une récente étude montre également que les émoluments des actrices chutent après 34 ans.

Lors de la cérémonie des Oscars fin février, Patricia Arquette avait ainsi défrayé la chronique en dénonçant l'inégalité des salaires entre hommes et femmes à Hollywood. Sous les applaudissements de Meryl Streep, 65 ans, l'une des actrices les plus respectées d'Hollywood, qui vient de lancer un laboratoire de femmes scénaristes de plus de 40 ans, The Writers' Lab.

Les réalisatrices discriminées

De l'autre côté de la caméra, les choses sont presque pires... La puissante organisation américaine des droits civiques ACLU a vilipendé il y a deux semaines les "disparités spectaculaires" entre le nombre de metteurs en scène masculins et féminins en demandant aux pouvoirs publics d'enquêter sur "cet échec systématique".
   
La sélection des Oscars cette année avait aussi fait polémique car aucune femme n'avait été sélectionnée pour le prix du meilleur réalisateur malgré la présence du très acclamé "Selma", d'Ava DuVernay, dans les finalistes pour le meilleur film.

Catherine Hardwicke, metteur en scène de la saga romantique à succès des "Twilight", racontait récemment dans le magazine The Frame qu'après le succès de ces films, elle s'attendait à "recevoir ces fameux contrats pour trois films d'un coup, ou un bureau dans un studio, ou une voiture comme ils donnent à tous ces réalisateurs. Au final, je n'ai rien reçu, à part un mini-cupcake".

Toute l'industrie est concernée

Pour Sarah de Gaudemar, qui travaille dans le studio de dessins animés en stop-motion Stoopid Buddy Stoodio, un domaine particulièrement masculin, toute l'industrie du divertissement est concernée. "Les hommes qui dirigent les studios ne se rendent pas compte qu'il y a un problème. Ils associent juste telle position hiérarchique à un homme. Quand une femme arrive dans l'équation, elle n'est pas traitée de la même façon", ajoute-t-elle.

Un avis partagé par la réalisatrice Becky Smith, qui enseigne à la UCLA School of Theatre film and television: "Ce n'est pas clairement formulé mais il y a une perception selon laquelle les hommes sont plus à même de gérer une grosse équipe et d'avoir une conversation technique. Ou que les femmes pleurent sur les plateaux. Ce qui est totalement faux".

Des femmes passent à l'action


En réaction, des réalisatrices ont monté une page Tumblr,Shit People Say To Women Directors (and Other women in Film),pour permettre aux femmes dans le cinéma de partager publiquement leurs témoignages sur le sexisme ordinaire du milieu. Ici c'est une dessinatrice de film d'animation à qui on demande de rendre le personnage âgé de 8 ans "plus sexy". Une autre qui s'entend dire qu'elle ne pourra pas se servir d'une caméra parce que sa poitrine la gênerait. Mais le témoignage le plus courant est celui d'une réalisatrice qu'un membre de la production cherche forcément parmi les hommes...

Des comédiennes prennent aussi les devants, comme l'oscarisée Reese Witherspoon, 39 ans, qui a fondé sa maison de production avec pour ambition de créer "des rôles forts" pour les femmes. Elle a déjà cofinancé "Gone Girl" et "Wild", tous deux salués par le public et la critique.


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MessageSujet: Une pluie de sexisme s’abat sur la France !   Lun 3 Aoû - 0:21



Une pluie de sexisme s’abat sur la France ! Anne-Cécile Mailfert et Mathilde Roué, groupe Parité d'Osez le féminisme !


Anne-Cécile Mailfert et Mathilde Roué a écrit:
Un an après l’appel « sexisme : ils se lâchent, les femmes trinquent ! », des responsables politiques de sexe masculin et des journalistes hommes retombent dans leurs travers archaïques, se livrant à nouveau au sexisme le plus décomplexé. Ils se lâchent encore et, cette fois, ce sont les femmes politiques qui trinquent. En mettant ce sexisme en perspective des dernières élections présidentielles et législatives qui ont remis au premier plan la question de la place des femmes dans l’espace politique, on peut se demander si nous ne sommes pas face à une stratégie collective (consciente ou non ?) d'un certain nombre d'hommes de refus de partage du pouvoir avec les femmes. Car ces remarques sexistes quotidiennes, par leur nature et leur nombre, loin d’être des blagues « potaches » sans conséquence, contribuent en fait à maintenir et légitimer l’exclusion des femmes du pouvoir. Cet ostracisme n’est pas nouveau : il prend notamment racine dans notre tradition démocratique rousseauiste qui prétend justifier l'éviction des femmes du pouvoir par leur prétendue incapacité naturelle à penser rationnellement et à gouverner. Ces hommes responsables politiques et journalistes se font en effet les gardiens de cette aberration historique qu’est la stratégie d'éviction des femmes du projet humaniste.

Ce lundi 23 juillet au matin, sur Europe 1, Daniel Schick recevait Fleur PELLERIN, la ministre déléguée chargée des PME, de l’Innovation et de l’Economie numérique. Sa première question portait sur les raisons de sa nomination : « êtes-vous ministre parce que vous êtes une belle femme issue de la diversité ? Parce que vous appartenez à une minorité peu visible ? Que vous êtes la preuve de ce qu'est une adoption réussie ? »… Il y a quelques jours, un député lui demandait si elle était là pour faire le « pot de fleurs »… Est-il donc toujours si inconcevable qu’une femme puisse avoir la capacité de gouverner qu’il faille trouver d’autres raisons que ses seules compétences et faire de ce soupçon d'incompétence naturellement féminine un éternel marronnier d'humoriste raté ?

Elle n’est pas la seule à faire les frais du machisme qui règne en politique, peut-être davantage, encore, que dans le reste de la société.

Pas plus tard que ce mardi 17 juillet, Cécile DUFLOT, Ministre de l’Egalité des territoires et du Logement, a subi des remarques salaces, huées, sifflements et autres bruits machistes, de la part de députés UMP, dans l’Assemblée nationale ! Le prétexte du défoulement sexiste : une robe à fleurs ! Mardi encore, Rachida DATI, ancienne garde des sceaux du gouvernement Sarkozy, a essuyé une remarque en rapport avec ses goûts vestimentaires : "Je ne suis pas sûr que Vuitton ou Dior ait sa place à ce niveau là", a déclaré Bernard DEBRÉ, député, à propos de la candidature de Mme Dati à la tête de l’UMP.

Décidément, les femmes politiques dérangent un certain nombre de leurs homologues masculins et de journalistes : cramponnés à la cooptation entre hommes, ils semblent déterminés à proclamer haut et fort ce que leur soufflent les émois de leurs zizis et leur misogynie à peine voilée. Direct Matin en donne la preuve, le 26 juin, en publiant un article intitulé « Un vent de glamour souffle sur le palais Bourbon », listant les députées les plus glamour de l’Assemblée nationale. On peut aussi citer la fameuse phrase de Jean GLAVANY à propos de la candidature d’Elisabeth GUIGOU au perchoir : c’est « l'adéquation d'un homme pour le poste » qui compte et cela « ne se mesure pas à la longueur des cheveux ou de la jupe ».


Enfin, une dernière et non des moindres. Le 24 mai, Patrick BESSON, éditorialiste au journal Le Point, expose son point de vue sur les femmes du gouvernement AYRAULT : « La parité, ça fait un peu partouze straight ». Il dépeint alors Najat VALLAUD BELKACEM en « l’ingénue libertaire », Aurélie FILIPETTI « la séductrice culturelle », Delphine BATHO « l’associative hitchcockienne », Sylvia Pinel «  la radicale chic », Christiane Taubira « le tanagra guyanais », Fleur Pellerin « la geisha intellectuelle », Yamina Benguigi. « la shéhérazade cinématographique ». La tirade trahit à quel point sexisme et racisme sont imbriqués...

Alors que le gouvernement est enfin paritaire et que l’Assemblée Nationale en prend - mollement - le chemin (nous venons de doubler l’Afghanistan au classement mondial, en passant de 82% d’hommes à 73%, Hourra !), journalistes comme politiciens s’attachent à commenter l'allure des femmes politiques, mettant en question leurs compétences et évitant de parler de ce qu’elles ont à dire. Ces propos en disent long sur la place accordée aux femmes en politique : on les y tolère à condition de les traiter comme des objets glamour, des véritable faire-valoir symboliques du gouvernement. On leur demande de plaire et de se taire.

Comment, alors, ne pas penser que nous sommes simplement face à une caste d’hommes, peut encline à partager le pouvoir qu’ils monopolisent depuis toujours, refusant d’accepter de nouvelles concurrentes ? Ne sommes-nous pas face à des stratégies classiques de maintien des privilèges ? Comme à chaque prémisse ou esquisse d'avancée féministe, des hommes se cramponnent à leurs privilèges et entendent bien continuer à confisquer le pouvoir politique aux femmes. La stratégie de dissuasion est toujours à peu près la même : tout faire pour écoeurer les femmes politiques et celles qui pourraient s'en inspirer et leur faire intérioriser le sexisme contre elles mêmes.

Loin d’être une série de cas isolés, tous ces épisodes sont la preuve, s’il en fallait, que nous sommes bien face à un système d’exclusion des femmes du pouvoir.

Le cœur de notre combat pour la parité se situe dans une double perspective. La parité, c’est finaliser l’effort démocratique et rendre le pouvoir enfin accessible à tou-te-s, en questionnant les modes d’accès au pouvoir et son partage : il faut se battre pour la limitation du cumul des mandats, pour l’annulation des subventions aux partis qui ne respectent pas la parité et la garantie constitutionnelle de la parité… Mais notre combat pour la parité, c’est aussi questionner notre capacité à combattre les diktats sexistes et le système de la domination masculine et à construire l'égalité femmes-hommes dans tous les domaines. Reconnaître la compétence des femmes à exercer le pouvoir est central et transcende le monde politique. En effet, ces remarques sexistes affectent toutes les femmes et nous conditionnent toutes et tous. En cela, permettre la réelle accession des femmes au pouvoir est indispensable à la construction d'une société réellement égalitaire. En cela, un signal fort du Président de la République à l’endroit du personnel politique masculin serait bienvenu.

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MessageSujet: Re: la DOMINATION MASCULINE en FRANCE : machisme, travail, domesticité, violences...    Lun 3 Aoû - 1:27








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MessageSujet: Re: la DOMINATION MASCULINE en FRANCE : machisme, travail, domesticité, violences...    Lun 3 Aoû - 1:29





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MessageSujet: Re: la DOMINATION MASCULINE en FRANCE : machisme, travail, domesticité, violences...    Lun 3 Aoû - 1:35


80% des femmes confrontées au sexisme au travail


80% des femmes salariées disent être confrontées aux remarques et comportements sexistes sur leur lieu de travail, selon un rapport du Conseil supérieur de l'égalité professionnelle (CSEP).

Citation :
C'est un chiffre alarmant. 80% des femmes salariées disent avoir déjà été confrontées à des attitudes ou remarques sexistes sur leur lieu de travail, selon un rapport* du Conseil supérieur de l'égalité professionnelle (CSEP) remis vendredi à la ministre des Affaires sociales, Marisol Touraine.

"Huit femmes sur dix et autant d'hommes interrogés ont notamment été témoins de blagues sur les femmes et 50% des femmes en ont été la cible", précise 20 Minutes. Des remarques qui auraient un impact direct sur la performance au travail puisque 93% des salariées estiment que cela peut amoindrir leur sentiment d'efficacité.

Encore plus étonnant, 21% des personnes interrogées dans cette étude se disent "plutôt d'accord" pour dire que "dans l'idéal, les femmes devraient rester à la maison pour élever leurs enfants".

Trois types de sexisme

Trois formes de sexisme sont distinguées dans le rapport du CSEP : le sexisme "hostile" du type "les femmes sont nulles en mathématiques", le "sexisme subtil ou masqué", qui passe notamment par l'humour ou le "sexisme ambivalent, voire bienveillant" comme le paternalisme infantilisant.

Le problème reste d'ailleurs compliqué à identifier, selon les auteurs de l'étude, car "la limite entre les actes, propos, attitudes acceptables et ceux qui ne le sont pas, (...) entre les propos blessants et humiliants et les propos humoristiques" n'est pas évidente.

Face au problème, le rapport préconise une série de mesures, parmi lesquelles : "lancer une campagne nationale de communication dans les médias", "recommander aux employeurs de former l’ensemble des salarié-e-s" sur ce sujet ou encore "introduire des questions sur le sexisme dans les enquêtes publiques".

*Enquête de 2013 à laquelle environ 15 000 salariés ont répondu.




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MessageSujet: Re: la DOMINATION MASCULINE en FRANCE : machisme, travail, domesticité, violences...    Lun 3 Aoû - 1:37







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MessageSujet: Re: la DOMINATION MASCULINE en FRANCE : machisme, travail, domesticité, violences...    Lun 3 Aoû - 1:45



Europe




Etude portant sur les couples dont l’homme et la femme travaillent ,et ayant au moins un enfant de moins de 14 ans. Sources : Ined et Insee. Adaptation de l’enquête Etude des relations familiales et intergénération­nelles (Erfi) issue des enquêtes Generations and Gender Survey (GGS) de la Commission écono­mique des Nations unies pour l’Europe, automne 2005/Drees, Etudes et résultats n°570, avril 2007.

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MessageSujet: Re: la DOMINATION MASCULINE en FRANCE : machisme, travail, domesticité, violences...    Lun 3 Aoû - 1:52




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MessageSujet: violences conjugales   Lun 10 Aoû - 3:27



"Je n'ai jamais eu aussi peur de lui. J'ai cru que j'allais mourir", a déclaré la jeune femme aux policiers.

De peur que son mari violent ne la tue, selon elle, une jeune Marocaine de 19 ans a sauté par la fenêtre de l'appartement conjugal à Valentigney, situé au deuxième étage. Elle est gravement blessée.

Citation :
Mercredi vers 2h30 du matin, à Valentigney, dans le Doubs, une jeune femme de 19 ans s'est défenestrée pour échapper à son mari qui l'étranglait pendant leurs ébats. "Elle a déclaré avoir craint pour sa vie à un point tel qu'elle a préféré sauter par la fenêtre", a déclaré à le vice-procureur de Montbéliard, Lionel Pascal, confirmant une information de l'Est Républicain.

A l'issue de sa garde à vue jeudi après-midi, le mari, âgé de 23 ans, a été mis en examen pour violences sur conjoint et placé sous contrôle judiciaire, avec l'interdiction d'entrer en contact avec la victime. Il a nié les brutalités mais reconnu avoir serré le cou de sa femme au cours des ébats intimes. C'était, affirme-t-il pour "la stimuler sexuellement".

"Une personne (...) qui est dans la crainte"

Les jours de la jeune femme ne sont pas en danger mais elle souffre de multiples fractures - du poignet, bassin, du rachis. Son audition a été compliquée en raison de son hospitalisation, et aussi parce qu'elle ne parle pratiquement pas le français, a précisé Lionel Pascal. Le premier bilan médical fait état d'une ITT de 60 jours, rapporte le journal local.

"C'est une personne très impressionnable, qui est dans la crainte, aussi bien de son mari que des policiers", a ajouté le vice-procureur. Selon le magistrat, à l'arrivée des policiers sur place dans la nuit de mardi à mercredi, son mari aurait dit en arabe à sa femme de "se taire sur ce qui s'est passé".

Les enquêteurs ont retrouvé dans l'appartement les traces d'une violente dispute. La jeune femme avait également des hématomes au cou, ayant été étranglée par son mari lors d'un rapport sexuel "consenti" selon les dires des deux époux, a encore rapporté le vice-procureur.








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MessageSujet: Un viol est déclaré toutes les 40 minutes, soit 33 chaque jour   Mar 11 Aoû - 10:14


France. Un viol est déclaré toutes les 40 minutes, soit 33 chaque jour
11 août


Les Français dénoncent de plus en plus souvent les cas de viol, avec une augmentation approchant les 20% sur cinq ans


Le nombre de viols dénoncés aux autorités a augmenté de 18% en cinq ans en France, selon Le Figaro, qui précise qu'un viol est déclaré toutes les 40 minutes.

Citation :

« Sur les cinq dernières années, les viols dénoncés aux autorités ont augmenté de 18% (de 10 762 faits en 2010 à 12 768 faits en 2014), tandis que les viols sur mineurs ont grimpé, dans le même temps, de plus de 20% (de 5751 à 6936 faits répertoriés) », écrit Le Figaro, selon des données que le quotidien a pu consulter.

« Trente-trois viols sont déclarés chaque jour en France, soit un toutes les quarante minutes en moyenne! », note Le Figaro avant de souligner qu'« il ne s'agit que des affaires signalées aux autorités de police et transmises aux parquets ».

Encore trop de cas passés sous silence

« La zone grise demeure considérable. Les enquêtes de victimation (ces sondages de grande ampleur réalisés par l'Insee auprès de victimes, NDLR), attestent que le taux de plainte pour viol est inférieur à 10% »,
explique au journal Christophe Soullez, le directeur de l'Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales (ONDRP).

Le nombre de faits rapportés à la population place « la Guyane en tête des départements les plus exposés à ce type d'atteintes, statistiquement parlant: un viol annuel pour 2000 habitants en moyenne. La Martinique et la Guadeloupe affichent également des taux de signalement particulièrement élevés », détaille le journal.

« Paris arrive juste en-dessous dans le classement, avec plus de 600 viols déclarés en 2014. Ailleurs en métropole, ce sont les secteurs ruraux comme la Sarthe, l'Yonne, l'Orne ou le Loiret qui déclarent le plus d'affaires par habitant », conclut Le Figaro.


viols en France, actualités

en images

statistiques

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MessageSujet: Re: la DOMINATION MASCULINE en FRANCE : machisme, travail, domesticité, violences...    Ven 11 Sep - 16:36

LA PARISIENNE / LE PARISIEN

Emploi : les préjugés perdurent sur les femmes de plus de 45 ans AFP 10 Sept. 2015


Mauvaise connaissance des nouvelles technologies, manque de dynamisme ou temps restant à travailler au sein de l'entreprise trop court sont les préjugés le plus souvent associés aux femmes de plus de 45 ans en recherche d'emploi

Les femmes de plus de 45 ans en recherche d'emploi restent victimes de stéréotypes tenaces. Deux cabinets de recrutement sur trois admettent même que l'apparence physique peut être un frein à leur embauche, selon une enquête menée pour l'association Force Femmes.

Citation :
Coût salarial, mauvaise connaissance des nouvelles technologies, manque de dynamisme ou temps restant à travailler au sein de l'entreprise trop court leurs sont le plus souvent associés, d'après cette enquête réalisée entre le 18 mars et le 29 mai auprès de 83 DRH, 51 cabinets de recrutement et 776 femmes de plus de 45 ans au chômage.

Ces stéréotypes sont partagés à la fois par les cabinets de recrutement, les DRH et les femmes elle-mêmes. Ces dernières intègrent ces préjugés jusqu'à s'autocensurer dans leurs démarches, relève l'association qui accompagne les femmes de plus de 45 ans dans leur recherche d'emploi ou de création d'activité.

Les résultats de l'enquête, analysés par Ipsos, ont été débattus jeudi lors d'un séminaire, organisé par Force Femmes, en collaboration avec le ministère du Travail, sur les enjeux sociologiques, démographiques et économiques de la mixité professionnelle et les initiatives possibles pour favoriser l'intégration des femmes de plus de 45 ans dans l'emploi.

68% des femmes estiment que le fait d'être une femme n'est pas discriminant

Près de 300 professionnels de l'emploi devaient y participer, en présence de la ministre du Travail Myriam El Khomri et de Pascale Boistard, secrétaire d'Etat chargée des Droits des femmes. La moitié des cabinets de recrutement et 76% des femmes interrogées se rejoignent sur un point : l'âge peut être un facteur discriminant et un frein dans une recherche d'emploi. En revanche, 68% d'entre elles estiment que le fait d'être une femme n'en est pas un.

Elles sont aussi 64% à ressentir des freins personnels dans leur projet professionnel, comme le manque de confiance en soi et en ses compétences. 76% des cabinets de recrutement pensent que ces femmes font preuve d'autocensure et 47% considèrent qu'il est difficile de «placer une femme de plus de 45 ans».  Les DRH sont 81% à estimer que le CV ne devrait pas être anonyme.

Les recruteurs reconnaissent toutefois des avantages à ces profils: expérience, autonomie, organisation, capacité de recul. Et les femmes en ont conscience: 60% se déclarent confiantes en l'avenir.  Enfin, la majorité des femmes interrogées, dont plus de la moitié étaient au chômage depuis plus d'un an, accepteraient de faire des concessions sur le salaire (68%) ou la durée du contrat (62%) pour retrouver un emploi.




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MessageSujet: Re: la DOMINATION MASCULINE en FRANCE : machisme, travail, domesticité, violences...    Ven 25 Sep - 3:30



Egalité professionnelle entre femmes et hommes : la route est encore longue 24 Sept. 2015

Les femmes gagnent en moyenne toujours moins que les hommes, et accèdent plus difficilement à des postes à hautes responsabilités, selon un nouveau rapport portant sur l'égalité professionnelle et le leadership féminin.  

Les femmes représentent 9% des PDG et 37% des entrepreneurs dans le monde
ainsi que 39% de la population de cadres en France.

L’égalité professionnelle progresse, mais à tout petits pas. Selon un rapport du Programme EVE, initiative de grandes entreprises en faveur du leadership féminin, et du cabinet Donzel, les femmes au niveau mondial gagnent toujours, en moyenne, 18% de moins que les hommes. Et elles ne sont que 13% seulement à siéger dans les conseils d’administration, contre 9% au poste de PDG.

Citation :
Les auteurs de ce document, consultable sur le site www.eveprogramme.com, ont compilé plus de 350 données quantitatives sur l’égalité professionnelle femmes/hommes et le leadership au féminin, pour parvenir aux résultats suivants.

Toujours des écarts de revenus

On recense, dans le monde, 1,3 milliard de femmes de plus de 15 ans qui travaillent. En Europe, elles représentent 45,7% de la population active et en France 47,8%. D’après ce rapport, les femmes européennes aux plus hauts revenus gagnent 7% de moins que les hommes de la même catégorie, celles de la «classe moyenne» 25% de moins, et les plus faiblement rémunérées, 10% de moins que leurs confrères masculins.

Elles sont également deux fois moins que les hommes à se lancer dans la création d’entreprise, malgré une même attirance pour l’entrepreneuriat. 42% des entrepreneures françaises considérant en effet qu’il est plus difficile pour elles de convaincre investisseurs et banquiers.

Les femmes sont aussi moins représentées dans les hautes fonctions, avec seulement 9% de PDG femmes, 37% d’entrepreneures dans le monde et 39% de la population de cadres en France.

Egaux face au chômage

Toujours selon ce document, 50,4% des femmes actives, dans le monde, occupent un emploi vulnérable. 77% des salariés à temps partiel, en Europe, sont d’ailleurs des femmes. Et 62% des emplois non qualifiés en France sont occupés par la gente féminine. A noter également : 80,9% des nouvelles embauches de femmes se font en CDD, contre 71,5% pour les hommes.

Et la «double journée» reste une réalité : les femmes effectuent ainsi 69,8% des tâches domestiques dans la zone OCDE. 88,8% des dirigeants français citent par ailleurs les contraintes de la vie familiale comme la première cause de discrimination des femmes au travail.

En revanche, le chômage, lui, touche autant les hommes que les femmes : le taux mondial s'établit ainsi à 6%, et celui des femmes à 6,1%. Les femmes et les hommes sont aussi inégaux, face à l’enseignement. Ainsi, dans la zone OCDE, 72% des femmes, entre 25 et 64 ans, sont au moins diplômées de l’enseignement secondaire, contre 75% des hommes. Par ailleurs, dans le monde, 31 millions de filles en âge de fréquenter l’école ne sont pas scolarisées, soit 53,4% des enfants non scolarisés. Les femmes représentent aussi 65% de la population analphabète mondiale.




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MessageSujet: Re: la DOMINATION MASCULINE en FRANCE : machisme, travail, domesticité, violences...    Lun 5 Oct - 15:23


Rueil : deux semaines de lutte contre violences faites aux femmes 04 Oct. 2015



Les deux expositions sur les violences faites aux femmes durent jusqu’au 16 octobre
à la médiathèque de Rueil

Citation :
C’est parti pour deux semaines consacrées aux violences faites aux femmes à Rueil. Ce week-end a eu lieu le vernissage des deux expositions « Toi femmes » et « Portraits de femmes ». Ensuite, jusqu’au 16 octobre, des tables rondes, concerts, projection de film ou pièce de théâtre sur le sujet sont organisés par la ville.


L’objectif est d’inciter les femmes à sortir du silence et de les orienter vers des structures adaptées. Chaque année, en France, au moins 216 000 femmes sont victimes de violences conjugales.

Plus d’informations sur le programme sur http://www.toifemmes.com/


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MessageSujet: Re: la DOMINATION MASCULINE en FRANCE : machisme, travail, domesticité, violences...    Jeu 29 Oct - 5:20

Egalité femmes-hommes : les syndicats encore bien loin de la parité Le Monde.fr | 28.10.2015 Mathilde Damgé  


Citation :
Depuis le mois d’août, la loi relative au dialogue social et à l’emploi impose, pour les élections professionnelles (qui élisent les délégués du personnel, les représentants syndicaux, les membres du CHSCT…), des listes syndicales alternant les candidats de chaque sexe. Reste que, « plus on monte dans la hiérarchie, moins les instances [représentatives] sont féminisées ». C’est la conclusion du dernier rapport du Conseil économique, social et environnemental (CESE) sur « Les forces vives au féminin » qui, reprenant la phrase de la féministe Françoise Héritier, assure : « La parité s’arrête là où le pouvoir commence. »

Les femmes au secours du syndicalisme

La Confédération européenne des syndicats (CES) mesure chaque année depuis 2008 les tendances de l’affiliation féminine dans les confédérations syndicales nationales.

En se basant sur les 40 confédérations pour lesquelles elle dispose de chiffres pour 2013 et 2014, l’enquête constate que l’augmentation du nombre d’affiliées permet de limiter la diminution du taux de syndicalisation général en Europe :

« Parmi les 22 confédérations qui font état d’une baisse de leurs effectifs totaux, 12 ont enregistré une augmentation du nombre de leurs membres féminins. 10 autres ont enregistré une baisse, mais dans 4 d’entre elles l’affiliation féminine était plus élevée en dépit de cette baisse globale, et chez 4 autres, le pourcentage des femmes est inchangé. »


Pour les sept dernières années, la CES dispose des données de 24 confédérations, données qui confirment une tendance longue à l’augmentation du nombre de membres féminins en termes bruts (487 965 personnes), contre une diminution du nombre total de membres (-496 813). Une tendance qui se vérifie dans la proportion d’hommes et de femmes au sein des syndicats.


Les effectifs syndicaux en pourcentage des hommes (bleu) et des femmes (rouge)

Peu de postes à responsabilités au féminin

Malgré un nombre de militantes et bénévoles en augmentation, et une part de femmes syndiquées qui tend à se rapprocher de leur poids sur le marché du travail, la participation des femmes aux exécutifs syndicaux ne progresse que très lentement. Et le nombre de dirigeantes reste en retrait par rapport à celui des dirigeants.


Un tiers des postes à responsabilités pour les femmes

En 2014 en Europe, on ne relève à la tête des confédérations nationales affiliées à la CES que 4 présidentes pour 35 présidents et 9 secrétaires générales pour 27 secrétaires généraux


Source : Confédération européenne des syndicats

« Il apparaît qu’au fil des années, rares ont été les cas où l’augmentation du nombre de femmes affiliées s’est accompagnée d’une augmentation parallèle du nombre des femmes au sein des instances dirigeantes des syndicats ou de femmes occupant des postes à responsabilités au sein des confédérations et/ou des fédérations syndicales européennes », estime Jane Pillinger, une chercheuse irlandaise, dans un guide pratique sur la diversité destiné aux syndicats.

Les organisations ayant porté le plus de responsables féminines à leur tête sont celles des pays scandinaves (Suède et Norvège). Par ailleurs, seules deux confédérations ont un organe de décision où les femmes sont majoritaires : l’Organisation centrale des travailleurs intellectuels de Suède (SACO), dont le conseil d’administration est composé de 55 % de femmes, et l’Association des syndicats d’Estonie (EAKL) dont le comité exécutif comporte 52 % de femmes et son comité de direction, 42 %. Dans ce dernier, néanmoins, aucun des postes les plus importants n’est occupé par une femme.

Quant aux postes ayant une dimension de « leadership » politique, ils ne sont occupés qu’à 10 % par des femmes en Europe.

La France à la traîne

Si, sur l’ensemble des salariées européennes, le CES évalue à un peu plus de 44 % en 2014 la part des femmes syndiquées, le chiffre tombe à 7,5 % en France.

En 2014, il y avait 37 % de femmes parmi les adhérents de la CGT, 47 % à la CFDT, 45 % à FO, 42 % à la CFTC, 29 % à la CFE-CGC et 52 % à l’Unsa. Mais seule Nicole Notat (CFDT) a accédé à la tête de l’une des principales centrales syndicales.

La CGT est la seule des grandes confédérations syndicales à avoir mis en œuvre une Charte de l’égalité hommes-femmes qui fixe des règles précises concernant notamment la parité au sein de ses instances dirigeantes (bureau et commission exécutive).

La CFDT a commencé à exiger que 30 % des membres du bureau national soient des femmes, ce qui lui a permis de passer de 13 femmes (sur 38 membres) en 2007 à 16 aujourd’hui. En parallèle, depuis le dernier congrès, les femmes représentent la moitié de la commission exécutive, composée de 10 membres.

« Cependant, si le volontarisme de ces deux confédérations a permis de faire avancer rapidement l’égalité d’accès des femmes aux instances confédérales, le cumul des mandats dans le temps, qui concerne majoritairement les hommes, continue de leur donner un avantage en termes d’influence », regrette la rapporteuse de l’enquête, Claire Guichet, membre du CESE et candidate EELV aux élections régionales en Ile-de-France.

Bastions masculins

Et les syndicats patronaux ne font pas mieux : en 2015, le conseil exécutif du Medef compte 17 % de femmes, le conseil national de l’Union professionnelle artisanale (UPA) 19 % et le bureau national de l’Union nationale des professions libérales (UNAPL) 16 %. En revanche, la nouvelle équipe dirigeante de la CGPME en compte 36 %.

En outre, dans les organisations patronales, il y a aussi une division sexuée du travail de la représentation. Il existe plus de 70 000 mandats à pourvoir dans plus de 500 organisations différentes : les prud’hommes, les mandats sociaux, ceux liés à l’emploi ou à l’apprentissage sont les plus confiés aux femmes tandis que les mandats économiques, notamment dans les chambres consulaires, ou plus stratégiques comme le 1 % logement, sont des bastions masculins.

Il s’agit d’un choix politique de la part des dirigeants actuels, insiste le CESE, puisque « l’engagement militant constitue souvent un marchepied vers la prise de responsabilités dans d’autres domaines, notamment politiques et économiques ».




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MessageSujet: Re: la DOMINATION MASCULINE en FRANCE : machisme, travail, domesticité, violences...    Mar 24 Nov - 21:06




Les violences conjugales : un divertissement médiatique Un collectif d’Acrimed, mardi 24 novembre 2015

Les faits divers, qui monopolisent avec des anecdotes un large espace dans les médias, alors que cet espace pourrait servir à l’information et à la discussion démocratique, posent comme anodins, divers et divertissants, des phénomènes sociaux et donc politiques. C’est le cas par exemple des violences conjugales, dont le traitement médiatique sera l’un des objets du Jeudi d’Acrimed consacré aux violences faites aux femmes, organisé en présence d’Audrey Guiller et Lénaïg Bredoux le 26 novembre.


voir les exemples dans l'original d'Acrimed
Citation :
La presse quotidienne régionale (PQR) offre une large place aux « faits divers ». Que le lectorat désire être informé sur ce qui se passe dans son environnement social le plus proche, c’est tout à fait légitime. C’est même une nécessité que de le connaitre, pour s’y impliquer et exercer ses droits démocratiques. Pourtant, face à un tel enjeu, la PQR traite souvent de la vie sociale locale comme d’un empilement de faits « divers ». Tendance que l’on retrouve dans la presse dite gratuite.

Mais un sujet aussi grave que les violences conjugales, qu’elles soient verbales, psychologiques, physiques ou sexuelles [1], pourrait, et devrait, faire l’objet à la fois d’une information précise sur la possible qualification délictuelle ou criminelle des faits [2], et d’une analyse plaçant chaque cas dans le contexte plus général des violences faites aux femmes.

Le fait de présenter les violences conjugales – et plus largement les violences patriarcales, comme le sexisme, le harcèlement de rue ou les discriminations – comme ponctuelles, est une démarche qui masque la récurrence de ces violences, gomme ce qu’elles ont d’horriblement ordinaire. Cela trompe le public et lui suggère deux idées antinomiques et néanmoins dévastatrices : que les violences conjugales sont des actes sortant de l’ordinaire, qui n’arriveraient pas à des personnes normales ; que la violence en elle-même, si tristement banale, n’est pas intéressante à relater.

Un rubriquage à charge

Par le simple fait de placer les violences conjugales dans la rubrique des « Faits divers », les rédactions prennent le parti de les mesurer à des informations de nature bien différente. Par exemple, si le « Fait divers du jour » de Metronews se veut toujours décalé, il peut être à connotation sociale (« Elle conserve le cadavre de sa mère de 93 ans pour toucher ses allocations » le 2 octobre 2015), sexuelle (« La partie de sexe entre deux profs a été enregistrée par un élève » le 11 septembre) ou carrément loufoque (« Ils déterrent un cadavre et font de son crâne… un cendrier » le 13 octobre). Quel message cela renvoie-t-il aux lecteurs quotidiens de ces titres ? Que les violences conjugales sont des événements un peu fous qui arrivent à des gens différents d’eux.

Par ailleurs, en l’absence d’analyse, les violences conjugales n’émergent dans la lumière médiatique qu’à l’occasion des faits les plus graves, tandis que tout le continuum de la violence, qui rend possibles ces issues fatales, est occulté. Exit l’isolement progressif de la victime, exit la destruction de son ego, des techniques pourtant quasiment toujours mises en œuvres par les auteurs de ces violences. De cela, le MetroNews du 12 décembre 2014 ne retiendra qu’une fin sordide.


The show must go on

Pour être aussi divertissantes que les autres faits « divers », les violences conjugales sont souvent mises en spectacle. Première conséquence : les violences les plus tristement ordinaires sont donc les moins traitées, et les moins dénoncées ; en revanche, les « affaires » sortant de l’ordinaire – ou l’aspect extra-ordinaire d’affaires par ailleurs ordinaires – sont surtraitées.

Il faut aussi noter que l’événement mis en avant n’est jamais la violence en elle-même, mais plutôt son contexte décalé : le jour de la Saint-Valentin, la permission d’un militaire, les deux chatons victimes collatérales, le collier du chien, l’ivresse et l’accumulation. Ainsi, l’acte de violence est placé au rang de simple circonstance, ce qui le banalise.

Contrairement à ce que ces articles pourraient laisser croire, rappelons que, dans 70 % des cas de violences conjugales, l’alcool n’est pas impliqué.

La rédaction s’en tient à l’anecdote, et le lecteur, attiré par le titre racoleur, n’apprendra rien, ni du phénomène social que sont les violences conjugales, ni de leurs causes et conséquences dans la société, ni même sur la fréquence des faits évoqués… Sans parler de la manière de lutter contre ces violences ou d’une quelconque information aux lectrices potentiellement concernées [3].


Une sémantique lourde de sens

« Sa femme » : notons l’emploi de l’adjectif possessif et l’usage systématique de la désignation « femme », réduisant encore davantage l’identité de la victime à sa seule qualité d’épouse, occultant ainsi le reste de son existence. À l’opposé, on pourra retrouver bien légitimement pour d’autres assassiné-e-s, une courte description de leur vie, de type « il avait deux enfants », « elle rendait toujours service à ses voisins ».

Mais ici, c’est bien l’agresseur qui marque l’histoire et, dès le titre, c’est son histoire à lui qui est exposée au lecteur. En témoigne l’utilisation de la troisième personne du singulier, assortie parfois de guillemets donnant directement la parole à l’agresseur. Ainsi dans La Voix du Nord le 21 février 2015.

Certaines descriptions vont jusqu’à minimiser la violence, parlant de simple « dispute » :

En l’absence d’analyse sociologique, la recherche des causes de ces violences ne se fait que dans les individus impliqués : l’auteur, voire la victime elle-même. Ainsi, « s’il bat sa femme, c’est parce qu’il est jaloux » ou encore, « parce qu’elle fait de la sorcellerie ».

La palme revenant probablement à cette « Une » de L’Indépendant :

No comment.

***

Rappelons que dans les faits, invariablement, les violences conjugales se répètent à travers des scénarios similaires, à l’opposé du simple fait « divers », qui au contraire comporte un caractère sortant de l’ordinaire. Une enquête de l’INSEE de 2011 sur les violences physiques et sexuelles montre par exemple que plus de 30 % de ces agressions sont perpétrées par un conjoint ou ex-conjoint. De même, les chiffres officiels relèvent que près de 40% des viols, tentatives de viols et autres agressions sexuelles sont le fait d’un conjoint et que, chaque année, au moins 216 000 femmes de 18 à 75 ans sont agressées par un conjoint ou ex-conjoint. Ces chiffres ne varient pas depuis de nombreuses années.

Soulignons également qu’à de rares exceptions près, les médias se refusent à employer, ou même à simplement interroger, un qualificatif pourtant de plus en plus usité, celui de féminicide. Ce terme, défini dans le Robert comme le « meurtre d’une femme, d’une fille en raison de son sexe », qui place d’emblée les violences faites aux femmes dans un contexte sociopolitique général, celui du patriarcat, a été reconnu juridiquement dans plusieurs pays, comme la Bolivie, le Brésil ou l’Espagne, et actuellement plusieurs associations se battent pour qu’il en soit de même en France [4]. Un sujet probablement moins « vendeur » que des « faits divers extraordinaires »…

À l’heure où les violences conjugales sont souvent dissimulées par les victimes elles-mêmes, qui sont isolées et peinent à trouver une écoute bienveillante de la société, les médias ont une responsabilité quant à la façon dont ils mettent en récit le monde social. Traiter les agressions patriarcales comme des accidents épars, exceptionnels, qui seraient le fait d’individus malades, alcoolisés et marginaux, conduit les victimes à garder le silence, et fait le jeu de la perpétuation de ces violences.


La presse nationale n’est bien sûr pas exempte de ce type de traitement. Deux exemples parmi bien d’autres : Le Parisien-Aujourd’hui en France et ses pages locales et Europe 1.


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MessageSujet: Re: la DOMINATION MASCULINE en FRANCE : machisme, travail, domesticité, violences...    Mar 24 Nov - 21:11


Combien ça vaut, une femme violée ? 24 nov. 2015 Caroline De Haas

Des centaines de milliers de femmes sont victimes de violence autour de nous. Parmi nos collègues, nos ami-e-s, nos familles. Mais c'est quoi notre foutu problème ? Coup de gueule et coup de fatigue.

Caroline De Haas a écrit:
Chaque 25 novembre, nous regardons, découvrons ou relayons les chiffres des violences contre les femmes. Et chaque 26 novembre, on tourne la page en attendant l’année suivante.

On tourne la page. Et restent sur le terrain les associations qui accueillent les victimes, les quelques professionnelles et professionnels qui se forment et travaillent sur le sujet. Et les femmes. Les centaines de milliers de femmes qui subissent les violences, insultes, pressions, mains aux fesses, humiliations, coups, viols, brulures, tortures, prostitutions, séquestrations, …

Chaque jour qui passe, notre société laisse des vies, des corps, des énergies, des ambitions, des familles, des enfants être abimés, cassés, ralentis. Chaque jour qui passe, notre société laisse des hommes taper, insulter, violer, harceler des femmes juste parce qu’elles sont femmes.

Comment pouvons-nous tolérer ça ?

(Là, vous vous dites : elle y va fort quand même. C’est vrai, c’est quand même pas ma faute si des femmes sont victimes de violences)

Et bien, je vais vous dire : je pense que si.

C’est de ta faute. Et de la mienne. Et celle de ton voisin ou de ta voisine. C’est notre faute à toutes et tous. Parce qu’au final, si chaque jour qui passe, plus de 200 femmes sont violées, c’est que nous avons fermé les yeux. Si, chaque jour qui passe, plus de 200 hommes se sentent autorisés à violer, c’est que nous avons raté un truc.

Et c’est là qu’arrive le coup de fatigue. Parce qu’en réalité, nous savons exactement comment faire pour que les violences contre les femmes reculent dans notre pays.

Nous savons comment faire car nous avons déjà mené des politiques publiques qui ont réussi, en quelques années, à changer radicalement les mentalités et les comportements, nous en avons quelques unes.

Les recettes sont sur la table : priorité politique, sanctions, recrutement et formations de professionnels, sensibilisation à l’école, communication,

Trop facile ? Peut-être, mais ça marche. Un exemple parmi d’autres sur lequel nous avons fait bouger les choses : la sécurité routière. Il y a 20 ans, après un repas arrosé, si quelqu’un-e se levait avec un verre de trop dans le nez, qu’est-ce qu’on lui disait ? « Rentre bien », voire « Reprends un verre pour la route ». Et aujourd’hui ? On ne vous laisse plus toujours partir. Certes, pas partout, pas tout le temps. Mais quand même. La demande sociale de sécurité routière a radicalement changée.

Comment avons-nous fait ? Priorité politique, sanctions, recrutement et formations de professionnels, sensibilisation à l’école, communication. Des dizaines de millions d’euros ont été investis. Parce qu’on considérait (à juste titre je pense) que l’investissement en valait la peine. Parce que 20 000 morts par an sur les routes, ça valait des millions d’euros de campagnes de communication, ça valait d’emmener tous les collégiens se familiariser au code de la route, ça valait des radars, ça valait plusieurs prises de parole présidentielle dans les journaux télévisées et conférences de presse, ça valait d'organiser des formations, des sensibilisations, des stages, ...

20 000 morts par an valaient cet investissement. Alors, je pose la question.

83 000 femmes victimes de viol, ça vaut combien ?


Caroline De Haas, militante de gauche et féministe



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MessageSujet: Re: la DOMINATION MASCULINE en FRANCE : machisme, travail, domesticité, violences...    Mar 24 Nov - 22:07

lu quelque part

Petite révolte domestique d'une petite bonne femme Valériane 24 nov. 2015

C'est un petit billet dérisoire en regard des évènements actuels mais j'ai eu envie de l'éditer malgré tout.

Valériane a écrit:
Avant de tout vous raconter, il est important que vous sachiez que ma nature fait que je ne crie ou ne râle ou ne pleure quasiment jamais.

Alors voici la situation : ça fait à peu près 18 mois que mon univers domestique a pris une drôle de tournure.

Mon mari, dont la boîte a été rachetée travaille environ 55 h/semaine et se démène comme un dingue pour éviter d'être viré. Le souci c'est justement qu'il ne le partage pas et soit se mûre dans un silence éprouvant, soit récrimine envers tout le monde.

Mes enfants, grands et étudiants, confondent notre maison avec un hôtel-restaurant. Je ne sais jamais combien nous serons à table (enfants présents ou pas, accompagnés ou pas). Par contre on me met au linge des chaussettes roulées en boule, à chaque repas quelqu'un estime qu'il aurait fait la recette autrement.

Bref, malgré mes nombreuses tentatives pour leur expliquer calmement que ce fonctionnement ne pouvait perdurer, rien n'a changé.

Donc, je me suis révoltée et je me suis trouvé un meublé, sans prévenir personne, de 18 m2 à 285 euros par mois que je vais occuper trois mois. Je déménage samedi.

Ils vont devoir se débrouiller sans moi et première victoire, ils me disent que c'est impossible.


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MessageSujet: Re: la DOMINATION MASCULINE en FRANCE : machisme, travail, domesticité, violences...    Ven 27 Nov - 11:05



Société - 3e journée «les sciences de l'ingénieur au féminin»


«Aujourd'hui, il faut plus de femmes dans nos métiers» 27/11/2015


Les jeunes lycéennes de Rascol ont écouté avec sérieux, le discours de leurs marraines,
qui ont toutes réussi dans leur carrière professionnelle comme ingénieures ou techniciennes
Photo DDM, Emilie Cayre.

Citation :
«Cette journée organisée par l'association «Elles bougent» et l'Union des professeurs de sciences et techniques industrielles»permet de réunir des jeunes filles de seconde et première et des ingénieures et techniciennes qui ont réussi leur vie professionnelle. C'est toujours très enrichissant» indique le professeur Galois qui travaille sur cette après-midi avec le chef de travaux technique, M Aussenac et la proviseure-adjointe Mme Pezet.

Poussons la porte. 60 lycéennes sont là, assises et attentives aux parcours de vie qu'elles découvrent. «Il faut beaucoup plus de femmes ingénieurs. C'est capital pour les entreprises. Car on pense différent, on travaille différent. Aujourd'hui, le regard des hommes a changé. Mais nous ne sommes pas assez nombreuses dans ce métier, ces métiers passionnants» résume une des marraines de l'opération, cadre sup dans l'aéronautique.

Les mots sont importants en cet après-midi. Comme ceux de cette technicienne dont la volonté de réussir impose le respect. «Je viens d'une famille modeste. Je n'avais pas les moyens d'aller en fac ou dans les grandes écoles. Alors, j'ai patienté après mon BTS». Le temps passe. Interim, puis la mise au monde de deux enfants puis enfin l'embauche. «À force de volonté, je suis passée responsable dans mon entreprise, avec l'envie de devenir ingénieur un jour, grâce à une formation interne. Il faut arrêter de dire, ce n'est pas possible. On doit se donner les moyens, être volontaire et travailler dur.»

Il y a cette étudiante en troisième année à l'Insa, partie il y a quelques années, décrocher un master de japonais. «Quand je suis revenue d'Orient, j'ai poussé la porte de Pôle emploi. On m'a demandé mes diplômes. J'ai indiqué mon master. La réponse a été cinglante -on va dire que vous n'avez rien-.» Puis c'est les petits boulots, la fac de Bio. «Un jour j'ai appris qu'il y avait des passerelles pour intégrer l'Insa. Là j'ai su que c'était pour moi.».

Il faut savoir qu'en France, seul un ingénieur sur cinq est une femme. C'est peu. Mais l'on se dit qu'après avoir écouté ces femmes, ces vies de passion et de volonté, ces jeunes lycéennes ont peut-être dans la tête : pourquoi pas moi ?


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MessageSujet: Re: la DOMINATION MASCULINE en FRANCE : machisme, travail, domesticité, violences...    Ven 27 Nov - 11:13



Sciences. « Les femmes peuvent réussir » 27 novembre 2015




commentaires Chloé Friguet (à droite), maître de conférences en statistique au département STID, à université de Vannes, était hier au lycée Benjamin-Franklin pour évoquer son expérience professionnelle en tant que femme. Elle était en présence de Marie-Neige Fossé, étudiante en STID à IUT Vannes/Université de Bretagne Sud. Chloé Friguet, enseignante-chercheuse en statistiques à l'IUT Vannes, était l'une des invitées du lycée Benjamin-Franklin, hier après-midi, pour la Journée des sciences de l'ingénieur au féminin. Elle évoque son parcours au féminin dans un monde plutôt réservé aux hommes

Citation :
Comment vous êtes-vous tournée vers le secteur des statistiques ?

J'ai toujours aimé les sciences en général. Au lycée, je n'étais absolument pas littéraire alors, une fois mon bac S en poche, je me suis tout naturellement tournée vers une carrière scientifique.

Quelles sont les études que vous avez choisies ensuite ?

Je n'avais pas envie d'aller à l'université, je me suis donc orientée vers un institut universitaire professionnalisé (IUP) à Vannes en génie informatique et statistique. C'était d'ailleurs la dernière promotion après la filière a été absorbée. Puis j'ai enchaîné avec un master en statistiques appliquées aux sciences agronomiques, à l'école d'agronomie de Rennes.

Pourquoi cette spécialité ?

Cette formation est intégrée dans une école d'ingénieur. Cela me donnait une double compétence et comme j'aime les sciences en général, l'agronomie m'intéressait. Bien plus que le secteur bancaire par exemple.

Vous avez poursuivi dans cette voie ?

Oui, j'ai passé ma thèse à l'école d'agronomie de Rennes en partenariat avec Inra (Institut de recherche agronomique). Et ma thèse abordait les problèmes du traitement des données génomiques chez les animaux.

Vous avez décroché un prix avec cette thèse ?

Oui, c'est mon directeur de recherche qui a insisté pour que je me présente au concours Marie-Jeanne Laurent-Duhamel. Ce prix est décerné par la SFdS (la Société française de statistique), une société savante qui valorise et récompense chaque année le travail de jeunes chercheurs. J'ai décroché ce prix en 2012, à mon plus grand étonnement.

Y a-t-il beaucoup de jeunes femmes à obtenir cette récompense ?

Le concours n'existe pas depuis très longtemps, mais si l'on regarde les résultats, c'est plutôt encourageant, puisque depuis sa création il y a une dizaine d'années, le prix a été décerné à six filles et sept garçons. C'est donc équilibré.

Pourquoi avoir choisi de participer aujourd'hui à cette Journée sur « Les sciences de l'ingénieur au féminin » ?

C'est la première fois que j'ai l'occasion de le faire. Cela m'a paru intéressant car lorsque j'étais lycéenne, j'aurais aimé que l'on vienne m'expliquer, mais surtout que l'on m'encourage dans cette voie. Un témoignage, c'est toujours mieux pour identifier un métier. Ingénieur ? On y pense moins pour une femme. Pourtant, il n'y a aucune raison intellectuelle pour qu'une femme soit moins compétente qu'un homme sur ce type de métier.

Pourquoi y a-t-il une telle réticence côté fille pour embrasser les carrières d'ingénieur ?

Je pense qu'il s'agit davantage d'une auto censure sociale et culturelle. Il y a un vrai travail de fond à réaliser pour permettre de faire évoluer les mentalités. C'est à nous de rassurer les jeunes filles sur ces filières et de leur prouver qu'elles ont les capacités pour réussir dans le secteur des sciences de l'ingénieur. Mais aujourd'hui en écoutant leurs questions, on sent qu'elles sont bien plus préoccupées par leur orientation globale que par ce genre de discrimination. Elles n'ont pas forcément conscience de cet état de fait.


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